QCM : Contrats spéciaux et vente — 40 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble de règles régit un contrat spécial ?

Le droit de la consommation et les règles de procédure civile
Les règles propres à son espèce et les usages professionnels
Les règles fiscales applicables et les usages professionnels
Le droit commun des contrats et les règles propres à son espèce

Le droit commun des contrats et les règles propres à son espèce

Explication

Un contrat spécial relève à la fois du droit commun des contrats et des dispositions particulières correspondant à son type. Les usages ou les règles fiscales peuvent intervenir dans certains cas, mais ils ne constituent pas le double régime général caractéristique des contrats spéciaux.

2. Quelle distinction caractérise un contrat nommé par rapport à un contrat innommé ?

Le contrat nommé concerne les commerçants, tandis que le contrat innommé concerne les particuliers
Le contrat nommé produit ses effets à l’étranger, tandis que le contrat innommé produit ses effets en France
Le contrat nommé possède un nom légal et un régime propre, tandis que le contrat innommé est issu de la pratique sans régime correspondant à ce nom
Le contrat nommé est conclu oralement, tandis que le contrat innommé doit être établi par écrit

Le contrat nommé possède un nom légal et un régime propre, tandis que le contrat innommé est issu de la pratique sans régime correspondant à ce nom

Explication

Le contrat nommé est identifié par la loi et bénéficie d’un régime juridique propre, alors que le contrat innommé est créé par la pratique sans régime légal particulier attaché à son nom. La distinction ne dépend ni de la forme du contrat ni de la qualité des parties.

3. Comment l’article 1105 du Code civil articule-t-il les règles générales et les règles particulières des contrats ?

Les règles générales concernent les contrats nommés, tandis que les règles particulières concernent les contrats innommés
Les règles particulières s’appliquent à tous les contrats, sous réserve des règles générales prévues pour quelques contrats
Les règles générales s’appliquent à tous les contrats, sous réserve des règles particulières propres à certains contrats
Les règles particulières écartent les règles générales dès qu’un contrat est conclu entre professionnels

Les règles générales s’appliquent à tous les contrats, sous réserve des règles particulières propres à certains contrats

Explication

L’article 1105 pose que les règles générales concernent tous les contrats, mais qu’elles s’appliquent sous réserve des règles particulières propres à certaines catégories. La qualité des parties ou la distinction entre contrats nommés et innommés ne modifie pas cette articulation.

4. Dans quel livre du Code civil se trouve principalement l’organisation des contrats nommés comme la vente, le prêt et le mandat ?

Dans le livre V du Code civil
Dans le livre III du Code civil
Dans le livre I du Code civil
Dans le livre II du Code civil

Dans le livre III du Code civil

Explication

Le livre III du Code civil organise la plupart des contrats nommés, parmi lesquels figurent notamment la vente, le prêt et le mandat. Les autres livres proposés ne constituent pas le regroupement indiqué pour ces contrats.

5. Quel instrument international régit la vente internationale de marchandises ?

La Convention européenne des droits de l’homme du 4 novembre 1950
La Convention de Genève du 19 mai 1956
La Convention de Vienne du 11 avril 1980
Le traité de Rome du 25 mars 1957

La Convention de Vienne du 11 avril 1980

Explication

La Convention de Vienne du 11 avril 1980 régit la vente internationale de marchandises et a été ratifiée par la France en 1982. La Convention européenne des droits de l’homme protège principalement des droits fondamentaux et ne constitue pas le régime international de cette vente.

6. Quel était l’objectif du projet ministériel diffusé en juillet 2022 après les travaux engagés en avril 2020 ?

Remplacer le Code civil par une réglementation internationale des ventes
Créer un droit commun applicable à toutes les familles de contrats voisins
Limiter la réforme aux contrats d’assurance et aux contrats de transport
Moderniser et mettre en cohérence les règles de plusieurs contrats spéciaux

Moderniser et mettre en cohérence les règles de plusieurs contrats spéciaux

Explication

Le projet ministériel de 2022 visait à moderniser et à harmoniser les règles relatives notamment à la vente, au bail, au prêt, au dépôt et au mandat. La création d’un droit commun des familles de contrats correspond plutôt à la démarche de l’avant-projet Henri Capitant de 2017.

