QCM : DDHC et constitutions révolutionnaires (60 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui caractérise une norme juridique dans un système juridique hiérarchisé ?

Son adoption par le pouvoir législatif et sa conformité aux usages sociaux
Son caractère obligatoire et une validité fondée sur l’accord de la majorité
Son objectif moral et son acceptation par les autorités publiques
Son appartenance au système juridique et une validité fondée sur une norme supérieure

Son appartenance au système juridique et une validité fondée sur une norme supérieure

Explication

Une norme juridique appartient au système juridique hiérarchisé et tire sa validité d’une norme supérieure. Le caractère obligatoire ne suffit pas à la rendre juridique, l’adoption législative ne concerne pas toutes les normes et l’adhésion morale ne fonde pas sa validité.

2. Un voleur ordonne à une personne de lui remettre son portefeuille, tandis qu’un agent des impôts lui adresse un commandement valide. Lequel relève d’une norme juridique ?

L’ordre du voleur, car il impose une conduite à son destinataire
Les deux ordres, car chacun vise à faire respecter une conduite
Le commandement valide de l’agent des impôts, car il relève du système juridique
Aucun des deux ordres, car ils s’adressent à une personne particulière

Le commandement valide de l’agent des impôts, car il relève du système juridique

Explication

La juridicité dépend de l’appartenance au système juridique, et le commandement valide de l’agent des impôts en relève. L’ordre du voleur confond impératif et juridique ; l’effet sur le comportement et le fait de viser une personne ne déterminent pas cette appartenance.

3. Une norme administrative tire sa validité d’une loi, qui doit elle-même être conforme à la Constitution. Quel élément permet de clore cette remontée dans la hiérarchie ?

La validité de la Constitution est présupposée
La validité de la loi est présupposée
La validité d’un traité supérieur à la Constitution est présupposée
L’approbation populaire de la norme administrative est présupposée

La validité de la Constitution est présupposée

Explication

La validité des normes se fonde de proche en proche sur des normes supérieures, jusqu’à la Constitution, dont la validité est présupposée. S’arrêter à la loi confond fondement immédiat et ultime ; l’approbation populaire et un traité supérieur ne jouent pas ce rôle.

4. Un règlement français est contesté au motif qu’il contredit une loi, elle-même contestée au regard d’un traité international. Quel ordre hiérarchique s’applique ?

Traités et droit de l’Union européenne, Constitution, loi, règlements
Constitution, traités et droit de l’Union européenne, loi, règlements
Constitution, loi, traités et droit de l’Union européenne, règlements
Constitution, traités et droit de l’Union européenne, règlements, loi

Constitution, traités et droit de l’Union européenne, loi, règlements

Explication

La hiérarchie présentée place la Constitution au sommet, puis les traités internationaux et le droit de l’Union européenne, la loi, et enfin les règlements. Placer la loi au-dessus des traités, les règlements au-dessus de la loi ou les traités au-dessus de la Constitution inverse cet ordre.

5. Que désigne le droit constitutionnel au sens matériel ?

L’ensemble des règles relatives à la production des lois
L’ensemble des règles relatives à l’organisation de l’État
L’ensemble des normes juridiques ayant une valeur supérieure
L’ensemble des normes constituant le fondement ultime du droit

L’ensemble des règles relatives à l’organisation de l’État

Explication

Au sens matériel, le droit constitutionnel regroupe les règles relatives à l’organisation de l’État. La valeur supérieure et le fondement ultime relèvent de la définition formelle, tandis que la production des lois ne résume pas l’organisation de l’État.

6. Quelle caractéristique correspond au droit constitutionnel au sens formel ?

Des normes supérieures qui fondent la validité des autres normes et de l’ensemble du système
Des normes dont la validité découle directement des règlements et des lois
Des règles d’organisation de l’État sans égard à leur place dans la hiérarchie
Des règles dont la valeur dépend de leur conformité aux normes inférieures

Des normes supérieures qui fondent la validité des autres normes et de l’ensemble du système

Explication

La définition formelle réunit la valeur supérieure des normes constitutionnelles, leur rôle de fondement de validité d’autres normes et leur qualité de fondement ultime. La seule organisation de l’État relève du sens matériel ; les normes inférieures ne fondent pas la Constitution.

7. Une loi nouvelle contredit une disposition constitutionnelle, tandis qu’un règlement prétend modifier cette disposition. Que permet la hiérarchie constitutionnelle ?

La loi et la Constitution peuvent se modifier mutuellement selon leur date
Le règlement peut modifier la Constitution s’il précise son application
La Constitution peut modifier ou abroger les normes inférieures, mais l’inverse n’est pas possible
La loi peut modifier la Constitution si elle est adoptée par le Parlement

La Constitution peut modifier ou abroger les normes inférieures, mais l’inverse n’est pas possible

Explication

Les normes constitutionnelles sont supérieures et peuvent modifier ou abroger les normes inférieures, qui ne peuvent pas modifier la Constitution. Le vote parlementaire ne donne pas à la loi un rang constitutionnel ; préciser une règle n’autorise pas un règlement à modifier la Constitution, et la date ne rend pas les rangs réciproques.

8. Dans la chaîne de validité du droit, quel rôle la Constitution joue-t-elle pour l’ensemble des normes juridiques ?

Elle constitue le fondement ultime de validité des seules lois
Elle constitue le fondement ultime de validité de toutes les normes juridiques
Elle constitue la source politique de toutes les décisions administratives
Elle constitue le fondement immédiat de validité de chaque règlement

Elle constitue le fondement ultime de validité de toutes les normes juridiques

Explication

La Constitution est le fondement ultime de validité de toutes les normes juridiques, même lorsque leur fondement immédiat est une loi ou une autre norme. Le fondement immédiat d’un règlement peut être une norme inférieure à la Constitution ; limiter ce rôle aux lois ou le réduire à une origine politique confond les notions.

