QCM : Commerce international et arbitrage — 67 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle branche du droit règle les situations internationales de droit privé lorsqu’un choix entre plusieurs lois ou juridictions est nécessaire ?

Le droit fiscal international
Le droit du commerce international
Le droit administratif international
Le droit international privé

Le droit international privé

Explication

Le droit international privé traite les situations privées internationales impliquant plusieurs lois ou juridictions. Le droit du commerce international vise plus précisément les relations commerciales internationales.

2. Quelle situation relève directement du droit du commerce international ?

Une succession sans élément étranger identifiable
Un divorce entre deux personnes domiciliées dans le même État
Un litige administratif entre deux services publics nationaux
Un contrat de vente entre entreprises établies dans deux États différents

Un contrat de vente entre entreprises établies dans deux États différents

Explication

Le droit du commerce international s’applique aux relations commerciales comportant un élément d’extranéité et des attaches avec plusieurs États. Un divorce ou une succession peut relever du droit international privé sans être une relation commerciale.

3. Lequel constitue un élément d’extranéité dans une situation juridique ?

La date de signature d’un contrat entre deux acteurs locaux
Le lieu de situation d’un bien situé dans un autre État
La forme matérielle d’un document établi dans une seule ville
La nationalité du juge saisi d’une affaire nationale

Le lieu de situation d’un bien situé dans un autre État

Explication

Un bien situé dans un autre État rattache la situation à plusieurs ordres juridiques et constitue donc un élément d’extranéité. La date, la forme du document ou la nationalité du juge ne suffisent pas, dans les cas proposés, à établir ce rattachement.

4. Quelle proposition distingue correctement les sources internes et internationales du droit du commerce international ?

Les usages et la loi sont internes, tandis que la jurisprudence et les conventions sont internationales
Les conventions et les usages sont internes, tandis que la loi et la jurisprudence sont internationaux
La jurisprudence et les conventions sont internes, tandis que la loi et les usages sont internationaux
La loi et la jurisprudence sont internes, tandis que les conventions et les usages sont internationaux

La loi et la jurisprudence sont internes, tandis que les conventions et les usages sont internationaux

Explication

Les sources internes comprennent principalement la loi et la jurisprudence, alors que les conventions internationales et les usages du commerce international relèvent des sources internationales. Les autres associations inversent ou mélangent ces catégories.

5. Quelle différence oppose correctement les avantages absolus d’Adam Smith aux avantages comparatifs de David Ricardo ?

L’avantage absolu concerne les pays développés, tandis que l’avantage comparatif concerne les pays en développement
L’avantage absolu compare les revenus nationaux, tandis que l’avantage comparatif mesure les volumes exportés
L’avantage absolu repose sur les dotations factorielles, tandis que l’avantage comparatif repose sur la variété des produits
L’avantage absolu compare les coûts avec l’importation, tandis que l’avantage comparatif compare les coûts relatifs entre productions

L’avantage absolu compare les coûts avec l’importation, tandis que l’avantage comparatif compare les coûts relatifs entre productions

Explication

Smith met en relation le coût de production nationale et celui de l’importation, tandis que Ricardo raisonne sur les coûts relatifs entre productions. Les dotations factorielles relèvent plutôt du modèle HOS.

6. Selon le modèle HOS, quelle caractéristique explique principalement l’avantage comparatif d’un pays ?

La supériorité absolue de ses techniques dans chaque secteur industriel
La préférence de ses consommateurs pour des produits de qualité différente
La suppression des droits de douane entre ses principaux partenaires
L’abondance relative de ses facteurs de production, comme le travail et le capital

L’abondance relative de ses facteurs de production, comme le travail et le capital

Explication

Le modèle HOS explique l’avantage comparatif par les dotations relatives en facteurs de production, notamment le travail et le capital. Les différences techniques et de coûts relatifs correspondent davantage à l’approche ricardienne.

7. Quel phénomène la nouvelle théorie du commerce international cherche-t-elle notamment à expliquer ?

Les échanges intra-branche entre pays développés aux dotations factorielles semblables
La disparition des échanges lorsque les pays possèdent des facteurs de production similaires
Les importations déterminées par un écart entre le prix national et le prix étranger
Les échanges entre pays dont les spécialisations reposent sur des dotations totalement opposées

Les échanges intra-branche entre pays développés aux dotations factorielles semblables

Explication

La nouvelle théorie explique notamment les échanges intra-branche entre pays développés présentant des dotations factorielles similaires. Elle complète ainsi les théories classiques, davantage centrées sur les différences entre pays.

8. Deux voitures de qualité comparable sont proposées dans des modèles différents parce que les consommateurs recherchent la variété : de quelle forme de différenciation s’agit-il ?

La différenciation horizontale
La différenciation verticale
La différenciation factorielle
La différenciation tarifaire

La différenciation horizontale

Explication

La différenciation horizontale correspond au goût pour la variété entre des biens de qualité égale. La différenciation verticale repose au contraire sur des écarts de qualité liés notamment au revenu.

9. À quelle date le Traité de Port-Louis a-t-il créé l’OHADA ?

Le 17 octobre 2008
Le 17 novembre 1993
Le 17 octobre 1993
Le 17 septembre 2008

Le 17 octobre 1993

Explication

Le Traité de Port-Louis instituant l’OHADA a été signé le 17 octobre 1993. L’année 2008 correspond à sa révision à Québec, et non à sa création.

10. Quelle combinaison décrit correctement l’OHADA ?

Elle regroupe 17 États et compte cinq Actes uniformes entrés en vigueur
Elle regroupe 25 États et compte dix Actes uniformes entrés en vigueur
Elle regroupe 17 États et compte dix Actes uniformes entrés en vigueur
Elle regroupe dix États et compte 17 Actes uniformes entrés en vigueur

Elle regroupe 17 États et compte dix Actes uniformes entrés en vigueur

Explication

L’OHADA réunit 17 États et compte dix Actes uniformes déjà entrés en vigueur dans ses États membres. Le nombre d’États et celui des Actes uniformes désignent deux éléments distincts de l’organisation.

11. Quel objectif caractérise principalement l’OHADA ?

Harmoniser les programmes scolaires, financer les universités et reconnaître les diplômes
Favoriser l’intégration juridique, sécuriser les entreprises et faciliter les échanges entre ses membres
Coordonner les politiques monétaires, fixer les taux de change et gérer une banque centrale africaine
Organiser la défense commune, contrôler les frontières et administrer les ressources militaires

Favoriser l’intégration juridique, sécuriser les entreprises et faciliter les échanges entre ses membres

Explication

L’OHADA est une organisation internationale qui poursuit l’intégration juridique, la sécurisation des activités des entreprises et la facilitation des échanges. Les fonctions monétaires, militaires ou éducatives ne définissent pas sa mission principale.

12. Sur quels axes le NEPAD a-t-il notamment concentré son action commerciale et économique ?

L’intégration africaine, la facilitation du commerce et la participation privée aux infrastructures
La création d’une monnaie unique, la centralisation fiscale et la suppression des stratégies nationales
La réglementation des juridictions commerciales, la rédaction des Actes uniformes et l’arbitrage régional
La fermeture des marchés, la réduction des investissements privés et la priorité aux échanges extra-africains

L’intégration africaine, la facilitation du commerce et la participation privée aux infrastructures

Explication

Le NEPAD a mis l’accent sur l’intégration africaine, la facilitation du commerce, l’implication du secteur privé dans les infrastructures et l’articulation des stratégies nationales. La rédaction des Actes uniformes et l’arbitrage relèvent plutôt de l’OHADA.

13. Quelle comparaison décrit correctement la part du commerce intra-régional africain dans le commerce extérieur du continent ?

Elle atteint près de 20 %, contre moins de 10 % en Amérique latine et 40 % en Asie.
Elle dépasse 50 %, contre environ 40 % en Amérique latine et 20 % en Asie.
Elle approche 40 %, contre près de 20 % en Amérique latine et moins de 10 % en Asie.
Elle reste inférieure à 10 %, contre près de 20 % en Amérique latine et 40 % en Asie.

Elle reste inférieure à 10 %, contre près de 20 % en Amérique latine et 40 % en Asie.

Explication

Le commerce intra-régional africain représente moins de 10 % du commerce extérieur du continent, une proportion inférieure à celles observées en Amérique latine et en Asie. Les autres réponses inversent ou exagèrent les niveaux comparés.

14. Quelle combinaison d’actions répond le mieux aux priorités commerciales africaines identifiées pour renforcer les exportations ?

Améliorer l’investissement, les infrastructures, les douanes, l’intégration régionale et les capacités exportatrices.
Réduire l’investissement public, limiter les échanges régionaux et concentrer les exportations sur quelques produits.
Accroître les barrières douanières, restreindre les infrastructures et diminuer la coopération entre États.
Privilégier les importations, différer les réformes administratives et réduire la compétitivité des entreprises.

Améliorer l’investissement, les infrastructures, les douanes, l’intégration régionale et les capacités exportatrices.

Explication

Les priorités associent l’amélioration du climat de l’investissement, de la compétitivité et des infrastructures à la facilitation douanière, à l’intégration régionale et au soutien des exportateurs. Les autres combinaisons vont à l’encontre de ces leviers de développement commercial.

15. Quelle décision a été prise lors de la réunion ministérielle de Hong Kong de l’OMC concernant les importations des pays les moins avancés ?

Les pays développés réduiraient leurs droits et contingents sur environ 50 % de ces importations.
Les pays développés supprimeraient les droits et contingents sur au moins 97 % de ces importations.
Les pays développés supprimeraient les droits et contingents sur la totalité de ces importations.
Les pays les moins avancés supprimeraient leurs droits et contingents sur 97 % de leurs exportations.

Les pays développés supprimeraient les droits et contingents sur au moins 97 % de ces importations.

Explication

La décision prévoyait une franchise pour au moins 97 % des importations provenant des pays les moins avancés. Elle ne portait donc pas sur la totalité des importations, contrairement à une confusion fréquente.

16. À combien s’élevaient approximativement les subventions agricoles des pays de l’OCDE en 2006 ?

Près de 268 milliards de dollars
Environ 68 milliards de dollars
Environ 128 milliards de dollars
Près de 468 milliards de dollars

Près de 268 milliards de dollars

Explication

Les subventions agricoles des pays de l’OCDE atteignaient près de 268 milliards de dollars en 2006. Les autres montants ne correspondent pas à l’estimation attribuée à cette année.

17. Quel est l’objectif fondamental de la Zone de libre-échange continentale africaine ?

Intégrer à terme les 55 États de l’Union africaine dans une zone de libre-échange.
Remplacer les unions douanières nationales par une monnaie commune africaine.
Réserver les échanges préférentiels aux États africains ayant les économies les plus développées.
Regrouper certaines communautés économiques régionales autour d’un marché limité.

Intégrer à terme les 55 États de l’Union africaine dans une zone de libre-échange.

Explication

La ZLECAf est conçue pour intégrer progressivement les 55 États de l’Union africaine dans une zone de libre-échange continentale. Elle se distingue ainsi des communautés économiques régionales, dont le périmètre est plus restreint.

18. Quelle distinction chronologique concernant la ZLECAf est correcte ?

Le projet a été lancé en 2012, avec une création initialement prévue pour 2017.
Le projet a été lancé en 2018, avec une création initialement prévue pour 2021.
Le projet a été lancé en 2021, avec une création initialement prévue pour 2018.
Le projet a été lancé en 2017, avec une création initialement prévue pour 2012.

Le projet a été lancé en 2012, avec une création initialement prévue pour 2017.

Explication

La Conférence de l’Union africaine a décidé de lancer le projet en janvier 2012 et visait alors une création en 2017. Les autres réponses intervertissent ou remplacent ces repères chronologiques.

19. Que s’est-il produit le 21 mars 2018 lors du sommet de Kigali ?

Les échanges de la ZLECAf ont commencé pour les pays signataires.
Le projet continental a été lancé par la Conférence de l’Union africaine.
Quarante-quatre pays ont signé l’accord de libre-échange continental africain.
Vingt-deux pays ont ratifié l’accord de libre-échange continental africain.

Quarante-quatre pays ont signé l’accord de libre-échange continental africain.

Explication

Le 21 mars 2018, 44 pays ont signé l’accord de libre-échange continental africain à Kigali. Le seuil de ratifications a été atteint plus tard, tandis que le lancement politique du projet remontait à 2012.

20. Quel événement a eu lieu le 29 avril 2019 pour permettre la mise en place de la ZLECAf ?

La mise en œuvre commerciale a commencé pour les pays ayant ratifié l’accord.
Le seuil de 22 ratifications nécessaires a été atteint.
La Conférence de l’Union africaine a lancé le projet continental.
L’accord continental a été signé par 44 pays à Kigali.

Le seuil de 22 ratifications nécessaires a été atteint.

Explication

Le 29 avril 2019, la ZLECAf a atteint le seuil de 22 ratifications requis pour sa mise en place. La signature de l’accord et le début effectif de son fonctionnement correspondent à d’autres étapes du calendrier.

21. Quelle fonction caractérise principalement l’ECOSOC au sein de l’ONU ?

Coordonner l’action économique et sociale de l’ONU et superviser ses commissions régionales.
Financer le développement des États grâce à différents types de prêts.
Unifier les règles du droit commercial international entre les États membres.
Favoriser la stabilité monétaire et réduire les déséquilibres des balances des paiements.

Coordonner l’action économique et sociale de l’ONU et superviser ses commissions régionales.

Explication

L’ECOSOC met en œuvre des mesures économiques et sociales, coordonne les institutions spécialisées et contrôle les commissions économiques régionales. L’unification du droit commercial relève de la CNUDCI, tandis que les deux autres fonctions renvoient à des institutions financières.

22. Quelle mission distingue la CNUCED de la CNUDCI ?

La CNUCED traite du commerce et du développement en portant les préoccupations des pays pauvres.
La CNUCED unifie le droit commercial international par l’élaboration de règles juridiques communes.
La CNUCED stabilise les monnaies et corrige les déséquilibres des balances des paiements.
La CNUCED coordonne les commissions économiques régionales et les institutions spécialisées de l’ONU.

La CNUCED traite du commerce et du développement en portant les préoccupations des pays pauvres.

Explication

La CNUCED est consacrée au commerce et au développement et cherche à répondre aux préoccupations des pays pauvres par des réformes. L’unification du droit commercial international appartient à la CNUDCI, tandis que les autres missions relèvent d’autres institutions.

23. Quel est l’objectif principal de la CNUDCI ?

Coordonner les politiques économiques et sociales des institutions de l’ONU.
Unifier le droit du commerce international entre les différents États.
Financer les projets de développement et accorder des prêts aux gouvernements.
Soutenir la coopération monétaire et la stabilité du système international.

Unifier le droit du commerce international entre les différents États.

Explication

La CNUDCI est la Commission des Nations Unies pour le droit commercial international et vise à harmoniser ce droit. Le financement du développement relève de la Banque mondiale, la coordination économique de l’ECOSOC et la coopération monétaire du FMI.

24. Quelle institution, créée en juillet 1944, cherche notamment à favoriser la coopération monétaire et la stabilité des échanges ?

Le Fonds monétaire international
La Banque mondiale
L’Organisation mondiale du commerce
La CNUCED

Le Fonds monétaire international

Explication

Créé en juillet 1944, le FMI veille au fonctionnement du système monétaire international et cherche à favoriser la coopération monétaire, la stabilité des échanges et la réduction des déséquilibres extérieurs. La Banque mondiale finance le développement, tandis que les deux autres institutions ont des missions commerciales différentes.

25. Dans quelle situation l’État agit-il comme opérateur économique dans le commerce international ?

Lorsqu’il conclut un contrat avec une société étrangère
Lorsqu’il fixe les conditions d’accès à son territoire
Lorsqu’il contrôle la conformité des marchandises importées
Lorsqu’il adopte une règle applicable aux importations

Lorsqu’il conclut un contrat avec une société étrangère

Explication

L’État est opérateur économique lorsqu’il traite avec des sociétés étrangères et conclut des contrats. L’adoption de règles ou la fixation de conditions relèvent plutôt de son rôle d’autorité normative.

26. Quelle affirmation distingue correctement l’immunité de juridiction de l’immunité d’exécution ?

La première protège les marchandises, la seconde les décisions rendues par les tribunaux
La première vise les sociétés étrangères, la seconde les autorités administratives
La première concerne le recours aux tribunaux, la seconde les biens pouvant être saisis
La première concerne les biens saisis, la seconde les contrats conclus avec l’étranger

La première concerne le recours aux tribunaux, la seconde les biens pouvant être saisis

Explication

L’immunité de juridiction concerne la compétence des tribunaux étrangers, tandis que l’immunité d’exécution concerne la saisie des biens de l’État. Confondre ces deux protections revient à attribuer aux tribunaux la fonction de protection des biens.

27. Quel bien de l’État peut, en principe, faire l’objet d’une saisie dans le cadre de l’immunité d’exécution ?

Un bien affecté à une activité économique ou commerciale
Un immeuble abritant une administration souveraine
Un bâtiment affecté aux fonctions diplomatiques de l’État
Une installation utilisée pour un service public essentiel

Un bien affecté à une activité économique ou commerciale

Explication

L’immunité d’exécution protège en principe les biens affectés à la souveraineté ou au service public, mais elle peut laisser saisir un bien consacré à une activité économique ou commerciale. Un bien diplomatique ou administratif bénéficie donc d’une protection différente.

28. Quelle caractéristique définit un groupe de sociétés ?

Une entreprise unique répartissant ses activités entre plusieurs services
Des administrations publiques coordonnées par une même autorité économique
Des sociétés sans personnalité juridique placées sous une même direction
Des sociétés juridiquement distinctes réunies par une unité de contrôle

Des sociétés juridiquement distinctes réunies par une unité de contrôle

Explication

Un groupe de sociétés réunit des entités qui conservent chacune leur personnalité juridique tout en partageant une unité de décision, de gestion ou de contrôle. Il ne s’agit donc pas d’une seule entreprise divisée en services.

29. Une société française et une société belge concluent un contrat exécuté entièrement en France, sans autre lien avec le commerce international. Pourquoi leurs nationalités ne suffisent-elles pas à rendre la vente internationale ?

Parce que la vente doit concerner des marchandises produites hors de France
Parce qu’une vente devient internationale après une autorisation administrative
Parce qu’un rattachement réel au commerce international est nécessaire
Parce que les parties doivent avoir des établissements dans des continents différents

Parce qu’un rattachement réel au commerce international est nécessaire

Explication

La différence de nationalité ne suffit pas à elle seule à caractériser l’internationalité de la vente. Il faut un véritable rattachement du contrat au commerce international, tandis qu’une production étrangère ou une autorisation administrative n’est pas exigée par cette distinction.

30. Quel élément relève du critère économique de l’internationalité d’un contrat ?

Un double mouvement de flux et de reflux de marchandises au-delà des frontières
La possibilité que plusieurs droits nationaux soient désignés par une règle de conflit
La nationalité différente des parties au moment de la signature du contrat
La compétence d’un tribunal étranger pour connaître du litige

Un double mouvement de flux et de reflux de marchandises au-delà des frontières

Explication

Le critère économique repose sur les flux commerciaux transfrontaliers et les intérêts du commerce international. La désignation possible de plusieurs droits relève du critère juridique, non du critère économique.

31. Quand le critère juridique qualifie-t-il un contrat d’international ?

Lorsqu’il porte sur une marchandise soumise à un contrôle douanier
Lorsqu’il est rattaché à des normes de plusieurs États et fait naître un conflit de lois
Lorsqu’il entraîne un transport de marchandises entre deux ports étrangers
Lorsqu’il met en relation deux commerçants de nationalités différentes

Lorsqu’il est rattaché à des normes de plusieurs États et fait naître un conflit de lois

Explication

Le critère juridique s’attache au rattachement du contrat à des normes susceptibles d’émaner de plusieurs États, ce qui peut créer un conflit de lois. Le transport transfrontalier correspond plutôt à une manifestation du critère économique.

32. Selon la Convention de Vienne du 11 avril 1980, à quelle condition la vente est-elle internationale ?

Les parties possèdent des nationalités différentes au jour de la vente
La marchandise traverse effectivement une frontière après la livraison
Les établissements des parties sont situés dans des États différents
Le contrat est rédigé dans deux langues juridiquement reconnues

Les établissements des parties sont situés dans des États différents

Explication

La CVIM retient la localisation des établissements des parties dans des États différents pour qualifier la vente d’internationale. La différence de nationalité, le franchissement effectif d’une frontière ou la langue du contrat ne constituent pas le critère retenu.

33. Quelle est la structure générale de la Convention de Vienne sur la vente internationale de marchandises ?

Elle comprend 101 articles consacrés exclusivement au transport et au paiement des marchandises
Elle comprend 101 articles portant principalement sur l’arbitrage et l’exécution des jugements
Elle comprend 101 articles organisés autour des sanctions douanières et des formalités fiscales
Elle comprend 101 articles consacrés notamment à l’application, à la formation et à la vente

Elle comprend 101 articles consacrés notamment à l’application, à la formation et à la vente

Explication

La CVIM comporte 101 articles répartis entre le champ d’application et les dispositions générales, la formation du contrat, la vente de marchandises et les dispositions finales. Les transports, sanctions douanières ou arbitrages ne constituent pas son organisation principale.

34. Dans quel cas la CVIM peut-elle s’appliquer directement à un contrat de vente internationale ?

Lorsque le contrat concerne un aéronef et que les parties choisissent la loi d’un État contractant
Lorsque le vendeur est établi dans un État contractant, même si l’acheteur est un consommateur
Lorsque les établissements des parties sont dans des États différents et que le juge appartient à un État contractant
Lorsque le juge appartient à un État non contractant et écarte sa propre règle de conflit

Lorsque les établissements des parties sont dans des États différents et que le juge appartient à un État contractant

Explication

La CVIM s’applique principalement lorsque les parties ont leurs établissements dans des États différents et que le juge saisi relève d’un État contractant. Devant un juge non contractant, son application dépend de la règle de conflit, et certaines catégories de ventes restent exclues.

35. Quelle vente est exclue du champ d’application de la CVIM ?

La vente d’un bien destiné à l’usage personnel de l’acheteur, lorsque le vendeur le savait
La vente internationale de produits ordinaires conclue entre deux négociants
La vente de marchandises entre deux entreprises établies dans des États différents
La vente commerciale de machines destinée à une activité industrielle étrangère

La vente d’un bien destiné à l’usage personnel de l’acheteur, lorsque le vendeur le savait

Explication

La CVIM exclut notamment les ventes aux consommateurs destinées à un usage personnel, familial ou domestique lorsque le vendeur le savait. Les ventes commerciales ordinaires entre entreprises établies dans des États différents relèvent en principe de la Convention.

36. Quelle règle la CVIM pose-t-elle concernant la forme et la preuve du contrat de vente internationale ?

Le contrat doit être signé par les deux parties et enregistré auprès d’une autorité publique
Le contrat doit être établi par acte authentique lorsque les marchandises franchissent une frontière
Le contrat peut être conclu sans écrit et prouvé par tout moyen, y compris par témoins
Le contrat doit être rédigé dans la langue de chaque partie et confirmé par facture

Le contrat peut être conclu sans écrit et prouvé par tout moyen, y compris par témoins

Explication

L’article 11 consacre le consensualisme en permettant de conclure le contrat sans écrit et d’en rapporter la preuve par tous moyens, notamment par témoins. Les exigences de signature, d’enregistrement ou d’acte authentique ne sont donc pas imposées par cette règle.

37. Quelle caractéristique définit une joint-venture internationale ?

Elle associe plusieurs entreprises autour d’un objectif précis et temporaire, tout en préservant leur autonomie.
Elle intègre plusieurs entreprises dans une structure hiérarchique durable dirigée par une société mère.
Elle impose aux entreprises partenaires de renoncer à leur pouvoir de décision pendant le projet.
Elle confie à une entreprise unique la réalisation des obligations assumées par tous les partenaires.

Elle associe plusieurs entreprises autour d’un objectif précis et temporaire, tout en préservant leur autonomie.

Explication

La joint-venture réunit plusieurs entreprises pour atteindre un but déterminé pendant une période limitée, sans supprimer leur autonomie. Une structure hiérarchisée de succursale repose au contraire sur un lien de dépendance organisationnelle.

38. Dans quelle situation reconnaît-on un accord horizontal ou un consortium plutôt qu’un accord vertical ?

Une entreprise signataire sous-traite une partie de ses obligations à des partenaires coordonnés par un chef de file.
Un donneur d’ordre confie l’ensemble de l’exécution à une entreprise qui organise ensuite ses sous-traitants.
Chaque entreprise entretient un lien direct avec le client et intervient comme cotraitante.
Un partenaire principal centralise les relations contractuelles et répartit les tâches entre les autres entreprises.

Chaque entreprise entretient un lien direct avec le client et intervient comme cotraitante.

Explication

Dans un accord horizontal ou un consortium, chaque entreprise est directement liée au client et possède la qualité de cotraitante. L’accord vertical se caractérise plutôt par la présence d’un chef de file qui coordonne des entreprises intervenant en sous-traitance.

39. Quel principe gouverne la responsabilité des partenaires dans une coopération interentreprises ?

Chaque partenaire conserve son pouvoir de décision et assume la charge financière liée à ses propres prestations.
Les partenaires transfèrent leur pouvoir de décision à un comité qui supporte les risques financiers du projet.
Chaque partenaire partage de manière identique les coûts, quelle que soit la prestation effectivement réalisée.
Le chef de file détient le pouvoir de décision et prend en charge les conséquences financières de toutes les prestations.

Chaque partenaire conserve son pouvoir de décision et assume la charge financière liée à ses propres prestations.

Explication

La coopération interentreprises repose sur l’égalité des partenaires, qui gardent leur pouvoir de décision et supportent une responsabilité financière liée à leurs propres prestations. Le rôle d’un chef de file ou d’un comité de coordination ne transforme pas cette égalité en hiérarchie générale.

40. Quel est le rôle caractéristique d’un sponsor-agent dans une opération internationale ?

Il recherche un marché déterminé pour une entreprise étrangère sans la représenter en principe.
Il négocie et conclut durablement des contrats au nom et pour le compte d’un mandant.
Il met en relation deux parties puis conclut lui-même le contrat qui les engage.
Il dirige l’exécution des prestations et assume les obligations contractuelles du fournisseur étranger.

Il recherche un marché déterminé pour une entreprise étrangère sans la représenter en principe.

Explication

Le sponsor-agent fournit ses services pour aider une entreprise étrangère à obtenir un marché international déterminé et agit en principe comme courtier sans la représenter. L’agent commercial dispose, lui, d’un mandat de négociation ou de conclusion au nom et pour le compte du mandant.

41. Que fait principalement un courtier international ?

Il représente une entreprise étrangère dans l’exécution du contrat et engage directement sa responsabilité.
Il coordonne les prestations des parties après la conclusion du contrat et fixe leurs obligations réciproques.
Il négocie de façon permanente les contrats du mandant et peut les conclure au nom de celui-ci.
Il met en relation des personnes souhaitant contracter, sans conclure lui-même le contrat, en échange d’un courtage.

Il met en relation des personnes souhaitant contracter, sans conclure lui-même le contrat, en échange d’un courtage.

Explication

Le courtier international rapproche les personnes désireuses de contracter sans devenir lui-même partie au contrat, puis reçoit la rémunération appelée courtage. Cette absence de pouvoir de conclusion le distingue du représentant ou de l’agent commercial mandaté.

42. Quelle mission caractérise l’agent commercial international ?

Il exécute personnellement les prestations vendues et devient partie aux contrats conclus avec les clients.
Il négocie de manière permanente et peut conclure des contrats au nom et pour le compte de son mandant.
Il recherche un marché précis pour une entreprise étrangère tout en restant en principe dépourvu de représentation.
Il rapproche ponctuellement deux personnes sans disposer d’un mandat pour négocier leurs engagements.

Il négocie de manière permanente et peut conclure des contrats au nom et pour le compte de son mandant.

Explication

L’agent commercial international est un mandataire indépendant chargé de façon permanente de négocier et éventuellement de conclure des contrats pour le compte de son mandant. Le courtier, contrairement à lui, se limite à mettre les parties en relation sans conclure le contrat.

43. À défaut de choix des parties, quelle loi régit en principe le contrat de courtage selon la Convention de La Haye du 14 mars 1978 ?

La loi de l’État dont le courtier possède la nationalité au moment de la conclusion du contrat.
La loi de l’État où le courtier possède son établissement professionnel ou sa résidence habituelle lors de la formation du contrat.
La loi de l’État où le contrat principal est exécuté, même si le courtier y exerce peu son activité.
La loi de l’État où le donneur d’ordre possède son siège, quelle que soit l’activité réelle du courtier.

La loi de l’État où le courtier possède son établissement professionnel ou sa résidence habituelle lors de la formation du contrat.

Explication

Sans choix des parties, la Convention retient en principe la loi de l’État de l’établissement professionnel ou de la résidence habituelle du courtier lors de la formation du contrat. Une exception existe lorsque le courtier exerce principalement dans l’État du donneur d’ordre.

44. Dans quelle situation la loi française du 31 décembre 1975 est-elle qualifiée de loi de police par l’arrêt de la chambre mixte du 23 novembre 2007 ?

Lorsque la construction de l’immeuble est située en France, ce lien territorial justifiant l’application de la loi française.
Lorsque le contrat principal choisit la loi française, indépendamment du lieu où l’immeuble est construit.
Lorsque le sous-traitant est français, même si le chantier et les autres parties se trouvent à l’étranger.
Lorsque le maître d’ouvrage réside en France, même si l’opération ne présente aucun autre lien avec ce pays.

Lorsque la construction de l’immeuble est située en France, ce lien territorial justifiant l’application de la loi française.

Explication

L’arrêt du 23 novembre 2007 retient la qualité de loi de police de la loi française lorsque l’immeuble est construit en France. La protection invoquée ne suffit donc pas en l’absence d’un lien territorial pertinent avec la France.

45. Quelle condition l’arrêt de la chambre commerciale du 27 avril 2011 exige-t-il pour appliquer la loi du 31 décembre 1975 comme loi de police ?

Le sous-traitant doit avoir expressément accepté l’application de la loi française dans le contrat.
Le contrat principal doit être soumis à la loi française par une clause choisie avant tout litige.
Le juge doit caractériser un lien de rattachement de l’opération avec la France.
Le maître d’ouvrage doit être établi en France, même si les travaux sont réalisés dans un autre État.

Le juge doit caractériser un lien de rattachement de l’opération avec la France.

Explication

L’arrêt du 27 avril 2011 reconnaît la loi du 31 décembre 1975 comme loi de police sous réserve que le juge établisse un lien de rattachement de l’opération avec la France. Son application ne découle donc pas de la seule volonté abstraite de protéger le sous-traitant.

46. Quel est l’objet principal d’une concession exclusive internationale ?

Réserver à un concessionnaire la distribution des produits du concédant sur un territoire et une période déterminés
Autoriser plusieurs distributeurs indépendants à vendre les produits sans exclusivité territoriale
Transférer directement la propriété des produits du concédant à un acheteur sur un marché déterminé
Communiquer à un partenaire local un savoir-faire secret avec une assistance technique continue

Réserver à un concessionnaire la distribution des produits du concédant sur un territoire et une période déterminés

Explication

La concession exclusive organise une distribution réservée au concessionnaire pour le compte du concédant dans un cadre territorial et temporel défini. Elle ne réalise pas un transfert direct de propriété comme le ferait un contrat de vente.

47. Quelle loi s’applique au contrat de concession internationale lorsque les parties n’ont effectué aucun choix de loi ?

La loi du distributeur, en raison de son activité commerciale principale
La loi du concédant, conformément à l’arrêt du 15 mai 2001
La loi du pays où les produits sont principalement revendus
La loi du tribunal saisi, indépendamment du lieu d’établissement des parties

La loi du concédant, conformément à l’arrêt du 15 mai 2001

Explication

En l’absence de choix des parties, l’arrêt de la première chambre civile du 15 mai 2001 retient la loi du concédant. La loi du distributeur n’est pas la solution adoptée par cette décision.

48. Quel élément caractérise la franchise internationale ?

Une relation de travail subordonnée fondée sur le contrôle quotidien du franchiseur dans le pays d’accueil
Des partenaires indépendants liés par une marque, un savoir-faire et une assistance continue dans un autre pays
Une association entre sociétés dans laquelle le partenaire local devient automatiquement propriétaire du réseau
Une vente de produits qui transfère la propriété sans licence de marque ni transmission de méthodes commerciales

Des partenaires indépendants liés par une marque, un savoir-faire et une assistance continue dans un autre pays

Explication

La franchise internationale repose sur l’indépendance juridique des partenaires, l’utilisation d’une marque ou enseigne, la transmission d’un savoir-faire et une assistance continue. Elle ne crée donc pas, par elle-même, un lien de subordination salariale.

49. Que concède le titulaire dans une licence de brevets ?

La gestion temporaire d’une unité industrielle avec la formation initiale de son personnel
La jouissance totale ou partielle du droit d’exploitation du brevet en échange d’une redevance
La communication d’une technique confidentielle protégée principalement par le maintien du secret
La construction forfaitaire d’un équipement dont les performances sont vérifiées au démarrage

La jouissance totale ou partielle du droit d’exploitation du brevet en échange d’une redevance

Explication

La licence de brevets accorde au licencié un droit d’exploitation total ou partiel du brevet contre le paiement d’une redevance. La transmission d’une technique protégée par le secret correspond plutôt à une licence de know-how.

50. Par quel moyen la communication du know-how est-elle principalement protégée ?

Par une garantie de capacité d’un équipement industriel pendant la période de démarrage
Par un titre de propriété industrielle conférant un monopole légal sur une invention déterminée
Par le secret entourant les connaissances techniques nécessaires à la fabrication d’un produit
Par une clause d’arbitrage qui interdit au client de contester les performances promises

Par le secret entourant les connaissances techniques nécessaires à la fabrication d’un produit

Explication

Le know-how consiste en des connaissances utiles à la fabrication d’un produit, dont la protection repose principalement sur le secret. À l’inverse, le brevet bénéficie d’une protection légale attachée à un titre.

51. Dans un contrat d’assistance technique, quelle est l’obligation du fournisseur en l’absence de clause particulière ?

Une obligation de résultat, qui peut être réduite à une simple diligence par une clause
Une obligation de moyen, qui peut être transformée en obligation de résultat par une clause
Une obligation de construction forfaitaire comprenant la conception et la livraison d’une usine
Une obligation de garantie portant sur la propriété industrielle des techniques communiquées

Une obligation de moyen, qui peut être transformée en obligation de résultat par une clause

Explication

L’assistance technique impose en principe au fournisseur de mettre en œuvre des diligences adaptées, ce qui correspond à une obligation de moyen. Une clause contractuelle peut toutefois renforcer cet engagement en obligation de résultat.

52. Quel engagement distingue le contrat produits en main du contrat clé en main ?

Permettre au client de choisir la loi applicable au contrat pendant la période de construction
Accorder au client une licence de brevet pour exploiter les inventions utilisées dans l’équipement
Garantir au distributeur une exclusivité territoriale pour la revente des produits fabriqués
Former le personnel du client afin qu’il puisse exploiter l’unité industrielle après une gestion initiale

Former le personnel du client afin qu’il puisse exploiter l’unité industrielle après une gestion initiale

Explication

Le contrat produits en main ajoute au contrat clé en main la formation pratique du personnel et une gestion initiale permettant le transfert essentiel de la technologie. Le contrat clé en main porte principalement sur l’étude, la conception et la construction de l’équipement.

53. Quels tribunaux peuvent être saisis par le salarié demandeur selon l’article 19 du règlement CE 44/2001 ?

Ceux du domicile de l’employeur, du travail habituel, de l’embauche ou du dernier travail habituel
Ceux du domicile du salarié, du siège de la société mère, du lieu de paiement ou du siège du syndicat
Ceux du lieu de licenciement, du domicile du salarié et du tribunal choisi par l’employeur
Ceux du lieu de signature du contrat, du domicile du salarié ou de toute filiale étrangère

Ceux du domicile de l’employeur, du travail habituel, de l’embauche ou du dernier travail habituel

Explication

Le salarié demandeur bénéficie de plusieurs fors, notamment le domicile de l’employeur, le lieu habituel de travail, le lieu d’embauche et le dernier lieu habituel de travail. Cette pluralité ne se confond pas avec le régime plus restrictif applicable au salarié défendeur.

54. Dans quel cas une clause attributive de juridiction insérée dans un contrat de travail peut-elle produire effet ?

Lorsqu’elle désigne le tribunal du siège social, quelle que soit la date de conclusion et la volonté du salarié
Lorsqu’elle figure dans le contrat initial et désigne le tribunal choisi par l’employeur avant tout conflit
Lorsqu’elle est conclue après la naissance du différend ou invoquée par le travailleur pour saisir d’autres tribunaux
Lorsqu’elle est approuvée par l’entreprise après le licenciement, même si le salarié ne l’invoque pas

Lorsqu’elle est conclue après la naissance du différend ou invoquée par le travailleur pour saisir d’autres tribunaux

Explication

La clause est valable si elle est postérieure à la naissance du différend ou si le travailleur l’utilise pour saisir d’autres tribunaux que ceux normalement compétents. Une clause imposée dès l’origine par l’employeur ne remplit pas, à elle seule, ces conditions.

55. Quel est l’effet d’une clause compromissoire sur le salarié qui a régulièrement saisi la juridiction compétente ?

Elle s’applique si l’employeur démontre que l’arbitrage est plus rapide que le procès judiciaire
Elle oblige le salarié à abandonner la procédure judiciaire dès que l’employeur invoque la clause
Elle devient valable lorsque le contrat prévoit une activité internationale exercée dans plusieurs pays
Elle ne peut pas lui être opposée, quelle que soit la loi régissant le contrat de travail

Elle ne peut pas lui être opposée, quelle que soit la loi régissant le contrat de travail

Explication

La clause compromissoire est inopposable au salarié qui a régulièrement saisi le juge compétent, indépendamment de la loi applicable au contrat. L’employeur ne peut donc pas imposer l’arbitrage par sa seule invocation.

56. Quel noyau de règles la directive 96/71 impose-t-elle aux États d’accueil pour les travailleurs détachés ?

Des règles impératives sur le salaire, le temps de travail, le repos, les congés, la santé et certaines protections
Des règles procédurales relatives au licenciement, à l’arbitrage, à la compétence judiciaire et au choix de la loi
Des règles facultatives portant sur la rémunération, la formation professionnelle, la mobilité et la retraite complémentaire
Des règles fiscales harmonisées concernant les salaires, les bénéfices, les cotisations et les indemnités de déplacement

Des règles impératives sur le salaire, le temps de travail, le repos, les congés, la santé et certaines protections

Explication

La directive impose un noyau dur de protections impératives, comprenant notamment le salaire minimum, la durée du travail, le repos, les congés, la sécurité, la santé et certaines catégories particulières. Elle ne constitue pas un régime général d’harmonisation fiscale ou procédurale.

57. Que permet la loi d’autonomie dans un contrat international ?

Le juge doit appliquer la loi de son propre pays
Les parties peuvent choisir une loi sans lien avec le contrat
Les parties doivent retenir la loi du lieu de conclusion
Le contrat est soumis à la loi du lieu d’exécution

Les parties peuvent choisir une loi sans lien avec le contrat

Explication

La loi d’autonomie autorise les parties à choisir librement la loi applicable, même en l’absence de lien entre cette loi et le contrat. La loi du for dépend, quant à elle, du juge saisi et non de la volonté contractuelle.

58. En l’absence de choix exprès de la loi applicable, quelle démarche le juge doit-il suivre ?

Imposer la loi du tribunal compétent pour le litige
Appliquer la loi personnelle de chacune des parties au contrat
Retenir la loi du pays où le contrat a été signé
Rechercher la loi applicable à partir de l’économie de la convention et des circonstances

Rechercher la loi applicable à partir de l’économie de la convention et des circonstances

Explication

Lorsque les parties n’ont pas choisi expressément une loi, le juge la recherche en analysant l’économie de la convention et les circonstances de la cause. Le choix exprès relève des parties, tandis que cette détermination subsidiaire relève du juge.

