QCM : Révision constitutionnelle et démocratie (59 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description rend compte de la portée du droit constitutionnel comme discipline ?

Il étudie l’organisation pratique des élections et la désignation des représentants politiques.
Il étudie les seuls droits individuels consacrés par la Constitution, sans les règles de pouvoir.
Il étudie les constitutions, les systèmes constitutionnels, leurs mécanismes juridiques et des principes comme l’égalité ou la responsabilité gouvernementale.
Il étudie les seuls textes constitutionnels, sans leurs mécanismes juridiques ni leurs principes.

Il étudie les constitutions, les systèmes constitutionnels, leurs mécanismes juridiques et des principes comme l’égalité ou la responsabilité gouvernementale.

Explication

Le droit constitutionnel couvre à la fois l’étude académique des constitutions et des systèmes constitutionnels, les règles et mécanismes qu’ils organisent ainsi que des principes constitutionnels. Le « seul texte » réduit cet objet, les « élections » le déplace vers un domaine plus restreint et les « seuls droits individuels » en omettent les autres dimensions.

2. Quelle formule l’article 1 de la Constitution donne-t-il pour caractériser la République française ?

Une République indivisible, laïque et démocratique, sans caractère social affirmé.
Une République indivisible, laïque, parlementaire et sociale.
Une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.
Une République fédérale, laïque, démocratique et sociale.

Une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.

Explication

L’article 1 affirme que la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. « Fédérale » contredit l’indivisibilité, l’absence de caractère social omet une caractéristique mentionnée, et « parlementaire » ne reprend pas la qualification démocratique de l’article.

3. Un projet de loi autoriserait le gouvernement à exercer un pouvoir sans se conformer à la Constitution écrite. Quel principe s’oppose directement à ce projet pour limiter les abus de pouvoir et protéger les libertés ?

Le libéralisme politique, qui vise à garantir les libertés individuelles et les droits fondamentaux.
La séparation des compétences, qui répartit les fonctions entre les institutions publiques.
Le constitutionnalisme, qui subordonne l’exercice du pouvoir étatique à une constitution écrite.
Le libéralisme économique, qui concerne l’organisation des activités économiques.

Le constitutionnalisme, qui subordonne l’exercice du pouvoir étatique à une constitution écrite.

Explication

Le constitutionnalisme subordonne l’exercice du pouvoir de l’État au respect d’une constitution écrite afin de limiter les abus et de protéger les libertés. La « séparation des compétences » ne formule pas cette subordination, le « libéralisme politique » met l’accent sur les libertés, et le libéralisme économique concerne l’économie.

4. Une réforme réduit le pouvoir de l’État afin de mieux protéger les libertés individuelles et les droits fondamentaux des citoyens. De quelle doctrine relève principalement cet objectif ?

Du libéralisme économique, qui concerne l’organisation de l’économie plutôt que les droits politiques.
Du libéralisme politique, qui limite le pouvoir étatique pour protéger les libertés et les droits.
Du constitutionnalisme, qui subordonne le pouvoir à une constitution écrite pour limiter ses abus.
De la constitution écrite, qui rassemble des règles relatives au pouvoir, aux droits et aux libertés.

Du libéralisme politique, qui limite le pouvoir étatique pour protéger les libertés et les droits.

Explication

Le libéralisme politique vise à limiter le pouvoir de l’État pour garantir les libertés individuelles et les droits fondamentaux. Le « libéralisme économique » relève de l’économie, le « constitutionnalisme » désigne la subordination du pouvoir à une constitution, et la « constitution écrite » est un texte plutôt qu’une doctrine.

5. Un groupe rédige un texte qui rassemble les règles sur les pouvoirs, les droits et les libertés, afin que celles-ci soient stables et puissent être diffusées. Quelle notion décrit ce texte ?

Un constitutionnalisme, qui désigne la théorie subordonnant l’exercice du pouvoir à une constitution écrite.
Une déclaration de droits, qui énonce des libertés sans rassembler les règles relatives au pouvoir.
Une constitution moderne, dont l’écriture rassemble et stabilise les règles relatives au pouvoir, aux droits et aux libertés.
Un programme économique, qui organise les activités économiques plutôt que les règles constitutionnelles.

Une constitution moderne, dont l’écriture rassemble et stabilise les règles relatives au pouvoir, aux droits et aux libertés.

Explication

Une constitution moderne est un texte écrit rassemblant les règles relatives au pouvoir, aux droits et aux libertés ; l’écrit favorise leur stabilité et leur diffusion. Le « constitutionnalisme » est une théorie, une « déclaration de droits » ne couvre pas à elle seule les règles de pouvoir, et un « programme économique » porte sur un autre objet.

6. Une société garantit des droits, mais ne prévoit aucune séparation des pouvoirs. Comment l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen permet-il de qualifier cette situation au regard de la Constitution ?

Elle a une constitution, car la garantie des droits suffit même sans séparation des pouvoirs.
Elle n’a pas de constitution, car la garantie des droits et la séparation des pouvoirs doivent être réunies.
Elle n’a pas de constitution, car la séparation des pouvoirs suffit sans garantie des droits.
Elle a une constitution, dès lors qu’elle organise une monarchie constitutionnelle.

Elle n’a pas de constitution, car la garantie des droits et la séparation des pouvoirs doivent être réunies.

Explication

L’article 16 affirme qu’une société sans garantie des droits ni séparation des pouvoirs n’a pas de constitution : ces deux exigences sont requises. La garantie des droits seule ou la séparation des pouvoirs seule ne suffit pas, et l’existence d’une monarchie constitutionnelle ne répond pas à cette règle.