9. En France, le Parlement adopte une loi en respectant les règles prévues par la Constitution. Quelle est la raison de sa validité comme norme juridique ?

Elle a été produite par le Parlement conformément à la Constitution.
Elle porte sur une matière relevant de l’organisation de l’État.
Elle tire sa validité d’une norme réglementaire prise par une autre autorité.
Elle a été adoptée selon une procédure de révision constitutionnelle.

Elle a été produite par le Parlement conformément à la Constitution.

Explication

En France, la loi est une norme juridique parce que le Parlement la produit conformément à la Constitution. La matière de la loi ne suffit pas à établir sa validité, la procédure de révision concerne la Constitution et une norme réglementaire ne constitue pas son fondement.

10. Une loi habilite une autorité administrative à prendre un décret. Quelle chaîne de validité décrit correctement cette situation ?

La Constitution fonde immédiatement le décret, tandis que la loi est son fondement ultime.
La loi fonde immédiatement la Constitution, qui constitue le fondement ultime du décret.
La loi fonde immédiatement le décret, et la Constitution demeure le fondement ultime.
Le décret fonde immédiatement la loi, et celle-ci constitue le fondement ultime.

La loi fonde immédiatement le décret, et la Constitution demeure le fondement ultime.

Explication

La loi peut fonder immédiatement la validité du décret, tandis que la Constitution fonde la validité de la loi et reste le fondement ultime. Inverser les niveaux confond fondement immédiat et ultime, faire du décret le fondement de la loi inverse la hiérarchie, et supprimer le relais de la loi méconnaît le mécanisme décrit.

11. Quelle définition désigne le droit constitutionnel formel ?

L’ensemble des normes situées au sommet de la hiérarchie juridique.
L’ensemble des normes adoptées par le Parlement selon la procédure législative.
L’ensemble des règles portant sur l’organisation et le fonctionnement de l’État.
L’ensemble des règles garantissant les droits et libertés des personnes.

L’ensemble des normes situées au sommet de la hiérarchie juridique.

Explication

Le droit constitutionnel formel regroupe les normes qui occupent le sommet de la hiérarchie du système juridique. Le définir par les matières étatiques ou les libertés relève d’une approche par l’objet, tandis que les normes parlementaires ne sont pas toutes constitutionnelles.

12. Une loi ordinaire modifie une règle constitutionnelle sans suivre la procédure de révision. Quel principe s’applique ?

La modification est impossible par cette voie, car la règle exige une procédure de révision plus difficile.
La modification est valide après une promulgation ordinaire par l’autorité compétente.
La modification est valide dès lors que la loi est adoptée après la règle constitutionnelle.
La modification est valide si le Parlement suit la procédure législative habituelle.

La modification est impossible par cette voie, car la règle exige une procédure de révision plus difficile.

Explication

Une norme constitutionnelle ne peut pas être modifiée par une loi ordinaire ; sa révision exige une procédure plus difficile que les procédures normatives ordinaires. La postériorité d’une loi, la procédure législative habituelle et la promulgation ordinaire ne remplacent pas cette exigence.

13. Une disposition inscrite dans la Constitution prévoit une règle de succession à la tête de l’État et relève de la procédure de révision constitutionnelle. Comment la qualifier ?

Elle est matériellement et formellement constitutionnelle.
Elle est formellement constitutionnelle, mais pas matériellement constitutionnelle.
Elle est matériellement constitutionnelle, mais pas formellement constitutionnelle.
Elle n’est ni matériellement ni formellement constitutionnelle.

Elle est matériellement et formellement constitutionnelle.

Explication

La succession à la tête de l’État concerne l’organisation de l’État, ce qui rend la règle matériellement constitutionnelle ; son inscription dans la Constitution et son régime de révision la rendent aussi formellement constitutionnelle. Distinguer matière et forme n’implique pas qu’elles s’excluent, et cette règle n’est pas une simple loi ordinaire.

14. Les rédacteurs veulent empêcher qu’une loi ordinaire modifie une règle qu’ils jugent importante. Quelle démarche lui confère une valeur constitutionnelle reconnue par les juges ?

La faire adopter par le Parlement, de sorte qu’une loi ultérieure ne puisse la modifier.
La rattacher à l’organisation de l’État, de sorte qu’elle bénéficie du régime constitutionnel.
L’insérer dans la Constitution, de sorte que sa modification relève de la procédure de révision.
La déclarer importante, de sorte que les juges la soustraient à toute modification.

L’insérer dans la Constitution, de sorte que sa modification relève de la procédure de révision.

Explication

Les rédacteurs protègent une règle en l’insérant dans la Constitution ; les juges lui reconnaissent une valeur constitutionnelle lorsqu’elle ne peut être modifiée que selon la procédure de révision. Une loi ordinaire ou le seul caractère important ou étatique de la règle ne suffit pas à établir ce régime formel.

15. Un chercheur étudie les règles inscrites dans la Constitution et, à l’occasion, une règle qui n’y figure pas formellement mais qui présente un caractère constitutionnel par son contenu. Quelle démarche décrit-il ?

L’étude des seules règles matériellement constitutionnelles
L’étude des pratiques politiques sans règles constitutionnelles
L’étude des règles formellement constitutionnelles et parfois matériellement constitutionnelles
L’étude des seules règles formellement constitutionnelles

L’étude des règles formellement constitutionnelles et parfois matériellement constitutionnelles

Explication

Le droit constitutionnel étudie principalement les règles formellement constitutionnelles, mais peut aussi examiner certaines règles constitutionnelles par leur contenu. Réduire l’étude aux règles formelles néglige cette ouverture ; confondre caractère matériel et inscription formelle inverse la distinction ; écarter les règles constitutionnelles ne correspond pas à l’objet de la discipline.

16. Une étudiante veut comprendre l’origine et les particularités de la Ve République, tout en repérant ses ressemblances avec d’autres systèmes. Quel choix de méthode répond à cet objectif ?

La situer dans l’histoire sans la comparer à d’autres régimes
La situer dans l’histoire et la comparer à plusieurs régimes étrangers
La comparer à plusieurs régimes étrangers sans la situer dans l’histoire
Comparer les institutions françaises entre elles sans perspective historique

La situer dans l’histoire et la comparer à plusieurs régimes étrangers

Explication

Situer la Ve République dans l’histoire éclaire sa genèse, tandis que la comparaison avec d’autres régimes met en évidence ses spécificités et ses points communs. La comparaison seule omet la genèse ; l’histoire seule écarte les rapprochements ; la comparaison interne ne répond pas à l’objectif de mise en perspective internationale.

17. En 1791, un étudiant affirme que la Constitution adoptée le 3 septembre a instauré la Première République. Quelle correction convient ?

Elle établit la monarchie constitutionnelle prévue par la Constitution de l’an I
Elle établit la Première République ; la monarchie constitutionnelle commence en septembre 1792
Elle met fin à la monarchie et instaure la République dès septembre 1791
Elle établit une monarchie constitutionnelle ; la Première République commence en septembre 1792

Elle établit une monarchie constitutionnelle ; la Première République commence en septembre 1792

Explication

La Constitution du 3 septembre 1791 organise une monarchie constitutionnelle ; la Première République ne commence qu’en septembre 1792. La confusion entre les deux régimes inverse leur chronologie, l’an I renvoie à la Constitution de 1793, et l’adoption de la Constitution de 1791 ne met pas fin à la monarchie.

18. Pour décrire correctement la composition de la Constitution de 1791, quels éléments faut-il associer ?

La Déclaration des droits de 1793 en préambule et le texte constitutionnel adopté en 1791
La Déclaration des droits de 1789 en préambule et le texte constitutionnel adopté en 1795
La Déclaration des droits de 1789 en préambule et le texte constitutionnel adopté en 1791
Le texte constitutionnel adopté en 1791, sans la Déclaration des droits de 1789

La Déclaration des droits de 1789 en préambule et le texte constitutionnel adopté en 1791

Explication

La Constitution de 1791 associe la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789, placée en préambule, au texte constitutionnel adopté en septembre 1791. La Déclaration de 1793 appartient à une autre constitution, 1795 désigne une constitution ultérieure, et l’omission de la Déclaration méconnaît la composition du texte.

19. Quelle idée nouvelle la DDHC affirme-t-elle au sujet des droits naturels de l’Homme ?

Ils sont accordés par l’État et peuvent être retirés par lui.
Ils expriment un héritage ancien, sans créer d’opposabilité.
Ils sont opposables aux individus et à la société.
Ils régissent les relations entre individus, sans concerner la société.

Ils sont opposables aux individus et à la société.

Explication

La DDHC affirme que les droits naturels de l’Homme peuvent être opposés aussi bien aux individus qu’à la société. Les droits accordés par l’État confondent droit naturel et droit étatique, tandis que les deux autres réponses écartent à tort l’opposabilité à la société.

20. Une déclaration mentionne l’être suprême, mais sa conception des droits n’est pas fondée sur la religion. Quelle caractérisation correspond à la DDHC ?

Une déclaration religieuse, comme la déclaration américaine.
Une déclaration dont les droits découlent d’une doctrine religieuse.
Une déclaration placée sous l’autorité divine par cette référence.
Une déclaration non fondée sur la religion, malgré cette référence.

Une déclaration non fondée sur la religion, malgré cette référence.

Explication

La mention de l’être suprême ne fait pas de la DDHC une déclaration d’inspiration religieuse, à la différence de la déclaration américaine. L’inspiration religieuse et le fondement divin confondent la référence avec le fondement, tandis que l’autre réponse attribue à la DDHC la caractéristique de la déclaration américaine.

21. Un législateur adopte une règle qui contredit un principe de droit naturel que la raison permet de découvrir. Quelle conséquence découle de la conception du droit naturel ?

La règle prévaut, puisque le droit naturel dépend du pouvoir civil.
La règle n’a force obligatoire que si elle est conforme au droit naturel.
Le principe naturel doit être écarté, car il vient après l’État.
La règle est obligatoire dès qu’elle est édictée par le législateur.

La règle n’a force obligatoire que si elle est conforme au droit naturel.

Explication

Le droit naturel préexiste à l’État et le pouvoir civil lui est soumis : une règle étatique n’est obligatoire que si elle lui est conforme. Faire dépendre le droit naturel de l’État, valider toute règle votée ou inverser cette soumission contredit ce principe.

22. Deux penseurs invoquent le contrat social : l’un s’en sert pour justifier un pouvoir absolu, l’autre pour préserver les droits naturels en limitant l’État. Quelle attribution est correcte ?

Hobbes limite le pouvoir ; Locke justifie l’absolutisme par le contrat.
Locke justifie l’absolutisme ; Hobbes limite le pouvoir et préserve les droits.
Hobbes justifie l’absolutisme ; Locke limite le pouvoir et préserve les droits.
Locke et Hobbes utilisent le contrat pour défendre le pouvoir absolu.

Hobbes justifie l’absolutisme ; Locke limite le pouvoir et préserve les droits.

Explication

Hobbes mobilise le contrat social pour justifier l’absolutisme, tandis que Locke l’utilise pour limiter l’État et préserver les droits fondamentaux naturels. Attribuer l’absolutisme à Locke ou la limitation à Hobbes inverse leurs positions; leur prêter une même conclusion les confond.

23. En rédigeant un texte, un député soutient que la société doit protéger la liberté naturelle et que la loi, expression de la volonté générale, ne doit pas opprimer. Quelle influence immédiate reconnaît-on ?

La pensée de Rousseau.
Le principe de séparation des pouvoirs de Montesquieu.
La liberté de conscience défendue par Voltaire.
La critique de la démocratie représentative par Rousseau.

La pensée de Rousseau.

Explication

La protection de la liberté naturelle et l’idée que la loi, expression de la volonté générale, ne doit pas opprimer relèvent de l’influence de Rousseau. La séparation des pouvoirs renvoie à Montesquieu, la critique de la représentation est un désaccord distinct entre Rousseau et les rédacteurs, et la liberté de conscience est associée à Voltaire.

24. Une théorie affirme que l’individu se livre tout entier à la société. Pourquoi cette conception du contrat social entre-t-elle en tension avec une déclaration de droits opposables au pouvoir ?

Parce que le contrat garantit à l’individu des droits opposables au pouvoir.
Parce que le contrat social empêche la société de protéger la liberté naturelle.
Parce que l’expression de la volonté générale rend toute déclaration inutile.
Parce que l’abandon total à la société est incompatible avec des droits opposables au pouvoir.

Parce que l’abandon total à la société est incompatible avec des droits opposables au pouvoir.

Explication

Dans le contractualisme de Rousseau, l’Homme se livre tout entier à la société, ce qui est incompatible avec un catalogue de droits opposables au pouvoir. L’abandon total ne signifie pas la conservation de tels droits, et la protection de la liberté naturelle ou la volonté générale ne résout pas cette incompatibilité.

25. Dans un projet de déclaration, un rédacteur veut empêcher les détenteurs du pouvoir d’en abuser en répartissant l’autorité entre plusieurs pouvoirs. Quelle influence correspond à cette démarche ?

L’influence de Hobbes et la justification de l’absolutisme.
L’influence de Montesquieu et sa séparation des pouvoirs.
L’influence de Rousseau et la loi comme volonté générale.
L’influence de Voltaire et la liberté de conscience.

L’influence de Montesquieu et sa séparation des pouvoirs.

Explication

Montesquieu inspire la séparation des pouvoirs, principe fondé sur la méfiance envers les détenteurs du pouvoir susceptibles d’en abuser. La volonté générale renvoie à Rousseau, la liberté de conscience à Voltaire, et l’absolutisme à l’usage du contrat social chez Hobbes.

26. Quelle déclaration américaine, datée du 12 juin 1776, affirme que tous les hommes sont par nature libres et indépendants ?

La Déclaration des droits de l’État de Virginie.
La Déclaration des droits de la DDHC française.
La Déclaration d’indépendance des États-Unis.
La déclaration des droits d’un autre État américain.

La Déclaration des droits de l’État de Virginie.

Explication

La Déclaration des droits de l’État de Virginie, datée du 12 juin 1776, affirme que tous les hommes sont par nature libres et indépendants. La déclaration d’indépendance est un texte distinct, la DDHC est française, et l’attribution à un autre État ne correspond pas à la déclaration désignée.

27. En étudiant la DDHC, une juriste relève les dispositions relatives à la souveraineté nationale, à la séparation des pouvoirs et au consentement à l’impôt. Quel aspect du texte décrit-elle ?

La légitimation de l’action révolutionnaire
Les droits naturels qui protègent les individus
Le caractère universaliste des droits proclamés
Les règles qui organisent les institutions politiques

Les règles qui organisent les institutions politiques

Explication

La DDHC énonce des règles institutionnelles, notamment sur la souveraineté nationale, la séparation des pouvoirs et le consentement à l’impôt. Les droits naturels renvoient à la protection des individus, tandis que la légitimation révolutionnaire et l’universalité sont d’autres fonctions ou caractéristiques.

28. Une personne affirme qu’un droit naturel cesse d’exister dès que la société cesse de le reconnaître. Quelle correction respecte la définition des droits naturels ?

Il résulte des institutions et s’applique aux seuls citoyens
Il existe par délégation politique et peut être abandonné librement
Il dépend de la société et peut être retiré par ses institutions
Il est inhérent à l’Homme et ne dépend pas d’une concession sociale

Il est inhérent à l’Homme et ne dépend pas d’une concession sociale

Explication

Un droit naturel est inhérent à la nature humaine, non conféré par la société et inaliénable. La dépendance à l’égard de la société confond ces droits avec des droits qu’elle accorde; la possibilité d’y renoncer contredit leur caractère inaliénable.

29. Dans une cité, les habitants participent aux décisions collectives, mais une règle démocratiquement adoptée encadre largement leur vie privée. Selon la distinction de Benjamin Constant, quelle liberté caractérise surtout leur participation ?

La liberté politique des Anciens
La protection des droits naturels par le pouvoir
La liberté civile des Modernes
La souveraineté nationale des représentants

La liberté politique des Anciens

Explication

Pour Benjamin Constant, la liberté politique des Anciens consiste à participer aux décisions de la cité. La liberté civile des Modernes vise plutôt à soustraire la vie individuelle à l’emprise du pouvoir; la souveraineté nationale et la protection des droits désignent d’autres notions.

30. Une assemblée constituante adopte une déclaration pour protéger les droits naturels contre le pouvoir, organiser celui-ci et justifier l’action révolutionnaire. Quelle fonction de la DDHC cette situation illustre-t-elle ?

La séparation des pouvoirs et la restriction du suffrage électoral
La participation aux décisions et la révocation des gouvernants
La proclamation de droits universels et la désignation des représentants
La protection des individus, l’organisation du pouvoir et la légitimation révolutionnaire

La protection des individus, l’organisation du pouvoir et la légitimation révolutionnaire

Explication

La DDHC consacre des droits naturels pour protéger les individus, contribue à organiser le pouvoir politique et légitime l’action révolutionnaire et celle de la Constituante. Le caractère universel des droits est une caractéristique distincte, et le choix des représentants ne constitue pas l’une de ces fonctions.

31. Un débat oppose deux conceptions : l’une rattache la souveraineté aux personnes vivantes, l’autre à une entité comprenant les vivants, les morts et les futurs. Quelle distinction les résume ?

Le peuple vivant porte la souveraineté populaire, la Nation abstraite la souveraineté nationale
Le peuple et la Nation désignent dans les deux cas l’ensemble des vivants
La Nation vivante porte la souveraineté populaire, le peuple abstrait la souveraineté nationale
Les représentants portent la souveraineté populaire, les électeurs la souveraineté nationale

Le peuple vivant porte la souveraineté populaire, la Nation abstraite la souveraineté nationale

Explication

La souveraineté populaire appartient au peuple, ensemble réel des personnes vivantes, tandis que la souveraineté nationale appartient à la Nation, entité abstraite comprenant les vivants, les morts et les futurs. Assimiler peuple et Nation efface précisément cette distinction.

32. Dans un régime, chaque citoyen détient une part de la souveraineté; un référendum est possible et les représentants peuvent être révoqués par le peuple. Quel principe de souveraineté caractérise ce régime ?

La souveraineté fondée sur un suffrage restreint
La souveraineté nationale
La souveraineté populaire
La souveraineté exercée par les représentants de la Nation

La souveraineté populaire

Explication

La souveraineté populaire fait du vote un droit universel, permet le référendum et prévoit des mandats impératifs révocables par le peuple. Le suffrage restreint et l’interdiction du mandat impératif relèvent de la souveraineté nationale.

33. Une constitution confie l’expression de la volonté nationale à des représentants, permet de restreindre le suffrage et interdit aux élus de recevoir un mandat impératif. Quel principe applique-t-elle ?

La démocratie directe
La souveraineté nationale
La souveraineté populaire
Le mandat impératif révocable

La souveraineté nationale

Explication

La souveraineté nationale privilégie la démocratie représentative, considère le suffrage comme une fonction susceptible d’être restreinte et interdit le mandat impératif. L’exercice direct, le suffrage universel comme droit et la révocation par le peuple relèvent de la souveraineté populaire.

34. Dans un régime organisé selon la Constitution de 1791, qui exerce la fonction législative au nom de la Nation ?

L’ensemble des citoyens réunis en assemblée
Les représentants de la Nation
Les juges chargés d’appliquer les lois
Le Roi agissant seul au nom de la Nation

Les représentants de la Nation

Explication

La Constitution de 1791 consacre la souveraineté nationale et en confie l’exercice aux représentants, notamment pour la fonction législative. L’assemblée directe des citoyens renvoie à une autre conception, le Roi seul n’exerce pas cette fonction, et les juges relèvent de l’application des lois.

35. Une personne contribue aux charges publiques, mais ne paie pas l’impôt spécifique et élevé exigé pour voter en 1791. Quel statut électoral lui correspond ?

Citoyen actif
Citoyen passif
Électeur du second degré
Député élu

Citoyen passif

Explication

La qualité de citoyen actif exigeait le paiement d’un impôt spécifique et élevé ; une personne qui ne remplissait pas cette condition était citoyenne passive. Le citoyen actif pouvait voter, tandis que l’éligibilité et le statut d’électeur du second degré sont des notions distinctes.

36. Dans une commune appliquant le suffrage de 1791, les citoyens actifs viennent de choisir l’assemblée primaire. Quelle étape suit dans la désignation des députés ?

L’assemblée primaire nomme les électeurs du second degré, qui élisent ensuite les députés
L’assemblée primaire élit directement les députés, puis les électeurs valident le choix
Les électeurs du second degré nomment l’assemblée primaire, qui choisit ensuite les députés
Les citoyens actifs choisissent les députés, puis l’assemblée primaire nomme les électeurs

L’assemblée primaire nomme les électeurs du second degré, qui élisent ensuite les députés

Explication

Le suffrage est organisé à deux degrés : les citoyens actifs désignent l’assemblée primaire, celle-ci nomme les électeurs du second degré, puis ces électeurs choisissent les députés. L’élection directe omet le second degré, tandis que les autres parcours inversent ou déplacent les étapes.

37. Des électeurs adressent à leur député des instructions juridiquement contraignantes sur chaque vote. Quel principe de la Constitution de 1791 s’oppose à cette pratique ?

La distinction entre citoyens actifs et passifs
Le suffrage organisé à deux degrés
La souveraineté nationale exercée par représentation
L’interdiction du mandat impératif

L’interdiction du mandat impératif

Explication

La Constitution de 1791 interdit le mandat impératif : les représentants ne sont pas juridiquement liés par des instructions de leurs électeurs. La représentation nationale décrit leur rôle général, mais ne constitue pas le nom de cette interdiction ; le statut électoral et le suffrage à deux degrés portent sur d’autres aspects.

38. Dans une constitution du XVIIIe siècle, une même autorité ne peut pas réunir la législation, l’exécution et la justice. Quelle conception de la séparation des pouvoirs cette règle illustre-t-elle ?

Une séparation souple organisant la collaboration législative et exécutive
Une séparation moderne qui détache la justice de l’exécutif
Une spécialisation absolue attribuant un pouvoir distinct à chaque organe
Un principe négatif empêchant la concentration des pouvoirs

Un principe négatif empêchant la concentration des pouvoirs

Explication

Au XVIIIe siècle, la séparation est principalement un principe négatif : elle interdit qu’une même autorité concentre tous les pouvoirs. La collaboration décrit une séparation souple, la spécialisation absolue est une conception distincte, et la fonction juridictionnelle est alors généralement comprise comme une branche de l’exécutif.

39. Un texte répartit les pouvoirs entre plusieurs organes et garantit des droits. Quelle condition de l’article 16 de la DDHC ces caractéristiques remplissent-elles ?

Le veto royal, condition de l’entrée en vigueur des lois
Le bicamérisme, condition de la garantie des droits
La souveraineté nationale, condition de l’élection des représentants
La séparation des pouvoirs, condition de l’existence d’une constitution

La séparation des pouvoirs, condition de l’existence d’une constitution

Explication

L’article 16 de la DDHC fait de la séparation des pouvoirs une condition de l’existence d’une constitution, laquelle répartit les pouvoirs et garantit les droits. La seule proclamation des droits est insuffisante, et la souveraineté nationale, le veto ou le bicamérisme ne sont pas la condition visée ici.

40. Dans un système, chaque organe est spécialisé dans une fonction distincte ; dans un autre, plusieurs organes participent à certaines fonctions afin qu’aucun ne concentre le pouvoir. Comment classer ces systèmes ?

Séparation rigide, puis séparation souple
Balance des pouvoirs, puis séparation absolue
Séparation absolue, puis balance des pouvoirs
Séparation souple, puis séparation absolue

Séparation absolue, puis balance des pouvoirs

Explication

La séparation absolue spécialise les organes, tandis que la balance des pouvoirs organise leur participation à certaines fonctions pour empêcher la concentration. La réponse inverse ces deux notions ; les séparations souple et rigide désignent plutôt les rapports de collaboration entre législatif et exécutif.

41. Sous la Constitution de 1791, le Roi intervient dans l’élaboration des lois et met en œuvre celles qui sont adoptées. Quelle description de ses fonctions convient ?

Juge suprême et titulaire du pouvoir juridictionnel
Simple exécutant des lois sans participation législative
Législateur exclusif et titulaire d’un pouvoir réglementaire
Colégislateur et titulaire du pouvoir exécutif d’exécution

Colégislateur et titulaire du pouvoir exécutif d’exécution

Explication

Le Roi est colégislateur et titulaire du pouvoir exécutif, conçu comme l’exécution de la loi plutôt que comme un pouvoir réglementaire. Le veto ne lui donne pas le monopole législatif, et réduire son rôle à l’exécution néglige sa participation à la fonction législative.

42. Quelle distinction sépare la Constitution de 1793 du projet girondin concernant le rôle législatif du peuple ?

La Constitution écarte l’initiative de la loi, la censure et la pétition prévues par le projet girondin.
La Constitution écarte le veto populaire, tandis que le projet girondin prévoit l’initiative de la loi.
Le projet girondin écarte l’initiative de la loi, la censure et la pétition que prévoit la Constitution.
La Constitution accorde l’initiative de la loi, la censure et la pétition prévues par le projet girondin.

La Constitution écarte l’initiative de la loi, la censure et la pétition prévues par le projet girondin.

Explication

La Constitution de 1793 ne reconnaît ni l’initiative de la loi, ni le droit de censure et de pétition que prévoit le projet girondin. L’attribution de ces droits à la Constitution inverse la distinction, tandis que le veto populaire est un mécanisme différent.

43. Des assemblées primaires éloignées doivent faire connaître leur opposition à une loi dans les 40 jours prévus pour le veto populaire. Quelle difficulté risque de compromettre cette démarche ?

Le délai de 40 jours concerne la pétition, sans rapport avec l’exercice du veto populaire.
Les lenteurs des transports et des communications entre assemblées peuvent empêcher le respect du délai.
Les communications rapides entre assemblées rendent difficile la coordination des oppositions.
Le veto prévoit un délai supérieur à 40 jours, ce qui complique son application.

Les lenteurs des transports et des communications entre assemblées peuvent empêcher le respect du délai.

Explication

Le veto populaire doit être exercé dans un délai de 40 jours, difficile à respecter à cause de la lenteur des transports et des communications entre assemblées primaires. La pétition est un droit distinct, et l’idée de communications rapides contredit l’obstacle identifié.

44. En octobre 1793, une décision suspend l’application de la Constitution de l’an I jusqu’au retour de la paix. Quelle mesure correspond à cette décision ?

Le décret du 19 vendémiaire an II déclare le gouvernement révolutionnaire jusqu’à la paix.
Le décret du 17 septembre 1793 déclare le gouvernement révolutionnaire jusqu’à la paix.
Le décret du 19 vendémiaire an II met immédiatement en vigueur la Constitution de l’an I.
Le décret du 14 frimaire an II déclare le gouvernement révolutionnaire jusqu’à la paix.

Le décret du 19 vendémiaire an II déclare le gouvernement révolutionnaire jusqu’à la paix.

Explication

Le décret du 19 vendémiaire an II ajourne l’application de la Constitution et dispose que le gouvernement sera révolutionnaire jusqu’à la paix. Le 14 frimaire concerne la centralisation des pouvoirs, tandis que le décret de septembre définit des catégories de suspects.

45. En décembre 1793, un décret confie au Comité de salut public la concentration de tous les pouvoirs. De quel décret s’agit-il ?

Du décret du 17 septembre 1793.
Du décret du 19 vendémiaire an II.
Du décret du 14 frimaire an II.
Du décret du 22 prairial an II.

Du décret du 14 frimaire an II.

Explication

Le décret du 14 frimaire an II centralise tous les pouvoirs entre les mains du Comité de salut public. Le décret de vendémiaire ajourne la Constitution, celui de septembre qualifie des suspects et celui de prairial étend la catégorie des ennemis du peuple.

46. Lors d’une procédure régie par le décret du 22 prairial an II, une personne est qualifiée d’ennemie du peuple. Quelle peine ce décret prévoit-il ?

La peine de mort comme seule peine prévue.
La détention comme peine principale prévue.
Une peine déterminée au cas par cas par le tribunal.
La déportation comme seule peine prévue.

La peine de mort comme seule peine prévue.

Explication

Le décret du 22 prairial étend la catégorie des suspects à celle des ennemis du peuple et prévoit la mort comme seule peine. La détention et la déportation ne correspondent pas à cette disposition, pas plus qu’une peine laissée au choix du tribunal.

47. Après la chute de Robespierre, son exécution le lendemain marque la fin de la Grande Terreur. À quelles dates ces événements ont-ils lieu ?

La chute a lieu le 22 prairial an II et l’exécution le 23 prairial an II.
La chute a lieu le 10 thermidor an II et l’exécution le 9 thermidor an II.
La chute a lieu le 9 prairial an II et l’exécution le 10 prairial an II.
La chute a lieu le 9 thermidor an II et l’exécution le 10 thermidor an II.

La chute a lieu le 9 thermidor an II et l’exécution le 10 thermidor an II.

Explication

Robespierre tombe le 9 thermidor an II, le 27 juillet 1794, puis est exécuté le lendemain, ce qui met fin à la Grande Terreur. L’ordre inversé confond la chute et l’exécution, et prairial renvoie au décret antérieur du 10 juin.

48. Quelle séquence marque l’adoption et l’approbation de la Constitution de l’an III, qui ouvre la période du Directoire ?

Adoptée le 1er vendémiaire an IV et approuvée par plébiscite le 5 fructidor an III
Adoptée et approuvée le 5 fructidor an III
Adoptée le 5 fructidor an III et approuvée par plébiscite le 1er vendémiaire an IV
Adoptée et approuvée le 1er vendémiaire an IV

Adoptée le 5 fructidor an III et approuvée par plébiscite le 1er vendémiaire an IV

Explication

La Constitution est adoptée le 5 fructidor an III, puis approuvée par plébiscite le 1er vendémiaire an IV, ouvrant le Directoire. L’inversion des dates confond les deux étapes, tandis que les autres propositions fusionnent à tort adoption et approbation.

49. Sous la Constitution de l’an III, un Français ne peut pas payer de contribution : quel est son statut au regard de la citoyenneté et de la souveraineté ?

Il perd son éligibilité, mais conserve l’exercice de la souveraineté
Il reste citoyen et participe à la désignation des députés
Il reste citoyen, mais ne participe pas à l’exercice de la souveraineté
Il n’est pas citoyen et est exclu de l’exercice de la souveraineté

Il n’est pas citoyen et est exclu de l’exercice de la souveraineté

Explication

L’an III réserve la citoyenneté aux Français capables de payer une contribution et exclut les non-contribuables de l’exercice de la souveraineté. Le maintien dans le corps social sans citoyenneté reprend la distinction de 1791, tandis que les deux autres réponses confondent cette condition avec l’éligibilité ou accordent une participation souveraine.

50. Dans une élection sous la Constitution de l’an III, les assemblées primaires choisissent d’abord des électeurs : qui désigne ensuite les députés ?

Les assemblées électorales réunissant les électeurs du second degré
Les directeurs, qui nomment les députés parmi les électeurs
Les conseils législatifs, qui sélectionnent les députés élus
Les assemblées primaires, qui choisissent directement les députés

Les assemblées électorales réunissant les électeurs du second degré

Explication

Le suffrage est indirect à deux degrés : les assemblées primaires désignent des électeurs, puis les assemblées électorales choisissent les députés. L’élection directe confond les deux degrés, leur inversion renverse la procédure, et la nomination par les conseils ou les directeurs ne fait pas partie de ce mécanisme.

51. Pour éviter qu’une assemblée unique concentre le pouvoir législatif sous le Directoire, quelle organisation la Constitution de l’an III met-elle en place ?

Le partage du pouvoir législatif entre le Conseil des Cinq-Cents et le Conseil des Anciens
La création d’une chambre aristocratique distincte du conseil élu
Le partage du pouvoir législatif entre les directeurs et le Conseil des Cinq-Cents
La concentration du pouvoir législatif dans un conseil unique élu par les citoyens

Le partage du pouvoir législatif entre le Conseil des Cinq-Cents et le Conseil des Anciens

Explication

Le bicamérisme répartit le pouvoir législatif entre les Cinq-Cents et les Anciens afin de modérer les représentants et d’éviter la dictature d’une assemblée unique. Le conseil unique reprend le modèle de l’an I, le partage avec les directeurs brouille la séparation des pouvoirs, et les Anciens ne constituent pas une chambre aristocratique.

52. Un candidat de 42 ans, veuf, se présente au Conseil des Anciens : quelle règle d’éligibilité et de composition s’applique à ce conseil ?

Il satisfait aux conditions d’âge et d’état matrimonial, dans un conseil de 250 membres
Il satisfait aux conditions d’âge et d’état matrimonial, dans un conseil de 500 membres
Il ne satisfait pas à l’âge minimal de 40 ans, dans un conseil de 250 membres
Il ne satisfait pas à la condition d’être marié ou veuf, dans un conseil de 500 membres

Il satisfait aux conditions d’âge et d’état matrimonial, dans un conseil de 250 membres

Explication

Les Anciens comptent 250 membres âgés d’au moins 40 ans, qui doivent être mariés ou veufs : le candidat décrit remplit ces conditions. L’effectif de 500 correspond aux Cinq-Cents, l’âge minimal de 25 ans concerne ce même conseil, et un veuf satisfait bien à la condition matrimoniale.

53. Une résolution ordinaire est élaborée sous le Directoire : quel rôle revient à chacun des deux conseils ?

Les Anciens prennent l’initiative et les Cinq-Cents exécutent la résolution sans la voter
Les Anciens prennent l’initiative et les Cinq-Cents approuvent ou rejettent la résolution en bloc
Les Cinq-Cents prennent l’initiative et les Anciens modifient librement chaque partie de la résolution
Les Cinq-Cents prennent l’initiative et les Anciens approuvent ou rejettent la résolution en bloc

Les Cinq-Cents prennent l’initiative et les Anciens approuvent ou rejettent la résolution en bloc

Explication

Pour les lois ordinaires, les Cinq-Cents ont l’initiative et les Anciens approuvent ou rejettent leurs résolutions en bloc. L’inversion correspond à la procédure constitutionnelle, tandis que la modification partielle et l’exécution sans adoption ne décrivent pas le rôle des Anciens ou des Cinq-Cents.

