QCM : Entreprises en difficulté — 69 questions

Questions et réponses du QCM

1. À partir de quels seuils une société commerciale ou une personne morale de droit privé non commerçante exerçant une activité économique doit-elle établir des documents de gestion prévisionnelle ?

Au moins 200 salariés ou 20 millions d’euros de chiffre d’affaires net
Au moins 300 salariés ou 18 millions d’euros de chiffre d’affaires net
Au moins 250 salariés ou 15 millions d’euros de chiffre d’affaires net
Au moins 500 salariés ou 25 millions d’euros de chiffre d’affaires net

Au moins 300 salariés ou 18 millions d’euros de chiffre d’affaires net

Explication

L’obligation naît lorsque l’entité atteint au moins 300 salariés ou un chiffre d’affaires net d’au moins 18 millions d’euros à la clôture de l’exercice. Les autres seuils proposés ne correspondent pas aux conditions prévues.

2. Quels documents les dirigeants doivent-ils établir dans les quatre mois suivant l’ouverture de l’exercice ?

La situation du premier semestre écoulé et la révision du compte de résultat prévisionnel
Le rapport annuel de gestion et les comptes définitifs de l’exercice précédemment clôturé
Le plan de financement et le compte de résultat prévisionnels de l’exercice en cours, avec les documents relatifs au semestre écoulé
Le bilan prévisionnel et le tableau de financement du semestre à venir, sans données antérieures

Le plan de financement et le compte de résultat prévisionnels de l’exercice en cours, avec les documents relatifs au semestre écoulé

Explication

Au début de l’exercice, les dirigeants établissent notamment le plan de financement et le compte de résultat prévisionnels de l’exercice en cours, ainsi que des documents portant sur le second semestre écoulé. La situation du premier semestre et la révision du compte prévisionnel interviennent après la clôture du premier semestre.

3. Quel est le rôle d’un groupement de prévention agréé auprès de ses adhérents ?

Analyser confidentiellement les informations transmises et signaler les indices de difficultés
Décider des mesures de redressement et imposer un calendrier de paiement
Contrôler légalement les comptes et certifier les documents financiers annuels
Représenter les adhérents devant le tribunal et négocier directement leurs dettes

Analyser confidentiellement les informations transmises et signaler les indices de difficultés

Explication

Le groupement analyse de manière confidentielle les informations économiques, comptables et financières communiquées régulièrement et informe l’adhérent s’il détecte des indices de difficultés. Il ne se substitue ni au commissaire aux comptes ni au tribunal pour prendre des décisions contraignantes.

4. Quel est l’objectif principal de la procédure d’alerte ?

Permettre aux créanciers de recouvrer leurs créances avant toute négociation
Organiser la cessation de l’activité lorsque la situation financière devient préoccupante
Obtenir l’ouverture immédiate d’une procédure collective par le tribunal compétent
Attirer l’attention des dirigeants afin qu’ils prennent des mesures de redressement

Attirer l’attention des dirigeants afin qu’ils prennent des mesures de redressement

Explication

La procédure d’alerte vise à attirer l’attention des dirigeants sur une évolution préoccupante et sur la nécessité de prendre des mesures correctrices. Elle ne provoque pas automatiquement l’ouverture d’une procédure collective ni l’arrêt de l’activité.

5. Quelles sont les quatre phases de l’alerte du commissaire aux comptes dans une société anonyme ?

Information du tribunal, convocation des créanciers, rapport du conseil, puis vote des salariés
Question écrite des actionnaires, rapport du CSE, audience judiciaire, puis liquidation de la société
Information des dirigeants, réunion du conseil, rapport à l’assemblée générale, puis avis au tribunal
Réunion de l’assemblée générale, expertise indépendante, médiation, puis décision du conseil

Information des dirigeants, réunion du conseil, rapport à l’assemblée générale, puis avis au tribunal

Explication

Dans une société anonyme, l’alerte suit quatre étapes successives : information du président, réunion du conseil, rapport à l’assemblée générale et avis au président du tribunal de commerce. La procédure des autres sociétés commerciales, hors SAS, comporte trois phases, ce qui explique la confusion possible.

6. Que doit faire le commissaire aux comptes d’une société anonyme lorsqu’il constate des faits compromettant la continuité de l’exploitation ?

Imposer au conseil d’administration un plan financier déterminé
Alerter les dirigeants sans intervenir dans leurs décisions de gestion
Remplacer les dirigeants pour assurer directement la poursuite de l’exploitation
Saisir immédiatement le tribunal afin d’obtenir la dissolution de la société

Alerter les dirigeants sans intervenir dans leurs décisions de gestion

Explication

Le commissaire aux comptes doit déclencher l’alerte lorsqu’il constate les faits requis, mais il ne peut pas s’immiscer dans les décisions de gestion. Son rôle consiste à signaler le risque, non à diriger la société ou à décider de sa dissolution.

7. Quelle succession d’actions décrit l’alerte déclenchée par le comité social et économique ?

Saisine directe du tribunal, nomination d’un conciliateur, puis convocation des créanciers par le CSE
Demande d’explications au dirigeant, rapport en cas de réponse insuffisante, puis éventuelle demande judiciaire d’un mandataire
Vote de dissolution, rapport aux salariés, puis transmission automatique du dossier au commissaire aux comptes
Demande de paiement aux débiteurs, expertise comptable, puis ouverture d’une procédure collective par le CSE

Demande d’explications au dirigeant, rapport en cas de réponse insuffisante, puis éventuelle demande judiciaire d’un mandataire

Explication

Le CSE commence par demander des explications au dirigeant, puis établit un rapport si la réponse est insuffisante ou préoccupante. En cas d’urgence, il peut ensuite demander en justice la désignation d’un mandataire chargé de convoquer l’assemblée générale.

8. Quel mécanisme caractérise la procédure de conciliation ?

Un conciliateur désigné par le président du tribunal recherche un accord entre dirigeants et créanciers
Un administrateur judiciaire impose un plan de remboursement aux créanciers de l’entreprise
Un juge prononce la liquidation et répartit les actifs entre les créanciers de l’entreprise
Un commissaire aux comptes élabore un programme de restructuration applicable aux associés

Un conciliateur désigné par le président du tribunal recherche un accord entre dirigeants et créanciers

Explication

La conciliation repose sur l’intervention d’un conciliateur désigné par le président du tribunal afin de favoriser un accord amiable portant notamment sur des délais de paiement ou des remises de dettes. Elle ne consiste pas à imposer un plan ni à liquider l’entreprise.

