QCM : Droit civil des personnes et familles (50 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Après une catastrophe, une personne n’est pas retrouvée ; les circonstances rendent son décès très probable. Quelle situation correspond à ce cas ?

Le décès constaté, car les circonstances suffisent à établir officiellement la mort
L’absence, car l’on ignore si la personne est morte ou vivante sans autre indice
La disparition, car les circonstances rendent le décès très probable sans corps retrouvé
La présomption d’absence, car la personne a cessé de donner de ses nouvelles à domicile

La disparition, car les circonstances rendent le décès très probable sans corps retrouvé

Explication

La disparition vise un décès rendu très probable par les circonstances alors que le corps n’a pas été retrouvé. L’absence correspond à l’incertitude sur le fait que la personne soit morte ou vivante, et un décès constaté suppose un constat officiel.

2. Une salariée estime que la divulgation d’éléments de sa vie personnelle au travail porte atteinte à ses droits. Quel principe protège sa sphère personnelle ?

La protection des données, limitée aux informations numériques
Le droit fondamental au respect de la vie privée
Le droit au secret professionnel applicable à chaque salarié
Le droit à l’image, qui couvre toute la sphère personnelle

Le droit fondamental au respect de la vie privée

Explication

Le droit fondamental au respect de la vie privée protège la sphère personnelle, y compris dans le cadre professionnel, et est notamment garanti par l’article 9 du Code civil. Limiter cette protection au domicile ou aux données numériques en réduit à tort la portée.

3. Les statuts d’une association fixent sa durée à vingt ans. À l’échéance, quel événement peut mettre fin à sa personnalité morale ?

Une décision volontaire des organes compétents
L’arrivée du terme prévu par les statuts
La clôture d’une liquidation pour insuffisance d’actifs
Une décision judiciaire pour juste motif

L’arrivée du terme prévu par les statuts

Explication

L’arrivée du terme prévu par les statuts constitue une cause statutaire de fin de la personnalité morale. Une décision judiciaire ou volontaire relève d’autres modes de disparition, tandis que la clôture d’une liquidation est un exemple distinct.

4. Quelle est la finalité principale de l’autorité parentale définie par l’article 371-1 du Code civil ?

La préservation de l’autorité des parents dans les décisions familiales
La garantie des droits des parents dans l’organisation de la vie familiale
La réussite scolaire de l’enfant et son intégration dans la société
L’intérêt de l’enfant, notamment sa protection, son éducation et son développement

L’intérêt de l’enfant, notamment sa protection, son éducation et son développement

Explication

L’autorité parentale regroupe des droits et des devoirs destinés à servir l’intérêt de l’enfant, en protégeant sa sécurité, sa santé et sa moralité, et en favorisant son éducation et son développement. La « préservation de l’autorité des parents » déplace la finalité vers les adultes, la « réussite scolaire » réduit les objectifs, et la « garantie des droits des parents » confond le but avec leurs prérogatives.

5. Deux personnes physiques majeures souhaitent organiser leur vie commune par un PACS : quelle qualification correspond à l’article 515-1 du Code civil ?

Une union civile solennelle formée par une célébration
Une union de fait caractérisée par une vie stable et continue
Un contrat conclu entre elles pour organiser leur vie commune
Une convention réservée à l’organisation de leur succession

Un contrat conclu entre elles pour organiser leur vie commune

Explication

L’article 515-1 définit le PACS comme un contrat conclu par deux personnes physiques majeures pour organiser leur vie commune. L’union de fait désigne le concubinage, la célébration solennelle caractérise le mariage, et l’organisation successorale ne définit pas le PACS.

6. Un enfant naît vivant et viable. À quel moment sa personnalité juridique commence-t-elle en principe ?

Lors de son inscription à l’état civil, après sa naissance
Dès sa conception, même avant toute naissance
À sa naissance, puisqu’il naît vivant et viable
À sa majorité, lorsqu’il peut exercer ses droits

À sa naissance, puisqu’il naît vivant et viable

Explication

La personnalité juridique commence en principe à la naissance si l’enfant naît vivant et viable. La conception ne suffit pas en principe, l’inscription officielle n’est pas le critère de commencement, et la majorité concerne l’exercice de droits.

7. Après le dépôt d’un texte au Parlement, son examen en commission et ses votes à l’Assemblée nationale et au Sénat, les deux assemblées doivent encore rechercher un compromis. Quelle étape peut alors intervenir avant l’adoption définitive ?

La promulgation par le président de la République
La commission mixte paritaire
La publication au Journal officiel
L’examen initial en commission parlementaire

La commission mixte paritaire

Explication

Lorsque les assemblées doivent rechercher un compromis, une commission mixte paritaire peut intervenir avant l’adoption définitive. La promulgation et la publication viennent après l’adoption, tandis que l’examen en commission appartient à une étape antérieure.

8. Une association se voit reconnaître une personnalité juridique par le droit. Comment la distinguer d’un être humain ?

C’est une capacité d’exercice, tandis que l’être humain est une personnalité juridique
C’est une personne physique, tandis que l’être humain est une personne morale
C’est une personne publique, tandis que l’être humain est une personne privée
C’est une personne morale, tandis que l’être humain est une personne physique

C’est une personne morale, tandis que l’être humain est une personne physique

Explication

Une personne physique est un être humain, tandis qu’une personne morale est un groupement auquel le droit reconnaît une personnalité juridique. La personne physique n’est pas le groupement, la capacité d’exercice est une autre notion, et une personne morale peut relever du droit privé.

9. Après la dissolution d’une société, des opérations restent nécessaires pour régler ses dettes et répartir ses biens. Quelle conséquence juridique faut-il retenir ?

Tous les effets juridiques cessent avec la dissolution
La dissolution est suspendue jusqu’au règlement des dettes
La personnalité morale est maintenue sans limite de durée
Une liquidation peut prolonger certains effets juridiques

Une liquidation peut prolonger certains effets juridiques

Explication

La disparition de la personnalité morale ne fait pas nécessairement cesser immédiatement tous les effets juridiques : une liquidation peut être nécessaire. Le maintien sans limite confond liquidation et prolongation indéfinie, et la cessation immédiate néglige les effets résiduels.

10. Un époux demande le divorce après dix-huit mois de cessation de la communauté de vie, sans alléguer de faute, et l’autre époux s’y oppose. Quel fondement peut permettre le divorce ?

Le divorce pour faute
Le divorce accepté
L’altération définitive du lien conjugal
Le divorce par consentement mutuel

L’altération définitive du lien conjugal

Explication

Après au moins un an de cessation de la communauté de vie, le divorce pour altération définitive du lien conjugal peut être prononcé sans preuve de faute et malgré le refus de l’autre époux. Le divorce pour faute requiert une faute, le divorce accepté un accord sur le principe, et le consentement mutuel un accord sur le principe et les conséquences.

11. Pendant un PACS, une partenaire aux revenus nettement supérieurs paie seule les mensualités d’un crédit immobilier commun. Peut-elle obtenir automatiquement le remboursement de ces sommes à la rupture ?

Oui, mais uniquement si les partenaires avaient des revenus équivalents
Oui, tout paiement effectué seul ouvre automatiquement un droit au remboursement
Non, car un crédit immobilier ne peut jamais être pris en compte entre partenaires
Non, le paiement peut constituer son aide matérielle au regard des circonstances

Non, le paiement peut constituer son aide matérielle au regard des circonstances

Explication

Le paiement seul d’un crédit immobilier pendant un PACS ne crée pas automatiquement un droit au remboursement : il peut correspondre à l’aide matérielle, selon les facultés contributives, la nature des dépenses et la convention. La créance automatique néglige cette analyse, tandis que l’égalité des revenus et l’exclusion systématique du crédit ne sont pas des critères posés par la règle.

12. Une demande en nullité repose sur une règle protégeant l’intérêt général, tandis qu’une autre repose sur la méconnaissance du consentement d’une personne. Quelle distinction s’applique ?

Les deux sont absolues puisqu’elles concernent un mariage
La première est relative et la seconde absolue
Les deux sont relatives puisqu’elles peuvent viser le consentement
La première est absolue et la seconde relative

La première est absolue et la seconde relative

Explication

La nullité absolue protège l’intérêt général, tandis que la nullité relative protège principalement une personne dont le consentement ou les intérêts ont été méconnus. Inverser ces protections confond les catégories ; l’action est aussi soumise à des règles distinctes concernant les personnes habilitées.

13. Après la signature d’un contrat, une personne ayant qualité pour agir demande son annulation et produit des éléments suffisamment probants d’un trouble mental présent au moment précis de la signature. Quelle conséquence l’article 414-1 du Code civil permet-il ?

L’acte peut être annulé par toute personne, même sans qualité pour agir
L’acte peut être annulé en raison du trouble mental au moment où il a été accompli
L’acte peut être annulé si un trouble mental apparaît après sa conclusion
L’acte peut être annulé sur la seule affirmation d’un trouble mental

L’acte peut être annulé en raison du trouble mental au moment où il a été accompli

Explication

L’article 414-1 permet l’annulation si un trouble mental existait au moment précis de l’acte, s’il est suffisamment prouvé et si la demande émane d’une personne ayant qualité pour agir. Un trouble apparu après l’acte ne satisfait pas la condition temporelle, une simple affirmation ne constitue pas une preuve suffisante, et l’action est réservée aux personnes ayant qualité pour agir.

14. Une adolescente de 16 ans révolus, non mariée, demande à être émancipée et invoque de justes motifs. Quelle voie peut permettre son émancipation ?

Une décision judiciaire fondée sur de justes motifs
Une décision judiciaire fondée sur le seul accord parental
Une émancipation résultant automatiquement de ses seize ans
Une déclaration administrative fondée sur de justes motifs

Une décision judiciaire fondée sur de justes motifs

Explication

Selon l’article 413-2 du Code civil, l’émancipation peut résulter d’une décision judiciaire à partir de 16 ans révolus pour de justes motifs. Le mariage constitue une autre voie, l’accord parental seul ou une simple déclaration ne remplacent pas la décision judiciaire, et l’âge de seize ans ne produit pas automatiquement l’émancipation.

15. Que permet juridiquement l’émancipation d’un mineur avant ses dix-huit ans ?

Acquérir la majorité complète tout en maintenant l’autorité parentale à son égard
Obtenir le droit de prendre certaines décisions tout en restant sous l’autorité parentale
Obtenir une capacité limitée à un acte précis sans modifier l’autorité parentale
Acquérir une capacité juridique proche de celle d’un majeur et mettre fin à l’autorité parentale à son égard

Acquérir une capacité juridique proche de celle d’un majeur et mettre fin à l’autorité parentale à son égard

Explication

L’émancipation est un acte juridique qui permet au mineur d’acquérir avant 18 ans une capacité proche de celle d’un majeur et met fin à l’autorité parentale à son égard, sous réserve des dispositions légales. La « majorité complète » exagère l’effet, tandis qu’une « capacité limitée à un acte » ou le maintien de l’autorité parentale ne correspond pas à la définition.

16. Un majeur placé sous sauvegarde de justice souhaite signer lui-même un contrat. Quelle règle s’applique en principe à sa capacité d’agir ?

Il doit obtenir l’assistance de son protecteur pour chaque acte juridique
Il conserve l’exercice de ses droits, sous réserve de recours contre certains actes préjudiciables
Son protecteur signe le contrat à sa place dans le cadre d’une représentation générale
Le contrat est automatiquement annulé du fait de la mesure de protection

Il conserve l’exercice de ses droits, sous réserve de recours contre certains actes préjudiciables

Explication

Sous sauvegarde de justice, le majeur conserve en principe l’exercice de ses droits et peut accomplir lui-même les actes juridiques ; certains actes préjudiciables peuvent toutefois être remis en cause. La représentation générale confond sauvegarde et représentation, l’annulation automatique néglige les conditions légales, et l’assistance pour chaque acte transpose une autre mesure.

17. En situation d’urgence, quelle autorité peut prendre une mesure provisoire de protection de l’enfance dans les conditions légales ?

L’ASE
Le procureur de la République
Les représentants légaux
Le juge des enfants

Le procureur de la République

Explication

Le procureur de la République peut prendre une mesure provisoire en urgence dans les conditions légales. L’ASE peut organiser un accueil administratif avec l’accord requis, le juge des enfants peut décider un placement judiciaire, et les représentants légaux ne sont pas l’autorité désignée pour cette mesure provisoire.

18. Une entreprise détient un code qui, associé à un fichier qu’elle possède, permet de retrouver l’identité d’une cliente. Comment qualifier ce code ?

Une donnée de santé liée à l’identité de la cliente
Une information anonyme qui ne peut identifier une personne
Une donnée personnelle permettant une identification indirecte
Une donnée intime qui révèle nécessairement la vie privée

Une donnée personnelle permettant une identification indirecte

Explication

Une donnée personnelle est une information qui permet d’identifier directement ou indirectement une personne ; le code entre donc dans cette définition lorsqu’il permet de retrouver la cliente avec d’autres informations. L’identification indirecte suffit, et une donnée personnelle n’a pas à être intime ou médicale.

19. Une mineure hérite d’un appartement, mais ne peut pas signer seule tous les actes relatifs à ce bien. Quelle distinction décrit sa situation ?

Elle a une personnalité morale, mais pas de patrimoine personnel
Elle possède le bien, ce qui lui donne pleine autonomie juridique
Elle a la capacité de jouissance, mais son exercice de droits est limité
Elle a la capacité d’exercice, mais ne peut être titulaire de droits

Elle a la capacité de jouissance, mais son exercice de droits est limité

Explication

La capacité de jouissance est l’aptitude à être titulaire de droits ; la capacité d’exercice est l’aptitude à les exercer soi-même. Inverser ces capacités confond leurs fonctions, la personnalité morale concerne les groupements, et la propriété n’implique pas une autonomie complète.

20. Un journal révèle une information exacte sur un événement intime concernant une personne. Quelle analyse distingue correctement vérité et respect de la vie privée ?

Toute révélation intime entraîne automatiquement une sanction pénale
Le droit à l’image et la vie privée désignent une même protection
La véracité exclut une atteinte, sauf si une photographie est publiée
La divulgation peut porter atteinte à la vie privée malgré la véracité

La divulgation peut porter atteinte à la vie privée malgré la véracité

Explication

Une information vraie peut néanmoins relever de la vie privée, et sa divulgation peut donc porter atteinte à ce droit. Le droit à l’image est lié à la vie privée mais distinct, et une atteinte ne constitue pas automatiquement une infraction pénale.

21. Dans l’affaire Bărbulescu c. Roumanie, quelle violation la CEDH a-t-elle constatée le 5 septembre 2017 après la surveillance des communications d’un salarié ?

Une violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme
Une violation de l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme
Une violation de l’article 82 du règlement général sur la protection des données
Une violation de l’article 8 du règlement général sur la protection des données

Une violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme

Explication

La CEDH a conclu que les juridictions nationales n’avaient pas suffisamment protégé la vie privée et la correspondance du salarié, en violation de l’article 8. L’article 82 du RGPD concerne la réparation d’un dommage, l’article 10 est confondu avec la garantie en cause, et l’article 8 du RGPD attribue le texte juridique au mauvais instrument.

22. Au décès d’un partenaire pacsé qui n’a laissé aucun testament, quel droit successoral son partenaire survivant peut-il revendiquer au seul titre du PACS ?

La moitié de la succession au titre de la séparation des patrimoines
La totalité de la succession au titre de la vie commune
Les droits successoraux légaux du conjoint survivant
Aucun droit successoral automatique

Aucun droit successoral automatique

Explication

Le PACS ne confère pas de droit successoral automatique au partenaire sans testament, contrairement au mariage, qui ouvre des droits légaux au conjoint survivant. Les droits du conjoint marié ne se transmettent pas au partenaire pacsé, et la séparation des patrimoines ne crée pas de droit successoral.

23. Lorsqu’une décision concernant un enfant est prise, quel principe doit guider la priorité accordée à son bien-être, sa sécurité, sa santé, son éducation et son développement ?

L’intérêt supérieur de l’enfant
La convenance administrative
L’autonomie des représentants légaux
Le maintien familial à tout prix

L’intérêt supérieur de l’enfant

Explication

L’intérêt supérieur de l’enfant exige que les décisions protègent prioritairement son bien-être, sa sécurité, sa santé, son éducation et son développement. La convenance administrative et l’autonomie des adultes déplacent la priorité ; le maintien familial à tout prix ignore les besoins de protection.

24. Un mineur est en danger dans sa santé, mais son éducation et son développement ne sont pas gravement compromis. Le seuil d’intervention du juge prévu par l’article 375 est-il atteint ?

Oui, le danger pour la santé suffit à satisfaire l’un des critères prévus
Non, seul un danger pour la moralité permet l’intervention du juge
Non, les critères de danger doivent être réunis simultanément
Non, il faut aussi que l’éducation ou le développement soient gravement compromis

Oui, le danger pour la santé suffit à satisfaire l’un des critères prévus

Explication

L’article 375 permet l’intervention du juge si la santé, la sécurité ou la moralité du mineur est en danger, ou si son éducation ou son développement sont gravement compromis. Exiger un cumul avec l’éducation ou le développement confond les critères alternatifs, tandis que le danger moral seul et le cumul obligatoire déforment la règle.

25. Lina et Marc vivent en couple sans contrat ni célébration ; Nadia et Paul ont conclu un PACS ; Émilie et Samir se sont mariés lors d’une célébration civile. Comment caractériser ces trois unions, dans cet ordre ?

Contrat, union de fait, union civile solennelle
Union civile solennelle, contrat, union de fait
Union de fait, contrat, union civile solennelle
Union de fait, union civile solennelle, contrat

Union de fait, contrat, union civile solennelle

Explication

Le concubinage est une union de fait, le PACS un contrat et le mariage une union civile solennelle. L’erreur « contrat » pour le concubinage lui attribue une formalisation qui ne le définit pas ; « union solennelle » pour le PACS et « union de fait » pour le mariage inversent leurs natures.

26. Après un divorce, les conditions de vie respectives des époux présentent une disparité créée par la rupture du mariage. Quel est l’objectif de la prestation compensatoire ?