54. Pour désigner les cinq directeurs, comment les deux conseils interviennent-ils ?

Les Anciens préparent une liste et les Cinq-Cents choisissent les directeurs
Les assemblées primaires préparent une liste et les Anciens choisissent les directeurs
Les Cinq-Cents préparent une liste et choisissent eux-mêmes les directeurs
Les Cinq-Cents préparent une liste et les Anciens choisissent les directeurs

Les Cinq-Cents préparent une liste et les Anciens choisissent les directeurs

Explication

Les Cinq-Cents préparent la liste de candidats et les Anciens choisissent les directeurs. L’inversion des conseils confond préparation et choix, le choix final par les Cinq-Cents supprime le rôle des Anciens, et les assemblées primaires ne préparent pas cette liste.

55. Quelle description rend compte des coups d’État sous le Directoire ?

Ils traduisent la suprématie constante du Directoire sur les conseils.
Ils traduisent la suprématie constante des conseils sur le Directoire.
Ils correspondent à des révisions régulières de la Constitution par les assemblées.
Ils traduisent tantôt la suprématie des conseils, tantôt une rébellion du Directoire contre eux.

Ils traduisent tantôt la suprématie des conseils, tantôt une rébellion du Directoire contre eux.

Explication

Les coups d’État du Directoire provenaient de deux rapports de force opposés : la suprématie des conseils ou la rébellion du Directoire contre eux. La suprématie constante du Directoire ou celle des conseils efface cette alternance, tandis que la révision constitutionnelle est une procédure distincte.

56. Quel événement met fin au Directoire et ouvre la voie au Consulat ?

Le coup d’État des 18 et 19 brumaire an VIII, les 9 et 10 novembre 1799.
L’entrée en vigueur de la Constitution de l’an VIII, le 24 décembre 1799.
Le coup d’État du 18 brumaire an III, en novembre 1794.
Le coup d’État du 18 fructidor an V, le 4 septembre 1797.

Le coup d’État des 18 et 19 brumaire an VIII, les 9 et 10 novembre 1799.

Explication

Les 18 et 19 brumaire an VIII, correspondant aux 9 et 10 novembre 1799, le coup d’État met fin au Directoire et ouvre la voie au Consulat. Le 18 fructidor appartient à une crise antérieure, le 24 décembre est la date d’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution, et le brumaire an III ne correspond pas à cet événement.

57. Une chronologie indique que la Constitution de l’an VIII a été adoptée le 13 décembre 1799. Quelle date marque son entrée en vigueur ?

Le 24 décembre 1799.
Le 9 novembre 1799.
Le 13 décembre 1799.
Le 7 février 1800.

Le 24 décembre 1799.

Explication

La Constitution de l’an VIII, adoptée le 13 décembre 1799, entre en vigueur le 24 décembre 1799; le peuple l’approuve ensuite le 7 février 1800. Le 13 décembre est la date d’adoption, et le 9 novembre correspond au début du coup d’État de brumaire.

58. Bien que la Constitution de l’an VIII confie formellement l’exécutif à trois consuls, où le pouvoir se concentre-t-il en pratique ?

À parts égales entre Bonaparte, Cambacérès et Lebrun.
Entre les mains du premier consul, Bonaparte.
Entre les mains du Corps législatif.
Entre les mains du Sénat conservateur.

Entre les mains du premier consul, Bonaparte.

Explication

Malgré la forme exécutive à trois consuls, les attributions se concentrent en réalité entre les mains de Bonaparte, premier consul. L’égalité entre les consuls confond la structure formelle avec la pratique, tandis que le Sénat et le Corps législatif ne détiennent pas cette primauté exécutive.

59. Dans un projet de loi, une assemblée exprime des vœux et vote sans modifier le texte, tandis qu’une autre adopte ou rejette le projet sans en débattre. Quelles assemblées remplissent ces rôles ?

Le Tribunat modifie les projets; le Corps législatif les adopte après débat.
Le Corps législatif modifie les projets; le Tribunat les adopte après débat.
Le Corps législatif exprime les vœux; le Tribunat adopte ou rejette sans débat.
Le Tribunat exprime les vœux; le Corps législatif adopte ou rejette sans débat.

Le Tribunat exprime les vœux; le Corps législatif adopte ou rejette sans débat.

Explication

Le Tribunat exprime des vœux et vote sans modifier les projets, alors que le Corps législatif les adopte ou les rejette sans les discuter. Inverser ces fonctions confond les assemblées; leur attribuer le pouvoir de modifier ou de débattre les textes ne correspond pas à leurs rôles respectifs.

60. Une consultation demande aux électeurs de choisir pour ou contre un candidat, plutôt que de répondre à une question de politique publique. De quel type de consultation s’agit-il ?

Une élection législative.
Un référendum.
Une révision constitutionnelle.
Un plébiscite.

Un plébiscite.

Explication

Le plébiscite demande au peuple de se prononcer pour ou contre une personne, tandis que le référendum porte sur une question. Une élection législative choisit des représentants, et une révision constitutionnelle désigne une procédure de modification du texte constitutionnel.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 88 flashcards sur DDHC et constitutions révolutionnaires.

Qu’est-ce qu’une norme juridique ?

Une règle ou un principe appartenant au système juridique hiérarchisé, valide en vertu d’une norme supérieure.

Qu’est-ce qui distingue une norme juridique d’une norme morale, religieuse ou sociale ?

Son appartenance au système juridique.

Sur quoi repose la validité d’une norme juridique dans la hiérarchie des normes ?

Sur sa conformité à une norme supérieure.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur DDHC et constitutions révolutionnaires.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM