QCM : Institution internationale (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le cadre de la convention de 1958, jusqu’à quelle profondeur l’exploitation des ressources du plateau continental est-elle autorisée sans invoquer de capacités techniques particulières ?

Jusqu’à 100 milles au-delà de la marge continentale
Jusqu’à l’isobathe de 2 500 mètres
Jusqu’à 200 milles marins du littoral
Jusqu’à 200 mètres de profondeur

Jusqu’à 200 mètres de profondeur

Explication

La convention de 1958 retient une profondeur de 200 mètres, avec une possibilité d’aller au-delà si l’État possède les capacités techniques nécessaires. La limite de 200 milles concerne l’étendue de la marge continentale dans d’autres règles, et non une profondeur.

2. Un navire étranger traverse la ZEE d’un État sans exploiter ses ressources naturelles : quel principe s’applique à sa circulation ?

Il doit obtenir l’autorisation de l’État, qui contrôle tous les usages de la zone
Il peut circuler après avoir participé à la conservation des ressources halieutiques
Il peut y circuler librement, même si l’État gère les ressources de la zone
Il doit rester en dehors de la zone, réservée à l’exploitation par l’État côtier

Il peut y circuler librement, même si l’État gère les ressources de la zone

Explication

Dans la ZEE, l’État côtier dispose de compétences sur l’exploitation, l’exploration, la conservation et la gestion des ressources, tandis que les navires étrangers peuvent y circuler librement. La gestion des ressources ne signifie pas que l’État contrôle toute circulation maritime dans la zone.

3. Deux États ne parviennent pas à s’accorder sur une délimitation maritime : quelle ligne est le plus souvent recherchée ?

La ligne suivant la côte de l’État dont la marge est la plus étendue
La ligne médiane entre les espaces des deux États
La limite extérieure de l’espace aérien de chaque État
La frontière correspondant à la limite des 200 milles

La ligne médiane entre les espaces des deux États

Explication

En cas de désaccord sur une délimitation maritime, la ligne médiane est le plus souvent recherchée. La limite des 200 milles concerne notamment l’étendue de certaines zones maritimes et ne constitue pas la ligne de délimitation privilégiée dans ce cas.

4. Un aéronef étranger souhaite traverser l’espace aérien d’un État sans y atterrir et sans causer de dommage : quelle règle s’applique ?

Le passage, même inoffensif, est interdit dans cet espace souverain
Le passage est libre si l’aéronef ne survole pas le territoire terrestre
Le passage est permis jusqu’à la ligne Karman, puis soumis à autorisation
Le passage est libre tant que l’aéronef ne survole pas la mer territoriale

Le passage, même inoffensif, est interdit dans cet espace souverain

Explication

L’État exerce sa souveraineté dans l’espace aérien situé au-dessus de son territoire et de sa mer territoriale, et le libre passage y est interdit même s’il est inoffensif. La ligne Karman marque la limite supérieure de cet espace, mais elle ne rend pas libre le passage sous cette limite.

5. Que désigne la compétence personnelle d’un État ?

Le pouvoir qu’il exerce sur ses nationaux, y compris les personnes morales et les engins
Le pouvoir qu’il exerce sur les navires étrangers présents dans sa zone économique exclusive
Le pouvoir qu’il exerce sur toute personne présente sur son territoire
Le pouvoir qu’il exerce pour protéger ses ressortissants en se présentant comme victime à leur place

Le pouvoir qu’il exerce sur ses nationaux, y compris les personnes morales et les engins

Explication

La compétence personnelle permet à un État d’exercer son autorité sur ses nationaux, parmi lesquels peuvent figurer des individus, des personnes morales et des engins. La protection diplomatique constitue une notion distincte : elle consiste à défendre un ressortissant en se présentant comme victime à sa place.

6. Quelle convention prévoit un statut particulier, assorti de droits et d’obligations, pour un apatride présent sur le territoire d’un État membre ?

La Convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie
La Convention de 1951 sur le statut des réfugiés
La Convention de 1954 sur le statut d’apatride
La Convention de 1948 sur les droits de l’homme

La Convention de 1954 sur le statut d’apatride

Explication

La Convention de 1954 prévoit qu’un apatride présent dans un État membre peut bénéficier d’un statut particulier assorti de droits et d’obligations. La Convention de 1961 porte sur la réduction des cas d’apatridie, et non sur ce statut particulier.

7. Quelle fonction la compétence universelle permet-elle à un État d’exercer lorsqu’il n’a aucun lien avec une affaire ?

Se déclarer compétent dans certaines situations malgré l’absence de rattachement à l’affaire
Réglementer le comportement de ses nationaux lorsqu’ils agissent à l’étranger
Attribuer sa nationalité aux personnes présentes sur son territoire selon le droit du sol
Protéger diplomatiquement ses ressortissants en se présentant comme victime à leur place

Se déclarer compétent dans certaines situations malgré l’absence de rattachement à l’affaire

Explication

La compétence universelle permet à un État d’exercer sa compétence dans certaines situations même s’il n’est pas rattaché à l’affaire. La protection diplomatique concerne plutôt la défense des ressortissants d’un État à l’étranger.

8. À partir de quelle année le droit à l’indépendance se renforce-t-il avec la décolonisation ?

À partir de 1990, avec l’évolution de la compétence personnelle
À partir de 1945, avec la revendication du plateau continental
À partir de 1955, avec l’affaire Nottebohm
À partir de 1960, avec la décolonisation

À partir de 1960, avec la décolonisation

Explication

Le droit à l’indépendance se renforce en 1960, pendant la période de décolonisation. L’année 1945 est liée à la revendication américaine sur les ressources du plateau continental, et non à ce renforcement.

9. En quoi les organisations internationales diffèrent-elles des États dans l’ordre juridique international ?

Les organisations sont des sujets secondaires créés par les États, qui en sont les sujets primaires.
Les organisations et les États sont tous deux des sujets primaires, mais seuls les États coopèrent.
Les organisations sont des sujets primaires qui créent les États comme sujets secondaires.
Les organisations sont des organes souverains placés au-dessus des États dans l’ordre international.

Les organisations sont des sujets secondaires créés par les États, qui en sont les sujets primaires.

Explication

Les organisations internationales sont des sujets secondaires parce qu’elles sont créées par les États, sujets primaires de l’ordre juridique international. L’idée qu’elles seraient des organes souverains supérieurs aux États confond leur rôle de coopération avec un pouvoir hiérarchique qui n’existe pas dans cet ordre anarchique.

10. Pourquoi un État dont la marge continentale dépasse 200 milles peut-il revendiquer une portion plus étendue de son plateau continental ?

Parce que la navigation étrangère dans la ZEE donne droit à une extension du plateau continental.
Parce que la gestion des ressources halieutiques permet d’étendre le plateau jusqu’à 350 milles.
Parce qu’un organe prévu par la convention peut autoriser une extension, dans les limites fixées par celle-ci.
Parce que la continuité du continent suffit à justifier une revendication sans limite de distance.

Parce qu’un organe prévu par la convention peut autoriser une extension, dans les limites fixées par celle-ci.

Explication

La convention permet à un État dont la marge continentale dépasse 200 milles de revendiquer davantage, sous réserve de l’autorisation d’un organe compétent et des limites prévues. La continuité du continent est invoquée dans la revendication de Truman en 1945, mais elle ne justifie pas à elle seule une extension sans limites.

11. Deux États souhaitent régler en pratique une frontière aérienne verticale au-dessus de leurs territoires. Jusqu’à quelle limite la souveraineté étatique dans l’espace aérien est-elle reconnue ?

Jusqu’à la hauteur à laquelle les aéronefs civils ne peuvent plus voler
Jusqu’à la ligne Karman, située à 100 km au-dessus du sol
Jusqu’à la ligne médiane de leurs espaces maritimes adjacents
Jusqu’à la limite de la mer territoriale, sans hauteur maximale déterminée

Jusqu’à la ligne Karman, située à 100 km au-dessus du sol

Explication

La souveraineté de l’État dans l’espace aérien s’étend jusqu’à la ligne Karman, fixée à 100 km au-dessus du sol. La ligne médiane concerne plutôt la recherche d’une délimitation maritime en cas de désaccord.

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Quelle profondeur maximale la convention de 1958 fixe-t-elle pour l’exploitation du plateau continental ?

200 m, ou davantage si l’État possède les capacités techniques nécessaires.

Quelle limite marque la fin de la souveraineté étatique dans l’espace aérien ?

La ligne Karman, située à 100 km au-dessus du sol.

En quelle année Truman revendique-t-il les ressources du plateau continental au nom de sa continuité avec le continent ?

En 1945.

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