9. Quelle condition relative aux difficultés et aux paiements permet l’ouverture d’une procédure de conciliation ?

Le débiteur ne rencontre aucune difficulté mais prévoit une baisse de résultat au cours de l’exercice suivant
Le débiteur exerce une activité commerciale et doit avoir obtenu l’accord préalable de tous ses créanciers
Le débiteur est en cessation des paiements depuis plus de 45 jours et sollicite un accord avec ses créanciers
Le débiteur connaît une difficulté avérée ou prévisible et n’est pas en cessation des paiements depuis plus de 45 jours

Le débiteur connaît une difficulté avérée ou prévisible et n’est pas en cessation des paiements depuis plus de 45 jours

Explication

La conciliation est accessible en présence d’une difficulté juridique, économique ou financière avérée ou prévisible, sous réserve de ne pas être en cessation des paiements depuis plus de 45 jours. Une cessation des paiements dépassant ce délai fait obstacle à l’ouverture de cette procédure.

10. Quelle est la durée maximale de la mission du conciliateur, prolongation comprise ?

Un mois, avec une prolongation possible de quatre mois à sa demande
Quatre mois, avec une prolongation possible d’un mois à sa demande
Six mois, avec une prolongation possible de deux mois à sa demande
Trois mois, avec une prolongation possible de trois mois à sa demande

Quatre mois, avec une prolongation possible d’un mois à sa demande

Explication

Le président du tribunal désigne le conciliateur pour quatre mois au maximum, avec une prolongation d’un mois au plus à sa demande. La durée totale pouvant atteindre cinq mois ne correspond pas aux autres calendriers proposés.

11. Quelle mission peut être confiée au conciliateur dans le cadre de la procédure de conciliation ?

Certifier les comptes sociaux et contrôler la régularité des opérations comptables
Ordonner aux créanciers des remises de dettes et imposer la cession de l’entreprise
Représenter légalement l’entreprise et prendre les décisions de gestion à la place des dirigeants
Favoriser un accord amiable avec les principaux créanciers et proposer des mesures pour préserver l’entreprise

Favoriser un accord amiable avec les principaux créanciers et proposer des mesures pour préserver l’entreprise

Explication

Tenu à la confidentialité, le conciliateur favorise un accord amiable avec les principaux créanciers et peut proposer des mesures concernant la sauvegarde, l’activité, l’emploi ou la cession. Il n’a pas le pouvoir de gérer l’entreprise ni d’imposer un accord aux créanciers.

12. Quel effet la demande de délais de grâce peut-elle produire dans le cadre d’une conciliation ?

Elle suspend automatiquement toutes les poursuites engagées par les créanciers pendant la conciliation
Elle interdit aux créanciers concernés de réclamer le paiement de leurs créances pendant six mois
Elle peut accorder au débiteur un délai allant jusqu’à deux ans envers certains créanciers poursuivants
Elle transforme les créances exigibles en créances soumises à un échéancier judiciaire uniforme

Elle peut accorder au débiteur un délai allant jusqu’à deux ans envers certains créanciers poursuivants

Explication

La conciliation ne suspend pas les poursuites individuelles, mais le juge peut accorder au débiteur des délais de grâce pouvant atteindre deux ans envers certains créanciers. L’arrêt automatique des poursuites correspond plutôt à l’effet possible d’une procédure collective.

13. Quel est l’effet de la demande de conciliation sur une demande d’ouverture de redressement ou de liquidation judiciaire ?

Elle permet au créancier demandeur de poursuivre la procédure malgré la conciliation engagée
Elle entraîne l’ouverture immédiate d’une procédure collective si la cessation des paiements est constatée
Elle empêche cette demande jusqu’à la clôture de la conciliation, dans la limite légale prévue
Elle suspend cette demande pendant une durée fixe de deux ans à compter du dépôt

Elle empêche cette demande jusqu’à la clôture de la conciliation, dans la limite légale prévue

Explication

La demande de conciliation bloque les demandes d’ouverture d’un redressement ou d’une liquidation judiciaire jusqu’à la clôture de la conciliation, avec une limite maximale de six mois et demi après la cessation des paiements. Elle ne provoque donc pas l’ouverture immédiate d’une procédure collective.

14. Quelle distinction caractérise la constatation judiciaire et l’homologation d’un accord de conciliation ?

La constatation concerne les créanciers non signataires, tandis que l’homologation concerne les parties ayant signé l’accord
La constatation est demandée conjointement et reste confidentielle, tandis que l’homologation est prononcée par le tribunal et publiée
La constatation met l’accord en attente d’exécution, tandis que l’homologation lui retire sa force exécutoire
La constatation est prononcée d’office et publiée, tandis que l’homologation est demandée conjointement et reste confidentielle

La constatation est demandée conjointement et reste confidentielle, tandis que l’homologation est prononcée par le tribunal et publiée

Explication

La constatation judiciaire, demandée conjointement par les parties, confère une force exécutoire à l’accord tout en restant confidentielle. L’homologation est prononcée par le tribunal et fait l’objet d’une publicité, ce qui constitue la différence essentielle.

15. Dans quelle situation le tribunal peut-il homologuer un accord de conciliation ?

Lorsque l’accord prévoit une liquidation ordonnée des actifs et protège les créanciers signataires contre toute contestation
Lorsque l’accord met fin à la cessation des paiements, assure la pérennité de l’activité et respecte les droits des créanciers non signataires
Lorsque l’accord obtient l’accord de la majorité des créanciers et reporte la cessation des paiements pendant la durée de son exécution
Lorsque l’accord garantit le paiement des créanciers antérieurs et autorise une nouvelle cessation des paiements temporaire

Lorsque l’accord met fin à la cessation des paiements, assure la pérennité de l’activité et respecte les droits des créanciers non signataires

Explication

L’homologation exige que le débiteur ne soit plus en cessation des paiements ou que l’accord mette fin à cet état, que l’activité soit pérennisée et que les droits des créanciers non signataires soient préservés. La simple approbation d’une majorité de créanciers ne suffit pas.

16. Quelle entreprise peut bénéficier d’un mandat ad hoc ?

Une entreprise solvable demandant une procédure publique pour réorganiser ses contrats
Une entreprise en difficulté financière qui n’est pas en cessation des paiements
Une entreprise en cessation des paiements dont le redressement paraît encore envisageable
Une entreprise déjà placée en liquidation judiciaire avec une activité maintenue provisoirement

Une entreprise en difficulté financière qui n’est pas en cessation des paiements

Explication

Le mandat ad hoc est une procédure confidentielle destinée à une entreprise rencontrant des difficultés financières tout en restant in bonis, c’est-à-dire sans cessation des paiements. Le redressement judiciaire concerne, lui, une entreprise déjà en cessation des paiements.

17. Comment le mandataire ad hoc est-il désigné ?

Les créanciers réunis le nomment, puis le président du tribunal valide automatiquement leur choix
Le tribunal le choisit d’office dès qu’un créancier signale une difficulté persistante de paiement
Le président du tribunal le désigne sur demande motivée du chef d’entreprise, sans être lié par le nom proposé
Le chef d’entreprise le désigne directement après avoir informé le président du tribunal de ses difficultés financières

Le président du tribunal le désigne sur demande motivée du chef d’entreprise, sans être lié par le nom proposé

Explication

Le président du tribunal de commerce ou du tribunal judiciaire désigne le mandataire sur demande motivée du chef d’entreprise. Celui-ci peut proposer un nom, mais le président n’est pas obligé de le retenir et ne peut pas se saisir d’office.

