QCM : Droit constitutionnel général — 38 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la science du droit constitutionnel ?

L’ensemble des mécanismes administratifs organisant le territoire français
L’ensemble des écrits doctrinaux consacrés aux constitutions et aux systèmes constitutionnels
L’ensemble des libertés protégées par les textes constitutionnels
L’ensemble des règles constitutionnelles applicables aux citoyens

L’ensemble des écrits doctrinaux consacrés aux constitutions et aux systèmes constitutionnels

Explication

La science du droit constitutionnel regroupe les études et écrits de la doctrine sur les constitutions et les systèmes constitutionnels. Le droit constitutionnel positif correspond, quant à lui, aux règles juridiques applicables.

2. Quelle situation relève du droit constitutionnel positif plutôt que de la science du droit constitutionnel ?

Comparer les interprétations proposées par plusieurs auteurs
Étudier les articles publiés par des universitaires sur un régime politique
Appliquer les règles et mécanismes juridiques organisés par la Constitution
Analyser les commentaires doctrinaux consacrés à une Constitution

Appliquer les règles et mécanismes juridiques organisés par la Constitution

Explication

Le droit constitutionnel positif rassemble les règles, notions, principes et mécanismes juridiques organisés par la Constitution. Les commentaires, comparaisons et études universitaires relèvent de la science du droit constitutionnel.

3. Que comprennent les droits fondamentaux dans le cadre constitutionnel français ?

Les droits et libertés consacrés par la Constitution et protégés pour les personnes présentes sur le territoire français
Les prérogatives politiques réservées aux membres des assemblées parlementaires
Les règles administratives applicables aux seuls agents des services publics
Les principes économiques organisant les relations entre les collectivités territoriales

Les droits et libertés consacrés par la Constitution et protégés pour les personnes présentes sur le territoire français

Explication

Les droits fondamentaux regroupent les droits et libertés consacrés par une Constitution et protégés pour les personnes présentes sur le territoire français. Ils ne se limitent donc ni aux agents publics ni aux seuls titulaires d’un mandat politique.

4. Quelle conséquence l’indivisibilité de la République produit-elle pour les citoyens français ?

Elle confie l’organisation de chaque territoire à une autorité politique distincte de l’État
Elle réserve les mêmes compétences administratives aux départements et aux collectivités particulières
Elle interdit toute adaptation réglementaire applicable à certains territoires ultramarins
Elle impose une égalité de principe entre les citoyens, quel que soit leur lieu de résidence sur le territoire français

Elle impose une égalité de principe entre les citoyens, quel que soit leur lieu de résidence sur le territoire français

Explication

L’indivisibilité implique que le principe d’égalité s’applique aux citoyens français indépendamment de l’endroit du territoire où ils se trouvent. Elle n’empêche pas, dans certains territoires ultramarins, des aménagements particuliers de l’organisation administrative.

5. Comment le principe d’indivisibilité a-t-il été aménagé pour certains territoires ultramarins ?

Les départements ultramarins échappent aux règles constitutionnelles communes
La Nouvelle-Calédonie peut faire l’objet d’aménagements au niveau réglementaire
La République a supprimé toute compétence réglementaire dans ces territoires
Les territoires ultramarins disposent tous d’une Constitution propre et indépendante

La Nouvelle-Calédonie peut faire l’objet d’aménagements au niveau réglementaire

Explication

Le principe d’indivisibilité a été aménagé pour certains territoires ultramarins, notamment la Nouvelle-Calédonie, où des adaptations réglementaires sont possibles. Cet aménagement ne signifie ni indépendance constitutionnelle générale ni disparition des règles communes.

6. Dans quel contexte historique le constitutionnalisme moderne apparaît-il ?

Au XIXe siècle, après la généralisation des régimes parlementaires
Au XVIe siècle, dans le contexte de la centralisation monarchique
Au XVIIe siècle, avec l’essor des administrations royales
Au XVIIIe siècle, dans le contexte philosophique des Lumières

Au XVIIIe siècle, dans le contexte philosophique des Lumières

Explication

Le constitutionnalisme moderne apparaît au XVIIIe siècle, sous l’influence des idées philosophiques des Lumières. Le terme constitution existait auparavant, mais cette conception moderne associe la Constitution à l’encadrement juridique du pouvoir.

7. Quelle chronologie distingue correctement les révolutions américaine et française ?

La Révolution américaine commence en 1789, puis la Révolution française adopte sa Constitution en 1787
La Révolution française commence en 1787, puis la Révolution américaine s’achève en 1789
La Révolution américaine mène à une Constitution en 1787, tandis que la Révolution française commence en 1789
Les deux révolutions commencent en 1789 et adoptent simultanément une Constitution républicaine

La Révolution américaine mène à une Constitution en 1787, tandis que la Révolution française commence en 1789

Explication

La Révolution américaine aboutit à la création des États-Unis et à l’adoption de leur Constitution en 1787, tandis que la Révolution française commence en 1789. La Révolution française tente d’abord d’instaurer une monarchie constitutionnelle, ce qui la distingue de l’évolution américaine.

8. Quel principe caractérise le libéralisme politique ?

La limitation du pouvoir et son exercice dans le respect des libertés individuelles
La soumission des libertés individuelles aux décisions prises par le pouvoir exécutif
La concentration du pouvoir entre les mains d’une autorité réputée efficace
La priorité accordée à l’autorité publique sur les droits reconnus aux personnes

La limitation du pouvoir et son exercice dans le respect des libertés individuelles

Explication

Le libéralisme politique défend un pouvoir limité et respectueux des libertés individuelles. Il s’oppose ainsi à l’exercice arbitraire ou autoritaire du pouvoir, même lorsqu’il est présenté comme efficace.

9. Quelle conception correspond à la séparation des pouvoirs associée à Montesquieu ?

Subordonner les organes juridictionnels aux assemblées chargées de voter les lois
Réunir les fonctions publiques dans une seule autorité afin d’accélérer les décisions
Confier le pouvoir législatif aux tribunaux et le pouvoir juridictionnel au gouvernement
Distinguer les pouvoirs législatif, exécutif et juridictionnel et les confier à des organes différents

Distinguer les pouvoirs législatif, exécutif et juridictionnel et les confier à des organes différents

Explication

La séparation des pouvoirs distingue les fonctions législative, exécutive et juridictionnelle et les attribue à des organes différents. Cette conception est associée à Montesquieu et vise à éviter la concentration du pouvoir.

10. Quelle distinction caractérise principalement le droit privé et le droit public ?

Le droit privé encadre l’action administrative au nom de l’intérêt général, tandis que le droit public règle les contrats conclus entre particuliers.
Le droit privé organise les relations entre individus au service de l’intérêt individuel, tandis que le droit public encadre les relations avec la puissance publique au nom de l’intérêt général.
Le droit privé fixe les compétences des institutions politiques, tandis que le droit public protège les libertés individuelles dans les relations civiles.
Le droit privé impose une contrainte étatique aux particuliers, tandis que le droit public privilégie l’initiative individuelle dans les affaires publiques.

Le droit privé organise les relations entre individus au service de l’intérêt individuel, tandis que le droit public encadre les relations avec la puissance publique au nom de l’intérêt général.

Explication

Le droit privé concerne principalement les rapports entre individus et vise la satisfaction de l’intérêt individuel, alors que le droit public implique la puissance publique et l’intérêt général. La dernière proposition inverse précisément les caractéristiques respectives des deux branches.

11. Un particulier conteste une décision prise par une administration : quel ordre de juridiction est en principe compétent ?

L’ordre administratif, compétent pour les litiges mettant en cause l’administration.
L’ordre constitutionnel, compétent pour contrôler directement toute décision administrative.
L’ordre pénal, compétent pour examiner les désaccords relatifs aux services publics.
L’ordre judiciaire, compétent pour les différends opposant deux personnes privées.

L’ordre administratif, compétent pour les litiges mettant en cause l’administration.

Explication

La dualité juridictionnelle française attribue aux juridictions administratives les litiges avec l’administration. L’ordre judiciaire intervient notamment dans les litiges entre particuliers, et non dans ce type de contestation administrative.

