QCM : Souveraineté et organisation de l’État (58 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un pays élit spécialement des représentants chargés de rédiger une nouvelle Constitution. Quelle procédure d’élaboration utilise-t-il ?

Une Constitution octroyée
Un référendum constitutionnel
Une assemblée constituante
Une assemblée ordinaire

Une assemblée constituante

Explication

Une assemblée constituante est spécialement élue pour rédiger la Constitution. Une assemblée ordinaire n’est pas élue à cette fin, une Constitution octroyée est concédée par un monarque et un référendum sert à l’approbation populaire.

2. Pour contrôler une loi, le Conseil constitutionnel mobilise le texte de 1958, la DDHC de 1789, le Préambule de 1946, la Charte de l’environnement de 2004, les PFRLR et les OVC. Quel ensemble applique-t-il ?

Le corpus des traités européens
Le bloc de constitutionnalité français
Le bloc de légalité ordinaire
La Constitution formelle de 1958 seulement

Le bloc de constitutionnalité français

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend le texte de 1958 et les normes auxquelles son Préambule renvoie, ainsi que les PFRLR et les OVC. Le réduire au texte de 1958 omet ces normes; les lois organiques et les traités européens ne constituent pas à eux seuls cet ensemble.

3. Un traité a été régulièrement ratifié et la condition de réciprocité est satisfaite. En cas de conflit avec une loi française, quelle autorité prévaut selon l’article 55 ?

La loi prévaut sur le traité
La loi et le traité ont une autorité équivalente
Le traité prévaut seulement sur les règlements
Le traité prévaut sur la loi

Le traité prévaut sur la loi

Explication

L’article 55 attribue aux traités régulièrement ratifiés une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve de réciprocité. Faire prévaloir la loi inverse la hiérarchie, et limiter la supériorité aux règlements ou déclarer les normes équivalentes ne correspond pas à cette règle.

4. Quelle organisation caractérise un État unitaire ?

Plusieurs pouvoirs politiques coordonnés par un gouvernement et un système juridictionnel commun
Un pouvoir fédéral et plusieurs pouvoirs législatifs protégés par une Constitution fédérale
Un pouvoir politique unique, mais plusieurs Constitutions et plusieurs gouvernements territoriaux
Un pouvoir politique, une Constitution, un pouvoir législatif, un gouvernement et un système juridictionnel

Un pouvoir politique, une Constitution, un pouvoir législatif, un gouvernement et un système juridictionnel

Explication

L’État unitaire se définit par l’unicité de ses institutions politiques et juridictionnelles. Le pouvoir fédéral et les législateurs fédérés relèvent de l’État fédéral ; les Constitutions territoriales et les pouvoirs politiques multiples contredisent aussi cette unité.

5. Un État américain impose une taxe à la Banque des États-Unis. Quel principe découle de l’arrêt McCulloch v. Maryland de 1819 ?

La banque échappe à la taxe parce que les États fédérés contrôlent les institutions fédérales
Le Congrès ne dispose que des pouvoirs expressément énumérés, sans pouvoirs implicites
L’État ne peut taxer une institution fédérale, et le Congrès dispose de pouvoirs implicites nécessaires et appropriés
L’État peut taxer une institution fédérale, car ses compétences fiscales priment sur celles du Congrès

L’État ne peut taxer une institution fédérale, et le Congrès dispose de pouvoirs implicites nécessaires et appropriés

Explication

Dans McCulloch v. Maryland, Marshall reconnaît les pouvoirs implicites du Congrès au titre de la clause nécessaire et appropriée et interdit à un État de taxer une institution fédérale. La taxation étatique de la banque contredit l’arrêt ; nier les pouvoirs implicites ou inverser la hiérarchie ne rend pas compte de sa décision.

6. Un territoire possède des institutions distinctes de ses dirigeants, soumet leur action au droit et reconnaît à l’État le monopole de la contrainte légitime, mais la population rejette l’autorité. Quelle condition de formation de l’État fait défaut ?

Le monopole de la contrainte légitime
Le consentement à l’autorité
La dissociation entre l’État et les gouvernants
La soumission de l’État au droit

Le consentement à l’autorité

Explication

Les quatre conditions comprennent la dissociation entre l’État et les gouvernants, la soumission au droit, le monopole de la contrainte légitime et le consentement à l’autorité. Ici, les trois premières sont présentes, mais l’autorité est rejetée.

7. Un État négocie un traité d’égal à égal avec un autre État, sans autorité supérieure qui leur impose sa décision. Quel aspect de la souveraineté est en jeu ?

La souveraineté interne
Le monopole de la contrainte légitime
La soumission de l’État au droit
La souveraineté externe

La souveraineté externe

Explication

La souveraineté externe concerne les rapports entre États et implique qu’aucune puissance supérieure ne s’impose à l’État, qui est égal aux autres. La souveraineté interne vise l’absence de puissance concurrente sur son territoire.

8. Selon la distinction de James Bryce, quel critère permet de qualifier une Constitution de rigide plutôt que de souple ?

Sa révision dépend du caractère écrit ou non de ses dispositions.
Sa révision suit une procédure, même identique à celle des lois ordinaires.
Sa révision exige une procédure plus difficile que celle des lois ordinaires.
Sa révision est décidée par les juridictions plutôt que par le législateur.

Sa révision exige une procédure plus difficile que celle des lois ordinaires.

Explication

Pour James Bryce, une Constitution est rigide si sa révision est plus difficile que l’adoption d’une loi ordinaire. Confondre rigidité et simple procédure de révision néglige ce critère, tandis que la procédure législative ordinaire caractérise la souplesse et que le caractère écrit ne définit pas cette distinction.

9. Un État possède une population permanente, un territoire déterminé et un gouvernement organisé, mais plusieurs pays refusent de le reconnaître. Quelle thèse considère que cette non-reconnaissance n’empêche pas son existence étatique ?

La thèse déclarative, qui voit dans la reconnaissance la constatation d’une situation de fait
La thèse constitutive, qui voit dans la reconnaissance la constatation d’une situation de fait
La thèse constitutive, qui distingue la reconnaissance d’un gouvernement de celle d’un État
La thèse déclarative, qui fait de la reconnaissance une condition de création de l’État

La thèse déclarative, qui voit dans la reconnaissance la constatation d’une situation de fait

Explication

La thèse déclarative considère que l’État existe comme situation de fait et que la reconnaissance ne fait que le constater. La thèse constitutive attribue à la reconnaissance un rôle créateur, tandis que la reconnaissance d’un gouvernement est une question distincte.

10. Après une révolution, un groupe rédige intégralement une nouvelle Constitution sans suivre la procédure de révision de l’ancien texte. De quel type de pouvoir constituant s’agit-il ?

Le pouvoir constitué législatif
Le pouvoir constituant dérivé
Le pouvoir constituant référendaire
Le pouvoir constituant originaire

Le pouvoir constituant originaire

Explication

Le pouvoir constituant originaire rédige un texte nouveau dans son intégralité et agit hors de la procédure juridique de l’ancien droit. Le pouvoir dérivé révise le texte existant selon ses règles, tandis que les deux autres termes ne désignent pas la catégorie décrite.

11. Une règle encadre les rapports entre une commune et une société privée. De quel domaine relève-t-elle selon la distinction entre droit public et droit privé ?

Du droit privé, car la commune agit dans un rapport contractuel
Du droit public, car il régit les rapports entre personnes privées
Du droit privé, car une société est une personne privée
Du droit public, car une personne publique est partie au rapport

Du droit public, car une personne publique est partie au rapport

Explication

Le droit public concerne notamment les rapports des personnes publiques avec les personnes privées. Le droit privé vise les rapports entre personnes privées ; le caractère contractuel ne suffit pas à écarter la présence d’une personne publique.

12. Après l’entrée en vigueur de la loi du 2 mars 1982, un préfet estime qu’un acte local est illégal. Quelle démarche correspond au nouveau contrôle ?

Annuler lui-même l’acte après son adoption au titre de la tutelle administrative
Autoriser l’acte avant son entrée en vigueur dans le cadre d’un contrôle a priori
Demander à une autre collectivité de réviser l’acte au titre de sa tutelle
Déférer l’acte au tribunal administratif dans le cadre d’un contrôle a posteriori

Déférer l’acte au tribunal administratif dans le cadre d’un contrôle a posteriori

Explication

La loi Defferre a remplacé la tutelle administrative a priori par un contrôle de légalité a posteriori : le préfet peut déférer l’acte au tribunal administratif. L’autorisation préalable reprend l’ancien contrôle, tandis que l’annulation directe ou la tutelle d’une autre collectivité ne décrivent pas cette procédure.

13. Quel traité, signé le 7 février 1992 et entré en vigueur le 1er novembre 1993, a créé l’Union européenne ?

Le traité de Lisbonne
Les traités de Rome
Le traité de Maastricht
Le traité de Paris

Le traité de Maastricht

Explication

Le traité de Maastricht, signé le 7 février 1992 et entré en vigueur le 1er novembre 1993, a créé l’Union européenne, la citoyenneté européenne et le projet de monnaie unique. Le traité de Paris a institué la CECA, les traités de Rome ont créé la CEE et Euratom, et Lisbonne est une réforme ultérieure.

14. Un État envisage de revendiquer la Lune comme territoire national et d’y placer en orbite une arme nucléaire. Quelle règle s’applique ?

Le Traité de l’espace interdit l’appropriation nationale de la Lune, mais permet d’y placer des armes nucléaires
Le Traité de l’espace interdit l’appropriation nationale de la Lune et la mise en orbite d’armes nucléaires
Le Traité de l’espace autorise l’appropriation nationale de la Lune, mais interdit les armes nucléaires en orbite
La Convention de Chicago interdit l’appropriation nationale de la Lune et la mise en orbite d’armes nucléaires

Le Traité de l’espace interdit l’appropriation nationale de la Lune et la mise en orbite d’armes nucléaires

Explication

Le Traité de l’espace interdit l’appropriation nationale de l’espace, de la Lune et des corps célestes, ainsi que la mise en orbite d’armes nucléaires ou d’armes de destruction massive. La Convention de Chicago concerne la souveraineté sur l’espace aérien au-dessus du territoire et de la mer territoriale.

15. En France, un projet de révision obtient un vote favorable à l’Assemblée nationale, mais le Sénat adopte un texte différent. Quelle condition de l’article 89 n’est pas remplie ?

Le vote du texte dans les mêmes termes par les deux assemblées.
L’adoption définitive du texte par référendum ou par le Congrès.
L’adoption parlementaire du texte par une seule des deux chambres.
L’approbation du texte par une majorité qualifiée au Sénat.

Le vote du texte dans les mêmes termes par les deux assemblées.

Explication

L’article 89 exige que l’Assemblée nationale et le Sénat votent le texte dans les mêmes termes avant l’adoption définitive. Une majorité qualifiée ne remplace pas cette identité, une seule chambre ne suffit pas, et le référendum ou le Congrès intervient à l’étape suivante.

16. Une fédération accorde aux États fédérés une autonomie si étendue qu’ils menacent de se séparer. Quel risque fédéral cette situation illustre-t-elle ?

Une garantie constitutionnelle des compétences peut rendre la fédération automatiquement stable
Une participation accrue des États fédérés peut supprimer leur existence constitutionnelle
Une autonomie excessive peut conduire à l’éclatement de la fédération
Un pouvoir fédéral excessif peut transformer la fédération en État unitaire déguisé

Une autonomie excessive peut conduire à l’éclatement de la fédération

Explication

Un fédéralisme trop favorable à l’autonomie risque de faire éclater la fédération. Le pouvoir fédéral excessif présente le risque inverse, celui d’un État unitaire déguisé ; participation et garantie ne suppriment pas automatiquement les tensions.

17. Dans un pays, les dirigeants émettent des ordres auxquels la population obtempère : quel élément caractérise cette situation ?

Un pouvoir doté d’institutions électives
Un pouvoir politique organisé
Une souveraineté externe indépendante
Un régime démocratique représentatif

Un pouvoir politique organisé

Explication

Un pouvoir politique organisé se reconnaît au fait que les gouvernants donnent des ordres auxquels la population obtempère. Les institutions électives et la démocratie qualifient un régime, tandis que l’indépendance extérieure relève de la souveraineté externe.

18. Une révision française vise à remplacer la forme républicaine du Gouvernement par une monarchie. Quelle règle constitutionnelle s’y oppose ?

L’article 89, alinéa 5, qui soustrait la forme républicaine du Gouvernement à la révision.
L’article 89, alinéa 4, qui suspend toute révision en période de crise territoriale.
L’article 89, alinéa 5, qui exige un vote identique des deux assemblées.
L’article 7, qui interdit de modifier les institutions lorsque la présidence est vacante.

L’article 89, alinéa 5, qui soustrait la forme républicaine du Gouvernement à la révision.

Explication

L’article 89, alinéa 5, interdit de réviser la forme républicaine du Gouvernement : il s’agit d’une limite matérielle, issue du principe posé en 1884. L’alinéa 4 concerne l’intégrité du territoire, l’article 7 une situation de vacance présidentielle, et le vote identique est une condition procédurale distincte.

19. Dans un département, un préfet applique localement les décisions de l’État et demeure soumis à la hiérarchie ministérielle. Quel mode d’organisation cela illustre-t-il ?

La décentralisation, car un élu local décide des politiques sans dépendre de l’État
La centralisation, car toutes les décisions sont prises au même endroit
La déconcentration, car un agent local exécute les décisions sous l’autorité de l’État
La décentralisation fonctionnelle, car un établissement public reçoit une mission spécialisée

La déconcentration, car un agent local exécute les décisions sous l’autorité de l’État

Explication

La déconcentration confie l’exécution locale à des agents de l’État qui restent soumis à la hiérarchie ministérielle. L’autonomie des élus caractérise la décentralisation, le lieu unique la centralisation, et la mission spécialisée la décentralisation fonctionnelle.

20. Dans un régime où une assemblée peut bloquer une décision prise par un autre pouvoir, quelle faculté exerce-t-elle au sens de la distinction de Montesquieu ?

La séparation étanche des pouvoirs
La faculté de statuer
La délégation de la faculté de statuer
La faculté d’empêcher

La faculté d’empêcher

Explication

La faculté d’empêcher permet de faire obstacle à une décision, tandis que la faculté de statuer permet de décider. Un mécanisme de blocage relève donc de la première, sans impliquer une séparation étanche des pouvoirs.

21. Quelle formule Jean Bodin emploie-t-il pour définir la souveraineté dans Les six livres de la République ?

La puissance absolue et perpétuelle d’une République
L’indépendance de l’État dans ses relations extérieures
Le monopole de la contrainte légitime sur un territoire
La soumission de l’État au droit qu’il produit

La puissance absolue et perpétuelle d’une République

Explication

Bodin définit la souveraineté comme « la puissance absolue et perpétuelle d’une République ». Le monopole de la contrainte désigne un aspect de la souveraineté interne, l’indépendance caractérise son aspect externe et la soumission au droit relève de l’État de droit.

22. Une université publique reçoit la responsabilité d’assurer une mission d’enseignement supérieur. De quel type de décentralisation s’agit-il ?

