QCM : Décentralisation et organisation territoriale (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition réunit les éléments constitutifs de l’État ?

Une personne morale de droit public organisée autour d’un territoire, d’une population et d’un pouvoir délégué
Une personne morale de droit public organisée autour d’un territoire, d’une population et d’un pouvoir souverain
Une administration publique organisée autour de ministères, de services et de représentants locaux
Une institution publique organisée autour d’une population, d’un pouvoir souverain et de services administratifs

Une personne morale de droit public organisée autour d’un territoire, d’une population et d’un pouvoir souverain

Explication

L’État est une personne morale de droit public fondée sur un territoire, une population et un pouvoir souverain. L’administration ministérielle confond l’État avec ses services, le pouvoir délégué remplace à tort la souveraineté et la dernière formulation omet le territoire.

2. Un ministère prend une décision administrative contraire à une loi, bien qu’elle respecte un règlement. Quel principe permet de conclure que cette décision ne respecte pas les exigences de l’État de droit ?

Les décisions administratives peuvent suivre le règlement même si elles contredisent la loi
Les décisions administratives sont contrôlées au regard des actes du pouvoir judiciaire
Les décisions administratives doivent respecter la Constitution, les lois et les règlements
Les décisions administratives sont régulières dès qu’elles respectent un texte applicable

Les décisions administratives doivent respecter la Constitution, les lois et les règlements

Explication

L’État de droit soumet l’État au droit et exige que les décisions administratives respectent la Constitution, les lois et les règlements. Faire prévaloir le règlement sur la loi inverse leur rapport, le contrôle judiciaire ne définit pas ce principe et respecter un seul texte ne suffit pas.

3. Dans un département, un préfet agit au nom de l’État, tandis qu’un ministère prend des décisions applicables à l’échelle du pays. Comment classer ces deux niveaux d’action ?

Le préfet relève de l’administration déconcentrée et le ministère de l’administration centrale
Le préfet relève de l’administration décentralisée et le ministère de l’administration centrale
Le préfet relève de l’administration déconcentrée et le ministère de l’administration décentralisée
Le préfet relève de l’administration centrale et le ministère de l’administration déconcentrée

Le préfet relève de l’administration déconcentrée et le ministère de l’administration centrale

Explication

L’administration déconcentrée agit localement au nom de l’État par l’intermédiaire de représentants comme les préfets, tandis que l’administration centrale agit au niveau national. La première confusion inverse les échelons, la deuxième attribue l’échelon national au niveau déconcentré et la troisième confond déconcentration et décentralisation.

4. Après la nomination d’un Premier ministre, celui-ci propose la composition du Gouvernement. Quelle procédure constitutionnelle permet de finaliser cette nomination ?

Le Gouvernement est nommé par décret signé par le Premier ministre et le président du Parlement
Le Gouvernement est nommé par décret signé par le président de la République seul
Le Gouvernement est nommé par décret signé par le président de la République et le Premier ministre
Le Gouvernement est nommé par décret signé par le Parlement et le président de la République

Le Gouvernement est nommé par décret signé par le président de la République et le Premier ministre

Explication

L’article 8 prévoit que le président de la République nomme le Premier ministre, qui lui propose un Gouvernement ensuite nommé par décret signé par le président et le Premier ministre. La proposition n’inverse pas les fonctions de nomination, le Parlement n’effectue pas cette nomination et la procédure requiert les deux signatures.

5. Une autorité demande un avis conforme à un organisme consultatif avant de décider. Que doit-elle faire de cet avis ?

Prendre sa décision sans solliciter l’avis
Demander l’avis puis choisir librement de le suivre ou non
Suivre l’avis pour prendre sa décision
Demander l’avis sans être tenue de le suivre

Suivre l’avis pour prendre sa décision

Explication

Un avis conforme doit être suivi par l’autorité qui décide. Un avis simple peut être écarté, un avis obligatoire doit être demandé sans être pour autant nécessairement suivi, et ne pas solliciter l’avis méconnaît la demande prévue.

6. Quelle combinaison décrit les deux fonctions exercées par le Conseil d’État ?

Conseiller le Gouvernement et contrôler la constitutionnalité des lois
Conseiller l’État et être la juridiction suprême de l’ordre administratif
Conseiller l’État et exercer le pouvoir législatif national
Conseiller les collectivités et être la juridiction suprême de l’ordre judiciaire

Conseiller l’État et être la juridiction suprême de l’ordre administratif

Explication

Le Conseil d’État conseille l’État et constitue la juridiction suprême de l’ordre administratif. La juridiction judiciaire relève d’un autre ordre, le pouvoir législatif appartient au Parlement et le contrôle de constitutionnalité n’est pas l’une de ses deux fonctions indiquées.

7. Un tribunal vérifie qu’un règlement respecte la loi, tandis qu’un service administratif cherche à améliorer le fonctionnement d’un service et à sanctionner un agent fautif. Comment qualifier ces deux contrôles, dans l’ordre ?

Contrôle juridictionnel, puis contrôle administratif
Contrôle juridictionnel, puis contrôle hiérarchique
Contrôle hiérarchique, puis contrôle administratif
Contrôle administratif, puis contrôle juridictionnel

Contrôle juridictionnel, puis contrôle administratif

Explication

Le contrôle juridictionnel examine la conformité du règlement à la loi, alors que le contrôle administratif vise notamment l’amélioration du fonctionnement ou la sanction d’agents. Le contrôle administratif en premier confond les finalités, et les réponses évoquant un contrôle hiérarchique substituent une modalité particulière au contrôle administratif général.

8. Un supérieur demande à un agent de modifier une décision, peut la réformer ou l’annuler, et peut sanctionner disciplinairement son refus d’obéir. De quel pouvoir dispose-t-il ?

Du contrôle de légalité juridictionnel
Du pouvoir de saisine juridictionnelle
Du pouvoir hiérarchique
Du pouvoir de tutelle

Du pouvoir hiérarchique

Explication

Le pouvoir hiérarchique autorise le supérieur à donner des instructions, à annuler ou réformer la décision du subordonné et à exercer un pouvoir disciplinaire. La tutelle concerne une relation entre personnes morales distinctes, tandis que la saisine du juge et le contrôle juridictionnel ne correspondent pas à ces prérogatives hiérarchiques.

9. Quelle institution, composée de magistrats indépendants depuis le début du XIXe siècle, vérifie les comptes publics et le bon emploi des deniers publics ?

La Cour des comptes
Une inspection générale ministérielle
Une direction administrative centrale
Le Conseil d’État

La Cour des comptes

Explication

La Cour des comptes est composée de magistrats indépendants et contrôle les comptes publics ainsi que le bon emploi des deniers publics. Une inspection générale relève généralement d’un ministère, le Conseil d’État intervient notamment dans le contrôle juridictionnel, et une direction centrale n’est pas l’institution décrite.

10. L’État confie à un service local certaines attributions auparavant exercées par une autorité centrale, sans créer une nouvelle personne juridique. Quel mécanisme met-il en œuvre ?

La déconcentration
La décentralisation
La délégation de service public
La création d’un établissement public

La déconcentration

Explication

La déconcentration transfère des attributions des autorités centrales vers les services locaux au sein de la même personne juridique, celle de l’État. La décentralisation opère entre personnes morales distinctes, tandis que la délégation de service public et la création d’un établissement public ne décrivent pas ce transfert interne.

11. Deux réorganisations sont envisagées : dans la première, des attributions passent d’une autorité centrale de l’État à un service local de l’État ; dans la seconde, elles sont transférées à une collectivité territoriale, personne morale distincte. Comment les qualifier, dans l’ordre ?

Décentralisation, puis déconcentration
Déconcentration, puis transfert hiérarchique
Déconcentration, puis décentralisation
Décentralisation, puis délégation interne

Déconcentration, puis décentralisation

Explication

La déconcentration reste au sein de la même personne juridique, tandis que la décentralisation transfère des compétences entre personnes morales distinctes. Qualifier le transfert au service local de décentralisation inverse la distinction, et qualifier celui à la collectivité de déconcentration méconnaît sa personnalité juridique distincte.

12. Par quel procédé le préfet de département est-il nommé, et quelle fonction exerce-t-il dans le département ?

Par élection départementale, comme représentant de l’État et des communes
Par décret en Conseil des ministres, comme représentant du Gouvernement
Par décret du Premier ministre, comme représentant du conseil départemental
Par arrêté ministériel, comme représentant des collectivités territoriales

Par décret en Conseil des ministres, comme représentant du Gouvernement

Explication

Le préfet de département est nommé par le président de la République par décret en Conseil des ministres et représente le Gouvernement dans le département. L’élection locale confond sa fonction avec un mandat territorial, tandis que la nomination par le Premier ministre seul ou par arrêté ne correspond pas au procédé indiqué.

13. Dans un département, le préfet transmet au Gouvernement des informations sur la situation locale, défend sa politique et dirige les services déconcentrés départementaux. Quelle limite s’applique à cette dernière fonction ?

Les services déconcentrés relèvent tous de l’autorité du préfet de région
Le préfet transmet les informations, mais ne défend pas la politique gouvernementale
Le préfet dirige les services, mais ne transmet pas d’informations au Gouvernement
Certains services déconcentrés ne relèvent pas de son autorité

Certains services déconcentrés ne relèvent pas de son autorité

Explication

Le préfet informe le Gouvernement, représente ses membres, défend la politique gouvernementale et dirige les services déconcentrés départementaux, à l’exception de certains services. L’autorité du préfet de région ne remplace pas cette exception, et les autres réponses retranchent des fonctions que le préfet exerce.

14. Une commune adopte un acte que le préfet estime illégal, mais qu’il considère utile aux habitants. Quelle démarche peut-il entreprendre ?

Déférer l’acte au juge en invoquant son illégalité
Déférer l’acte au juge uniquement pour contester son opportunité
Annuler l’acte lui-même parce qu’il le juge inopportun
Maintenir l’acte puisque son utilité exclut tout examen de légalité

Déférer l’acte au juge en invoquant son illégalité

Explication

Au titre du contrôle de légalité, le préfet peut déférer au juge un acte communal qu’il estime illégal, mais ne peut pas le contester pour des motifs d’opportunité. L’utilité de l’acte ne fait pas obstacle à un recours fondé sur son illégalité, et le préfet ne l’annule pas lui-même.

15. Un préfet de région veut intervenir dans une compétence exercée par un préfet de département. Quel pouvoir lui permet de se saisir de cette compétence ?

L’autorité hiérarchique générale, qui lui permet de remplacer tous les préfets
Le pouvoir d’évocation de certaines compétences départementales
Le pouvoir d’instruction, qui lui permet de transférer la compétence au maire
Le contrôle de légalité, qui lui permet de reprendre une compétence locale

Le pouvoir d’évocation de certaines compétences départementales

Explication

Le préfet de région peut évoquer certaines compétences des préfets de département pour se les attribuer. Le pouvoir d’instruction est distinct, et cette faculté d’évocation ne signifie ni autorité hiérarchique générale ni contrôle de légalité des compétences communales.

16. Quelle situation correspond à la décentralisation ?

La répartition territoriale des services de l’État sans attribution à une autre personne morale
Le transfert d’attributions entre deux services de l’État sans changement de personne morale
Le transfert d’attributions de l’État à une autre personne morale, notamment une collectivité territoriale
Le déplacement d’agents de l’État vers une collectivité sans transfert d’attributions

Le transfert d’attributions de l’État à une autre personne morale, notamment une collectivité territoriale

Explication

La décentralisation consiste à transférer, à un degré variable, des attributions de l’État à une autre personne morale, notamment une collectivité territoriale. Une réorganisation interne de services ou un simple déplacement d’agents ne réalise pas ce transfert entre personnes morales.

17. Dans une réforme, des attributions passent d’un service central à un service territorial qui reste une composante de l’État. Quel critère permet de conclure qu’il ne s’agit pas de décentralisation ?

Le service territorial n’exerce pas ses missions sur tout le territoire national
Le transfert ne concerne pas une collectivité de niveau communal
Il n’y a pas deux personnes morales distinctes
Les attributions transférées ne sont pas définies par un domaine déterminé

Il n’y a pas deux personnes morales distinctes

Explication

Le critère distinctif de la décentralisation est l’existence de deux personnes morales ; un service territorial qui demeure au sein de l’État ne satisfait pas ce critère. La présence locale ou le transfert de missions ne suffit pas à créer une personne morale distincte.

18. Une collectivité territoriale souhaite agir dans un domaine donné. Quelle répartition des compétences distingue la région et le département de la commune ?

La commune et le département ont des compétences attribuées par domaines, tandis que la région bénéficie de la clause générale
La région, le département et la commune bénéficient tous de la clause générale de compétences
La région et le département ont des compétences attribuées par domaines, tandis que la commune bénéficie de la clause générale
La région et la commune ont des compétences attribuées par domaines, tandis que le département bénéficie de la clause générale

La région et le département ont des compétences attribuées par domaines, tandis que la commune bénéficie de la clause générale

Explication

La région et le département disposent de compétences attribuées dans des domaines déterminés, tandis que la commune bénéficie de la clause générale de compétences. Les autres répartitions déplacent cette clause vers une autre collectivité ou l’étendent à toutes.

19. Quel principe permet aux collectivités territoriales de rapprocher les décisions des citoyens ?

La tutelle exercée par l’État central
Le contrôle des actes par le juge administratif
La direction assurée par des agents territoriaux
La libre administration par des conseils élus

La libre administration par des conseils élus

Explication

La libre administration s’appuie sur des conseils élus et une démocratie locale qui rapproche les décisions des citoyens. La tutelle désigne un contrôle de l’État, les agents territoriaux relèvent des moyens humains et le contrôle du juge porte sur la légalité des actes.

20. Comment définit-on la tutelle de l’État exercée sur une collectivité territoriale ?

Un transfert de compétences entre collectivités
Un recours d’un citoyen contre une décision locale
Un contrôle d’une personne morale sur une autre
Un contrôle d’un service sur ses propres agents

Un contrôle d’une personne morale sur une autre

Explication

La tutelle est un contrôle exercé par une personne morale sur une autre, comme l’État sur une collectivité territoriale. Le contrôle interne relève de la hiérarchie, tandis qu’un recours individuel et un transfert de compétences sont d’autres mécanismes.

21. Un responsable donne des instructions à un service appartenant à la même personne morale, tandis que l’État contrôle une commune. Comment qualifier respectivement ces deux relations ?

Contrôle hiérarchique, puis tutelle
Contrôle juridictionnel, puis tutelle
Contrôle hiérarchique, puis contrôle juridictionnel
Tutelle, puis contrôle hiérarchique

Contrôle hiérarchique, puis tutelle

Explication

Le contrôle hiérarchique s’exerce au sein d’une même personne morale, tandis que la tutelle relie deux personnes morales distinctes. Inverser les termes méconnaît cette distinction ; le contrôle juridictionnel relève du juge et non de ces deux relations administratives.

22. Une autorité de l’État examine une décision d’une collectivité et envisage de la contester parce qu’elle estime son choix peu opportun, sans illégalité. Quel motif peut justifier l’intervention de tutelle ?

Un motif de légalité
Une préférence politique de l’État
Un motif d’opportunité
Une appréciation du coût de la décision

Un motif de légalité

Explication

La tutelle ne peut intervenir que pour des raisons de légalité, contrairement au contrôle hiérarchique, qui peut aussi porter sur l’opportunité. Un choix jugé peu opportun ou coûteux ne suffit donc pas à justifier une intervention tutélaire en l’absence d’illégalité.

23. Quelle structure institutionnelle caractérise une collectivité territoriale ?

Une assemblée élue au suffrage direct et un exécutif issu d’elle
Deux assemblées élues au suffrage direct sans exécutif
Une assemblée nommée et un exécutif désigné par l’État
Un exécutif élu au suffrage direct et une assemblée nommée

Une assemblée élue au suffrage direct et un exécutif issu d’elle

Explication

Chaque collectivité est dirigée par une assemblée délibérante élue au suffrage universel direct et par une autorité exécutive issue de cette assemblée. L’exécutif n’est pas décrit comme l’assemblée elle-même, et l’assemblée n’est ni nommée ni élue indirectement.

24. Dans une collectivité, l’exécutif prépare une délibération, puis met en œuvre la décision votée par l’assemblée sous son contrôle. Quel rôle exerce-t-il ?

Exécuter les décisions sans contrôle de l’assemblée
Voter et contrôler les décisions de l’assemblée
Préparer et exécuter les décisions de l’assemblée
Remplacer l’assemblée dans ses délibérations

Préparer et exécuter les décisions de l’assemblée

Explication

L’autorité exécutive prépare les décisions de l’assemblée et les exécute sous le contrôle de celle-ci. L’assemblée adopte les décisions par ses votes ; le contrôle n’est donc pas inversé et l’exécutif ne se substitue pas à elle.

25. Après les élections municipales, quelle procédure permet de désigner le maire pour un mandat de six ans ?

Un vote secret du conseil municipal parmi ses membres
Un vote public du conseil municipal parmi les habitants
Un vote secret du conseil départemental parmi ses membres
Un vote public des habitants parmi tous les candidats

Un vote secret du conseil municipal parmi ses membres

Explication

Le conseil municipal élit le maire au scrutin secret pour six ans, et seuls ses membres sont éligibles. Le vote des habitants confond cette élection avec les élections municipales, le conseil départemental n'est pas l'organe compétent et les habitants ne sont pas éligibles à cette fonction dans cette procédure.

26. Une commune doit déterminer si la rénovation d'une école locale relève de ses compétences. Quel critère s'applique ?

Le projet relève de l'intercommunalité, comme tout service local
Le projet relève de l'État, comme toute infrastructure publique
Le projet relève de l'intérêt communal, comme les écoles
Le projet relève de l'intérêt départemental, comme les collèges

Le projet relève de l'intérêt communal, comme les écoles

Explication

La commune est compétente pour les affaires présentant un intérêt communal, notamment les écoles et les infrastructures. Les collèges relèvent du département, la mutualisation décrit l'intercommunalité et le caractère public d'un équipement ne suffit pas à attribuer sa gestion à l'État.

27. Plusieurs communes créent un établissement public de coopération intercommunale pour organiser ensemble un service. Quel est l'objectif principal de cette démarche ?

Créer une circonscription électorale commune aux municipalités
Placer les services communaux sous l'autorité de l'État
Transférer toutes les compétences communales au département
Mutualiser des services et réaliser des économies d'échelle

Mutualiser des services et réaliser des économies d'échelle

Explication

L'intercommunalité donne aux communes un cadre pour mutualiser certains services et réaliser des économies d'échelle. Elle ne transfère pas nécessairement toutes les compétences au département, ne constitue pas un service de l'État et n'a pas pour objet de créer une circonscription électorale.

28. Dans un canton, quel mode de représentation s'applique à l'élection des conseillers départementaux ?

Un binôme composé de deux femmes pour six ans
Un conseiller unique élu pour six ans
Un binôme composé d'un homme et d'une femme pour six ans
Un binôme composé d'un homme et d'une femme pour cinq ans

Un binôme composé d'un homme et d'une femme pour six ans

Explication

Chaque canton élit un binôme composé d'un homme et d'une femme pour six ans. Un siège unique ne correspond pas à ce mode de représentation, deux personnes du même sexe ne forment pas le binôme décrit, et la durée prévue est de six ans.

29. Dans l'organisation du département, quelle fonction exerce le président du conseil départemental ?

Le représentant de l'État dans le département
L'autorité exécutive du département
L'organe délibérant du département
L'autorité exécutive de la région

L'autorité exécutive du département

Explication

Le président du conseil départemental est l'autorité exécutive du département. Le conseil départemental est l'assemblée délibérante, le représentant de l'État exerce une fonction distincte, et la région a son propre président exécutif.

30. Un département répartit ses responsabilités entre plusieurs services. Quel ensemble relève de ses compétences ?

Protection maternelle, enfants placés, RSA, écoles et musées départementaux
Protection maternelle, enfants placés, RSA, collèges et musées départementaux
Protection maternelle, enfants placés, RSA, hôpitaux et musées départementaux
Protection maternelle, enfants placés, RSA, lycées et musées départementaux

Protection maternelle, enfants placés, RSA, collèges et musées départementaux

Explication

Les compétences départementales citées comprennent la protection maternelle, la gestion des enfants placés et du RSA, la construction et le fonctionnement des collèges ainsi que les musées départementaux. Les écoles relèvent ici des compétences communales, les lycées de celles de la région, et la gestion des hôpitaux ne figure pas dans l'ensemble décrit.

31. Une région organise l’élection de ses conseillers régionaux. Quelle durée de mandat et quel mode de scrutin doivent être appliqués ?

Six ans, avec un scrutin proportionnel organisé en deux tours
Six ans, avec un scrutin majoritaire organisé en un seul tour
Cinq ans, avec un scrutin à deux tours combinant une part majoritaire
Six ans, avec un scrutin à deux tours combinant une part majoritaire

Six ans, avec un scrutin à deux tours combinant une part majoritaire

Explication

Les conseillers régionaux sont élus pour six ans au moyen d’un scrutin à deux tours qui combine un scrutin majoritaire. Un mandat de cinq ans confond la durée avec celle d’autres élections, tandis qu’un tour unique ou la proportionnelle seule omet une caractéristique du mode de scrutin régional.

32. Lorsqu’une région doit prendre une décision relevant de son pouvoir exécutif, quelle autorité agit en son nom ?

Le conseil régional réuni en assemblée
Le président du conseil régional
Le président du conseil départemental
Le préfet de région

Le président du conseil régional

Explication

L’autorité exécutive de la région est le président du conseil régional. L’assemblée régionale exerce une fonction délibérante, le préfet représente l’État et le président du conseil départemental dirige l’exécutif d’une autre collectivité.

33. Une région choisit les grandes priorités de son action territoriale. Quelle vocation générale doit guider ses choix ?

L’aménagement et le développement économique de son territoire
La solidarité sociale et la prise en charge des personnes vulnérables
La gestion de proximité des services propres aux communes
La représentation de l’État et le contrôle des collectivités

L’aménagement et le développement économique de son territoire

Explication

La vocation générale de la région est d’assurer l’aménagement et le développement économique de son territoire. La solidarité sociale relève principalement des compétences départementales, tandis que la gestion communale et la représentation de l’État correspondent à d’autres fonctions.

34. Une juridiction française doit déterminer quel droit appliquer à un litige relevant de l’ordre administratif. Quel droit met-elle en œuvre ?

Le Code civil applicable aux particuliers
Le droit administratif
Le droit pénal
Le droit privé

Le droit administratif

Explication

L’ordre administratif met en œuvre le droit administratif, tandis que l’ordre judiciaire applique le droit privé. Le droit pénal et les règles du Code civil ne définissent pas le domaine de l’ordre administratif.

35. Quelle réforme a mis fin à la justice retenue en disposant que le Conseil d’État statue souverainement ?

La loi du 24 mai 1872
La création des tribunaux administratifs
L’arrêt Blanco
Les réformes du Consulat

La loi du 24 mai 1872

Explication

La loi du 24 mai 1872 met fin à la justice retenue et établit la justice déléguée en disposant que le Conseil d’État statue souverainement. Le Consulat correspond à une étape antérieure, et l’arrêt Blanco concerne la responsabilité de l’administration.

36. Une victime soutient que la responsabilité d’une administration doit être appréciée selon les règles du Code civil applicables aux particuliers. Quel principe exprime l’arrêt Blanco ?

La responsabilité de l’administration découle de la justice déléguée de 1872
La responsabilité de l’administration relève des règles civiles des particuliers
La responsabilité de l’administration ne se régit pas par ces règles civiles
La responsabilité de l’administration dépend du choix entre les deux ordres

La responsabilité de l’administration ne se régit pas par ces règles civiles

Explication

L’arrêt Blanco affirme que la responsabilité de l’administration ne peut pas être régie par les règles du Code civil applicables aux particuliers. L’application directe de ce régime civil constitue la confusion centrale; la justice déléguée relève, elle, de la loi de 1872.

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Qu’est-ce que l’État en droit public ?

Une personne morale de droit public organisée autour d’un territoire, d’une population et d’un pouvoir souverain.

Qu’impose l’État de droit aux décisions de l’administration ?

Elles doivent respecter la Constitution, les lois et les règlements.

À quel niveau agit l’administration centrale de l’État ?

Au niveau national.

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