QCM : Actes de commerce et régime juridique (45 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise les deux principales catégories d’actes de commerce ?

Les actes par nature sont accomplis par un commerçant, tandis que les actes par accessoire concernent les sociétés commerciales
Les actes par nature portent sur des immeubles, tandis que les actes par accessoire portent sur des biens meubles
Les actes par nature sont commerciaux en eux-mêmes, tandis que les actes par accessoire le deviennent par l’activité d’un commerçant
Les actes par nature sont définis par contrat, tandis que les actes par accessoire résultent d’une décision judiciaire

Les actes par nature sont commerciaux en eux-mêmes, tandis que les actes par accessoire le deviennent par l’activité d’un commerçant

Explication

Les actes par nature possèdent un caractère commercial propre, alors que les actes par accessoire sont civils à l’origine et deviennent commerciaux lorsqu’un commerçant les accomplit pour son activité. La qualité de société commerciale ou la nature du bien ne suffit pas à établir cette distinction.

2. Quel est le rôle des articles L. 110-1 et L. 110-2 du Code de commerce concernant les actes de commerce ?

Ils établissent une liste limitative permettant d’exclure tout acte absent de leur énumération
Ils définissent de manière générale les actes de commerce en distinguant les personnes concernées
Ils énumèrent plusieurs actes de commerce sans fournir une définition générale et abstraite de la notion
Ils réservent la qualification commerciale aux actes accomplis par des commerçants immatriculés

Ils énumèrent plusieurs actes de commerce sans fournir une définition générale et abstraite de la notion

Explication

Ces articles présentent une énumération d’actes considérés comme commerciaux, mais ne formulent pas une définition générale et abstraite. Leur contenu ne constitue donc pas une liste limitative ni une définition fondée sur l’immatriculation.

3. Dans quelle situation l’achat d’un bien constitue-t-il un acte de commerce par nature ?

Lorsqu’il est financé par un crédit professionnel, même sans projet de revente du bien
Lorsqu’il est réalisé pour l’usage personnel de l’acheteur, même si le bien prend ensuite de la valeur
Lorsqu’il est effectué avec l’intention de le revendre, en l’état ou après transformation, dans un but lucratif
Lorsqu’il porte sur un immeuble destiné à l’habitation de l’acheteur ou de sa famille

Lorsqu’il est effectué avec l’intention de le revendre, en l’état ou après transformation, dans un but lucratif

Explication

L’achat devient commercial lorsqu’il est réalisé dès l’origine dans l’intention de revendre le bien, éventuellement après transformation, afin de réaliser un profit. Un achat destiné à l’usage personnel ne répond pas à cette logique spéculative.

4. À quel moment l’intention de revendre doit-elle exister pour que l’achat soit commercial ?

Dès l’acquisition du bien, même si la revente prévue ne se réalise finalement pas
Au moment où le propriétaire trouve un acheteur disposé à payer le prix demandé
Lors de la transformation du bien, si celle-ci précède la mise en vente
Après plusieurs reventes, lorsque la répétition des opérations révèle une activité habituelle

Dès l’acquisition du bien, même si la revente prévue ne se réalise finalement pas

Explication

La qualification dépend de l’intention présente au moment de l’acquisition, et l’absence de revente effective ne la fait pas disparaître. Le nombre d’opérations, leur récurrence ou la qualité de commerçant peuvent servir à déduire cette intention, mais ils n’en fixent pas le moment.

5. Laquelle de ces activités relève des opérations de banque ?

La fabrication de biens destinés à la vente, ainsi que leur transport vers les distributeurs
La conservation gratuite de biens personnels, ainsi que leur restitution à leur propriétaire
La mise à disposition et la gestion de moyens de paiement, ainsi que les opérations de crédit rémunérées
La réalisation d’œuvres artistiques, ainsi que leur présentation dans une exposition

La mise à disposition et la gestion de moyens de paiement, ainsi que les opérations de crédit rémunérées

Explication

Les opérations de banque comprennent notamment le crédit rémunéré par intérêts et la mise à disposition ou la gestion de moyens de paiement. La fabrication, la conservation de biens et la création artistique relèvent d’autres catégories d’activités.

6. Quelle décision a étendu la commercialité à toutes les opérations d’assurance ?

Une loi portant réforme du Code de commerce adoptée le 8 novembre 1892
Une décision du Conseil d’État du 8 novembre 1892
Un arrêt de la Cour de cassation, chambre commerciale, du 8 novembre 1892
Un arrêt de la Cour de cassation, chambre des requêtes, du 8 novembre 1892

Un arrêt de la Cour de cassation, chambre des requêtes, du 8 novembre 1892

Explication

L’extension à toutes les formes d’assurance provient d’un arrêt de la Cour de cassation, chambre des requêtes, rendu le 8 novembre 1892. Cette attribution ne correspond donc ni à la chambre commerciale, ni au Conseil d’État, ni à une loi.

7. Que caractérise juridiquement la lettre de change ?

Un moyen de paiement dont la qualification commerciale résulte de l’utilisation par un commerçant dans son activité
Un titre par lequel le bénéficiaire demande à sa banque de transférer des fonds, devenant commercial selon l’usage professionnel
Un contrat par lequel un débiteur promet de payer une somme, dont la commercialité dépend de la qualité du créancier
Un écrit par lequel le tireur ordonne au tiré de payer une somme déterminée au bénéficiaire, constituant un acte de commerce entre toutes personnes

Un écrit par lequel le tireur ordonne au tiré de payer une somme déterminée au bénéficiaire, constituant un acte de commerce entre toutes personnes

Explication

La lettre de change contient l’ordre du tireur adressé au tiré de payer une somme déterminée au bénéficiaire et elle est commerciale par sa forme entre toutes personnes. La commercialité liée à l’usage par un commerçant concerne plutôt le chèque.

8. Pourquoi une société à responsabilité limitée est-elle commerciale ?

Parce que la loi lui attribue un caractère commercial en raison de sa forme, même si son objet est civil
Parce qu’elle devient commerciale lorsqu’elle est dirigée par une personne immatriculée comme commerçante
Parce que son caractère commercial dépend de la réalisation habituelle d’achats destinés à la revente
Parce que son objet doit porter sur des opérations bancaires, financières ou spéculatives

Parce que la loi lui attribue un caractère commercial en raison de sa forme, même si son objet est civil

Explication

La société à responsabilité limitée figure parmi les sociétés commerciales en raison de leur forme, indépendamment de la nature civile ou commerciale de leur objet. Sa commercialité ne dépend donc ni de son activité effective ni de la qualité personnelle de son dirigeant.

9. Pourquoi les entreprises de location de meubles, de fourniture, de transport, de spectacle public et de vente aux enchères accomplissent-elles des actes de commerce ?

Parce qu’elles réalisent une opération ponctuelle portant sur un bien meuble
Parce qu’elles concluent des contrats réservés aux sociétés commerciales
Parce qu’elles exercent une activité fondée principalement sur le travail manuel
Parce qu’elles organisent une activité professionnelle récurrente destinée au public

Parce qu’elles organisent une activité professionnelle récurrente destinée au public

Explication

La commercialité découle de l’organisation professionnelle et répétée d’une activité destinée à fournir des biens ou des services au public. Une opération ponctuelle ne suffit pas nécessairement à conférer un caractère commercial à l’acte.

10. Quelle qualification s’applique en principe à la location récurrente de meubles et à la location d’immeubles ?

Les deux sont civiles lorsqu’elles portent sur un bien donné en location
La première est commerciale, tandis que la seconde est en principe civile
La première est civile, tandis que la seconde est en principe commerciale
Les deux sont commerciales dès qu’elles sont conclues plusieurs fois

La première est commerciale, tandis que la seconde est en principe civile

Explication

La location récurrente de meubles constitue une activité commerciale par entreprise, alors que la location d’immeubles demeure en principe civile. Des circonstances particulières peuvent toutefois rendre cette dernière commerciale, notamment lorsqu’elle est exercée par une société commerciale.

11. Quelle différence caractérise principalement l’entreprise industrielle par rapport à l’entreprise artisanale ?

L’entreprise industrielle combine main-d’œuvre, outillage et plusieurs facteurs de production
L’entreprise artisanale spécule sur plusieurs facteurs de production dans une organisation industrielle
L’entreprise industrielle repose surtout sur le travail manuel personnel de l’exploitant
L’entreprise artisanale transforme des biens à l’aide d’un outillage et d’une main-d’œuvre abondante

L’entreprise industrielle combine main-d’œuvre, outillage et plusieurs facteurs de production

Explication

L’entreprise industrielle transforme des biens en mobilisant une main-d’œuvre et un outillage et en spéculant sur plusieurs facteurs de production. L’entreprise artisanale repose davantage sur le travail manuel de l’artisan lui-même.

12. Dans quelle situation l’activité de transport ne constitue-t-elle pas une opération commerciale ?

Lorsqu’elle est réalisée régulièrement par une entreprise de transport routier
Lorsqu’elle utilise un véhicule destiné au transport collectif de voyageurs
Lorsqu’elle fournit des prestations professionnelles par voie maritime
Lorsqu’il s’agit d’un covoiturage ou d’un taxi individuel sans véritable entreprise

Lorsqu’il s’agit d’un covoiturage ou d’un taxi individuel sans véritable entreprise

Explication

Le transport est commercial quel que soit le moyen utilisé lorsqu’il relève d’une véritable entreprise. Le covoiturage et le taxi individuel dépourvu d’organisation entrepreneuriale ne présentent pas ce caractère commercial.

13. À quelle condition un acte civil par nature devient-il commercial par accessoire subjectif ?

Lorsqu’un particulier le rattache à une opération civile portant sur un immeuble
Lorsqu’une juridiction constate que l’acte produit un avantage économique pour son auteur
Lorsqu’un acte commercial principal est conclu par une personne sans activité professionnelle
Lorsqu’un commerçant l’accomplit pour les besoins de son activité commerciale

Lorsqu’un commerçant l’accomplit pour les besoins de son activité commerciale

Explication

L’accessoire subjectif suppose que l’auteur soit commerçant et qu’il accomplisse l’acte pour les besoins de son commerce. Le simple avantage économique retiré d’un acte ne suffit pas à établir ce rattachement professionnel.

14. Quelle distinction oppose l’accessoire subjectif à l’accessoire objectif ?

Le premier concerne les faits juridiques, le second concerne les contrats conclus entre commerçants
Le premier vise les sociétés commerciales, le second vise les personnes qui exercent une activité civile
Le premier dépend d’un acte commercial principal, le second de la qualité de commerçant de l’auteur
Le premier dépend de la qualité de commerçant de l’auteur, le second du lien avec un acte commercial principal

Le premier dépend de la qualité de commerçant de l’auteur, le second du lien avec un acte commercial principal

Explication

L’accessoire subjectif repose sur la qualité de commerçant de l’auteur et sur les besoins de son commerce. L’accessoire objectif dépend du rattachement de l’acte civil à un acte commercial principal, indépendamment de la qualité de son auteur.

15. Lequel de ces actes constitue un acte de commerce par accessoire objectif lorsqu’il est accompli par un non-commerçant ?

L’achat d’un outil personnel par un artisan en dehors de son activité
L’achat de fournitures courantes par un commerçant pour son magasin
La location d’un logement par un particulier pour son habitation
L’achat d’un fonds de commerce par une personne qui n’est pas commerçante

L’achat d’un fonds de commerce par une personne qui n’est pas commerçante

Explication

L’achat ou la vente d’un fonds de commerce par un non-commerçant est commercial par accessoire objectif en raison de son lien avec une opération commerciale principale. Un achat effectué par un commerçant pour son activité relève plutôt de l’accessoire subjectif.

16. Depuis le 1er janvier 2022, comment est qualifié le cautionnement d’une dette commerciale ?

C’est un acte civil lorsque la caution n’exerce aucune activité commerciale
C’est un acte de commerce entre toutes les personnes, quelle que soit la qualité de la caution
C’est un acte commercial lorsque la caution garantit personnellement une dette professionnelle
C’est un acte civil qui devient commercial après l’autorisation d’un tribunal

C’est un acte de commerce entre toutes les personnes, quelle que soit la qualité de la caution

Explication

Depuis le 1er janvier 2022, le cautionnement d’une dette commerciale est un acte de commerce entre toutes personnes, indépendamment de la qualité de commerçant de la caution. La qualité personnelle de la caution ne modifie donc pas cette qualification.

17. Que signifie la commercialité par accessoire des faits juridiques ?

Un fait juridique devient commercial lorsqu’il est constaté par un tribunal spécialisé
Un fait juridique devient commercial lorsqu’il résulte de l’activité commerciale de son auteur
Un fait juridique devient commercial lorsqu’il concerne un contrat conclu entre deux commerçants
Un fait juridique devient commercial lorsqu’il produit une conséquence financière pour une entreprise

Un fait juridique devient commercial lorsqu’il résulte de l’activité commerciale de son auteur

Explication

La commercialité par accessoire rattache le fait juridique à l’activité commerciale de celui qui l’a réalisé. Le seul caractère financier du dommage ou l’intervention d’un tribunal ne suffit pas à lui conférer cette qualification.

18. Dans quelle situation un acte de concurrence déloyale est-il commercial ?

Lorsqu’il est réalisé dans le cadre d’une activité commerciale
Lorsqu’il oppose deux personnes sans lien avec une activité professionnelle
Lorsqu’il est invoqué dans un litige portant sur un contrat civil
Lorsqu’il concerne une entreprise mais se produit dans sa vie personnelle

Lorsqu’il est réalisé dans le cadre d’une activité commerciale

Explication

La concurrence déloyale est commerciale lorsqu’elle résulte d’une activité commerciale. Un comportement déloyal étranger à cette activité ne devient pas commercial par le seul fait qu’une entreprise est impliquée dans le litige.

19. Que peut-on déduire de la liste des actes de commerce figurant dans le Code de commerce ?

Elle fournit une définition générale et exhaustive des actes commerciaux
Elle recense les actes commerciaux selon une terminologie entièrement actualisée
Elle qualifie comme civils les actes absents de son énumération
Elle constitue une énumération incomplète et non limitative

Elle constitue une énumération incomplète et non limitative

Explication

Le Code de commerce ne donne pas de définition générale et sa liste des actes de commerce est incomplète, ancienne dans sa terminologie et non limitative. L’absence d’un acte dans cette liste ne suffit donc pas à lui attribuer un caractère civil.

20. Selon le critère de l’entremise, quel acte présente a priori un caractère commercial ?

La consommation personnelle d’un bien acheté auprès d’un commerçant
La conservation d’un bien reçu dans le cadre d’une succession
La fabrication domestique d’un objet destiné à l’usage familial
La revente de marchandises entre leur producteur et le consommateur

La revente de marchandises entre leur producteur et le consommateur

Explication

L’entremise vise les actes qui s’interposent entre la production et la consommation dans le processus économique. La consommation personnelle et la fabrication destinée à l’usage familial ne remplissent pas cette fonction d’intermédiaire.

21. Quel élément caractérise un acte commercial selon le critère de la spéculation ?

La réunion de moyens humains, matériels et financiers organisés
La présence d’un contrat conclu entre deux professionnels inscrits
La transmission matérielle d’un bien entre deux lieux différents
La recherche d’un profit lors de l’accomplissement de l’acte

La recherche d’un profit lors de l’accomplissement de l’acte

Explication

Le critère de la spéculation rattache la commercialité au but de réaliser un profit. La réunion de moyens organisés relève plutôt du critère de l’entreprise, tandis que la transmission d’un bien ne suffit pas à établir une spéculation.

22. Quelle situation montre que l’entremise ne suffit pas à rendre un acte commercial ?

Une lettre de change, qui perd son caractère commercial faute de revente
Un mandat, qui reste civil malgré son rôle d’intermédiaire
Un transport de biens, qui est civil parce qu’il relie production et consommation
Une entreprise de manufacture, qui devient civile par son organisation

Un mandat, qui reste civil malgré son rôle d’intermédiaire

Explication

Le mandat constitue une entremise civile, ce qui montre que ce critère ne permet pas à lui seul de qualifier tous les actes. À l’inverse, la lettre de change, la manufacture et le transport peuvent être commerciaux sans constituer une entremise au sens strict.

23. Comment se compose le régime juridique applicable aux actes de commerce ?

D’un ensemble de pratiques professionnelles dépourvues de toute intervention jurisprudentielle
De textes spéciaux et de solutions jurisprudentielles dérogeant ponctuellement au droit civil
D’un code commercial exhaustif regroupant toutes les règles applicables aux affaires
De règles civiles générales auxquelles les usages professionnels ne peuvent apporter de nuance

De textes spéciaux et de solutions jurisprudentielles dérogeant ponctuellement au droit civil

Explication

Le régime commercial repose sur des textes spéciaux et sur des solutions jurisprudentielles qui aménagent ponctuellement le droit civil. Il ne forme donc pas un corpus unique et exhaustif entièrement codifié.

24. Pourquoi les règles commerciales comportent-elles des mécanismes adaptés à la rapidité des affaires ?

Elles écartent les exigences de rigueur afin de privilégier la conclusion immédiate des contrats
Elles rapprochent les échanges professionnels des actes civils en réduisant leur adaptation économique
Elles cherchent à faciliter des transactions rapides, simples et souples tout en préservant leur sécurité
Elles imposent une formalisation uniforme pour ralentir les échanges et vérifier chaque opération

Elles cherchent à faciliter des transactions rapides, simples et souples tout en préservant leur sécurité

Explication

Le droit commercial répond aux besoins de rapidité, de simplicité et de souplesse de la vie des affaires, mais il peut aussi exiger rigueur et sécurité. La recherche d’efficacité ne signifie donc pas l’abandon de toute protection ou exigence juridique.

25. Comment qualifier l’achat d’un téléphone par un consommateur auprès d’un commerçant ?

Il s’agit d’un acte administratif parce qu’il concerne un bien de consommation
Il s’agit d’un acte entièrement commercial en raison de la qualité du vendeur
Il s’agit d’un acte entièrement civil parce que l’acheteur est un consommateur
Il s’agit d’un acte mixte, commercial pour une partie et civil pour l’autre

Il s’agit d’un acte mixte, commercial pour une partie et civil pour l’autre

Explication

Un acte mixte présente une nature commerciale à l’égard d’une partie et civile à l’égard de l’autre. Dans cet achat, l’opération est commerciale pour le commerçant et civile pour le consommateur.

26. À quelle condition un mineur émancipé peut-il devenir commerçant ?

Avec l’accord de ses parents, sans intervention d’une autorité judiciaire
Avec l’autorisation du juge judiciaire, réservée aux actes civils conclus par le mineur
Après son inscription comme commerçant, sans autorisation préalable ou complémentaire
Avec l’autorisation du juge des tutelles, accordée lors de l’émancipation ou ultérieurement

Avec l’autorisation du juge des tutelles, accordée lors de l’émancipation ou ultérieurement

Explication

Depuis la loi du 15 juin 2010, le mineur émancipé peut exercer le commerce avec l’autorisation du juge des tutelles. Cette autorisation peut être donnée au jugement d’émancipation ou accordée ultérieurement.

27. Quelle restriction demeure applicable au mineur émancipé autorisé à devenir commerçant ?

Il ne peut pas conclure de vente commerciale avec un autre professionnel
Il ne peut pas gérer une entreprise dont l’activité comporte des transports
Il ne peut pas accomplir d’acte de commerce sans une nouvelle autorisation judiciaire
Il ne peut pas signer une lettre de change malgré son autorisation commerciale

Il ne peut pas signer une lettre de change malgré son autorisation commerciale

Explication

L’autorisation de devenir commerçant ne permet pas au mineur émancipé de signer une lettre de change. Elle lui ouvre l’exercice de l’activité commerciale, mais cette interdiction spéciale demeure.

28. Dans quelle situation le silence peut-il valoir acceptation en matière contractuelle ?

Lorsque le destinataire ne répond pas après une proposition commerciale suffisamment détaillée
Lorsque la loi, les usages, les relations d’affaires ou des circonstances particulières le prévoient
Lorsque l’offre est adressée entre professionnels, quelle que soit leur pratique habituelle
Lorsque le contrat porte sur une opération commerciale et que son exécution paraît avantageuse

Lorsque la loi, les usages, les relations d’affaires ou des circonstances particulières le prévoient

Explication

Le principe posé par l’article 1120 du Code civil est que le silence ne vaut pas acceptation, sauf exceptions prévues par la loi, les usages, les relations d’affaires ou des circonstances particulières. Le simple silence après une offre ne suffit donc pas à former l’acceptation.

29. Selon l’article L. 110-3 du Code de commerce, comment les actes de commerce se prouvent-ils à l’égard des commerçants ?

Par tous moyens, sauf disposition légale contraire
Par un écrit authentique lorsque la somme dépasse 1 500 euros
Par témoignage, mais sans document comptable
Par un écrit signé dès que l’acte concerne le commerce

Par tous moyens, sauf disposition légale contraire

Explication

Entre commerçants, les actes de commerce peuvent être établis par tout moyen, sauf lorsqu’une règle particulière impose une forme de preuve. Le seuil de 1 500 euros relève du principe civil applicable à certains actes, et non de la règle commerciale générale.

30. Dans quelle situation la liberté de la preuve en matière commerciale s’applique-t-elle ?

Lorsqu’un commerçant s’engage pour les besoins de son commerce
Lorsqu’un particulier conclut une vente civile d’un montant élevé
Lorsqu’une société signe un acte étranger à toute activité commerciale
Lorsqu’un salarié agit dans le cadre de sa vie personnelle

Lorsqu’un commerçant s’engage pour les besoins de son commerce

Explication

La liberté de la preuve concerne l’engagement pris par un commerçant dans l’exercice ou pour les besoins de son commerce. Elle ne découle pas du seul montant de l’opération ni de la qualité de toute personne signataire.

31. Lequel de ces éléments peut constituer un moyen de preuve entre commerçants dans le cadre de leur commerce ?

Une règle imposant un acte authentique
Une présomption excluant les échanges électroniques
Une déclaration orale dépourvue de tout contexte
Une comptabilité régulièrement tenue

Une comptabilité régulièrement tenue

Explication

La comptabilité régulièrement tenue, comme les courriers électroniques, les SMS, les témoignages et les indices, peut être utilisée comme preuve commerciale. Le droit commercial admet ainsi la comptabilité du commerçant, malgré la méfiance du droit civil envers la preuve constituée par soi-même.

32. Quelle règle s’applique en principe à la solidarité passive dans les contrats commerciaux ?

Elle est présumée entre les codébiteurs
Elle doit être prévue dans un acte authentique
Elle concerne les créanciers plutôt que les débiteurs
Elle est écartée lorsque plusieurs commerçants contractent

Elle est présumée entre les codébiteurs

Explication

Dans les contrats commerciaux, la solidarité passive entre plusieurs débiteurs se présume. Cette règle déroge au principe de l’article 1310 du Code civil, qui ne permet pas de présumer aussi largement la solidarité.

33. Quel effet produit la solidarité passive pour le créancier d’une obligation commerciale ?

Il peut réclamer toute la dette à un seul débiteur
Il doit répartir sa demande entre tous les débiteurs
Il peut poursuivre un seul débiteur pour sa part personnelle
Il doit attendre le partage définitif entre les codébiteurs

Il peut réclamer toute la dette à un seul débiteur

Explication

La solidarité passive autorise le créancier à demander le paiement intégral à un seul des débiteurs, à charge pour ceux-ci de répartir ensuite la dette entre eux. Sans solidarité, le créancier devrait poursuivre chaque débiteur pour la fraction qui lui incombe.

34. Qu’est-ce que l’anatocisme en matière commerciale ?

La transformation d’une dette commerciale en obligation civile
La capitalisation d’intérêts échus et impayés
La suspension du paiement des intérêts jusqu’au jugement
La remise totale des intérêts dus par le débiteur

La capitalisation d’intérêts échus et impayés

Explication

L’anatocisme consiste à intégrer au capital les intérêts échus et impayés afin qu’ils produisent eux-mêmes de nouveaux intérêts. Il ne s’agit ni d’une remise de dette ni d’un simple report du paiement.

35. Quelle évolution le droit civil connaît-il depuis l’ordonnance de 2016 en matière d’inexécution contractuelle ?

Il propose des sanctions alternatives pouvant préserver le contrat
Il supprime toute sanction en cas d’exécution défectueuse
Il impose la résolution judiciaire comme réponse principale
Il réserve les sanctions contractuelles aux relations commerciales

Il propose des sanctions alternatives pouvant préserver le contrat

Explication

Depuis l’ordonnance de 2016, le droit civil prévoit des sanctions alternatives à la résolution afin de sauvegarder le contrat, sous l’influence du droit commercial. L’ancien régime accordait une place plus importante à la résolution judiciaire.

36. Quel mécanisme permet de maintenir un contrat tout en diminuant le prix après une exécution partielle ?

La réfaction du contrat
La résolution du contrat
La solidarité entre débiteurs
La prescription de l’obligation

La réfaction du contrat

Explication

La réfaction consiste à réduire le prix d’une vente ou d’une prestation lorsque l’exécution est partielle, tout en conservant le contrat. La résolution produit l’effet inverse sur ce point puisqu’elle met fin au contrat.

37. Après une mise en demeure, que peut faire le créancier lorsque l’obligation n’est pas exécutée ?

La réclamer à un tiers qui n’était pas engagé
La faire exécuter par lui-même ou par un tiers à délai et coût raisonnables
La remplacer par une nouvelle obligation sans informer le débiteur
La faire annuler par un juge avant toute autre démarche

La faire exécuter par lui-même ou par un tiers à délai et coût raisonnables

Explication

L’article 1222 du Code civil permet au créancier, après mise en demeure, de faire exécuter l’obligation par lui-même ou par un tiers, dans un délai et à un coût raisonnables. Cette faculté ne suppose pas de remplacer l’obligation ni de saisir préalablement le juge.

38. Quel est le délai de prescription de droit commun applicable aux obligations commerciales depuis la réforme de 2008 ?

Dix ans
Trente ans
Deux ans
Cinq ans

Cinq ans

Explication

Depuis 2008, le délai de prescription de droit commun des obligations commerciales est fixé à cinq ans. Il a remplacé l’ancien délai commercial de dix ans, tandis que l’ancien délai civil de droit commun était de trente ans.

39. Un litige relatif à un acte de commerce oppose deux personnes qui ne sont pas commerçantes. Quelle juridiction peut en connaître selon l’article L. 721-3 du Code de commerce ?

Le tribunal judiciaire, car les parties ne sont pas commerçantes
Le conseil de prud’hommes, en raison de la nature commerciale du litige
Le tribunal de commerce ou le tribunal des activités économiques
Le tribunal administratif, lorsque l’acte concerne une activité économique

Le tribunal de commerce ou le tribunal des activités économiques

Explication

La compétence commerciale peut s’appliquer à un litige relatif à un acte de commerce même lorsque les parties ne sont pas commerçantes. Le tribunal judiciaire n’est donc pas compétent du seul fait que les parties ont cette qualité.

40. Un contrat contient une clause prévoyant que les litiges seront soumis au juge judiciaire plutôt qu’au juge commercial. Quelle est, en principe, la validité de cette clause ?

Elle est valable seulement si les parties exercent une activité commerciale
Elle est valable, car la compétence commerciale n’est pas d’ordre public
Elle est nulle, car le juge commercial bénéficie d’une compétence impérative
Elle est inopposable lorsque le contrat porte sur un acte de commerce

Elle est valable, car la compétence commerciale n’est pas d’ordre public

Explication

Une clause peut écarter la compétence du juge commercial au profit du juge judiciaire, puisque cette compétence n’est pas d’ordre public. L’idée d’une compétence commerciale impérative conduit donc à une conclusion erronée.

41. Dans quelle situation une clause attributive de compétence territoriale est-elle valable ?

Lorsqu’elle désigne un tribunal sans être clairement visible dans l’engagement
Lorsqu’elle figure dans un contrat signé par une personne non commerçante
Lorsqu’elle est conclue entre commerçants et apparaît très clairement dans l’engagement opposé
Lorsqu’elle est acceptée après la naissance du litige par une seule partie

Lorsqu’elle est conclue entre commerçants et apparaît très clairement dans l’engagement opposé

Explication

L’article 48 du Code de procédure civile exige que la clause soit stipulée entre commerçants et rédigée de façon très apparente dans l’engagement de la partie à laquelle elle est opposée. Une clause insuffisamment visible ou conclue avec un non-commerçant ne satisfait pas ces conditions.

42. Quelle qualification correspond à un acte mixte ?

Un acte commercial pour toutes les parties qui le signent
Un acte administratif pour une partie et commercial pour l’autre
Un acte civil pour toutes les parties malgré son objet économique
Un acte civil pour une partie et commercial pour l’autre

Un acte civil pour une partie et commercial pour l’autre

Explication

Un acte mixte reçoit une qualification différente selon les parties : il est civil pour l’une et commercial pour l’autre, généralement dans les relations entre commerçant et non-commerçant. Il ne s’agit donc pas d’un acte commercial identique pour tous ses signataires.

43. Pourquoi une lettre de change ne peut-elle pas être qualifiée d’acte mixte ?

Parce que tous ses signataires accomplissent un acte de commerce en la signant
Parce que sa qualification dépend de la raison personnelle de chaque signature
Parce qu’elle devient civile dès qu’un consommateur participe à l’opération
Parce qu’elle relève d’un régime civil lorsque les parties n’exercent pas le commerce

Parce que tous ses signataires accomplissent un acte de commerce en la signant

Explication

La lettre de change est un acte de commerce par la forme : chacun de ses signataires accomplit un acte commercial, quelle que soit sa motivation. La participation d’un non-commerçant ne suffit donc pas à créer une qualification mixte.

44. Comment le droit applicable est-il réparti, en principe, dans un acte mixte ?

Le droit civil s’applique au commerçant et le droit commercial au non-commerçant
Le droit commercial s’applique au commerçant et le droit civil au non-commerçant
Le droit commercial s’applique à toutes les parties en raison de l’acte
Le droit civil s’applique à toutes les parties en raison de la partie non commerciale

Le droit commercial s’applique au commerçant et le droit civil au non-commerçant

Explication

Le régime des actes mixtes est distributif : chaque partie est soumise au droit correspondant à sa qualité, commercial pour le commerçant et civil pour le non-commerçant. La présence d’une partie civile ne rend donc pas automatiquement le régime civil pour tous.

45. Dans un acte mixte, quelles possibilités procédurales les parties ont-elles lorsqu’un litige est engagé ?

Le commerçant doit saisir la juridiction civile, tandis que le non-commerçant peut choisir entre les juridictions civile et commerciale
Les deux parties doivent saisir la juridiction civile, car l’acte comporte un aspect civil
Les deux parties doivent saisir la juridiction commerciale, car l’acte comporte un aspect commercial
Le commerçant peut choisir entre les juridictions civile et commerciale, tandis que le non-commerçant doit saisir la juridiction civile

Le commerçant doit saisir la juridiction civile, tandis que le non-commerçant peut choisir entre les juridictions civile et commerciale

Explication

Lorsque le commerçant agit contre le non-commerçant, il doit saisir la juridiction civile ; lorsque le non-commerçant agit, il dispose d’une option entre juridiction civile et juridiction commerciale. Le régime n’accorde donc pas la même faculté de choix aux deux parties.

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Quelles sont les deux catégories principales des actes de commerce ?

Les actes de commerce par nature et par accessoire.

Comment sont qualifiés les actes de commerce par nature ?

Ils sont commerciaux en eux-mêmes.

Pourquoi les actes de commerce par accessoire deviennent-ils commerciaux ?

Parce qu’ils sont accomplis par un commerçant dans son activité.

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