12. Quelle fonction définit le mieux le droit constitutionnel en tant que branche du droit public ?

Décrire les comportements électoraux et mesurer les opinions publiques à partir d’enquêtes sociologiques.
Organiser la décision politique, déterminer les autorités qui décident pour tous et limiter leur pouvoir.
Répartir les litiges civils entre tribunaux selon la nature des obligations contractuelles concernées.
Régler les échanges commerciaux entre entreprises et protéger les intérêts patrimoniaux des particuliers.

Organiser la décision politique, déterminer les autorités qui décident pour tous et limiter leur pouvoir.

Explication

Le droit constitutionnel organise la prise des décisions politiques, identifie les détenteurs du pouvoir et en fixe les limites. L’étude des comportements électoraux relève plutôt de la science politique que de cette définition juridique.

13. Que décrit principalement l’enseignement du droit constitutionnel entre le milieu du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle ?

Les sanctions prononcées par le juge constitutionnel contre les responsables politiques.
Les comportements électoraux et les rapports sociaux entre les groupes politiques.
Le contenu des constitutions et l’organisation des institutions françaises.
Les procédures administratives applicables aux relations entre l’État et les particuliers.

Le contenu des constitutions et l’organisation des institutions françaises.

Explication

Durant cette période, l’approche institutionnelle se concentre principalement sur les constitutions et les organes français. L’étude des sanctions du juge constitutionnel correspond davantage à une approche juridictionnelle.

14. Quel ensemble de textes a formé la Constitution de la IIIe République ?

Les lois constitutionnelles adoptées lors de la fondation de la Ve République en 1958.
Les trois lois constitutionnelles adoptées en 1875.
La Charte constitutionnelle octroyée au début de la monarchie de Juillet.
La Constitution républicaine adoptée en 1946.

Les trois lois constitutionnelles adoptées en 1875.

Explication

La Constitution de la IIIe République reposait sur trois lois constitutionnelles adoptées en 1875. Le texte de 1946 correspond à la IVe République, tandis que 1958 inaugure la Ve République.

15. Quelle différence distingue l’objet principal de la science politique de celui du droit constitutionnel ?

La science politique étudie les phénomènes politiques et leur dimension sociologique, tandis que le droit constitutionnel analyse les règles juridiques du pouvoir.
La science politique fixe les règles constitutionnelles du pouvoir, tandis que le droit constitutionnel mesure les attitudes sociales des électeurs.
La science politique interprète les lois civiles, tandis que le droit constitutionnel décrit les pratiques commerciales des institutions publiques.
La science politique répartit les compétences entre tribunaux, tandis que le droit constitutionnel étudie les relations économiques entre particuliers.

La science politique étudie les phénomènes politiques et leur dimension sociologique, tandis que le droit constitutionnel analyse les règles juridiques du pouvoir.

Explication

La science politique examine les phénomènes du pouvoir sous leur dimension notamment sociologique, alors que le droit constitutionnel étudie les règles juridiques qui l’encadrent. La deuxième proposition intervertit ces deux domaines d’étude.

16. Quelle caractéristique politique marque la IVe République entre 1946 et 1958 ?

Une représentation politique fragmentée accompagnée d’une forte instabilité gouvernementale.
Une organisation institutionnelle dominée par un juge constitutionnel disposant d’un contrôle étendu.
Une absence de pluralisme politique favorisant des gouvernements de longue durée.
Une concentration durable du pouvoir exécutif autour d’une majorité parlementaire stable.

Une représentation politique fragmentée accompagnée d’une forte instabilité gouvernementale.

Explication

La IVe République se caractérise par la fragmentation de la représentation politique et une importante instabilité des gouvernements. Une majorité stable et des gouvernements durables ne correspondent donc pas à cette période.

17. Comment l’interprétation constitutionnelle se forme-t-elle dans la pratique politique ?

Par l’interaction entre les règles du texte constitutionnel et la manière dont les acteurs politiques les appliquent.
Par la décision des juridictions judiciaires, sans prise en compte des règles écrites de la Constitution.
Par l’évolution des comportements électoraux, même lorsqu’ils ne modifient pas l’application des règles constitutionnelles.
Par la lecture isolée du texte constitutionnel, indépendamment des pratiques des institutions et des responsables politiques.

Par l’interaction entre les règles du texte constitutionnel et la manière dont les acteurs politiques les appliquent.

Explication

L’interprétation constitutionnelle résulte à la fois du contenu des règles écrites et de leur mise en œuvre par les acteurs politiques. La lecture isolée du texte néglige précisément le rôle des pratiques institutionnelles dans cette interprétation.

18. Quel changement majeur la création du Conseil constitutionnel introduit-elle en France en 1958 ?

Le contrôle juridictionnel des traités européens
L’élection directe des juges constitutionnels
Le contrôle de constitutionnalité des lois
La suppression du pouvoir réglementaire

Le contrôle de constitutionnalité des lois

Explication

La création du Conseil constitutionnel en 1958 instaure en France le contrôle de constitutionnalité des lois. Elle ne modifie pas, en elle-même, le mode d’élection des juges ni le pouvoir réglementaire.

19. Que désigne l’expression « démocratie militante » ?

Une démocratie qui réserve le vote aux citoyens engagés
Une démocratie dirigée par des organisations politiques militantes
Une démocratie fondée sur la mobilisation permanente des électeurs
Une démocratie qui se protège grâce à des outils d’autodéfense

Une démocratie qui se protège grâce à des outils d’autodéfense

Explication

La démocratie militante repose sur l’idée qu’un régime démocratique doit pouvoir se défendre et protéger son fonctionnement. Elle ne se définit pas par la participation obligatoire de citoyens militants.

20. Quelle est la composition et la durée du mandat des membres du Conseil constitutionnel ?

Quinze membres nommés pour neuf ans, renouvelés par moitié tous les cinq ans
Neuf membres élus pour six ans, renouvelés intégralement tous les trois ans
Neuf membres nommés pour neuf ans, renouvelés par tiers tous les trois ans
Douze membres nommés pour six ans, renouvelés par moitié tous les trois ans

Neuf membres nommés pour neuf ans, renouvelés par tiers tous les trois ans

Explication

Le Conseil constitutionnel compte neuf membres dont le mandat dure neuf ans, avec un renouvellement par tiers tous les trois ans. Le rythme de renouvellement ne correspond donc pas à la durée individuelle du mandat.

21. Quelle combinaison correspond aux trois fonctions essentielles du Conseil constitutionnel ?

Contrôler certaines élections, superviser les référendums nationaux et vérifier la conformité de certaines normes à la Constitution
Contrôler les partis politiques, approuver le budget de l’État et diriger les juridictions administratives
Nommer les ministres, superviser les collectivités territoriales et rédiger les textes constitutionnels
Voter les lois, organiser les élections locales et contrôler les décisions des juridictions judiciaires

Contrôler certaines élections, superviser les référendums nationaux et vérifier la conformité de certaines normes à la Constitution

Explication

Le Conseil constitutionnel intervient dans le contrôle de certaines élections, la supervision des référendums nationaux et le contrôle de conformité de certaines normes à la Constitution. Le vote des lois et la nomination des ministres relèvent d’autres institutions.

22. Quelle distinction décrit correctement les contrôles a priori et a posteriori ?

Le contrôle a priori intervient avant la promulgation, tandis que le contrôle a posteriori concerne une loi déjà en vigueur lors d’un procès
Le contrôle a priori intervient après l’application, tandis que le contrôle a posteriori précède le vote de la loi
Le contrôle a priori concerne les règlements, tandis que le contrôle a posteriori concerne les élections nationales
Le contrôle a priori est soulevé par un justiciable, tandis que le contrôle a posteriori est engagé par le Parlement

Le contrôle a priori intervient avant la promulgation, tandis que le contrôle a posteriori concerne une loi déjà en vigueur lors d’un procès

Explication

Le contrôle a priori est préventif et porte sur une loi avant sa promulgation et son entrée en vigueur. Le contrôle a posteriori intervient pendant l’application d’une loi déjà en vigueur, notamment dans le cadre d’un procès.

