QCM : Des droits de l’homme aux droits des patients — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à la justice comme notion juridique et morale ?

La conformité avec la loi et l’attribution à chacun de ce qui lui revient de droit
L’application d’une sanction identique à toutes les personnes dans chaque situation
La priorité donnée aux intérêts collectifs sur toute revendication individuelle
La possibilité pour chaque personne de choisir librement la règle qui lui convient

La conformité avec la loi et l’attribution à chacun de ce qui lui revient de droit

Explication

La justice désigne la conformité avec la loi ainsi que la vertu d’attribuer à chacun ce qui lui revient de droit. Elle ne se réduit donc ni à une liberté de choisir les règles ni à l’application uniforme d’une même sanction.

2. Quel droit lié à la santé est reconnu par l’article 25-1 de la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 ?

Le droit à un niveau de vie suffisant pour la santé, les soins et les services nécessaires
Le droit à une protection médicale limitée aux personnes sans emploi
Le droit à la gratuité de tous les traitements dans les établissements publics
Le droit à une indemnisation automatique pour toute maladie déclarée

Le droit à un niveau de vie suffisant pour la santé, les soins et les services nécessaires

Explication

L’article 25-1 reconnaît à toute personne un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être, les soins médicaux et les services sociaux nécessaires. Il ne garantit pas la gratuité de tous les traitements ni une indemnisation automatique.

3. À quelle date la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen a-t-elle été adoptée ?

Le 10 décembre 1948
Le 14 juillet 1789
Le 26 août 1789
Le 4 avril 1997

Le 26 août 1789

Explication

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen a été adoptée le 26 août 1789, dans le contexte de la Révolution française. Le 10 décembre 1948 correspond à l’adoption de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme.

4. Quelle conception de l’ordre juridique correspond au légicentrisme ?

La coutume constitue la principale expression de la volonté individuelle
La loi occupe une place centrale et exprime la volonté générale
La Constitution est écartée au profit des décisions administratives
La jurisprudence judiciaire domine les autres formes de normes

La loi occupe une place centrale et exprime la volonté générale

Explication

Le légicentrisme place la loi au centre de l’ordre juridique et la considère comme l’expression de la volonté générale. Cette conception ne donne donc pas la primauté générale à la jurisprudence ou à la coutume.

5. Selon l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, comment s’articulent liberté et loi ?

La liberté interdit les actions nuisibles, tandis que la loi ne peut en fixer les limites
La liberté permet ce qui ne nuit pas à autrui, dans les limites fixées par la loi
La liberté dépend de l’autorisation préalable d’une juridiction pour chaque action
La liberté permet toute action individuelle, même lorsqu’elle nuit à autrui

La liberté permet ce qui ne nuit pas à autrui, dans les limites fixées par la loi

Explication

L’article 4 définit la liberté comme la faculté de faire ce qui ne nuit pas à autrui et prévoit que ses limites sont déterminées par la loi. La loi ne supprime donc pas toute liberté, mais encadre son exercice lorsque cela est nécessaire.

6. Que proclame l’article 1er de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen concernant les hommes ?

Ils peuvent être distingués selon la volonté du pouvoir
Ils disposent de droits différents selon leur naissance
Ils sont libres lorsque leur situation sociale le permet
Ils naissent et demeurent libres et égaux en droits

Ils naissent et demeurent libres et égaux en droits

Explication

L’article 1er affirme la liberté et l’égalité en droits des hommes dès leur naissance et durant leur existence. Les distinctions sociales ne sont légitimes que lorsqu’elles reposent sur l’utilité commune.

7. Dans quelle condition un acte médical ou un traitement peut-il être pratiqué selon l’article L1111-4 du Code de la santé publique ?

Avec l’accord de la famille lorsque le médecin juge le traitement utile
Après une information générale, sans possibilité de modifier la décision
Après une décision médicale, même si la personne refuse le traitement
Après un consentement libre et éclairé, qui peut être retiré à tout moment

Après un consentement libre et éclairé, qui peut être retiré à tout moment

Explication

L’article L1111-4 exige le consentement libre et éclairé de la personne pour tout acte médical ou traitement, et ce consentement peut être retiré à tout moment. L’utilité médicale ou l’accord familial ne remplace pas, dans cette règle, le consentement de la personne concernée.

8. Quelle mesure la loi du 15 juillet 1893 instaure-t-elle pour les Français malades et privés de ressources ?

Une assurance maladie obligatoire financée par les employeurs
Une assistance médicale gratuite à domicile ou à l’hôpital si nécessaire
Une prise en charge réservée aux femmes enceintes hospitalisées
Une allocation vieillesse versée aux personnes sans ressources

Une assistance médicale gratuite à domicile ou à l’hôpital si nécessaire

Explication

La loi du 15 juillet 1893 instaure l’assistance médicale gratuite, à domicile ou dans un établissement hospitalier lorsque la situation l’exige. Elle assimile également les femmes en couches aux malades, mais ne crée pas une assurance financée par les employeurs.

9. Quel événement caractérise la Convention d’Oviedo ?

Elle est adoptée en 1948 et entre en vigueur en 1950
Elle est adoptée en 1950 et entre en vigueur en 1997
Elle est adoptée en 1789 et entre en vigueur en 1948
Elle est adoptée en 1997 et entre en vigueur en 1999

Elle est adoptée en 1997 et entre en vigueur en 1999

Explication

La Convention d’Oviedo est adoptée par le Conseil de l’Europe le 4 avril 1997 et entre en vigueur le 1er décembre 1999. Les dates de 1948 et de 1950 renvoient à d’autres instruments européens ou internationaux.

10. Quelle distinction caractérise les sources directes et les sources indirectes du droit ?

Les sources directes concernent les tribunaux, tandis que les sources indirectes concernent les contrats
Les sources directes créent des normes obligatoires, tandis que les sources indirectes influencent le droit
Les sources directes interprètent la loi, tandis que les sources indirectes remplacent la Constitution
Les sources directes commentent les normes, tandis que les sources indirectes imposent des sanctions

Les sources directes créent des normes obligatoires, tandis que les sources indirectes influencent le droit

Explication

Les sources directes énoncent des règles juridiquement obligatoires, directement applicables et contraignantes. Les sources indirectes contribuent plutôt à la formation, à l’interprétation ou à l’application du droit sans créer directement la même obligation normative.

11. Quelle décision a marqué en 1942 la naissance d’un droit à l’information médicale ?

La Déclaration universelle des Droits de l’Homme
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen
La Convention d’Oviedo
L’arrêt Teyssier

L’arrêt Teyssier

Explication

L’arrêt Teyssier de 1942 marque la naissance d’un droit à l’information médicale et contribue à l’émergence du droit des patients. La Convention d’Oviedo est postérieure et concerne un instrument européen adopté en 1997.

12. Que signifie le principe de bienfaisance dans la prise en charge d’un patient ?

Promouvoir ce qui lui est le plus avantageux en évaluant souffrance, risques et qualité de vie
Réduire les dépenses de soins en privilégiant les traitements les moins coûteux
Choisir l’intervention techniquement la plus avancée en écartant les préférences du patient
Prolonger la vie du patient en poursuivant les traitements malgré leurs effets défavorables

Promouvoir ce qui lui est le plus avantageux en évaluant souffrance, risques et qualité de vie

Explication

La bienfaisance consiste à rechercher ce qui est le plus avantageux pour le patient en tenant compte de sa douleur, de ses souffrances, des risques d’incapacité ou de décès et de sa qualité de vie. Elle ne se réduit donc ni à la performance technique ni à la prolongation de la vie à n’importe quel prix.

13. Laquelle de ces situations illustre un droit fondamental plutôt qu’une interdiction visant une pratique ?

Une personne est soumise à des traitements inhumains pendant sa détention
Une personne exprime publiquement ses opinions sans discrimination
Une personne subit une atteinte arbitraire à sa vie privée
Une personne est torturée pour obtenir des aveux judiciaires

Une personne exprime publiquement ses opinions sans discrimination

Explication

La liberté de pensée et d’expression fait partie des droits fondamentaux reconnus. La torture et les traitements inhumains sont, quant à eux, des pratiques interdites, tandis que la vie privée constitue également un droit protégé.

14. Quelle conséquence découle de l’article 16-1 du Code civil concernant le corps humain ?

Le corps humain appartient à l’établissement de soins qui réalise un prélèvement autorisé
Le corps humain et ses éléments peuvent être cédés comme des biens lorsque les parties y consentent
Le corps humain devient un bien patrimonial dès lors qu’un élément en est séparé
Le corps humain et ses éléments ne peuvent faire l’objet d’un droit patrimonial ni être vendus librement

Le corps humain et ses éléments ne peuvent faire l’objet d’un droit patrimonial ni être vendus librement

Explication

L’article 16-1 consacre le caractère non patrimonial du corps humain, de ses éléments et de ses produits, ce qui exclut leur vente libre. Le consentement à un prélèvement ne transforme pas le corps ou ses éléments en biens patrimoniaux.

15. Comment le principe de proportionnalité guide-t-il l’action médicale ?

Il impose de limiter l’action aux moyens nécessaires pour atteindre l’objectif recherché
Il commande d’utiliser les moyens les plus puissants afin d’augmenter les chances de succès
Il invite à éviter toute intervention dès qu’un risque médical, même faible, est identifié
Il autorise une intervention plus large lorsque le professionnel estime le résultat souhaitable

Il impose de limiter l’action aux moyens nécessaires pour atteindre l’objectif recherché

Explication

La proportionnalité exige de ne pas employer davantage de moyens qu’il n’est nécessaire pour réaliser l’objectif, conformément au principe « pas plus qu’il n’est nécessaire ». Elle ne commande donc ni l’emploi systématique des moyens les plus puissants ni l’abstention face à tout risque.

16. À quelle date la Déclaration universelle des Droits de l’Homme a-t-elle été adoptée ?

Le 4 novembre 1950
Le 26 août 1789
Le 1er décembre 1999
Le 10 décembre 1948

Le 10 décembre 1948

Explication

La Déclaration universelle des Droits de l’Homme a été adoptée le 10 décembre 1948. Le 26 août 1789 renvoie à la déclaration française des droits de l’homme et du citoyen.

17. Dans une situation où une règle attribue à chaque personne ce qui lui revient conformément à la loi, quelle notion est directement mise en œuvre ?

La jurisprudence, entendue comme interprétation d’un litige particulier
La coutume, entendue comme répétition d’un comportement social
La justice, entendue comme conformité à la loi et attribution de droits
La liberté, entendue comme absence de toute règle juridique

La justice, entendue comme conformité à la loi et attribution de droits

Explication

La situation correspond à la justice, qui consiste à respecter la loi et à attribuer à chacun ce qui lui revient de droit. La jurisprudence concerne plutôt l’interprétation des litiges, tandis que la liberté juridique n’implique pas l’absence de toute règle.

18. Dans quelle situation l’article 221-6 du Code pénal relatif à l’homicide involontaire est-il applicable ?

Lorsqu’une personne déjà née décède involontairement à la suite du comportement d’autrui
Lorsqu’un fœtus est exposé à un risque avant le début du travail d’accouchement
Lorsqu’un embryon subit une atteinte involontaire pendant une intervention médicale
Lorsqu’une personne vivante est exposée à une incapacité sans conséquence mortelle

Lorsqu’une personne déjà née décède involontairement à la suite du comportement d’autrui

Explication

L’homicide involontaire réprimé par l’article 221-6 concerne la mort involontaire d’une personne déjà née. Les atteintes à l’enfant à naître relèvent de textes particuliers concernant l’embryon ou le fœtus, et non de cette qualification pénale.

19. Laquelle de ces propositions énumère les droits naturels et imprescriptibles de l’homme en 1789 ?

La liberté d’expression, la santé, le travail et la fraternité
La propriété, la nationalité, la famille et l’éducation
La sûreté, la dignité, la vie privée et la solidarité
La liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression

La liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression

Explication

La liste comprend la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. La propriété appartient donc bien aux droits naturels de 1789, tandis que l’utilité commune concerne la légitimité des distinctions sociales.

20. Quel principe relatif à la santé est affirmé par le Préambule de la Constitution de 1946 ?

La Nation garantit un revenu identique à chaque citoyen
La Nation confie la santé aux collectivités territoriales
La Nation garantit à tous la protection de la santé
La Nation réserve les soins publics aux personnes privées de ressources

La Nation garantit à tous la protection de la santé

Explication

Le Préambule de 1946 affirme que la Nation garantit à tous la protection de la santé. Il établit ainsi un principe général de protection, sans limiter cette garantie aux personnes sans ressources.

21. Quel principe concernant les relations entre les êtres humains est affirmé par la Déclaration universelle des Droits de l’Homme ?

Ils doivent organiser leurs relations selon leur origine sociale
Ils peuvent limiter les droits d’autrui pour défendre leurs intérêts
Ils doivent réserver la dignité aux citoyens de leur propre État
Ils doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité

Ils doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité

Explication

La Déclaration universelle affirme que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits et doivent se comporter dans un esprit de fraternité. Les distinctions d’origine sociale ou nationale ne fondent pas une hiérarchie générale des droits.

22. Quelle relation la loi du 4 mars 2002, dite loi Kouchner, entretient-elle avec le Code de la santé publique ?

Elle organise l’assistance médicale gratuite instituée en 1893
Elle crée le Code à partir d’une ordonnance adoptée en 2002
Elle ratifie le Code issu de l’ordonnance du 15 juin 2000
Elle remplace le Code par une déclaration générale sur les soins

Elle ratifie le Code issu de l’ordonnance du 15 juin 2000

Explication

La loi Kouchner du 4 mars 2002 ratifie le Code de la santé publique issu de l’ordonnance n° 2000-548 du 15 juin 2000. Elle ne crée donc pas ce Code par une ordonnance de 2002 et ne correspond pas à la loi d’assistance médicale de 1893.

23. Quelle protection l’article 16 du Code civil accorde-t-il à la personne humaine ?

Il affirme la primauté de la personne, protège sa dignité et respecte l’être humain dès le commencement de sa vie
Il garantit la liberté contractuelle, protège la vie privée et respecte la personne après sa majorité
Il consacre l’autonomie médicale, protège le consentement et respecte l’être humain après son décès
Il reconnaît la primauté du patrimoine, protège les biens et respecte l’être humain après sa naissance

Il affirme la primauté de la personne, protège sa dignité et respecte l’être humain dès le commencement de sa vie

Explication

L’article 16 affirme la primauté de la personne, interdit les atteintes à sa dignité et impose le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie. La liberté contractuelle ne constitue pas l’objet principal de cette disposition, qui vise la protection fondamentale de la personne.

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Quelle loi instaure l’assistance médicale gratuite en 1893 ?

La loi du 15 juillet 1893.

Que garantit le Préambule de la Constitution de 1946 ?

La protection de la santé à tous.

Quelle date marque l’adoption de la Constitution de l’OMS ?

Le 7 avril 1948.

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