7. En 1958, une nouvelle Constitution est adoptée et le Conseil constitutionnel est chargé de contrôler la conformité des lois à la Constitution. Quel changement institutionnel cela marque-t-il ?

La naissance de la Ve République et l’inauguration du contrôle de constitutionnalité des lois
La naissance de la IIIe République et l’inauguration du contrôle administratif des lois
La naissance de la Ve République et le transfert du contrôle des lois au Conseil d’État
La naissance de la Ve République sans évolution du contrôle juridictionnel des lois

La naissance de la Ve République et l’inauguration du contrôle de constitutionnalité des lois

Explication

La Constitution de 1958 fonde la Ve République et inaugure le contrôle de constitutionnalité des lois par le Conseil constitutionnel. La IIIe République est antérieure, le Conseil d’État n’est pas l’organe visé et la Constitution de 1958 introduit bien une évolution du contrôle.

8. Quelle conception Maurice Hauriou défend-il lorsqu’il théorise l’institution ?

L’État est un cadre juridique extérieur aux institutions politiques
L’État est une institution parmi d’autres, sans rang supérieur
L’État est une institution suprême qui englobe les autres institutions
Les institutions forment l’État en le plaçant sous leur autorité

L’État est une institution suprême qui englobe les autres institutions

Explication

Pour Hauriou, l’État est l’institution suprême qui englobe les autres institutions. Le placer au même rang, le réduire à un cadre extérieur ou le subordonner aux institutions inverse ou déforme cette conception.

9. Un particulier conclut un contrat de vente avec un autre particulier, tandis qu’une administration impose une règle pour protéger la collectivité. Quelle qualification correspond à ces deux situations ?

Droit public pour la vente, droit privé pour la règle imposée au nom de l’intérêt général
Droit privé pour la vente, droit public pour la règle imposée au nom de l’intérêt général
Droit privé pour les deux, car les situations concernent des personnes
Droit public pour les deux, car elles produisent des effets dans la société

Droit privé pour la vente, droit public pour la règle imposée au nom de l’intérêt général

Explication

Le droit privé régit principalement les relations horizontales entre individus et la recherche d’intérêts particuliers, tandis que le droit public concerne la puissance publique et les contraintes justifiées par l’intérêt général. Qualifier la vente de droit public confond les sphères; le caractère économique ou social ne suffit pas à rendre une relation publique.

10. Une équipe étudie qui prend les décisions politiques dans une société, la manière dont il les prend et les limites qui encadrent son pouvoir. Quelle branche du droit examine principalement ces questions ?

Le droit administratif, branche de l’action concrète des administrations
Le droit constitutionnel, branche du droit public
Le droit privé, branche des relations entre particuliers
Le droit judiciaire, branche des procédures contentieuses

Le droit constitutionnel, branche du droit public

Explication

Le droit constitutionnel est une branche du droit public consacrée à l’organisation politique de la société, notamment à l’identité des décideurs, aux modalités de décision et à ses limites. Le droit privé concerne surtout les rapports entre particuliers, tandis que l’action administrative ou la procédure judiciaire sont des objets plus spécifiques.

11. Une élection présidentielle et un référendum sont organisés en France. Quel rôle revient au Conseil constitutionnel dans ces opérations ?

Contrôler la constitutionnalité des lois et fixer les règles de la campagne électorale
Valider les résultats financiers de la campagne et organiser le scrutin référendaire
Superviser l’élection et l’organisation du référendum, et valider les parrainages et les comptes de campagne
Superviser les élections législatives et valider les candidatures aux élections européennes

Superviser l’élection et l’organisation du référendum, et valider les parrainages et les comptes de campagne

Explication

Le Conseil constitutionnel supervise les élections présidentielles et législatives, valide les parrainages et les comptes de campagne, et supervise l’organisation des référendums. Le contrôle des lois relève d’une autre fonction, tandis que la validation des comptes de campagne lui appartient bien.

12. Une loi est déjà en vigueur et un justiciable la conteste pendant un procès. Quel mécanisme permet de soulever cette contestation constitutionnelle ?

La question prioritaire de constitutionnalité prévue à l’article 61-1
La saisine préalable du Conseil constitutionnel avant le vote de la loi
Le contrôle a priori prévu à l’article 61
Le contrôle des traités prévu à l’article 54

La question prioritaire de constitutionnalité prévue à l’article 61-1

Explication

La QPC de l’article 61-1 permet de contester, à l’occasion d’un procès, une disposition législative déjà en vigueur. Le contrôle a priori de l’article 61 intervient avant l’entrée en vigueur de la loi, tandis que l’article 54 concerne les traités.

13. Au cours d’un procès, une partie soutient qu’une disposition applicable à son affaire est inconstitutionnelle. Quelle démarche décrit le parcours normal de sa QPC ?

Le juge examine la question, puis peut la transmettre au Conseil d’État ou à la Cour de cassation avant un éventuel renvoi au Conseil constitutionnel
Le juge transmet d’abord la question au Conseil constitutionnel, qui demande ensuite l’avis de la Cour de cassation
Le justiciable saisit directement le Conseil d’État, qui transmet ensuite la question au juge du procès
Le juge tranche la constitutionnalité de la disposition, puis le justiciable peut saisir le Conseil constitutionnel

Le juge examine la question, puis peut la transmettre au Conseil d’État ou à la Cour de cassation avant un éventuel renvoi au Conseil constitutionnel

Explication

Dans une QPC, le juge saisi du procès examine d’abord la question et peut la transmettre au Conseil d’État ou à la Cour de cassation, avant un éventuel renvoi au Conseil constitutionnel. La saisine directe du Conseil constitutionnel et le règlement définitif de la constitutionnalité par le juge du procès ne correspondent pas à cette procédure.

14. Quelle distinction caractérise le Conseil de l’Europe et l’Union européenne ?

L’Union européenne est une juridiction des droits de l’homme, tandis que le Conseil de l’Europe adopte les lois européennes
Le Conseil de l’Europe adopte les directives et les règlements, tandis que l’Union européenne est associée à la Cour européenne des droits de l’homme
Les deux organisations sont des institutions de l’Union européenne, mais seule l’une adopte des règlements
Le Conseil de l’Europe est associé à la Cour européenne des droits de l’homme, tandis que l’Union européenne possède ses propres institutions et adopte des directives et des règlements

Le Conseil de l’Europe est associé à la Cour européenne des droits de l’homme, tandis que l’Union européenne possède ses propres institutions et adopte des directives et des règlements

Explication

Le Conseil de l’Europe est associé à la Cour européenne des droits de l’homme, alors que l’Union européenne dispose de ses propres institutions et produit notamment des directives et des règlements. Attribuer ces actes au Conseil de l’Europe ou présenter l’Union comme une juridiction confond les deux organisations.

15. Un juge français examine une loi nationale et une règle de droit de l’Union européenne qui lui est contraire. Quel principe s’applique à leur rapport ?

La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme prime sur la loi selon le principe propre au droit de l’Union
Le droit de l’Union européenne prime sur la loi nationale et produit des effets juridiques directs en droit constitutionnel français
La loi nationale prime sur le droit de l’Union, qui ne produit qu’une influence indirecte en droit français
Le droit de l’Union produit des effets directs, mais la loi nationale conserve la primauté en cas de contradiction

Le droit de l’Union européenne prime sur la loi nationale et produit des effets juridiques directs en droit constitutionnel français

Explication

Le droit de l’Union européenne produit des effets juridiques directs en droit constitutionnel français et prime notamment sur les lois nationales. La primauté est ici attribuée au droit de l’Union, et non à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme; la loi nationale ne l’emporte pas en cas de contradiction.

16. Dans un royaume, le souverain meurt et un nouveau dirigeant lui succède. Quelle idée décrit le mieux la continuité de l’État ?

L’État demeure une institution distincte de son chef.
L’État désigne le régime politique choisi par le nouveau dirigeant.
L’État se réduit aux citoyens qui vivent sur son territoire.
L’État disparaît avec son chef et renaît avec son successeur.

L’État demeure une institution distincte de son chef.

Explication

L’État est une institution pérenne au nom de laquelle agit le pouvoir politique, et ne se confond donc pas avec son chef. L’idée de disparition avec le chef confond l’institution avec son titulaire, la population n’est pas l’État lui-même, et le régime est une notion distincte.

17. Une association exerce une influence importante dans la société, tandis que deux États concluent un traité. À quel acteur attribue-t-on la souveraineté dans ce cadre ?

À chaque partie au traité, qu’il s’agisse d’un État ou non.
Aux États, qui sont juridiquement égaux sur la scène internationale.
À l’État le plus puissant, qui domine juridiquement l’autre.
À l’association, dès que son influence sociale devient importante.

Aux États, qui sont juridiquement égaux sur la scène internationale.

Explication

La souveraineté est un attribut de l’État, et les États sont juridiquement égaux sur la scène internationale. Attribuer la souveraineté à toute influence sociale confond pouvoir et souveraineté, tandis que la puissance politique ne supprime pas l’égalité juridique entre États.

18. Quelle conception de la souveraineté Jean Bodin formule-t-il en 1576 ?

Un pouvoir transféré du roi à la nation entière.
Un pouvoir indivisible, illimité et perpétuel.
Un pouvoir limité par sa division entre plusieurs autorités.
Un ensemble de compétences royales distinctes et temporaires.

Un pouvoir indivisible, illimité et perpétuel.

Explication

En 1576, Jean Bodin caractérise la souveraineté comme un pouvoir indivisible, illimité et perpétuel. Les compétences royales séparées renvoient aux droits régaliens, tandis que le transfert du roi à la nation appartient à la Révolution de 1789.

19. Un historien distingue les prérogatives particulières d’un roi du pouvoir qui les englobe toutes. Quel terme désigne ce pouvoir englobant chez Jean Bodin ?

La souveraineté nationale.
Le pouvoir législatif.
Les droits régaliens.
La souveraineté.

La souveraineté.

Explication

Chez Bodin, la souveraineté est un pouvoir indivisible qui englobe tous les pouvoirs, alors que les droits régaliens sont des compétences attribuées au roi. Les droits régaliens désignent donc des prérogatives particulières, et la souveraineté nationale renvoie à une autre conception historique.

20. Dans une période où les seigneurs féodaux et l’Église détiennent une grande influence politique, quelle évolution connaît le phénomène étatique au Moyen Âge ?

Il progresse parce que le pouvoir est institutionnalisé autour du roi.
Il recule parce que les sociétés cessent d’être politiquement organisées.
Il se renforce grâce à la concentration des pouvoirs et à la sécularisation.
Il recule sous l’effet de la féodalité et de la puissance de l’Église.

Il recule sous l’effet de la féodalité et de la puissance de l’Église.

Explication

Au Moyen Âge, la féodalité et la puissance de l’Église entraînent un recul du phénomène étatique. La concentration, la sécularisation et l’institutionnalisation caractérisent plutôt la Renaissance étatique, tandis que le recul médiéval ne signifie pas l’absence d’organisation politique.

21. Dans un royaume, le pouvoir royal se concentre, s’émancipe de l’autorité religieuse et se distingue progressivement de la personne du roi. À quelle période ces transformations correspondent-elles ?

À la Renaissance étatique.
Au recul étatique du Moyen Âge.
À l’Antiquité discutée par les historiens.
Aux sociétés préétatiques.

À la Renaissance étatique.

Explication

La Renaissance étatique se caractérise par la concentration des pouvoirs, la sécularisation du pouvoir politique et son abstraction par l’institutionnalisation. Le recul médiéval est associé à la féodalité et à l’Église, tandis que les sociétés préétatiques et l’Antiquité ne décrivent pas cette triple mutation.

22. Dans une société où les individus vivent dans l’insécurité et cherchent à se dominer mutuellement, quelle fonction Hobbes attribue-t-il au contrat social ?

Mettre fin à cette insécurité en confiant à l’État les droits et libertés des individus
Mieux organiser la vie commune en préservant les droits naturels des individus
Permettre au peuple de prendre lui-même les décisions collectives
Établir un ordre juridique au sommet duquel se trouve la Constitution

Mettre fin à cette insécurité en confiant à l’État les droits et libertés des individus

Explication

Pour Hobbes, le contrat met fin à l’insécurité et à la domination réciproque en confiant à l’État les droits et libertés des individus. La préservation des droits naturels renvoie à Locke et Rousseau, tandis que la décision collective populaire caractérise Rousseau et que l’ordre juridique centralisé renvoie à Kelsen.

23. Quelle conception John Locke défend-il du contrat social, compte tenu de sa vision de l’état de nature ?

Il met fin à la domination réciproque en transférant les droits à l’État
Il fait de l’État une personne juridique souveraine aux compétences générales
Il confie au peuple la prise directe des décisions collectives
Il améliore l’organisation de la vie commune sans supprimer les droits naturels

Il améliore l’organisation de la vie commune sans supprimer les droits naturels

Explication

Locke considère l’état de nature comme une société heureuse d’hommes libres et égaux ; le contrat sert à mieux organiser leur vie commune sans supprimer leurs droits naturels. La fin de la domination réciproque évoque Hobbes, la décision directe du peuple Rousseau et la personne juridique souveraine Jelinek.

24. Dans une communauté politique inspirée par Rousseau, les droits naturels sont conservés après le contrat social ; qui prend les décisions collectives selon sa conception de la souveraineté ?

Le souverain chargé de garantir l’organisation commune
La Constitution placée au sommet de la hiérarchie des normes
L’État auquel les individus ont confié leurs droits et libertés
Le peuple lui-même

Le peuple lui-même

Explication

La souveraineté populaire de Rousseau signifie que le peuple prend lui-même les décisions collectives, tout en conservant ses droits naturels. Le transfert des droits renvoie à Hobbes, l’organisation commune sans souveraineté populaire à la conception de Locke, et la Constitution au sommet des normes à Kelsen.

25. Pour déterminer la place de la Constitution dans la conception de Kelsen, une juriste représente l’État sous la forme d’une pyramide de normes ; quel élément en occupe le sommet ?

Le contrat social
Le peuple souverain
L’ensemble des compétences de l’État
La Constitution

La Constitution

Explication

Pour Kelsen, l’État est un ordre juridique relativement centralisé et la Constitution se trouve au sommet de la pyramide des normes. La souveraineté populaire est associée à Rousseau, l’ensemble des compétences à la conception de Jelinek, et le contrat social à l’accord d’organisation politique.

26. Une entité possède un territoire habité, mais ne dispose d’aucun gouvernement ; quels éléments constitutifs lui manquent pour réunir les trois caractéristiques de l’État ?

Des frontières terrestres et maritimes
Un gouvernement
Un espace maritime et un espace aérien
Un peuple et une nation

Un gouvernement

Explication

Les trois éléments constitutifs de l’État sont un territoire, une population et un gouvernement : l’entité décrite ne possède pas le troisième. Les espaces et les frontières sont des aspects du territoire, tandis que peuple et nation sont des notions liées à la population.

27. Un État exerce ses compétences souveraines à l’intérieur d’un espace géographique délimité ; quel rôle cet espace joue-t-il ?

La notion juridique abstraite qui rassemble la nation
Le cadre géographique d’exercice des compétences souveraines
L’organe qui dirige l’État et exerce ses compétences
L’ensemble des individus vivant à l’intérieur de l’État

Le cadre géographique d’exercice des compétences souveraines

Explication

Le territoire est le cadre géographique dans lequel l’État exerce ses compétences souveraines. L’ensemble des habitants désigne la population, la nation est une notion juridique abstraite et le gouvernement est l’un des autres éléments constitutifs de l’État.

28. Une étude recense toutes les personnes vivant dans un État, sans examiner leur citoyenneté ; quelle notion cette étude décrit-elle ?

La population
Le territoire
La nation
Le peuple

La population

Explication

La population comprend tous les individus qui vivent à l’intérieur d’un État et constitue une donnée sociologique. Le peuple désigne les citoyens qui y vivent, la nation est une notion juridique abstraite et le territoire est le cadre géographique de l’État.

29. Dans un État, une personne résidente n’a pas la citoyenneté ; quelle distinction permet de la situer par rapport aux notions de population, de peuple et de nation ?

Elle appartient à la nation, tandis que le peuple désigne tous les résidents et la population les citoyens
Elle appartient au gouvernement, tandis que la population désigne le territoire et la nation les citoyens
Elle appartient à la population, mais le peuple désigne les citoyens et la nation est une notion juridique abstraite
Elle appartient au peuple, tandis que la population désigne les citoyens et la nation les résidents

Elle appartient à la population, mais le peuple désigne les citoyens et la nation est une notion juridique abstraite

Explication

La population comprend tous les individus vivant dans l’État, alors que le peuple désigne les citoyens ; la nation est une notion juridique abstraite. Assimiler population et citoyens inverse les deux premières notions, réduire la nation aux résidents lui donne à tort un sens sociologique, et le gouvernement ne désigne pas les habitants.

30. Un juriste distingue les règles essentielles de l’État d’un texte adopté et modifié selon une procédure particulière. Quelle notion correspond au texte procédural ?

La loi au sens formel
La Constitution au sens matériel
La règle constitutionnelle coutumière
La Constitution au sens formel

La Constitution au sens formel

Explication

Le sens formel désigne le texte adopté et modifié selon une procédure spécifique. Le sens matériel renvoie aux règles les plus importantes de l’État, la loi au sens formel à un acte voté par le Parlement, et la coutume à une règle issue d’une pratique.

31. Dans un État, une pratique institutionnelle se répète depuis longtemps et les acteurs concernés estiment qu’elle doit être respectée. Quel élément permet de la qualifier de règle constitutionnelle coutumière ?

Sa répétition dans le temps et la conviction de son caractère obligatoire
Son approbation par référendum après une procédure de révision
Son adoption par le pouvoir constituant dérivé
Son inscription dans un article adopté par une assemblée constituante

Sa répétition dans le temps et la conviction de son caractère obligatoire

Explication

Une règle constitutionnelle coutumière repose à la fois sur une pratique répétée dans le temps et sur la conviction qu’elle est obligatoire. L’inscription dans un article relève d’une règle écrite, tandis que le référendum et la révision concernent des procédures formelles.

32. Une assemblée adopte une nouvelle Constitution, puis une institution modifie l’un de ses articles en suivant la procédure que cette Constitution prévoit. Quels pouvoirs interviennent dans cet ordre ?

Le pouvoir législatif, puis le pouvoir constituant originaire
Le pouvoir constituant dérivé, puis le pouvoir constituant originaire
Le pouvoir constituant originaire, puis le pouvoir législatif
Le pouvoir constituant originaire, puis le pouvoir constituant dérivé

Le pouvoir constituant originaire, puis le pouvoir constituant dérivé

Explication

Le pouvoir constituant originaire adopte la Constitution, tandis que le pouvoir constituant dérivé la modifie en respectant les règles qu’elle prévoit. Inverser ces rôles confond les deux pouvoirs, et le pouvoir législatif est associé à l’adoption des lois.

33. Quel acteur peut être chargé de rédiger une Constitution parmi les modes d’élaboration possibles ?

Un chef autoritaire, un référendum ou une juridiction constitutionnelle
Un juge constitutionnel, un gouvernement ou une assemblée parlementaire permanente
Un chef autoritaire, un comité d’experts ou une assemblée constituante élue
Un comité d’experts, un tribunal ou une assemblée désignée par les partis

Un chef autoritaire, un comité d’experts ou une assemblée constituante élue

Explication

La rédaction peut être confiée à un chef autoritaire, à un comité d’experts ou à une assemblée constituante élue par le peuple. Les autres choix remplacent ces rédacteurs par des acteurs qui ne figurent pas parmi les modes d’élaboration indiqués.

34. Une procédure constitutionnelle permet d’ajouter une disposition, d’en supprimer une autre et d’en changer une troisième, conformément aux règles prévues par la Constitution. De quelle opération s’agit-il ?

De l’abrogation de la Constitution
Du vote d’une loi ordinaire
De l’adoption d’une nouvelle Constitution
D’une révision constitutionnelle

D’une révision constitutionnelle

Explication

La révision constitutionnelle modifie le texte par ajout, suppression ou changement de dispositions selon la procédure qu’il encadre. L’adoption crée une nouvelle Constitution, l’abrogation met fin au texte, et une loi ordinaire suit une autre procédure.

35. En France, une institution veut réviser la Constitution en faisant intervenir le pouvoir constituant dérivé. Quel cadre procédural doit-elle appliquer ?

La procédure de rédaction par une assemblée constituante
Une procédure sans encadrement juridique
La procédure encadrée par l’article 89
La procédure encadrée par l’article 16 de la DDHC

La procédure encadrée par l’article 89

Explication

L’article 89 de la Constitution française encadre la révision exercée par le pouvoir constituant dérivé. L’article 16 de la DDHC évoque des principes constitutionnels, tandis qu’une adoption nouvelle relève du pouvoir originaire et non d’une révision.

36. Après une rupture institutionnelle, un pouvoir établit une nouvelle Constitution sans suivre la procédure de révision de l’ancienne. Quel pouvoir exerce-t-il ?

Le pouvoir de ratification
Le pouvoir constituant dérivé
Le pouvoir législatif
Le pouvoir constituant originaire

Le pouvoir constituant originaire

Explication

Le pouvoir constituant originaire peut établir une nouvelle Constitution sans être encadré par le droit. Le pouvoir dérivé doit respecter la procédure de révision, tandis que le pouvoir législatif adopte des lois et que la ratification porte sur l’approbation d’un projet.

37. Une majorité parlementaire souhaite modifier rapidement une règle constitutionnelle au moyen de la procédure utilisée pour une loi ordinaire. Quelle caractéristique de la révision constitutionnelle s’y oppose ?

Une procédure réservée aux périodes où les institutions connaissent un fonctionnement exceptionnel
Une procédure plus longue et contraignante, qui limite les modifications à la guise d’une majorité
Une procédure identique à celle d’une loi ordinaire, qui laisse la majorité décider sans étape supplémentaire
Une procédure déterminée par le Conseil constitutionnel, qui choisit les modifications recevables

Une procédure plus longue et contraignante, qui limite les modifications à la guise d’une majorité

Explication

La révision est soumise à une procédure plus longue et contraignante que l’adoption d’une loi ordinaire, afin d’éviter qu’une majorité modifie la Constitution à sa guise. L’assimilation à la procédure législative ordinaire minimise cette contrainte, le rôle de sélection attribué au Conseil constitutionnel la déplace, et l’idée d’une période exceptionnelle confond la procédure avec une limite temporelle.

38. Un projet de révision est examiné conformément à l’article 89. Après le vote de la première chambre, quelle étape doit avoir lieu avant qu’il puisse être soumis au référendum de ratification ?

Une adoption par le gouvernement sans nouveau vote parlementaire
Une approbation préalable du Conseil constitutionnel
Un vote référendaire avant l’examen de l’autre chambre
Un vote dans l’autre chambre du Parlement

Un vote dans l’autre chambre du Parlement

Explication

La procédure prévue par l’article 89 commence au Parlement et requiert un vote dans chaque chambre avant que la révision puisse être soumise au référendum de ratification. Passer directement au référendum omet la seconde chambre, tandis qu’une approbation du Conseil constitutionnel ou du gouvernement ne remplace pas cette étape.

39. Le texte constitutionnel reste inchangé, mais les acteurs politiques adoptent de nouvelles pratiques et le Conseil constitutionnel interprète ses dispositions d’une manière qui en fait évoluer la portée. Comment caractériser cette évolution ?

Une évolution de la Constitution par une loi ordinaire
Une absence d’évolution constitutionnelle faute de changement écrit
Une évolution de la Constitution sans modification de son texte
Une révision formelle de la Constitution par les acteurs politiques

Une évolution de la Constitution sans modification de son texte

Explication

Une constitution peut évoluer sans que son texte soit modifié, grâce aux pratiques des acteurs politiques et à l’interprétation jurisprudentielle du Conseil constitutionnel. Une révision formelle suppose un changement du texte, une loi ordinaire n’est pas le mécanisme décrit ici, et l’absence de changement écrit n’exclut pas cette évolution.

40. Dans une conception où le souverain est une collectivité concrète capable d’exercer directement le pouvoir, à qui appartient la souveraineté ?

Aux représentants, considérés comme les titulaires du pouvoir souverain
Aux institutions, considérées comme les dépositaires du pouvoir souverain
Au peuple, considéré comme une entité concrète
À la nation, considérée comme une entité abstraite

Au peuple, considéré comme une entité concrète

Explication

La souveraineté populaire attribue le pouvoir souverain au peuple, conçu comme une entité concrète pouvant l’exercer directement. La nation abstraite relève de la souveraineté nationale, tandis que les représentants et les institutions ne sont pas le souverain dans cette définition.

41. Une théorie attribue le pouvoir souverain à une entité abstraite qui doit être représentée. De quelle conception s’agit-il ?

De la démocratie directe
De la souveraineté populaire
De la souveraineté nationale
De la représentation parlementaire

De la souveraineté nationale

Explication

La souveraineté nationale attribue le pouvoir souverain à la nation, entité abstraite qui doit être représentée. Le peuple concret correspond à la souveraineté populaire, tandis que la démocratie directe et la représentation parlementaire désignent des modalités d’exercice ou de représentation.

42. Dans un débat institutionnel, une proposition met en avant le référendum et le suffrage universel, tandis qu’une autre défend l’exercice du pouvoir par des représentants. Quelle association distingue correctement ces conceptions ?

Souveraineté populaire avec représentation indirecte; souveraineté nationale avec référendum
Souveraineté nationale avec démocratie directe; souveraineté populaire avec représentation indirecte
Souveraineté populaire avec démocratie directe; souveraineté nationale avec représentation indirecte
Souveraineté nationale avec suffrage universel; souveraineté populaire avec représentation indirecte

Souveraineté populaire avec démocratie directe; souveraineté nationale avec représentation indirecte

Explication

La souveraineté populaire est associée à la démocratie directe, au référendum et au suffrage universel, tandis que la souveraineté nationale est associée à la représentation indirecte. Inverser ces associations confond les deux conceptions; rattacher le suffrage universel à la seule représentation indirecte ou assimiler le référendum à la désignation de représentants mélange leurs mécanismes.

43. Un élu reçoit l’instruction de voter d’une certaine manière et pourrait perdre son mandat si ses électeurs désapprouvent sa décision. Quelle règle de l’article 3 de la Constitution de 1958 s’applique à cette situation ?

Le mandat impératif est interdit; la souveraineté s’exerce par les représentants et par référendum
Le mandat impératif est permis; la souveraineté s’exerce par les représentants seulement
Le mandat impératif est permis; la souveraineté s’exerce par les représentants et par référendum
Le mandat impératif est interdit; la souveraineté s’exerce par référendum seulement

Le mandat impératif est interdit; la souveraineté s’exerce par les représentants et par référendum

Explication

L’article 3 prévoit que la souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par référendum, et interdit le mandat impératif. Autoriser la révocation par les électeurs confond cette règle avec le mandat impératif, tandis que limiter l’exercice à un seul mode omet l’autre.

44. Quelle organisation décrit le Parlement français ?

Deux chambres : l’Assemblée nationale et le Sénat, toutes deux chambres basses
Deux chambres : l’Assemblée nationale, chambre basse, et le Sénat, chambre haute
Une chambre législative, l’Assemblée nationale, sans seconde chambre
Deux chambres : le Sénat, chambre basse, et l’Assemblée nationale, chambre haute

Deux chambres : l’Assemblée nationale, chambre basse, et le Sénat, chambre haute

Explication

Le Parlement français est bicaméral : l’Assemblée nationale est la chambre basse et le Sénat la chambre haute. Le Sénat comme chambre basse inverse leur rôle, le monocaméralisme omet une chambre et deux chambres basses effacent la distinction.

45. Lors d’une élection législative et d’une élection sénatoriale, quel mode de suffrage désigne respectivement les députés et les sénateurs ?

Suffrage universel direct pour les deux catégories d’élus
Suffrage universel direct pour les députés et indirect pour les sénateurs
Suffrage universel indirect pour les députés et direct pour les sénateurs
Suffrage universel indirect pour les deux catégories d’élus

Suffrage universel direct pour les députés et indirect pour les sénateurs

Explication

Les députés sont élus directement par les électeurs, tandis que les sénateurs sont désignés au suffrage universel indirect. Inverser les deux modes confond leur application, et attribuer un mode identique aux deux méconnaît cette distinction.

46. Quelle chronologie distingue l’instauration du suffrage universel masculin en France et l’obtention du droit de vote par les femmes ?

Suffrage universel masculin en 1870, droit de vote des femmes en 1944
Suffrage universel masculin en 1848, droit de vote des femmes en 1944
Droit de vote des femmes en 1848, suffrage universel masculin en 1944
Suffrage universel masculin en 1944, droit de vote des femmes en 1848

Suffrage universel masculin en 1848, droit de vote des femmes en 1944

Explication

Le suffrage universel instauré en France en 1848 concerne les hommes ; les femmes obtiennent le droit de vote en 1944. La date de 1848 appliquée aux femmes confond les deux étapes, leur inversion les échange, et 1870 attribue une autre date à l’instauration masculine.

47. Une personne de nationalité française, majeure, remplit-elle les critères constitutionnels indiqués pour être électrice ?

Non, car le droit de vote dépend du paiement d’un impôt suffisant
Oui, car les nationaux majeurs des deux sexes sont électeurs
Non, car les femmes ne sont pas visées par la définition constitutionnelle
Oui, si elle possède un diplôme attestant sa capacité intellectuelle

Oui, car les nationaux majeurs des deux sexes sont électeurs

Explication

L’article 3 définit comme électeurs les nationaux majeurs des deux sexes ; la situation satisfait ces critères. Le diplôme relève du suffrage capacitaire, l’impôt du suffrage censitaire et l’exclusion des femmes contredit la règle donnée.

48. Dans une élection, que désigne le mode de scrutin ?

Le mécanisme qui fixe les frontières des circonscriptions
Le mécanisme qui détermine le nombre de citoyens inscrits
Le mécanisme qui convertit les votes en attribution de sièges
Le mécanisme qui organise la campagne des candidats

Le mécanisme qui convertit les votes en attribution de sièges

Explication

Le mode de scrutin est le mécanisme qui transforme une somme de votes en attribution de sièges. Le nombre d’inscrits, la campagne et le découpage territorial sont des éléments distincts, pas cette fonction de conversion.

49. Dans une assemblée, une règle donne tous les sièges aux listes arrivées en tête, tandis qu’une autre répartit les sièges selon la part de voix de chaque liste. Comment qualifier ces deux règles, dans cet ordre ?

Scrutin uninominal, puis scrutin majoritaire
Scrutin proportionnel, puis scrutin majoritaire
Scrutin majoritaire, puis scrutin proportionnel
Scrutin majoritaire, puis scrutin uninominal

Scrutin majoritaire, puis scrutin proportionnel

Explication

Le scrutin majoritaire avantage les candidats ou listes arrivés en tête, alors que le scrutin proportionnel répartit les sièges selon la part des voix. Inverser ces critères confond les deux modes ; uninominal renvoie au nombre de candidats présentés par circonscription, pas à la règle de répartition décrite.

50. Un pays adopte un mode de scrutin qui tend à dégager une majorité parlementaire claire et à stabiliser le gouvernement, mais réduit la fidélité de la représentation et encourage deux grands pôles. Quel mode correspond à ces effets ?

Le scrutin majoritaire
Le scrutin uninominal
Le scrutin proportionnel
Le scrutin de liste

Le scrutin majoritaire

Explication

Le scrutin majoritaire tend à produire une majorité claire et une stabilité gouvernementale, tout en déformant la représentation et en favorisant la bipolarisation. Le proportionnel favorise plutôt le multipartisme et une représentation plus fidèle ; uninominal et scrutin de liste désignent une autre distinction.

51. Après une réforme électorale, plusieurs courants d’opinion obtiennent une représentation plus fidèle, mais la formation de coalitions et l’instabilité gouvernementale deviennent plus probables. Quel mode de scrutin correspond à cette évolution ?

Le scrutin uninominal
Le scrutin à un tour
Le scrutin majoritaire
Le scrutin proportionnel

Le scrutin proportionnel

Explication

Le scrutin proportionnel représente plus fidèlement la pluralité des opinions et favorise le multipartisme, avec un risque de coalitions et d’instabilité gouvernementale. Le majoritaire est associé à une majorité plus claire et à la bipolarisation ; uninominal et scrutin à un tour ne désignent pas l’effet de répartition décrit.

52. Quelle conception de la démocratie associe la manière d’exercer le pouvoir à la justification de sa légitimité ?

Le pouvoir est exercé par des élus et fondé sur leur compétence
Le pouvoir est exercé par le peuple et fondé sur sa volonté
Le pouvoir est exercé par les personnes les plus aptes et fondé sur leur mérite
Le pouvoir est exercé par un souverain et fondé sur son origine divine

Le pouvoir est exercé par le peuple et fondé sur sa volonté

Explication

La démocratie désigne à la fois un mode d’exercice du pouvoir par le peuple et une légitimité fondée sur sa volonté. La procédure électorale seule ne résume pas cette conception, tandis que l’origine divine et le gouvernement des plus aptes relèvent d’autres formes de légitimité.

53. Dans un pays, les citoyens votent directement pour accepter ou rejeter une proposition par référendum. De quelle forme de démocratie s’agit-il ?

De la démocratie représentative, où des élus décident
De la démocratie à mandat impératif, où les élus reçoivent des consignes
De la démocratie indirecte, où des délégués désignent les décideurs
De la démocratie directe, où le peuple décide lui-même

De la démocratie directe, où le peuple décide lui-même

Explication

Dans la démocratie directe, le peuple tranche lui-même une question, notamment par référendum. La démocratie représentative confie l’exercice du pouvoir à des représentants élus, et un mandat impératif concerne les consignes données aux représentants.

54. Une initiative référendaire partagée est envisagée après la révision constitutionnelle de 2008 : quel soutien est requis pour qu’un cinquième des parlementaires puisse la lancer ?

Le soutien d’un dixième des électeurs
Le soutien d’un cinquième des électeurs
Le soutien d’un cinquième des parlementaires supplémentaires
Le soutien d’un dixième des parlementaires

Le soutien d’un dixième des électeurs

Explication

La révision de 2008 prévoit qu’un cinquième des parlementaires peut lancer cette procédure avec le soutien d’un dixième des électeurs. Inverser ces fractions ou attribuer aux parlementaires la fraction réservée aux électeurs modifie les seuils prévus.

55. Une proposition soumise à référendum porte sur une réforme environnementale de la nation : relève-t-elle des sujets autorisés par l’article 11 ?

Non, seuls l’organisation des pouvoirs publics et les traités sont admis
Oui, toute question locale peut être soumise à référendum
Non, seules les réformes économiques ou sociales sont admises
Oui, les réformes environnementales de la nation sont admises

Oui, les réformes environnementales de la nation sont admises

Explication

L’article 11 inclut les réformes économiques, sociales ou environnementales de la nation parmi les sujets pouvant être soumis à référendum. Réduire ce champ aux questions institutionnelles ou aux traités écarte une catégorie expressément prévue.

56. Un gouvernement agit dans un domaine où des règles juridiques encadrent son pouvoir et peuvent lui être opposées. Quelle caractéristique de l’État décrit cette situation ?

Un État dont l’exercice du pouvoir est limité par des règles de droit
Un État dont l’exercice du pouvoir dépend du seul choix des gouvernants
Un État dont chaque décision doit se conformer au droit naturel
Un État où les fonctions publiques sont réparties entre plusieurs organes

Un État dont l’exercice du pouvoir est limité par des règles de droit

Explication

L’État de droit se caractérise par un exercice du pouvoir limité par des règles de droit. La répartition des fonctions entre organes relève de la séparation des pouvoirs, tandis que le droit naturel correspond à une conception particulière du fondement des limites juridiques.

57. Un juriste soutient que l’État doit respecter un droit naturel, tandis qu’un autre affirme que seul le droit positif peut limiter l’État. Comment distinguer leurs positions ?

Le premier défend l’auto-limitation et le second l’hétéro-limitation
Le premier défend le jusnaturalisme et le second le positivisme
Le premier défend le positivisme et le second le jusnaturalisme
Le premier défend l’hétéro-limitation et le second l’auto-limitation

Le premier défend le jusnaturalisme et le second le positivisme

Explication

Le jusnaturalisme soumet l’État au droit naturel, alors que le positivisme ne reconnaît comme moyen de le limiter que le droit positif. L’auto-limitation et l’hétéro-limitation désignent d’autres distinctions, concernant l’origine du droit positif qui contraint l’État.

58. Un État souverain affirme qu’il n’est lié que par les règles qu’il édicte lui-même et auxquelles il consent à se soumettre. Quelle théorie exprime cette position ?

La théorie de l’auto-limitation
La théorie jusnaturaliste
La théorie de la séparation des pouvoirs
La théorie de l’hétéro-limitation

La théorie de l’auto-limitation

Explication

La théorie de l’auto-limitation considère que l’État souverain est limité par le droit qu’il produit et accepte de respecter. L’hétéro-limitation fait au contraire intervenir un droit positif extérieur à l’État.

59. Dans quel ouvrage et à quelle date Montesquieu formule-t-il l’idée que « le pouvoir arrête le pouvoir » ?

Dans L’Esprit des lois, publié en 1748
Dans L’Esprit des lois, publié en 1758
Dans Le Contrat social, publié en 1748
Dans De l’esprit des lois, publié en 1746

Dans L’Esprit des lois, publié en 1748

Explication

Montesquieu défend dans L’Esprit des lois, publié en 1748, un gouvernement modéré où le pouvoir arrête le pouvoir. Le Contrat social est associé à Rousseau, et les autres propositions modifient l’ouvrage ou sa date de publication.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 94 flashcards sur Révision constitutionnelle et démocratie.

Qu’étudie le droit constitutionnel comme discipline académique ?

Les constitutions et les systèmes constitutionnels.

Qu’affirme l’article 1 de la Constitution sur la République française ?

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.

Qu’est-ce que le constitutionnalisme ?

Une théorie qui subordonne le pouvoir de l’État à une constitution écrite pour limiter les abus et protéger les libertés.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Révision constitutionnelle et démocratie.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM