QCM : Contrôle ex ante de la concurrence — 32 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objectif principal du contrôle ex ante des concentrations ?

Sanctionner les pratiques anticoncurrentielles après la réalisation de l’opération
Prévenir les atteintes à la concurrence avant la réalisation de l’opération
Encadrer les accords de coopération entre entreprises acheteuses
Organiser la répartition des marchés entre entreprises concurrentes

Prévenir les atteintes à la concurrence avant la réalisation de l’opération

Explication

Le contrôle ex ante intervient avant la réalisation d’une opération afin d’empêcher les atteintes prévisibles à la concurrence. Le contrôle ex post, au contraire, intervient après la réalisation de la pratique ou de l’opération.

2. Dans quels domaines le contrôle ex ante porte-t-il principalement en droit de l’Union européenne et en droit français ?

Le contrôle des abus de position dominante
Le contrôle des pratiques tarifaires individuelles
Le contrôle des accords de coopération commerciale
Le contrôle des concentrations entre entreprises

Le contrôle des concentrations entre entreprises

Explication

Le contrôle ex ante concerne principalement les opérations de concentration, qui peuvent modifier durablement la structure concurrentielle d’un marché. Le contrôle de la puissance d’achat vise plutôt certains accords de coopération entre entreprises.

3. Que doivent faire les entreprises lorsque les conditions de notification d’une concentration sont remplies ?

Publier l’opération sans formalité auprès de l’autorité de concurrence
Réaliser l’opération puis attendre une éventuelle demande de renseignements
Notifier l’opération à l’autorité compétente afin d’obtenir son autorisation
Saisir plusieurs autorités nationales avant de définir le projet d’opération

Notifier l’opération à l’autorité compétente afin d’obtenir son autorisation

Explication

La notification permet à l’autorité de concurrence compétente d’examiner l’opération avant sa réalisation et de décider de son autorisation. Réaliser l’opération avant cette démarche ne respecte pas le mécanisme préventif de contrôle.

4. Quel est le principe du système européen du guichet unique pour une concentration relevant de la Commission européenne ?

Les entreprises choisissent librement l’autorité qui rendra la décision définitive
Chaque autorité nationale examine l’opération selon son propre droit de la concurrence
L’autorité française examine l’opération avant toute intervention de la Commission européenne
La Commission européenne examine en principe l’opération sans examen national simultané

La Commission européenne examine en principe l’opération sans examen national simultané

Explication

Le guichet unique confie en principe l’examen d’une opération relevant du niveau européen à la Commission européenne. Des mécanismes de renvoi peuvent toutefois modifier la compétence initiale, contrairement à une compétence nationale automatique.

5. Quel texte constitue le principal règlement actuel de l’Union européenne relatif au contrôle des concentrations entre entreprises ?

Le règlement (CE) n° 4064/89 du 21 décembre 1989
La loi française du 4 août 2008 sur la modernisation de l’économie
Les lignes directrices de la Commission relatives aux ententes
Le règlement (CE) n° 139/2004 du 20 janvier 2004

Le règlement (CE) n° 139/2004 du 20 janvier 2004

Explication

Le règlement (CE) n° 139/2004 du 20 janvier 2004 constitue le texte principal de l’Union européenne en matière de contrôle des concentrations. Le règlement n° 4064/89 l’a précédé et ne constitue donc pas le texte actuel.

6. Quelle autorité exerce le contrôle français des concentrations depuis la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008 ?

L’Autorité de la concurrence
Le ministre de l’Économie
Le Conseil constitutionnel
La Commission européenne

L’Autorité de la concurrence

Explication

Depuis la loi du 4 août 2008, l’Autorité de la concurrence exerce le contrôle français des concentrations. Avant cette réforme, cette compétence appartenait au ministre de l’Économie.

7. Quelle caractéristique définit une concentration au sens du contrôle des concentrations ?

Une coordination ponctuelle des prix entre entreprises concurrentes
Une modification durable du contrôle d’une ou plusieurs entreprises
Une coopération commerciale sans changement de contrôle des entreprises
Une hausse temporaire des ventes résultant d’une campagne commune

Une modification durable du contrôle d’une ou plusieurs entreprises

Explication

Une concentration entraîne une modification durable du contrôle d’une ou plusieurs entreprises, notamment par fusion, acquisition ou création d’une entreprise commune autonome. Une simple coordination commerciale ne modifie pas durablement le contrôle des entreprises concernées.

