QCM : Fondements et sources du droit social (69 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle combinaison constitue principalement le droit social ?

Le droit de la sécurité sociale et le droit du travail
Le droit de la sécurité sociale et le droit des contrats
Le droit des institutions sociales et le droit pénal
Le droit du travail et le droit civil

Le droit de la sécurité sociale et le droit du travail

Explication

Le droit social comprend principalement le droit de la sécurité sociale et le droit du travail. Le droit civil, le droit des contrats et le droit pénal ne remplacent pas ces deux composantes.

2. Une personne ne peut plus travailler et a besoin d’un minimum de revenus ; quelle organisation de la sécurité sociale correspond à cette protection ?

Une protection de l’emploi organisée en cinq branches
Une aide familiale organisée en quatre branches
Une couverture des soins organisée en trois branches
Une protection de revenus organisée en cinq branches

Une protection de revenus organisée en cinq branches

Explication

La sécurité sociale vise à garantir un minimum de revenus aux personnes qui ne peuvent plus travailler et comprend cinq branches : maladie, famille, retraite, accidents du travail et maladies professionnelles, et autonomie. La limiter aux soins ou à la famille omet plusieurs branches ; la protection de l’emploi relève d’une autre question.

3. Un pays finance son système de sécurité sociale par des prélèvements directement liés aux salaires cotisés ; à quel modèle de financement ce choix correspond-il ?

Au modèle bismarckien
À un modèle fondé sur les prestations familiales
Au modèle associé à Lord Beveridge
À un financement par l’impôt

Au modèle bismarckien

Explication

Le modèle bismarckien finance la sécurité sociale par les cotisations sociales, tandis que le modèle associé à Lord Beveridge repose sur l’impôt. Assimiler les cotisations à l’impôt confond deux modes de financement distincts.

4. Dans une entreprise, un litige oppose l’employeur à une salariée au sujet de son contrat, tandis qu’une négociation concerne un groupe de salariés ; comment classer ces deux relations ?

Relation individuelle, puis relation collective
Deux relations individuelles
Deux relations collectives
Relation collective, puis relation individuelle

Relation individuelle, puis relation collective

Explication

La relation entre l’employeur et chacun de ses salariés est individuelle ; celle qui unit l’employeur à un groupe de salariés est collective. La taille du groupe, et non la nature du désaccord, distingue ici les deux catégories.

5. Une salariée est victime d’un accident sur son lieu de travail et pendant ses heures de travail ; quelle conséquence la loi de 1898 prévoit-elle pour la responsabilité de l’employeur ?

Une présomption simple de responsabilité qui renverse la charge de la preuve
Une absence de présomption qui laisse la preuve à la salariée
Une responsabilité automatique qui exclut toute preuve contraire
Une présomption liée aux accidents survenus hors du temps de travail

Une présomption simple de responsabilité qui renverse la charge de la preuve

Explication

Lorsque l’accident survient sur le lieu et pendant le temps de travail, la loi de 1898 établit une présomption simple de responsabilité de l’employeur, ce qui renverse la charge de la preuve. « Automatique » confond une présomption simple avec une responsabilité irréfragable.

6. Deux normes applicables accordent le même droit à un salarié, mais l’une lui est plus favorable ; quel principe détermine celle à appliquer ?

Le principe de la norme la plus récente
Le principe de liberté de négociation collective
Le principe de la norme de niveau supérieur
Le principe de faveur, issu de l’ordre public social

Le principe de faveur, issu de l’ordre public social

Explication

Le principe de faveur, posé en 1919 sous le nom d’ordre public social, impose de retenir, pour un même droit, la norme la plus favorable au salarié. La date ou le niveau de la norme ne remplace pas ce critère dans la règle décrite.

7. Un employeur envisage de licencier un salarié en 1973 ; quelle obligation la loi du 13 juillet 1973 lui impose-t-elle ?

Justifier une cause réelle et sérieuse et respecter une procédure
Verser une indemnité forfaitaire et présumer sa responsabilité
Obtenir l’accord d’un syndicat et établir une cause économique
Démontrer une faute du salarié sans suivre de procédure

Justifier une cause réelle et sérieuse et respecter une procédure

Explication

La loi du 13 juillet 1973 impose à l’employeur de justifier d’une cause réelle et sérieuse et de respecter une procédure de licenciement. L’indemnisation forfaitaire concerne la loi sur les accidents du travail, et non les conditions du licenciement.

8. Comment se répartissent les sources du droit du travail et les sources légales ?

Les sources sont légales ou professionnelles, et les sources légales sont internationales ou nationales
Les sources sont légales ou judiciaires, et les sources légales sont constitutionnelles ou européennes
Les sources sont internationales ou nationales, et les sources légales sont professionnelles ou judiciaires
Les sources sont professionnelles ou nationales, et les sources légales sont conventionnelles ou réglementaires

Les sources sont légales ou professionnelles, et les sources légales sont internationales ou nationales

Explication

Les sources du droit du travail se répartissent entre sources légales et professionnelles ; les sources légales comprennent des sources internationales et nationales. Confondre les sources légales avec les seules sources internationales omet leur composante nationale, tandis que classer les sources professionnelles parmi les sources légales et remplacer cette distinction par des catégories judiciaires ou conventionnelles brouille la répartition.

9. Quelles sont les trois sources internationales du droit du travail présentées dans cette classification ?

L’Organisation internationale du travail, la Cour européenne des droits de l’homme et l’Union européenne
L’Organisation internationale du travail, le Conseil de l’Europe et l’Union européenne
Le Parlement européen, le Conseil de l’Europe et l’Organisation des Nations unies
L’Organisation internationale du travail, le Conseil constitutionnel et l’Union européenne

L’Organisation internationale du travail, le Conseil de l’Europe et l’Union européenne

Explication

Les trois sources internationales citées sont l’Organisation internationale du travail, le Conseil de l’Europe et l’Union européenne. La Cour européenne des droits de l’homme est une juridiction liée à la CEDH, et le Conseil constitutionnel est une institution nationale, non l’une des trois sources indiquées.

10. Une convention internationale a été régulièrement signée et ratifiée par l’État. Quelle conséquence découle de l’article 55 de la Constitution de 1958 lorsqu’elle entre en conflit avec une loi ?

La convention ne s’impose qu’après validation de la Cour européenne
La convention s’impose aux textes législatifs
La loi s’impose à la convention internationale
La convention ne produit d’effet qu’après son intégration dans une loi nouvelle

La convention s’impose aux textes législatifs

Explication

L’article 55 donne aux accords internationaux régulièrement signés et ratifiés une autorité supérieure aux textes législatifs. Dire que la loi prime inverse cette hiérarchie ; exiger une validation de la Cour européenne ou une nouvelle loi ajoute une condition qui n’est pas prévue.

11. Une entreprise pénalise un salarié parce qu’il a choisi de ne pas adhérer à un syndicat. Quel principe de l’article 11 de la CEDH protège le salarié ?

La liberté d’adhérer ou de ne pas adhérer à un syndicat, sans discrimination liée à ce choix
La liberté d’adhérer à un syndicat, sans protection du choix de ne pas y adhérer
La liberté de refuser toute activité professionnelle imposée par l’employeur
La protection contre les discriminations réservée aux membres d’un syndicat

La liberté d’adhérer ou de ne pas adhérer à un syndicat, sans discrimination liée à ce choix

Explication

La liberté syndicale comprend le droit d’adhérer comme celui de ne pas adhérer, et interdit les discriminations liées à l’appartenance syndicale. Réduire cette liberté au droit d’adhésion ou réserver la protection aux seuls membres méconnaît l’une de ses dimensions ; l’interdiction du travail forcé relève d’un autre principe.

12. Quelles catégories composent les principales sources légales nationales du droit du travail ?

Les normes constitutionnelles, les lois et les textes réglementaires
Les normes constitutionnelles, les conventions collectives et les textes réglementaires
Les normes constitutionnelles, les contrats de travail et les lois
Les normes européennes, les lois et les usages professionnels

Les normes constitutionnelles, les lois et les textes réglementaires

Explication

Les principales sources légales nationales sont les normes constitutionnelles, les lois et les textes réglementaires. Les conventions collectives, les contrats et les usages sont des sources professionnelles, tandis que les normes européennes relèvent des sources internationales.

13. Le gouvernement prépare un projet de loi en matière sociale et les partenaires sociaux refusent de négocier. Quelle suite prévoit la loi du 31 janvier 2007 ?

Le Parlement reprend la main après le refus de négocier
Le Parlement intervient avant toute présentation aux partenaires sociaux
Le gouvernement abandonne le projet dès le refus de négocier
Les partenaires sociaux adoptent le projet malgré leur refus de négocier

Le Parlement reprend la main après le refus de négocier

Explication

En matière sociale, le gouvernement présente prioritairement son projet aux partenaires sociaux ; s’ils refusent de négocier, le Parlement reprend la main. Faire intervenir d’abord le Parlement inverse la séquence, tandis que le refus de négocier ne vaut ni accord ni abandon automatique du projet.

14. Une loi nouvelle est promulguée alors qu’un contrat de travail est en cours d’exécution. Comment s’applique-t-elle dans le temps en droit du travail ?

Elle ne concerne pas le contrat avant son renouvellement
Elle ne s’applique au contrat qu’avec l’accord des deux parties
Elle s’applique immédiatement au contrat en cours sans effet rétroactif
Elle s’applique rétroactivement à la période antérieure du contrat

Elle s’applique immédiatement au contrat en cours sans effet rétroactif

Explication

La loi nouvelle n’est pas rétroactive, mais elle s’applique immédiatement, y compris aux contrats de travail en cours lors de sa promulgation. Lui donner un effet rétroactif méconnaît la non-rétroactivité ; écarter les contrats en cours ou attendre leur renouvellement contredit l’application immédiate.

15. Quels éléments forment les cinq principales sources professionnelles du droit du travail ?

Le contrat de travail, le règlement intérieur, les usages et engagements unilatéraux, le référendum et les conventions collectives
Le contrat de travail, le règlement intérieur, les lois, le référendum et les conventions collectives
Le contrat de travail, les textes réglementaires, les usages et engagements unilatéraux, le référendum et les conventions collectives
Les normes constitutionnelles, le règlement intérieur, les usages et engagements unilatéraux, le référendum et les conventions collectives

Le contrat de travail, le règlement intérieur, les usages et engagements unilatéraux, le référendum et les conventions collectives

Explication

Les cinq sources professionnelles principales sont le contrat de travail, le règlement intérieur, les usages et engagements unilatéraux, le référendum et les conventions collectives. Les lois et textes réglementaires sont des sources légales, tandis que les normes constitutionnelles ne font pas partie de cette liste professionnelle.

16. Une employeuse prépare un règlement intérieur et veut respecter les exigences de forme et de consultation. Quelle démarche doit-elle suivre ?

Le rédiger dans la langue de son choix et le soumettre à la consultation du comité social et économique.
Le rédiger en français et le soumettre à la consultation du comité social et économique.
Le faire rédiger par le comité social et économique et le consulter ensuite.
Le rédiger en français et informer les salariés sans consulter le comité social et économique.

Le rédiger en français et le soumettre à la consultation du comité social et économique.

Explication

Le règlement intérieur est rédigé par l’employeur, doit être écrit en français et est soumis à la consultation du comité social et économique. Confier la rédaction au comité inverse les rôles, et l’information des salariés ne remplace pas cette consultation.

17. Une entreprise interdit à ses salariés une activité que la loi autorise, sans justification liée au travail ni proportionnalité au but poursuivi. Quelle appréciation juridique convient ?

La règle est valable, car le règlement intérieur peut étendre les interdictions prévues par la loi.
La règle est valable dès lors qu’elle relève du droit disciplinaire de l’entreprise.
La règle est contestable, car elle dépasse la loi et porte une atteinte injustifiée et disproportionnée aux libertés.
La règle est valable si elle s’applique à tous les salariés, même sans but proportionné.

La règle est contestable, car elle dépasse la loi et porte une atteinte injustifiée et disproportionnée aux libertés.

Explication

Le règlement intérieur ne peut interdire ce que la loi autorise et ne peut porter aux libertés une atteinte qui n’est pas justifiée et proportionnée. Le pouvoir disciplinaire ne permet pas de dépasser ces limites, et l’application générale d’une règle ne suffit pas à la rendre proportionnée.

18. Un employeur annonce qu’il supprimera une prime contractuelle déjà acquise aux salariés en la qualifiant d’engagement unilatéral. Quelle règle s’applique à cet engagement ?

Il peut retirer un droit, mais ne peut pas accorder un avantage supplémentaire.
Il constitue nécessairement un usage, puisqu’il procure un avantage aux salariés.
Il peut accorder un avantage, mais ne peut pas retirer un droit au salarié.
Il peut accorder ou retirer un droit dès lors que l’acte est écrit.

Il peut accorder un avantage, mais ne peut pas retirer un droit au salarié.

Explication

Un engagement unilatéral est admis lorsqu’il accorde un avantage ou un droit au salarié, mais il ne peut servir à lui retirer un droit. L’écrit ne transforme pas cette règle, et l’engagement unilatéral se distingue d’un usage, qui est une pratique non écrite.

19. Dans une entreprise, une prime récurrente procure un avantage supplémentaire, mais les salariés ne pensent pas que l’employeur soit tenu de la maintenir. Quel élément constitutif de l’usage fait défaut ?

L’élément objectif, soit la création d’un avantage supplémentaire.
La négociation de la pratique par les partenaires sociaux.
L’élément subjectif, soit la conviction que la pratique doit être respectée.
La formalisation écrite de la pratique dans un règlement intérieur.

L’élément subjectif, soit la conviction que la pratique doit être respectée.

Explication

Un usage repose à la fois sur l’avantage supplémentaire, élément objectif, et sur la conviction qu’il doit être respecté, élément subjectif. La situation comporte l’avantage, mais pas cette conviction ; l’écrit et la négociation collective ne sont pas les critères en cause.

20. Pour supprimer un usage, un employeur informe le comité social et économique, mais ne notifie pas individuellement les salariés concernés et met fin à l’avantage après un mois. Que lui manque-t-il pour respecter la procédure de dénonciation ?

Une négociation avec chaque salarié et un délai de prévenance d’environ trois à quatre semaines.
L’information individuelle des salariés concernés et un délai de prévenance d’environ trois à quatre mois.
Une notification au juge et un délai de prévenance d’environ trois à quatre mois.
Une consultation des partenaires sociaux et une entrée en vigueur immédiate après leur avis.

L’information individuelle des salariés concernés et un délai de prévenance d’environ trois à quatre mois.

Explication

La dénonciation suppose d’informer les représentants du personnel et chaque salarié concerné, puis de respecter un délai de prévenance d’environ trois à quatre mois. L’information collective ne remplace pas la notification individuelle, et un mois est inférieur au délai prévu.

21. Dans un conflit entre normes applicables, un employeur invoque les évolutions de 2004 et de 2017 pour appliquer la norme la moins favorable au salarié. Quelle règle générale ces évolutions permettent-elles ?

Le salarié choisit lui-même la norme applicable, indépendamment des règles de faveur.
Le principe de faveur impose le cumul des avantages issus de chaque norme.
Le principe de faveur peut être renversé, permettant l’application de la norme la moins favorable.
La norme la plus favorable doit prévaloir dans tous les conflits de normes.

Le principe de faveur peut être renversé, permettant l’application de la norme la moins favorable.

Explication

Depuis la loi Fillon de 2004 et les ordonnances de 2017, le principe de faveur peut être renversé, de sorte que l’employeur peut appliquer la norme la moins favorable au salarié. Cette règle ne consacre ni un cumul automatique des avantages ni une priorité systématique à la norme la plus favorable.

22. Au cours du délibéré d’un conseil de prud’hommes, les conseillers ne parviennent pas à se mettre d’accord. Qui intervient pour départager le conseil ?

Un juge du tribunal administratif
Un magistrat du tribunal judiciaire
Le président du conseil de prud’hommes
Le greffier du conseil de prud’hommes

Un magistrat du tribunal judiciaire

Explication

Lorsque les conseillers prud’homaux ne s’accordent pas au délibéré, un magistrat du tribunal judiciaire les départage : il est appelé juge départiteur. Le greffier assure une fonction différente, le président n’est pas le magistrat départiteur décrit ici, et le juge administratif relève d’un autre ordre de juridiction.

23. Un salarié comparaît devant le conseil de prud’hommes et souhaite être représenté sans engager d’avocat. Quelle possibilité lui est ouverte ?

Se faire représenter par un défenseur syndical
Se faire représenter par un magistrat judiciaire
Se faire représenter par un inspecteur du travail
Se faire représenter par un avocat obligatoire

Se faire représenter par un défenseur syndical

Explication

Devant le conseil de prud’hommes, l’avocat n’est pas obligatoire et le salarié peut être représenté par un défenseur syndical. L’avocat obligatoire concerne la représentation en appel décrite dans une autre règle, tandis que magistrat et inspecteur du travail n’ont pas ce rôle de représentation.

24. Un salarié reçoit la notification d’un jugement prud’homal et veut faire appel. Quel délai et quelle représentation s’appliquent devant les chambres sociales de la cour d’appel ?

Un mois à compter de la notification, avec un avocat ou un défenseur syndical
Un mois à compter du prononcé, avec un avocat ou un défenseur syndical
Un mois à compter de la notification, sans représentant requis
Deux mois à compter de la notification, avec un avocat ou un défenseur syndical

Un mois à compter de la notification, avec un avocat ou un défenseur syndical

Explication

L’appel doit être interjeté dans le délai habituel d’un mois à compter de la notification, et la représentation devant les chambres sociales exige un avocat ou un défenseur syndical. Un délai de deux mois modifie le délai prévu, le prononcé n’est pas le point de départ indiqué, et l’absence de représentant confond l’appel avec la procédure devant le conseil de prud’hommes.

25. Un agent de la fonction publique conteste une décision administrative liée à sa situation professionnelle. Quel ordre de juridiction est compétent pour ce contentieux ?

L’ordre judiciaire social en appel
L’ordre prud’homal
L’ordre pénal
L’ordre administratif

L’ordre administratif

Explication

Le juge administratif est compétent en droit du travail pour les agents de la fonction publique et les contestations de décisions administratives relevant des domaines concernés. Le conseil de prud’hommes traite les litiges prud’homaux, tandis que le pénal et l’appel social ne correspondent pas à la nature administrative du litige décrit.

26. Une entreprise envisage un recrutement mais décide finalement de ne pas embaucher, puis choisit librement un candidat lors d’un recrutement ultérieur. Quel principe encadre cette liberté de décision ?

Une liberté de recrutement sans encadrement juridique
La liberté d’entreprendre, sous réserve de l’encadrement légal
Une obligation générale d’embaucher un candidat disponible
La compétence de l’administration pour choisir le candidat

La liberté d’entreprendre, sous réserve de l’encadrement légal

Explication

La liberté d’entreprendre permet à l’employeur de décider de recruter ou non et de choisir le candidat, sous réserve de l’encadrement légal du recrutement. L’employeur n’est pas soumis à une obligation générale d’embauche, le choix ne revient pas à l’administration, et la liberté n’est pas dépourvue de limites légales.

27. Une entreprise confie à une stagiaire, de façon à remplacer un salarié, une tâche relevant d’un poste salarié. Quel risque juridique cette situation crée-t-elle ?

La requalification du stage en contrat de travail par le conseil de prud’hommes
La transformation du stage en apprentissage par l’employeur
Le maintien du stage dès lors qu’une convention a été signée
La requalification du stage en contrat de travail par le juge administratif

La requalification du stage en contrat de travail par le conseil de prud’hommes

Explication

Un stage ne peut pas servir à faire exécuter une tâche relevant d’un salarié ; le conseil de prud’hommes peut alors requalifier la relation en contrat de travail. La gratification ne transforme pas à elle seule le statut, une convention ne neutralise pas le risque, et la compétence de requalification indiquée revient au conseil de prud’hommes.

28. Un contrat d’apprentissage a dépassé ses 45 jours de travail effectif de période d’essai. Quelle conséquence s’applique, sous réserve des conséquences de responsabilité ?

La démission et le licenciement restent libres
La démission reste libre, mais le licenciement est interdit
Le licenciement reste libre, mais la démission est interdite
La démission et le licenciement sont interdits

La démission et le licenciement sont interdits

Explication

Après les 45 jours de travail effectif de la période d’essai, la démission et le licenciement sont interdits, sous réserve des conséquences de responsabilité. La période ne recommence pas pour 45 jours supplémentaires, et aucune des deux formes de rupture ne demeure libre selon cette règle.

29. Un employeur adresse à une candidate une offre d’emploi, puis la retire avant que celle-ci ne l’accepte. Quelle distinction avec une promesse d’embauche permet d’analyser cette situation ?

L’offre peut être rétractée avant son acceptation, contrairement à la promesse d’embauche
L’offre et la promesse engagent pareillement l’employeur dès leur émission
La promesse peut être rétractée avant son acceptation, contrairement à l’offre
L’offre et la promesse restent rétractables jusqu’à la prise de poste

L’offre peut être rétractée avant son acceptation, contrairement à la promesse d’embauche

Explication

La promesse d’embauche engage l’employeur et ne peut pas être révoquée, tandis que l’offre reste rétractable tant que le bénéficiaire ne l’a pas acceptée. L’option qui rend la promesse rétractable inverse les régimes, et celles qui assimilent les deux actes effacent la distinction juridique.

30. Une entreprise recrute une salariée et souhaite vérifier ses compétences professionnelles au début de leur relation de travail. À quoi sert la période d’essai dans cette situation ?

À permettre à l’employeur d’évaluer ses compétences professionnelles
À examiner des aspects personnels sans lien avec le poste
À tester ses compétences dans de nouvelles fonctions après une promotion
À déclarer son embauche auprès des organismes sociaux et de l’État

À permettre à l’employeur d’évaluer ses compétences professionnelles

Explication

La période d’essai permet à l’employeur de vérifier les compétences professionnelles du salarié. La période probatoire concerne de nouvelles fonctions après une promotion, la déclaration d’embauche est une formalité distincte et l’évaluation ne porte pas sur la vie privée.

31. Un salarié est engagé comme agent de maîtrise. Quelle durée maximale de période d’essai peut être prévue, renouvellement compris s’il est effectué une fois ?

Huit mois au total
Quatre mois au total
Trois mois au total
Six mois au total

Six mois au total

Explication

Pour un agent de maîtrise, la période d’essai maximale est de trois mois et peut être renouvelée une fois, soit six mois au total. Quatre mois correspond à la durée initiale des agents de maîtrise, huit mois au total à celle des cadres, et trois mois au total omet le renouvellement.

32. Un contrat de travail ne mentionne pas de période d’essai, mais l’employeur affirme qu’elle était convenue oralement. Quelle règle s’applique ?

La période d’essai est présumée dès la signature du contrat
La période d’essai doit être écrite uniquement lors de son renouvellement
La période d’essai doit être écrite dans le contrat pour exister
La période d’essai peut être établie par un accord oral

La période d’essai doit être écrite dans le contrat pour exister

Explication

La période d’essai ne se présume pas : elle doit être inscrite par écrit dans le contrat, et son éventuel renouvellement doit également être écrit. Un accord oral ou la seule signature du contrat ne suffit donc pas.

33. Après plusieurs mois dans l’entreprise, un salarié est promu et une période est prévue pour vérifier son aptitude à occuper ses nouvelles fonctions. De quelle période s’agit-il ?

D’un renouvellement de la période d’essai initiale
D’une période d’essai
D’une période probatoire
D’une déclaration préalable à l’embauche

D’une période probatoire

Explication

La période probatoire intervient en cours de contrat lorsqu’un salarié est promu à de nouvelles fonctions. La période d’essai se situe au début du contrat, tandis que son renouvellement prolonge l’essai initial et que la déclaration préalable relève des formalités d’embauche.

34. À quelles autorités l’employeur doit-il adresser la déclaration préalable à l’embauche ?

Aux syndicats et au conseil de prud’hommes
À l’inspection du travail et aux représentants du personnel
Au service de santé au travail et à l’inspection du travail
Aux organismes sociaux et à l’État

Aux organismes sociaux et à l’État

Explication

La déclaration préalable à l’embauche est adressée aux organismes sociaux et à l’État. L’inspection du travail peut contrôler les documents de l’employeur, mais elle ne remplace pas ces destinataires de la déclaration.

35. Une entreprise compte deux salariés à temps plein, un salarié travaillant à mi-temps et un apprenti. Quel effectif retenir en équivalent temps plein, en appliquant la règle de calcul indiquée ?

Deux salariés
Trois salariés
Trois salariés et demi
Deux salariés et demi

Deux salariés et demi

Explication

L’effectif se calcule en équivalent temps plein : les deux salariés à temps plein comptent pour deux et le salarié à mi-temps pour 0,5. L’apprenti est exclu du calcul, ce qui donne un total de deux salariés et demi.

36. Une entreprise déclare son activité et tous ses salariés, mais omet des heures réellement effectuées par une partie du personnel. Quelle forme de travail dissimulé cette situation illustre-t-elle ?

La non-déclaration de certains salariés de l’entreprise
La non-déclaration d’une partie du temps de travail effectué
La sous-évaluation de l’effectif en équivalent temps plein
La non-déclaration de l’activité économique de l’entreprise

La non-déclaration d’une partie du temps de travail effectué

Explication

Le travail dissimulé peut consister à ne pas déclarer tout le temps de travail effectué par des salariés pourtant déclarés. La non-déclaration de l’activité et la non-déclaration de certains salariés sont deux autres formes distinctes.

37. Un salarié obtient la reconnaissance de son emploi non déclaré. Quelle indemnité minimale l’article L8223-1 prévoit-il, et quelle est sa nature ?

Six mois d’amende, versés au salarié par l’employeur
Six mois de salaire net, versés comme salaire ordinaire
Six mois de salaire brut, sous forme d’indemnité et non de salaire
Trois mois de salaire brut, sous forme d’indemnité distincte

Six mois de salaire brut, sous forme d’indemnité et non de salaire

Explication

L’article L8223-1 prévoit pour le salarié non déclaré une indemnité minimale égale à six mois de salaire brut, calculée à partir du SMIC ou du minimum conventionnel. Il s’agit d’une indemnité et non d’un salaire ; l’amende pénale constitue une sanction distincte.

38. Quelle relation caractérise le contrat de travail défini par la Cour de cassation en 1954 ?

Un salarié travaille pour le compte d’un employeur sans rémunération, en échange d’une participation au capital.
Un salarié travaille pour le compte et sous la subordination d’un employeur en échange d’un salaire.
Un salarié travaille sous la dépendance économique d’un employeur en échange de dividendes.
Un associé travaille sous les ordres d’un salarié en échange d’un salaire.

Un salarié travaille pour le compte et sous la subordination d’un employeur en échange d’un salaire.

Explication

La définition réunit le travail pour le compte d’autrui, la subordination à l’employeur et le salaire. La dépendance économique ne remplace pas le lien juridique, les dividendes ne sont pas le salaire et l’associé n’est pas le salarié dans cette définition.

39. Le contrat de travail d’une salariée est annulé après plusieurs mois d’exécution en raison d’un vice de formation. Quel effet cette nullité produit-elle sur la relation déjà exécutée et quelle réparation peut être accordée ?

Elle vaut pour l’avenir, et la salariée peut obtenir une indemnité civile.
Elle vaut pour l’avenir, et la salariée conserve un droit au salaire comme réparation.
Elle efface rétroactivement toute la relation, et aucune indemnité ne peut être accordée.
Elle efface rétroactivement toute la relation, et la salariée peut obtenir une indemnité civile.

Elle vaut pour l’avenir, et la salariée peut obtenir une indemnité civile.

Explication

Comme le contrat de travail s’exécute successivement, la nullité produit effet pour l’avenir plutôt que d’effacer les périodes déjà exécutées; une indemnité civile peut être accordée. L’effet rétroactif intégral méconnaît cette particularité, tandis que le salaire n’est pas la réparation prévue.

40. Pour qualifier une relation de contrat de travail, une juriste vérifie les critères spécifiques. Quel ensemble doit-elle rechercher ?

Une prestation de travail, une rémunération et une participation au capital.
Une prestation de travail, une rémunération et un lien de subordination.
Une rémunération, un pouvoir de sanction et une prise de risque économique.
Une prestation de travail, une participation au capital et un lien de subordination.

Une prestation de travail, une rémunération et un lien de subordination.

Explication

Les trois critères spécifiques sont la prestation de travail, le paiement d’une rémunération et le lien de subordination. La participation au capital et le risque économique renvoient plutôt à la situation d’un associé, et le pouvoir de sanction n’est qu’un élément du lien de subordination.

41. Une entreprise fixe les tâches d’une travailleuse, vérifie leur réalisation et la sanctionne en cas de non-respect des consignes. Quel élément ces pouvoirs caractérisent-ils ?

L’état de subordination économique.
La participation de la travailleuse au capital.
Le lien de subordination juridique.
La contrepartie salariale du travail.

Le lien de subordination juridique.

Explication

Le lien de subordination juridique repose sur le pouvoir de donner des ordres, d’en contrôler l’exécution et de sanctionner leur non-respect. La dépendance économique ne suffit pas à le caractériser; la rémunération et la participation au capital sont des notions distinctes.

42. Un particulier emploie directement une aide à domicile et met fin à son contrat pour un motif économique. Quel régime particulier s’applique à cet employeur ?

Le particulier employeur suit le régime des établissements publics industriels et commerciaux.
Le particulier employeur relève des règles ordinaires du licenciement économique.
Le particulier employeur est soumis au transfert du contrat prévu à l’article L1224-1.
Le particulier employeur est exclu des règles du licenciement économique.

Le particulier employeur est exclu des règles du licenciement économique.

Explication

Le particulier employeur est notamment exclu des règles du licenciement économique. Les règles ordinaires et celles applicables aux établissements publics ne décrivent pas cette exception; le transfert prévu à l’article L1224-1 est également exclu pour le particulier employeur.

43. Une administration locale recrute un agent pour exercer une mission au sein de ses services. Quel droit régit cette administration ?

Le droit de la fonction publique.
Le régime des établissements publics industriels et commerciaux.
Le droit privé applicable aux employeurs personnes morales.
Le code du travail applicable aux salariés des entreprises privées.

Le droit de la fonction publique.

Explication

Le droit de la fonction publique s’applique notamment aux administrations de l’État, des collectivités locales et des hôpitaux. Le code du travail peut concerner une grande partie du statut des salariés d’établissements publics industriels et commerciaux, mais cela ne détermine pas le régime d’une administration locale.

44. Une association privée attribue les tâches à une salariée, contrôle leur réalisation, sanctionne les manquements, lui fournit du travail et verse son salaire ainsi que les charges sociales. Quelle qualification correspond à son rôle ?

Entreprise utilisatrice, car elle contrôle le travail au quotidien
Employeur, car elle réunit direction, fourniture du travail et paiement
Simple payeur, car elle verse le salaire et les charges sociales
Mandataire, car elle attribue des tâches à la salariée

Employeur, car elle réunit direction, fourniture du travail et paiement

Explication

Une personne morale privée a la qualité d’employeur lorsqu’elle dirige le travail, le fournit et paie les salaires et charges sociales. L’absence de but lucratif ne supprime pas cette qualité; le seul paiement ne suffit pas à résumer les critères; le statut d’entreprise utilisatrice concerne le travail temporaire.

45. Une agence d’intérim recrute une salariée et la met à disposition d’une société cliente. La société cliente organise son travail et échange avec elle sur sa conduite. Quelle répartition des rôles s’applique ?

Les deux entreprises sont employeurs officiels du fait de la mise à disposition
L’agence est mandataire, et la cliente est l’unique employeur officiel
La cliente est l’employeur officiel, et l’agence exerce les pouvoirs quotidiens
L’agence est l’employeur officiel, et la cliente exerce les pouvoirs quotidiens

L’agence est l’employeur officiel, et la cliente exerce les pouvoirs quotidiens

Explication

Dans le travail temporaire, l’entreprise de travail temporaire recrute officiellement le salarié, tandis que l’entreprise utilisatrice exerce en pratique des pouvoirs de gestion, de sanction et de dialogue. Confondre gestion quotidienne et statut officiel inverse les rôles; la mise à disposition ne suffit pas à établir un coemploi; l’agence n’est pas présentée comme simple mandataire.

46. Deux sociétés présentent des intérêts, des activités et des directions confondus. Un salarié réclame une solidarité financière entre elles, notamment à propos de son licenciement. Quel mécanisme peut fonder cette demande ?

La théorie du coemploi élaborée par la chambre sociale
Le régime du travail temporaire défini par le code du travail
La responsabilité du mandataire chargé du recrutement du salarié
Le transfert du contrat attaché à une modification de l’entreprise

La théorie du coemploi élaborée par la chambre sociale

Explication

La théorie du coemploi, élaborée par la chambre sociale de la Cour de cassation et non prévue par le code du travail, pouvait imposer une solidarité financière lorsque les intérêts, activités et directions des sociétés étaient confondus. Le travail temporaire correspond à une autre situation, et ni le transfert du contrat ni le mandat ne désignent cette théorie.

47. Un employeur prend une mesure défavorable à l’égard d’un salarié parce qu’il estime que celui-ci a commis une faute. Comment cette mesure est-elle qualifiée au regard de la définition de la sanction disciplinaire ?

Une mesure d’organisation du travail
Une décision juridictionnelle de sanction
Une sanction disciplinaire
Une mesure conservatoire avant procédure

Une sanction disciplinaire

Explication

La sanction disciplinaire est une mesure défavorable prise par l’employeur en raison d’un comportement fautif du salarié. Une décision d’organisation ne répond pas nécessairement à cette définition, une faute sans mesure défavorable ne suffit pas, et la mesure est prise par l’employeur, non par le juge.

48. Après avoir engagé une procédure de licenciement pour faute grave, un employeur interdit temporairement au salarié d’accéder à l’entreprise dans l’attente de son issue. De quel type de mise à pied s’agit-il ?

Une sanction de licenciement déjà prononcée
Une rétrogradation professionnelle
Une mise à pied conservatoire
Une mise à pied disciplinaire

Une mise à pied conservatoire

Explication

La mise à pied conservatoire est une mesure d’attente qui interdit l’accès à l’entreprise pendant la procédure engagée pour faute grave. La mise à pied disciplinaire est, elle, une sanction qui suspend temporairement le contrat; la rétrogradation modifie la qualification ou le coefficient, et une procédure en cours ne signifie pas que le licenciement est déjà prononcé.

49. Un employeur veut infliger une sanction disciplinaire et pouvoir en justifier la proportionnalité devant le juge. Quelle forme doit-il lui donner ?

Une forme orale suivie d’un compte rendu facultatif
Une forme orale si la faute paraît suffisamment établie
Une forme écrite permettant l’information et la contestation
Une forme écrite réservée aux sanctions les plus graves

Une forme écrite permettant l’information et la contestation

Explication

Toute sanction disciplinaire doit être écrite afin d’informer le salarié, de lui permettre de la contester et de vérifier sa proportionnalité à la gravité de la faute. Une notification orale ne répond pas à cette exigence, et l’écrit n’est pas limité aux sanctions les plus graves.

50. Un employeur apprend une faute le 3 mars et conduit un entretien avec le salarié le 20 avril. Pour respecter les délais disciplinaires, quand doit-il engager la procédure et notifier ensuite la sanction ?

Engager dans les deux jours suivant le 3 mars, puis notifier avant l’expiration d’un mois après cette date
Engager dans le mois suivant le 3 mars, puis notifier entre deux jours et deux mois après l’entretien
Engager avant l’expiration de deux mois après le 3 mars, puis notifier entre deux jours et un mois après l’entretien
Engager avant l’expiration de deux mois après le 20 avril, puis notifier dans les deux jours après l’entretien

Engager avant l’expiration de deux mois après le 3 mars, puis notifier entre deux jours et un mois après l’entretien

Explication

L’employeur doit engager la procédure dans les deux mois suivant sa connaissance de la faute, puis notifier la sanction entre deux jours et un mois après l’entretien. Le délai initial part donc du 3 mars, tandis que le délai de notification est lié à l’entretien du 20 avril; les autres choix déplacent ou inversent ces repères.

51. Quelle théorie, consacrée par l’arrêt Brinon du 31 mai 1956, attribue à l’employeur la gestion de l’entreprise en qualité de chef d’entreprise ?

La théorie de l’employeur seul juge
La théorie du contrôle juridictionnel préalable
La théorie de la vie privée au travail
La théorie de la cogestion représentative

La théorie de l’employeur seul juge

Explication

L’arrêt Brinon reconnaît à l’employeur, comme chef d’entreprise, la gestion de l’entreprise. Le contrôle juridictionnel préalable renvoie à une autre logique, la cogestion représentative attribue le rôle aux représentants, et la vie privée relève notamment de l’arrêt Nikon.

52. Une entreprise limite une liberté fondamentale pour un poste impliquant une exigence particulière de sécurité. Quel critère l’article L1121-1 du code du travail permet-il de prendre en compte pour justifier cette limitation ?

La seule décision de l’employeur comme chef d’entreprise
L’accord individuel du salarié comme critère déterminant
La nature du poste ou la proportion de la limitation
L’absence de toute exigence particulière liée au travail

La nature du poste ou la proportion de la limitation

Explication

L’article L1121-1 permet de justifier une limitation au regard de la nature du poste ou de sa proportion. La décision discrétionnaire confond ce contrôle avec le pouvoir de gestion, l’absence d’exigence écarte les critères prévus et l’accord individuel n’est pas le critère indiqué.

53. Quel arrêt de la chambre sociale du 2 octobre 2001 reconnaît aux salariés un droit à la vie privée dans l’entreprise ?

L’arrêt Corona
L’arrêt Nikon
L’arrêt SAT
L’arrêt Brinon

L’arrêt Nikon

Explication

L’arrêt Nikon du 2 octobre 2001 reconnaît le droit des salariés à la vie privée dans l’entreprise. Brinon concerne la gestion de l’entreprise, tandis que Corona et SAT sont associés à d’autres éléments du pouvoir de direction.

54. Avant d’installer un dispositif de surveillance visant certains salariés, quelles obligations d’information l’employeur doit-il respecter ?

Informer chaque salarié concerné avant la mesure, sans informer les élus
Informer les élus du CSE avant la mesure, sans informer les salariés concernés
Informer les élus du CSE et chaque salarié concerné avant la mesure
Informer les élus et les salariés concernés après la mise en place

Informer les élus du CSE et chaque salarié concerné avant la mesure

Explication

La surveillance exige une information collective des élus du CSE et une information individuelle de chaque salarié concerné avant la mesure. Informer un seul de ces groupes omet une des deux obligations, tandis qu’une information après la mise en place intervient trop tard.

55. Une entreprise envisage de pourvoir un emploi durable au moyen d’un contrat précaire. Quel principe encadre ce choix du contrat de travail ?

Le contrat précaire est interdit pour toute relation de travail
Le CDI est réservé aux besoins temporaires, le contrat précaire aux emplois durables
Le contrat précaire est la forme normale et générale, le CDI étant une exception
Le CDI est la forme normale et générale, le contrat précaire étant une exception

Le CDI est la forme normale et générale, le contrat précaire étant une exception

Explication

Selon l’article L1221-2, le CDI constitue la forme normale et générale de la relation de travail, tandis que le contrat précaire est un contrat d’exception. Le qualifier de forme générale inverse le principe, l’interdire dans toute relation confond exception et interdiction, et réserver le CDI au temporaire inverse les rôles.

56. Depuis la réforme de 2023, une entreprise formalise un CDI par écrit. Parmi les éléments suivants, lequel fait partie des mentions à prévoir ?

L’identité des parties, la rémunération et la nature de la prestation
L’identité de l’employeur, sans autre mention relative au travail
Le motif du contrat précaire, la rémunération et la nature de la prestation
La durée maximale du CDD, l’identité des parties et la rémunération

L’identité des parties, la rémunération et la nature de la prestation

Explication

Depuis la loi du 9 mars 2023, le CDI doit être écrit et comporter notamment l’identité des parties, le montant de la rémunération et la nature de la prestation. Le motif concerne le contrat précaire, la durée maximale du CDD n’est pas une mention indiquée ici, et l’identité de l’employeur seule est insuffisante.

57. Une entreprise envisage un contrat précaire pour remplacer un salarié gréviste. Cette utilisation est-elle autorisée ?

Oui, dès lors que le contrat est établi par écrit
Oui, si le contrat est conclu pour une activité saisonnière
Non, un contrat précaire ne peut pas remplacer un salarié gréviste
Oui, comme pour remplacer tout salarié absent

Non, un contrat précaire ne peut pas remplacer un salarié gréviste

Explication

Le recours à un contrat précaire pour remplacer un salarié gréviste est interdit. Le remplacement d’un salarié absent peut être autorisé, mais cela ne vaut pas pour un gréviste ; le caractère saisonnier ou la forme écrite ne lève pas cette interdiction.

58. Un contrat précaire précédent a duré 30 jours. Selon la règle du tiers, quel délai de carence faut-il appliquer avant le contrat précaire suivant ?

90 jours
10 jours
30 jours
15 jours

10 jours

Explication

Le délai de carence correspond au tiers de la durée du contrat précédent : 30 jours divisés par 3 donnent 10 jours. Quinze jours correspond à la moitié, 30 jours reprend toute la durée et 90 jours la triple.

59. Un contrat prévoit que le salarié pourra changer de fonction ou de lieu de travail pendant son exécution. À quelle catégorie de clause cette stipulation correspond-elle ?

Une clause de rémunération variable
Une clause de non-concurrence
Une clause de variation du contrat
Une clause d’exclusivité

Une clause de variation du contrat

Explication

La clause de mobilité est une clause de variation qui permet de modifier les modalités d’exécution du contrat par une mobilité professionnelle ou géographique. La rémunération variable porte sur le salaire, tandis que la non-concurrence et l’exclusivité encadrent l’activité du salarié.

60. Une entreprise veut activer une clause de mobilité pour transférer une salariée vers un site situé dans une zone précisément indiquée dans la clause. Quelle condition supplémentaire doit notamment être respectée lors de sa mise en œuvre ?

Obtenir l’accord écrit de la salariée à chaque changement de site
Faire constater le changement de site par un juge avant son application
Protéger les intérêts légitimes de l’entreprise tout en respectant la vie privée de la salariée
Démontrer que le transfert améliore la rémunération de la salariée

Protéger les intérêts légitimes de l’entreprise tout en respectant la vie privée de la salariée

Explication

La mise en œuvre doit protéger les intérêts légitimes de l’entreprise et s’articuler avec le respect de la vie privée du salarié. L’accord à chaque transfert, l’augmentation de salaire et l’autorisation judiciaire ne sont pas les conditions indiquées.

61. Un employeur veut distinguer une clause interdisant au salarié de travailler pour un concurrent pendant son emploi d’une interdiction applicable après son départ. Comment ces clauses se distinguent-elles ?

L’exclusivité vaut pendant le contrat, la non-concurrence après sa rupture
Les deux clauses valent pendant le contrat, mais concernent des activités différentes
La non-concurrence vaut pendant le contrat, l’exclusivité après sa rupture
Les deux clauses valent après la rupture, mais concernent des zones différentes

L’exclusivité vaut pendant le contrat, la non-concurrence après sa rupture

Explication

La distinction tient au moment d’application : l’exclusivité s’applique pendant l’exécution du contrat, tandis que la non-concurrence s’applique après sa rupture. Inverser ces périodes revient à confondre les deux clauses.

62. À la fin d’un contrat, un employeur entend faire appliquer une clause interdisant au salarié de rejoindre un concurrent. Quel élément doit figurer dans la clause pour satisfaire aux conditions de validité indiquées ?

Une contrepartie financière non dérisoire, ainsi qu’une durée et une zone géographique précisées
Une autorisation préalable du salarié, sans indication de durée ni de zone
Une période d’essai renouvelable, ainsi qu’un secteur professionnel non précisé
Une rémunération variable, ainsi qu’une fonction et un lieu de travail modifiables

Une contrepartie financière non dérisoire, ainsi qu’une durée et une zone géographique précisées

Explication

La clause de non-concurrence doit notamment être écrite, préciser sa durée et sa zone géographique, protéger les intérêts légitimes de l’entreprise et prévoir une contrepartie financière non dérisoire. Omettre cette contrepartie méconnaît une condition de validité.

63. Une salariée ne fournit temporairement pas sa prestation de travail, mais demeure dans une situation où son salaire reste dû. Quelle notion explique cette possibilité ?

Le salaire constitue une indemnité due à la fin du contrat
Le salaire dépend exclusivement du nombre d’heures effectivement travaillées
Le salaire rémunère aussi l’emploi et la disponibilité du salarié
Le salaire correspond au remboursement des dépenses professionnelles

Le salaire rémunère aussi l’emploi et la disponibilité du salarié

Explication

Le salaire est la contrepartie du travail, mais aussi de l’emploi : il peut donc rester dû lorsque le salarié n’exécute pas sa prestation dans certaines situations. Le réduire au seul travail effectivement fourni méconnaît cette dimension liée à l’emploi.

64. Une entreprise doit déterminer le salaire de base d’un salarié. Le montant peut être fixé d’après le temps travaillé ou d’après les résultats obtenus : quelles formes de rémunération sont envisagées ?

Le salaire au temps et le salaire au rendement
La prime d’ancienneté et l’indemnité de congé
Le salaire minimum et l’indemnité de rupture
Le salaire fixe et le remboursement de frais

Le salaire au temps et le salaire au rendement

Explication

Le salaire de base peut être calculé selon le temps passé à travailler ou selon le rendement. Le SMIC constitue un minimum salarial, et les remboursements de frais ou indemnités ne sont pas les deux modes de calcul énoncés.

65. Une entreprise conclut un contrat d’une nature particulière et doit vérifier que la rémunération respecte le minimum légal applicable. Quelle règle gouverne l’application du SMIC ?

Il concerne les contrats à temps plein et vise à fixer le salaire moyen
Il s’applique quelle que soit la nature du contrat et vise à préserver le pouvoir d’achat
Il s’applique aux contrats à durée indéterminée et vise à plafonner les salaires
Il varie selon la nature du contrat et vise à garantir un rendement minimal

Il s’applique quelle que soit la nature du contrat et vise à préserver le pouvoir d’achat

Explication

Le SMIC est un salaire minimum applicable quelle que soit la nature du contrat de travail et doit préserver le pouvoir d’achat de ses bénéficiaires. Le présenter comme un plafond ou le réserver à certaines formes de contrat déforme sa portée.

66. Une entreprise est en liquidation judiciaire et ses fonds disponibles ne suffisent pas à régler les salaires dus. Que peut faire l’AGS, et quelle démarche peut suivre son intervention ?

Payer les salaires dus, puis demander le remboursement à l’entreprise
Verser les salaires au liquidateur, sans pouvoir réclamer les sommes à l’entreprise
Demander d’abord le remboursement à l’entreprise, puis payer les salaires
Suspendre le paiement jusqu’à ce que le salarié obtienne une décision judiciaire

Payer les salaires dus, puis demander le remboursement à l’entreprise

Explication

Lorsque les fonds disponibles sont insuffisants en liquidation judiciaire, l’AGS paie les salaires dus, puis peut exercer une action récursoire contre l’entreprise pour obtenir le remboursement. Inverser l’ordre reviendrait à faire dépendre le paiement préalable d’un remboursement.

67. Une personne invoque la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 pour défendre la liberté, l’égalité et sa liberté d’opinion religieuse. Quel principe ne peut-elle pas lui attribuer sur ce fondement ?

La liberté d’opinion, même religieuse
Le principe de laïcité
Le principe d’égalité
Le principe de liberté

Le principe de laïcité

Explication

La Déclaration consacre la liberté, l’égalité et la liberté d’opinion, y compris religieuse, mais pas le principe de laïcité. Assimiler la liberté d’opinion, l’égalité ou la liberté à la laïcité confond des principes distincts.

68. Avant l’Acte unique, l’adoption des directives sur la santé et la sécurité des travailleurs était bloquée par l’exigence d’unanimité. Quel changement institutionnel introduit par l’Acte unique a facilité l’adoption de la directive de 1989 dans ce domaine ?

Le maintien de l’unanimité
Le changement introduit par la directive de 1989
L’application de la libre circulation des personnes
Le passage à la majorité qualifiée

Le passage à la majorité qualifiée

Explication

L’Acte unique de 1986 fait passer à la majorité qualifiée l’adoption des directives concernées, ce qui réduit les blocages et permet notamment l’adoption de la directive de 1989. L’unanimité est la règle antérieure, et la libre circulation des personnes relève d’un autre mécanisme.

69. En 2021, une entreprise emploie 48 salariés en équivalent temps plein. Au regard du seuil légal applicable depuis le 1er janvier 2020, le règlement intérieur est-il obligatoire ?

Non, car l’effectif est inférieur à 50 salariés
Oui, car le seuil applicable est de 20 salariés
Oui, car un effectif proche de 50 suffit
Non, car le seuil applicable est supérieur à 50 salariés

Non, car l’effectif est inférieur à 50 salariés

Explication

Depuis le 1er janvier 2020, le règlement intérieur est obligatoire à partir de 50 salariés en équivalent temps plein : avec 48 salariés, l’entreprise reste sous le seuil. Le seuil de 20 salariés correspond à la règle antérieure, tandis qu’un effectif proche de 50 ne suffit pas à atteindre le seuil.

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Quelles branches composent principalement le droit social ?

Le droit de la sécurité sociale et le droit du travail.

Combien de branches comprend la sécurité sociale ?

Cinq branches.

Comment le modèle bismarckien finance-t-il la sécurité sociale ?

Par les cotisations sociales.

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