QCM : Institutions administratives françaises (51 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit l’administration publique ?

Un ensemble de structures qui poursuit l’intérêt général par des missions de service et de police administratifs
Un réseau d’entreprises publiques qui produit des biens marchands pour financer les dépenses de l’État
Un groupe d’organes politiques qui élabore les lois et dirige les relations entre les pouvoirs publics
Un ensemble de juridictions chargées d’appliquer les lois et de régler les litiges entre particuliers

Un ensemble de structures qui poursuit l’intérêt général par des missions de service et de police administratifs

Explication

L’administration publique réunit des structures diverses qui servent l’intérêt général au moyen de missions de service et de police administratifs. Les juridictions contribuent à l’action publique, mais elles ne définissent pas à elles seules l’ensemble de l’administration.

2. Quelle approche définit l’administration à partir des institutions qui exercent ses missions ?

L’approche idéologique, qui décrit les institutions selon la conception de l’État qu’elles défendent
L’approche fonctionnelle, qui caractérise l’administration par ses missions d’intérêt général
L’approche organique, qui identifie les institutions chargées d’exercer les missions administratives
L’approche territoriale, qui classe l’administration selon les niveaux géographiques de son action

L’approche organique, qui identifie les institutions chargées d’exercer les missions administratives

Explication

L’approche organique s’intéresse aux institutions qui exercent les missions administratives. L’approche fonctionnelle se concentre plutôt sur la nature des missions, et non sur les organismes qui les accomplissent.

3. Comment l’État-providence se distingue-t-il de l’État gendarme ?

Il limite son action aux fonctions régaliennes comme la justice, la diplomatie et la monnaie
Il concentre l’action publique sur le maintien de l’ordre et la protection des frontières
Il intervient largement dans la vie économique et sociale, notamment par des prestations sociales
Il confie les fonctions économiques et sociales aux collectivités sans intervenir dans leur exercice

Il intervient largement dans la vie économique et sociale, notamment par des prestations sociales

Explication

L’État-providence intervient largement dans les domaines économiques et sociaux, notamment en versant des prestations sociales. La limitation de l’action publique aux fonctions régaliennes caractérise plutôt l’État gendarme.

4. Quels éléments permettent de définir l’État ?

Un territoire, une population et une assemblée élue disposant du monopole de la production législative
Un gouvernement effectif, des juridictions indépendantes et une organisation économique commune
Un territoire, une population et un pouvoir de contrainte exercé par un gouvernement effectif
Une population, une administration centrale et des collectivités territoriales dotées de compétences propres

Un territoire, une population et un pouvoir de contrainte exercé par un gouvernement effectif

Explication

La définition de l’État repose sur un territoire, une population et un pouvoir de contrainte exercé par un gouvernement effectif. Une assemblée élue peut exister dans un État, mais elle ne remplace pas ces trois éléments constitutifs.

5. Quelle caractéristique distingue l’État unitaire de l’État fédéral ?

L’État unitaire confie le pouvoir législatif à des collectivités, tandis que l’État fédéral le réserve à un parlement unique
L’État unitaire applique un droit identique sur son territoire, tandis que l’État fédéral répartit les compétences entre deux niveaux d’État
L’État unitaire superpose deux ordres juridiques, tandis que l’État fédéral relève d’un pouvoir et d’un droit uniques
L’État unitaire répartit les compétences entre des États fédérés, tandis que l’État fédéral applique un droit identique dans toutes ses parties

L’État unitaire applique un droit identique sur son territoire, tandis que l’État fédéral répartit les compétences entre deux niveaux d’État

Explication

L’État unitaire repose sur un pouvoir et un droit identique sur l’ensemble du territoire, contrairement à l’organisation fédérale qui répartit les compétences entre l’État fédéral et les États fédérés. La superposition de deux ordres juridiques correspond au modèle fédéral, et non au modèle unitaire.

6. Dans un État centralisé, qui prend les décisions destinées à s’appliquer sur l’ensemble du territoire ?

Des autorités territoriales autonomes, qui décident en leur nom sous un contrôle de l’État
Des établissements publics spécialisés, qui déterminent les règles communes à tous les territoires
Des autorités locales de l’État, auxquelles le pouvoir central délègue une partie de ses décisions
L’État, dont les agents relèvent de l’administration centrale et prennent les décisions depuis le centre

L’État, dont les agents relèvent de l’administration centrale et prennent les décisions depuis le centre

Explication

La centralisation confie à l’État les décisions applicables sur tout le territoire et rattache les agents à l’administration centrale. Des autorités territoriales de l’État qui reçoivent certaines responsabilités relèvent plutôt de la déconcentration.

7. Quel changement la loi du 6 février 1992 apporte-t-elle à la répartition des compétences administratives ?

Elle confie aux administrations centrales la compétence de droit commun et réserve aux services territoriaux les missions nationales
Elle fait des services déconcentrés le niveau de droit commun et réserve au centre les missions nationales ou non délégables
Elle réserve aux administrations centrales toute décision territoriale et confie aux services locaux un rôle consultatif
Elle transforme les services déconcentrés en collectivités autonomes et leur attribue des compétences propres

Elle fait des services déconcentrés le niveau de droit commun et réserve au centre les missions nationales ou non délégables

Explication

La loi de 1992 confie la compétence de droit commun aux services déconcentrés et réserve aux administrations centrales les missions nationales ou impossibles à déléguer territorialement. Elle n’accorde pas aux services déconcentrés le statut de collectivités autonomes.

8. Qu’est-ce qui caractérise la décentralisation par rapport à la déconcentration ?

Des missions sont réparties entre administrations centrales, qui continuent d’agir au nom de l’État sur tout le territoire
Des décisions sont prises par des organismes privés, qui exercent une mission publique sans contrôle de l’État
Des responsabilités sont confiées à une autorité territoriale de l’État, qui agit au nom de celui-ci sous son contrôle hiérarchique
Des compétences sont transférées à une personne publique autonome, qui agit en son nom sous le contrôle de l’État

Des compétences sont transférées à une personne publique autonome, qui agit en son nom sous le contrôle de l’État

Explication

La décentralisation transfère des compétences à une collectivité ou à un établissement public autonome qui agit en son nom. La déconcentration confie des responsabilités à des autorités territoriales qui restent des agents de l’État et agissent en son nom.

9. Une université publique autonome reçoit une mission spécialisée : de quel type de décentralisation s’agit-il ?

D’une déconcentration, car un service local de l’État reçoit une responsabilité administrative
D’une décentralisation fonctionnelle, car un établissement public autonome exerce une mission spécialisée
D’une centralisation, car une administration centrale exécute directement une mission nationale
D’une décentralisation territoriale, car une collectivité élue exerce des compétences sur un territoire

D’une décentralisation fonctionnelle, car un établissement public autonome exerce une mission spécialisée

Explication

La décentralisation fonctionnelle confie une mission spécialisée à un établissement public autonome, comme une université. La décentralisation territoriale concerne plutôt une collectivité dotée d’élus, d’un budget et de compétences propres.

10. Quel principe l’article 72 de la Constitution affirme-t-il à propos des collectivités territoriales ?

Elles exercent leurs compétences par des conseils nommés par le pouvoir central, selon leurs propres règles
Elles déterminent elles-mêmes les règles de leur organisation sans cadre défini par la loi
Elles s’administrent par des conseils élus placés sous le pouvoir hiérarchique de l’administration centrale
Elles s’administrent librement par des conseils élus, dans les conditions fixées par la loi

Elles s’administrent librement par des conseils élus, dans les conditions fixées par la loi

Explication

L’article 72 prévoit que les collectivités territoriales s’administrent librement par des conseils élus dans les conditions prévues par la loi. Cette libre administration s’exerce donc dans un cadre légal, et non en dehors de celui-ci.

11. Quel effet les lois Defferre de 1982-1983 ont-elles eu sur l’organisation territoriale ?

Elles ont renforcé la tutelle de l’État, confié l’exécutif départemental et régional aux préfets et supprimé le statut territorial de la région
Elles ont attribué l’exécutif départemental et régional aux assemblées centrales et placé les collectivités sous contrôle hiérarchique
Elles ont transféré l’exécutif départemental aux maires, maintenu l’exécutif régional au préfet et créé les départements
Elles ont allégé la tutelle de l’État, transféré l’exécutif départemental et régional aux présidents concernés et fait de la région une collectivité territoriale

Elles ont allégé la tutelle de l’État, transféré l’exécutif départemental et régional aux présidents concernés et fait de la région une collectivité territoriale

Explication

Les lois Defferre ont réduit la tutelle de l’État, confié l’exécutif départemental et régional aux présidents des conseils concernés et reconnu la région comme collectivité territoriale. Elles n’ont donc pas maintenu le préfet à la tête de ces exécutifs.

12. Une autorité supérieure contrôle, dans les cas prévus par la loi, les actes d’une collectivité locale distincte de l’État afin de protéger l’intérêt général. De quel pouvoir s’agit-il ?

De la tutelle administrative exercée sur une collectivité locale
Du contrôle juridictionnel exercé par le juge administratif
Du pouvoir hiérarchique exercé sur un service de l’État
Du pouvoir réglementaire exercé par le représentant de l’État

De la tutelle administrative exercée sur une collectivité locale

Explication

La tutelle administrative est un contrôle légal exercé par une autorité supérieure sur les collectivités locales et leurs actes. Le pouvoir hiérarchique, contrairement à la tutelle, concerne les autorités ou agents subordonnés au sein de l’administration.

13. Quelles responsabilités l’article 72, alinéa 6, confie-t-il au représentant de l’État dans les collectivités territoriales ?

La représentation des élus locaux, le contrôle juridictionnel et l’adoption des lois
La défense des intérêts nationaux, le contrôle administratif et le respect des lois
La conduite des politiques locales, le vote du budget et la gestion des services
La direction des collectivités, la nomination des agents et l’approbation des contrats

La défense des intérêts nationaux, le contrôle administratif et le respect des lois

Explication

L’article 72, alinéa 6, attribue au représentant de l’État la charge des intérêts nationaux, du contrôle administratif et du respect des lois. La conduite des politiques locales et le vote du budget ne correspondent pas à ces responsabilités constitutionnelles.

14. Après une réforme de 1982, un préfet estime qu’un acte local est illégal et souhaite le faire annuler. Quelle démarche correspond au régime de contrôle instauré depuis les lois Defferre ?

Annuler lui-même l’acte après un contrôle administratif a priori
Soumettre l’acte au gouvernement, qui peut prononcer directement son annulation
Demander à l’autorité hiérarchique locale de retirer automatiquement l’acte
Déférer éventuellement l’acte au juge administratif, seul habilité à l’annuler

Déférer éventuellement l’acte au juge administratif, seul habilité à l’annuler

Explication

Depuis les lois Defferre, le contrôle est a posteriori et seul le juge administratif peut annuler l’acte, après un éventuel déféré préfectoral. Avant 1982, le préfet pouvait lui-même annuler les actes contrôlés.

15. Quel pouvoir une autorité administrative supérieure détient-elle à l’égard des agents et autorités qui lui sont subordonnés ?

Un pouvoir législatif sur les règles applicables à leur service
Un pouvoir juridictionnel sur les décisions de ses subordonnés
Un pouvoir de tutelle sur des collectivités distinctes de l’État
Un pouvoir sur leurs compétences et leurs attributions

Un pouvoir sur leurs compétences et leurs attributions

Explication

Le pouvoir hiérarchique regroupe les pouvoirs d’une autorité administrative supérieure sur les compétences et les attributions de ses subordonnés. La tutelle concerne plutôt le contrôle exercé sur une collectivité distincte de l’État.

16. Quel rôle le Conseil économique, social et environnemental joue-t-il dans l’élaboration des politiques publiques ?

Il conseille le gouvernement et le Parlement et relie la société civile à l’État
Il contrôle la légalité des décisions gouvernementales et sanctionne leurs auteurs
Il adopte les lois de programmation et dirige leur mise en œuvre administrative
Il représente les collectivités territoriales et tranche leurs différends avec l’État

Il conseille le gouvernement et le Parlement et relie la société civile à l’État

Explication

Le CESE conseille le gouvernement et le Parlement dans l’élaboration des politiques publiques et fait le lien entre la société civile et l’État. Le contrôle de légalité et la sanction des décisions relèvent d’autres fonctions institutionnelles.

17. Pour quel type de projets de loi le CESE doit-il être consulté ?

Les propositions de loi portant sur les collectivités territoriales et leurs budgets
Les projets de loi de finances et les textes de ratification des traités
Les projets de loi de programmation économiques, sociaux ou environnementaux
Les projets de loi relatifs à toute matière relevant de l’action gouvernementale

Les projets de loi de programmation économiques, sociaux ou environnementaux

Explication

La consultation du CESE est obligatoire pour les projets de loi de programmation économiques, sociaux ou environnementaux. Pour d’autres textes relevant de son champ de compétence, il peut être consulté, mais cette consultation n’est pas systématiquement imposée.

18. Une administration doit solliciter un avis, mais reste libre de ne pas le suivre. De quel régime de consultation s’agit-il ?

De la consultation obligatoire
De la consultation conforme
De la consultation facultative
De la consultation décisionnelle

De la consultation obligatoire

Explication

La consultation obligatoire impose de demander l’avis sans obliger l’administration à le respecter. La consultation conforme lie l’administration à l’avis rendu, tandis que la consultation facultative laisse le choix de solliciter un avis.

19. Dans un dispositif où les acteurs prennent part à l’élaboration d’une mesure et à la décision, quelle forme de relation administrative est mise en œuvre ?

La hiérarchie, qui confie la décision à une autorité subordonnée
La consultation, qui recueille un avis sans partager la décision
La tutelle, qui soumet une collectivité au contrôle d’une autorité supérieure
La coopération, qui associe les acteurs à la prise de décision

La coopération, qui associe les acteurs à la prise de décision

Explication

La coopération fait participer les acteurs à l’élaboration et à la prise de décision. La consultation recueille leur avis, mais ne leur attribue ni participation à la décision ni responsabilité dans celle-ci.

20. Une convention met en commun des moyens publics et privés pour accomplir une mission d’intérêt général. À quelle forme de coopération administrative correspond-elle ?

À la coopération hiérarchique, organisée entre services d’une même administration
À la coopération institutionnelle, notamment par un établissement intercommunal
À la coopération contractuelle, notamment par un groupement d’intérêt public
À la coopération consultative, organisée autour d’un avis sans mise en commun

À la coopération contractuelle, notamment par un groupement d’intérêt public

Explication

La coopération contractuelle peut prendre la forme d’un groupement d’intérêt public créé par convention pour mettre en commun des moyens publics et privés. La coopération institutionnelle repose plutôt sur une structure dédiée, comme un établissement public de coopération intercommunale.

21. Quelle mission l’article 5 de la Constitution confie-t-il au président de la République ?

Diriger l’action du Gouvernement et déterminer la politique de la Nation
Exercer le pouvoir réglementaire ordinaire et contrôler les collectivités territoriales
Veiller au respect de la Constitution et garantir la continuité de l’État et l’indépendance nationale
Assurer la responsabilité politique des ministres devant le Parlement

Veiller au respect de la Constitution et garantir la continuité de l’État et l’indépendance nationale

Explication

L’article 5 charge le président de veiller au respect de la Constitution, d’assurer par son arbitrage le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l’État, et de garantir notamment l’indépendance nationale. La direction de l’action gouvernementale relève du Premier ministre, et non de cette mission présidentielle.

22. Un décret est délibéré en Conseil des ministres : quelle règle s’applique à sa signature et au pouvoir réglementaire ordinaire ?

Le président signe ce décret, tandis que le Premier ministre exerce le pouvoir réglementaire ordinaire
Le Conseil des ministres signe ce décret, tandis que le Premier ministre exerce le pouvoir réglementaire ordinaire
Le président signe ce décret, tandis que le Gouvernement exerce seul le pouvoir réglementaire ordinaire
Le Premier ministre signe ce décret, tandis que le président exerce le pouvoir réglementaire ordinaire

Le président signe ce décret, tandis que le Premier ministre exerce le pouvoir réglementaire ordinaire

Explication

Le président signe les décrets et ordonnances délibérés en Conseil des ministres, alors que le pouvoir réglementaire ordinaire relève du Premier ministre. Confier au président l’exercice ordinaire de ce pouvoir confond sa compétence de signature avec celle du Premier ministre.

23. Comment le président intervient-il dans la nomination et la fin des fonctions du Gouvernement selon l’article 8 ?

Il nomme le Premier ministre et les ministres sans proposition, puis leur maintien dépend du Conseil constitutionnel
Il nomme le Premier ministre et, sur proposition de celui-ci, les ministres, puis met fin à leurs fonctions
Il nomme les ministres sur proposition du Parlement et met fin aux fonctions du Premier ministre seul
Il nomme le Premier ministre sur proposition des ministres et confie au Parlement la fin de leurs fonctions

Il nomme le Premier ministre et, sur proposition de celui-ci, les ministres, puis met fin à leurs fonctions

Explication

L’article 8 prévoit que le président nomme le Premier ministre, nomme les ministres sur proposition de celui-ci et met fin à leurs fonctions. Le Parlement ne propose pas les ministres dans cette procédure constitutionnelle.

24. Quels sont les trois principaux services de la présidence de la République ?

Le cabinet du président, le secrétariat général de la présidence et l’état-major
Le secrétariat général de la présidence, le Parlement et le Conseil des ministres
Le cabinet du Premier ministre, le secrétariat général du Gouvernement et l’état-major
Le cabinet du président, le Conseil d’État et le secrétariat général du Gouvernement

Le cabinet du président, le secrétariat général de la présidence et l’état-major

Explication

Les services présidentiels comprennent le cabinet du président, le secrétariat général de la présidence et l’état-major. Le secrétariat général du Gouvernement est une structure distincte, et non l’un des trois services cités.

25. Quel est le rôle du secrétariat général de la présidence par rapport au Gouvernement ?

Il contrôle les décisions du Gouvernement et transmet ses instructions au Parlement
Il conseille le Premier ministre et dirige les services administratifs des ministères
Il informe et conseille le président sans se substituer au Gouvernement dans la conduite de l’action gouvernementale
Il informe le président et prend en charge la conduite de l’action gouvernementale à la place du Gouvernement

Il informe et conseille le président sans se substituer au Gouvernement dans la conduite de l’action gouvernementale

Explication

Le secrétariat général, composé d’environ une trentaine de personnes réparties par secteurs, informe et conseille le président sans remplacer le Gouvernement. L’idée qu’il conduirait l’action gouvernementale confond son rôle de soutien avec les responsabilités du Gouvernement.

26. Quelle description rend compte de l’effectif et de l’organisation générale des services de l’Élysée ?

Environ 500 collaborateurs répartis entre le cabinet, le secrétariat général de la présidence et l’état-major particulier
Environ 50 collaborateurs répartis entre le cabinet, le secrétariat général de la présidence et l’état-major particulier
Environ 500 collaborateurs réunis dans le cabinet présidentiel, sans répartition entre plusieurs services
Environ 500 collaborateurs répartis entre le cabinet, le secrétariat général du Gouvernement et le Conseil d’État

Environ 500 collaborateurs répartis entre le cabinet, le secrétariat général de la présidence et l’état-major particulier

Explication

Les services de l’Élysée comptent environ 500 collaborateurs répartis entre le cabinet présidentiel, le secrétariat général de la présidence et l’état-major particulier. L’effectif d’une dizaine de personnes concerne le cabinet, pas l’ensemble des services.

27. Quelle catégorie de proches le décret du 14 juin 2017 interdit-il au président de compter parmi les membres de son cabinet ?

Ses frères et sœurs et leurs conjoints, mais pas son partenaire ni ses parents ou descendants
Son conjoint et ses enfants, mais pas ses parents, ses grands-parents ni les enfants de ses frères et sœurs
Ses parents et ses enfants, mais pas son conjoint, ses frères et sœurs ni les familles de ces derniers
Son conjoint ou partenaire, ses parents, enfants, frères et sœurs et certains membres de leur famille, ainsi que ses grands-parents et petits-enfants

Son conjoint ou partenaire, ses parents, enfants, frères et sœurs et certains membres de leur famille, ainsi que ses grands-parents et petits-enfants

Explication

Le décret exclut du cabinet le conjoint, le partenaire pacsé ou le concubin du président, ainsi que plusieurs catégories de parents, descendants, frères et sœurs et membres de leurs familles. La restriction ne se limite donc pas aux seuls parents et enfants.

28. Quelle tâche correspond au rôle du cabinet présidentiel ?

Déterminer la politique gouvernementale et coordonner l’action des ministères
Organiser les activités présidentielles, l’emploi du temps, les déplacements, les réceptions et la gestion des personnels
Conseiller le président sur les affaires militaires et assurer la sécurité du Palais de l’Élysée
Répartir les dossiers régaliens et diplomatiques par secteurs et informer le président sur ces domaines

Organiser les activités présidentielles, l’emploi du temps, les déplacements, les réceptions et la gestion des personnels

Explication

Le cabinet, composé d’une dizaine de personnes et comprenant notamment un directeur, un chef et un secrétariat particulier, organise les activités présidentielles et le fonctionnement pratique du Palais. Le conseil sur les affaires militaires et la sécurité du Palais relèvent de l’état-major particulier.

29. Un président souhaite obtenir des conseils sur une question militaire et renforcer la sécurité du Palais de l’Élysée : quel service remplit ces fonctions ?

Son cabinet, chargé notamment de l’emploi du temps et des réceptions
Son secrétariat général, réparti notamment entre les domaines régaliens et la diplomatie
Son état-major particulier, qu’il compose librement
Le secrétariat général du Gouvernement, chargé de coordonner les ministères

Son état-major particulier, qu’il compose librement

Explication

Chef des armées, le président dispose d’un état-major particulier qu’il compose librement, chargé de le conseiller sur les affaires militaires et d’assurer la sécurité du Palais. Le cabinet organise les activités présidentielles, mais ces missions militaires et de sécurité sont attribuées à l’état-major particulier.

30. Quelle répartition des rôles la Constitution établit-elle entre le Premier ministre et le Gouvernement ?

Le Premier ministre détermine la politique de la Nation, tandis que le Gouvernement dirige l’action des ministères et dispose de l’administration.
Le Premier ministre dirige l’administration, tandis que le Gouvernement conduit la politique de la Nation sous l’autorité du président.
Le Premier ministre dirige l’action gouvernementale, tandis que le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation et dispose de l’administration.
Le Premier ministre conduit la politique de la Nation, tandis que le Gouvernement dirige son action et nomme les responsables de l’administration.

Le Premier ministre dirige l’action gouvernementale, tandis que le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation et dispose de l’administration.

Explication

L’article 21 attribue au Premier ministre la direction de l’action du Gouvernement, tandis que l’article 20 confie au Gouvernement la détermination et la conduite de la politique de la Nation ainsi que la disposition de l’administration. L’idée que le Premier ministre détermine lui-même la politique de la Nation confond son rôle avec celui du Gouvernement.

31. Deux ministres sont en désaccord sur le financement d’un projet de loi : quel rôle revient au Premier ministre ?

Il renvoie le différend aux assemblées parlementaires, qui arbitrent les conflits entre ministres avant le vote.
Il coordonne les travaux ministériels et arbitre leur différend, notamment lorsqu’il porte sur une question budgétaire.
Il demande au président de décider du contenu du projet et de répartir les crédits entre les ministères.
Il saisit le Conseil constitutionnel afin que celui-ci tranche le désaccord budgétaire entre les ministres.

Il coordonne les travaux ministériels et arbitre leur différend, notamment lorsqu’il porte sur une question budgétaire.

Explication

Le Premier ministre coordonne le travail des ministères et arbitre les conflits entre ministres, y compris ceux concernant un projet de loi ou des questions budgétaires. Le Conseil constitutionnel contrôle la constitutionnalité des normes, mais n’est pas l’instance chargée de régler ces différends ministériels.

32. Pour une nomination à un emploi civil de l’État qui ne relève pas du domaine réservé présidentiel, quelle règle s’applique ?

Le Conseil des ministres nomme les agents civils concernés, tandis que les ambassadeurs sont nommés par le président seul.
Le ministre concerné nomme les agents civils, tandis que le Premier ministre intervient pour les nominations relevant du domaine réservé présidentiel.
Le président dispose du pouvoir de nomination, tandis que les ambassadeurs sont nommés par le Premier ministre hors Conseil des ministres.
Le Premier ministre dispose du pouvoir de nomination, tandis que certaines nominations, comme celles des ambassadeurs, sont faites en Conseil des ministres.

Le Premier ministre dispose du pouvoir de nomination, tandis que certaines nominations, comme celles des ambassadeurs, sont faites en Conseil des ministres.

Explication

Le Premier ministre nomme aux emplois civils et militaires de l’État qui ne relèvent pas du domaine réservé au président par l’article 13, et certaines nominations sont faites en Conseil des ministres. Attribuer au président l’ensemble des nominations hors de son domaine réservé étend à tort sa compétence.

33. Une loi doit être précisée par un décret d’application, tandis qu’une autre règle concerne une matière non réservée au législateur : quels actes le Premier ministre peut-il prendre ?

Il peut prendre le décret d’application, mais le règlement autonome relève du Parlement même dans une matière non réservée.
Il peut prendre le règlement autonome, mais seul le président peut édicter le décret nécessaire à l’exécution de la loi.
Il peut prendre le décret nécessaire à l’exécution de la loi et un règlement autonome dans la matière non réservée au législateur.
Il peut prendre un règlement autonome pour exécuter la loi et un décret d’application dans la matière réservée au législateur.

Il peut prendre le décret nécessaire à l’exécution de la loi et un règlement autonome dans la matière non réservée au législateur.

Explication

Le pouvoir réglementaire du Premier ministre comprend les décrets d’application des lois et les règlements autonomes dans les matières que l’article 34 ne réserve pas au législateur. Le règlement autonome n’est pas une compétence parlementaire lorsqu’il porte sur une matière non réservée à la loi.

34. Quelle distinction caractérise les ministres d’État et les ministres délégués ?

Les ministres d’État dirigent un secteur prioritaire et bénéficient d’une prééminence protocolaire, tandis que les ministres délégués assistent un ministre ou le Premier ministre.
Les ministres d’État assurent une fonction protocolaire sans secteur prioritaire, tandis que les ministres délégués dirigent un ministère autonome.
Les ministres d’État assistent un ministre ou le Premier ministre, tandis que les ministres délégués dirigent un secteur prioritaire et bénéficient d’une prééminence protocolaire.
Les ministres d’État dirigent un ministère et instruisent les ministres délégués, tandis que ces derniers disposent d’une prééminence protocolaire.

Les ministres d’État dirigent un secteur prioritaire et bénéficient d’une prééminence protocolaire, tandis que les ministres délégués assistent un ministre ou le Premier ministre.

Explication

Le ministre d’État dirige un secteur prioritaire et occupe une position protocolaire prééminente, alors que le ministre délégué est chargé d’assister un ministre ou le Premier ministre. Confondre la prééminence protocolaire du ministre d’État avec la fonction d’assistance du ministre délégué inverse leurs caractéristiques.

35. Quelle différence existe entre la capacité de signature d’un ministre délégué et celle d’un secrétaire d’État ?

Le ministre délégué signe les actes avec le ministre de rattachement ; le secrétaire d’État peut signer seul par délégation les décrets de son secteur.
Le ministre délégué peut signer seul, par délégation, les actes relevant de ses attributions ; le secrétaire d’État a besoin de la signature du ministre auquel il est rattaché pour les décrets.
Le ministre délégué a besoin de la signature du ministre auquel il est rattaché pour ses actes ; le secrétaire d’État peut signer seul les décrets relevant de ses attributions.
Le ministre délégué peut signer seul les décrets sans délégation ; le secrétaire d’État signe les décrets avec le Premier ministre plutôt qu’avec son ministre de rattachement.

Le ministre délégué peut signer seul, par délégation, les actes relevant de ses attributions ; le secrétaire d’État a besoin de la signature du ministre auquel il est rattaché pour les décrets.

Explication

Le ministre délégué peut signer seul, par délégation, les actes relevant de ses attributions, alors que le secrétaire d’État ne signe pas seul les décrets et requiert la signature de son ministre de rattachement. L’idée que le secrétaire d’État peut signer seul les décrets lui attribue une capacité que la règle réserve au ministre délégué par délégation.

36. Pour assurer le bon fonctionnement de son service, un ministre édicte une circulaire : quel principe juridique peut fonder cette intervention ?

En qualité de chef de service, le ministre peut fixer par circulaire les règles applicables à l’ensemble des administrations, même hors de son autorité.
En qualité de membre du Gouvernement, le ministre peut modifier par arrêté les décrets du Premier ministre sans habilitation particulière.
En qualité de membre du Gouvernement, le ministre peut édicter des règlements autonomes dans les matières réservées au législateur, conformément à la jurisprudence Jamart.
En qualité de chef de service, le ministre peut prendre les mesures nécessaires au fonctionnement des services placés sous son autorité, conformément à la jurisprudence Jamart.

En qualité de chef de service, le ministre peut prendre les mesures nécessaires au fonctionnement des services placés sous son autorité, conformément à la jurisprudence Jamart.

Explication

La jurisprudence Jamart reconnaît aux ministres, comme chefs de service, le pouvoir de prendre les arrêtés ou circulaires nécessaires au bon fonctionnement des services sous leur autorité. Ce pouvoir ne leur permet pas d’édicter des règles pour l’ensemble des administrations placées hors de leur autorité.

37. Quelle réforme a conduit à la suppression du corps préfectoral et à quelle date celle-ci est-elle entrée en vigueur ?

La réforme de la haute fonction publique a été engagée le 1er janvier 2023, et la suppression du corps est entrée en vigueur le 2 juin 2021.
La réforme de la haute fonction publique du 1er janvier 2023 a supprimé le corps préfectoral, après une ordonnance du 2 juin 2021.
L’ordonnance du 2 juin 2021 a supprimé immédiatement le corps préfectoral, et la réforme est entrée en vigueur le 1er janvier 2022.
L’ordonnance du 2 juin 2021 a engagé la réforme de la haute fonction publique, et la suppression est entrée en vigueur le 1er janvier 2023.

L’ordonnance du 2 juin 2021 a engagé la réforme de la haute fonction publique, et la suppression est entrée en vigueur le 1er janvier 2023.

Explication

L’ordonnance du 2 juin 2021 a engagé la réforme de la haute fonction publique, et la suppression du corps préfectoral a pris effet le 1er janvier 2023. Le 2 juin 2021 correspond à l’ordonnance qui engage la réforme, et non à la date d’entrée en vigueur de la suppression.

38. Que se passe-t-il avant la première nomination d’un candidat à un emploi de préfet ?

Le Conseil d’État délivre une autorisation sur sa compétence juridique, et l’emploi devient ensuite inamovible pour la durée prévue.
Le Parlement approuve sa nomination après examen de son aptitude, et le Gouvernement ne peut ensuite mettre fin à ses fonctions.
Un comité consultatif rend un avis sur son aptitude professionnelle, bien que ces emplois restent à la discrétion du Gouvernement et révocables.
Le ministre de l’Intérieur organise un concours de titularisation, après lequel la nomination ne peut être révoquée.

Un comité consultatif rend un avis sur son aptitude professionnelle, bien que ces emplois restent à la discrétion du Gouvernement et révocables.

Explication

La première nomination dans un emploi de préfet est précédée d’un avis d’un comité consultatif portant sur l’aptitude professionnelle du candidat, et ces emplois demeurent à la discrétion du Gouvernement et révocables. L’avis du comité ne transforme donc pas la nomination en titularisation ni l’emploi en fonction inamovible.

39. Quelle expérience territoriale doit satisfaire la part minimale des personnes occupant des emplois de préfet ?

Au moins la moitié doit compter cinq années de services dans un poste territorial d’encadrement supérieur, dont deux ans comme préfet.
Au moins les trois quarts doivent compter plus de cinq années de services comme sous-préfet, sans exigence d’expérience dans d’autres postes territoriaux.
Au moins les deux tiers doivent compter cinq années de services dans plusieurs postes territoriaux, dont trois ans dans un emploi administratif supérieur.
Au moins les deux tiers doivent compter plus de cinq années de services dans plusieurs postes territoriaux d’encadrement supérieur, dont au moins trois ans comme sous-préfet.

Au moins les deux tiers doivent compter plus de cinq années de services dans plusieurs postes territoriaux d’encadrement supérieur, dont au moins trois ans comme sous-préfet.

Explication

La règle exige qu’au moins deux tiers des emplois de préfet soient occupés par des personnes ayant plus de cinq années de services dans plusieurs postes territoriaux d’encadrement supérieur, dont au moins trois comme sous-préfet. Une durée totale de cinq ans ne suffit pas : le seuil porte sur plus de cinq années et comprend l’expérience minimale comme sous-préfet.

40. Comment sont nommés les préfets et quelle est la durée maximale d’exercice continu de leurs fonctions ?

Le ministre de l’Intérieur prend le décret sur proposition du Premier ministre et du président, et la durée continue maximale est de neuf ans.
Le président prend le décret sur proposition du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur, et la durée continue maximale est de neuf ans.
Le président prend le décret sur proposition du Premier ministre seul, et la durée continue maximale est de six ans.
Le Premier ministre prend le décret sur proposition du président et du ministre de l’Intérieur, et la durée continue maximale est de neuf ans.

Le président prend le décret sur proposition du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur, et la durée continue maximale est de neuf ans.

Explication

Le décret de nomination est pris par le président sur proposition du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur, et l’exercice continu des fonctions ne peut dépasser neuf ans. Le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur proposent la nomination, mais le décret est pris par le président.

41. Quel rôle général le préfet exerce-t-il dans son ressort territorial ?

Il représente les collectivités territoriales, contrôle les services municipaux et dirige les assemblées locales.
Il représente l’État et les membres du Gouvernement, veille aux intérêts nationaux et dirige les services déconcentrés.
Il représente le Parlement, prépare les lois nationales et dirige les juridictions administratives.
Il représente les établissements publics locaux, contrôle leurs budgets et dirige leurs organes délibérants.

Il représente l’État et les membres du Gouvernement, veille aux intérêts nationaux et dirige les services déconcentrés.

Explication

Dans son ressort, le préfet représente l’État et les membres du Gouvernement, veille notamment au respect des lois et contribue au maintien de l’ordre public. Le contrôle des services municipaux ne résume pas son rôle et ne remplace pas ses missions territoriales de l’État.

42. Comment le préfet de région exerce-t-il son rôle à l’égard des services déconcentrés régionaux et des représentants de l’État dans les départements ?

Il exerce sur eux une autorité hiérarchique complète dans toutes leurs missions.
Il coordonne les services départementaux sans intervenir dans l’action régionale.
Il dirige et coordonne leur action sans être systématiquement leur supérieur hiérarchique.
Il assure leur contrôle juridique sans participer à la coordination de leur action.

Il dirige et coordonne leur action sans être systématiquement leur supérieur hiérarchique.

Explication

Le préfet de région dirige et coordonne l’action des services déconcentrés régionaux et des représentants de l’État dans les départements, sans être systématiquement leur supérieur hiérarchique. L’assimiler à un supérieur hiérarchique en toutes circonstances confond coordination et hiérarchie.

43. Une menace pour la tranquillité et la salubrité publiques apparaît dans un département : quel pouvoir permet au préfet d’agir ?

Prendre des mesures réglementaires ou individuelles de police administrative générale pour protéger l’ordre public.
Adopter des mesures de police municipale à la place du maire dans chaque situation locale.
Réglementer les activités privées dans le seul but d’assurer leur conformité juridique.
Prononcer des sanctions pénales après avoir établi la culpabilité des personnes concernées.

Prendre des mesures réglementaires ou individuelles de police administrative générale pour protéger l’ordre public.

Explication

La police administrative générale du préfet de département permet de prendre des mesures réglementaires ou individuelles pour préserver notamment la sécurité, la tranquillité et la salubrité publiques. Prononcer des sanctions pénales relève de la répression judiciaire, et non de cette police administrative.

44. Quelle différence caractérise le maire selon qu’il agit comme exécutif communal ou comme agent de l’État ?

Comme exécutif communal, il est soumis au contrôle administratif de l’État ; comme agent de l’État, au contrôle hiérarchique du préfet.
Comme exécutif communal, il est soumis au contrôle hiérarchique du préfet ; comme agent de l’État, au contrôle administratif.
Dans les deux fonctions, il agit sous l’autorité du procureur, qui peut se substituer à lui en cas d’inaction.
Dans les deux fonctions, il est soumis au contrôle hiérarchique du conseil municipal, qui peut lui donner des instructions.

Comme exécutif communal, il est soumis au contrôle administratif de l’État ; comme agent de l’État, au contrôle hiérarchique du préfet.

Explication

Le maire relève du contrôle administratif de l’État lorsqu’il exerce les fonctions d’exécutif de la commune, tandis qu’il est soumis au contrôle hiérarchique du préfet comme agent de l’État. Confondre ces contrôles efface la différence entre ses deux fonctions.

45. Quelle activité relève des fonctions administratives du maire en matière électorale et d’urbanisme ?

Il organise les élections et statue sur les demandes de permis de construire.
Il supervise les campagnes électorales et contrôle la légalité des permis délivrés par le préfet.
Il proclame les résultats nationaux et statue sur les recours contre les permis de construire.
Il fixe les circonscriptions électorales et délivre les autorisations d’urbanisme régionales.

Il organise les élections et statue sur les demandes de permis de construire.

Explication

Le maire organise les élections, notamment en préparant les listes et les bureaux de vote, et statue sur les demandes de permis de construire. La proclamation des résultats nationaux et le jugement des recours ne correspondent pas à ces fonctions municipales.

46. Dans quelles limites les maires et leurs adjoints peuvent-ils constater des infractions en qualité d’officier de police judiciaire ?

Dans le ressort de la cour d’appel, avec l’autorisation du préfet.
Sur l’ensemble du territoire national, dès lors qu’ils agissent comme élus.
Dans les limites territoriales de leurs fonctions.
Dans leur commune, après avoir reçu une instruction du procureur pour chaque constat.

Dans les limites territoriales de leurs fonctions.

Explication

Les maires et leurs adjoints ont la qualité d’officier de police judiciaire et peuvent constater des infractions dans les limites territoriales de leurs fonctions. Cette qualité ne leur confère pas une compétence nationale ni l’exigence d’une instruction particulière pour chaque constat.

47. Si le maire soupçonne un mariage de complaisance et que le parquet ne s’oppose pas à l’union, que peut-il faire ?

Suspendre l’union jusqu’à ce qu’un juge civil statue sur la suspicion de complaisance.
Autoriser le mariage après avoir obtenu l’accord du préfet et informé le procureur.
Saisir le procureur, mais ne pas s’opposer lui-même au mariage en l’absence d’opposition du parquet.
Annuler la demande de mariage, puis demander au procureur de confirmer sa décision.

Saisir le procureur, mais ne pas s’opposer lui-même au mariage en l’absence d’opposition du parquet.

Explication

Agissant comme officier d’état civil sous l’autorité du procureur, le maire peut saisir celui-ci en cas de suspicion de mariage de complaisance. Il ne peut pas s’opposer à l’union si le parquet ne s’y oppose pas.

48. En quoi la régulation se distingue-t-elle du seul contrôle de légalité ?

Elle sanctionne les responsables d’une activité, tandis que le contrôle de légalité fixe ses objectifs économiques.
Elle vérifie la conformité juridique d’une activité, tandis que le contrôle de légalité en améliore le fonctionnement.
Elle organise les services administratifs, tandis que le contrôle de légalité protège un secteur des influences politiques.
Elle vise le bon fonctionnement d’une activité, tandis que le contrôle de légalité vérifie sa conformité juridique.

Elle vise le bon fonctionnement d’une activité, tandis que le contrôle de légalité vérifie sa conformité juridique.

Explication

La régulation consiste à veiller au bon fonctionnement d’une activité, ce qui va au-delà de la vérification de sa conformité au droit. Réduire la régulation à un contrôle juridique confond les deux notions.

49. Quelle distinction juridique sépare une autorité administrative indépendante d’une autorité publique indépendante ?

Les deux catégories ont une personnalité juridique, mais seule l’autorité administrative peut sanctionner.
L’autorité publique indépendante n’a pas de personnalité juridique, contrairement à l’autorité administrative indépendante.
Les deux catégories sont dépourvues de personnalité juridique, mais l’autorité publique peut donner des avis.
L’autorité administrative indépendante n’a pas de personnalité juridique, contrairement à l’autorité publique indépendante.

L’autorité administrative indépendante n’a pas de personnalité juridique, contrairement à l’autorité publique indépendante.

Explication

Une autorité administrative indépendante est dépourvue de personnalité juridique, alors qu’une autorité publique indépendante en possède une. La distinction ne repose donc pas sur une absence de personnalité juridique pour les autorités publiques indépendantes.

50. Quel ensemble de caractéristiques décrit les autorités administratives indépendantes ?

Une indépendance à l’égard des règles de droit, des pouvoirs consultatifs et une compétence territoriale générale.
Une dépendance à l’égard de la hiérarchie administrative, des pouvoirs uniformes et une compétence généraliste.
Une autonomie à l’égard de la hiérarchie administrative, des pouvoirs diversifiés et une spécialisation sectorielle.
Une autonomie à l’égard du Parlement, des pouvoirs judiciaires et une compétence couvrant tous les secteurs.

Une autonomie à l’égard de la hiérarchie administrative, des pouvoirs diversifiés et une spécialisation sectorielle.

Explication

Ces autorités se distinguent par leur autonomie vis-à-vis de la hiérarchie administrative, la diversité de leurs pouvoirs et leur spécialisation sectorielle. Une compétence généraliste contredit précisément leur caractéristique de spécialisation.

51. Pourquoi crée-t-on des autorités indépendantes dans certains secteurs sensibles ?

Pour transférer aux acteurs professionnels le contrôle des secteurs et réduire les garanties accordées au public.
Pour accroître l’intervention directe de l’administration et aligner ces secteurs sur les priorités gouvernementales.
Pour confier aux juridictions l’administration quotidienne des secteurs et remplacer les règles de droit applicables.
Pour limiter l’intervention directe de l’administration et protéger ces secteurs des influences politiques, économiques ou professionnelles.

Pour limiter l’intervention directe de l’administration et protéger ces secteurs des influences politiques, économiques ou professionnelles.

Explication

La création de ces autorités vise notamment à éviter l’intervention directe de l’administration et à protéger les secteurs concernés de diverses influences. Accroître l’intervention gouvernementale directe va à l’encontre de cette finalité.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Institutions administratives françaises.

Qu’est-ce que l’administration publique ?

L’ensemble de structures variées recherchant l’intérêt général par des missions de service et de police administratifs.

Que recouvre l’approche fonctionnelle de l’administration ?

Les missions d’intérêt général.

À quelles fonctions l’État gendarme limite-t-il son action ?

Aux fonctions régaliennes.

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Consultez la fiche de révision complète sur Institutions administratives françaises.

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