8. Pourquoi des entreprises peuvent-elles décider de se concentrer ?

Pour limiter leur activité à leur clientèle et à leurs technologies existantes
Pour remplacer l’examen de l’opération par une autorité de concurrence
Pour accéder à un nouveau marché et réaliser des économies d’échelle
Pour éviter toute modification durable de leur contrôle économique

Pour accéder à un nouveau marché et réaliser des économies d’échelle

Explication

Une concentration peut permettre de pénétrer un nouveau marché, d’accéder à une nouvelle clientèle et de réaliser des économies d’échelle, parmi d’autres objectifs économiques. Elle ne remplace pas le contrôle de l’autorité compétente et peut justement entraîner une modification durable du contrôle.

9. Laquelle de ces évolutions peut constituer un effet économique favorable d’une concentration ?

Une réduction du choix et une hausse durable des prix
Un affaiblissement de la production et une baisse de la qualité
Une amélioration de la qualité et une capacité d’innovation accrue
Une diminution de l’innovation et une pression concurrentielle réduite

Une amélioration de la qualité et une capacité d’innovation accrue

Explication

Une concentration peut produire des gains d’efficacité, notamment en améliorant la qualité et en renforçant la capacité d’innovation. La réduction du choix et de l’innovation correspond plutôt à un risque lié au pouvoir de marché accru.

10. Dans quelle situation une concentration risque-t-elle de réduire la pression concurrentielle ?

Lorsqu’elle renforce une position dominante et réduit le nombre de concurrents
Lorsqu’elle accroît l’innovation et stimule l’entrée de nouveaux acteurs
Lorsqu’elle diminue les coûts et augmente la capacité de production
Lorsqu’elle améliore la qualité et élargit le choix des consommateurs

Lorsqu’elle renforce une position dominante et réduit le nombre de concurrents

Explication

Le renforcement d’une position dominante et la réduction du nombre de concurrents peuvent diminuer la pression concurrentielle. Les autres situations décrivent plutôt des gains d’efficacité ou des effets favorables à la concurrence.

11. Qu’est-ce qu’une « killer acquisition » ?

La prise de contrôle d’un fournisseur pour réduire les coûts d’approvisionnement
L’achat d’une société afin d’élargir le choix proposé aux consommateurs
L’acquisition d’une jeune entreprise pour neutraliser une menace concurrentielle future
La fusion de deux entreprises afin d’augmenter leur capacité de production

L’acquisition d’une jeune entreprise pour neutraliser une menace concurrentielle future

Explication

Une « killer acquisition » désigne principalement l’acquisition d’une start-up ou d’un concurrent potentiel par une grande entreprise pour éliminer ou neutraliser une menace future. Les autres réponses décrivent des objectifs économiques différents, sans viser cette menace concurrentielle.

12. Que désigne le contrôle durable d’une entreprise ?

La fourniture de ressources sans intervention dans sa gestion stratégique
La détention temporaire d’une participation financière dans son capital
La coordination ponctuelle de certaines activités commerciales entre partenaires
La possibilité d’exercer une influence déterminante sur ses décisions stratégiques

La possibilité d’exercer une influence déterminante sur ses décisions stratégiques

Explication

Le contrôle durable correspond à la possibilité d’exercer une influence déterminante sur les décisions stratégiques et l’activité d’une entreprise. Une participation temporaire ou une coopération commerciale ne suffit pas nécessairement à caractériser ce contrôle.

13. Quelle distinction caractérise correctement la fusion-création et la fusion-absorption ?

La fusion-création conserve les deux sociétés, tandis que la fusion-absorption les fait disparaître simultanément
La fusion-création maintient la société absorbante, tandis que la fusion-absorption crée deux sociétés nouvelles
La fusion-création fait disparaître la société absorbée, tandis que la fusion-absorption conserve les deux sociétés
La fusion-création fait disparaître deux sociétés, tandis que la fusion-absorption maintient la société absorbante

La fusion-création fait disparaître deux sociétés, tandis que la fusion-absorption maintient la société absorbante

Explication

Dans une fusion-création, les deux sociétés disparaissent au profit d’une nouvelle société, tandis que la société absorbante subsiste dans une fusion-absorption. La confusion fréquente consiste à attribuer la disparition de l’absorbante à la fusion-absorption.

14. Quelle caractéristique permet de qualifier une entreprise commune de plein exercice ?

Elle coordonne temporairement les activités de ses sociétés mères sans autonomie propre
Elle exerce durablement une activité autonome avec des ressources suffisantes
Elle dépend des sociétés mères pour ses ressources et ne présente pas d’activité indépendante
Elle intervient ponctuellement sur le marché sans assumer les fonctions d’une entreprise

Elle exerce durablement une activité autonome avec des ressources suffisantes

Explication

Une entreprise commune de plein exercice exerce durablement une activité économique, dispose de ressources suffisantes et agit de manière autonome en assumant les fonctions normales d’une entreprise. Une structure dépendante ou temporaire ne répond pas à cette qualification.

15. En quoi le test SIEC élargit-il l’analyse des concentrations ?

Il évalue principalement les gains d’efficacité sans examiner la structure concurrentielle
Il exige la création d’une position dominante pour établir un risque anticoncurrentiel
Il permet de sanctionner une entrave significative à la concurrence même sans position dominante
Il s’applique aux concentrations lorsque le nombre d’entreprises reste inchangé

Il permet de sanctionner une entrave significative à la concurrence même sans position dominante

Explication

Le test SIEC vise toute entrave significative à une concurrence effective, y compris lorsqu’aucune position dominante n’est créée ou renforcée. L’idée qu’une position dominante soit indispensable correspond à la confusion avec l’ancien test européen.

16. Une concentration horizontale entre deux entreprises dont la part de marché combinée est de 22 % présente généralement quel niveau de risque selon le repère indiqué ?

Un risque indéterminé, car les seuils concernent les concentrations verticales
Un risque généralement limité, sans autorisation automatique de l’opération
Un risque élevé, car le seuil pertinent est dépassé dans ce secteur
Une absence de risque, car le seuil entraîne une autorisation automatique

Un risque généralement limité, sans autorisation automatique de l’opération

Explication

Pour une concentration horizontale, une part de marché inférieure à 25 % présente généralement peu de risques. Ce repère ne constitue toutefois pas une autorisation automatique, car l’analyse concurrentielle demeure nécessaire.

17. Quelle situation illustre un effet coordonné d’une concentration ?

Les entreprises acquièrent une capacité accrue à aligner leurs comportements
La nouvelle entité augmente son pouvoir propre face à ses concurrents directs
La concentration entraîne une baisse vérifiable des coûts de production
La nouvelle société développe une activité économique autonome et durable

Les entreprises acquièrent une capacité accrue à aligner leurs comportements

Explication

Les effets coordonnés résultent d’une capacité ou d’une incitation accrue des entreprises à coordonner leurs comportements. L’augmentation du pouvoir propre de la nouvelle entité relève plutôt des effets non coordonnés.

18. À quelles conditions les gains d’efficacité peuvent-ils compenser des effets anticoncurrentiels ?

Ils doivent être possibles, confidentiels, réservés aux entreprises et progressifs
Ils doivent réduire les coûts, même sans preuve d’un bénéfice pour les consommateurs
Ils doivent être directs, importants, vérifiables, favorables aux consommateurs et rapides
Ils doivent apparaître après la concentration, sans exigence concernant leur réalisation

Ils doivent être directs, importants, vérifiables, favorables aux consommateurs et rapides

Explication

Les gains d’efficacité doivent découler directement de la concentration, être importants et vérifiables, bénéficier aux consommateurs et se réaliser dans un délai suffisamment court. Une simple réduction de coûts non démontrée ou non répercutée aux consommateurs ne suffit pas.

19. Quel effet produit le principe de suspension, ou standstill, sur une concentration notifiable ?

Il autorise son lancement dès la notification
Il interdit sa réalisation avant l’autorisation
Il impose une consultation après sa réalisation
Il permet sa réalisation pendant l’examen initial

Il interdit sa réalisation avant l’autorisation

Explication

Le principe de suspension oblige les entreprises à attendre l’autorisation avant de réaliser la concentration. La notification informe l’autorité, mais elle ne permet pas à elle seule de commencer l’opération.

20. Quelle situation constitue un gun-jumping dans le cadre d’une concentration ?

Une prise de contrôle anticipée avant l’autorisation
Une sanction infligée après le retrait de l’autorisation
Une notification déposée après la phase d’examen
Une cession d’actifs imposée à la fin de la procédure

Une prise de contrôle anticipée avant l’autorisation

Explication

Le gun-jumping désigne la réalisation anticipée d’une concentration avant son autorisation, notamment par une prise de contrôle ou une coordination prématurée. Un contrôle ou une sanction postérieurs à l’opération relèvent d’une autre logique juridique.

