QCM : Collectivités et décentralisation — 33 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition des collectivités territoriales, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une préfecture constitue une collectivité territoriale dotée d’une autonomie juridique.
Une collectivité territoriale est distincte de l’administration de l’État.
Une collectivité territoriale constitue une structure administrative française.
Une collectivité territoriale défend les intérêts d’une population territoriale déterminée.
Une collectivité territoriale se confond avec un service local de l’État.

Une collectivité territoriale est distincte de l’administration de l’État. · Une collectivité territoriale constitue une structure administrative française. · Une collectivité territoriale défend les intérêts d’une population territoriale déterminée.

Explication

Une collectivité territoriale est une structure administrative distincte de l’État, chargée des intérêts d’une population située sur un territoire précis. La préfecture reste un organe de l’État et ne constitue donc pas une collectivité territoriale.

2. Parmi les propositions suivantes concernant la personnalité morale des collectivités territoriales, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle réserve à l’administration de l’État la gestion du personnel local.
Elle permet à une collectivité de conclure des contrats.
Elle permet à une collectivité d’employer son propre personnel.
Elle autorise une collectivité à disposer de son propre budget.
La personnalité morale permet à une collectivité d’agir en justice.

Elle permet à une collectivité de conclure des contrats. · Elle permet à une collectivité d’employer son propre personnel. · Elle autorise une collectivité à disposer de son propre budget. · La personnalité morale permet à une collectivité d’agir en justice.

Explication

La personnalité morale permet à la collectivité d’agir en justice, de contracter et de disposer de son propre budget et personnel. Elle ne réserve donc pas la gestion du personnel à l’administration de l’État.

3. Les compétences propres des collectivités territoriales correspondent à :

Des responsabilités définies principalement par des contrats privés.
Des domaines d’action attribués par l’État au moyen de la loi.
Des missions choisies librement sans fondement législatif.
Des domaines d’action réservés aux services déconcentrés de l’État.
Des pouvoirs transférés directement par les juridictions administratives.

Des domaines d’action attribués par l’État au moyen de la loi.

Explication

Les compétences propres sont les domaines d’action que l’État attribue aux collectivités territoriales par la loi. Elles ne résultent ni d’un choix dépourvu de base législative ni d’une attribution par les juridictions ou les contrats privés.

4. Quelles sont les réponses exactes au sujet du pouvoir de décision d’une collectivité territoriale ?

Un exécutif est désigné par l’assemblée de représentants.
Les délibérations sont adoptées par les services administratifs de l’État.
Une assemblée de représentants élus adopte des délibérations.
Les décisions reposent sur un exécutif nommé par le préfet.
L’assemblée décisionnelle est composée de représentants désignés par le gouvernement.

Un exécutif est désigné par l’assemblée de représentants. · Une assemblée de représentants élus adopte des délibérations.

Explication

Le pouvoir de décision repose sur une assemblée de représentants élus qui adopte les délibérations et sur un exécutif désigné par cette assemblée. Le préfet, les services de l’État et le gouvernement ne désignent pas cette assemblée ni son exécutif selon cette règle.

5. À propos de la déconcentration, quelles propositions sont exactes ?

La préfecture peut constituer un organe déconcentré de l’État.
Elle confie un pouvoir de décision limité à des organes locaux de l’État.
Le rectorat exerce ses compétences comme une collectivité territoriale autonome.
La déconcentration transfère les compétences à une personne distincte de l’État.
La déconcentration demeure une modalité interne à l’administration de l’État.

La préfecture peut constituer un organe déconcentré de l’État. · Elle confie un pouvoir de décision limité à des organes locaux de l’État. · La déconcentration demeure une modalité interne à l’administration de l’État.

Explication

La déconcentration reste interne à l’État et délègue un pouvoir de décision limité à ses organes locaux. La préfecture et le rectorat illustrent cette organisation, contrairement aux collectivités territoriales juridiquement distinctes.

6. Concernant la décentralisation, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

La décentralisation transfère des compétences de l’État.
Elle attribue les pouvoirs transférés à des organes dépourvus d’autonomie juridique.
Elle concerne des personnes juridiquement distinctes de l’État.
Elle maintient les compétences au sein de l’administration étatique.
Elle consiste en une délégation interne aux services préfectoraux.

La décentralisation transfère des compétences de l’État. · Elle concerne des personnes juridiquement distinctes de l’État.

Explication

La décentralisation transfère des compétences, des pouvoirs et des moyens de l’État à des personnes juridiquement distinctes, notamment les collectivités territoriales. Une délégation interne aux préfectures relève de la déconcentration et non de la décentralisation.

7. Le contrôle exercé par le préfet sur les actes locaux comprend :

Le préfet représente le gouvernement dans le département.
Il adopte les délibérations à la place des conseils départementaux.
Il contrôle la conformité des actes communaux aux lois.
Il représente également le Premier ministre dans le département.
Il apprécie l’opportunité politique de chaque acte local.

Le préfet représente le gouvernement dans le département. · Il contrôle la conformité des actes communaux aux lois. · Il représente également le Premier ministre dans le département.

Explication

Le préfet représente le gouvernement et le Premier ministre dans le département et contrôle la conformité des actes des communes et des départements aux lois. Il ne se substitue pas aux assemblées locales et le contrôle décrit porte sur la légalité, non sur l’opportunité politique.

8. Après 1982, concernant le contrôle préfectoral des actes locaux, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le préfet doit saisir le tribunal administratif pour contester un acte illégal.
Le préfet conteste les actes locaux sans recourir au tribunal administratif.
Le préfet peut supprimer lui-même une délibération devenue irrégulière.
Le préfet peut annuler directement tout acte local qu’il estime illégal.
Le préfet contrôle les actes en les remplaçant par ses propres décisions.

Le préfet doit saisir le tribunal administratif pour contester un acte illégal.

Explication

Après 1982, le préfet ne peut contester que les actes qu’il estime illégaux et doit saisir le tribunal administratif. Il ne dispose pas du pouvoir de les annuler directement.

9. Concernant les communes françaises, quelles propositions sont exactes ?

Les communes françaises sont environ 13 000.
La commune couvre généralement un territoire plus vaste que la région.
La France compte 34 875 communes.
La commune constitue l’échelon territorial de proximité.
Environ 30 000 communes comptent moins de 2 000 habitants.

La France compte 34 875 communes. · La commune constitue l’échelon territorial de proximité. · Environ 30 000 communes comptent moins de 2 000 habitants.

Explication

La France compte 34 875 communes, dont environ 30 000 ont moins de 2 000 habitants. La commune est l’échelon de proximité, tandis que le département et la région couvrent des territoires plus vastes.

10. Parmi les propositions suivantes relatives aux départements français, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La France compte 96 départements métropolitains.
Le nombre total de départements français s’élève à 118.
La France compte 101 départements au total.
Elle compte 5 départements ou régions d’outre-mer.
Les départements métropolitains sont au nombre de 101.

La France compte 96 départements métropolitains. · La France compte 101 départements au total. · Elle compte 5 départements ou régions d’outre-mer.

Explication

La France compte 96 départements métropolitains et 5 départements ou régions d’outre-mer, soit 101 départements au total. Le nombre de 118 et l’attribution de 101 départements à la seule métropole sont donc inexacts.

11. Concernant le nombre de régions françaises, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le territoire métropolitain compte 18 régions françaises.
Le nombre actuel de régions françaises est de 22.
Elle compte 5 régions d’outre-mer.
Avant 2015, la France comptait 22 régions.
La France compte 13 régions métropolitaines.

Elle compte 5 régions d’outre-mer. · Avant 2015, la France comptait 22 régions. · La France compte 13 régions métropolitaines.

Explication

La France compte 13 régions métropolitaines et 5 régions d’outre-mer, soit 18 régions au total. Le territoire métropolitain ne compte donc pas 18 régions. Le nombre actuel de régions françaises n’est pas 22 : 22 régions correspondaient à la situation antérieure à 2015. Aujourd’hui, la France compte bien 5 régions d’outre-mer et 13 régions métropolitaines.

12. Les compétences des communes comprennent notamment :

L’entretien de la voirie communale.
La gestion principale des collèges départementaux.
La gestion des espaces verts communaux.
La délivrance des permis de construire.
La gestion des écoles maternelles et primaires.

L’entretien de la voirie communale. · La gestion des espaces verts communaux. · La délivrance des permis de construire. · La gestion des écoles maternelles et primaires.

Explication

Les communes gèrent notamment les écoles maternelles et primaires, la voirie communale, les espaces verts et les permis de construire. Les collèges relèvent principalement des compétences du département.

13. Concernant l’établissement public de coopération intercommunale, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il regroupe plusieurs collectivités territoriales afin de leur permettre de travailler ensemble.
Il remplace juridiquement les communes qui lui transfèrent certaines compétences.
Il constitue une collectivité territoriale dotée d’une compétence générale propre.
Il permet une coopération entre communes sans constituer lui-même une collectivité territoriale.
Il réunit des services de l’État pour exercer des missions locales communes.

Il regroupe plusieurs collectivités territoriales afin de leur permettre de travailler ensemble. · Il permet une coopération entre communes sans constituer lui-même une collectivité territoriale.

Explication

Un établissement public de coopération intercommunale regroupe des collectivités territoriales et facilite leur travail commun. Il ne constitue pas lui-même une collectivité territoriale, ne remplace pas les communes et ne correspond pas à un service de l’État.

14. Parmi les propositions suivantes concernant les objectifs de l’intercommunalité, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle permet de fournir certains services à un coût plus avantageux.
Elle réserve la mutualisation des moyens aux seules politiques économiques.
Elle cherche à réduire l’émiettement communal dans l’organisation territoriale.
Elle contribue aux politiques de développement économique et d’aménagement du territoire.
Elle conduit les communes à agir séparément dans leurs compétences mutualisées.

Elle permet de fournir certains services à un coût plus avantageux. · Elle cherche à réduire l’émiettement communal dans l’organisation territoriale. · Elle contribue aux politiques de développement économique et d’aménagement du territoire.

Explication

L’intercommunalité vise à remédier à l’émiettement communal, à améliorer le coût des services et à soutenir le développement économique ainsi que l’aménagement du territoire. Elle repose sur la mutualisation des moyens entre communes et ne se limite pas aux politiques économiques.

15. Les règles de compétence des intercommunalités comprennent :

Une compétence générale leur permettant d’agir dans tout domaine local.
Une distinction avec la commune, qui dispose d’une clause de compétence générale.
Leur intervention dans les compétences transférées par les communes.
Une possibilité d’intervention indépendante de toute compétence communale transférée.
La limitation de leur action aux domaines relevant de leurs transferts.

Une distinction avec la commune, qui dispose d’une clause de compétence générale. · Leur intervention dans les compétences transférées par les communes. · La limitation de leur action aux domaines relevant de leurs transferts.

Explication

Les intercommunalités sont soumises au principe de spécialité : elles interviennent dans les compétences transférées par les communes. Elles ne disposent pas d’une compétence générale, contrairement à la commune, et ne peuvent intervenir indépendamment de ces transferts.

16. Concernant les formes de coopération intercommunale, quelles sont les propositions exactes ?

Les SIVU relèvent d’une coopération intercommunale souple.
Les communautés de communes relèvent des formes souples de coopération.
Les communautés urbaines correspondent à une coopération dépourvue de logique fédérative.
Les SIVOM appartiennent aux formes souples de coopération.
Les métropoles constituent une forme approfondie ou fédérative.

Les SIVU relèvent d’une coopération intercommunale souple. · Les SIVOM appartiennent aux formes souples de coopération. · Les métropoles constituent une forme approfondie ou fédérative.

Explication

Les SIVU et les SIVOM constituent des formes souples de coopération. Les communautés de communes, les communautés d’agglomération, les communautés urbaines et les métropoles relèvent des formes approfondies ou fédératives.

17. À propos du conseil municipal, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Il exerce directement les fonctions administratives du maire.
Il est élu pour une durée de six ans.
Il constitue l’assemblée délibérante de la commune.
Il est élu au scrutin de liste.
Il exécute les décisions prises par l’exécutif municipal.

Il est élu pour une durée de six ans. · Il constitue l’assemblée délibérante de la commune. · Il est élu au scrutin de liste.

Explication

Le conseil municipal est élu pour six ans au scrutin de liste et constitue l’assemblée délibérante de la commune. Il délibère et ne se confond pas avec le maire, qui exécute ses décisions et dirige l’administration communale.

18. Concernant les modes d’élection des conseils départemental et régional, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le conseil départemental est élu au scrutin binomial paritaire dans chaque canton.
Le conseil départemental est élu au scrutin de liste.
Le conseil régional est renouvelé selon un mandat différent de six ans.
Le conseil régional est élu au scrutin binomial paritaire dans chaque canton.
Le conseil départemental est élu pour six ans.

Le conseil départemental est élu au scrutin binomial paritaire dans chaque canton. · Le conseil départemental est élu pour six ans.

Explication

Le conseil départemental est élu pour six ans au scrutin binomial paritaire dans chaque canton. Le conseil régional est également élu pour six ans, mais au scrutin de liste.

19. Quels responsables locaux sont élus par leur assemblée délibérante plutôt que directement par les citoyens ?

Le président du conseil régional est élu directement par les citoyens.
Le maire est élu par le conseil municipal.
Le président du conseil régional est élu par le conseil régional.
Le président du conseil départemental est élu par le conseil départemental.
Le maire est désigné directement par les électeurs lors du scrutin municipal.

Le maire est élu par le conseil municipal. · Le président du conseil régional est élu par le conseil régional. · Le président du conseil départemental est élu par le conseil départemental.

Explication

Le maire, le président du conseil départemental et le président du conseil régional sont élus par leur assemblée délibérante. Les citoyens élisent les assemblées, mais ne désignent pas directement ces exécutifs locaux.

20. Le maire exerce notamment les fonctions suivantes :

Il dispose d’un pouvoir de police administrative dans la commune.
Il exerce les compétences qui lui sont déléguées par le conseil municipal.
Il intervient comme exécutif local dans la conduite des affaires communales.
Il assure l’exécution des décisions adoptées par le conseil municipal.
Il dirige l’administration communale et met en œuvre les décisions municipales.

Il dispose d’un pouvoir de police administrative dans la commune. · Il exerce les compétences qui lui sont déléguées par le conseil municipal. · Il intervient comme exécutif local dans la conduite des affaires communales. · Il assure l’exécution des décisions adoptées par le conseil municipal. · Il dirige l’administration communale et met en œuvre les décisions municipales.

Explication

Le maire dirige l’administration communale, exécute les décisions du conseil municipal et exerce les compétences qui lui sont déléguées. Il dispose également d’un pouvoir de police administrative et agit comme exécutif local.

21. Concernant la distinction entre fiscalité directe et fiscalité indirecte, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La distinction repose notamment sur le circuit de versement de l’impôt.
La fiscalité directe est payée directement par les redevables au Trésor public.
La fiscalité directe transite par un collecteur avant son versement public.
La fiscalité indirecte est versée au moyen d’un intermédiaire collecteur.
La fiscalité indirecte est acquittée directement par le redevable au Trésor public.

La distinction repose notamment sur le circuit de versement de l’impôt. · La fiscalité directe est payée directement par les redevables au Trésor public. · La fiscalité indirecte est versée au moyen d’un intermédiaire collecteur.

Explication

La fiscalité directe est payée directement par le redevable au Trésor public. La fiscalité indirecte passe par un collecteur, et la distinction entre les deux repose notamment sur ce circuit de versement.

22. Parmi les propositions suivantes relatives aux quatre taxes directes historiques, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La taxe d’habitation figure parmi les quatre taxes directes historiques.
La taxe foncière sur les propriétés bâties en fait partie.
La taxe sur la valeur ajoutée figure parmi les quatre taxes directes historiques.
La contribution sociale généralisée remplace l’une de ces quatre taxes historiques.
La taxe foncière sur les propriétés non bâties en fait partie.

La taxe d’habitation figure parmi les quatre taxes directes historiques. · La taxe foncière sur les propriétés bâties en fait partie. · La taxe foncière sur les propriétés non bâties en fait partie.

Explication

Les quatre taxes directes historiques comprennent la taxe d’habitation, les taxes foncières sur le bâti et le non-bâti, ainsi que la taxe professionnelle. La taxe sur la valeur ajoutée et la contribution sociale généralisée n’en font pas partie.

23. Concernant la suppression de la taxe d’habitation, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’année 2023 correspond à la suppression totale pour les ménages concernés.
Les habitations secondaires restent concernées par la taxe d’habitation.
Sa suppression a été totale en 2023 pour les résidences principales.
La taxe d’habitation a été supprimée en 2020 pour 80 % des ménages.
La taxe d’habitation a disparu dès 2020 pour l’ensemble des ménages.

L’année 2023 correspond à la suppression totale pour les ménages concernés. · Les habitations secondaires restent concernées par la taxe d’habitation. · Sa suppression a été totale en 2023 pour les résidences principales. · La taxe d’habitation a été supprimée en 2020 pour 80 % des ménages.

Explication

La taxe d’habitation a été supprimée en 2020 pour 80 % des ménages, puis totalement supprimée en 2023 pour les habitations principales. Les habitations secondaires restent concernées, et la suppression n’a donc pas été générale dès 2020.

24. Une collectivité souhaite financer un équipement par emprunt. Quelles propositions sont exactes ?

L’emprunt doit être consacré au financement d’investissements.
La collectivité peut emprunter sans délibération préalable de son assemblée.
L’assemblée délibérante doit autoriser l’exécutif à souscrire l’emprunt.
L’emprunt peut financer les dépenses courantes de fonctionnement.
Le remboursement de l’emprunt peut être assuré par une dotation future de l’État.

L’emprunt doit être consacré au financement d’investissements. · L’assemblée délibérante doit autoriser l’exécutif à souscrire l’emprunt.

Explication

Une délibération de l’assemblée doit autoriser l’exécutif à souscrire l’emprunt, lequel ne peut financer que des investissements. La collectivité doit le rembourser sur ses fonds propres et l’emprunt ne peut donc financer le fonctionnement courant ni être souscrit sans autorisation.

25. Concernant la distinction entre dépenses de fonctionnement et dépenses d’investissement, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les dépenses d’investissement relèvent des opérations en capital des collectivités territoriales.
Les dépenses d’investissement comprennent notamment les subventions aux associations.
Les dépenses de fonctionnement correspondent aux opérations courantes des collectivités territoriales.
Les dépenses d’investissement regroupent les rémunérations versées aux agents territoriaux.
Les dépenses de fonctionnement relèvent des acquisitions immobilières des collectivités territoriales.

Les dépenses d’investissement relèvent des opérations en capital des collectivités territoriales. · Les dépenses de fonctionnement correspondent aux opérations courantes des collectivités territoriales.

Explication

Les dépenses de fonctionnement correspondent aux opérations courantes, tandis que les dépenses d’investissement relèvent des opérations en capital. Les subventions aux associations et le remboursement du capital des emprunts relèvent de l’investissement ou du fonctionnement selon les règles budgétaires, mais ils ne permettent pas d’inverser cette distinction : les subventions aux associations relèvent du fonctionnement et le remboursement du capital des emprunts de l’investissement.

26. Parmi les propositions suivantes concernant l’investissement public local, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’investissement local exerce un impact important sur l’économie et l’emploi.
Les collectivités territoriales représentent 40 % de l’investissement public.
L’investissement local concerne notamment le secteur du bâtiment et des travaux publics.
Les collectivités territoriales représentent 70 % de l’investissement public.
L’investissement des collectivités territoriales exerce un impact limité sur l’emploi.

L’investissement local exerce un impact important sur l’économie et l’emploi. · L’investissement local concerne notamment le secteur du bâtiment et des travaux publics. · Les collectivités territoriales représentent 70 % de l’investissement public.

Explication

Les collectivités territoriales représentent 70 % de l’investissement public, ce qui leur confère un impact économique et social important. Cet impact concerne notamment l’emploi dans le bâtiment et les travaux publics ; les valeurs de 40 % et l’idée d’un impact limité sont incorrectes.

27. À propos du millefeuille territorial :

Il correspond à une organisation dépourvue de chevauchement des compétences.
Il renvoie à l’enchevêtrement des compétences territoriales.
Il désigne la concentration des compétences dans un niveau administratif.
Il décrit la superposition de plusieurs niveaux d’administration.
Il désigne la coexistence de cinq à six niveaux d’administration.

Il renvoie à l’enchevêtrement des compétences territoriales. · Il décrit la superposition de plusieurs niveaux d’administration. · Il désigne la coexistence de cinq à six niveaux d’administration.

Explication

Le millefeuille territorial correspond à la coexistence de cinq à six niveaux d’administration et à l’enchevêtrement des compétences. Il renvoie donc à une superposition administrative et non à une concentration ou à une absence de chevauchement.

28. Concernant la spécialisation des collectivités territoriales, quelles sont les réponses exactes au sujet de son évolution ?

La décentralisation recherchait initialement une répartition identique des compétences.
La dilution de la spécialisation favorise l’enchevêtrement territorial.
La spécialisation des collectivités s’est progressivement diluée.
Cette spécialisation initiale devait accroître l’enchevêtrement des compétences.
La décentralisation visait initialement des blocs de compétences cohérents.

La dilution de la spécialisation favorise l’enchevêtrement territorial. · La spécialisation des collectivités s’est progressivement diluée. · La décentralisation visait initialement des blocs de compétences cohérents.

Explication

La décentralisation cherchait initialement à spécialiser les collectivités en blocs de compétences cohérents. Cette spécialisation s’est ensuite diluée, ce qui favorise l’enchevêtrement ; elle ne visait donc ni cet enchevêtrement initial ni une répartition identique des compétences.

