QCM : Contrat et tiers — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’effet principal du principe de l’effet relatif du contrat ?

Le contrat engage les tiers lorsqu’il modifie une situation juridique dont ils pourraient bénéficier.
Le contrat crée des droits et obligations entre les parties, tandis que les tiers y restent en principe étrangers.
Le contrat produit des effets identiques pour les parties et pour les tiers qui en connaissent l’existence.
Le contrat crée des obligations pour les parties et confère aux tiers un droit général d’en exiger l’exécution.

Le contrat crée des droits et obligations entre les parties, tandis que les tiers y restent en principe étrangers.

Explication

L’effet relatif limite les droits et obligations contractuels aux parties qui ont conclu le contrat, les tiers demeurant en principe étrangers à celui-ci. La connaissance du contrat par un tiers ne suffit donc pas à le transformer en partie contractante.

2. Quelle conséquence l’article 1199 du Code civil attache-t-il à l’effet relatif du contrat ?

Un tiers peut imposer l’exécution du contrat lorsqu’il subit un préjudice lié à son inexécution.
Un tiers peut demander l’exécution du contrat lorsqu’il démontre que celle-ci lui serait favorable.
Un tiers doit exécuter le contrat dès lors qu’il connaissait son contenu au moment de sa conclusion.
Un tiers ne peut ni demander l’exécution du contrat ni être contraint de l’exécuter, sauf exception légale.

Un tiers ne peut ni demander l’exécution du contrat ni être contraint de l’exécuter, sauf exception légale.

Explication

L’article 1199 exclut en principe toute demande d’exécution par un tiers et toute contrainte à son encontre, sous réserve des exceptions prévues par la loi. Le simple intérêt, la connaissance du contrat ou l’existence d’un préjudice ne suffisent pas à écarter cette règle.

3. Quelle double conséquence caractérise l’effet relatif du contrat ?

Le contrat protège les tiers contre toute inexécution et leur permet d’obtenir l’exécution lorsqu’ils y ont intérêt.
Le contrat impose aux tiers de respecter toutes ses clauses et leur permet d’en réclamer directement l’exécution.
Le contrat ne met pas d’obligation à la charge des tiers et ne leur donne pas, en principe, le droit d’en exiger l’exécution.
Le contrat prive les parties de recours et réserve aux tiers la possibilité de contester ses effets juridiques.

Le contrat ne met pas d’obligation à la charge des tiers et ne leur donne pas, en principe, le droit d’en exiger l’exécution.

Explication

L’effet relatif comporte un aspect négatif, puisque les tiers ne sont pas débiteurs des obligations contractuelles, et un aspect positif, puisqu’ils ne disposent en principe d’aucun droit d’exiger l’exécution. Le respect de la situation créée par le contrat relève de son opposabilité, notion distincte.

4. Que doivent faire les tiers à l’égard de la situation juridique créée par un contrat selon l’article 1200 du Code civil ?

Ils doivent obtenir l’accord des contractants avant de reconnaître toute situation issue du contrat.
Ils doivent exécuter les obligations prévues et peuvent modifier les clauses dans leur intérêt.
Ils doivent la respecter et peuvent s’en prévaloir, notamment pour établir l’existence d’un fait.
Ils peuvent ignorer ses effets et ne peuvent l’invoquer que s’ils deviennent parties au contrat.

Ils doivent la respecter et peuvent s’en prévaloir, notamment pour établir l’existence d’un fait.

Explication

L’article 1200 impose aux tiers de respecter la situation juridique résultant du contrat et leur permet de s’en prévaloir, notamment comme élément de preuve. Cette règle ne les transforme pas pour autant en débiteurs des obligations contractuelles.

5. Quelle distinction oppose l’opposabilité aux tiers et l’opposabilité par les tiers ?

La première impose aux tiers de respecter le contrat, tandis que la seconde leur permet de l’invoquer dans leur propre intérêt.
La première rend les tiers parties au contrat, tandis que la seconde les autorise à modifier les engagements convenus.
La première concerne la preuve du contrat, tandis que la seconde concerne exclusivement la validité des obligations entre parties.
La première permet aux tiers d’obtenir l’exécution, tandis que la seconde les oblige à exécuter les prestations contractuelles.

La première impose aux tiers de respecter le contrat, tandis que la seconde leur permet de l’invoquer dans leur propre intérêt.

Explication

L’opposabilité aux tiers désigne le devoir de respecter la situation créée par le contrat, sans devenir partie à celui-ci. L’opposabilité par les tiers correspond à la faculté de se prévaloir du contrat pour défendre leur propre intérêt.

6. Dans quelle situation un tiers peut-il invoquer un manquement contractuel contre son auteur ?

Lorsqu’il établit que ce manquement lui a causé un dommage, sur le fondement de la responsabilité délictuelle.
Lorsqu’il prouve qu’il a accepté les obligations du contrat, sur le fondement de la responsabilité contractuelle.
Lorsqu’il démontre qu’il est bénéficiaire de la prestation, sans devoir établir un dommage personnel.
Lorsqu’il obtient l’autorisation préalable des parties, en invoquant la nullité de leur convention.

Lorsqu’il établit que ce manquement lui a causé un dommage, sur le fondement de la responsabilité délictuelle.

Explication

Depuis l’affaire Boot Shop, un tiers peut invoquer un manquement contractuel sur le terrain délictuel si ce manquement lui a causé un dommage. Le manquement reste contractuel, mais l’action exercée par le tiers relève de la responsabilité délictuelle.

7. Quelles limites contractuelles peuvent être opposées au tiers qui agit en responsabilité délictuelle pour un manquement contractuel ?

Les clauses et règles limitant l’action, comme la forclusion, la prescription ou la conciliation préalable.
Les stipulations relatives au prix, tandis que les clauses de forclusion et de conciliation deviennent inapplicables.
Les clauses déterminant la qualité de partie, mais les règles de prescription restent étrangères à son action.
Les conditions convenues entre les parties, à l’exception des limites procédurales qui concernent leur seul rapport.

Les clauses et règles limitant l’action, comme la forclusion, la prescription ou la conciliation préalable.

Explication

Les conditions et limites de responsabilité applicables entre les contractants peuvent être opposées au tiers qui agit délictuellemement à raison d’un manquement contractuel. Cette solution comprend notamment les clauses de forclusion, les règles de prescription et la conciliation préalable.

8. Dans quelle situation l’action oblique permet-elle au créancier d’agir ?

Lorsque le débiteur fraude ses droits, le créancier demande en son nom personnel que l’acte lui soit déclaré inopposable.
Lorsque le débiteur de son débiteur refuse de payer, le créancier agit directement contre lui sans intermédiaire.
Lorsque l’inaction du débiteur compromet le recouvrement, le créancier exerce les droits patrimoniaux de celui-ci.
Lorsque le débiteur promet l’intervention d’un tiers, le créancier exige la ratification de cet engagement.

Lorsque l’inaction du débiteur compromet le recouvrement, le créancier exerce les droits patrimoniaux de celui-ci.

Explication

L’action oblique autorise le créancier à exercer les droits patrimoniaux que son débiteur néglige d’exercer, lorsque cette inaction menace le recouvrement de la créance. Elle se distingue de l’action paulienne, dans laquelle le créancier agit en son nom personnel contre un acte frauduleux.

9. Que permet l’action paulienne au créancier d’un débiteur frauduleux ?

Elle permet d’obtenir l’engagement personnel d’un tiers qui doit accomplir ou ratifier l’acte du débiteur.
Elle permet d’exercer les droits patrimoniaux délaissés par le débiteur afin d’augmenter son patrimoine saisissable.
Elle permet de réclamer directement le paiement au débiteur du débiteur sans disposition légale particulière.
Elle permet de faire déclarer inopposable à son égard un acte qui a organisé ou aggravé l’insolvabilité du débiteur.

Elle permet de faire déclarer inopposable à son égard un acte qui a organisé ou aggravé l’insolvabilité du débiteur.

Explication

L’action paulienne vise un acte accompli en fraude des droits du créancier et ayant organisé ou aggravé l’insolvabilité du débiteur. Elle conduit à l’inopposabilité de cet acte au créancier concerné, et non à l’exercice des droits du débiteur par représentation.

10. Quel mécanisme permet d’agir contre le débiteur de son propre débiteur sans passer par celui-ci ?

La stipulation pour autrui permet d’obtenir d’un promettant une prestation destinée à un bénéficiaire déterminé ou déterminable.
L’action paulienne permet de neutraliser à l’égard du créancier un acte frauduleux aggravant l’insolvabilité du débiteur.
L’action directe permet d’obtenir le paiement ou l’exécution d’une obligation auprès du débiteur de son débiteur.
L’action oblique permet d’exercer les droits patrimoniaux du débiteur négligent afin de préserver le recouvrement de la créance.

L’action directe permet d’obtenir le paiement ou l’exécution d’une obligation auprès du débiteur de son débiteur.

Explication

L’action directe autorise une personne à agir immédiatement contre le débiteur de son débiteur pour obtenir le paiement ou l’exécution de l’obligation. Elle se distingue de l’action oblique, qui fait exercer par le créancier un droit appartenant à son propre débiteur.

11. Quel engagement caractérise le porte-fort ?

Un créancier exerce les droits patrimoniaux de son débiteur lorsque l’inaction de celui-ci menace le recouvrement.
Une personne promet à son cocontractant qu’un tiers accomplira un acte ou ratifiera un engagement.
Un créancier fait déclarer inopposable un acte accompli par son débiteur en fraude de ses droits.
Un stipulant obtient d’un promettant une prestation destinée à un tiers bénéficiaire déterminé ou déterminable.

Une personne promet à son cocontractant qu’un tiers accomplira un acte ou ratifiera un engagement.

Explication

Le porte-fort est l’engagement par lequel une personne garantit à son cocontractant l’accomplissement d’un acte ou la ratification d’un engagement par un tiers. Il ne s’agit donc ni d’une action exercée par un créancier ni d’une prestation directement stipulée au profit d’un bénéficiaire.

12. Qu’est-ce qu’un groupe de contrats ?

Un contrat unique répartissant plusieurs obligations entre les mêmes parties
Une succession de contrats portant sur des opérations économiques sans lien entre elles
Un ensemble de contrats formant nécessairement une personne morale commune
Un ensemble de contrats juridiquement distincts participant à une même opération économique

Un ensemble de contrats juridiquement distincts participant à une même opération économique

Explication

Un groupe de contrats réunit des contrats distincts sur le plan juridique, mais liés par leur participation à une même opération économique. Il ne se confond ni avec un contrat unique ni avec une personne morale.

13. Quelle caractéristique distingue une chaîne translative de propriété d’une chaîne non translative ?

La chaîne non translative transfère plusieurs fois la propriété d’un même bien
La chaîne non translative concerne des contrats dépourvus de toute opération économique
La chaîne translative transfère successivement la propriété du même bien
La chaîne translative associe des contrats sans transfert successif de propriété

La chaîne translative transfère successivement la propriété du même bien

Explication

Dans une chaîne translative, les contrats successifs transmettent la propriété d’un même bien. La chaîne non translative ne réalise pas ce transfert successif du même droit de propriété.

14. Dans une chaîne translative de propriété, quel recours le sous-acquéreur peut-il exercer contre les vendeurs précédents ?

Une action contractuelle directe, que la chaîne soit homogène ou hétérogène
Une action contractuelle indirecte, lorsque la chaîne est exclusivement homogène
Une action délictuelle directe, lorsque plusieurs vendeurs sont intervenus
Une action contractuelle réservée au vendeur ayant conclu le dernier contrat

Une action contractuelle directe, que la chaîne soit homogène ou hétérogène

Explication

La chaîne translative ouvre au sous-acquéreur une action contractuelle directe contre les vendeurs précédents, qu’elle soit homogène ou hétérogène. La nature homogène ou hétérogène de la chaîne ne supprime donc pas cette action.

15. Dans une chaîne non translative de propriété, quelle est la situation entre le sous-traitant et le maître de l’ouvrage ?

Ils deviennent cocontractants lorsque l’ouvrage est remis au maître
Ils sont liés par la vente initiale et disposent d’une action directe
Ils ne sont pas contractuellement liés et l’action contractuelle est exclue
Ils sont liés par un contrat implicite permettant une action contractuelle

Ils ne sont pas contractuellement liés et l’action contractuelle est exclue

Explication

Dans une chaîne non translative, le sous-traitant et le maître de l’ouvrage ne sont pas contractuellement liés, de sorte que l’action contractuelle est exclue. La réalisation ou la remise de l’ouvrage ne crée pas à elle seule ce lien contractuel.

16. Quelle opération correspond à une cession de contrat ?

Le remplacement d’une obligation par une nouvelle obligation entre les mêmes parties
La conclusion d’un contrat distinct reprenant certains éléments de l’accord initial
La transmission à un tiers de la qualité de partie et des droits et obligations attachés au contrat
La transmission à un tiers d’une créance sans transfert de la qualité de partie au contrat

La transmission à un tiers de la qualité de partie et des droits et obligations attachés au contrat

Explication

La cession de contrat transfère au tiers la qualité de partie ainsi que les droits et obligations qui lui sont attachés. Une simple cession de créance ne transmet pas l’ensemble de cette qualité contractuelle.

17. Quels éléments sont nécessaires à la formation d’une cession de contrat ?

Un cédant, un tiers bénéficiaire et l’autorisation préalable du juge
Un cédant, un cessionnaire, un cocontractant cédé et l’accord de ce dernier
Un cessionnaire, un notaire et l’accord des créanciers du cédant
Un cocontractant cédé, deux témoins et une nouvelle convention écrite

Un cédant, un cessionnaire, un cocontractant cédé et l’accord de ce dernier

Explication

La cession de contrat suppose la présence d’un cédant, d’un cessionnaire et d’un cocontractant cédé, ainsi que l’accord de ce dernier. L’intervention d’un juge, d’un notaire ou de témoins n’est pas l’élément requis indiqué pour cette opération.

18. Quel effet produit la cession de contrat sur le cessionnaire ?

Il intervient dans le contrat comme tiers sans acquérir les droits du cédant
Il remplace le cédant et devient titulaire des droits et obligations liés à cette qualité
Il reçoit les créances du cédant sans reprendre les obligations contractuelles correspondantes
Il devient garant du cédant tout en laissant la qualité de partie à celui-ci

Il remplace le cédant et devient titulaire des droits et obligations liés à cette qualité

Explication

Le cessionnaire prend la place du cédant dans le contrat et reçoit les droits et obligations attachés à cette qualité. Il ne se limite donc pas à recueillir les créances ni à intervenir comme simple garant.

19. Dans quel cas le cédant est-il libéré pour l’avenir après une cession de contrat ?

Lorsque la cession est simplement portée à la connaissance du cocontractant
Lorsque le cessionnaire accepte seul de reprendre les obligations
Lorsque le cocontractant cédé y consent expressément
Lorsque le contrat cédé ne comporte plus aucune obligation à exécuter

Lorsque le cocontractant cédé y consent expressément

Explication

Le cédant est libéré pour l’avenir si le cocontractant cédé donne un consentement exprès à cette libération. En l’absence de cet accord, le cédant reste solidairement tenu avec le cessionnaire.

20. Quelles exceptions le cocontractant cédé peut-il opposer au cessionnaire ?

Les exceptions apparues dans un contrat distinct conclu avec le cessionnaire
Les exceptions fondées sur la situation financière personnelle du cédant
Les exceptions personnelles au cédant, même étrangères au contrat cédé
Les exceptions nées du contrat, comme il aurait pu les opposer au cédant

Les exceptions nées du contrat, comme il aurait pu les opposer au cédant

Explication

Le cocontractant cédé peut opposer au cessionnaire les exceptions qui prennent naissance dans le contrat cédé, dans les mêmes conditions qu’à l’égard du cédant. Les exceptions personnelles au cédant ne sont pas transmises par cette règle.

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Qu'impose le principe de l'effet relatif du contrat ?

Le contrat crée des droits et obligations uniquement entre les parties contractantes.

Que peuvent demander les tiers selon l'article 1199 du Code civil ?

Les tiers ne peuvent pas demander l'exécution du contrat.

Que peuvent imposer les tiers selon l'article 1199 du Code civil ?

Les tiers ne peuvent pas être contraints d'exécuter le contrat.

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