7. Que signifie l’adage « l’aléa chasse la lésion » dans un contrat aléatoire ?

L’existence d’un aléa fait obstacle à l’invocation de la lésion
L’existence d’un aléa entraîne automatiquement la nullité du contrat
L’existence d’un aléa transforme le contrat en contrat commutatif
L’existence d’un aléa impose une révision judiciaire du prix convenu

L’existence d’un aléa fait obstacle à l’invocation de la lésion

Explication

Dans un contrat aléatoire, l’incertitude acceptée par les parties fait obstacle à l’invocation de la lésion. L’aléa ne provoque pas en lui-même la nullité, ne transforme pas le contrat en contrat commutatif et n’impose pas automatiquement une révision du prix.

8. Quelle différence oppose les interprétations autonomiste et cohérente de l’adage « specialia generalibus derogant » ?

L’interprétation autonomiste écarte le droit commun dès qu’une règle spéciale existe, tandis que l’interprétation cohérente l’écarte en cas de contradiction
L’interprétation autonomiste concerne les contrats gratuits, tandis que l’interprétation cohérente concerne les contrats à titre onéreux
L’interprétation autonomiste applique le droit commun avant le droit spécial, tandis que l’interprétation cohérente privilégie les usages professionnels
L’interprétation autonomiste recherche le sens du contrat, tandis que l’interprétation cohérente rattache les faits à une catégorie juridique

L’interprétation autonomiste écarte le droit commun dès qu’une règle spéciale existe, tandis que l’interprétation cohérente l’écarte en cas de contradiction

Explication

L’interprétation autonomiste donne au droit spécial un domaine autonome dès qu’une question y est réglée, alors que l’interprétation cohérente maintient le droit commun tant qu’il n’existe pas de contradiction. La confusion fréquente consiste à attribuer à ces interprétations des opérations de qualification ou d’interprétation contractuelle.

9. Une règle spéciale et une règle de droit commun régissent une même situation sans se contredire : comment doivent-elles être appliquées ?

Elles se complètent, car la règle spéciale n’écarte le droit commun qu’en cas d’incompatibilité
Le juge choisit entre les deux règles selon la nature onéreuse ou gratuite du contrat
La règle spéciale prévaut et prive la règle commune de tout effet dans la matière concernée
La règle commune prévaut, car elle fournit le régime général applicable à toute situation

Elles se complètent, car la règle spéciale n’écarte le droit commun qu’en cas d’incompatibilité

Explication

La compatibilité permet aux deux règles de produire ensemble leurs effets, tandis que l’incompatibilité conduit la règle spéciale à écarter la règle commune. La seule existence d’une règle spéciale ne suffit donc pas à supprimer l’application du droit commun.

10. Que désigne la qualification juridique d’une situation ?

Son rattachement à une catégorie juridique préexistante afin de lui appliquer le régime correspondant
La détermination du prix permettant de distinguer une vente d’une donation
La recherche du sens d’une volonté ou d’une clause lorsque le contrat présente une obscurité
La vérification de la publicité nécessaire pour rendre un contrat opposable aux tiers

Son rattachement à une catégorie juridique préexistante afin de lui appliquer le régime correspondant

Explication

La qualification juridique consiste à classer une situation dans une catégorie existante pour lui appliquer le régime qui lui est attaché. La recherche du sens d’une volonté ou d’un contrat obscur relève plutôt de l’interprétation.

11. Quelle combinaison décrit correctement les éléments essentiels, naturels et accidentels d’un contrat ?

Les éléments essentiels définissent la catégorie, les éléments naturels peuvent être écartés et les éléments accidentels sont ajoutés par les parties
Les éléments essentiels peuvent être écartés, les éléments naturels sont ajoutés par les parties et les éléments accidentels définissent la catégorie
Les éléments essentiels sont ajoutés par les parties, les éléments naturels définissent la catégorie et les éléments accidentels s’imposent légalement
Les éléments essentiels fixent les modalités d’exécution, les éléments naturels sont étrangers au contrat et les éléments accidentels s’imposent par principe

Les éléments essentiels définissent la catégorie, les éléments naturels peuvent être écartés et les éléments accidentels sont ajoutés par les parties

Explication

Les éléments essentiels déterminent la catégorie contractuelle et ne peuvent pas être écartés, tandis que les éléments naturels existent par principe mais peuvent être exclus. Les éléments accidentels résultent d’un ajout des parties et ne font pas normalement partie du contrat.

12. Quelle distinction caractérise les contrats relatifs aux choses et les contrats relatifs aux services ?

Les premiers supposent une gratuité, tandis que les seconds comportent nécessairement une rémunération pour une activité
Les premiers créent des obligations réciproques, tandis que les seconds produisent un transfert immédiat de propriété
Les premiers organisent une activité humaine, tandis que les seconds transmettent la propriété ou procurent la jouissance d’un bien
Les premiers transmettent la propriété ou procurent la jouissance d’un bien, tandis que les seconds portent sur une obligation de faire

Les premiers transmettent la propriété ou procurent la jouissance d’un bien, tandis que les seconds portent sur une obligation de faire

Explication

Un contrat relatif à une chose concerne le transfert de propriété ou la jouissance d’un bien, alors qu’un contrat de service est centré sur une activité humaine à accomplir. La nature du contrat ne dépend donc pas principalement de sa gratuité ou de sa structure synallagmatique.

13. Comment distinguer les contrats qui transmettent l’utilité d’un bien de ceux qui en procurent la jouissance ?

Le bail et le prêt transmettent l’utilité du bien, tandis que la vente, l’échange et la donation organisent un service
La donation et le prêt transmettent l’utilité du bien, tandis que la vente et le bail créent une obligation de faire
La vente, le bail et le prêt transmettent l’utilité du bien, tandis que l’échange et la donation en procurent la jouissance
La vente, l’échange et la donation transmettent l’utilité du bien, tandis que le bail et le prêt en procurent la jouissance

La vente, l’échange et la donation transmettent l’utilité du bien, tandis que le bail et le prêt en procurent la jouissance

Explication

La vente, l’échange et la donation appartiennent aux contrats qui transmettent l’utilité du bien, tandis que le bail et le prêt procurent sa jouissance. Confondre la transmission avec la jouissance conduit notamment à classer à tort la vente avec le bail.

14. Quelle obligation réciproque définit le contrat de vente ?

Le vendeur livre et transfère la propriété d’une chose, tandis que l’acheteur en paie le prix
Le vendeur procure la jouissance temporaire d’une chose, tandis que l’acheteur verse une redevance périodique
Le vendeur accomplit une activité déterminée, tandis que l’acheteur fournit une coopération matérielle
Le vendeur remet gratuitement une chose, tandis que l’acheteur s’engage à la restituer ultérieurement

Le vendeur livre et transfère la propriété d’une chose, tandis que l’acheteur en paie le prix

Explication

La vente repose sur le transfert de propriété d’une chose et sur le paiement d’un prix par l’acheteur. La mise à disposition temporaire contre redevance caractérise plutôt le bail, qui ne transfère pas la propriété.

15. Quel droit l’acheteur acquiert-il en principe lors du transfert de propriété dans une vente ?

Un simple droit de jouissance comprenant l’usage et les fruits, sans pouvoir de disposer de la chose
Un droit personnel d’exiger la livraison, sans acquisition des prérogatives attachées à la propriété
Un droit de disposer de la chose, tandis que son usage et ses fruits restent au vendeur
Le droit de propriété comprenant l’usus, le fructus et l’abusus, sauf limitation prévue par un démembrement

Le droit de propriété comprenant l’usus, le fructus et l’abusus, sauf limitation prévue par un démembrement

Explication

Le transfert de propriété comprend en principe l’usage, la perception des fruits et le pouvoir de disposer de la chose. Les parties peuvent toutefois limiter ce transfert à certaines prérogatives en organisant un démembrement de propriété.

16. À quel moment le transfert de propriété intervient-il en principe dans une vente, et quel effet produit une clause de réserve de propriété ?

Il intervient après le paiement intégral, mais la clause peut l’avancer au moment des négociations
Il intervient dès l’échange des consentements, mais la clause peut le reporter jusqu’au paiement complet du prix
Il intervient après la publicité foncière, mais la clause peut le reporter jusqu’à la remise matérielle de la chose
Il intervient lors de la livraison, mais la clause peut le reporter jusqu’à la signature d’un acte authentique

Il intervient dès l’échange des consentements, mais la clause peut le reporter jusqu’au paiement complet du prix

Explication

L’article 1583 du Code civil pose un transfert en principe immédiat dès l’accord des volontés, sauf clause de réserve de propriété. Cette clause suspend le transfert jusqu’au paiement complet du prix, et non jusqu’à la livraison ou à une formalité de publicité.

17. Quels caractères permettent de qualifier juridiquement la vente ?

Elle est à titre onéreux, unilatérale, aléatoire et solennelle
Elle est gratuite, unilatérale, aléatoire et réelle
Elle est gratuite, synallagmatique, commutative et formaliste
Elle est à titre onéreux, synallagmatique, commutative et consensuelle

Elle est à titre onéreux, synallagmatique, commutative et consensuelle

Explication

La vente comporte un prix, des obligations réciproques, des avantages réputés équivalents et se forme par le seul échange des consentements. Elle est donc à titre onéreux, synallagmatique, commutative et consensuelle, sous réserve des formalités légalement prévues dans certains cas.

18. Quelle est la fonction de la soulte dans un contrat d’échange ?

Remplacer les droits sociaux attribués lors d’un apport
Compenser une différence de valeur entre les biens échangés
Exécuter une obligation par une prestation différente
Rémunérer le vendeur au titre d’une contrepartie monétaire

Compenser une différence de valeur entre les biens échangés

Explication

La soulte sert à équilibrer l’échange lorsque les biens n’ont pas la même valeur, sans constituer le prix d’une vente. La contrepartie monétaire caractéristique de la vente est le prix, et non la soulte.

19. Quelle contrepartie distingue principalement l’apport en nature de la vente ?

Le versement d’un prix correspondant à la valeur du bien
La remise d’un bien différent destinée à équilibrer l’opération
L’attribution de droits sociaux en échange du bien apporté
L’extinction d’une dette par une prestation acceptée

L’attribution de droits sociaux en échange du bien apporté

Explication

Dans un apport en nature, le bien est rémunéré par l’attribution de droits sociaux, alors que la vente repose sur le paiement d’un prix. La remise d’un autre bien relève de l’échange, tandis que l’extinction d’une dette décrit la dation en paiement.

20. Que caractérise la dation en paiement ?

L’acceptation par le créancier d’une prestation différente de celle prévue
L’attribution de droits sociaux en contrepartie d’un apport
L’échange réciproque de deux biens appartenant aux parties
Le paiement d’un prix pour obtenir le transfert d’une propriété

L’acceptation par le créancier d’une prestation différente de celle prévue

Explication

La dation en paiement permet d’exécuter une obligation au moyen d’une prestation différente de celle initialement convenue, si le créancier l’accepte. L’échange concerne deux propriétés transférées, tandis que l’attribution de droits sociaux caractérise l’apport en nature.

21. Quelles conditions l’article 1128 du Code civil exige-t-il pour la validité d’une vente ?

Un consentement, une capacité et un contenu licite et certain
Un consentement, une livraison et un paiement intégral du prix
Un paiement, une capacité commerciale et une remise matérielle
Une livraison, une publicité et une immatriculation du contrat

Un consentement, une capacité et un contenu licite et certain

Explication

La validité de la vente repose sur le consentement des parties, leur capacité à contracter et un contenu licite et certain. Dans une vente consensuelle, la livraison n’est pas une condition nécessaire à la formation du contrat.

22. Comment le droit de préemption limite-t-il la liberté de vendre ?

Il permet au vendeur de refuser toute acquisition sans justification particulière
Il autorise l’acheteur initial à modifier librement les conditions convenues
Il transforme toute négociation privée en contrat de vente immédiatement formé
Il impose au vendeur de contracter avec son titulaire aux conditions prévues

Il impose au vendeur de contracter avec son titulaire aux conditions prévues

Explication

Le droit de préemption permet à son titulaire de se substituer à l’acquéreur initial après notification du projet et d’acheter aux conditions prévues. Il constitue donc une limite légale à la liberté de choisir son cocontractant, sans former automatiquement la vente dès les premières négociations.

23. Après la notification d’un projet de vente, que peut faire le titulaire d’un droit de préemption ?

Se substituer à l’acquéreur initial en achetant aux conditions prévues
Exiger une nouvelle fixation du prix par le vendeur avant de répondre
Imposer au vendeur une prestation différente de celle prévue au projet
Annuler la vente déjà conclue sans devoir reprendre ses conditions

Se substituer à l’acquéreur initial en achetant aux conditions prévues

Explication

Le titulaire du droit de préemption peut prendre la place de l’acquéreur initial et acheter le bien aux conditions du projet qui lui a été notifié. Ce mécanisme ne lui confère pas un pouvoir général de modifier le prix ou les autres conditions de la vente.

24. Quelle obligation supplémentaire pèse sur le vendeur professionnel envers l’acheteur ?

Lui garantir l’obtention d’un financement correspondant à son projet
Lui proposer une réduction lorsque le bien présente une caractéristique connue
Le conseiller sur l’adéquation du bien aux besoins de celui-ci
Lui accorder un délai de rétractation pour toute vente conclue

Le conseiller sur l’adéquation du bien aux besoins de celui-ci

Explication

Le vendeur professionnel doit conseiller l’acheteur sur l’adéquation du bien à ses besoins, en plus du devoir de transmettre les informations déterminantes ignorées. Cette obligation ne signifie pas qu’il garantit le financement ni qu’il accorde automatiquement une faculté de rétractation.

25. Quelle différence caractérise la promesse synallagmatique et la promesse unilatérale de vente ?

La première engage les deux parties, tandis que la seconde laisse une option au bénéficiaire
La première concerne deux biens, tandis que la seconde concerne un bien unique
La première laisse une option au vendeur, tandis que la seconde engage les deux parties
La première reporte le prix, tandis que la seconde exclut toute contrepartie financière

La première engage les deux parties, tandis que la seconde laisse une option au bénéficiaire

Explication

La promesse synallagmatique crée des engagements réciproques, tandis que la promesse unilatérale engage le promettant et laisse au bénéficiaire le choix de lever l’option. L’opposition porte donc sur l’étendue des engagements, et non sur le nombre de biens concernés.

26. Lorsque le consentement des parties dépend encore d’un élément supplémentaire, quel effet produit la promesse synallagmatique ?

Elle devient une promesse unilatérale et la rétractation reste sans conséquence
Elle ne vaut pas vente et la rétractation peut donner lieu à des dommages et intérêts
Elle forme une vente conditionnelle et la rétractation impose une restitution doublée
Elle vaut vente parfaite et la rétractation entraîne automatiquement le transfert du bien

Elle ne vaut pas vente et la rétractation peut donner lieu à des dommages et intérêts

Explication

Si un élément supplémentaire constitue encore le consentement des parties, la promesse synallagmatique ne vaut pas vente et la rétractation est sanctionnée par des dommages et intérêts. Elle ne produit donc pas immédiatement tous les effets d’une vente parfaite.

27. Quel effet produit la rétractation du promettant dans une promesse unilatérale de vente depuis l’ordonnance de 2016 ?

Elle oblige le bénéficiaire à acheter même s’il n’a pas levé l’option
Elle peut être sanctionnée par l’exécution forcée de la vente
Elle entraîne la perte de l’indemnité versée par le bénéficiaire
Elle transforme la promesse en simple projet dépourvu d’effet juridique

Elle peut être sanctionnée par l’exécution forcée de la vente

Explication

Dans la promesse unilatérale, les éléments essentiels de la vente sont réunis et le promettant est déjà engagé, de sorte que sa rétractation peut être sanctionnée par l’exécution forcée. Le bénéficiaire conserve toutefois la liberté de lever ou non l’option.

28. Quel est le régime de l’indemnité d’immobilisation dans une promesse unilatérale de vente ?

Elle correspond à une clause de dédit permettant au promettant de se rétracter
Elle rémunère l’exclusivité et s’impute sur le prix si l’option est levée
Elle constitue une clause pénale destinée à sanctionner toute inexécution du vendeur
Elle représente un acompte qui oblige le bénéficiaire à acheter le bien

Elle rémunère l’exclusivité et s’impute sur le prix si l’option est levée

Explication

L’indemnité rémunère l’exclusivité accordée au bénéficiaire : elle reste acquise au promettant si l’option n’est pas levée et s’impute sur le prix en cas de levée. Elle ne constitue ni une clause pénale ni une clause de dédit.