18. Quelle mission peut être confiée à un mandataire ad hoc ?

Négocier des délais de paiement ou contribuer à résoudre un conflit entre associés ou avec des tiers
Prononcer la liquidation de l’entreprise et répartir le produit de la vente entre les créanciers
Arrêter les poursuites individuelles et imposer un plan de remboursement à l’ensemble des créanciers
Remplacer automatiquement le dirigeant et exercer tous les pouvoirs de gestion de la société

Négocier des délais de paiement ou contribuer à résoudre un conflit entre associés ou avec des tiers

Explication

La mission du mandataire ad hoc est librement fixée par le président du tribunal et peut inclure la négociation de délais de paiement ou la résolution de conflits. Le mandataire n’a pas, du seul fait de sa désignation, le pouvoir de liquider l’entreprise ou de remplacer le dirigeant.

19. Quelle procédure correspond à une entreprise qui n’est pas en cessation des paiements mais rencontre des difficultés insurmontables ?

La sauvegarde, tandis que le redressement ou la liquidation concernent une entreprise en cessation des paiements
La liquidation judiciaire, tandis que la sauvegarde concerne une entreprise dont le redressement est manifestement impossible
Le mandat ad hoc, tandis que la sauvegarde suppose nécessairement une cessation des paiements
Le redressement judiciaire, tandis que la sauvegarde concerne une entreprise ayant déjà cessé ses paiements

La sauvegarde, tandis que le redressement ou la liquidation concernent une entreprise en cessation des paiements

Explication

La sauvegarde concerne l’entreprise qui n’est pas en cessation des paiements mais fait face à des difficultés insurmontables. En cas de cessation des paiements, le redressement est choisi si un plan est envisageable, sinon la liquidation peut être prononcée.

20. Dans quel cas une procédure collective peut-elle être étendue à une autre société ?

Lorsque les patrimoines sont confondus ou que l’autre société est fictive
Lorsque les sociétés utilisent une marque commune et partagent certains fournisseurs
Lorsque les deux sociétés appartiennent au même groupe et ont des dirigeants communs
Lorsque les sociétés ont conclu un accord commercial durable et coordonnent leurs activités

Lorsque les patrimoines sont confondus ou que l’autre société est fictive

Explication

L’extension d’une procédure collective est possible en présence d’une confusion des patrimoines ou d’une société fictive. La seule appartenance à un même groupe, même accompagnée de liens économiques ou de dirigeants communs, ne suffit pas.

21. Quelle juridiction est compétente pour une personne morale de droit privé non commerçante ?

Le tribunal judiciaire uniquement si la personne morale exerce aussi une activité agricole
Le tribunal de commerce uniquement lorsque ses difficultés concernent plusieurs créanciers professionnels
Le tribunal judiciaire, notamment lorsque cette personne morale n’exerce pas une activité commerciale
Le tribunal de commerce, car toute personne morale de droit privé relève de cette juridiction

Le tribunal judiciaire, notamment lorsque cette personne morale n’exerce pas une activité commerciale

Explication

Le tribunal judiciaire est notamment compétent pour les personnes morales de droit privé non commerçantes. Le tribunal de commerce connaît principalement des procédures concernant les commerçants et les artisans.

22. Quel type de mission le tribunal peut-il confier à l’administrateur judiciaire pendant la période d’observation ?

Une mission uniforme de remplacement du dirigeant dans toutes les décisions de l’entreprise
Une mission de répartition immédiate des actifs entre les créanciers de l’entreprise
Une mission limitée à la vérification comptable sans intervention dans la gestion
Une mission de surveillance, d’assistance ou de représentation selon les pouvoirs attribués

Une mission de surveillance, d’assistance ou de représentation selon les pouvoirs attribués

Explication

L’administrateur judiciaire peut recevoir une mission de surveillance, d’assistance ou de représentation, selon les pouvoirs déterminés par le tribunal. Il n’est donc pas automatiquement chargé de remplacer le dirigeant ni de répartir immédiatement les actifs.

23. Quelle mission de l’administrateur judiciaire transfère-t-elle la gestion de l’entreprise depuis le débiteur vers cet administrateur ?

La mission de vérification
La mission d’assistance
La mission de surveillance
La mission de représentation

La mission de représentation

Explication

La représentation transfère la gestion de l’entreprise à l’administrateur judiciaire, contrairement à la surveillance qui laisse les pouvoirs au débiteur. L’assistance implique un accompagnement de la gestion, sans produire ce même transfert complet.

24. Dans quelle situation l’administrateur judiciaire doit-il saisir le tribunal afin d’obtenir une liquidation ?

Lorsque les créanciers refusent de participer à la consultation sur le projet de plan
Lorsque l’entreprise demande une mission de surveillance au lieu d’une mission d’assistance
Lorsque le redressement est impossible ou que les dettes de la période d’observation restent impayées
Lorsque le débiteur conserve ses pouvoirs de gestion pendant la période d’observation

Lorsque le redressement est impossible ou que les dettes de la période d’observation restent impayées

Explication

La liquidation est envisagée lorsque le redressement ne peut pas aboutir ou lorsque les dettes nées pendant la période d’observation restent impayées. Le refus de participer à une consultation ne suffit pas, à lui seul, à caractériser cette situation.

25. Quelle mission relève principalement du mandataire judiciaire pendant une procédure collective ?

Transférer au tribunal un projet de plan élaboré par les principaux créanciers
Réaliser les actifs et répartir leur produit selon le rang des créanciers
Défendre l’intérêt collectif des créanciers antérieurs et vérifier leurs créances
Veiller à l’exécution du plan et demander sa résolution en cas d’inexécution

Défendre l’intérêt collectif des créanciers antérieurs et vérifier leurs créances

Explication

Le mandataire judiciaire défend l’intérêt collectif des créanciers antérieurs, participe à la vérification des créances et les consulte sur le plan. La réalisation des actifs et leur répartition relèvent plutôt du mandataire-liquidateur.

26. Que fait le mandataire-liquidateur après le dessaisissement du débiteur de la gestion de son entreprise ?

Il assiste le débiteur dans la gestion courante de l’entreprise
Il consulte les créanciers sur l’adoption d’un plan de continuation
Il surveille l’administration de l’entreprise sans intervenir dans ses actifs
Il réalise les actifs et répartit le produit entre les créanciers selon leur rang

Il réalise les actifs et répartit le produit entre les créanciers selon leur rang

Explication

Le mandataire-liquidateur représente les créanciers et le débiteur dessaisi, réalise les actifs puis répartit le produit selon le rang des créanciers. La consultation sur un plan appartient au mandataire judiciaire dans les procédures de sauvegarde ou de redressement.