29. Un étudiant décrit le morcellement communal en France. Parmi les propositions suivantes, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La France compte environ 15 000 communes de moins de 2 000 habitants.
Le morcellement communal s’inscrit dans une forte fragmentation du réseau communal.
La France représente 40 % des communes de l’Union européenne à 27.
La France compte environ 30 000 communes de moins de 2 000 habitants.
Le morcellement communal concerne un grand nombre de petites communes.

Le morcellement communal s’inscrit dans une forte fragmentation du réseau communal. · La France représente 40 % des communes de l’Union européenne à 27. · La France compte environ 30 000 communes de moins de 2 000 habitants. · Le morcellement communal concerne un grand nombre de petites communes.

Explication

Le morcellement communal est marqué par environ 30 000 communes de moins de 2 000 habitants. La France représente aussi 40 % des communes de l’Union européenne à 27, ce qui traduit une forte fragmentation ; le nombre de 15 000 est erroné.

30. Concernant les perspectives territoriales, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elles portent également sur le financement des collectivités.
Elles cherchent à simplifier les rôles des collectivités territoriales.
Elles visent à renforcer l’enchevêtrement des compétences locales.
Elles visent à clarifier les responsabilités des collectivités.
Elles cherchent à améliorer la lisibilité de l’organisation territoriale.

Elles portent également sur le financement des collectivités. · Elles cherchent à simplifier les rôles des collectivités territoriales. · Elles visent à clarifier les responsabilités des collectivités. · Elles cherchent à améliorer la lisibilité de l’organisation territoriale.

Explication

Les perspectives territoriales cherchent à simplifier et clarifier les rôles, les responsabilités, la lisibilité et le financement des collectivités. Le renforcement de l’enchevêtrement va à l’encontre de cet objectif de clarification.

31. La fonction publique territoriale regroupe notamment les agents travaillant pour :

Les communes et les départements.
Les établissements publics locaux.
Les régions et les établissements publics de coopération intercommunale.
Les collectivités territoriales et leurs établissements locaux.
Les structures relevant de l’administration territoriale locale.

Les communes et les départements. · Les établissements publics locaux. · Les régions et les établissements publics de coopération intercommunale. · Les collectivités territoriales et leurs établissements locaux. · Les structures relevant de l’administration territoriale locale.

Explication

La fonction publique territoriale regroupe les agents des communes, départements, régions, EPCI et établissements publics locaux. Ces différentes structures relèvent de l’administration territoriale locale, à la différence de la fonction publique de l’État.

32. Concernant la répartition des agents titulaires et non titulaires dans la fonction publique territoriale, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les agents non titulaires représentent 75 % des effectifs territoriaux.
Les agents titulaires représentent 25 % des effectifs territoriaux.
Les agents titulaires représentent 75 % des effectifs territoriaux.
Les agents non titulaires représentent 25 % des effectifs territoriaux.
La fonction publique territoriale comprend des effectifs également répartis entre titulaires et non-titulaires.

Les agents titulaires représentent 75 % des effectifs territoriaux. · Les agents non titulaires représentent 25 % des effectifs territoriaux.

Explication

Les titulaires représentent 75 % des agents territoriaux, tandis que les non-titulaires en représentent 25 %. Les répartitions inversée ou égalitaire ne correspondent pas aux proportions indiquées.

33. Parmi les propositions suivantes concernant la répartition hiérarchique des agents territoriaux, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La catégorie C représente 75 % des agents territoriaux.
La catégorie B représente 13 % des agents territoriaux.
La catégorie A représente 12 % des agents territoriaux.
La catégorie B représente 75 % des agents territoriaux.
La catégorie A représente 25 % des agents territoriaux.

La catégorie C représente 75 % des agents territoriaux. · La catégorie B représente 13 % des agents territoriaux. · La catégorie A représente 12 % des agents territoriaux.

Explication

La répartition hiérarchique est de 12 % en catégorie A, 13 % en catégorie B et 75 % en catégorie C. Les proportions attribuant 75 % à la catégorie B ou 25 % à la catégorie A sont donc incorrectes.

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Qu'est-ce qu'une collectivité territoriale en France ?

Une structure administrative distincte de l’État chargée des intérêts d’un territoire précis.

Quelle est la différence juridique entre « collectivité territoriale » et « collectivité locale » ?

« Collectivité territoriale » est l’intitulé juridique exact, « collectivité locale » est un terme courant.

Que permet la personnalité morale à une collectivité territoriale ?

D’agir en justice, de contracter, et de gérer son personnel et budget.

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