21. Quelle est la durée de principe de la phase 1 de l’examen des concentrations ?

30 jours calendaires
65 jours ouvrables
25 jours ouvrables
90 jours ouvrables

25 jours ouvrables

Explication

La phase 1 dure en principe 25 jours ouvrables et peut déboucher sur une autorisation, un constat de hors-champ ou l’ouverture d’une phase 2. Les durées de 65 et 90 jours ouvrables concernent la phase 2 dans des cadres différents.

22. Lorsqu’il existe des doutes sérieux sur les effets anticoncurrentiels d’une concentration, quelle durée de phase 2 s’applique dans l’Union européenne ?

65 jours ouvrables
120 jours calendaires
25 jours ouvrables
90 jours ouvrables

90 jours ouvrables

Explication

Dans l’Union européenne, la phase 2 dure 90 jours ouvrables lorsque des doutes sérieux d’atteinte à la concurrence subsistent. La durée de 65 jours ouvrables correspond au délai indiqué pour la France.

23. Quelle distinction caractérise les engagements structurels et comportementaux ?

Les premiers imposent un comportement, les seconds modifient la structure
Les premiers modifient la structure, les seconds imposent un comportement
Les premiers concernent les sanctions, les seconds concernent les recours
Les premiers interviennent après l’opération, les seconds avant la notification

Les premiers modifient la structure, les seconds imposent un comportement

Explication

Les engagements structurels transforment la structure de l’entreprise ou du marché, tandis que les engagements comportementaux encadrent la conduite de l’entreprise issue de la concentration. La distinction ne repose pas sur le moment de la notification ni sur la fonction de sanction.

24. Quelle conséquence peut résulter du non-respect des engagements acceptés lors d’une concentration ?

Une amende, une injonction ou le retrait de l’autorisation
Une autorisation automatique d’étendre l’opération
Une clôture immédiate du contrôle des engagements
Une exemption générale des obligations de concurrence

Une amende, une injonction ou le retrait de l’autorisation

Explication

Le non-respect des engagements peut entraîner des amendes, des injonctions, des astreintes et éventuellement le retrait de l’autorisation. Ces mesures renforcent l’effectivité des obligations acceptées au moment de l’autorisation.

25. Que désigne la puissance d’achat en droit de la concurrence ?

La faculté d’un fournisseur à imposer ses prix aux distributeurs
Le pouvoir de négociation d’acheteurs importants face à leurs fournisseurs
La capacité d’une entreprise à dominer ses concurrents sur un marché
La concentration des ventes entre plusieurs entreprises concurrentes

Le pouvoir de négociation d’acheteurs importants face à leurs fournisseurs

Explication

La puissance d’achat correspond à la capacité d’un ou plusieurs acheteurs importants à exercer un pouvoir de négociation significatif vis-à-vis de leurs fournisseurs. Elle se distingue ainsi de la position dominante, qui concerne le pouvoir exercé par une entreprise sur un marché.

26. Quel effet anticoncurrentiel peut résulter d’une puissance d’achat exercée par plusieurs distributeurs ?

Une disparition des échanges d’informations sensibles
Une diversification automatique des produits disponibles
Une intensification durable de l’innovation des fournisseurs
Une coordination accrue et une réduction de l’offre

Une coordination accrue et une réduction de l’offre

Explication

La puissance d’achat peut favoriser une coordination entre distributeurs et conduire à des échanges d’informations sensibles, à une réduction de l’offre et à une baisse de la concurrence. Elle ne produit donc pas nécessairement une diversification ou une innovation accrue.

27. À quel moment certains accords de coopération à l’achat ou au référencement doivent-ils être communiqués à l’Autorité de la concurrence ?

Dès leur conclusion, sans délai supplémentaire
Dans les quatre mois suivant leur conclusion
Après leur mise en œuvre, lors du bilan annuel
Au moins quatre mois avant leur mise en œuvre

Au moins quatre mois avant leur mise en œuvre

Explication

La communication doit précéder la mise en œuvre de quatre mois afin de permettre un contrôle préalable. Une information transmise après la conclusion ou après l’exécution de l’accord ne respecte pas cette exigence temporelle.

28. Dans quelle situation l’obligation d’information concernant certains accords d’achat est-elle déclenchée ?

Lorsque le chiffre d’affaires mondial dépasse le seuil prévu
Lorsque le chiffre d’affaires réalisé en France dépasse le seuil prévu
Lorsque les deux seuils de chiffre d’affaires sont franchis
Lorsque l’accord concerne plusieurs catégories de produits

Lorsque les deux seuils de chiffre d’affaires sont franchis

Explication

L’obligation suppose le franchissement simultané d’un chiffre d’affaires mondial supérieur à 10 milliards d’euros et d’un chiffre d’affaires à l’achat en France supérieur à 3 milliards d’euros. Le franchissement d’un seul seuil ne suffit donc pas à déclencher l’information.

29. Quelle démarche correspond à une analyse concurrentielle complète d’un accord de coopération à l’achat ?

Évaluer les parts de marché, homologuer l’accord et fixer les conditions commerciales
Délimiter les marchés, mesurer le pouvoir de marché et mettre en balance les effets
Comparer les prix, vérifier la forme du contrat et calculer les économies annoncées
Identifier les partenaires, contrôler la durée de l’accord et examiner sa rentabilité

Délimiter les marchés, mesurer le pouvoir de marché et mettre en balance les effets

Explication

L’analyse comprend la délimitation des marchés pertinents, la mesure du pouvoir de marché, l’identification et l’évaluation des risques, puis la comparaison des effets négatifs avec les gains d’efficacité. Les autres démarches omettent plusieurs étapes concurrentielles essentielles.

30. Quelles mesures l’Autorité de la concurrence peut-elle prendre face à une atteinte suffisamment grave et imminente à la concurrence ?

Imposer une modification de l’accord ou un retour à l’état antérieur
Accorder une exemption temporaire en échange d’engagements commerciaux
Prononcer automatiquement la nullité de tout accord de coopération
Reporter l’examen de l’accord jusqu’à la fin de sa période d’application

Imposer une modification de l’accord ou un retour à l’état antérieur

Explication

L’Autorité peut prendre des injonctions modifiant l’accord ou imposant un retour à la situation antérieure, ainsi que des mesures conservatoires. Ces interventions exigent une atteinte suffisamment grave et susceptible de se produire immédiatement.

31. Pourquoi l’autorisation d’une concentration ne protège-t-elle pas les entreprises contre toute application ultérieure des articles 101 et 102 TFUE ?

Parce que l’autorisation transforme automatiquement la concentration en entente
Parce que les articles 101 et 102 TFUE concernent uniquement les entreprises non contrôlées
Parce que des comportements nouveaux après l’opération peuvent relever de ces articles
Parce que toute concentration autorisée doit être réexaminée à intervalles réguliers

Parce que des comportements nouveaux après l’opération peuvent relever de ces articles

Explication

L’autorisation porte sur l’opération examinée et n’empêche pas que des pratiques nouvelles, adoptées après la concentration, soient qualifiées au regard des articles 101 ou 102 TFUE. Elle ne constitue donc pas une immunité générale pour les comportements futurs.

32. Quelle condition caractérise le contrôle ex post exceptionnel d’une concentration au titre de l’article 102 TFUE ?

Une hausse temporaire des parts de marché consécutive à l’opération
Une réduction des coûts résultant de l’intégration des activités concernées
Un simple renforcement de la position d’une entreprise sur son marché
Une domination particulièrement importante accompagnée d’une entrave substantielle à la concurrence

Une domination particulièrement importante accompagnée d’une entrave substantielle à la concurrence

Explication

Le contrôle ex post exige notamment une domination particulièrement importante, une entrave substantielle à la concurrence et une atteinte profonde à la structure concurrentielle. Le simple renforcement de la position d’une entreprise ne suffit pas à satisfaire ce seuil exceptionnel.

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Mémorisez les réponses avec 64 flashcards sur Contrôle ex ante de la concurrence.

Qu'impose le contrôle ex ante avant la réalisation des opérations ?

Il vise à prévenir les opérations susceptibles de nuire à la concurrence.

Quel domaine juridique concerne principalement le contrôle ex ante ?

Le contrôle des concentrations en droit de l’Union européenne et français.

Que doivent faire les entreprises pour obtenir l'autorisation d'une opération ?

Notifier l’opération à l’autorité de concurrence compétente.

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Consultez la fiche de révision complète sur Contrôle ex ante de la concurrence.

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