27. Quelle entreprise peut demander l’ouverture d’une procédure de sauvegarde ?

Une entreprise qui n’est pas en cessation des paiements mais rencontre des difficultés qu’elle ne surmonte pas
Une entreprise dont le redressement est manifestement impossible et qui doit être liquidée
Une entreprise dont les dettes échues dépassent déjà son actif disponible
Une entreprise dont un créancier demande l’ouverture malgré l’opposition du représentant légal

Une entreprise qui n’est pas en cessation des paiements mais rencontre des difficultés qu’elle ne surmonte pas

Explication

La sauvegarde vise une société qui n’est pas en cessation des paiements mais qui connaît des difficultés insurmontables par ses propres moyens. La cessation des paiements correspond plutôt au domaine du redressement ou de la liquidation.

28. Qui demande l’ouverture d’une procédure de sauvegarde et auprès de quelle juridiction ?

Le représentant légal auprès du tribunal de commerce du siège social
L’administrateur judiciaire auprès du tribunal judiciaire du lieu d’exploitation
Un créancier auprès du tribunal judiciaire du domicile du dirigeant
Le ministère public auprès du tribunal de commerce du principal établissement

Le représentant légal auprès du tribunal de commerce du siège social

Explication

La demande de sauvegarde est présentée par le représentant légal de la société au tribunal de commerce du ressort de son siège social, avec les explications et pièces requises. Le créancier et le ministère public peuvent intervenir dans d’autres procédures, mais ne portent pas cette demande de sauvegarde.

29. Quel est l’objectif de la procédure de sauvegarde accélérée pour une entreprise engagée dans une conciliation ?

Faire constater l’absence de difficultés avant l’ouverture d’une procédure préventive
Obtenir rapidement l’approbation d’un projet de plan élaboré avec ses principaux créanciers
Organiser la vente immédiate des actifs avant toute consultation des créanciers
Remplacer la conciliation par une liquidation dès que les négociations échouent

Obtenir rapidement l’approbation d’un projet de plan élaboré avec ses principaux créanciers

Explication

La sauvegarde accélérée permet de faire approuver rapidement un projet de plan préparé avec les principaux créanciers dans le cadre d’une conciliation. Elle ne constitue pas une procédure destinée à organiser directement la vente des actifs.

30. Quelle est la durée maximale de la procédure de sauvegarde accélérée, prolongation comprise ?

Quarante-cinq jours à compter de la demande, avec une prolongation possible jusqu’à deux mois
Quatre mois à compter du jugement, avec une prolongation possible jusqu’à six mois
Dix-huit mois à compter du jugement, avec une prolongation possible jusqu’à vingt-quatre mois
Deux mois à compter du jugement, avec une prolongation possible jusqu’à quatre mois

Deux mois à compter du jugement, avec une prolongation possible jusqu’à quatre mois

Explication

La sauvegarde accélérée dure deux mois à compter du jugement d’ouverture et peut être prolongée jusqu’à quatre mois au maximum. Les délais de quarante-cinq jours et de dix-huit mois concernent d’autres règles des procédures collectives.

31. Comment se définit l’état de cessation des paiements ?

La diminution du chiffre d’affaires entraînant une perte durant plusieurs exercices
L’existence de dettes contestées dépassant la valeur totale des immobilisations
L’impossibilité de régler le passif exigible avec l’actif disponible
L’absence de crédit bancaire malgré la présence de liquidités immédiatement mobilisables

L’impossibilité de régler le passif exigible avec l’actif disponible

Explication

La cessation des paiements correspond à l’impossibilité de faire face au passif exigible avec l’actif disponible. Une baisse du chiffre d’affaires ou une perte ne suffit pas à établir cet état sans cette comparaison entre dettes exigibles et ressources mobilisables.

32. Quelle dette est prise en compte dans le passif exigible pour apprécier la cessation des paiements ?

Une créance contestée par la société mais déjà inscrite dans sa comptabilité
Une dette future bénéficiant d’un échéancier accepté par le créancier
Une dette échue sans moratoire ni facilité de paiement, qui n’est pas contestée
Une dette échue dont le créancier a accordé un délai supplémentaire de règlement

Une dette échue sans moratoire ni facilité de paiement, qui n’est pas contestée

Explication

Le passif exigible comprend les dettes échues dépourvues de moratoire ou de facilités de paiement, à condition qu’elles ne soient pas contestées. Une dette bénéficiant d’un délai ou une créance contestée n’est donc pas retenue dans cette appréciation.

33. Quelle limite s’applique à la fixation de la date de cessation des paiements par rapport au jugement d’ouverture ?

Elle peut remonter à trois ans avant le jugement lorsque les dettes sont importantes
Elle ne peut remonter à plus de dix-huit mois avant le jugement, sauf fraude
Elle ne peut être retenue qu’à partir de l’immatriculation de la société, sans exception
Elle doit être fixée dans les quarante-cinq jours précédant le jugement, sauf accord amiable

Elle ne peut remonter à plus de dix-huit mois avant le jugement, sauf fraude

Explication

La date de cessation des paiements ne peut être antérieure de plus de dix-huit mois au jugement d’ouverture, sauf en cas de fraude. Elle doit également respecter certaines autres limites, notamment l’immatriculation de la société et l’homologation définitive d’un accord amiable.

34. Quelle procédure le tribunal prononce-t-il lorsque le redressement de la société est manifestement impossible ?

La liquidation judiciaire immédiate
La conciliation avec désignation d’un mandataire ad hoc
Le redressement judiciaire avec période d’observation
La sauvegarde judiciaire avec maintien de la direction

La liquidation judiciaire immédiate

Explication

Lorsque le redressement est manifestement impossible, le tribunal prononce immédiatement la liquidation judiciaire. Le redressement judiciaire est retenu lorsque la situation laisse au contraire espérer un redressement de l’entreprise.

35. Après le jugement d’ouverture, à quelle condition le bailleur peut-il demander la résiliation du bail pour des loyers et charges impayés ?

Après un délai de six mois suivant leur échéance, sauf autorisation particulière du tribunal
Après un délai de trois mois suivant leur échéance, sauf paiement avant l’expiration de ce délai
Dès le jugement d’ouverture, lorsque les loyers dus concernent une période antérieure
Après un délai d’un mois suivant leur échéance, même si le débiteur paie avant ce terme

Après un délai de trois mois suivant leur échéance, sauf paiement avant l’expiration de ce délai

Explication

Le bailleur doit attendre l’expiration d’un délai de trois mois pour agir au titre des loyers et charges postérieurs impayés, à moins qu’un paiement intervienne avant ce terme. Les loyers antérieurs ne fondent pas cette résiliation, car la règle vise les sommes devenues dues après l’ouverture.