La décentralisation territoriale, fondée sur la compétence d’une collectivité délimitée
La centralisation, fondée sur la prise des décisions en un lieu unique
La décentralisation fonctionnelle, fondée sur une mission confiée à un établissement public
La déconcentration, fondée sur l’exécution locale par un agent de l’État

La décentralisation fonctionnelle, fondée sur une mission confiée à un établissement public

Explication

La décentralisation fonctionnelle confie une mission à un établissement public, comme une université. La décentralisation territoriale concerne des collectivités comme les communes ; la déconcentration repose sur des agents de l’État, et la centralisation sur un lieu de décision unique.

23. Un projet constitutionnel est soumis à un référendum, mais la campagne est fortement entravée et la participation est faible. Quelle conclusion s’impose quant à son caractère démocratique ?

Le référendum établit le caractère démocratique dès que le texte est adopté
Le référendum ne suffit pas à établir le caractère démocratique
Le référendum établit le caractère démocratique si le résultat est favorable
Le référendum établit le caractère démocratique dès qu’un vote a lieu

Le référendum ne suffit pas à établir le caractère démocratique

Explication

Un référendum ne suffit pas à établir la démocratie : une campagne libre et une participation réelle sont également nécessaires. La tenue d’un vote, un résultat favorable ou l’adoption du texte ne remplace pas ces conditions.

24. Un auteur des guerres de Religion affirme que le roi est lié par un contrat avec le peuple et qu’il est possible de lui résister s’il devient tyran : à quel courant appartient-il ?

À la théorie de Locke
À la théorie de Rousseau
Aux monarchomaques
À la théorie de Hobbes

Aux monarchomaques

Explication

Les monarchomaques soutiennent que le roi est lié par un contrat avec le peuple et qu’une résistance est légitime s’il devient tyran. Hobbes défend le transfert des droits au souverain, Locke insiste sur les droits naturels conservés, et Rousseau fait du peuple le souverain.

25. Une juridiction s’appuie sur un droit fondamental constitutionnel pour contrôler une règle du droit de la famille. Quelle conséquence cela illustre-t-il ?

La limitation du droit constitutionnel à l’organisation des pouvoirs publics
La suppression de la distinction entre droit public et droit privé
Le transfert du droit constitutionnel dans la catégorie du droit privé
La constitutionnalisation du droit privé par l’effet des droits fondamentaux

La constitutionnalisation du droit privé par l’effet des droits fondamentaux

Explication

Le droit constitutionnel relève du droit public, mais ses normes relatives aux droits fondamentaux s’imposent aussi au législateur et influencent les branches du droit privé. Cela ne transforme pas le droit constitutionnel en droit privé.

26. Dans un État, une pratique institutionnelle se répète depuis longtemps, mais les acteurs ne la considèrent pas comme obligatoire. Quel élément constitutif de la coutume constitutionnelle fait défaut ?

L’élément psychologique, soit le sentiment que la pratique est obligatoire.
La répétition, car elle doit être accompagnée d’une consécration écrite.
L’élément matériel, soit la répétition de la pratique au fil du temps.
La durée, car une pratique ancienne constitue à elle seule une coutume.

L’élément psychologique, soit le sentiment que la pratique est obligatoire.

Explication

La coutume constitutionnelle exige une pratique répétée et l’opinio juris, c’est-à-dire le sentiment qu’elle est obligatoire. La répétition relève de l’élément matériel, et l’ancienneté seule ne remplace pas l’opinio juris.

27. Un État affirme qu’il décide seul de ses traités et qu’aucun autre État ne lui est supérieur : quel aspect de la souveraineté invoque-t-il ?

La souveraineté externe
La souveraineté perpétuelle
La souveraineté populaire
La souveraineté interne

La souveraineté externe

Explication

La souveraineté externe signifie que l’État n’est soumis à aucun autre État et décide seul de ses relations extérieures. La souveraineté interne concerne le dernier mot sur le territoire et la contrainte légitime ; la souveraineté populaire et la perpétuité renvoient à d’autres distinctions.

28. Dans un débat, une intervenante définit la nation par une histoire, une langue et une culture communes, tandis qu’un autre insiste sur la volonté de vivre ensemble. Comment classer ces conceptions ?

Les deux sont objectives, car elles décrivent une communauté politique
Les deux sont subjectives, car elles expriment une appartenance collective
La première est subjective et la seconde objective
La première est objective et la seconde subjective

La première est objective et la seconde subjective

Explication

La conception objective repose sur des critères donnés comme la langue, la culture ou l’histoire, tandis que la conception subjective repose sur un vouloir-vivre ensemble. Inverser ces fondements conduit à la classification erronée.

29. Après un vote identique de l’Assemblée nationale et du Sénat, un projet présidentiel de révision est soumis au Congrès et recueille 61 % des suffrages exprimés. Quelle est sa situation ?

Il est rejeté, car le Congrès doit atteindre les trois cinquièmes des membres inscrits.
Il est rejeté, car le Congrès doit atteindre les deux tiers des suffrages exprimés.
Il doit encore être approuvé par référendum, quel que soit le vote du Congrès.
Il est définitivement adopté, car il dépasse les trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Il est définitivement adopté, car il dépasse les trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Explication

Pour un projet présidentiel soumis au Congrès, l’adoption définitive intervient à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés, seuil dépassé par 61 %. Le seuil des deux tiers est erroné, le référendum est la voie ordinaire plutôt que celle retenue ici, et le calcul ne porte pas sur les membres inscrits.

30. Quelle définition rend compte du statut de l’État à l’égard du droit constitutionnel ?

Une personne morale de droit public souveraine, sujet et objet du droit constitutionnel
Un organe temporaire, sujet du droit mais extérieur à son organisation
Une personne physique publique, extérieure au droit constitutionnel
Une personne morale privée, organisée par les gouvernants

Une personne morale de droit public souveraine, sujet et objet du droit constitutionnel

Explication

L’État est une personne morale de droit public souveraine : il fait le droit comme sujet et il est organisé par le droit constitutionnel comme objet. Le réduire aux gouvernants confond l’État durable avec ceux qui l’exercent temporairement.

31. Dans une province, une majorité claire répond favorablement à une question claire sur la sécession. Selon le Renvoi relatif à la sécession du Québec, quelle conséquence en découle ?

Un droit de sécession soumis à l’unanimité, sans obligation de négocier
Un droit automatique de sécession, sans obligation de négocier
Une obligation de négocier, accompagnée d’un droit unilatéral de sécession
Une obligation de négocier, sans droit de sécession unilatérale

Une obligation de négocier, sans droit de sécession unilatérale

Explication

La Cour suprême du Canada a jugé qu’il n’existe pas de droit de sécession unilatérale, mais qu’une majorité claire répondant à une question claire crée une obligation de négocier. Cette obligation ne vaut pas autorisation automatique de faire sécession.

32. Un changement de gouvernement ne modifie pas l’identité juridique d’une entité qui conserve ses droits et obligations. Quelle notion explique cette situation ?

La personnalité physique des gouvernants en fonction
La continuité des traités, sans personnalité juridique propre
La personnalité morale, distincte de celle des gouvernants
La souveraineté externe, distincte des autres États

La personnalité morale, distincte de celle des gouvernants

Explication

Une personne morale est une entité sans existence physique, juridiquement distincte de ses gouvernants et titulaire de droits et d’obligations. La continuité de l’État est une conséquence importante de cette distinction, et non la définition de la personne morale.

33. Un analyste soutient que l’Union européenne est un État parce qu’elle exerce des compétences dans plusieurs domaines. Quelle caractéristique contredit le mieux cette conclusion ?

Elle dispose du monopole de la contrainte, mais ses compétences restent définies par les traités.
Elle détient la Kompetenz-Kompetenz, mais les États membres conservent leur propre ordre juridique.
Elle ne dispose pas de la Kompetenz-Kompetenz et un État membre peut la quitter selon l’article 50 TUE.
Elle ne possède aucune compétence juridique et ne peut agir dans les domaines prévus par les traités.

Elle ne dispose pas de la Kompetenz-Kompetenz et un État membre peut la quitter selon l’article 50 TUE.

Explication

L’Union exerce des compétences attribuées, mais ne détermine pas elle-même l’étendue de ses compétences comme le ferait un État souverain; en outre, un État peut la quitter selon l’article 50 TUE. La Kompetenz-Kompetenz est ici attribuée à tort à l’Union, et les deux autres propositions déforment respectivement la répartition de la contrainte et l’existence de compétences européennes.

34. Quelle caractéristique distingue le pouvoir législatif des États fédérés de celui des collectivités territoriales d’un État décentralisé ?

Il donne à chaque État fédéré la souveraineté en droit international
Il est délégué aux collectivités et peut être retiré par le gouvernement central
Il repose sur une Constitution propre à chaque collectivité territoriale
Il est propre aux États fédérés et protégé par la Constitution fédérale

Il est propre aux États fédérés et protégé par la Constitution fédérale

Explication

Les États fédérés disposent d’un pouvoir législatif propre que protège la Constitution fédérale, contrairement aux collectivités d’un État décentralisé. Une compétence administrative locale, une Constitution de collectivité ou une souveraineté internationale ne caractérisent pas ce pouvoir.

35. Un étudiant associe la création de la CECA au traité de Paris signé le 18 avril 1951. Quelle date doit-il retenir pour son entrée en vigueur ?

1952
1951
2002
1958

1952

Explication

Le traité de Paris instituant la CECA a été signé le 18 avril 1951, mais la communauté est entrée en vigueur en 1952. 1951 est l’année de signature, 1958 celle des traités de Rome et 2002 celle de l’expiration de la CECA.

36. Pourquoi le mouvement constitutionnaliste a-t-il rejeté la coutume comme fondement exclusif de la Constitution ?

Parce qu’elle n’a jamais existé dans aucun système constitutionnel.
Parce qu’elle repose sur des pratiques répétées sans sentiment d’obligation.
Parce qu’elle fige les règles du pouvoir et empêche leur adaptation institutionnelle.
Parce qu’elle est élaborée par les seuls gouvernants et demeure imprécise.

Parce qu’elle est élaborée par les seuls gouvernants et demeure imprécise.

Explication

Le mouvement constitutionnaliste a rejeté la coutume parce qu’elle est formée par les seuls gouvernants et reste imprécise. L’objection ne porte pas sur une rigidité des règles écrites ni sur l’absence historique de coutumes; elle concerne aussi le fait que nul État ne fonctionne aujourd’hui avec une constitution exclusivement coutumière.

37. Quels sont les trois temps d’une procédure de révision constitutionnelle ?

La rédaction, la dissolution des chambres, puis l’entrée en vigueur.
La proposition, la promulgation, puis le contrôle juridictionnel.
La consultation, la négociation, puis la ratification internationale.
L’initiative, la discussion et le vote, puis l’adoption définitive.

L’initiative, la discussion et le vote, puis l’adoption définitive.

Explication

La procédure comprend l’initiative, la discussion et le vote, puis l’adoption définitive. La promulgation ne remplace pas l’étape de discussion et de vote, tandis que le contrôle juridictionnel et la ratification internationale ne constituent pas les trois temps indiqués.

38. En 1962, une révision constitutionnelle est engagée par référendum sur le fondement de l’article 11, alors que l’article 89 prévoit la procédure de révision. Quelle analyse correspond à cet épisode ?

L’article 89 a servi à la révision, et le Conseil constitutionnel a contrôlé la loi référendaire.
L’article 89 a servi à la révision, et le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent pour contrôler la loi référendaire.
L’article 11 a servi à la révision, et le Conseil constitutionnel a annulé la loi référendaire.
L’article 11 a servi à la révision, et le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent pour contrôler la loi référendaire.

L’article 11 a servi à la révision, et le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent pour contrôler la loi référendaire.

Explication

En 1962, l’article 11 a été utilisé pour réviser la Constitution malgré la procédure prévue à l’article 89, et le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent pour contrôler la loi référendaire. Dire que l’article 89 a servi à cette révision inverse le rôle des deux articles; l’incompétence ne signifie pas que la loi a été annulée.

39. Un État choisit de remplacer une monarchie par une république ; quel principe du droit international s’applique à ce choix ?

L’obligation d’adopter un régime démocratique
La reconnaissance préalable du nouveau régime
Le libre choix du système politique
La désignation du régime par une organisation internationale

Le libre choix du système politique

Explication

Le droit international n’impose aucun type de régime politique aux États : ils choisissent leur système politique. L’obligation démocratique, la reconnaissance préalable et le choix par une organisation internationale ne découlent pas de ce principe.

40. Une souveraineté demeure après le départ du titulaire et n’est subordonnée à aucune puissance supérieure : quelles caractéristiques sont réunies ?

Elle est déléguée et révocable
Elle est interne et territoriale
Elle est absolue et perpétuelle
Elle est limitée et temporaire

Elle est absolue et perpétuelle

Explication

La souveraineté est absolue lorsqu’aucune puissance ne lui est supérieure, et perpétuelle lorsqu’elle n’est pas limitée dans le temps et survit à chaque titulaire. « Limitée et temporaire » inverse ces propriétés ; la délégation et le caractère interne ne répondent pas aux deux critères.

41. Une règle organise l’élection du gouvernement, mais figure dans une loi ordinaire plutôt que dans le texte constitutionnel. Selon quelle approche peut-elle relever de la Constitution ?

Au sens formel, car son objet organise le pouvoir politique.
Au sens formel, car toute règle relative aux élections est supérieure aux lois.
Au sens matériel, car elle a nécessairement été adoptée selon une procédure spéciale.
Au sens matériel, car son objet organise le pouvoir politique.

Au sens matériel, car son objet organise le pouvoir politique.

Explication

La Constitution au sens matériel se définit par l’objet des règles, notamment l’organisation du pouvoir politique, quelle que soit leur forme. Le sens formel dépend plutôt de la forme du texte et de sa procédure particulière d’adoption ou de révision; un objet électoral ne confère pas à lui seul une supériorité juridique.

42. Dans quel ouvrage Hobbes soutient-il que les individus transfèrent tous leurs droits à un souverain pour sortir de l’état de nature ?

Dans Léviathan, publié en 1651
Dans le Second traité du gouvernement civil, publié en 1690
Dans Vindiciae contra tyrannos, publié en 1579
Dans Du contrat social, publié en 1762

Dans Léviathan, publié en 1651

Explication

Dans Léviathan (1651), Hobbes explique que les individus transfèrent tous leurs droits à un souverain afin de sortir de l’état de nature. Le Second traité est l’ouvrage de Locke, Du contrat social celui de Rousseau, et Vindiciae contra tyrannos est associé aux monarchomaques.

43. Dans la distinction de Sieyès, quel pouvoir crée la Constitution et se distingue des pouvoirs institués par elle ?

Le pouvoir juridictionnel
Le pouvoir législatif
Le pouvoir constitué
Le pouvoir constituant

Le pouvoir constituant

Explication

Sieyès distingue le pouvoir constituant, qui fait la Constitution, des pouvoirs constitués, qui sont créés par elle. Le pouvoir législatif et le pouvoir juridictionnel sont des pouvoirs institués dans l’ordre constitutionnel.

44. Quel ensemble réunit les quatre principes classiques du fédéralisme ?

Superposition des ordres juridiques, autonomie, participation et garantie constitutionnelle
Séparation des ordres juridiques, autonomie, participation et garantie constitutionnelle
Superposition des ordres juridiques, autonomie, centralisation et contrôle administratif
Superposition des ordres juridiques, subordination, participation et garantie constitutionnelle

Superposition des ordres juridiques, autonomie, participation et garantie constitutionnelle

Explication

Le fédéralisme associe superposition des ordres juridiques, autonomie des États fédérés, participation à la volonté fédérale et garantie constitutionnelle de leur existence et de leurs compétences. La subordination, la séparation complète des ordres ou le contrôle administratif ne remplacent pas ces principes.

45. Quel penseur présente la nation comme un vouloir-vivre ensemble dans sa conférence de 1882 ?

Joseph Staline, dans Qu’est-ce qu’une nation ?
Ernest Renan, dans Qu’est-ce qu’une nation ?
Ernest Renan, dans les Discours à la nation allemande
Johann Gottlieb Fichte, dans Qu’est-ce qu’une nation ?

Ernest Renan, dans Qu’est-ce qu’une nation ?

Explication

Ernest Renan présente la nation comme un vouloir-vivre ensemble dans sa conférence Qu’est-ce qu’une nation ?, prononcée le 11 mars 1882. Fichte est associé à la conception objective et aux Discours à la nation allemande.

46. Après une décolonisation, deux nouveaux États contestent leur frontière. Quel principe conduit à reprendre les anciennes limites administratives ?

L’uti possidetis juris, qui fait hériter les nouveaux États des anciennes frontières administratives
L’autodétermination territoriale, qui laisse chaque nouvel État choisir ses limites après l’indépendance
La reconnaissance déclarative, qui transforme les anciennes limites en frontières par l’accord des voisins
La délimitation conventionnelle, qui impose de reprendre les frontières reconnues par tous les voisins

L’uti possidetis juris, qui fait hériter les nouveaux États des anciennes frontières administratives

Explication

L’uti possidetis juris conduit les nouveaux États à hériter des frontières administratives antérieures. La délimitation par traité et la reconnaissance portent sur d’autres mécanismes et ne définissent pas ce principe.

47. Des États souverains s’associent par traité et l’un d’eux souhaite se retirer en dénonçant cet accord. Quelle forme d’association correspond à cette situation ?

Une fédération
Une confédération
Une union douanière
Une organisation internationale intégrée

Une confédération

Explication

Une confédération réunit des États souverains par un traité international, que ses membres peuvent dénoncer pour se retirer. La fédération repose sur une constitution, tandis que l’union douanière et l’organisation intégrée ne définissent pas ce mode de retrait.

48. Une disposition constitutionnelle ambiguë est précisée par une pratique institutionnelle constante, sans que cette pratique comble une lacune ou contredise le texte. De quel type de coutume s’agit-il ?

Une convention constitutionnelle contra legem.
Une coutume contra legem.
Une coutume praeter legem.
Une coutume secundum legem.

Une coutume secundum legem.

Explication

La coutume secundum legem interprète le texte constitutionnel. La coutume praeter legem comble une lacune, tandis que la coutume contra legem contredit le texte.

49. Quelle décision du Tribunal des conflits, rendue le 8 février 1873, affirme que le droit administratif possède des règles propres ?

L’arrêt Blanco
La loi instituant la justice déléguée
La décision relative aux lois de la République
La décision Conseil de la concurrence

L’arrêt Blanco

Explication

Le Tribunal des conflits affirme dans l’arrêt Blanco, le 8 février 1873, que le droit administratif a des règles propres. La décision Conseil de la concurrence date de 1987, tandis que la justice déléguée date de 1872.

50. Dans la distinction de Maurice Hauriou, quel volet de la Constitution concerne les règles de vie en société et les droits ?

Le volet territorial
Le volet social
Le volet institutionnel
Le volet politique

Le volet social

Explication

Pour Hauriou, le volet social porte sur les règles de vie en société et les droits, tandis que le volet politique concerne les institutions. Le volet politique désigne donc l’autre aspect, et le volet territorial renvoie à une fonction distincte de la Constitution.

51. Un gouvernement adopte des règles mais doit lui-même les respecter afin d’éviter qu’une puissance sans limites ne devienne tyrannique : quel principe cela illustre-t-il ?

La légalité électorale
La juridiction consensuelle de la CIJ
L’État de droit
La souveraineté absolue

L’État de droit

Explication

L’État de droit soumet l’État au droit qu’il produit pour prévenir la transformation d’une puissance illimitée en pouvoir tyrannique. La souveraineté absolue désigne l’absence de puissance supérieure, tandis que l’obéissance des citoyens et le consentement à la CIJ sont des notions distinctes.

52. Une Constitution interdit toute révision pendant une guerre et rend intangible un principe fondamental. Comment classer ces deux limites ?

La guerre relève d’une limite temporelle et le principe intangible d’une limite matérielle.
La guerre relève d’une limite matérielle et le principe intangible d’une limite temporelle.
Les deux relèvent de limites matérielles, puisqu’elles restreignent le pouvoir de révision.
Les deux relèvent de limites temporelles, puisqu’elles empêchent une révision.

La guerre relève d’une limite temporelle et le principe intangible d’une limite matérielle.

Explication

Une limite temporelle empêche de réviser pendant une période déterminée, telle qu’une crise ou une guerre, tandis qu’une limite matérielle protège certains principes ou dispositions contre la révision. Inverser ces catégories confond la période de l’interdiction avec son objet.

53. Quel effet l’écriture des règles du pouvoir produit-elle dans une perspective constitutionnaliste ?

Elle conserve les décisions passées sans améliorer leur accessibilité ni limiter le pouvoir.
Elle rend les règles lisibles, accessibles et stables, ce qui aide à limiter le pouvoir.
Elle rend les règles plus souples et permet aux gouvernants de les adapter librement.
Elle centralise les règles entre les mains des gouvernants et renforce leur pouvoir.

Elle rend les règles lisibles, accessibles et stables, ce qui aide à limiter le pouvoir.

Explication

L’écriture rend les règles du pouvoir lisibles, accessibles et stables, et contribue ainsi à limiter le pouvoir. La souplesse d’adaptation relève d’une autre caractéristique, la concentration renforce le pouvoir, et la conservation seule ne rend pas compte de l’effet constitutionnaliste.

54. Quels éléments la Convention de Montevideo retient-elle pour caractériser un État ?

Une population permanente, un gouvernement, une souveraineté reconnue et des frontières fixées par traité
Une population permanente, un territoire déterminé, un gouvernement et la capacité d’entrer en relation avec les autres États
Une population permanente, un territoire déterminé, la reconnaissance internationale et une constitution écrite
Un territoire déterminé, un gouvernement, une monnaie propre et une armée permanente

Une population permanente, un territoire déterminé, un gouvernement et la capacité d’entrer en relation avec les autres États

Explication

La Convention de Montevideo retient quatre éléments : une population permanente, un territoire déterminé, un gouvernement et la capacité d’entrer en relation avec les autres États. La reconnaissance internationale, la monnaie et l’armée ne remplacent pas ces critères.

55. Selon Pierre Avril, comment qualifier une pratique politique contra legem qui est nécessaire dans les faits, mais non juridiquement obligatoire ?

Une coutume constitutionnelle contra legem, règle juridique imposant une obligation.
Une convention de la Constitution, règle politique constituant une pratique nécessaire sans être obligatoire.
Une coutume secundum legem, règle politique qui interprète le texte constitutionnel.
Une règle juridique praeter legem, pratique nécessaire qui complète une lacune.

Une convention de la Constitution, règle politique constituant une pratique nécessaire sans être obligatoire.

Explication

Pour Pierre Avril, les pratiques contra legem concernées sont des conventions de la Constitution : des règles politiques, non juridiques, qui constituent des pratiques nécessaires sans être obligatoires. Les qualifier de coutumes juridiques confond nécessité politique et obligation juridique.

56. Une personne vit dans un pays sans en avoir la nationalité, tandis qu’un autre groupe se pense comme une communauté politique. Quelle distinction est correcte ?

La personne relève de la nationalité, la population est un lien juridique et le groupe peut former une nation
La personne relève de la population, la nation est un lien juridique et le groupe forme une nationalité
La personne relève de la nation, la nationalité est un fait de résidence et le groupe forme la population
La personne relève de la population, la nationalité est un lien juridique et le groupe peut former une nation

La personne relève de la population, la nationalité est un lien juridique et le groupe peut former une nation

Explication

La population désigne les personnes vivant sur le territoire, la nationalité est le lien juridique d’appartenance à un État et la nation est un groupe qui se pense comme une communauté politique. La résidence ne suffit donc pas à établir la nationalité.

57. Laquelle de ces fonctions fait partie des cinq fonctions de la Constitution matérielle ?

Organiser le contrôle judiciaire des élections
Protéger les droits fondamentaux et l’État de droit
Déterminer la politique économique du gouvernement
Administrer les services publics au quotidien

Protéger les droits fondamentaux et l’État de droit

Explication

La Constitution matérielle protège les droits fondamentaux et l’État de droit, parmi ses cinq fonctions. L’administration quotidienne, la politique économique et le contrôle des élections ne figurent pas dans la liste des fonctions donnée.

58. En comparant l’ordre des institutions dans les Constitutions américaine de 1787 et française de 1958, quelle interprétation est correcte ?

Les États-Unis placent le Président en premier, tandis que la France commence par le Parlement
Les États-Unis commencent par le pouvoir judiciaire, tandis que la France commence par le Gouvernement
Les deux Constitutions commencent par le Parlement, mais diffèrent sur le pouvoir judiciaire
Les États-Unis placent le Congrès en premier, tandis que la France commence par le Président

Les États-Unis placent le Congrès en premier, tandis que la France commence par le Président

Explication

La Constitution américaine place le Congrès à l’article I, avant le Président à l’article II, alors que le texte français de 1958 commence par le Président. L’ordre inverse du Congrès et du Président méconnaît la séquence américaine, et les autres réponses attribuent aux textes des ordres qu’ils n’établissent pas.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Souveraineté et organisation de l’État.

Que régit le droit privé ?

Les rapports entre personnes privées.

Quelle règle l’arrêt Blanco affirme-t-il ?

Le droit administratif possède des règles propres.

Pourquoi le droit constitutionnel relève-t-il du droit public ?

Il organise les pouvoirs publics.

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Consultez la fiche de révision complète sur Souveraineté et organisation de l’État.

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