Déterminer les modalités de résidence des enfants après la rupture
Répartir les biens communs selon les droits de chaque époux
Compenser autant que possible la disparité entre les conditions de vie des époux
Indemniser les conséquences d’une faute commise pendant le mariage

Compenser autant que possible la disparité entre les conditions de vie des époux

Explication

La prestation compensatoire vise à compenser autant que possible la disparité que la rupture crée dans les conditions de vie des époux. L’indemnisation d’une faute, le partage des biens et la résidence des enfants correspondent à d’autres questions juridiques.

27. Le décès d’une personne physique est établi. Quelle conséquence juridique et formalité en découlent ?

La personnalité juridique demeure et le décès est inscrit dans un jugement d’absence
La personnalité juridique prend fin et le décès est inscrit dans un acte de décès
La personnalité juridique est suspendue et le décès est inscrit dans un acte de naissance
La personnalité juridique prend fin et le décès est inscrit dans un acte de mariage

La personnalité juridique prend fin et le décès est inscrit dans un acte de décès

Explication

La mort met définitivement fin à la personnalité juridique d’une personne physique, et le décès doit être officiellement constaté puis inscrit dans un acte de décès. La présomption d’absence ne constate pas la mort, une constatation médicale seule ne remplace pas l’inscription, et le jugement déclaratif concerne l’absence.

28. Un tribunal prononce l’annulation d’un mariage qui ne respectait pas une condition légale de validité : comment qualifier cette décision ?

La dissolution du mariage
L’empêchement au mariage
Le divorce du mariage
La nullité du mariage

La nullité du mariage

Explication

La nullité est l’annulation judiciaire d’un mariage qui ne respecte pas les conditions légales de validité. La dissolution concerne notamment le PACS, le divorce met fin à un mariage valide, et l’empêchement désigne une situation qui interdit de se marier.

29. Quelle situation répond à la définition légale du concubinage prévue à l’article 515-8 du Code civil ?

Une vie commune stable entre deux personnes qui ne vivent pas en couple
Une vie commune stable et continue entre deux personnes vivant en couple
Une convention enregistrée organisant la vie commune de deux personnes
Une relation de couple continue sans vie commune

Une vie commune stable et continue entre deux personnes vivant en couple

Explication

Le concubinage suppose une vie commune stable et continue entre deux personnes vivant en couple. La convention enregistrée relève du PACS, tandis que les autres formulations omettent soit la continuité, soit la vie commune ou la vie en couple.

30. Un juge envisage une mesure judiciaire de protection et doit vérifier l’altération des facultés personnelles ainsi que ses conséquences. Quel document répond à cette exigence ?

Un certificat médical simple établi par le médecin traitant de la personne
Un certificat médical circonstancié établi par un médecin inscrit sur la liste du procureur
Une expertise sociale circonstanciée établie par un professionnel désigné par le juge
Un certificat médical circonstancié constatant l’altération sans en apprécier les conséquences

Un certificat médical circonstancié établi par un médecin inscrit sur la liste du procureur

Explication

La mesure suppose notamment un certificat médical circonstancié établi par un médecin inscrit sur la liste dressée par le procureur de la République, qui constate l’altération et en apprécie les conséquences. Un médecin non inscrit ne répond pas à la condition indiquée, une expertise sociale ne remplace pas le certificat médical, et un constat sans appréciation des conséquences est incomplet.

31. Deux époux sont d’accord sur le divorce et ses conséquences, mais leur enfant mineur demande à être entendu par un juge. Quelle conséquence cela entraîne-t-il pour la procédure ?

La procédure sans juge ne peut pas être suivie
La convention est déposée chez le notaire sans intervention judiciaire
Le juge intervient uniquement pour fixer la prestation compensatoire
Un seul avocat commun doit représenter les deux époux

La procédure sans juge ne peut pas être suivie

Explication

Lorsque l’enfant mineur demande à être entendu par un juge, le divorce par consentement mutuel ne suit pas la procédure sans juge. Le dépôt notarié sans juge oublie cette exception, l’avocat commun méconnaît l’exigence d’un avocat par époux, et le désaccord sur la prestation compensatoire ne définit pas cette situation.

32. Deux époux s’accordent sur le principe du divorce, mais restent en désaccord sur le partage de leurs biens. Quelle procédure correspond à leur situation ?

Le divorce pour faute
Le divorce pour altération définitive du lien conjugal
Le divorce par consentement mutuel
Le divorce accepté

Le divorce accepté

Explication

Le divorce accepté requiert un accord sur le principe, tout en permettant des désaccords sur les conséquences. Le consentement mutuel suppose un accord sur tout, la faute exige des manquements conjugaux, et l’altération définitive repose sur une cessation de la vie commune.

33. Un parent souhaite publier des photos de son enfant mineur sans consulter l’autre parent. Quelle règle encadre la protection du droit à l’image de l’enfant ?

Les parents protègent ce droit en commun et associent l’enfant selon son âge et sa maturité
L’enfant décide seul de toute publication dès qu’il peut exprimer une préférence
Le parent qui publie décide seul, à condition d’informer l’autre après publication
Les parents protègent ce droit en commun, sans associer l’enfant aux décisions

Les parents protègent ce droit en commun et associent l’enfant selon son âge et sa maturité

Explication

L’article 372-1 prévoit une protection commune du droit à l’image de l’enfant mineur et son association aux décisions en fonction de son âge et de sa maturité. La décision individuelle méconnaît la protection commune, le respect de la vie privée ne résume pas cette règle, et la réponse qui écarte l’enfant omet son association adaptée à sa maturité.

34. Un parent publie une vidéo portant atteinte à la dignité de son enfant mineur. Quel recours l’autre parent peut-il engager ?

Saisir le juge aux affaires familiales pour demander des mesures de protection
Saisir le juge aux affaires familiales uniquement pour faire trancher le désaccord
Demander au service de protection de l’enfance de retirer lui-même la vidéo
Saisir le juge aux affaires familiales pour obtenir automatiquement la garde exclusive

Saisir le juge aux affaires familiales pour demander des mesures de protection

Explication

En cas d’atteinte à la vie privée ou à la dignité de l’enfant par une publication, l’autre parent peut saisir le JAF, qui peut prendre des mesures de protection dans l’intérêt de l’enfant. La garde exclusive n’est pas accordée automatiquement, le service de protection de l’enfance n’est pas présenté comme l’autorité qui statue, et le recours vise ici une atteinte plutôt qu’un simple désaccord.

35. Pour un acte important, une personne protégée signe elle-même avec l’aide requise de son protecteur. S’agit-il d’assistance ou de représentation ?

De contrôle exercé sans participation de la personne
De représentation
De conseil sans intervention dans l’acte
D’assistance

D’assistance

Explication

En assistance, la personne protégée accomplit elle-même l’acte avec l’aide du protecteur lorsque celle-ci est requise. La représentation signifie que le protecteur agit au nom et pour le compte de la personne ; le contrôle seul et le conseil facultatif ne décrivent pas cette participation assistée.

36. Une personne fait réparer en urgence une fuite pour éviter que l’eau n’endommage un immeuble. Quelle catégorie d’acte cette intervention illustre-t-elle ?

Un acte de disposition
Un acte de transfert de propriété
Un acte conservatoire
Un acte d’administration

Un acte conservatoire

Explication

Un acte conservatoire préserve un bien ou évite une perte imminente, comme la réparation urgente d’une fuite. L’administration relève de la gestion courante, la disposition engage fortement le patrimoine ou en modifie la composition, et un transfert de propriété n’est pas la fonction décrite ici.

37. Quelle caractéristique décrit la sauvegarde de justice comme mesure de protection d’un majeur ?

Une mesure destinée à protéger les mineurs
Une mesure durable et fortement contraignante
Une mesure temporaire et relativement légère
Une représentation générale de la personne

Une mesure temporaire et relativement légère

Explication

La sauvegarde de justice est une mesure temporaire et relativement légère de protection d’un majeur. La mesure durable et contraignante renvoie à une autre conception de la protection, la représentation générale décrit un mécanisme différent, et la protection des mineurs relève d’un autre champ.

38. Un couple pacsé et un couple marié prévoient chacun une clause supprimant toute contribution aux dépenses communes. Quelle appréciation juridique est correcte ?

Les deux obligations peuvent être supprimées par une clause convenue entre les partenaires
Aucune des deux obligations ne peut être aménagée ou supprimée par convention
La contribution des époux ne peut être supprimée ainsi ; l’aide du PACS peut être aménagée par convention
La contribution des époux peut être supprimée ainsi ; l’aide du PACS ne peut pas être aménagée

La contribution des époux ne peut être supprimée ainsi ; l’aide du PACS peut être aménagée par convention

Explication

Les partenaires pacsés peuvent prévoir une disposition contraire aux règles par défaut de l’aide matérielle, tandis que les époux ne peuvent supprimer purement et simplement leur contribution aux charges du mariage. L’erreur consiste à transposer aux époux la souplesse du PACS ou à nier toute possibilité d’aménagement de celui-ci.

39. Après leur divorce, deux parents restent en désaccord sur les décisions concernant leur enfant, sans qu’un juge ait statué sur l’exercice de l’autorité parentale. Quelle règle s’applique en principe ?

Le parent chez qui l’enfant réside exerce seul l’autorité parentale
Le divorce confie l’autorité parentale au parent qui l’a demandé
Le désaccord met fin à l’autorité parentale des deux parents
Les deux parents continuent d’exercer conjointement l’autorité parentale

Les deux parents continuent d’exercer conjointement l’autorité parentale

Explication

La séparation ou le divorce ne met pas automatiquement fin à l’exercice conjoint de l’autorité parentale : il faut en principe une décision judiciaire pour en confier l’exercice à un seul parent. « La résidence chez un parent » ne détermine pas à elle seule l’exercice exclusif, le désaccord ne supprime pas l’autorité parentale et le divorce ne tranche pas automatiquement cette question.

40. Un jeune atteint son dix-huitième anniversaire et ne fait l’objet d’aucune mesure de protection juridique. Quel effet la majorité produit-elle en principe ?

Elle met fin à l’autorité parentale et lui confère la pleine capacité d’exercice
Elle met fin à l’autorité parentale sans lui conférer la capacité d’exercice
Elle confère la capacité d’exercice, mais maintient l’autorité parentale
Elle maintient l’autorité parentale jusqu’à une décision judiciaire ultérieure

Elle met fin à l’autorité parentale et lui confère la pleine capacité d’exercice

Explication

À 18 ans accomplis, la majorité met en principe fin à l’autorité parentale et confère la pleine capacité d’exercice, sauf mesure de protection juridique. La réponse qui maintient une incapacité oublie la capacité acquise à la majorité, celle qui prolonge l’autorité parentale l’oublie également, et l’émancipation concerne l’accès anticipé à une capacité proche de celle d’un majeur.

41. Une entreprise divulgue sans justification une information privée et cause un préjudice à une personne. Quels éléments faut-il généralement réunir pour engager sa responsabilité civile extracontractuelle ?

Une faute, un dommage et un lien de causalité
Un dommage, une intention de nuire et une condamnation pénale
Une faute, une plainte et la preuve d’une atteinte à l’image
Un lien de causalité, une infraction et une sanction pénale

Une faute, un dommage et un lien de causalité

Explication

La responsabilité civile extracontractuelle suppose généralement une faute, un dommage et un lien de causalité entre les deux. Le préjudice seul omet la faute et le lien, tandis qu’une condamnation pénale n’est pas l’un des trois éléments requis.

42. Que désigne la personnalité juridique ?

L’aptitude à posséder des biens patrimoniaux
L’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations
La qualité d’être humain reconnu par la société
L’aptitude à exercer soi-même ses droits

L’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations

Explication

La personnalité juridique permet d’être titulaire de droits et d’obligations. La capacité d’exercice concerne l’exercice personnel des droits, la possession de biens est plus étroite, et la qualité d’être humain ne définit pas à elle seule la notion.

43. Une personne établit qu’une entreprise a violé le RGPD et qu’elle a subi un préjudice moral, même léger, causé par cette violation. Que doit-elle encore établir pour obtenir réparation selon l’arrêt C-300/21 ?

La preuve d’une faute intentionnelle de l’entreprise
Un préjudice moral dépassant un seuil minimal de gravité
Rien de plus, si le dommage et le lien de causalité sont établis
La preuve d’une violation du RGPD, sans dommage distinct

Rien de plus, si le dommage et le lien de causalité sont établis

Explication

L’indemnisation suppose une violation, un dommage et un lien de causalité, mais le préjudice moral n’a pas à atteindre un seuil minimal de gravité. Exiger une gravité minimale ajoute une condition écartée par la CJUE, tandis que la violation seule ou une faute intentionnelle ne remplace pas la preuve du dommage et du lien causal.

44. Une personne peut être protégée par une solution moins contraignante qu’une mesure judiciaire, et ses facultés sont partiellement altérées. Comment le juge doit-il choisir la mesure au regard de l’article 428 du Code civil ?

Vérifier si la solution moins contraignante suffit, puis adapter la mesure nécessaire à sa situation
Prononcer une mesure judiciaire dès qu’une altération des facultés est constatée
Appliquer la même mesure que pour toute personne ayant une altération comparable
Choisir la mesure la plus contraignante pour prévenir toute difficulté patrimoniale

Vérifier si la solution moins contraignante suffit, puis adapter la mesure nécessaire à sa situation

Explication

L’article 428 impose notamment nécessité, subsidiarité, proportionnalité et individualisation : il faut donc examiner l’existence d’une solution moins contraignante et adapter la mesure aux besoins de la personne. Prononcer automatiquement une mesure néglige la subsidiarité, appliquer une formule uniforme néglige l’individualisation, et choisir la mesure la plus contraignante méconnaît la proportionnalité.

45. Un journal publie des informations relevant de la vie privée d’une personnalité, en invoquant la liberté d’expression. Quelle démarche le juge doit-il suivre pour résoudre ce conflit ?

Écarter le conflit en considérant que les deux droits portent sur des domaines distincts
Faire prévaloir la liberté d’expression dès qu’une publication est en cause
Faire prévaloir la vie privée dès que des informations personnelles sont publiées
Mettre les deux droits en balance par un contrôle de proportionnalité adapté aux circonstances

Mettre les deux droits en balance par un contrôle de proportionnalité adapté aux circonstances

Explication

La vie privée et la liberté d’expression peuvent entrer en conflit : le juge doit rechercher un équilibre au moyen d’un contrôle de proportionnalité tenant compte des circonstances. La priorité automatique donnée à la liberté d’expression ou à la vie privée écarte cette mise en balance, et nier tout conflit méconnaît la tension possible entre ces droits.

46. Une sauvegarde de justice est mise en place pour une personne et renouvelée une fois. Quelle est sa durée totale maximale ?

Deux ans
Un an
Une durée indéterminée
Trois ans

Deux ans

Explication

La mesure peut durer au maximum un an et être renouvelée une fois, soit deux ans au total. Un an oublie le renouvellement, trois ans suppose un renouvellement supplémentaire, et une durée indéterminée méconnaît la limite fixée.

47. Les représentants légaux refusent une mesure alors que la situation de l’enfant la rend nécessaire. Quelle distinction entre mesures administrative et judiciaire est pertinente ?

Les deux mesures reposent généralement sur l’accord des représentants légaux et sont mises en place par les services
La mesure judiciaire peut être imposée par une autorité judiciaire, tandis que la mesure administrative repose généralement sur l’accord des représentants légaux
Les deux mesures peuvent être imposées par les services de protection de l’enfance sans intervention judiciaire
La mesure administrative peut être imposée par le juge, tandis que la mesure judiciaire dépend généralement de l’accord des représentants légaux

La mesure judiciaire peut être imposée par une autorité judiciaire, tandis que la mesure administrative repose généralement sur l’accord des représentants légaux

Explication

Une mesure judiciaire est décidée par une autorité judiciaire et peut être imposée si la situation le nécessite ; une mesure administrative est mise en place par les services et repose généralement sur l’accord des représentants légaux. L’imposition par le juge est attribuée à tort à l’administratif, l’accord parental est attribué à tort au judiciaire, et les deux dernières propositions confondent autorités et conditions.

48. Un député présente un texte au Parlement. Comment ce texte est-il qualifié selon son auteur ?

Une proposition de loi
Une loi d’habilitation
Un projet de loi
Une ordonnance

Une proposition de loi

Explication

Un texte présenté par un député ou un sénateur est une proposition de loi, tandis qu’un texte présenté par le Gouvernement est un projet de loi. Une ordonnance est un acte gouvernemental pris après habilitation, et la loi d’habilitation autorise notamment ce recours.

49. Une personne a cessé de paraître à sa résidence et ne donne plus de nouvelles. Quelle condition caractérise la présomption d’absence dans ce cas ?

La découverte d’indices établissant que la personne est décédée
La seule absence de nouvelles, même si la personne paraît toujours à son domicile
La forte probabilité de décès créée par des circonstances dangereuses
La cessation de présence à la résidence accompagnée de l’absence de nouvelles

La cessation de présence à la résidence accompagnée de l’absence de nouvelles

Explication

La présomption d’absence suppose que la personne ait cessé de paraître à son domicile ou à sa résidence et ne donne plus de nouvelles. La forte probabilité de décès renvoie à la disparition, tandis que la preuve de la mort relève du constat de décès.

50. Un tribunal judiciaire rend un jugement déclaratif d’absence. Quel ensemble d’effets ce jugement produit-il ?

La gestion des biens par un représentant, sans ouverture de succession ni dissolution du couple
Les effets du décès, l’ouverture de la succession et la dissolution du mariage ou du PACS
La suspension de la personnalité juridique, sans effet sur la succession ni le couple
La constatation d’une disparition, l’inscription d’un acte de décès et le maintien du couple

Les effets du décès, l’ouverture de la succession et la dissolution du mariage ou du PACS

Explication

Le jugement déclaratif d’absence produit les effets du décès, permet l’ouverture de la succession et dissout le mariage ou le PACS. La gestion par représentant relève de la présomption d’absence, et la disparition est une situation distincte.

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Qu’est-ce que la personnalité juridique ?

L’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations.

Qu’est-ce qu’une personne physique ?

Un être humain.

À quelles conditions la personnalité juridique commence-t-elle en principe à la naissance ?

Si l’enfant naît vivant et viable.

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