59. Quelle situation caractérise un choix implicite de la loi applicable au contrat ?

Le juge déduit la loi applicable du lieu où le contrat est exécuté
Des clauses renvoient à un texte ou à une règle d’un pays déterminé
Une clause désigne directement la loi d’un pays comme compétente
Les parties indiquent le tribunal chargé de trancher leur différend

Des clauses renvoient à un texte ou à une règle d’un pays déterminé

Explication

Le choix implicite résulte d’indices contractuels, notamment de clauses renvoyant à un texte ou à une règle d’un pays déterminé. Une désignation directe de la loi constitue au contraire un choix explicite.

60. Dans quel ordre le juge examine-t-il les éléments de localisation du contrat en l’absence de choix des parties ?

Indices extrinsèques, indices généraux, puis indices particuliers
Indices généraux, indices extrinsèques, puis indices particuliers
Indices particuliers, indices extrinsèques, puis indices généraux
Indices généraux, indices particuliers, puis indices extrinsèques

Indices généraux, indices particuliers, puis indices extrinsèques

Explication

Le juge procède progressivement en examinant d’abord les indices généraux, puis les indices particuliers et enfin les indices extrinsèques. Cet ordre structure la recherche de la loi applicable lorsque les parties n’ont pas choisi de loi.

61. Quelle matière relève en principe de la loi d’autonomie dans un contrat international ?

L’organisation du droit de gage général des créanciers
Les lois de police impératives applicables dans le pays concerné
La capacité juridique des cocontractants et leur statut personnel
Les vices du consentement et les sanctions liées à la formation du contrat

Les vices du consentement et les sanctions liées à la formation du contrat

Explication

La loi d’autonomie régit notamment le consentement, ses vices et les sanctions de l’inobservation des règles de formation. La capacité relève de la loi personnelle, tandis que le droit de gage et les lois de police obéissent à d’autres rattachements.

62. Quelles règles échappent à la loi d’autonomie en raison de leur nature particulière ?

La résolution du contrat et la prescription
La capacité des parties et les lois de police
L’effet relatif du contrat et les vices du consentement
L’interprétation du contrat et la force obligatoire

La capacité des parties et les lois de police

Explication

La capacité relève de la loi personnelle et les lois de police de la loi impérative applicable. Les autres matières proposées font en principe partie du domaine de la loi d’autonomie.

63. Quelle sanction de l’inexécution peut être régie par la loi d’autonomie ?

La résolution du contrat à la suite d’une inexécution
La capacité juridique d’un cocontractant devenu incapable
L’action paulienne exercée par un créancier contre un tiers
L’organisation du droit de gage général des créanciers

La résolution du contrat à la suite d’une inexécution

Explication

La loi d’autonomie régit les sanctions de l’inexécution, notamment la résolution, la résiliation et l’exception d’inexécution. La capacité et les actions des créanciers contre des tiers relèvent de rattachements distincts.

64. Quelle règle traditionnelle détermine la forme d’un contrat international ?

La forme est régie par la loi du tribunal saisi du différend
La forme est régie par la loi du pays où le contrat est exécuté
La forme est régie par la loi personnelle de chaque cocontractant
La forme est régie par la loi du pays où le contrat est conclu

La forme est régie par la loi du pays où le contrat est conclu

Explication

Selon la règle locus regit actum, la forme du contrat est traditionnellement soumise à la loi du pays de conclusion. Les parties peuvent toutefois choisir une autre loi par la loi d’autonomie.

65. Comment la méthode matérielle traite-t-elle une relation privée internationale ?

Elle combine les lois personnelles des parties pour construire une solution commune
Elle applique directement une règle substantielle sans passer par une règle de conflit
Elle renvoie le litige au juge du pays où la relation a pris naissance
Elle désigne d’abord la loi nationale compétente au moyen d’un facteur de rattachement

Elle applique directement une règle substantielle sans passer par une règle de conflit

Explication

La méthode matérielle applique directement des règles substantielles aux relations privées internationales. La méthode conflictuelle se distingue précisément parce qu’elle commence par désigner la loi applicable.

66. Quelles peuvent être les origines des règles matérielles du commerce international ?

Bilatérale, territoriale ou fondée sur la nationalité
Judiciaire, administrative ou exclusivement contractuelle
Nationale, conventionnelle ou coutumière
Commerciale, fiscale ou rattachée au droit de la famille

Nationale, conventionnelle ou coutumière

Explication

Les règles matérielles du commerce international peuvent provenir du droit national, de conventions internationales ou de la coutume. Les autres regroupements ne reprennent pas les trois origines reconnues pour ces règles.

67. Que répartissent les Incoterms dans une vente internationale ?

La capacité juridique, la nationalité et le domicile des parties à la vente
La compétence judiciaire, la loi applicable et la procédure du litige
La création, la gestion et la dissolution d’une société commerciale
Les frais, les risques et le transfert de propriété entre vendeur et acheteur

Les frais, les risques et le transfert de propriété entre vendeur et acheteur

Explication

Les Incoterms répartissent entre le vendeur et l’acheteur les frais, les risques et le transfert de propriété dans une vente internationale. Ils ne déterminent pas la capacité des parties ni la compétence judiciaire.

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Qu'est-ce que le Droit international privé ?

C'est la branche du droit qui règle les situations internationales de droit privé avec concours de lois ou juridictions.

Qu'est-ce que le Droit du commerce international ?

C'est l'ensemble des règles applicables aux relations commerciales internationales avec un élément d'extranéité.

Qu'est-ce qu'un élément d'extranéité ?

C'est un élément qui rattache une situation juridique à plusieurs ordres juridiques.

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