QCM : Contrat administratif et service public — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel élément caractérise principalement un contrat administratif ?

Il résulte d’une décision unilatérale prise par une administration sans cocontractant.
Il porte sur une activité lucrative sans intervention d’une autorité publique.
Il est conclu par ou pour une personne publique afin de satisfaire un intérêt général.
Il est conclu entre deux entreprises privées pour organiser leurs échanges commerciaux.

Il est conclu par ou pour une personne publique afin de satisfaire un intérêt général.

Explication

Un contrat administratif associe une personne publique, directement ou par l’intermédiaire d’un représentant, et la poursuite d’un intérêt général. Un contrat conclu entre entreprises privées ne répond pas, par sa seule existence, à cette définition.

2. Pourquoi la qualification administrative d’un contrat est-elle déterminante ?

Elle impose la conclusion du contrat entre deux personnes publiques.
Elle transforme toute activité contractuelle en mission de service public.
Elle détermine le montant du prix et la durée économique de la prestation.
Elle fixe le régime juridique applicable et permet d’identifier le juge compétent.

Elle fixe le régime juridique applicable et permet d’identifier le juge compétent.

Explication

La qualification détermine les règles applicables au contrat ainsi que la compétence du juge administratif ou judiciaire. Elle n’impose pas que les deux cocontractants soient des personnes publiques.

3. Quelle caractéristique distingue principalement un marché public d’une concession ?

Le marché public rémunère l’opérateur par un prix versé en contrepartie de travaux, fournitures ou services.
Le marché public rémunère l’opérateur par le droit d’exploiter un service avec transfert du risque.
Le marché public confie une mission sans rémunération prévue pour l’opérateur économique.
Le marché public autorise l’occupation privative d’une dépendance du domaine public.

Le marché public rémunère l’opérateur par un prix versé en contrepartie de travaux, fournitures ou services.

Explication

Le marché public repose sur la fourniture de travaux, de fournitures ou de services en échange d’un prix. La rémunération par le droit d’exploiter, accompagnée d’un transfert du risque d’exploitation, caractérise plutôt la concession.

4. Dans une concession, comment l’opérateur est-il principalement rémunéré et quelle charge supporte-t-il ?

Il reçoit un prix fixe de l’acheteur public et évite le risque d’exploitation.
Il reçoit le droit d’exploiter l’activité et assume le risque lié à son exploitation.
Il obtient une autorisation domaniale et bénéficie d’une garantie complète de recettes.
Il fournit des prestations gratuitement et laisse l’administration exploiter directement l’activité.

Il reçoit le droit d’exploiter l’activité et assume le risque lié à son exploitation.

Explication

La concession associe le droit d’exploiter l’ouvrage ou le service au transfert du risque d’exploitation vers l’opérateur. Le versement d’un prix par l’acheteur public correspond plutôt au marché public.

5. Quelle est la portée de la loi de 2001 concernant les marchés publics conclus par une personne privée assujettie ?

Tout marché public est administratif, y compris lorsqu’il est passé par une personne privée assujettie.
Un marché public devient administratif lorsque les deux parties sont des personnes publiques.
Un marché public est administratif lorsque l’opérateur accepte de transférer son risque d’exploitation.
Un marché public reste privé lorsque l’acheteur est une personne privée, quelle que soit sa mission.

Tout marché public est administratif, y compris lorsqu’il est passé par une personne privée assujettie.

Explication

Depuis la loi de 2001, la qualification administrative s’applique à tout marché public, y compris lorsqu’une personne privée assujettie le conclut. La nature privée de l’acheteur ne fait donc pas obstacle à cette qualification légale.

6. Que signifie le critère organique dans la qualification d’un contrat administratif ?

La présence de deux personnes privées suffit lorsque le contrat vise un service public.
La présence d’au moins une personne publique est nécessaire, mais elle ne suffit pas à elle seule.
La présence d’une personne publique suffit à rendre tout contrat administratif.
La présence d’un service public exclut l’examen de l’identité des cocontractants.

La présence d’au moins une personne publique est nécessaire, mais elle ne suffit pas à elle seule.

Explication

Le critère organique exige qu’au moins une personne publique participe au contrat, mais cette condition doit être complétée par d’autres éléments. La seule présence d’une personne publique ne rend donc pas automatiquement le contrat administratif.

7. Comment est en principe qualifié un contrat conclu entre deux personnes privées, même s’il concerne l’exécution d’un service public ?

Il est en principe soumis au droit privé.
Il relève du droit administratif dès qu’il comporte une obligation d’intérêt général.
Il est présumé administratif en raison de son objet de service public.
Il devient administratif lorsqu’une seule partie exerce une activité économique.

Il est en principe soumis au droit privé.

Explication

Un contrat entre deux personnes privées relève en principe du droit privé, même lorsqu’il porte sur l’exécution d’un service public. Cette solution a notamment été affirmée dans l’arrêt Société Interlait du Tribunal des conflits du 3 mars 1969.

8. Dans quelle situation un contrat entre deux personnes privées peut-il devenir administratif selon la théorie du mandat implicite ?

Lorsqu’une personne privée obtient une autorisation administrative pour son établissement.
Lorsqu’une personne privée contracte pour développer sa propre activité commerciale.
Lorsqu’une personne privée exerce une activité de service public sans lien avec une personne publique.
Lorsqu’une personne privée agit comme mandataire ou relais d’une personne publique.

Lorsqu’une personne privée agit comme mandataire ou relais d’une personne publique.

Explication

Le contrat peut être administratif lorsqu’une personne privée agit pour le compte d’une personne publique, comme mandataire ou relais de celle-ci. Une personne privée agissant dans son propre intérêt ne bénéficie pas de cette qualification, conformément à la distinction retenue par l’arrêt du 30 mai 1975.

9. Dans quel cas la présomption administrative des contrats entre deux personnes publiques est-elle renversée ?

Lorsque les parties poursuivent un objectif lié à l’intérêt général.
Lorsque le contrat prévoit une prestation exécutée par un opérateur économique.
Lorsque l’une des personnes publiques exerce une compétence réglementaire.
Lorsque leur objet ne crée entre les parties que des rapports de droit privé.

Lorsque leur objet ne crée entre les parties que des rapports de droit privé.

Explication

Les contrats entre deux personnes publiques sont présumés administratifs, mais cette présomption disparaît lorsque leur objet ne fait naître que des relations de droit privé. L’intérêt général, à lui seul, ne suffit pas à maintenir la qualification administrative dans cette hypothèse.

10. Quel élément suffit à rattacher un contrat à la catégorie des contrats administratifs selon le critère matériel du service public ?

Il porte sur une activité commerciale exercée dans des conditions concurrentielles
Il est conclu entre deux personnes privées dans un intérêt économique commun
Il confie la gestion d’un service public ou organise la participation à celui-ci
Il prévoit une rémunération versée par une personne publique au cocontractant

Il confie la gestion d’un service public ou organise la participation à celui-ci

Explication

Un contrat est administratif lorsqu’il confie la gestion d’un service public, organise la participation à celui-ci ou constitue une modalité nécessaire de son exécution. La seule présence d’une personne publique ou d’une rémunération ne suffit pas à établir ce rattachement matériel.

11. Quelle qualification reçoit, depuis l’arrêt Berkani du 25 mars 1996, le contrat liant un agent contractuel à un service public administratif ?

Un contrat privé, lorsque les fonctions exercées sont purement techniques
Un contrat administratif, quelle que soit la nature des fonctions exercées
Un contrat privé, sauf si l’agent dispose d’un pouvoir de décision
Un contrat administratif, lorsque l’agent participe directement à une mission régalienne

Un contrat administratif, quelle que soit la nature des fonctions exercées

Explication

L’arrêt Berkani qualifie d’administratif tout contrat liant un agent contractuel à un service public administratif, indépendamment de la nature de ses fonctions. La distinction entre fonctions techniques et fonctions décisionnelles ne modifie donc pas cette qualification.

12. Quelle caractéristique permet de reconnaître une clause exorbitante dans un contrat administratif ?

Elle prévoit une rémunération variable liée aux résultats de la prestation
Elle accorde au cocontractant privé un avantage financier supérieur au marché
Elle reproduit une stipulation courante dans les contrats conclus entre particuliers
Elle confère à l’administration des pouvoirs spéciaux dans l’intérêt général

Elle confère à l’administration des pouvoirs spéciaux dans l’intérêt général

Explication

Une clause exorbitante confère à l’administration des pouvoirs spéciaux ou impose au cocontractant des obligations importantes relevant d’un régime exorbitant, dans l’intérêt général. Une clause favorable à la personne privée ne suffit pas, car son contenu ne traduit pas l’exercice de prérogatives publiques.

13. Comment sont qualifiés les contrats conclus par un service public industriel et commercial avec ses usagers lorsqu’ils comportent une clause exorbitante ?

Ils sont qualifiés selon le montant financier de la prestation
Ils restent des contrats privés malgré la présence de cette clause
Ils deviennent administratifs lorsque l’usager est une personne publique
Ils deviennent des contrats administratifs en raison de la clause

Ils restent des contrats privés malgré la présence de cette clause

Explication

Les contrats conclus par un service public industriel et commercial avec ses usagers restent privés, même s’ils comportent une clause exorbitante. La présence de cette clause ne renverse pas la règle particulière applicable aux relations entre le SPIC et ses usagers.

14. Que comprend la liberté contractuelle reconnue aux personnes publiques ?

La faculté de contracter ou non, de choisir le cocontractant et de fixer le contenu dans les limites légales
La faculté de refuser tout contrat lorsque l’administration préfère une décision unilatérale
Le pouvoir de fixer toute clause contractuelle dès lors qu’un intérêt financier est établi
La possibilité de choisir librement un cocontractant sans respecter les règles de publicité

La faculté de contracter ou non, de choisir le cocontractant et de fixer le contenu dans les limites légales

Explication

La liberté contractuelle permet aux personnes publiques de décider de contracter, de choisir leur cocontractant et de fixer le contenu du contrat, sous réserve de la loi et de l’intérêt général. Elle ne dispense donc pas l’administration du respect des règles encadrant la commande publique.

15. Quel principe de la commande publique interdit de favoriser un candidat par rapport aux autres candidats placés dans une situation comparable ?

Le principe de continuité du service public
Le principe d’égalité de traitement
Le principe de spécialité des établissements publics
Le principe de mutabilité du contrat administratif

Le principe d’égalité de traitement

Explication

L’égalité de traitement impose que les candidats bénéficient d’un accès et d’un examen comparables, sans favoritisme. Les principes de continuité et de mutabilité concernent principalement le fonctionnement du service public, tandis que la spécialité délimite la compétence d’un établissement public.

16. Un candidat évincé découvre avant la signature d’un marché une violation des règles de mise en concurrence qui lui a causé un préjudice ; quel recours correspond à cette situation ?

Le recours indemnitaire contre le titulaire du marché
Le référé contractuel
Le référé précontractuel
Le recours pour excès de pouvoir contre une clause réglementaire

Le référé précontractuel

Explication

Le référé précontractuel est exercé avant la signature par un candidat évincé qui établit qu’un manquement aux règles de publicité ou de mise en concurrence l’a lésé. Le référé contractuel intervient après la signature et vise des irrégularités graves.

17. Quel régime s’applique aux clauses d’un contrat relatives à l’organisation et au fonctionnement d’un service public ?

Elles relèvent du droit privé et doivent être attaquées devant le juge judiciaire
Elles constituent des décisions individuelles contestables par les agents du service public
Elles ont un caractère purement contractuel et ne peuvent être contestées que par le cocontractant
Elles ont un caractère réglementaire et peuvent être contestées par les usagers par un recours pour excès de pouvoir

Elles ont un caractère réglementaire et peuvent être contestées par les usagers par un recours pour excès de pouvoir

Explication

Les clauses qui organisent et font fonctionner un service public ont un caractère réglementaire, ce qui permet aux usagers de les contester par un recours pour excès de pouvoir. Elles ne sont donc pas réservées aux contestations entre les parties au contrat.

18. Quelle combinaison décrit les principales prérogatives dont dispose l’administration dans l’exécution d’un contrat administratif ?

Négocier chaque décision, suspendre les obligations, imposer une médiation et transférer le contrat
Fixer le prix initial, choisir le cocontractant, supprimer les garanties et déléguer le contrôle
Contrôler et diriger l’exécution, modifier le contrat, sanctionner et résilier pour intérêt général
Autoriser les sous-traitants, garantir les bénéfices, renouveler le contrat et arbitrer les différends

Contrôler et diriger l’exécution, modifier le contrat, sanctionner et résilier pour intérêt général

Explication

L’administration peut encadrer l’exécution, modifier unilatéralement le contrat, sanctionner le cocontractant et résilier pour un motif d’intérêt général. La médiation ou la négociation ne constituent pas l’ensemble de ces prérogatives administratives.

19. Quelle affirmation caractérise le régime juridique des prérogatives de l’administration dans les contrats administratifs ?

Elles dépendent d’une autorisation judiciaire et cessent lors d’un désaccord
Elles sont facultatives pour l’administration et réservées aux contrats écrits
Elles existent de plein droit et une clause qui y renonce est nulle
Elles résultent d’une clause précise et peuvent être écartées par accord

Elles existent de plein droit et une clause qui y renonce est nulle

Explication

Ces pouvoirs sont d’ordre public : ils existent même sans stipulation contractuelle et une clause de renonciation est nulle. Ils ne se confondent donc pas avec des pouvoirs ordinaires qui nécessitent une clause.

20. Une administration envisage de modifier unilatéralement un contrat administratif pour répondre à un besoin collectif nouveau. Quelles conditions doivent être réunies ?

Un accord préalable, une hausse illimitée des obligations et une compensation laissée à la discrétion
Un motif d’intérêt général, une modification formalisée sans bouleversement et une indemnisation du préjudice
Une clause expresse, une modification de l’objet principal et une renonciation à toute indemnité
Une faute du cocontractant, une autorisation judiciaire et une réduction de sa rémunération

Un motif d’intérêt général, une modification formalisée sans bouleversement et une indemnisation du préjudice

Explication

La modification doit être justifiée par l’intérêt général, formalisée, préserver l’objet et l’équilibre financier du contrat, puis donner lieu à indemnisation si elle cause un préjudice. Une faute du cocontractant n’est pas une condition de cette prérogative.

21. Quelle différence distingue la résiliation pour intérêt général de la résiliation-sanction d’un contrat administratif ?

La première suppose une faute et entraîne une indemnisation limitée aux dépenses engagées
La première sanctionne un manquement et permet à l’administration d’éviter toute indemnité
La première peut intervenir sans faute et ouvre droit à l’indemnisation intégrale du préjudice
La première exige une clause contractuelle et exclut toute réparation du manque à gagner

La première peut intervenir sans faute et ouvre droit à l’indemnisation intégrale du préjudice

Explication

La résiliation pour intérêt général peut être décidée sans faute du cocontractant et celui-ci a droit à la réparation intégrale de son préjudice. La résiliation-sanction repose au contraire sur un manquement imputable au cocontractant.

22. Quels droits financiers le cocontractant conserve-t-il dans un contrat administratif ?

Le droit à la suspension des prestations et à la compensation de chaque variation économique
Le droit à la bonne exécution et au maintien de l’équilibre financier, sans couverture des aléas normaux
Le droit à un bénéfice garanti et à la révision de tout coût résultant de l’exploitation
Le droit à la résiliation immédiate et à la prise en charge des risques ordinaires du marché

Le droit à la bonne exécution et au maintien de l’équilibre financier, sans couverture des aléas normaux

Explication

Le cocontractant peut exiger la bonne exécution du contrat et le maintien de son équilibre financier, mais les aléas normaux de l’exploitation restent à sa charge. Le contrat ne garantit donc pas un bénéfice contre toute variation économique.

23. Quelle situation relève des sujétions imprévues dans un marché public de travaux ?

Une décision de l’administration prise hors contrat qui modifie les conditions financières de l’opération
Un événement irrésistible rendant les travaux impossibles et pouvant conduire à la résiliation
Des difficultés matérielles exceptionnelles, imprévisibles et extérieures aux parties, ouvrant droit à réparation intégrale
Une crise économique temporaire qui bouleverse l’économie du contrat et justifie une indemnité partielle

Des difficultés matérielles exceptionnelles, imprévisibles et extérieures aux parties, ouvrant droit à réparation intégrale

Explication

Les sujétions imprévues sont des difficultés matérielles exceptionnelles, imprévisibles lors de la conclusion et extérieures aux parties, qui ouvrent droit à une indemnisation intégrale dans les travaux publics. La crise économique temporaire correspond plutôt à l’imprévision.

24. Un événement extérieur et imprévisible bouleverse temporairement l’économie d’un contrat administratif sans rendre son exécution impossible. Quel mécanisme peut être invoqué ?

Le fait du prince, avec une indemnité intégrale due pour toute difficulté matérielle
L’imprévision, avec une indemnité et la poursuite de l’exécution du contrat
Les sujétions imprévues, avec une suspension des obligations jusqu’au retour à l’équilibre
La force majeure, avec une résiliation automatique et une réparation intégrale

L’imprévision, avec une indemnité et la poursuite de l’exécution du contrat

Explication

L’imprévision correspond à un bouleversement temporaire de l’économie du contrat causé par un événement imprévisible et extérieur, tout en imposant la poursuite de l’exécution. La force majeure suppose une impossibilité d’exécuter et peut conduire à la résiliation.

25. Une administration contractante adopte, en dehors du contrat et dans l’exercice de ses pouvoirs de puissance publique, une décision imprévisible qui bouleverse son économie. De quel mécanisme s’agit-il ?

Du fait du prince, qui ouvre en principe droit à une indemnisation intégrale
Des sujétions imprévues, qui concernent des difficultés matérielles du chantier
De la force majeure, qui suppose une impossibilité extérieure et irrésistible d’exécuter
De l’imprévision, qui entraîne une indemnisation partielle malgré la poursuite du contrat

Du fait du prince, qui ouvre en principe droit à une indemnisation intégrale

Explication

Le fait du prince est une décision imprévisible de l’administration contractante, prise hors du contrat dans l’exercice de ses pouvoirs de puissance publique, qui bouleverse l’économie contractuelle et ouvre droit à une indemnisation intégrale. L’imprévision résulte d’un événement extérieur aux parties qui n’est pas une décision de cette administration.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 48 flashcards sur Contrat administratif et service public.

Qu'est-ce qu'un contrat administratif ?

Un contrat conclu par une personne publique pour un intérêt général.

Qu'impose la qualification administrative d’un contrat ?

Elle détermine le régime juridique applicable et le juge compétent.

De quoi résulte la qualification d’un contrat administratif ?

Elle résulte soit de la loi, soit de critères jurisprudentiels.

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