QCM : Distinctions et sources du droit (71 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction générale le droit remplit-il dans une société ?

Régir principalement les rapports entre particuliers
Définir les règles des seules organisations internationales
Encadrer la vie sociale et les rapports entre les personnes et les organisations
Organiser les seules décisions des administrations publiques

Encadrer la vie sociale et les rapports entre les personnes et les organisations

Explication

Le droit rassemble les règles qui encadrent la vie en société et les rapports entre personnes, administrations, entreprises, État et organisations internationales. La « décision de l’État » réduit son champ, les « rapports entre particuliers » décrivent surtout le droit privé, et les « organisations internationales » ne constituent qu’une partie des relations concernées.

2. Deux sociétés privées négocient un contrat commercial dans leur intérêt propre. Quelle branche du droit régit principalement leur rapport ?

Le droit administratif
Le droit privé
Le droit public
Le droit constitutionnel

Le droit privé

Explication

Le droit privé régit principalement les rapports entre personnes privées, physiques ou morales, et poursuit l’intérêt particulier. Le droit public place l’État et les administrations au centre, tandis que les deux autres réponses renvoient à des domaines relevant du droit public.

3. Une administration publique et un particulier contestent une décision administrative. Quelle branche organise principalement leur rapport ?

Le droit public
Le droit privé
Le droit du travail
Le droit commercial

Le droit public

Explication

Le droit public organise notamment les rapports entre les administrations publiques et les particuliers, avec l’État comme sujet central. Le droit privé concerne principalement les rapports entre particuliers, et le droit commercial comme le droit du travail relèvent ici de relations privées spécifiques.

4. Dans une discussion juridique, une personne emploie le mot « droit » tantôt pour désigner une règle, tantôt pour évoquer son contenu et sa conformité à des règles supérieures. Quelle distinction cela illustre-t-il ?

Le mot désigne la forme des textes sans leur contenu
Le mot désigne les sanctions prononcées par les tribunaux
Le mot désigne les prérogatives reconnues à une personne
Le mot désigne plusieurs aspects, dont les règles, leur contenu, leur forme et leur articulation

Le mot désigne plusieurs aspects, dont les règles, leur contenu, leur forme et leur articulation

Explication

Le mot « droit » peut viser les règles elles-mêmes, leur contenu et leurs effets, mais aussi leur forme et leur articulation avec des règles supérieures. La « prérogative » renvoie aux droits subjectifs, la « forme sans le contenu » écarte une dimension importante, et les sanctions judiciaires ne couvrent qu’un aspect limité.

5. Dans une société donnée, comment définit-on le droit objectif ?

L’ensemble des biens, droits et dettes d’une personne
L’ensemble des règles de conduite qui régissent les rapports sociaux
L’ensemble des prérogatives dont disposent les personnes
L’ensemble des décisions rendues par les tribunaux

L’ensemble des règles de conduite qui régissent les rapports sociaux

Explication

Le droit objectif est l’ensemble des règles de conduite qui régissent les rapports sociaux dans une société donnée. Les « prérogatives » correspondent aux droits subjectifs, le « patrimoine » regroupe des droits pécuniaires et les décisions judiciaires ne sont pas l’ensemble des règles sociales.

6. Une association dotée de la personnalité morale souhaite établir son bilan patrimonial. Quelle affirmation s’applique à sa situation ?

Elle ne possède un patrimoine que si elle détient des biens immobiliers
Elle peut avoir un patrimoine sans être une personne juridique
Elle possède un patrimoine uniquement si elle a des dettes
Elle possède un patrimoine, car les personnes morales peuvent en avoir un

Elle possède un patrimoine, car les personnes morales peuvent en avoir un

Explication

Toute personne, physique ou morale, possède un patrimoine, et seules les personnes peuvent en avoir un. La personnalité morale suffit donc, tandis que les biens immobiliers ne sont pas une condition et que le patrimoine comprend un actif et un passif.

7. Une personne veut vendre le droit de faire valoir son intégrité personnelle dans un contrat commercial. Comment classer ce droit au regard de sa valeur et de sa commercialisation ?

Comme patrimonial, évaluable en argent et transférable par contrat
Comme patrimonial, non évaluable en argent mais commercialisable par contrat
Comme extrapatrimonial, évaluable en argent et transférable par contrat
Comme extrapatrimonial, non évaluable en argent et non commercialisable par contrat

Comme extrapatrimonial, non évaluable en argent et non commercialisable par contrat

Explication

Les droits extrapatrimoniaux ne sont pas évaluables en argent et ne peuvent faire l’objet d’un contrat commercial. Les réponses qui les qualifient de patrimoniaux leur attribuent à tort une valeur pécuniaire, et leur commercialisation contredit leur classification.

8. Pour retrouver le texte d’une loi, consulter les règles regroupées par matière et repérer des arrêts de justice, quelles sources de recherche un juriste doit-il mobiliser ?

Les traités doctrinaux, les codes et les manuels universitaires
Le Journal officiel, les circulaires et les commentaires d’arrêts
Les codes, les débats parlementaires et les contrats privés
Le Journal officiel, les codes et les recueils de jurisprudence

Le Journal officiel, les codes et les recueils de jurisprudence

Explication

Le Journal officiel, les codes et les décisions de justice, notamment les recueils de jurisprudence, sont des sources principales de recherche juridique. Les traités et manuels relèvent de la doctrine, tandis que les circulaires ou les contrats ne remplacent pas cet ensemble.

9. Un juge part d’une règle générale, la confronte aux faits d’une affaire, puis en déduit une solution : quelle structure de raisonnement met-il en œuvre ?

Une induction qui généralise à partir de cas
Un raisonnement a pari fondé sur une analogie
Un raisonnement a contrario fondé sur une exclusion
Un syllogisme juridique en trois étapes

Un syllogisme juridique en trois étapes

Explication

Le syllogisme juridique, associé à Aristote, relie une règle générale, un fait et une conclusion en trois étapes. L’induction généralise à partir de cas, tandis que les raisonnements a contrario et a pari désignent d’autres techniques d’argumentation.

10. Dans un raisonnement, la conclusion découle logiquement des prémisses, mais l’une des prémisses est fausse dans la réalité : que peut-on conclure sur sa validité formelle ?

Le raisonnement ne peut avoir de conclusion tant que les faits ne sont pas établis
Le raisonnement est formellement invalide dès qu’une prémisse est fausse
Le raisonnement est juste dans la réalité puisque sa conclusion est logique
Le raisonnement peut être formellement valide sans être vrai dans la réalité

Le raisonnement peut être formellement valide sans être vrai dans la réalité

Explication

La validité formelle signifie que la conclusion découle logiquement des prémisses, sans établir leur vérité ni la justesse réelle de la conclusion. L’erreur consistant à assimiler validité et vérité confond ces deux critères ; une prémisse fausse n’exclut pas la cohérence logique de la déduction.

11. Quel ensemble réunit les techniques d’argumentation juridique présentées ?

Le raisonnement a pari, le raisonnement a contrario, le raisonnement a fortiori et l’induction
Le raisonnement a pari, la déduction, le raisonnement a fortiori et l’interprétation
L’induction, la déduction, le raisonnement a contrario et la hiérarchie des normes
Le raisonnement a contrario, la comparaison, la déduction et l’interprétation judiciaire

Le raisonnement a pari, le raisonnement a contrario, le raisonnement a fortiori et l’induction

Explication

Les techniques présentées sont le raisonnement a pari par analogie, le raisonnement a contrario, le raisonnement a fortiori et l’induction. La déduction, l’interprétation ou la hiérarchie des normes ne remplacent pas ces quatre éléments dans cette liste.

12. Dans une communauté, les règles organisent les relations entre ses membres, tandis que leurs pratiques et leur vie collective donnent au droit son cadre d’existence : quelle relation cela illustre-t-il ?

Une subordination de la société au droit
Une interdépendance entre le droit et la société
Une indépendance du droit par rapport à la société
Une détermination de la société par la politique seule

Une interdépendance entre le droit et la société

Explication

Le droit organise la vie sociale et la société fournit le cadre dans lequel le droit existe : leur relation est réciproque. La réponse qui ne retient qu’une influence à sens unique néglige cette interdépendance.

13. Quel élément caractérise le Code de Hammourabi attribué au roi de Babylone vers 1790 av. J.-C. ?

Une stèle portant 450 propositions, dont la loi du talion proportionne la sanction au délit
Une stèle portant 282 propositions, dont la loi du talion proportionne la sanction au délit
Une compilation de quatre recueils qui organise le droit impérial romain
Un ensemble de lois romaines écrites qui fixe des règles familiales sévères

Une stèle portant 282 propositions, dont la loi du talion proportionne la sanction au délit

Explication

Le Code de Hammourabi rassemble 282 propositions gravées sur une stèle et comprend une loi du talion qui proportionne la sanction au délit. Le nombre 450 renvoie aux Douze Tables, tandis que les quatre recueils caractérisent le Code Justinien.

14. Quels textes composent le Code Justinien constitué aux Ve et VIe siècles apr. J.-C. ?

Le Journal officiel, le Digeste, les Institutes et les Novelles
Le Codex, le Digeste, les Douze Tables et les Novelles
Le Codex, les recueils de jurisprudence, les Institutes et les Novelles
Le Codex, le Digeste, les Institutes et les Novelles

Le Codex, le Digeste, les Institutes et les Novelles

Explication

Le Code Justinien comprend le Codex, le Digeste, les Institutes et les Novelles. Les Douze Tables sont un ensemble de lois romaines antérieur, et les recueils de jurisprudence et le Journal officiel ne font pas partie de ces quatre textes.

15. Quelle conception du droit la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirme-t-elle le 26 août 1789 ?

Une conception fondée sur la codification civile plutôt que sur la volonté humaine
Une conception fondée sur une origine divine plutôt que sur la volonté humaine
Une conception fondée sur la volonté humaine plutôt que sur une origine divine
Une conception fondée sur les coutumes romaines plutôt que sur une origine divine

Une conception fondée sur la volonté humaine plutôt que sur une origine divine

Explication

La Déclaration du 26 août 1789 affirme une conception du droit fondée sur la volonté humaine plutôt que sur une origine divine. La codification civile correspond à une étape ultérieure, et les Douze Tables datent de 450 av. J.-C.

16. Quel trait caractérise le système romano-germanique par rapport à la Common Law ?

Il distingue le droit privé du droit public et privilégie les décisions judiciaires.
Il ne distingue pas le droit privé du droit public et privilégie le droit écrit.
Il ne distingue pas le droit privé du droit public et privilégie les cas concrets.
Il distingue le droit privé du droit public et privilégie le droit écrit.

Il distingue le droit privé du droit public et privilégie le droit écrit.

Explication

Le système romano-germanique distingue le droit privé du droit public et repose principalement sur des règles écrites générales. L’attribution de cette distinction à la Common Law confond les deux systèmes, tandis que les décisions judiciaires et les cas concrets caractérisent plutôt la Common Law.

17. Dans quel cadre historique et géographique la Common Law émerge-t-elle puis s’étend-elle ?

Elle émerge en Angleterre entre les XIe et XVe siècles et s’étend notamment au Royaume-Uni sauf l’Écosse, à l’Irlande, au Canada sauf le Québec, aux États-Unis et au Commonwealth.
Elle émerge en Angleterre entre les XIe et XVe siècles et s’étend notamment au Royaume-Uni sauf l’Écosse, à l’Irlande, à tout le Canada, aux États-Unis et au Commonwealth.
Elle émerge en Angleterre entre les XIe et XVe siècles et s’étend notamment au Royaume-Uni, à l’Irlande, au Canada sauf le Québec, aux États-Unis et au Commonwealth.
Elle émerge en Angleterre entre les XVIe et XVIIIe siècles et s’étend notamment au Royaume-Uni sauf l’Écosse, à l’Irlande, au Canada sauf le Québec, aux États-Unis et au Commonwealth.

Elle émerge en Angleterre entre les XIe et XVe siècles et s’étend notamment au Royaume-Uni sauf l’Écosse, à l’Irlande, au Canada sauf le Québec, aux États-Unis et au Commonwealth.

Explication

La Common Law apparaît en Angleterre entre les XIe et XVe siècles et se diffuse dans les territoires mentionnés, avec l’Écosse et le Québec comme exceptions au Royaume-Uni et au Canada. Inclure l’Écosse ou le Québec méconnaît ces exceptions; dater l’émergence des XVIe à XVIIIe siècles la situe trop tard.

18. Un juge doit trancher un litige sans disposer d’une règle écrite générale directement applicable. Quelle démarche correspond à la Common Law ?

S’appuyer sur une loi générale et appliquer la distinction entre droit privé et public.
Traiter le litige comme une situation abstraite sans comparer les cas déjà jugés.
Écarter les décisions rendues dans des cas concrets et rechercher une règle constitutionnelle.
S’appuyer sur des décisions rendues dans des cas concrets et raisonner par analogie.

S’appuyer sur des décisions rendues dans des cas concrets et raisonner par analogie.

Explication

La Common Law mobilise les décisions rendues dans des cas concrets et le raisonnement par analogie. La recherche prioritaire d’une règle écrite générale correspond à l’approche romano-germanique; écarter les décisions ou ne pas comparer les cas contredit la méthode décrite.

19. Une consigne impose un comportement dans une famille, mais aucune sanction ne relève de l’État ni de la force publique. Quel élément manque pour la caractériser comme règle de droit ?

Un comportement imposé, interdit ou autorisé par la consigne.
Un caractère obligatoire pour les personnes concernées par la consigne.
Une règle appliquée dans un cadre familial plutôt que collectif.
Une sanction coercitive relevant de l’État et de la force publique.

Une sanction coercitive relevant de l’État et de la force publique.

Explication

Une règle de droit peut imposer, interdire ou autoriser un comportement, mais elle s’accompagne d’une sanction coercitive relevant de l’État et de la force publique. Le caractère obligatoire ou le type de comportement ne remplace pas cette sanction; une réponse familiale ne constitue pas, à elle seule, une sanction étatique.

20. Une loi fixe les conditions générales applicables à toute personne candidate à une fonction publique; un juge l’applique ensuite aux faits d’un dossier précis. Quelle caractéristique de la règle décrit cette loi ?

Elle est individuelle et impersonnelle, car elle ne s’applique qu’après un jugement.
Elle est générale et personnelle, car elle désigne chaque candidat par son identité.
Elle est générale et impersonnelle, car elle vise une situation ou une catégorie de personnes.
Elle est individuelle et personnelle, car elle vise les faits d’un dossier particulier.

Elle est générale et impersonnelle, car elle vise une situation ou une catégorie de personnes.

Explication

La règle de droit vise des situations ou des catégories de personnes de façon générale et impersonnelle; les faits particuliers interviennent lors de son application. La réduire au dossier confond la règle avec son application, tandis que la désigner comme personnelle ou individuelle contredit sa portée générale.

21. Un texte juridique prévoit que la suppression d’une règle prend effet à la date de son abrogation, tandis qu’une décision la fait disparaître rétroactivement. Quelle qualification correspond à ces deux effets ?

L’abrogation supprime la règle pour le passé et l’avenir; l’annulation la fait disparaître pour l’avenir.
L’abrogation supprime la règle pour le passé; l’annulation la fait disparaître pour l’avenir.
L’abrogation et l’annulation suppriment toutes deux la règle pour l’avenir.
L’abrogation supprime la règle pour l’avenir; l’annulation la fait disparaître pour le passé et l’avenir.

L’abrogation supprime la règle pour l’avenir; l’annulation la fait disparaître pour le passé et l’avenir.

Explication

L’abrogation met fin à la règle pour l’avenir, tandis que l’annulation produit un effet rétroactif et la fait disparaître pour le passé comme pour l’avenir. Attribuer la rétroactivité à l’abrogation inverse la distinction; limiter l’annulation au futur lui retire son effet rétroactif.

22. Que désigne la personnalité juridique d’une personne ?

La capacité à exercer personnellement tous ses droits.
La reconnaissance d’un statut juridique réservé aux personnes morales.
L’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations.
La faculté de conclure des contrats sans assumer d’obligations.

L’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations.

Explication

La personnalité juridique est l’aptitude reconnue à une personne à être titulaire de droits et d’obligations. L’exercice personnel des droits est une notion différente, et cette aptitude ne se limite pas aux personnes morales ni à la conclusion de contrats.

23. Dans la conception moderne, quelle relation est établie entre le droit et la religion, et à quel principe cette relation est-elle associée ?

Le droit est séparé de la religion dans tous les États, sans exception
Le droit est fusionné avec la religion, une fusion associée à la théocratie
Le droit est séparé de la religion, une séparation associée à la laïcité
Le droit est subordonné à la religion, une subordination associée à l’État confessionnel

Le droit est séparé de la religion, une séparation associée à la laïcité

Explication

La conception moderne présente le droit comme séparé de la religion et associe cette séparation à la laïcité, qui n’est pas universelle. La fusion évoque plutôt une théocratie, la subordination relève d’une autre relation entre droit et religion, et l’universalité contredit le caractère non universel de cette séparation.

24. Une règle vise à organiser la vie collective et à protéger les personnes et les biens, tandis qu’une autre vise le lien du croyant avec le divin. Quelle distinction s’applique ?

La religion vise la perfection individuelle, le droit le lien spirituel avec le divin
La religion vise l’ordre social et la sécurité, le droit le lien spirituel avec le divin
Le droit vise l’ordre social et la sécurité, la religion le lien spirituel avec le divin
Le droit vise le lien spirituel avec le divin, la religion la perfection individuelle

Le droit vise l’ordre social et la sécurité, la religion le lien spirituel avec le divin

Explication

Le droit organise la vie en société et cherche notamment à assurer l’ordre social et la sécurité des personnes et des biens, tandis que la religion vise le lien spirituel entre le croyant et le divin. Inverser ces objectifs confond les deux notions, et la perfection individuelle renvoie plutôt à la morale.

25. Dans un État, autorités civiles et religieuses revendiquent toutes deux le pouvoir de déterminer la source du droit. Quelles issues peuvent résulter de cette concurrence ?

Une neutralité de l’État, une collaboration ou une séparation de toute autorité
Un affrontement, une collaboration ou un cloisonnement de leurs domaines
Une subordination des autorités civiles, une collaboration ou un cloisonnement
Un affrontement, une fusion complète ou une disparition des autorités religieuses

Un affrontement, une collaboration ou un cloisonnement de leurs domaines

Explication

La concurrence entre autorités civiles et religieuses peut conduire à l’affrontement, à la collaboration ou au cloisonnement de leurs domaines. La neutralité de l’État est un principe distinct, et la subordination nécessaire ou la disparition d’une autorité ne figure pas parmi ces issues.

26. Un gouvernement affirme ne favoriser aucune croyance et ne mener aucune campagne contre une religion. Quel principe décrit cette attitude ?

La liberté religieuse, comme possibilité individuelle de pratiquer
La laïcité, comme neutralité de l’État à l’égard des croyances
L’anticléricalisme, comme combat politique contre les religions
L’État confessionnel, comme reconnaissance officielle d’une religion

La laïcité, comme neutralité de l’État à l’égard des croyances

Explication

La laïcité désigne la neutralité de l’État à l’égard des croyances, sans reconnaissance ni combat envers une religion. La reconnaissance officielle caractérise plutôt un État confessionnel, le combat contre les religions n’est pas la neutralité, et la liberté de pratiquer est un aspect distinct.

27. Quelle définition correspond à la morale ?

La sanction matérielle appliquée par une autorité publique à un acte interdit
L’organisation des comportements collectifs au moyen de règles juridiques établies par l’État
La maîtrise du comportement, de l’instinct et des passions selon un idéal de perfection individuelle
La maîtrise des relations entre les personnes selon les seules exigences de la vie sociale

La maîtrise du comportement, de l’instinct et des passions selon un idéal de perfection individuelle

Explication

La morale correspond à la maîtrise du comportement, de l’instinct et des passions selon un idéal de perfection individuelle. L’organisation juridique, la seule régulation des relations sociales et la sanction publique relèvent d’autres notions.

28. Une personne estime immoral qu’un collègue refuse de l’aider, mais aucune règle juridique ne lui impose cette aide dans la situation décrite. Quelle conclusion convient ?

Le comportement peut être jugé immoral sans être interdit par le droit
Le comportement est moralement acceptable dès qu’il n’est pas interdit
Le droit et la morale couvrent ici exactement le même domaine
Le comportement est nécessairement interdit dès qu’il est jugé immoral

Le comportement peut être jugé immoral sans être interdit par le droit

Explication

Le droit et la morale ne couvrent pas toujours les mêmes domaines : un comportement peut être jugé immoral sans être juridiquement interdit. Croire que l’immoralité entraîne automatiquement une interdiction confond les deux règles, tandis que l’absence d’interdiction ne vaut pas approbation morale.

29. Quelle finalité distingue principalement la règle morale de la règle de droit ?

La morale cherche à rendre l’être humain meilleur, le droit vise notamment la justice et la restitution
La morale vise la restitution de ce qui a été pris, le droit cherche la perfection individuelle
La morale et le droit ont pour finalité principale de rendre l’être humain meilleur
Le droit cherche à rendre l’être humain meilleur, la morale vise notamment la justice et la restitution

La morale cherche à rendre l’être humain meilleur, le droit vise notamment la justice et la restitution

Explication

La règle morale vise à rendre l’être humain meilleur, tandis que la règle de droit vise notamment la justice entre les personnes et la restitution de ce qui a été pris à autrui. Inverser ces finalités ou attribuer la restitution à la morale confond leurs fonctions.

30. Après un acte contraire à une règle juridique, une personne doit réparer matériellement le préjudice; un autre comportement suscite chez elle du remords sans intervention extérieure. Quelles sanctions sont illustrées ?

Deux sanctions morales, l’une matérielle et l’autre intérieure
Une sanction morale matérielle et une sanction juridique intérieure
Une sanction juridique intérieure et une sanction morale matérielle
Une sanction juridique matérielle et une sanction morale intérieure

Une sanction juridique matérielle et une sanction morale intérieure

Explication

La sanction juridique est matérielle et peut réparer les conséquences d’un acte contraire à la règle, tandis que la sanction morale relève intérieurement de la conscience. Le remords n’est pas une réparation matérielle, et le préjudice réparé relève de la sanction juridique.

31. Quel lien fondamental unit le droit et la justice ?

Le droit vise la justice, un idéal auquel il permet d’accéder.
Le droit vise l’ordre social, idéal qui remplace la justice.
La justice consiste à appliquer les règles juridiques en vigueur.
La justice vise le droit, un idéal auquel elle permet d’accéder.

Le droit vise la justice, un idéal auquel il permet d’accéder.

Explication

Le droit a pour objet la justice, conçue comme un idéal auquel il permet d’accéder. L’ordre social confond cet idéal avec un objectif distinct, l’inversion fait de la justice le moyen du droit, et l’application des règles réduit la justice à la légalité.

32. Un régime adopte une règle légale qui préserve l’ordre social, mais impose une charge injuste à une partie de la population. Quelle conclusion s’impose ?

La règle est juste dès lors qu’elle préserve l’ordre.
La règle cesse d’être juridique si elle est injuste.
La règle peut être légale tout en étant injuste.
La règle est juste dès lors qu’elle est légale.

La règle peut être légale tout en étant injuste.

Explication

La légalité ne garantit pas la justice : un système juridique peut privilégier l’ordre social au prix d’injustices. Assimiler légalité et justice, ou justice et ordre, ignore cette distinction; une règle injuste ne cesse pas pour autant d’être juridique.

33. Dans un contrat commercial entre deux parties considérées comme égales, quelle conception de la justice conduit à appliquer une égalité mathématique entre elles ?

La justice distributive.
La justice commutative.
La légalité formelle.
L’équité judiciaire.

La justice commutative.

Explication

La justice commutative repose sur une égalité supposée entre individus et impose une forme d’égalité mathématique, notamment en droit commercial. La justice distributive corrige plutôt des inégalités de fait; l’équité relève de l’intervention du juge, et la légalité formelle ne désigne pas cette conception de la justice.

34. Une loi générale produit une inégalité injuste dans un cas particulier; quelle démarche caractérise l’équité du juge ?

Remplacer la loi par une règle générale nouvelle pour tous les cas.
Rétablir une égalité mathématique entre les parties au litige.
Appliquer la règle générale sans examiner ses effets particuliers.
Apprécier l’injustice produite et assouplir l’application de la loi.

Apprécier l’injustice produite et assouplir l’application de la loi.

Explication

L’équité permet au juge d’apprécier si l’application du droit serait injuste et, le cas échéant, de prendre une liberté à l’égard de la loi pour corriger l’inégalité produite. Appliquer mécaniquement la règle ignore ses effets, créer une règle générale relève d’une autre fonction, et l’égalité mathématique correspond à la justice commutative.

35. Un juriste cherche une règle en observant la nature et la nature humaine, plutôt qu’en s’appuyant sur des conventions. Quelle doctrine suit-il ?

Le droit naturel.
L’exégèse juridique.
Le positivisme étatique.
Le positivisme sociologique.

Le droit naturel.

Explication

Le droit naturel fonde la règle sur la nature globale et la nature humaine, notamment par l’observation, plutôt que sur des conventions. Le positivisme étatique rattache le droit à l’État, le positivisme sociologique à la société, et l’exégèse est une technique d’interprétation.

36. Un gouvernement promulgue une règle, et un juriste la qualifie de droit en raison de son origine étatique, sans juger si elle est juste. Quelle conception adopte-t-il ?

Le positivisme sociologique.
L’exégèse juridique.
Le positivisme étatique.
Le droit naturel.

Le positivisme étatique.

Explication

Le positivisme étatique considère que le droit est produit par l’État, qu’il soit juste ou injuste. Le positivisme sociologique attribue cette production à la société, le droit naturel s’appuie sur la nature, et l’exégèse porte sur l’interprétation des textes.

37. Dans une société, les règles juridiques évoluent avec les mœurs, les valeurs et les pratiques collectives; quelle théorie décrit cette origine du droit ?

Le droit naturel.
L’herméneutique.
Le positivisme étatique.
Le positivisme sociologique.

Le positivisme sociologique.

Explication

Le positivisme sociologique considère que le droit est produit par la société et reflète ses mœurs, ses valeurs et ses pratiques. Le positivisme étatique privilégie l’État comme producteur, le droit naturel se fonde sur la nature, et l’herméneutique désigne l’art d’interpréter.

38. Pour interpréter une règle, une juriste s’en tient aux textes; son collègue examine le contexte dans lequel la règle a été édictée. Comment distinguer leurs méthodes ?

La première pratique l’interprétation littérale; le second, l’interprétation systématique.
La première pratique la technique scientifique; le second, l’exégèse.
La première pratique l’exégèse; le second, la technique scientifique.
La première pratique l’interprétation téléologique; le second, l’interprétation historique.

La première pratique l’exégèse; le second, la technique scientifique.

Explication

L’exégèse interprète le droit à partir des textes sans s’aventurer au-delà, tandis que la technique scientifique tient compte du contexte de rédaction ou d’édiction. La réponse inverse ces méthodes; l’interprétation littérale porte sur les mots et la syntaxe, tandis que les méthodes systématique, téléologique et historique suivent d’autres démarches.

39. Quel rôle caractérise la Constitution dans l’ordre juridique étatique ?

Elle est la norme suprême et garantit les droits fondamentaux, sans organiser les pouvoirs publics.
Elle est une norme internationale qui organise les pouvoirs publics et garantit les libertés fondamentales.
Elle est une norme législative, organise les pouvoirs publics et garantit les droits et libertés fondamentaux.
Elle est la norme suprême, organise les pouvoirs publics et garantit les droits et libertés fondamentaux.

Elle est la norme suprême, organise les pouvoirs publics et garantit les droits et libertés fondamentaux.

Explication

La Constitution est la norme suprême de l’ordre juridique étatique et remplit à la fois une fonction d’organisation des pouvoirs publics et de garantie des droits et libertés. La loi ordinaire rabaisse son rang, l’absence d’organisation omet une de ses fonctions et la norme internationale confond les ordres juridiques.

40. Quelle caractéristique distingue un État de droit d’un État de police ?

Ses organes agissent de manière discrétionnaire dans l’exercice de leurs fonctions.
Ses organes établissent les règles, mais leur application dépend de leur appréciation.
Ses organes respectent les règles de droit établies par la structure étatique.
Ses citoyens respectent les règles, tandis que les organes disposent d’un pouvoir discrétionnaire.

Ses organes respectent les règles de droit établies par la structure étatique.

Explication

Dans un État de droit, tous les organes sont soumis aux règles juridiques établies par la structure étatique. L’action discrétionnaire caractérise plutôt l’État de police, le respect par les seuls citoyens ne suffit pas, et l’appréciation discrétionnaire des organes contredit cette soumission.

41. Une norme n’est pas inscrite dans le texte de la Constitution, mais le Conseil constitutionnel lui reconnaît une valeur constitutionnelle. À quelle notion appartient-elle ?

Au bloc de constitutionnalité.
À une loi constitutionnelle.
À l’ensemble des traités internationaux.
Au texte constitutionnel formel.

Au bloc de constitutionnalité.

Explication

Le bloc de constitutionnalité rassemble des normes qui, même si elles ne sont pas toutes inscrites dans le texte de la Constitution, ont la même valeur constitutionnelle. Le texte formel désigne le document constitutionnel, une loi constitutionnelle révise la Constitution, et un traité ne rejoint pas de ce seul fait le bloc.

42. Un juriste classe les sources complémentaires en trois catégories selon leur force et leur rapport au droit écrit. Quelle classification convient ?

Sources directes contraignantes, sources interprétatives non obligatoires et textes de soft law enrichissant le droit écrit.
Sources directes non contraignantes, sources interprétatives remplaçant le droit écrit et textes de soft law obligatoires.
Sources directes contraignantes, sources interprétatives enrichissant le droit écrit et textes de soft law non obligatoires.
Sources directes interprétatives, sources contraignantes enrichissant le droit écrit et textes de soft law obligatoires.

Sources directes contraignantes, sources interprétatives enrichissant le droit écrit et textes de soft law non obligatoires.

Explication

Les sources directes ont une force contraignante, les sources interprétatives enrichissent le droit écrit et les textes de soft law ressemblent à des textes juridiques sans être obligatoires. Les autres classifications inversent la force des sources ou attribuent au soft law un caractère obligatoire.

43. Un rapport recense les décisions de justice rendues dans une branche du droit sur plusieurs années. Quel terme désigne cet ensemble, et peut aussi désigner une tendance habituelle des juges ?

La jurisprudence.
La loi.
La coutume.
L’autorité de la chose jugée.

La jurisprudence.

Explication

La jurisprudence désigne l’ensemble des décisions de justice rendues pendant une période dans une matière ou une branche du droit, et peut aussi désigner une tendance habituelle des juges. L’autorité de la chose jugée concerne les effets d’un jugement, la loi est une source écrite et la coutume repose sur une pratique accompagnée d’une conviction d’obligation.

44. Un juge est saisi d’un litige et estime la loi silencieuse ou obscure. Que lui impose l’article 4 du Code civil ?

Refuser de juger tant que la loi demeure obscure ou silencieuse.
Juger le litige, sous peine de déni de justice s’il refuse pour ce motif.
Transmettre automatiquement le litige à une juridiction supérieure.
Suspendre le litige jusqu’à ce que le législateur clarifie la loi.

Juger le litige, sous peine de déni de justice s’il refuse pour ce motif.

Explication

L’article 4 interdit au juge de refuser de juger en invoquant le silence, l’obscurité ou l’insuffisance de la loi ; un tel refus peut constituer un déni de justice. La suspension, le refus ou le renvoi automatique ne répondent pas à cette obligation.

45. Dans une communauté, une pratique est générale et constante, et ses membres la suivent parce qu’ils la considèrent comme obligatoire. Quel élément subjectif complète ici la formation d’une coutume ?

La promulgation d’une loi.
L’opinio necessitatis.
L’autorité de la chose jugée.
La pratique générale et constante.

L’opinio necessitatis.

Explication

La coutume repose à la fois sur une pratique générale et constante et sur la conviction des sujets de droit qu’elle est obligatoire, appelée opinio necessitatis. La répétition décrit l’élément matériel, tandis qu’une décision judiciaire ou une loi relève d’une autre source du droit.

46. Une règle réglementaire est adoptée en contradiction avec une loi qui lui est supérieure dans la hiérarchie juridique. Quel principe permet de constater ce défaut ?

Chaque règle tire sa validité de son entrée en vigueur la plus récente.
Chaque règle dépend de sa publication pour déterminer son rang hiérarchique.
Chaque règle doit respecter les règles adoptées après elle.
Chaque règle doit respecter les règles qui la précèdent dans la hiérarchie.

Chaque règle doit respecter les règles qui la précèdent dans la hiérarchie.

Explication

La hiérarchie ordonne les règles et impose à chacune de respecter les normes supérieures qui la précèdent. L’ordre chronologique confond rang et date, l’inversion place les règles inférieures au-dessus des supérieures, et la publication ne détermine pas le rang.

47. Un juge examine la conformité d’un acte juridique aux règles qui lui sont supérieures. Quelle conséquence de la hiérarchie des normes met-il en œuvre ?

La hiérarchie conditionne la validité et implique un contrôle limité aux règles inférieures.
La hiérarchie conditionne la publication et implique un contrôle limité à la Constitution.
La hiérarchie conditionne la validité et implique des contrôles de légalité et de constitutionnalité.
La hiérarchie conditionne la publication et implique des contrôles de promulgation et de diffusion.

La hiérarchie conditionne la validité et implique des contrôles de légalité et de constitutionnalité.

Explication

La hiérarchie des normes conditionne la validité des règles et implique des contrôles de légalité et de constitutionnalité. La promulgation et la diffusion concernent l’entrée en vigueur, tandis que les deux autres réponses réduisent ou déforment la nature des contrôles.

48. Un traité régulièrement ratifié ou approuvé et publié est invoqué contre une loi, mais l’autre partie ne l’applique pas. Quelle autorité le traité possède-t-il à l’égard de cette loi ?

Il conserve une autorité supérieure à la loi dès sa ratification.
Il n’a pas d’autorité supérieure à la loi dans cette situation.
Il possède une autorité supérieure à la Constitution et à la loi.
Il acquiert une autorité supérieure à la loi dès sa signature.

Il n’a pas d’autorité supérieure à la loi dans cette situation.

Explication

L’article 55 subordonne la supériorité du traité sur la loi à son application par l’autre partie. La ratification seule néglige la réciprocité, la Constitution reste supérieure au traité, et la signature ne remplace pas les conditions prévues.

49. Lorsqu’un traité international ou européen est évalué au regard de l’ordre juridique français, quelle norme doit-il respecter ?

La règle réglementaire d’application.
La loi ordinaire.
La Constitution.
Un autre traité de même objet.

La Constitution.

Explication

Les traités internationaux et européens doivent respecter la Constitution, même s’ils peuvent primer les lois sous certaines conditions. La primauté sur la loi ne signifie pas une primauté sur la Constitution; les autres réponses substituent une norme inférieure ou différente.

50. Une loi a été adoptée par l’autorité compétente, mais n’a pas encore été promulguée ni publiée. Quelle étape reste à accomplir pour suivre le processus d’entrée en vigueur décrit ?

La promulguer par l’autorité compétente, puis la publier avant son adoption.
La publier, puis la faire adopter par le président de la République.
La faire adopter une seconde fois, puis la promulguer par le juge.
La promulguer par le président de la République, puis la publier.

La promulguer par le président de la République, puis la publier.

Explication

Après son adoption par l’autorité compétente, la loi est promulguée par le président de la République puis publiée, notamment au Journal officiel, pour être rendue publique et produire ses effets. La réponse qui place la publication avant la promulgation inverse l’ordre; les autres confondent les rôles et les étapes.

51. Une loi nouvelle est appliquée à un fait qui s’est produit avant son entrée en vigueur. Comment qualifie-t-on cette application ?

L’effet immédiat.
La survie de la loi ancienne.
L’application territoriale.
La rétroactivité.

La rétroactivité.

Explication

La rétroactivité consiste à appliquer une règle nouvelle à des faits antérieurs à son entrée en vigueur. L’effet immédiat régit les situations juridiques selon la loi nouvelle, la survie concerne le maintien de l’ancienne loi, et l’application territoriale relève de l’espace.

52. Une loi nouvelle entre en vigueur alors qu’une situation juridique est déjà en cours. En l’absence d’exception, comment s’articulent la loi nouvelle et la loi ancienne ?

La loi nouvelle régit les faits passés, tandis que la loi ancienne gouverne les effets futurs.
La loi nouvelle remplace rétroactivement la loi ancienne pour l’ensemble de la situation.
La loi ancienne régit immédiatement la situation, tandis que les éléments futurs relèvent de la loi nouvelle.
La loi nouvelle régit immédiatement la situation, tandis que les éléments antérieurs restent en principe régis par la loi ancienne.

La loi nouvelle régit immédiatement la situation, tandis que les éléments antérieurs restent en principe régis par la loi ancienne.

Explication

L’effet immédiat signifie que la loi nouvelle régit immédiatement les situations juridiques, tandis que les situations antérieures demeurent en principe soumises à la loi ancienne. La première confusion assimile cet effet à la rétroactivité; les autres prolongent ou étendent l’application des lois au-delà de cette distinction.

53. Quel principe d’organisation juridictionnelle la loi des 16 et 24 août 1790 a-t-elle posé en France ?

La possibilité de faire appel devant un juge de second degré
La séparation des fonctions législative et exécutive
La distinction entre l’ordre judiciaire et l’ordre administratif
Le contrôle des lois par une juridiction constitutionnelle

La distinction entre l’ordre judiciaire et l’ordre administratif

Explication

La loi des 16 et 24 août 1790 pose le dualisme juridictionnel français, qui distingue l’ordre judiciaire de l’ordre administratif. Le double degré concerne l’appel, la séparation des fonctions législative et exécutive est une autre distinction institutionnelle, et le contrôle de constitutionnalité ne définit pas ce principe.

54. Après un premier jugement, une partie demande à un autre juge de réexaminer les faits et l’application du droit : quelle voie de recours exerce-t-elle ?

Une demande de réexamen adressée au juge initial
Un pourvoi contrôlant l’application du droit en dernier ressort
Un appel permettant un nouvel examen en fait et en droit
Un recours extraordinaire contre une décision définitive

Un appel permettant un nouvel examen en fait et en droit

Explication

L’appel met en œuvre le double degré de juridiction en permettant à un autre juge de réexaminer l’affaire en fait et en droit. Le contrôle de l’application du droit relève de la cassation, laquelle est un recours extraordinaire, tandis qu’une demande au juge initial n’est pas le second degré décrit.

55. Une affaire porte sur un délit : quelle juridiction pénale est compétente pour la juger en première instance ?

La cour d’assises
Le tribunal correctionnel
Le tribunal de police
Le tribunal judiciaire statuant au civil

Le tribunal correctionnel

Explication

Les tribunaux correctionnels jugent les délits. Le tribunal de police traite les contraventions, la cour d’assises les crimes, et une juridiction statuant au civil ne correspond pas à la catégorie pénale de l’affaire.

56. La Cour de cassation annule une décision attaquée et renvoie le dossier à une juridiction de même nature et de même degré : quel type d’arrêt a-t-elle rendu ?

Un arrêt de renvoi devant une juridiction de degré supérieur
Un arrêt de réexamen du fond par la Cour de cassation
Un arrêt de cassation avec renvoi
Un arrêt de rejet rendant la décision irrévocable

Un arrêt de cassation avec renvoi

Explication

Un arrêt de cassation annule la décision attaquée et renvoie l’affaire à une juridiction de même nature et de même degré. Le rejet écarte le pourvoi, la Cour de cassation ne rejugе pas le fond, et le renvoi décrit n’est pas vers un degré supérieur.

57. Un État n’a pas accepté la compétence d’un juge international : ce juge peut-il contrôler le comportement de cet État ?

Oui, dès lors qu’une norme internationale concerne l’État
Oui, dès lors qu’un autre État demande ce contrôle
Non, car l’État doit avoir accepté la juridiction du juge
Non, car les juges internationaux n’examinent aucun comportement étatique

Non, car l’État doit avoir accepté la juridiction du juge

Explication

Le droit international repose sur l’adhésion des États : un juge international ne peut contrôler un État que si celui-ci a accepté sa juridiction. La seule pertinence d’une norme ou la demande d’un autre État ne remplace pas cette acceptation, et les juges internationaux peuvent bien examiner des comportements étatiques lorsqu’ils sont compétents.

58. Un organe de l’ONU demande un avis sur une question juridique, tandis que deux États sont en désaccord sur une règle de droit international : quelles fonctions de la CIJ correspondent à ces deux situations ?

Fonction consultative pour l’avis, fonction juridictionnelle pour le différend
Fonction consultative dans les deux situations
Fonction juridictionnelle dans les deux situations
Fonction juridictionnelle pour l’avis, fonction consultative pour le différend

Fonction consultative pour l’avis, fonction juridictionnelle pour le différend

Explication

La CIJ répond aux demandes d’avis des organes de l’ONU dans sa fonction consultative et statue sur les différends relevant du droit international dans sa fonction juridictionnelle. Inverser ces fonctions ou appliquer une seule fonction aux deux situations confond leurs rôles distincts.

59. Des individus sont poursuivis pour crimes de guerre : quelle juridiction internationale est compétente pour les juger ?

La Cour internationale de Justice
La Cour pénale internationale
La Cour européenne des droits de l’homme
Un tribunal pénal international ad hoc dans tous les cas

La Cour pénale internationale

Explication

La Cour pénale internationale juge des individus pour des crimes de guerre, de génocide, contre l’humanité ou d’agression. La CIJ traite des différends relevant du droit international, la Cour européenne des droits de l’homme veille à l’application de la Convention, et les tribunaux ad hoc sont institués pour des situations particulières.

60. Une personne souhaite contester une violation de la Convention européenne des droits de l’homme : quelle juridiction peut-elle saisir ?

La Cour internationale de Justice, à La Haye
La Cour de justice de l’Union européenne, à Luxembourg
La Cour pénale internationale, à La Haye
La Cour européenne des droits de l’homme, à Strasbourg

La Cour européenne des droits de l’homme, à Strasbourg

Explication

La Cour européenne des droits de l’homme, située à Strasbourg, veille à l’interprétation et à l’application de la Convention et peut être saisie par un individu. La Cour de justice de l’Union européenne assure le respect du droit de l’Union, la CIJ connaît de différends relevant du droit international et la CPI juge des individus pour des crimes internationaux.

61. Quelle notion désigne la prérogative reconnue aux sujets de droit, sanctionnée par le droit objectif et acquise avec la personnalité juridique ?

Le droit subjectif
La règle de droit
La capacité juridique
Le droit objectif

Le droit subjectif

Explication

Le droit subjectif est une prérogative reconnue aux sujets de droit et sanctionnée par le droit objectif. Le droit objectif désigne les règles qui la reconnaissent, la capacité juridique est une notion distincte, et une règle de droit n’est pas une prérogative individuelle.

62. Une personne signe un contrat afin d’obtenir un effet juridique qu’elle a voulu, comme la création d’une obligation. De quelle catégorie s’agit-il ?

Un fait juridique
Un événement sans effet de droit
Un acte juridique
Un acte instrumentaire

Un acte juridique

Explication

Un acte juridique est une manifestation de volonté destinée à produire une conséquence juridique recherchée par son auteur. Un fait juridique produit des effets non recherchés, tandis que l’acte instrumentaire désigne le support, et non l’opération juridique elle-même.

63. Une personne majeure conclut un contrat après avoir reçu les informations nécessaires, sans pression ni fraude, pour un objet déterminé et licite conforme à l’ordre public. Quelle conclusion s’impose au regard des conditions de validité énumérées ?

La capacité des parties fait défaut
Les conditions énumérées de validité sont réunies
Le consentement est vicié par l’erreur
L’objet est illicite malgré sa détermination

Les conditions énumérées de validité sont réunies

Explication

La validité suppose notamment la capacité, un consentement éclairé et non vicié, ainsi qu’un objet déterminé et licite conforme à l’ordre public. L’erreur vicierait le consentement, un objet illicite ferait défaut à une condition, et la situation précise que la partie est majeure.

64. Une action en nullité vise à protéger l’intérêt général ou celui de tiers. Quel régime de nullité correspond à cette situation ?

La nullité relative, qui peut être confirmée
La nullité relative, qui ne peut pas être confirmée
La nullité absolue, qui peut être confirmée
La nullité absolue, qui ne peut pas être confirmée

La nullité absolue, qui ne peut pas être confirmée

Explication

La nullité absolue protège l’intérêt général ou celui des tiers et ne peut pas être confirmée. La nullité relative protège l’intérêt des parties et peut être confirmée : la réponse qui lui attribue l’impossibilité de confirmation inverse donc les régimes.

65. Dans un litige, une partie invoque un droit fondé sur un contrat et demande au juge de l’appliquer. Quel élément doit-elle établir par la preuve ?

La qualification juridique retenue par le juge
La règle de droit applicable au contrat
Le contrat à l’origine du droit invoqué
L’interprétation du droit par le juge

Le contrat à l’origine du droit invoqué

Explication

La preuve porte sur les actes et les faits juridiques à l’origine des droits invoqués, et non sur le droit lui-même. La règle applicable n’a pas à être prouvée par la partie, et son interprétation relève du juge.

66. Un demandeur réclame en justice l’exécution d’une obligation contestée. À qui incombe en principe la charge d’établir le droit dont il demande l’application ?

Aux témoins
Au juge
Au défendeur
Au demandeur

Au demandeur

Explication

En principe, le demandeur doit établir les droits dont il sollicite l’application. Le défendeur ne supporte pas la charge du seul fait qu’il conteste, le juge applique le droit, et les témoins peuvent contribuer à la preuve sans en être responsables en principe.

67. Dans un procès, une présomption peut être combattue par une preuve contraire. Comment faut-il la classer ?

Une présomption simple
Une présomption irréfragable
Une présomption légale irréversible
Une présomption sans effet sur la preuve

Une présomption simple

Explication

Une présomption simple peut être renversée par une preuve contraire. Une présomption irréfragable ne le peut pas; la notion de charge de la preuve est distincte, et la présomption simple n’exclut pas la preuve contraire.

68. Dans un litige contractuel relevant des systèmes juridiques anglais, quelle fonction l’Equity peut-elle remplir face à une lacune de la Common Law ?

Permettre de forcer l’exécution du contrat
Établir des règles de droit constitutionnel
Réexaminer tout jugement rendu par une cour royale
Accorder des dommages-intérêts pour inexécution

Permettre de forcer l’exécution du contrat

Explication

L’Equity complète les lacunes de la Common Law et peut notamment permettre d’imposer l’exécution d’un contrat. L’indemnisation relève de la fonction évoquée pour la Common Law, tandis que les règles constitutionnelles et le réexamen général des jugements ne correspondent pas à cette fonction.

69. Un procès pénal est encore en cours lorsqu’entre en vigueur une loi prévoyant une peine moins sévère pour les faits poursuivis. Quelle règle le juge doit-il appliquer ?

Écarter la loi nouvelle jusqu’à une condamnation définitive
Maintenir la peine prévue par la loi antérieure
Appliquer rétroactivement la loi pénale plus sévère
Appliquer rétroactivement la loi pénale plus douce

Appliquer rétroactivement la loi pénale plus douce

Explication

La loi pénale nouvelle plus douce s’applique rétroactivement tant qu’aucune condamnation passée en force de chose jugée n’a été prononcée. Maintenir l’ancienne peine méconnaît cette exception, appliquer une loi plus sévère inverse la règle, et exiger une condamnation définitive ajoute une condition contraire.

70. Quelle date est associée à la création des tribunaux administratifs par décret, et combien en existait-il alors ?

Le 30 septembre 1953, au nombre de 42
Le 30 septembre 1953, au nombre de 30
Le 30 septembre 1953, au nombre de 42 tribunaux judiciaires
Le 30 septembre 1983, au nombre de 42

Le 30 septembre 1953, au nombre de 42

Explication

Le décret du 30 septembre 1953 crée 42 tribunaux administratifs. La date de 1983 est une confusion avec celle figurant dans l’extrait, tandis que les autres réponses confondent leur catégorie ou leur nombre.

71. Dans un dossier, un document est rédigé et signé par deux particuliers sans intervention d’un officier public. De quel type d’acte s’agit-il ?

Un acte sous seing privé
Un acte authentique
Une preuve par témoignage
Un acte établi par un officier public

Un acte sous seing privé

Explication

Un acte sous seing privé est établi par des personnes privées sans officier public. L’acte authentique implique un officier public, le témoignage est un autre mode de preuve, et la dernière réponse attribue au document une intervention absente du cas.

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Qu’est-ce que le droit ?

L’ensemble des règles qui encadrent la vie en société et les rapports entre différents acteurs.

Quels rapports le droit privé régit-il principalement ?

Les rapports entre particuliers, personnes physiques ou personnes morales.

Quel intérêt le droit privé poursuit-il ?

L’intérêt particulier.

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