36. Qui élabore le projet de plan de redressement et à qui est-il présenté ?

Le débiteur l’élabore avec le concours du liquidateur et le présente aux créanciers antérieurs
Les classes de parties affectées l’élaborent avec le concours de l’administrateur et le présentent au débiteur
L’administrateur l’élabore avec le concours du débiteur et le présente aux classes de parties affectées
Le tribunal l’élabore avec le concours du débiteur et le présente aux salariés de l’entreprise

L’administrateur l’élabore avec le concours du débiteur et le présente aux classes de parties affectées

Explication

Le projet de plan de redressement est élaboré par l’administrateur judiciaire avec le concours du débiteur, puis présenté aux classes de parties affectées. Le débiteur propose en revanche le projet de plan de sauvegarde avec le concours de l’administrateur.

37. Quel énoncé décrit correctement l’adoption d’un plan par les classes de parties affectées ?

Le vote doit intervenir dans un délai de 5 à 10 jours et le tribunal doit suivre le refus exprimé par une classe
Le vote doit intervenir dans un délai de 20 à 30 jours et le tribunal peut arrêter le plan malgré le refus d’une classe
Le vote doit intervenir dans un délai de 30 à 60 jours et le tribunal ne peut statuer qu’après un accord unanime
Le vote doit intervenir dans un délai de 2 à 4 mois et le tribunal ne peut intervenir qu’en cas d’approbation générale

Le vote doit intervenir dans un délai de 20 à 30 jours et le tribunal peut arrêter le plan malgré le refus d’une classe

Explication

Les classes disposent d’un délai de 20 à 30 jours pour voter, mais le tribunal peut arrêter le plan malgré le vote négatif d’une ou plusieurs classes. Un refus de classe ne bloque donc pas nécessairement la décision judiciaire.

38. Quel effet le jugement ordonnant la liquidation judiciaire produit-il sur une société et qui exerce ensuite ses droits ?

Il provoque sa dissolution provisoire, tandis que les dirigeants conservent ses droits jusqu’à la réalisation de l’actif
Il maintient la société intacte, tandis que les créanciers exercent collectivement ses droits de gestion
Il suspend la personnalité de la société, tandis que le tribunal exerce ses droits jusqu’à la clôture
Il entraîne sa dissolution irrévocable, tandis que le liquidateur judiciaire exerce ses droits pour liquider ses biens

Il entraîne sa dissolution irrévocable, tandis que le liquidateur judiciaire exerce ses droits pour liquider ses biens

Explication

Le jugement de liquidation judiciaire dissout irrévocablement la société et confie au liquidateur judiciaire l’exercice de ses droits ainsi que les opérations de liquidation. La clôture de la liquidation ne constitue donc pas le moment où la dissolution devient irrévocable.

39. Dans quelles limites le tribunal peut-il autoriser le maintien provisoire de l’activité après l’ouverture d’une liquidation judiciaire ?

Pendant deux mois, avec une prolongation maximale de quatre mois demandée par le liquidateur
Pendant douze mois, avec une prolongation maximale de trois mois demandée par les créanciers
Pendant trois mois, avec une prolongation maximale de trois mois demandée par le ministère public
Pendant six mois, avec une prolongation maximale de six mois demandée par le débiteur

Pendant trois mois, avec une prolongation maximale de trois mois demandée par le ministère public

Explication

La cessation de l’activité est le principe, mais le tribunal peut autoriser son maintien pendant trois mois, avec une prolongation maximale de trois mois à la demande du ministère public. La durée totale exceptionnelle peut donc atteindre six mois, et non douze.

40. Quelle distinction caractérise la cession d’actifs isolés par rapport à la cession totale ou partielle de l’entreprise ?

La première organise la continuation du contrat, tandis que la seconde règle principalement les créances antérieures
La première cherche prioritairement à maintenir les emplois, tandis que la seconde vise principalement la disparition des activités autonomes
La première protège les dirigeants, tandis que la seconde réserve l’actif aux créanciers bénéficiant d’un privilège
La première vise principalement l’apurement du passif, tandis que la seconde cherche prioritairement à maintenir des activités autonomes et des emplois

La première vise principalement l’apurement du passif, tandis que la seconde cherche prioritairement à maintenir des activités autonomes et des emplois

Explication

La cession d’actifs isolés a principalement pour objectif d’apurer le passif. La cession totale ou partielle de l’entreprise poursuit prioritairement la préservation d’activités autonomes et des emplois, ce qui constitue une finalité différente.

41. Quelle entreprise peut relever du rétablissement professionnel ?

Une société en liquidation dont les dirigeants demandent l’effacement de leurs dettes personnelles
Une association sans activité commerciale dont les dettes sont exclusivement salariales
Une société employant plusieurs salariés et disposant d’un actif supérieur à 15 000 €
Un entrepreneur individuel personne physique sans salarié dont l’actif est inférieur à 15 000 €

Un entrepreneur individuel personne physique sans salarié dont l’actif est inférieur à 15 000 €

Explication

Le rétablissement professionnel s’adresse à l’entrepreneur individuel personne physique sans salarié dont l’actif est inférieur à 15 000 €, afin de permettre l’effacement des dettes sans liquidation judiciaire. Les sociétés et les personnes dépassant ce seuil ne correspondent pas à cette définition.

42. À quelle date une créance est-elle considérée comme antérieure au jugement d’ouverture ?

À la date de son fait générateur, même si son exigibilité intervient après le jugement
À la date de son paiement prévu, lorsque le contrat a été conclu avant le jugement
À la date de sa déclaration au mandataire judiciaire, quelle que soit son origine
À la date à laquelle elle devient exigible, même si son fait générateur est postérieur

À la date de son fait générateur, même si son exigibilité intervient après le jugement

Explication

La qualification de créance antérieure dépend de la date du fait générateur, et non de la date d’exigibilité. Une créance née avant le jugement reste donc antérieure même si son paiement ne peut être réclamé qu’après celui-ci.

43. Quel est l’un des effets du jugement d’ouverture sur les créanciers antérieurs ?

Ils ne peuvent plus poursuivre individuellement le débiteur ni obtenir le paiement des dettes antérieures, sous réserve des exceptions légales
Ils conservent leurs poursuites individuelles lorsque leur créance est certaine, liquide et exigible
Ils peuvent inscrire de nouvelles sûretés sur les biens du débiteur, mais ne peuvent réclamer les intérêts échus
Ils peuvent poursuivre individuellement le débiteur, mais doivent obtenir l’accord du tribunal pour être payés

Ils ne peuvent plus poursuivre individuellement le débiteur ni obtenir le paiement des dettes antérieures, sous réserve des exceptions légales

Explication

Le jugement d’ouverture arrête les poursuites individuelles et interdit le paiement des dettes antérieures, tout en empêchant certaines nouvelles inscriptions de sûretés, sous réserve des exceptions prévues par la loi. Une créance certaine, liquide et exigible ne permet donc pas, par elle-même, de poursuivre individuellement le débiteur.

44. Quel intérêt continue de courir malgré l’arrêt de principe des intérêts dus au titre des créances antérieures ?

Les majorations appliquées à toute dette antérieure lorsque le créancier les déclare dans le délai
Les intérêts conventionnels de tout contrat conclu avec un débiteur professionnel avant le jugement
Les intérêts d’un prêt d’une durée au moins égale à un an ou d’un contrat prévoyant un paiement différé d’au moins un an
Les intérêts de retard de toute créance commerciale exigible avant le jugement d’ouverture

Les intérêts d’un prêt d’une durée au moins égale à un an ou d’un contrat prévoyant un paiement différé d’au moins un an

Explication

Le jugement d’ouverture arrête en principe les intérêts légaux, conventionnels, de retard et les majorations des créances antérieures, sauf pour certains prêts ou contrats présentant une durée ou un différé de paiement d’au moins un an. La simple exigibilité antérieure ou la déclaration de la créance ne suffit pas à maintenir les intérêts.

45. Dans quel délai un créancier domicilié hors de France doit-il déclarer sa créance après la publication du jugement d’ouverture au Bodacc ?

Dans un délai de six mois à compter de la déclaration de la procédure
Dans un délai de trois mois à compter du jugement d’ouverture
Dans un délai de quatre mois à compter de la publication
Dans un délai de deux mois à compter de la publication

Dans un délai de quatre mois à compter de la publication

Explication

Le créancier domicilié hors de France dispose de quatre mois à compter de la publication du jugement d’ouverture au Bodacc pour déclarer sa créance. Le délai ordinaire est de deux mois, mais il est prolongé pour les créanciers établis à l’étranger.

46. Que doit notamment contenir une déclaration de créance ?

Le montant prévu par le plan, les échéances éventuelles et les sûretés, sans bordereau de pièces
Le montant payé après le jugement, les échéances passées et les garanties, sans pièces justificatives
Le montant estimé à la clôture, les intérêts futurs et les garanties, avec une simple attestation
Le montant dû au jugement, les sommes à échoir, les échéances et les garanties, avec les justificatifs

Le montant dû au jugement, les sommes à échoir, les échéances et les garanties, avec les justificatifs

Explication

La déclaration doit préciser la dette au jour du jugement, les sommes futures, leurs échéances et les garanties, puis être accompagnée de justificatifs sous bordereau. Une simple estimation ou une déclaration dépourvue de pièces ne satisfait pas cette exigence.

47. Dans quel délai un créancier domicilié en France doit-il déclarer sa créance après la publication du jugement d’ouverture au Bodacc ?

Dans les quatre mois suivant cette publication
Dans les deux mois suivant cette publication
Dans les six mois suivant cette publication
Dans le mois suivant cette publication

Dans les deux mois suivant cette publication

Explication

Le délai de déclaration est de deux mois à compter de la publication du jugement d’ouverture au Bodacc pour un créancier domicilié en France. Le délai de quatre mois concerne les créanciers domiciliés hors de France.

48. Quelle est la conséquence principale d’une déclaration de créance tardive ou absente ?

Le créancier est forclos et ne participe pas aux répartitions ni aux dividendes
Le créancier obtient automatiquement un délai supplémentaire pour produire ses justificatifs
Le créancier conserve son droit de vote mais perd les intérêts de sa créance
Le créancier est payé après les autres créanciers sans perdre son droit de participation

Le créancier est forclos et ne participe pas aux répartitions ni aux dividendes

Explication

L’absence de déclaration ou sa tardiveté entraîne la forclusion, qui empêche le créancier de faire valoir ses droits dans les répartitions et dividendes. Elle ne se réduit donc pas à une simple perte des intérêts.

49. Que risque un créancier qui ne répond pas aux contestations du mandataire judiciaire pendant la vérification ?

Sa créance est admise intégralement, car le silence vaut confirmation du montant déclaré
La procédure est suspendue jusqu’à ce qu’il transmette une réponse au mandataire judiciaire
Sa créance peut être rejetée en tout ou partie, car il est présumé accepter la contestation
Il est relevé de la forclusion, car son absence de réponse justifie un nouveau délai

Sa créance peut être rejetée en tout ou partie, car il est présumé accepter la contestation

Explication

Le silence du créancier face aux contestations est interprété comme une acceptation de leur bien-fondé, ce qui peut conduire au rejet total ou partiel de la créance. Il ne vaut donc pas confirmation automatique de la déclaration.

50. Pourquoi les créanciers appartenant aux classes de parties affectées sont-ils dispensés de déclaration en sauvegarde accélérée ?

Une liste des créances établie par le débiteur et certifiée fait présumer la déclaration
Leur participation à une conciliation antérieure remplace la déclaration auprès du mandataire
Le commissaire aux comptes règle leurs créances avant l’ouverture de la procédure
Le tribunal vérifie directement leurs créances sans utiliser de liste établie par le débiteur

Une liste des créances établie par le débiteur et certifiée fait présumer la déclaration

Explication

En sauvegarde accélérée, la liste établie par le débiteur et certifiée par le commissaire aux comptes ou l’expert-comptable vaut présomption de déclaration. Cette dispense ne découle pas d’une participation préalable à une conciliation.

51. Dans quelle situation la constitution des classes de parties affectées devient-elle obligatoire en sauvegarde ou en redressement judiciaire ?

Lorsque l’entreprise dépasse 250 salariés et 40 millions d’euros de chiffre d’affaires, avec un effectif supérieur à 20 salariés
Lorsque l’entreprise dépasse 250 salariés et 20 millions d’euros de chiffre d’affaires, ou atteint 40 millions d’euros de chiffre d’affaires
Lorsque l’entreprise dépasse 250 salariés ou 20 millions d’euros de chiffre d’affaires, sans autre seuil applicable
Lorsque l’entreprise atteint 20 millions d’euros de chiffre d’affaires et compte au moins 40 millions de salariés

Lorsque l’entreprise dépasse 250 salariés et 20 millions d’euros de chiffre d’affaires, ou atteint 40 millions d’euros de chiffre d’affaires

Explication

Le texte prévoit un seuil combinant 250 salariés et 20 millions d’euros de chiffre d’affaires net, ou un seuil alternatif de 40 millions d’euros de chiffre d’affaires net. Les seuils ne doivent donc pas être cumulés dans la seconde hypothèse.

52. Quels créanciers peuvent appartenir aux classes de parties affectées ?

Les créanciers antérieurs dont les droits sont directement affectés par le plan
Les créanciers postérieurs dont les droits restent étrangers aux mesures du plan
Les associés dont les droits sont nés après le jugement et ne sont pas touchés par le plan
Les salariés et les créanciers alimentaires dont les droits sont modifiés par le plan

Les créanciers antérieurs dont les droits sont directement affectés par le plan

Explication

Les classes regroupent les créanciers dont les droits sont nés avant le jugement d’ouverture et que le plan affecte directement. Les salariés et les créanciers de dettes alimentaires en sont exclus.

53. Dans quel cas un créancier peut-il voir sa responsabilité engagée pour les préjudices causés par son concours au débiteur ?

En cas de simple perte subie par l’entreprise après l’octroi régulier d’un financement
En cas de participation à une procédure collective ayant réduit la valeur des actifs du débiteur
En cas de refus de financer une nouvelle période d’activité après l’ouverture de la procédure
En cas de fraude, d’immixtion caractérisée dans la gestion ou de garanties disproportionnées

En cas de fraude, d’immixtion caractérisée dans la gestion ou de garanties disproportionnées

Explication

Le principe est l’irresponsabilité des créanciers, mais trois exceptions sont mentionnées : la fraude, l’immixtion caractérisée dans la gestion et la disproportion des garanties. Une perte économique ou un refus de concours ne suffit pas à lui seul.

54. Comment évolue le pouvoir des dirigeants selon la procédure collective ouverte ?

Ils restent en fonctions dans les trois procédures, avec une surveillance renforcée en liquidation
Ils restent en fonctions en sauvegarde et en redressement, tandis que le liquidateur reçoit les pouvoirs en liquidation
Ils sont remplacés par le ministère public en sauvegarde et par le tribunal en redressement
Ils sont dessaisis en sauvegarde et en redressement, tandis qu’ils administrent les biens en liquidation

Ils restent en fonctions en sauvegarde et en redressement, tandis que le liquidateur reçoit les pouvoirs en liquidation

Explication

La sauvegarde et le redressement judiciaire maintiennent les dirigeants dans leurs fonctions. En liquidation judiciaire, le débiteur est dessaisi de l’administration et de la disposition de ses biens au profit du liquidateur.

55. À quelle condition le tribunal peut-il subordonner l’adoption d’un plan de redressement au remplacement de dirigeants ?

Sur la demande du commissaire aux comptes, lorsque les comptes annuels comportent une anomalie
Sur la demande de tout créancier, lorsque le montant des dettes dépasse les actifs disponibles
Sur la demande du débiteur, lorsque les salariés refusent le projet de plan présenté
Sur la seule demande du ministère public, lorsque la survie de l’entreprise le requiert

Sur la seule demande du ministère public, lorsque la survie de l’entreprise le requiert

Explication

En redressement judiciaire, le tribunal peut imposer cette condition sur la seule demande du ministère public lorsque la survie de l’entreprise le justifie. Les autres acteurs et motifs proposés ne correspondent pas à la règle indiquée.

56. Quelle règle s’applique à la cession des droits sociaux des dirigeants à compter de l’ouverture d’un redressement judiciaire ?

La cession doit respecter les conditions fixées par le tribunal, sous peine de nullité, et les droits sont bloqués
La cession est libre si elle intervient avant l’adoption du plan, tandis que les droits restent disponibles
La cession est décidée par le liquidateur, et les droits sont transférés sur un compte du débiteur
La cession est interdite par principe, mais les droits peuvent être retirés avec l’accord du ministère public

La cession doit respecter les conditions fixées par le tribunal, sous peine de nullité, et les droits sont bloqués

Explication

En redressement judiciaire, la cession est soumise aux conditions fixées par le tribunal, sous peine de nullité, et les droits sociaux sont inscrits sur un compte spécial bloqué. Cette mesure de contrôle ne s’applique pas à la sauvegarde.

57. Dans quelle procédure l’infraction de banqueroute peut-elle être constituée ?

Dans toute procédure collective, y compris une sauvegarde sans conversion
Dans une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire ouverte
Dans une procédure de sauvegarde ouverte avant toute conversion judiciaire
Dans une procédure amiable de conciliation sans ouverture d’une procédure judiciaire

Dans une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire ouverte

Explication

La banqueroute suppose l’ouverture d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire. Elle est exclue lorsque la procédure ouverte est une sauvegarde.

58. Quelles personnes peuvent faire l’objet d’une faillite personnelle ou d’une interdiction de gérer ?

Les dirigeants de droit ou de fait d’une personne morale, ainsi que certains entrepreneurs individuels
Les associés non dirigeants d’une société en difficulté financière
Les seuls dirigeants de droit régulièrement inscrits au registre du commerce
Les salariés investis d’une délégation générale de pouvoir dans l’entreprise

Les dirigeants de droit ou de fait d’une personne morale, ainsi que certains entrepreneurs individuels

Explication

Ces sanctions peuvent viser les dirigeants de droit ou de fait, les représentants permanents d’une personne morale dirigeante et les personnes physiques exerçant une activité indépendante. Elles ne concernent donc pas automatiquement les salariés ou les associés dépourvus de fonctions dirigeantes.

59. Dans quelle procédure collective la faillite personnelle et l’interdiction de gérer ne peuvent-elles pas être prononcées ?

Dans une procédure de redressement judiciaire
Dans une procédure de sauvegarde
Dans une procédure faisant suite à une cessation des paiements
Dans une procédure de liquidation judiciaire

Dans une procédure de sauvegarde

Explication

La sauvegarde exclut le prononcé de ces sanctions personnelles, contrairement au redressement et à la liquidation judiciaires. La cessation des paiements peut conduire à une procédure dans laquelle ces sanctions deviennent envisageables.

60. Quel comportement peut notamment justifier le prononcé d’une faillite personnelle ?

La contestation judiciaire d’une créance déclarée par un fournisseur
La réduction des dépenses engagées après l’ouverture de la procédure
Le retard ponctuel dans la transmission d’un document administratif
La tenue d’une comptabilité fictive ou irrégulière

La tenue d’une comptabilité fictive ou irrégulière

Explication

La tenue d’une comptabilité fictive ou irrégulière figure parmi les agissements susceptibles de justifier une faillite personnelle. Une contestation de créance ou une réduction des dépenses ne constitue pas, en elle-même, un tel comportement sanctionné.

61. Quelle distinction caractérise la portée respective de la faillite personnelle et de l’interdiction de gérer ?

La faillite personnelle protège les créanciers, tandis que l’interdiction de gérer protège les salariés
La faillite personnelle suspend les dettes, tandis que l’interdiction de gérer supprime la personnalité morale
La faillite personnelle vise toute entreprise, tandis que l’interdiction de gérer peut être limitée à certaines structures
La faillite personnelle concerne une seule société, tandis que l’interdiction de gérer vise toute activité professionnelle

La faillite personnelle vise toute entreprise, tandis que l’interdiction de gérer peut être limitée à certaines structures

Explication

La faillite personnelle interdit de diriger, gérer, administrer ou contrôler toute entreprise ou personne morale, directement ou indirectement. L’interdiction de gérer peut avoir une portée plus ciblée et concerner certaines entreprises ou sociétés.

62. Quelle différence oppose le privilège général des salariés au super-privilège ?

Le privilège général couvre 60 jours de salaires, tandis que le super-privilège couvre six mois sans plafond
Le privilège général couvre six mois de salaires, tandis que le super-privilège couvre 60 jours dans une limite plafonnée
Le privilège général intervient après le super-privilège, qui couvre toutes les créances salariales
Le privilège général concerne les indemnités, tandis que le super-privilège concerne les cotisations sociales

Le privilège général couvre six mois de salaires, tandis que le super-privilège couvre 60 jours dans une limite plafonnée

Explication

Le privilège général garantit les six derniers mois de salaires, alors que le super-privilège couvre les 60 derniers jours de travail non payés dans la limite de deux fois le plafond mensuel de la Sécurité sociale. La durée et le plafond permettent donc de les distinguer.

63. Quelle créance peut être garantie par l’AGS même si l’employeur n’a pas versé les cotisations correspondantes ?

Une dette personnelle du dirigeant envers un fournisseur de l’entreprise
Une somme due au salarié au jour du jugement d’ouverture
Une créance née d’une opération commerciale conclue après la clôture
Une rémunération versée à un associé sans contrat de travail

Une somme due au salarié au jour du jugement d’ouverture

Explication

L’AGS garantit notamment les sommes dues aux salariés au jour du jugement d’ouverture, ainsi que certaines créances liées aux ruptures pendant la période d’observation. Le défaut de paiement des cotisations par l’employeur ne fait pas disparaître cette garantie.

64. Quelle étape intervient après l’établissement des relevés de créances salariales antérieures au jugement d’ouverture ?

L’administrateur les transforme en créances postérieures
Le juge-commissaire les règle immédiatement aux salariés
Le salarié les déclare directement au tribunal judiciaire
Le mandataire les transmet au représentant des salariés

Le mandataire les transmet au représentant des salariés

Explication

Après avoir vérifié les créances et établi les relevés, le mandataire judiciaire les transmet au représentant des salariés, avant leur visa par le juge-commissaire et leur dépôt au greffe. Le salarié ne réalise donc pas lui-même cette déclaration au tribunal.

65. À quelles conditions un licenciement économique peut-il être autorisé pendant la période d’observation ?

Il doit être motivé par une baisse d’activité, sans formalité particulière auprès des autorités
Il doit être urgent, inévitable et indispensable, après consultation du CSE et information de l’autorité administrative
Il doit être décidé par le représentant des salariés après consultation du juge-commissaire
Il doit être prévu dans les contrats de travail et approuvé par chaque créancier de l’entreprise

Il doit être urgent, inévitable et indispensable, après consultation du CSE et information de l’autorité administrative

Explication

Pendant la période d’observation, le licenciement économique doit répondre aux critères d’urgence, d’inévitabilité et d’indispensabilité. L’administrateur doit en outre consulter le CSE et informer l’autorité administrative avant de saisir le juge-commissaire.

66. Quel est l’objet principal du règlement européen n° 2015/848 du 20 mai 2015 ?

Créer une juridiction européenne chargée de liquider toutes les entreprises insolvables
Remplacer les législations nationales relatives aux contrats de travail
Unifier les règles de compétence juridictionnelle et de loi applicable aux insolvabilités transfrontalières
Harmoniser les montants des salaires dus dans chaque procédure collective nationale

Unifier les règles de compétence juridictionnelle et de loi applicable aux insolvabilités transfrontalières

Explication

Le règlement coordonne principalement les conflits de juridictions et les conflits de lois dans les procédures transfrontalières d’insolvabilité. Il ne remplace pas l’ensemble des législations nationales et ne crée pas une juridiction européenne unique.

67. Quelle procédure française est exclue du champ d’application du règlement européen de l’insolvabilité ?

La liquidation judiciaire
La sauvegarde
Le redressement judiciaire
La conciliation

La conciliation

Explication

Le règlement vise notamment la sauvegarde, le redressement judiciaire et la liquidation judiciaire, mais exclut la conciliation. Cette exclusion tient au fait que la conciliation ne repose pas sur une procédure collective fondée sur l’insolvabilité au sens du règlement.

68. Comment le centre des intérêts principaux d’une société est-il déterminé en principe ?

Il est fixé par le principal créancier selon le montant de sa créance
Il se situe dans l’État où la société a été immatriculée, sans possibilité de contestation
Il correspond nécessairement au lieu où la société possède la majorité de ses immeubles
Il est présumé situé au siège statutaire, sauf preuve objective et vérifiable d’un centre réel différent

Il est présumé situé au siège statutaire, sauf preuve objective et vérifiable d’un centre réel différent

Explication

Pour une société, le siège statutaire constitue une présomption simple du centre des intérêts principaux. Des éléments objectifs et vérifiables peuvent toutefois démontrer que la gestion habituelle des intérêts s’effectue dans un autre État.

69. Quelle différence distingue la procédure principale de la procédure secondaire d’insolvabilité ?

La procédure principale concerne un établissement local, tandis que la procédure secondaire couvre le patrimoine situé dans toute l’Union
La procédure principale est réservée aux personnes physiques, tandis que la procédure secondaire concerne les personnes morales
La procédure principale exige un exequatur, tandis que la procédure secondaire est reconnue automatiquement dans chaque État
La procédure principale s’ouvre au centre des intérêts principaux et couvre les biens dans l’Union, tandis que la procédure secondaire vise les actifs d’un établissement local

La procédure principale s’ouvre au centre des intérêts principaux et couvre les biens dans l’Union, tandis que la procédure secondaire vise les actifs d’un établissement local

Explication

La procédure principale est ouverte dans l’État du centre des intérêts principaux et produit des effets sur l’ensemble des biens du débiteur dans les États membres. La procédure secondaire suppose un établissement dans l’État concerné et limite ses effets aux actifs qui y sont situés.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Entreprises en difficulté.

Quelles sociétés doivent établir des documents de gestion prévisionnelle ?

Celles employant au moins 300 salariés ou réalisant un chiffre d’affaires net d’au moins 18 millions d’euros.

Que doivent établir les dirigeants dans les quatre mois suivant l’ouverture de l’exercice ?

Le plan de financement, le compte de résultat prévisionnel, le tableau de financement de l’exercice écoulé et la situation de l’actif et du passif du second semestre écoulé.

Que doivent établir les dirigeants dans les quatre mois suivant la clôture du premier semestre ?

La situation de l’actif réalisable et disponible, du passif exigible du premier semestre et une révision du compte de résultat prévisionnel.

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Consultez la fiche de révision complète sur Entreprises en difficulté.

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