23. Qui peut saisir le Conseil constitutionnel dans le cadre du contrôle a priori depuis 1958 ?

Le Conseil d’État, la Cour de cassation et les juridictions judiciaires de première instance
Tout justiciable engagé dans un procès, un maire ou un président de région
Les électeurs inscrits, les partis politiques et les syndicats représentatifs
Le président de la République, les présidents des assemblées, le Premier ministre, 60 députés ou 60 sénateurs

Le président de la République, les présidents des assemblées, le Premier ministre, 60 députés ou 60 sénateurs

Explication

La saisine a priori appartient à plusieurs autorités politiques, notamment le président de la République, les présidents des assemblées, le Premier ministre et des groupes de 60 parlementaires. Un justiciable intervient plutôt à l’origine d’une QPC.

24. Quel est le cheminement normal d’une QPC soulevée par un justiciable ?

Le Parlement examine la question, puis le Gouvernement la transmet au Conseil d’État pour décision définitive
Le juge du procès transmet automatiquement la question au Conseil constitutionnel sans examen intermédiaire
Le justiciable saisit directement le Conseil constitutionnel, qui transmet ensuite la question au juge du procès
Le justiciable la soulève devant le juge du procès, puis elle peut être renvoyée à la Cour de cassation ou au Conseil d’État avant le Conseil constitutionnel

Le justiciable la soulève devant le juge du procès, puis elle peut être renvoyée à la Cour de cassation ou au Conseil d’État avant le Conseil constitutionnel

Explication

La QPC est d’abord soulevée devant le juge du procès, puis peut passer par la Cour de cassation ou le Conseil d’État avant d’atteindre le Conseil constitutionnel. Elle ne saisit donc pas directement le Conseil constitutionnel et ne lui est pas automatiquement transmise.

25. Quelle définition correspond à la question prioritaire de constitutionnalité ?

Une procédure permettant à une juridiction de contrôler la conformité d’un traité aux règles européennes
Une procédure permettant au Parlement de vérifier un projet de loi avant son adoption définitive
Une procédure permettant à un justiciable de contester, pendant un procès, une disposition législative déjà applicable au regard des droits et libertés constitutionnels
Une procédure permettant à un électeur de contester les résultats d’une élection nationale

Une procédure permettant à un justiciable de contester, pendant un procès, une disposition législative déjà applicable au regard des droits et libertés constitutionnels

Explication

La QPC permet à un justiciable de contester, au cours d’un procès, une disposition législative déjà applicable au regard des droits et libertés garantis par la Constitution. Le contrôle d’un projet avant son entrée en vigueur relève du contrôle a priori.

26. Comment une QPC progresse-t-elle entre les différentes juridictions ?

Elle est adressée au Parlement, qui décide ensuite de la transmettre à la juridiction compétente
Elle est soulevée devant le juge du procès, examinée par lui, puis peut être transmise à la Cour de cassation ou au Conseil d’État
Elle est présentée directement à la Cour européenne des droits de l’homme avant tout examen national
Elle est déposée devant le Conseil constitutionnel, puis renvoyée au juge du procès pour une première vérification

Elle est soulevée devant le juge du procès, examinée par lui, puis peut être transmise à la Cour de cassation ou au Conseil d’État

Explication

Le justiciable soulève d’abord la QPC devant le juge du procès, qui l’examine avant une éventuelle transmission à la Cour de cassation ou au Conseil d’État. Le Conseil constitutionnel intervient après ces étapes de filtrage juridictionnel.

27. Sur quel type de grief une QPC peut-elle porter ?

La contestation de la légalité d’une décision individuelle rendue par un juge
Toute contrariété entre une disposition législative et n’importe quelle règle constitutionnelle
La mauvaise application d’un règlement administratif par une autorité publique
La violation par une disposition législative des droits et libertés que la Constitution garantit

La violation par une disposition législative des droits et libertés que la Constitution garantit

Explication

La QPC porte sur l’atteinte portée par la loi aux droits et libertés garantis par la Constitution. Elle ne permet pas d’invoquer indistinctement toutes les dispositions constitutionnelles ni de contester directement une décision individuelle.

28. Quelle est la différence entre le contrôle a priori et la QPC quant à leurs effets sur une loi ?

Le contrôle a priori suspend une décision judiciaire, tandis que la QPC modifie directement la Constitution.
Le contrôle a priori valide une loi promulguée, tandis que la QPC contrôle la procédure parlementaire.
Le contrôle a priori peut empêcher l’entrée en vigueur d’une loi, tandis que la QPC peut abroger une loi déjà en vigueur.
Le contrôle a priori abroge une loi applicable, tandis que la QPC empêche l’entrée en vigueur d’un projet.

Le contrôle a priori peut empêcher l’entrée en vigueur d’une loi, tandis que la QPC peut abroger une loi déjà en vigueur.

Explication

Le contrôle a priori intervient avant l’entrée en vigueur de la loi, alors que la QPC concerne une disposition déjà applicable et peut conduire à son abrogation. Confondre ces mécanismes revient à inverser leur moment d’intervention et leur effet juridique.

29. Que se passe-t-il lorsqu’une disposition législative est déclarée inconstitutionnelle dans le cadre d’une QPC ?

Elle est maintenue jusqu’à l’adoption d’une nouvelle loi organique.
Elle est suspendue dans le litige, mais reste applicable aux autres affaires.
Elle est abrogée et ne peut plus être appliquée.
Elle est renvoyée au Parlement pour une nouvelle vérification constitutionnelle.

Elle est abrogée et ne peut plus être appliquée.

Explication

Une déclaration d’inconstitutionnalité dans une QPC entraîne l’abrogation de la disposition, qui ne peut alors plus être appliquée. La maintenir dans les autres affaires ne correspond pas à l’effet attaché à cette décision.

30. Dans quelle mesure une décision rendue en QPC produit-elle ses effets ?

Elle produit des effets immédiats pour le litige, mais chaque autre affaire exige une nouvelle QPC.
Elle produit des effets immédiats pour le litige concerné et les situations équivalentes partout en France.
Elle concerne les juridictions françaises, mais pas les situations équivalentes examinées ailleurs.
Elle produit des effets différés pour le litige concerné, sans incidence sur les affaires comparables.

Elle produit des effets immédiats pour le litige concerné et les situations équivalentes partout en France.

Explication

La décision de QPC s’applique immédiatement au litige concerné et aux situations équivalentes sur l’ensemble du territoire français. Exiger une nouvelle QPC pour chaque situation comparable réduirait à tort la portée générale de la décision.

31. Quelle distinction décrit correctement le Conseil de l’Europe et l’Union européenne ?

Le Conseil de l’Europe organise l’intégration économique, tandis que l’Union européenne protège les droits de l’homme par une cour dédiée.
Le Conseil de l’Europe exerce les compétences nationales en commun, tandis que l’Union européenne défend la paix entre ses membres.
Le Conseil de l’Europe protège la paix et les droits de l’homme, tandis que l’Union européenne assure une intégration économique et politique.
Le Conseil de l’Europe adopte le droit de l’Union, tandis que l’Union européenne coordonne principalement des engagements diplomatiques.

Le Conseil de l’Europe protège la paix et les droits de l’homme, tandis que l’Union européenne assure une intégration économique et politique.

Explication

Le Conseil de l’Europe est une organisation internationale centrée sur la paix et les droits de l’homme, alors que l’Union européenne est une organisation d’intégration économique et politique produisant son propre droit. Les autres réponses attribuent à chaque organisation les fonctions principales de l’autre.

32. Quel organe appartient au Conseil de l’Europe et siège à Strasbourg ?

Le Conseil de l’Union européenne
Le Parlement européen
La Cour européenne des droits de l’homme
La Commission européenne

La Cour européenne des droits de l’homme

Explication

La Cour européenne des droits de l’homme est l’organe phare du Conseil de l’Europe et siège à Strasbourg. Le Parlement européen, la Commission et le Conseil de l’Union européenne relèvent des institutions de l’Union européenne.

33. Quelle obligation internationale incombe aux États membres du Conseil de l’Europe concernant les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme ?

Ils peuvent les examiner sans devoir leur donner suite.
Ils peuvent les écarter lorsqu’elles contredisent leur Constitution.
Ils doivent les respecter et les mettre en œuvre.
Ils doivent les appliquer après approbation du Parlement européen.

Ils doivent les respecter et les mettre en œuvre.

Explication

Les États membres du Conseil de l’Europe sont internationalement tenus de respecter et de mettre en œuvre les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme. Leur donner une simple valeur consultative ne correspond pas à cette obligation internationale.

34. Quelle transformation le traité de Maastricht de 1992 a-t-il consacrée ?

Il a institué le Conseil de l’Europe et établi la compétence de la Cour de Strasbourg.
Il a supprimé les Communautés européennes et transféré leurs compétences aux États.
Il a instauré la primauté des constitutions nationales sur les normes européennes.
Il a créé l’Union européenne et consacré la citoyenneté européenne en complément de l’union économique.

Il a créé l’Union européenne et consacré la citoyenneté européenne en complément de l’union économique.

Explication

Le traité de Maastricht a transformé les Communautés européennes en Union européenne et a consacré la citoyenneté européenne, en plus de l’union économique. Il ne concerne ni la création du Conseil de l’Europe ni la primauté des constitutions nationales.

35. Que prévoit l’article 88-1 de la Constitution française de 1958 ?

La République délègue toutes ses compétences à une organisation internationale sans fondement constitutionnel particulier.
La République participe à l’Union européenne constituée d’États ayant choisi d’exercer certaines compétences en commun.
La République soumet les décisions européennes à une autorisation parlementaire avant toute participation.
La République reconnaît le Conseil de l’Europe comme l’autorité chargée de produire les lois françaises.

La République participe à l’Union européenne constituée d’États ayant choisi d’exercer certaines compétences en commun.

Explication

L’article 88-1, dans le titre XV de la Constitution, constitutionnalise la participation de la France à l’Union européenne et mentionne l’exercice commun de certaines compétences. Il ne prévoit ni transfert intégral des compétences ni rôle législatif du Conseil de l’Europe.

36. Que signifie la primauté du droit de l’Union européenne en cas de contradiction avec une loi française ?

La loi française prime parce qu’elle émane directement du Parlement national.
Le droit de l’Union européenne prime et la loi française contradictoire doit être écartée.
La norme européenne ne s’applique qu’après une modification de la Constitution française.
Les deux normes doivent être appliquées simultanément malgré leur contradiction.

Le droit de l’Union européenne prime et la loi française contradictoire doit être écartée.

Explication

La primauté signifie que le droit de l’Union européenne prévaut sur le droit national lorsqu’ils sont contradictoires, ce qui impose d’écarter la loi française incompatible. Appliquer simultanément deux normes contradictoires ne permet pas de résoudre le conflit juridique.

37. Lorsqu’un règlement européen et une loi française applicable à un procès se contredisent, que doit faire le juge ?

Appliquer le règlement européen et écarter la disposition législative française.
Suspendre le procès jusqu’à l’intervention du Parlement européen.
Appliquer les deux textes en donnant priorité à la norme la plus récente.
Appliquer la loi française et écarter le règlement européen dans le procès.

Appliquer le règlement européen et écarter la disposition législative française.

Explication

En vertu de la primauté, le juge applique le règlement européen et écarte la disposition législative française contradictoire. La priorité ne dépend pas de la date d’adoption et le juge n’a pas à suspendre le procès pour obtenir une nouvelle intervention institutionnelle.

38. Quelles institutions de l’Union européenne produisent notamment des directives et des règlements ?

La Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil.
La Cour européenne des droits de l’homme, le Conseil de l’Europe et l’UNESCO.
La Banque centrale européenne, l’OTAN et la Cour internationale de justice.
Le Conseil constitutionnel, le Parlement français et le Conseil d’État.

La Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil.

Explication

La Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil participent à la production du droit de l’Union, qui comprend notamment les directives et les règlements. La Cour européenne des droits de l’homme et le Conseil de l’Europe appartiennent à un autre ensemble institutionnel.

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Qu'est-ce que la science du droit constitutionnel ?

L'ensemble des écrits et études publiés par la doctrine sur les constitutions.

Qu'est-ce que le droit constitutionnel positif ?

L'ensemble des règles, notions, principes et mécanismes juridiques organisés par la Constitution.

Que sont les droits fondamentaux ?

Les droits et libertés consacrés par une Constitution et protégés sur le territoire français.

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