29. Laquelle de ces situations permet la vente valable d’une chose future ?

La cession d’un droit successoral futur non encore ouvert
La vente d’une récolte future dont la production est possible
La vente d’un bien dont la réalisation est matériellement impossible
La vente d’un objet futur dont la fabrication est interdite

La vente d’une récolte future dont la production est possible

Explication

Une chose future peut être vendue lorsque sa réalisation est possible, comme une récolte à venir ou un objet à fabriquer. Un droit successoral futur constitue toutefois une catégorie distincte qui ne peut pas être cédée dans cette situation.

30. Dans quel cas une vente de chose future est-elle aléatoire ?

Lorsque l’existence de la chose est incertaine mais que le prix reste dû
Lorsque la vente porte sur une chose déjà existante mais mal identifiée
Lorsque les effets du contrat dépendent de la réalisation de la chose
Lorsque l’existence de la chose est considérée comme certaine dès l’accord

Lorsque l’existence de la chose est incertaine mais que le prix reste dû

Explication

La vente est aléatoire lorsque l’existence de la chose demeure incertaine, tout en laissant le prix dû par l’acheteur. La vente conditionnelle se distingue par le fait que ses effets dépendent de la réalisation de la chose.

31. Quel effet produit la perte totale de la chose au moment de la conclusion de la vente ?

Elle permet à l’acheteur d’exiger une réduction du prix
Elle entraîne la nullité de la vente
Elle maintient la vente pour la partie supposée restante
Elle transfère les risques sur le vendeur après la livraison

Elle entraîne la nullité de la vente

Explication

La perte totale de la chose lors de la conclusion du contrat entraîne la nullité de la vente. En cas de perte partielle, l’acheteur peut plutôt annuler ou conserver la vente pour la partie existante avec une réduction du prix.

32. Comment une chose de genre doit-elle être déterminée pour pouvoir faire l’objet d’une vente ?

Par la désignation du lot et du lieu où il se trouve
Par la mesure ou la pesée effectuée après la livraison
Par son espèce, sa quantité et sa qualité
Par son individualité propre et son emplacement précis

Par son espèce, sa quantité et sa qualité

Explication

Une chose de genre est déterminée par son espèce, sa quantité et sa qualité. L’individualité propre caractérise plutôt le corps certain, tandis que la mesure ou le lot concernent des modalités particulières d’individualisation.

33. Quelle règle résulte de l’article 1598 du Code civil concernant l’aliénabilité des choses ?

Toute chose détenue par un particulier peut être vendue sans restriction
Toute chose dans le commerce peut être vendue sauf interdiction légale
Toute chose ayant une valeur économique peut être vendue par convention
Toute chose vendue avec accord du juge échappe aux interdictions légales

Toute chose dans le commerce peut être vendue sauf interdiction légale

Explication

L’article 1598 pose que les choses dans le commerce sont aliénables, sauf lorsqu’une loi interdit leur vente. La valeur économique ou l’accord d’un juge ne suffit donc pas à écarter une interdiction légale.

34. À quelles conditions une clause conventionnelle d’inaliénabilité est-elle valable ?

Lorsqu’elle protège un intérêt sérieux et légitime pendant une durée limitée
Lorsqu’elle repose sur la seule volonté du propriétaire sans justification
Lorsqu’elle interdit toute cession du bien pendant une durée indéterminée
Lorsqu’elle s’applique après la vente sans limitation prévue par les parties

Lorsqu’elle protège un intérêt sérieux et légitime pendant une durée limitée

Explication

Une clause d’inaliénabilité doit être justifiée par un intérêt sérieux et légitime et être limitée dans le temps. Une interdiction perpétuelle ou dépourvue de justification ne répond pas à ces conditions.

35. Pourquoi la vente de la chose d’autrui est-elle en principe nulle ?

Parce que toute vente conclue sans publicité foncière est juridiquement inexistante
Parce que le vendeur ne peut transférer davantage de droits qu’il n’en possède
Parce que l’acheteur ne peut acquérir aucun bien détenu par un tiers
Parce que le véritable propriétaire devient automatiquement partie au contrat

Parce que le vendeur ne peut transférer davantage de droits qu’il n’en possède

Explication

Le vendeur ne peut transmettre à l’acheteur plus de droits qu’il n’en détient, ce qui expose en outre l’acheteur à une éviction par le véritable propriétaire. L’absence de publicité ou l’intervention du propriétaire ne constitue pas le fondement général de cette nullité.

36. Qui peut demander la nullité relative de la vente de la chose d’autrui ?

Le juge, tandis que l’acheteur doit attendre une action du propriétaire
Le véritable propriétaire, tandis que l’acheteur agit en revendication
Le vendeur, tandis que le véritable propriétaire demande l’exécution du contrat
L’acheteur, tandis que le véritable propriétaire agit en revendication

L’acheteur, tandis que le véritable propriétaire agit en revendication

Explication

L’action en nullité relative appartient à l’acheteur, car il risque l’éviction. Le véritable propriétaire ne demande pas cette nullité : il agit en revendication, la vente lui étant inopposable.

37. Quand le prix d’une vente est-il déterminable ?

Lorsque les parties renoncent à définir les critères de calcul du prix
Lorsque ses éléments objectifs sont prévus sans dépendre d’une décision unilatérale
Lorsque l’une des parties peut fixer librement le montant après la conclusion
Lorsque le prix est laissé à l’appréciation personnelle du vendeur

Lorsque ses éléments objectifs sont prévus sans dépendre d’une décision unilatérale

Explication

Un prix est déterminable lorsque le contrat prévoit des éléments objectifs permettant de le calculer sans dépendre de la volonté unilatérale d’une partie. Un montant fixé arbitrairement par une seule partie ne satisfait pas cette exigence.

38. Dans un contrat-cadre, dans quelles limites le fournisseur peut-il fixer le prix des contrats d’application ?

Il peut modifier le prix uniquement lorsque la chose vendue devient indisponible
Il doit obtenir l’accord préalable du client pour chaque contrat d’application
Il peut le fixer unilatéralement sous réserve de ne pas commettre d’abus
Il doit confier la fixation du prix à un tiers indépendant désigné par le juge

Il peut le fixer unilatéralement sous réserve de ne pas commettre d’abus

Explication

L’article 1164 permet au fournisseur de fixer unilatéralement le prix des contrats d’application dans un contrat-cadre. Cette faculté est toutefois encadrée par l’interdiction de l’abus dans la fixation du prix.

39. Que se passe-t-il lorsque les parties confient l’estimation du prix à un tiers indépendant ?

Son évaluation s’impose aux parties et au juge sauf erreur grossière
Son évaluation peut être remplacée par celle du juge dès qu’une partie la refuse
Son évaluation constitue une simple recommandation que chaque partie peut écarter
Son évaluation s’impose au vendeur mais pas à l’acheteur contestant le montant

Son évaluation s’impose aux parties et au juge sauf erreur grossière

Explication

Selon l’article 1592 du Code civil, l’évaluation du tiers indépendant lie les parties et le juge, sauf erreur grossière. Un simple désaccord avec le montant ne suffit donc pas à écarter cette estimation.

40. Dans une vente immobilière, à quelle condition le vendeur peut-il demander la rescision pour lésion ?

S’il a vendu l’immeuble à un prix inférieur à celui proposé par un tiers
S’il a reçu moins des cinq douzièmes de la valeur réelle de l’immeuble
S’il a reçu moins de la moitié de la valeur réelle de l’immeuble
S’il établit que l’acheteur connaissait la valeur exacte du bien vendu

S’il a reçu moins des cinq douzièmes de la valeur réelle de l’immeuble

Explication

Le vendeur peut demander la rescision lorsqu’il a été lésé de plus de sept douzièmes, ce qui signifie que le prix reçu est inférieur aux cinq douzièmes de la valeur réelle. Le seuil de la moitié ne correspond donc pas à la règle applicable.

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À quoi sont soumis les contrats spéciaux ?

Au droit commun des contrats et aux règles spécifiques propres à chaque espèce.

Quelle différence existe entre un contrat nommé et un contrat innommé ?

Le contrat nommé a un nom et un régime juridique par la loi, le contrat innommé est créé par la pratique sans régime légal.

Que prévoit l’article 1105 du Code civil concernant les règles contractuelles ?

Les règles générales s’appliquent à tous les contrats sous réserve des règles particulières.

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