QCM : Principes du droit de l’urbanisme (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une commune doit instruire un projet en tenant compte à la fois du Code de l’urbanisme et de son PLU. Quelle caractéristique du droit de l’urbanisme cette situation illustre-t-elle ?

Son régime indemnitaire lié aux contraintes sur les propriétés
Son instabilité liée à la possibilité de modifier les PLU
Sa complexité liée à la pluralité des normes applicables
Sa décentralisation liée au rôle important des communes

Sa complexité liée à la pluralité des normes applicables

Explication

La coexistence de normes nationales et locales, comme le Code de l’urbanisme et le PLU, contribue à la complexité de cette matière. Le rôle communal renvoie à la décentralisation, tandis que la modification des PLU explique l’instabilité.

2. Un conseil municipal envisage de réviser son PLU, ce qui pourrait modifier les règles applicables dans la commune. Quelle caractéristique du droit de l’urbanisme cette possibilité met-elle en évidence ?

Sa décentralisation, puisque les communes ont un rôle important
Son instabilité, puisque les PLU peuvent être modifiés
Sa complexité, puisque plusieurs normes peuvent s’appliquer
Son caractère indemnitaire, puisque des préjudices peuvent survenir

Son instabilité, puisque les PLU peuvent être modifiés

Explication

La possibilité de modifier un PLU rend le droit de l’urbanisme instable, car les règles locales peuvent évoluer. La pluralité des normes caractérise sa complexité, et le rôle des communes relève de sa décentralisation.

3. Une prescription publique limite l’usage d’une propriété. De quel type de servitude s’agit-il ?

Une servitude administrative
Une servitude de droit privé
Une règle de planification spatiale
Une autorisation d’urbanisme

Une servitude administrative

Explication

Une servitude administrative est une prescription publique qui pèse sur une propriété et en limite l’usage. Une servitude de droit privé relie plutôt deux terrains, tandis qu’une règle de zonage et une autorisation relèvent d’autres mécanismes.

4. Une restriction sur une propriété est instituée par le Code du patrimoine afin de protéger un intérêt public. À quelle catégorie de servitude administrative appartient-elle ?

À une règle locale de zonage
À une servitude d’urbanisme
À une servitude de droit privé
À une servitude d’utilité publique

À une servitude d’utilité publique

Explication

Les servitudes d’utilité publique sont instituées par des législations de protection publique, notamment le Code du patrimoine ou le Code de l’environnement. Une servitude d’urbanisme relève du Code de l’urbanisme, tandis qu’une servitude de droit privé concerne deux terrains.

5. Un propriétaire subit une restriction issue du Code de l’urbanisme et réclame une indemnisation. Quel principe s’applique en règle générale à cette servitude ?

Elle est en principe non indemnisable
Elle ouvre en principe droit à indemnisation
Elle est indemnisable dès qu’un préjudice est allégué
Elle relève en principe du droit privé

Elle est en principe non indemnisable

Explication

Les servitudes d’urbanisme sont en principe non indemnisables, conformément à l’article 105-1 du Code de l’urbanisme. Certaines servitudes environnementales peuvent ouvrir droit à indemnisation si le préjudice est prouvé, ce qui ne constitue pas la règle générale applicable aux servitudes d’urbanisme.

6. Quel rôle la police administrative joue-t-elle en urbanisme dans l’exercice des libertés ?

Elle indemnise les propriétaires affectés par les règles d’urbanisme.
Elle délimite les zones constructibles et fixe leurs règlements locaux.
Elle encadre les libertés par des régimes d’autorisation ou de déclaration.
Elle suspend les libertés jusqu’à l’adoption d’un document de planification.

Elle encadre les libertés par des régimes d’autorisation ou de déclaration.

Explication

La police administrative en urbanisme encadre les libertés au moyen de régimes d’autorisation ou de déclaration. La suspension générale des libertés confond encadrement et interdiction, la délimitation des zones relève de la planification, et l’indemnisation ne définit pas cette fonction.

7. Une personne prépare un projet soumis à la police de l’urbanisme, mais ne sait pas quelle procédure suivre. Quelle démarche doit-elle effectuer ?

Déterminer le régime applicable, puis déposer la demande en mairie.
Déposer une déclaration préalable en mairie, quel que soit le projet.
Consulter le PLU, puis attendre que la mairie choisisse la procédure.
Déposer un permis en mairie, puis déterminer le régime applicable.

Déterminer le régime applicable, puis déposer la demande en mairie.

Explication

La démarche consiste d’abord à déterminer si le projet relève d’une autorisation ou d’une déclaration, puis à déposer la demande en mairie. Déposer un permis avant d’identifier le régime inverse les étapes, consulter le PLU ne remplace pas le dépôt, et la déclaration préalable ne s’applique pas à tous les projets.

8. Deux parcelles voisines sont soumises à des règles différentes qui déterminent si chacune peut accueillir une construction. Quelle technique d’urbanisme explique cette différence ?

L’orientation supra-communale, qui applique des règles différenciées selon les quartiers.
La planification spatiale, qui applique des règles différenciées selon les zones.
La déclaration préalable, qui applique des règles différenciées selon les parcelles.
La police administrative, qui applique des règles différenciées selon les demandes.

La planification spatiale, qui applique des règles différenciées selon les zones.

Explication

La planification spatiale délimite des zones et leur applique des règles différenciées, notamment pour établir si un terrain est constructible. L’examen individuel relève de la police, une déclaration est un régime procédural, et les orientations supra-communales ne désignent pas la technique de zonage décrite.

9. Une commune veut fixer des règles concrètes indiquant quelles zones sont constructibles et quel règlement s’y applique. Quel instrument correspond à cet objectif ?

Le PLU, instrument local fixant les zones et leur règlement.
Le SRADDET, instrument régional fixant les zones et leur règlement.
Le permis de construire, instrument local fixant les zones et leur règlement.
Le SCOT, instrument supra-communal fixant les zones et leur règlement.

Le PLU, instrument local fixant les zones et leur règlement.

Explication

Le PLU est l’instrument local qui fixe des règles concrètes, notamment les zones constructibles ou inconstructibles et leur règlement. Le SCOT définit des orientations supra-communales, le SRADDET énonce des orientations régionales, et le permis relève d’une procédure d’autorisation plutôt que d’un document de zonage.

10. Une commune autorise un projet au titre de la législation environnementale, mais les règles d’urbanisme interdisent d’y construire. Quelle conséquence découle de l’indépendance des législations ?

L’interdiction d’urbanisme annule l’autorisation environnementale
L’autorisation environnementale ne vaut pas autorisation de construire
Les deux régimes se remplacent pour autoriser le projet
L’autorisation environnementale vaut permis de construire

L’autorisation environnementale ne vaut pas autorisation de construire

Explication

Chaque législation conserve son régime d’autorisation : l’accord environnemental ne permet donc pas, à lui seul, de construire. Assimiler cet accord à un permis confond les régimes, tandis que l’annulation ou le remplacement mutuel ne découle pas de leur indépendance.

11. Un projet est soumis à des autorisations relevant de trois régimes législatifs distincts. Quelle démarche le porteur du projet doit-il suivre ?

Obtenir les autorisations requises par chacun des trois régimes
Obtenir l’autorisation du régime jugé principal
Faire couvrir les autres régimes par une autorisation obtenue
Remplacer les autorisations par une déclaration unique

Obtenir les autorisations requises par chacun des trois régimes

Explication

Le principe impose de cumuler les autorisations requises par chacun des régimes applicables. Se limiter au régime principal ou croire qu’une autorisation en couvre d’autres confond des législations distinctes; une déclaration unique ne remplace pas les autorisations requises.

12. Pour réviser le PLU et instruire au quotidien des demandes de permis, quels acteurs assurent l’essentiel de la compétence d’urbanisme ?

L’État et ses directions centrales
Les communes et les EPCI
Les DREAL et les DDT(M)
Les régions et les départements

Les communes et les EPCI

Explication

Les communes et les EPCI assurent l’essentiel de la compétence d’urbanisme au quotidien, notamment pour le PLU et les permis. L’État élabore les politiques et textes nationaux, la région intervient notamment pour le SRADDET, et les DREAL et DDT(M) sont des services déconcentrés.

13. Dans l’organisation territoriale de l’État, comment distinguer une DREAL d’une DDT(M) par leur échelle d’intervention ?

La DREAL agit à l’échelle régionale et la DDT(M) à l’échelle départementale
La DREAL relève de l’État central et la DDT(M) d’une collectivité
La DREAL agit à l’échelle départementale et la DDT(M) à l’échelle régionale
La DREAL relève d’une collectivité et la DDT(M) de l’État central

La DREAL agit à l’échelle régionale et la DDT(M) à l’échelle départementale

Explication

La DREAL est un service déconcentré de l’État à l’échelle régionale, tandis que la DDT(M) intervient à l’échelle départementale. Inverser ces échelles est une confusion géographique; les présenter comme des collectivités ou des administrations centrales confond leur statut.

14. Une compétence est confiée à une collectivité territoriale, tandis qu’un service de l’État agit localement pour le compte de l’État. Comment qualifier respectivement ces deux organisations ?

Décentralisation dans les deux cas
Déconcentration dans les deux cas
Déconcentration pour la collectivité, décentralisation pour le service de l’État
Décentralisation pour la collectivité, déconcentration pour le service de l’État

Décentralisation pour la collectivité, déconcentration pour le service de l’État

Explication

La décentralisation confie des compétences propres aux collectivités territoriales, alors que la déconcentration correspond à l’action des services de l’État dans les territoires. L’inversion confond les deux mécanismes; qualifier les deux situations de la même manière efface la distinction entre leurs acteurs.

15. En 1983, une commune reçoit la compétence d’urbanisme. Quelle responsabilité cela lui confie-t-il ?

Délivrer les autorisations sans cadre réglementaire local
Édicter les règles nationales applicables dans tout le pays
Acquérir les terrains nécessaires aux projets d’aménagement
Élaborer des règles locales adaptées à son territoire

Élaborer des règles locales adaptées à son territoire

Explication

La décentralisation de 1983 confie l’urbanisme aux communes, qui élaborent des règles locales adaptées à leur territoire. Les règles nationales relèvent du cadre national, tandis que le contrôle des autorisations et l’acquisition foncière sont des fonctions distinctes.

16. Une collectivité prépare un plan d’occupation de l’espace, réalise un projet d’aménagement et examine des demandes de permis. Quelles fonctions d’urbanisme ces tâches illustrent-elles, dans cet ordre ?

Planifier, aménager, contrôler
Planifier, contrôler, aménager
Aménager, contrôler, planifier
Contrôler, planifier, aménager

Planifier, aménager, contrôler

Explication

L’action en urbanisme comprend la planification de l’occupation de l’espace, l’aménagement par des projets, puis le contrôle de l’occupation des sols au moyen d’autorisations. Intervertir ces étapes confond des fonctions distinctes.

17. Pour classer une prescription d’urbanisme, Lina examine à la fois son origine géographique et son rôle. Quelles deux dimensions doit-elle distinguer ?

Norme législative ou réglementaire, puis règle locale ou de fond
Norme écrite ou non écrite, puis règle nationale ou de procédure
Norme supérieure ou inférieure, puis règle communale ou intercommunale
Norme nationale ou locale, puis règle de fond ou de procédure

Norme nationale ou locale, puis règle de fond ou de procédure

Explication

La distinction national/local porte sur l’origine territoriale de la norme, tandis que fond/procédure décrit sa fonction. La hiérarchie juridique et le niveau de collectivité ne remplacent pas ces deux critères.

18. Une commune révise son PLU : une disposition détermine les constructions autorisées, tandis qu’une autre fixe les étapes de son adoption. Comment classer ces dispositions, dans cet ordre ?

Règle locale, puis règle nationale
Règle de procédure, puis règle de fond
Règle de fond, puis règle de procédure
Règle nationale, puis règle locale

Règle de fond, puis règle de procédure

Explication

Une règle de fond prescrit directement ce qui est autorisé ou interdit ; une règle de procédure encadre l’adoption du document d’urbanisme. Classer les étapes d’adoption comme règle de fond inverse ces fonctions.

19. Un PLU autorise une construction située dans une bande de 100 mètres autour d’une autoroute. Quelle conséquence entraîne l’interdiction nationale applicable à cette bande ?

L’interdiction ne s’applique que si le PLU la reprend
La commune peut écarter l’interdiction lors de l’adoption du PLU
L’interdiction nationale s’impose et le PLU doit la respecter
L’autorisation locale prévaut si le PLU prévoit la construction

L’interdiction nationale s’impose et le PLU doit la respecter

Explication

L’interdiction nationale de construire dans cette bande s’applique sur tout le territoire et doit être respectée par les documents locaux. Considérer que le PLU peut y déroger confond norme locale et norme nationale supérieure.

20. Une collectivité révise son document d’urbanisme et veut intégrer un objectif explicitement associé à la réduction de l’artificialisation des sols. Quel objectif de l’article L101-2 doit-elle retenir ?

La lutte contre le changement climatique
La lutte contre l’artificialisation des sols
La protection des milieux naturels et des ressources
La densification obligatoire de tous les secteurs urbanisés

La lutte contre l’artificialisation des sols

Explication

L’article L101-2 inclut parmi ses objectifs la lutte contre l’artificialisation des sols. La protection des milieux est un objectif distinct, la densification obligatoire n’est pas formulée ainsi et la lutte climatique constitue un autre objectif.

21. Un document local s’écarte d’une norme supérieure sur un point, mais ne la contredit pas. Quel rapport entre les normes peut autoriser cet écart limité ?

La conformité
La compatibilité
La prise en compte
La conformité intégrale

La compatibilité

Explication

La compatibilité admet une marge d’écart tant qu’il n’y a pas de contradiction avec la norme supérieure. La conformité exige un respect strict, tandis que la prise en compte est un rapport encore moins contraignant.

22. Pour instruire un projet d’aménagement, une équipe veut établir l’ensemble des règles d’urbanisme applicables. Quel ordre d’examen doit-elle suivre ?

Examiner d’abord le code de l’urbanisme, puis les documents locaux, notamment le PLU et le SCOT.
Examiner d’abord le PLU, puis le code de l’urbanisme et le SCOT.
Examiner d’abord le SCOT, puis le PLU, sans consulter le code de l’urbanisme.
Examiner le PLU seul, puisqu’il précise les règles du territoire.

Examiner d’abord le code de l’urbanisme, puis les documents locaux, notamment le PLU et le SCOT.

Explication

La détermination des règles applicables commence par les règles nationales du code de l’urbanisme, puis se poursuit avec les documents locaux, notamment le PLU et le SCOT. Commencer par un document local ou écarter le code inverse ou tronque cette démarche.

23. Une commune révise son plan local d’urbanisme et doit identifier les dispositions du code qui énoncent les principes généraux guidant l’élaboration des documents d’urbanisme. Quels articles doit-elle consulter ?

Les dispositions locales du règlement du PLU
Les articles L101-1 à L105-1
Les articles relatifs à la procédure d’adoption du PLU
Les articles L101-1 à L101-3

Les articles L101-1 à L101-3

Explication

Les articles L101-1 à L101-3 énoncent les principes généraux qui orientent l’élaboration des documents d’urbanisme. Les règles de procédure encadrent l’adoption, la série L101-1 à L105-1 dépasse les articles visés, et le règlement du PLU relève de dispositions locales.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 64 flashcards sur Principes du droit de l’urbanisme.

Qu’est-ce qu’une servitude administrative ?

Une prescription publique qui pèse sur une propriété et en limite l’usage.

De quels codes relèvent les servitudes d’utilité publique ?

Notamment du Code de l’environnement ou du Code du patrimoine.

De quel code relèvent les servitudes d’urbanisme ?

Du Code de l’urbanisme.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Principes du droit de l’urbanisme.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM