QCM : Contrats précaires et droit du travail (69 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quel contexte historique le développement du droit social est-il lié ?

À la reconstruction économique de l’après-guerre, sans lien avec l’ère industrielle
À la codification des relations privées sous Napoléon, jusqu’au début du XXe siècle
Aux contestations liées au développement de l’ère industrielle, jusqu’aux Trente Glorieuses
À la proclamation de la liberté du commerce et de l’industrie, jusqu’à la Révolution française

Aux contestations liées au développement de l’ère industrielle, jusqu’aux Trente Glorieuses

Explication

Le droit social apparaît avec les contestations liées au développement de l’ère industrielle et se développe jusqu’aux Trente Glorieuses. L’option sur 1791 confond ce contexte avec les textes libéraux, celle sur 1804 avec le Code civil, et celle sur l’après-guerre réduit à tort son développement à cette période.

2. Deux règles applicables à une situation sont en conflit dans un système normativiste juridique : laquelle doit être appliquée ?

La norme négociée par les partenaires sociaux
La norme adoptée le plus récemment
La norme supérieure dans la hiérarchie
La norme la plus favorable au salarié

La norme supérieure dans la hiérarchie

Explication

Le normativisme juridique organise une hiérarchie stricte et impose d’appliquer la norme supérieure en cas de conflit. La règle la plus récente relève d’un autre critère, la faveur est une exception propre au droit social, et l’accord collectif n’est pas automatiquement prioritaire.

3. Un conflit entre deux normes de droit social oppose une règle supérieure à une règle moins élevée qui est plus favorable au salarié : quel principe peut conduire à retenir cette dernière ?

Le principe de valeur constitutionnelle
Le principe d’application immédiate
Le principe de hiérarchie stricte
Le principe de faveur

Le principe de faveur

Explication

Le principe de faveur constitue une exception à l’application mécanique de la norme supérieure et privilégie la norme la plus favorable au salarié. La hiérarchie stricte favorise le rang supérieur, l’application immédiate concerne la loi dans le temps, et la valeur constitutionnelle désigne un niveau de norme.

4. Une autorité doit gérer un risque incertain tout en permettant la poursuite de l’innovation : quelle approche correspond au principe de précaution ?

Supprimer toute activité susceptible de comporter un risque
Réduire le risque par une gestion proportionnée
Attendre une certitude scientifique avant d’agir
Poursuivre l’innovation sans mesure de réduction du risque

Réduire le risque par une gestion proportionnée

Explication

Le principe de précaution conduit à une gestion proportionnée visant à réduire les risques sans bloquer l’innovation. L’élimination de tout risque confond précaution et risque zéro, l’attente de certitude retarde la gestion du risque, et l’absence de mesures néglige l’objectif de réduction.

5. Un juriste compare une loi française à un traité et cherche aussi à caractériser le rôle des lois sociales : quelle analyse est correcte ?

La loi est inférieure aux traités et fixe principes et nombreux détails du droit du travail
La loi est supérieure aux traités et se limite aux grands principes du droit du travail
La loi est supérieure aux traités et fixe principes et nombreux détails du droit du travail
La loi est inférieure aux traités et se limite aux grands principes du droit du travail

La loi est inférieure aux traités et fixe principes et nombreux détails du droit du travail

Explication

La loi est inférieure aux traités et constitue une source essentielle du droit du travail, dont elle fixe les principes et de nombreux détails. L’inversion du rang la place à tort au-dessus des traités, tandis que la limitation aux seuls principes néglige les nombreux détails prévus par les lois sociales.

6. Une question relative à une relation privée n’est pas réglée par le droit social : quel rapport entre droit civil et droit social permet de la résoudre ?

Le droit civil, loi spéciale, écarte le droit social, loi générale, pour les cas non prévus
Le droit civil, loi générale, complète le droit social, loi spéciale, pour les cas non prévus
Le droit social, loi spéciale, ne renvoie pas au droit civil pour les cas non prévus
Le droit social, loi générale, complète le droit civil, loi spéciale, pour les cas non prévus

Le droit civil, loi générale, complète le droit social, loi spéciale, pour les cas non prévus

Explication

Le droit civil est la loi générale des relations privées, tandis que le droit social est une loi spéciale qui y déroge et renvoie au droit civil pour les cas qu’il ne prévoit pas. Les autres analyses inversent les catégories ou suppriment à tort le renvoi au droit civil.

7. Un contrat est conclu avant l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle : quelle règle décrit le mieux le traitement de ce contrat en droit commun des contrats et en droit social ?

En droit commun, toute loi nouvelle est rétroactive ; en droit social, le contrat relève des lois de sa conclusion
En droit commun, le contrat relève en principe des lois de sa conclusion ; en droit social, la loi nouvelle est souvent immédiate
En droit commun, le contrat relève des lois de sa conclusion ; en droit social, la loi nouvelle n’est jamais immédiate
En droit commun, la loi nouvelle est souvent immédiate ; en droit social, le contrat relève des lois de sa conclusion

En droit commun, le contrat relève en principe des lois de sa conclusion ; en droit social, la loi nouvelle est souvent immédiate

Explication

En droit commun, la loi nouvelle n’est en principe pas rétroactive et le contrat reste soumis aux lois en vigueur lors de sa conclusion. En droit social, la loi est souvent d’application immédiate ; inverser ces règles ou affirmer une rétroactivité générale est erroné.

8. Une convention collective couvre une salariée non syndiquée, mais son employeur ne l’a ni négociée ni signée et n’adhère pas à un syndicat signataire : quelle conclusion s’impose ?

La convention s’applique à la salariée et lie cet employeur dès qu’elle couvre son secteur
La convention ne s’applique à la salariée que si l’employeur adhère au syndicat signataire
La convention ne s’applique pas à la salariée, mais lie cet employeur du fait de son activité
La convention s’applique à la salariée, mais ne lie pas cet employeur dans ces circonstances

La convention s’applique à la salariée, mais ne lie pas cet employeur dans ces circonstances

Explication

Une convention collective s’applique aux salariés visés, syndiqués ou non, mais l’employeur n’est lié que s’il l’a négociée et signée ou s’il adhère à un syndicat signataire. L’exigence d’adhésion syndicale pour la salariée est donc erronée, tout comme l’idée que le champ de la convention suffit à lier l’employeur.

9. Deux normes sociales prévoient un avantage différent pour une salariée, et la norme de rang inférieur lui est plus favorable. Quelle règle permet de déterminer celle qui s’applique ?

Préférer la norme la plus favorable à la salariée, sans égard à son rang
Laisser l’employeur choisir entre les deux normes
Préférer la norme de rang supérieur, même si elle est moins favorable
Préférer la norme la plus récente, même si elle est moins favorable

Préférer la norme la plus favorable à la salariée, sans égard à son rang

Explication

En droit social, le principe de faveur fait prévaloir la norme la plus favorable au salarié, indépendamment de son rang hiérarchique. La hiérarchie stricte ignore cette exception, la récence ne détermine pas la faveur et le choix ne revient pas à l’employeur.

10. Une entreprise négocie un accord moins favorable que l’accord de branche sur un sujet qui ne figure pas parmi les onze matières réservées à la branche. Que permettent les ordonnances Macron du 23 septembre 2017 ?

L’accord d’entreprise peut déroger à l’accord de branche
Le principe de faveur impose la norme de branche
L’accord de branche s’impose à l’accord d’entreprise
L’accord d’entreprise doit assurer des garanties équivalentes

L’accord d’entreprise peut déroger à l’accord de branche

Explication

Hors des onze matières réservées, les ordonnances de 2017 permettent à l’accord d’entreprise de déroger à l’accord de branche, même dans un sens moins favorable. La primauté de branche ne s’étend pas à toute matière, et les garanties équivalentes concernent les sujets où la branche prime.

11. Une personne saisit un juge qui n’est pas compétent pour le type de litige qu’elle présente. Quelle conséquence découle de l’organisation juridictionnelle française ?

Son affaire est automatiquement transférée au juge compétent
Sa demande risque d’être déclarée irrecevable
Elle peut choisir librement entre les deux ordres
Le juge saisi doit trancher le litige au fond

Sa demande risque d’être déclarée irrecevable

Explication

La France possède deux ordres juridictionnels autonomes, et le justiciable doit saisir la juridiction compétente selon la matière, sous peine d’irrecevabilité. Le transfert automatique et le choix libre ne découlent pas de cette règle, pas plus qu’une obligation de juger au fond.

12. Une société conteste une décision prise par une administration dans le cadre d’une mission de service public. Quel ordre doit examiner ce litige ?

L’ordre judiciaire
Une juridiction pénale
L’ordre administratif
Le conseil de prud’hommes

L’ordre administratif

Explication

L’ordre administratif juge les litiges avec l’administration portant sur des décisions prises dans le cadre d’une mission de service public. L’ordre judiciaire traite les litiges privés, tandis que le conseil de prud’hommes concerne les litiges liés au contrat de travail.

13. Deux particuliers se disputent au sujet d’une obligation privée qui ne met pas en cause l’administration. Quel ordre est compétent pour trancher leur litige ?

L’ordre judiciaire
Le conseil de prud’hommes
L’ordre administratif
Le juge administratif chargé du service public

L’ordre judiciaire

Explication

L’ordre judiciaire tranche les litiges d’ordre privé, à la différence des litiges mettant en cause l’administration. L’ordre administratif concerne ces derniers, et les prud’hommes sont spécialisés dans les litiges d’exécution du contrat de travail.

14. Une personne travaille pour une entreprise et reçoit une rémunération, mais organise son activité sans être placée sous l’autorité de l’entreprise. Quel élément constitutif du contrat de travail fait défaut ?

La subordination juridique
La rémunération
La prestation de travail
La relation avec une entreprise

La subordination juridique

Explication

Le contrat de travail suppose la réunion d’une prestation de travail, d’une rémunération et d’une subordination juridique. Ici, la prestation et la rémunération existent, mais la subordination fait défaut; la simple relation avec une entreprise ne remplace pas cet élément.

15. Quelle est la caractéristique fondamentale du CDI en droit français et en droit communautaire ?

Il constitue une forme exceptionnelle du contrat de travail et est conclu sans limitation de durée.
Il constitue la forme normale du contrat de travail et porte sur une tâche précise et temporaire.
Il constitue la forme normale du contrat de travail et est conclu sans limitation de durée.
Il constitue la forme normale du contrat de travail et sa durée maximale est fixée à l’avance.

Il constitue la forme normale du contrat de travail et est conclu sans limitation de durée.

Explication

Le CDI est la forme normale du contrat de travail et n’est pas conclu pour une durée limitée. Le qualifier d’exceptionnel inverse son statut, lui fixer une durée maximale contredit l’absence de limitation, et le rattacher à une tâche temporaire décrit le recours au CDD.

16. Une salariée et un employeur s’accordent sur le travail et la rémunération, mais ne signent aucun document. Quelle conclusion s’applique au CDI ?

Le CDI n’existe pas, car l’accord doit être constaté par écrit pour être valable.
Le CDI existe seulement après le début du travail, même si l’accord est déjà conclu.
Le CDI est réputé atypique et devient valide dès qu’un écrit est ultérieurement établi.
Le CDI existe dès leur accord ; l’écrit aurait servi à prouver son contenu.

Le CDI existe dès leur accord ; l’écrit aurait servi à prouver son contenu.

Explication

Par le principe du consensualisme, le CDI existe dès l’accord des parties sur le travail et la rémunération ; l’écrit n’est qu’un moyen de preuve. L’absence d’écrit ne supprime donc pas sa validité, et l’exigence applicable aux contrats atypiques ne s’étend pas au CDI.

17. Une candidate réalise une épreuve pratique avant la signature éventuelle de son contrat, puis effectue une période d’essai après son embauche. Comment distinguer ces deux étapes ?

L’épreuve et l’essai sont deux évaluations réalisées avant la signature du contrat.
L’épreuve et l’essai sont deux étapes incluses dans le contrat de travail.
L’épreuve est un test professionnel préalable ; l’essai est inclus dans le contrat de travail.
L’épreuve est une période d’essai préalable ; l’essai est un test réalisé après la signature.

L’épreuve est un test professionnel préalable ; l’essai est inclus dans le contrat de travail.

Explication

Le test professionnel est réalisé avant la signature éventuelle afin d’évaluer les compétences, tandis que la période d’essai est incluse dans le contrat de travail. Intervertir leurs moments, intégrer le test au contrat ou placer l’essai avant sa signature confond ces deux notions.

18. Un employeur conclut oralement un contrat atypique sans établir d’écrit. Quelle qualification s’applique en l’absence d’écrit ?

Le contrat est annulé, car l’absence d’écrit entraîne sa nullité.
Le contrat reste atypique, car l’écrit sert seulement à prouver son contenu.
Le contrat devient un CDD, car la forme orale limite sa durée.
Le contrat est considéré comme un CDI, car l’écrit est requis pour sa validité.

Le contrat est considéré comme un CDI, car l’écrit est requis pour sa validité.

Explication

Les contrats atypiques doivent être écrits pour être valides ; faute d’écrit, ils sont considérés comme des CDI. Traiter l’écrit comme une simple preuve reprend le régime du CDI, tandis que la nullité ou la requalification en CDD ne correspond pas à la règle donnée.

19. Quel régime de rupture caractérisait le Contrat Nouvelle Embauche (CNE) ?

Une rupture simplifiée et discrétionnaire par l’employeur, avec une indemnité de 8 % de la rémunération globale.
Une rupture simplifiée et discrétionnaire par l’employeur, avec une indemnité de 10 % de la rémunération brute totale.
Une rupture selon les règles ordinaires du licenciement, avec une indemnité de 8 % de la rémunération globale.
Une rupture motivée par une faute du salarié, avec une indemnité calculée sur les congés payés.

Une rupture simplifiée et discrétionnaire par l’employeur, avec une indemnité de 8 % de la rémunération globale.

Explication

Le CNE prévoyait une rupture simplifiée et discrétionnaire par l’employeur, moyennant 8 % de la rémunération globale ; seul le licenciement abusif était sanctionné. Le taux de 10 % renvoie à l’indemnité de précarité du CDD, et le régime ordinaire du licenciement ou une faute du salarié ne caractérisent pas ce dispositif.

20. Une entreprise veut embaucher une personne pour une mission ponctuelle liée à un besoin temporaire, mais ce motif ne relève d’aucun cas autorisé par la loi. Quelle conclusion s’impose ?

Le CDD est la norme pour les missions ponctuelles, même en l’absence d’un motif légal.
Le CDD est autorisé si l’entreprise inscrit deux motifs de recours dans le contrat.
Le CDD n’est pas autorisé, car la tâche temporaire doit aussi relever d’un cas prévu par la loi.
Le CDD est autorisé, car le caractère temporaire de la tâche suffit à justifier son recours.

Le CDD n’est pas autorisé, car la tâche temporaire doit aussi relever d’un cas prévu par la loi.

Explication

Le CDI constitue la norme ; le CDD n’est admis que pour une tâche précise et temporaire relevant d’un cas prévu par la loi, sans cumul de motifs. Le caractère temporaire ne suffit donc pas, et ni la normalité du CDD ni le cumul de motifs ne permettent de contourner cette règle.

21. Une entreprise embauche un cadre en CDD de projet. Quelle durée maximale s’applique à ce contrat ?

Dix-huit mois.
Trente-six mois.
Une durée incertaine assortie d’une durée minimale.
Vingt-quatre mois.

Trente-six mois.

Explication

Le CDD de projet peut durer jusqu’à 36 mois. La durée de 18 mois est la règle générale, celle de 24 mois concerne notamment certains contrats liés à l’étranger, et la durée incertaine assortie d’un minimum vise d’autres motifs, comme le remplacement.

22. Un salarié a effectué un CDD de 12 jours à un poste donné. Avant un nouveau CDD au même poste, quel délai de carence faut-il respecter ?

Six jours calendaires.
Douze jours ouvrables.
Quatre jours ouvrables.
Six jours ouvrables.

Six jours ouvrables.

Explication

Pour un CDD inférieur à 14 jours, le délai de carence correspond à la moitié de sa durée : la moitié de 12 jours est 6 jours ouvrables. Le tiers s’applique lorsque le premier CDD dépasse 14 jours ; le calcul en jours calendaires ou l’absence de réduction de moitié ne respecte pas la règle.

23. Une entreprise envoie temporairement une salariée travailler dans un autre pays de l’Union européenne pour son compte. Quel régime social conserve-t-elle dans le cadre du détachement ?

Celui de l’entreprise utilisatrice
Celui de son pays d’origine
Celui du pays où elle réside
Celui du pays d’accueil

Celui de son pays d’origine

Explication

Le détachement permet de travailler temporairement à l’étranger pour le compte de son employeur tout en conservant le régime social du pays d’origine. Le pays d’accueil concerne le lieu de travail, tandis que l’entreprise utilisatrice relève plutôt du travail temporaire.

24. À partir du 1er janvier 2014, quel minimum hebdomadaire la loi du 14 juin 2013 fixe-t-elle pour un contrat à temps partiel ?

35 heures par semaine
24 heures par semaine
24 heures par mois
20 heures par semaine

24 heures par semaine

Explication

La loi du 14 juin 2013 fixe à 24 heures par semaine la durée minimale du travail à temps partiel à compter du 1er janvier 2014. Les 35 heures correspondent à la durée légale hebdomadaire du temps plein, et non au minimum du temps partiel.

25. Le contrat à temps partiel d’un salarié prévoit 20 heures par semaine. Comment traiter une heure complémentaire qu’il effectue dans la limite autorisée ?

La majorer de 10 % dès cette première heure
La majorer de 25 % après dépassement du temps plein
La majorer de 10 % à partir de la deuxième heure
La majorer de 25 % dès cette première heure

La majorer de 10 % dès cette première heure

Explication

Les heures complémentaires sont majorées de 10 % dès la première heure et restent sous la durée du temps plein. La majoration de 25 % et le dépassement du temps plein renvoient à la confusion avec les heures supplémentaires.

26. Une société sous-traite une activité à un prestataire qui organise lui-même le travail, mobilise ses propres moyens et facture un prix forfaitaire. Quelle qualification correspond le mieux à cette situation ?

Un contrat de travail temporaire
Un prêt illicite de main-d’œuvre
Une sous-traitance licite
Un détachement de salarié

Une sous-traitance licite

Explication

La sous-traitance licite se caractérise notamment par le pouvoir conservé par le sous-traitant, ses moyens et son savoir-faire propres, ainsi qu’une rémunération forfaitaire. Le prêt de main-d’œuvre est la confusion pertinente lorsque l’autonomie du prestataire fait défaut.

27. Un contrat de travail prévoit une rémunération inférieure au SMIC. Comment cette clause doit-elle être qualifiée ?

Une clause interdite, contraire à l’ordre public social
Une clause valable, si le salarié l’a acceptée
Une clause facultative, indépendante du salaire légal
Une clause discriminatoire portant atteinte à la vie privée

Une clause interdite, contraire à l’ordre public social

Explication

Une clause qui prévoit une rémunération inférieure au SMIC contrevient à l’ordre public social et est interdite. L’accord du salarié ne rend pas licite une telle stipulation, qui n’est pas en soi une atteinte à la vie privée.

28. Un employeur prévoit une clause de non-concurrence limitée dans le temps et l’espace et assortie d’une indemnité, mais sans risque concurrentiel réel. La clause est-elle licite ?

Non, car la légitimité liée à un risque réel manque
Oui, car les limites et l’indemnité suffisent
Oui, car le risque concurrentiel est présumé par la clause
Non, car une clause de non-concurrence ne peut être rémunérée

Non, car la légitimité liée à un risque réel manque

Explication

La clause de non-concurrence n’est licite que si ses cinq conditions cumulatives sont réunies, dont la légitimité au regard d’un risque concurrentiel réel. Des limites et une rémunération ne remplacent pas cette condition; la clause doit au contraire comporter une contrepartie financière.

29. Une créatrice cède à une entreprise les droits liés à l’exploitation de son œuvre. Quel droit reste attaché à son rôle de créatrice et ne peut lui être retiré ?

Le droit moral
Le droit de propriété classique
Le droit d’exploitation
Le droit patrimonial

Le droit moral

Explication

Le droit moral regroupe les droits de l’auteur liés à son rôle de créateur et ne peut jamais lui être retiré. Le droit patrimonial correspond au droit classique de propriété et peut faire l’objet d’une cession.

30. Une clause transfère à l’employeur les droits de propriété intellectuelle sur une œuvre créée par une salariée. Quels droits cette clause peut-elle transférer ?

Les droits patrimoniaux, mais pas les droits moraux
Les droits moraux, mais pas les droits patrimoniaux
Les droits patrimoniaux et les droits moraux
Aucun droit, car toute cession est impossible

Les droits patrimoniaux, mais pas les droits moraux

Explication

Une clause translative de propriété intellectuelle ne peut transférer que les droits patrimoniaux. Les droits moraux demeurent attachés à l’auteur en raison de son rôle de créateur et ne peuvent être cédés.

31. Lors d’un recrutement pour un poste de manutentionnaire, quelle question l’employeur peut-il poser au candidat ?

Une question sur ses convictions politiques pour évaluer son intégration
Une question sur sa situation familiale pour anticiper ses disponibilités
Une question directement liée à sa capacité à effectuer les tâches du poste
Une question sans rapport avec le poste pour mieux cerner sa personnalité

Une question directement liée à sa capacité à effectuer les tâches du poste

Explication

Les informations demandées doivent permettre d’évaluer la capacité à occuper l’emploi ou les aptitudes professionnelles et présenter un lien direct et nécessaire avec le poste. La situation familiale et les convictions politiques relèvent de motifs protégés, tandis qu’une question sans lien professionnel ne satisfait pas à cette exigence.

32. Une entreprise prévoit de faire passer un test de personnalité à une candidate. Quelle démarche doit-elle effectuer avant de l’utiliser ?

Informer au préalable les seuls candidats qui ne sont pas retenus
Informer la candidate au préalable et prévenir également le comité d’entreprise
Informer la candidate après l’évaluation et prévenir le comité d’entreprise
Prévenir le comité d’entreprise au préalable sans informer la candidate

Informer la candidate au préalable et prévenir également le comité d’entreprise

Explication

Les méthodes et techniques de recrutement doivent être portées à la connaissance du candidat avant leur mise en œuvre, et le comité d’entreprise doit également être prévenu. Une information postérieure ou l’absence d’information du candidat ne respecte pas cette règle.

33. Une entreprise impose à tous les candidats une condition apparemment neutre qui désavantage particulièrement un groupe protégé, sans démontrer de justification objective. De quel type de discrimination s’agit-il ?

Une restriction des libertés, fondée sur une règle touchant les salariés en poste
Une mesure favorable, fondée sur une distinction qui avantage le groupe concerné
Une discrimination directe, fondée sur un traitement moins favorable dans une situation comparable
Une discrimination indirecte, fondée sur une règle neutre produisant un désavantage particulier

Une discrimination indirecte, fondée sur une règle neutre produisant un désavantage particulier

Explication

Une règle apparemment neutre qui entraîne un désavantage particulier relève de la discrimination indirecte, sauf justification par un but légitime et des moyens nécessaires et appropriés. La discrimination directe suppose un traitement moins favorable d’une personne dans une situation comparable pour un motif protégé.

34. Un salarié présente des faits qui laissent présumer une discrimination dans une mesure prise par son employeur. Quelle est alors la démarche attendue de l’employeur ?

Démontrer que la mesure repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination
Demander au salarié d’apporter seul une preuve complète de l’intention discriminatoire
Reconnaître la discrimination dès que des faits laissent présumer un agissement
Justifier la mesure par le motif protégé qui caractérise la situation du salarié

Démontrer que la mesure repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination

Explication

Lorsque le salarié présente des faits laissant présumer une discrimination, l’employeur doit établir que sa décision repose sur des éléments objectifs étrangers à celle-ci. Exiger du salarié une preuve complète inverse la répartition de la charge de la preuve.

35. Une salariée reste sur son lieu de travail à la disposition de son employeur, suit ses directives et ne peut pas vaquer librement à ses occupations personnelles. Cette période correspond à quoi ?

Du temps supplémentaire par définition
Du temps de travail effectif
Du temps de pause libre
Du repos quotidien

Du temps de travail effectif

Explication

Le temps de travail effectif est celui pendant lequel le salarié est à la disposition de l’employeur, suit ses directives et ne peut pas vaquer librement à des occupations personnelles. Une pause libre ou une période de repos ne répond pas à ces critères.

36. Depuis quelle date la durée légale hebdomadaire de 35 heures s’applique-t-elle dans toutes les entreprises ?

Le 1er janvier 2002
En juin 1998
En janvier 2000
Le 17 janvier 2003

Le 1er janvier 2002

Explication

Les lois Aubry de juin 1998 et janvier 2000 ont fixé la durée légale à 35 heures, applicable dans toutes les entreprises depuis le 1er janvier 2002. Juin 1998 et janvier 2000 correspondent aux dates des lois, tandis que janvier 2003 est associé à la loi Fillon.

37. Dans une entreprise soumise à la durée légale hebdomadaire de 35 heures, une salariée travaille 37 heures au cours d’une semaine. Comment qualifier les deux heures au-delà du seuil ?

Du repos compensateur
Des heures supplémentaires
Du temps de travail ordinaire sous le seuil
Du temps partiel

Des heures supplémentaires

Explication

La durée légale de 35 heures est un seuil : les heures travaillées au-delà relèvent des heures supplémentaires, tandis qu’une durée inférieure relève du temps partiel. Le seuil ne constitue pas un plafond maximal.

38. Une entreprise prépare son calendrier de mise en œuvre de la réforme de la formation professionnelle : quelle échéance doit-elle retenir pour son application complète ?

À compter du 1er août 2018
À compter de 2021
À compter de 2022
À compter du 1er janvier 2019

À compter de 2021

Explication

La réforme doit être pleinement appliquée à compter de 2021. Le 1er août 2018 est la date de la loi, le 1er janvier 2019 marque l’entrée en vigueur de certaines mesures, et 2022 décale l’échéance.

39. Une salariée dont la formation initiale est inférieure au baccalauréat n’a encore utilisé aucun droit de formation : quel crédit annuel et quel plafond maximal s’appliquent à son compte ?

500 euros par an, dans la limite de 5 000 euros
8 000 euros par an, dans la limite de 800 euros
800 euros par an, dans la limite de 8 000 euros
800 euros par an, dans la limite de 5 000 euros

800 euros par an, dans la limite de 8 000 euros

Explication

Pour une formation initiale inférieure au baccalauréat, le compte est crédité de 800 euros par an, avec un plafond de 8 000 euros. Les montants de 500 et 5 000 euros sont ceux du régime ordinaire, tandis que 8 000 euros correspond au plafond, non au crédit annuel.

40. Quelle est la mission de France Compétence dans le financement et l’organisation de la formation professionnelle ?

Collecter les cotisations auprès des salariés et agréer les employeurs formateurs
Contrôler les obligations de formation des employeurs et délivrer les diplômes
Collecter le financement auprès des employeurs et certifier les organismes formateurs
Verser les crédits de formation aux salariés et certifier les diplômes professionnels

Collecter le financement auprès des employeurs et certifier les organismes formateurs

Explication

France Compétence collecte auprès des employeurs le financement des formations des salariés et certifie les organismes formateurs. Le versement des crédits aux salariés, la certification des diplômes et l’agrément des employeurs ne correspondent pas aux missions énoncées.

41. Une salariée doit suivre une formation nécessaire à la tenue de son poste ; quelle modalité son employeur doit-il prévoir ?

Hors du temps de travail, avec maintien de la rémunération
En tout ou partie hors du temps de travail, sans règle de rémunération
Sur le temps de travail, avec maintien de la rémunération
Sur le temps de travail, sans maintien de la rémunération

Sur le temps de travail, avec maintien de la rémunération

Explication

Les formations obligatoires ou nécessaires à la tenue du poste doivent être organisées sur le temps de travail, avec maintien de la rémunération. La possibilité d’une formation hors temps de travail concerne les autres formations ; supprimer le maintien de la rémunération méconnaît la règle.

42. Un salarié annonce qu’il envisage de partir, mais indique qu’il n’a pas encore pris de décision définitive : peut-on considérer cette déclaration comme une démission ?

Oui, car toute annonce de départ constitue une rupture définitive
Non, car sa volonté de rompre n’est pas claire, sérieuse et non équivoque
Oui, car l’absence de motif suffit à caractériser une démission
Non, car une démission doit être acceptée par l’employeur

Non, car sa volonté de rompre n’est pas claire, sérieuse et non équivoque

Explication

La démission suppose que le salarié fasse connaître une volonté claire, sérieuse et non équivoque de rompre le contrat. Une intention hésitante ne satisfait pas cette condition ; l’absence de motif n’est pas déterminante et l’employeur n’a pas à accepter la démission.

43. Dans un dossier, le licenciement est motivé par la fermeture d’un secteur de l’entreprise, sans reproche adressé au salarié : de quelle catégorie relève ce motif ?

D’un motif économique, non inhérent à la personne du salarié
D’un motif personnel, imputable au comportement du salarié
D’une démission, exprimant la volonté du salarié de partir
D’un motif disciplinaire, lié à une violation contractuelle

D’un motif économique, non inhérent à la personne du salarié

Explication

Le licenciement économique repose sur un motif non inhérent à la personne du salarié, comme la fermeture d’un secteur. Un motif personnel suppose un fait imputable au salarié ; une violation contractuelle relève du disciplinaire et une démission émane du salarié.

44. Après une faute grave, un salarié quitte l’entreprise sans effectuer de préavis : quelle indemnisation lui reste due parmi celles liées à cette rupture ?

L’indemnité de congés payés
L’indemnité de licenciement
Les indemnités de préavis et de licenciement
L’indemnité de préavis

L’indemnité de congés payés

Explication

La faute grave rend impossible le maintien du salarié pendant le préavis et le prive des indemnités de préavis et de licenciement, mais pas de l’indemnité de congés payés. Confondre ces indemnités conduirait à écarter à tort le droit aux congés payés.

45. Une entreprise de 40 salariés constate une baisse de ses commandes : pendant combien de trimestres au moins cette baisse doit-elle durer pour pouvoir justifier un licenciement économique ?

Un trimestre
Deux trimestres
Quatre trimestres consécutifs
Trois trimestres

Deux trimestres

Explication

Pour une entreprise de 11 à 49 salariés, la baisse des commandes ou du chiffre d’affaires doit durer au moins deux trimestres. Un trimestre correspond aux entreprises de 10 salariés ou moins, trois aux entreprises de 50 à 299 salariés et quatre aux entreprises d’au moins 300 salariés.

46. Lorsqu’une direction prépare une évolution de ses méthodes de production et de son organisation du travail, quel rôle général le CSE exerce-t-il pour les salariés ?

Négocier individuellement les contrats de travail afin que chaque salarié fixe ses propres conditions
Porter leur expression collective afin que leurs intérêts soient pris en compte dans les décisions de l’entreprise
Contrôler directement les décisions de gestion afin de pouvoir les annuler au nom des salariés
Analyser les risques professionnels afin de prévenir les accidents liés aux méthodes de production

Porter leur expression collective afin que leurs intérêts soient pris en compte dans les décisions de l’entreprise

Explication

Le CSE assure l’expression collective des salariés pour que leurs intérêts soient pris en compte dans les décisions de gestion, d’organisation du travail, de formation et de production. La négociation individuelle réduit sa fonction, l’analyse des risques relève d’une mission distincte et le CSE n’annule pas directement les décisions de gestion.

47. Une entreprise envisage d’introduire une nouvelle technologie et de réorganiser les postes, avec des conséquences sur les conditions de travail. Quel rôle le CSE doit-il exercer à l’égard de ces mesures ?

Être consulté uniquement si les effectifs diminuent
Saisir l’inspection du travail pour autoriser leur adoption
Être chargé de les mettre en œuvre dans les services
Être informé et consulté sur ces mesures

Être informé et consulté sur ces mesures

Explication

L’introduction de nouvelles technologies et les aménagements importants touchant aux conditions de travail font partie des mesures sur lesquelles le CSE est informé et consulté. L’approbation préalable, la restriction aux changements d’effectifs et l’autorisation par l’inspection du travail ne correspondent pas à cette mission.

48. Après plusieurs accidents du travail et un changement des conditions de sécurité dans un atelier, quelle démarche correspond aux missions du CSE ?

Effectuer des inspections régulières et enquêter sur les accidents du travail
Effectuer une inspection après chaque changement et consulter sur les accidents
Consulter sur la sécurité et confier les enquêtes à l’inspection du travail
Enquêter sur les accidents et décider des sanctions contre les responsables

Effectuer des inspections régulières et enquêter sur les accidents du travail

Explication

Le CSE réalise à intervalles réguliers des inspections relatives à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail, et mène des enquêtes sur les accidents du travail. Une inspection liée à chaque changement, le pouvoir disciplinaire ou le transfert systématique des enquêtes ne sont pas les missions décrites.

49. Des représentants du personnel constatent une plainte concernant l’application d’une règle légale que l’inspection du travail est chargée de contrôler. Quelle démarche peuvent-ils entreprendre au titre de leur mandat au CSE ?

Décider eux-mêmes de la sanction à appliquer à l’employeur
Saisir le tribunal pénal afin qu’il contrôle directement l’application de la règle
Saisir l’inspection du travail de la plainte ou de leurs observations
Consulter l’employeur afin qu’il autorise la transmission des observations

Saisir l’inspection du travail de la plainte ou de leurs observations

Explication

Les membres de la délégation du personnel du CSE peuvent saisir l’inspection du travail de plaintes et d’observations relatives aux dispositions légales qu’elle contrôle. Le CSE ne prononce pas lui-même de sanction et la saisine n’est pas un dépôt direct devant le tribunal pénal ni une consultation soumise à l’autorisation de l’employeur.

50. Un salarié obtient réparation civile après un manquement de l’employeur, mais les faits peuvent aussi constituer une infraction. Quelle proposition décrit le lien entre les responsabilités civile et pénale ?

La responsabilité pénale ne peut être engagée que si la responsabilité civile est écartée
La responsabilité pénale est indépendante de la responsabilité civile et peut être engagée en parallèle
La responsabilité civile exclut l’engagement de la responsabilité pénale pour les mêmes faits
La réparation civile entraîne automatiquement une condamnation pénale pour les mêmes faits

La responsabilité pénale est indépendante de la responsabilité civile et peut être engagée en parallèle

Explication

Les deux responsabilités sont indépendantes : l’engagement de la responsabilité civile n’exclut pas celui de la responsabilité pénale. L’indépendance n’entraîne ni exclusion de la voie pénale, ni obligation d’engager les deux procédures, ni condamnation pénale automatique.

51. Une faute a contribué indirectement à une blessure au travail, mais la victime a également commis une faute. Selon la règle applicable à l’homicide ou aux blessures involontaires, quelle condition doit être vérifiée pour engager cette responsabilité ?

Un lien de causalité exclusif, sans faute de la victime
Un lien de causalité entre le fait et le dommage, même indirect
La violation d’un texte de sécurité, même sans lien avec le dommage
Un lien de causalité direct entre le fait et le dommage

Un lien de causalité entre le fait et le dommage, même indirect

Explication

La responsabilité suppose un lien de causalité entre le fait et le dommage, même si ce lien est indirect et même si la faute de la victime a aussi contribué au dommage. Exiger une causalité directe ou exclusive ajoute une condition absente, tandis que la violation d’un texte sans lien avec le dommage relève d’une autre règle pénale.

52. Un employeur viole délibérément une obligation particulière de sécurité et expose directement un salarié à un risque immédiat de blessure pouvant entraîner une infirmité permanente. Quelle qualification et quelle peine maximale d’emprisonnement correspondent à cette situation ?

La violation d’un texte de sécurité, passible de trois ans d’emprisonnement
Le délit de blessures involontaires, passible de deux ans d’emprisonnement
Le délit de risques causés à autrui, passible de trois ans d’emprisonnement
Le délit de risques causés à autrui, passible d’un an d’emprisonnement

Le délit de risques causés à autrui, passible d’un an d’emprisonnement

Explication

Le délit de risques causés à autrui vise l’exposition directe à un risque immédiat de mort ou de blessures graves par violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de sécurité ou de prudence ; il est puni d’un an d’emprisonnement au maximum. Les blessures involontaires supposent un dommage, et les peines de deux ou trois ans correspondent à d’autres situations.

53. Quelle définition du harcèlement sexuel la loi du 6 août 2012 a-t-elle retenue ?

Des propos ou comportements répétés à connotation sexuelle créant une situation intimidante, hostile ou offensante, sans inclure l’atteinte à la dignité ni une pression grave isolée
Des propos ou comportements répétés à connotation sexuelle portant atteinte à la dignité ou créant une situation intimidante, hostile ou offensante, ou une pression grave, même non répétée, visant à obtenir un acte sexuel
Des propos ou comportements répétés à connotation sexuelle portant atteinte à la dignité ou créant une situation intimidante, hostile ou offensante, sans inclure une pression grave isolée
Des contacts physiques répétés portant atteinte à la dignité ou créant une situation intimidante, hostile ou offensante, ou une pression grave visant à obtenir un acte sexuel

Des propos ou comportements répétés à connotation sexuelle portant atteinte à la dignité ou créant une situation intimidante, hostile ou offensante, ou une pression grave, même non répétée, visant à obtenir un acte sexuel

Explication

La définition comprend, d’une part, les propos ou comportements à connotation sexuelle répétés portant atteinte à la dignité ou créant une situation intimidante, hostile ou offensante et, d’autre part, une pression grave, même non répétée, visant à obtenir un acte sexuel. L’omission de la pression isolée, l’exigence de contacts physiques ou l’effacement de critères de la première branche altèrent cette définition.

54. Quelle est la fonction de la responsabilité civile lorsqu’un comportement cause un dommage ?

Sanctionner l’auteur du comportement
Réparer le dommage subi
Établir le caractère délictueux du comportement
Constater l’existence d’un dommage

Réparer le dommage subi

Explication

La responsabilité civile oblige à répondre d’un comportement dommageable afin de réparer le dommage. La sanction pénale concerne l’auteur, tandis que constater le dommage ne suffit pas à le réparer.

55. Un même acte délictueux blesse une victime et donne lieu à des poursuites contre son auteur. Quelle conséquence peut en résulter ?

Une réparation civile à la place d’une sanction pénale
Une sanction pénale à la place d’une réparation civile
Une réparation civile et une sanction pénale
Une seule responsabilité, déterminée par la victime

Une réparation civile et une sanction pénale

Explication

Les responsabilités civile et pénale peuvent être engagées pour un même fait : la première vise la réparation du dommage, la seconde la sanction de l’auteur. Les considérer comme exclusives confond leurs fonctions distinctes.

56. Une entreprise subit un dommage lié à l’inexécution d’un contrat valable qui la lie à son cocontractant. Quel fondement de responsabilité correspond à cette situation ?

La responsabilité délictuelle après annulation
La responsabilité contractuelle
La responsabilité délictuelle d’un tiers
La responsabilité pénale du cocontractant

La responsabilité contractuelle

Explication

La responsabilité contractuelle suppose un contrat valable et un dommage subi par un contractant du fait de son inexécution. La responsabilité délictuelle concerne notamment le tiers ou la situation où le contrat est annulé ou résilié.

57. Une victime démontre un dommage réel de 8 000 euros, mais réclame 10 000 euros d’indemnisation. Quel montant respecte le principe français de réparation intégrale ?

10 000 euros
4 000 euros
8 000 euros
0 euro

8 000 euros

Explication

La réparation intégrale est limitée au dommage réel : l’indemnisation est donc de 8 000 euros et ne peut enrichir la victime. Réclamer 10 000 euros dépasse le préjudice établi.

58. Dans un dossier pénal, l’acte matériel et le texte d’incrimination sont établis, mais l’élément moral manque. La responsabilité pénale peut-elle être engagée ?

Non, car l’absence de dommage exclut toute infraction
Oui, car le texte et l’acte matériel suffisent
Oui, car l’élément moral est facultatif
Non, car les trois éléments sont cumulatifs

Non, car les trois éléments sont cumulatifs

Explication

La responsabilité pénale exige cumulativement un élément légal, un élément moral et un élément matériel. La présence de deux éléments ne compense pas l’absence du troisième.

59. Un tribunal envisage une sanction pour un comportement, mais aucun texte ne prévoit cette sanction. Que commande l’exigence de l’élément légal ?

Prononcer la sanction selon la gravité des faits
Créer une sanction adaptée au comportement
Remplacer le texte manquant par la coutume
Écarter cette sanction faute de texte applicable

Écarter cette sanction faute de texte applicable

Explication

L’élément légal suppose un texte d’incrimination et de sanction, interprété strictement : une sanction ne peut être prononcée sans texte qui la prévoit. La gravité des faits ne permet pas au juge de créer une peine.

60. Après une infraction, le juge impose une amende et accorde des dommages-intérêts à la victime constituée partie civile. À qui revient chaque somme ?

L’amende à la victime, les dommages-intérêts à l’État
Les deux sommes à la victime
Les deux sommes à l’État
L’amende à l’État, les dommages-intérêts à la victime

L’amende à l’État, les dommages-intérêts à la victime

Explication

L’amende est versée à l’État, tandis que les dommages-intérêts accordés après constitution de partie civile reviennent à la victime. Inverser ces bénéficiaires confond peine et réparation.

61. Deux œuvres diffèrent par leur degré de nouveauté, mais une seule porte l’empreinte personnelle de son auteur. Quel critère détermine leur protection par le droit d’auteur ?

Le caractère nouveau des éléments objectifs
La date la plus récente de création
L’enregistrement officiel de l’œuvre
L’empreinte de la personnalité de l’auteur

L’empreinte de la personnalité de l’auteur

Explication

L’originalité correspond à l’empreinte de la personnalité de l’auteur. La nouveauté porte sur des éléments objectifs et ne se substitue pas à ce critère.

62. Une autrice donne à son roman un titre original que d’autres souhaitent reprendre pour une œuvre distincte. Quelle protection peut s’appliquer à ce titre ?

Il peut être protégé indépendamment de toute originalité.
Il peut être protégé seulement si l’œuvre est publiée.
Il peut être protégé comme l’œuvre elle-même.
Il peut être protégé comme une simple information.

Il peut être protégé comme l’œuvre elle-même.

Explication

Un titre bénéficie de la protection accordée à l’œuvre elle-même dès lors qu’il présente un caractère original. L’assimilation à une simple information méconnaît cette protection, tandis que l’absence d’exigence d’originalité et la condition de publication ne correspondent pas à la règle.

63. Parmi ces exemples, lequel correspond à la définition d’une œuvre artistique comme production d’une forme sensible à la vue ?

Une information abstraite transmise sans forme perceptible.
Un programme d’instructions destiné au traitement informatique.
Une activité de création considérée indépendamment de son résultat.
Une sculpture présentant une forme perceptible visuellement.

Une sculpture présentant une forme perceptible visuellement.

Explication

Une œuvre artistique se manifeste par une forme sensible à la vue, comme une sculpture. Une information abstraite, l’activité créatrice elle-même et un programme informatique ne désignent pas cette forme visible.

64. Un juge examine une forme artistique nouvelle, qui ne figure pas dans une liste légale détaillée, et distingue le résultat de l’activité ayant permis de le créer. Quel principe doit guider son analyse ?

La protection porte sur l’activité, et la liste des œuvres reste ouverte.
La protection porte sur l’activité, et seules les formes énumérées comptent.
La protection porte sur la forme, mais la liste des œuvres est fermée.
La protection porte sur la forme, et la liste des œuvres reste ouverte.

La protection porte sur la forme, et la liste des œuvres reste ouverte.

Explication

Le droit d’auteur protège la forme de l’œuvre artistique, non l’activité artistique, et la liste légale des œuvres est ouverte. Protéger l’activité confond le processus avec sa forme, tandis qu’une liste fermée ou limitée aux formes énumérées contredit son caractère ouvert.

65. Quels sont les quatre éléments qui composent le droit moral de l’auteur ?

Reproduction, représentation, respect et retrait ou repentir.
Divulgation, paternité, respect et retrait ou repentir.
Divulgation, représentation, respect et retrait ou repentir.
Divulgation, paternité, reproduction et représentation.

Divulgation, paternité, respect et retrait ou repentir.

Explication

Le droit moral réunit la divulgation, la paternité, le respect et le retrait ou repentir. La reproduction et la représentation sont des prérogatives patrimoniales, et leur substitution aux éléments cités déforme la composition du droit moral.

66. Une maison d’édition imprime un roman sur un nouveau support afin de le distribuer au public par l’intermédiaire de librairies. Quel droit patrimonial concerne cette fixation matérielle ?

Le droit de représentation.
Le droit de divulgation.
Le droit de reproduction.
L’exception de copie privée.

Le droit de reproduction.

Explication

La reproduction concerne la fixation matérielle de l’œuvre par un procédé permettant sa communication indirecte au public. La représentation vise une communication directe, la copie privée concerne certains usages privés et la divulgation relève du droit moral.

67. Une personne copie un logiciel pour l’utiliser à son domicile, sans le partager, et ne réalise pas de copie de sauvegarde. L’exception de copie privée couvre-t-elle cette copie ?

Oui, car toute copie destinée à un usage domestique est couverte.
Oui, car une copie non partagée est couverte même pour un logiciel.
Non, car l’exception concerne seulement les copies destinées à un usage collectif.
Non, car la copie d’un logiciel n’est exceptée que lorsqu’il s’agit d’une copie de sauvegarde.

Non, car la copie d’un logiciel n’est exceptée que lorsqu’il s’agit d’une copie de sauvegarde.

Explication

La copie privée doit être réservée à l’usage privé et ne pas être destinée à une utilisation collective, mais les copies de logiciels sont exclues sauf lorsqu’il s’agit d’une copie de sauvegarde. L’usage domestique ou l’absence de partage ne transforme pas une autre copie du logiciel en copie de sauvegarde.

68. Un organisateur diffuse en direct un concert à un public qui peut entendre la musique sans recevoir d’enregistrement. Quel droit patrimonial concerne cette communication directe ?

Le droit de reproduction.
Le droit de divulgation.
Le droit de représentation.
L’exception de copie privée.

Le droit de représentation.

Explication

Le droit de représentation porte sur la communication directe de l’œuvre au public, comme lors d’une diffusion en direct. La reproduction concerne une fixation matérielle, la copie privée un usage privé et la divulgation le fait de rendre l’œuvre publique par l’auteur.

69. Une chanson de Johnny Hallyday dont les droits sont examinés a été exploitée en 2004. Quel label détenait les droits pour cette période ?

MCA, appartenant à Universal.
MCA et Warner, conjointement pour cette période.
Warner, devenu son label depuis 2005.
Universal, en tant que label distinct de MCA.

MCA, appartenant à Universal.

Explication

MCA, qui appartenait à Universal, détenait les droits sur les chansons de Johnny Hallyday jusqu’en 2005 ; Warner était son label à partir de cette date. Appliquer Warner à 2004 anticipe le changement, tandis qu’Universal était la maison mère de MCA et non un label distinct dans cette attribution.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 99 flashcards sur Contrats précaires et droit du travail.

Jusqu’à quelle période le droit social se développe-t-il ?

Jusqu’aux Trente Glorieuses.

Qui est associé au normativisme juridique, et quelles sont ses dates ?

Hans KELSEN, 1881-1973.

Quelle exception le droit social oppose-t-il à la hiérarchie mécanique des normes ?

Le principe de faveur.

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Consultez la fiche de révision complète sur Contrats précaires et droit du travail.

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