QCM : Droit administratif général — 32 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel domaine relève principalement du droit administratif ?

Les fonctions politiques de l’État et les relations diplomatiques
L’organisation des partis politiques et le fonctionnement électoral
L’activité de l’administration et ses rapports avec les particuliers
Les relations privées entre particuliers et les obligations civiles

L’activité de l’administration et ses rapports avec les particuliers

Explication

Le droit administratif regroupe les règles qui encadrent l’activité de l’administration, les personnes publiques et leurs rapports avec les particuliers, sous le contrôle du juge administratif. Les fonctions politiques de l’État relèvent plutôt du droit constitutionnel, ce qui distingue les deux branches.

2. Selon la distinction proposée par Georges Vedel, quelle activité du gouvernement relève du droit administratif ?

La définition des orientations politiques générales de l’État
La détermination des choix politiques soumis au Parlement
La conduite des relations diplomatiques avec les États étrangers
La gestion concrète des services et activités administratifs

La gestion concrète des services et activités administratifs

Explication

Pour Georges Vedel, les activités purement administratives du gouvernement relèvent du droit administratif. Les choix politiques généraux et les autres activités politiques sont rattachés au droit constitutionnel plutôt qu’au droit administratif.

3. Quelle différence oppose le critère organique au critère matériel en droit administratif ?

Le premier s’intéresse aux personnes, le second aux activités
Le premier concerne les juges, le second concerne les collectivités
Le premier concerne les contrats, le second concerne les sanctions
Le premier s’intéresse aux activités, le second aux personnes

Le premier s’intéresse aux personnes, le second aux activités

Explication

Le critère organique identifie l’administration à partir des personnes ou organismes qui exercent l’activité. Le critère matériel s’attache à la nature des activités exercées, indépendamment de l’organisme qui les accomplit.

4. Quelle conséquence majeure la décision Bac d’Eloka a-t-elle associée aux services publics industriels et commerciaux ?

Ils relèvent majoritairement du droit privé malgré leur éventuelle gestion publique
Ils sont soumis au droit constitutionnel lorsqu’ils exercent une mission d’intérêt général
Ils relèvent intégralement du droit administratif dès qu’une personne publique les assure
Ils sont exclus de toute qualification de service public en raison de leur activité économique

Ils relèvent majoritairement du droit privé malgré leur éventuelle gestion publique

Explication

La décision Bac d’Eloka a consacré la catégorie des services publics industriels et commerciaux, généralement soumis au droit privé. Le fait qu’une personne publique assure le service ne suffit donc pas à le soumettre principalement au droit administratif.

5. Quelle opposition caractérise les écoles du service public et de la puissance publique ?

Duguit fonde le droit administratif sur les contrats, Hauriou sur les libertés individuelles
Duguit rattache le droit administratif au juge judiciaire, Hauriou au droit constitutionnel
Duguit fonde le droit administratif sur le service public, Hauriou sur les prérogatives de puissance publique
Duguit privilégie la souveraineté étatique, Hauriou privilégie la gestion des services privés

Duguit fonde le droit administratif sur le service public, Hauriou sur les prérogatives de puissance publique

Explication

L’école de Léon Duguit voit dans le service public le fondement du droit administratif, tandis que Maurice Hauriou met l’accent sur les prérogatives de puissance publique. Les autres propositions attribuent à ces auteurs des fondements qui ne correspondent pas à leurs théories.

6. Quel principe la décision Blanco du Tribunal des conflits, rendue en 1873, affirme-t-elle ?

L’État relève de règles spéciales et ne peut être soumis généralement au Code civil
Les relations entre personnes publiques sont régies par les règles ordinaires du droit privé
Le juge judiciaire contrôle toutes les activités administratives de l’État
L’État relève du Code civil dès qu’une personne publique cause un dommage

L’État relève de règles spéciales et ne peut être soumis généralement au Code civil

Explication

La décision Blanco affirme l’autonomie du droit administratif en soumettant l’État à des règles spéciales, contrôlées par le juge administratif. Le Code civil demeure le droit commun des relations privées, mais il ne régit pas de manière générale l’action administrative.

7. Que reconnaît le Conseil constitutionnel dans sa décision Conseil de la concurrence du 23 janvier 1987 ?

La compétence du gouvernement pour retirer les décisions contestées devant un juge
La compétence administrative pour annuler les décisions prises avec des prérogatives de puissance publique
La compétence du Parlement pour juger les litiges relatifs aux services publics
La compétence judiciaire pour annuler toute décision prise par une autorité administrative

La compétence administrative pour annuler les décisions prises avec des prérogatives de puissance publique

Explication

La décision de 1987 reconnaît comme principe à valeur constitutionnelle la compétence de la juridiction administrative pour annuler les décisions prises par des autorités administratives dans l’exercice de prérogatives de puissance publique. Cette reconnaissance ne transfère pas ce contentieux au juge judiciaire ni au Parlement.

8. Quelle situation correspond au sens strict de la jurisprudence ?

Un ministre adopte une règle générale applicable aux administrés
Une juridiction tranche de façon constante des litiges identiques
Un juge rend une décision isolée dans une affaire nouvelle
Le Parlement vote une loi consacrée à une matière précise

Une juridiction tranche de façon constante des litiges identiques

Explication

La jurisprudence désigne l’habitude constante d’une juridiction de statuer de la même manière sur des litiges identiques. Une décision isolée ne suffit pas nécessairement à constituer une jurisprudence.

9. Pourquoi le droit administratif est-il largement construit par les arrêts du Conseil d’État ?

Parce que le Conseil d’État exerce la fonction législative en cette matière
Parce que le Code civil rassemble les principes propres à l’administration
Parce qu’il n’existe pas de code réunissant toutes ses règles
Parce que les règles administratives sont principalement fixées par les communes

Parce qu’il n’existe pas de code réunissant toutes ses règles

Explication

Le droit administratif s’est largement formé à travers les décisions du Conseil d’État, car aucun code ne rassemble l’ensemble de ses règles. Le Code civil concerne principalement le droit civil et ne constitue pas le fondement général du droit administratif.

10. Quelle justification explique que le droit administratif accorde parfois un avantage aux personnes publiques par rapport aux particuliers ?

La soumission des personnes publiques aux mêmes règles que les particuliers concernés
La prééminence de l’intérêt général, sous le contrôle protecteur du juge administratif
La priorité donnée aux intérêts privés lorsque l’administration agit dans son domaine
La protection de l’administration contre tout contrôle juridictionnel des administrés

La prééminence de l’intérêt général, sous le contrôle protecteur du juge administratif

Explication

Ces règles plus favorables visent à permettre la poursuite de l’intérêt général, tandis que le juge administratif protège les droits des administrés. L’administration n’est donc pas soustraite au contrôle du juge.

11. Quelle caractéristique définit une personne morale de droit public ?

Une association privée dépourvue de personnalité juridique propre
Une personne physique investie d’une compétence administrative particulière
Une entreprise commerciale créée pour rechercher un bénéfice partagé
Un groupement doté de droits et d’obligations, créé pour un but déterminé

Un groupement doté de droits et d’obligations, créé pour un but déterminé

Explication

Une personne morale de droit public possède la personnalité juridique, des droits et des obligations, et agit dans un but déterminé selon le principe de spécialité. Une association dépourvue de personnalité juridique ne peut pas être titulaire de tels droits et obligations en son propre nom.

12. Laquelle de ces catégories fait partie des principales personnes morales de droit public ?

Les associations privées, qui définissent elles-mêmes l’intérêt général national
Les sociétés commerciales, qui disposent d’une compétence publique générale
Les établissements publics, qui sont des personnes publiques spécialisées
Les juridictions judiciaires, qui constituent des collectivités territoriales

Les établissements publics, qui sont des personnes publiques spécialisées

Explication

Les établissements publics comptent parmi les principales personnes morales de droit public et exercent une compétence spécialisée. Ils se distinguent de l’État, dont la compétence n’est pas limitée par le principe de spécialité de la même manière.

13. Quelle décision a admis que des personnes privées puissent gérer une mission de service public et relever du droit administratif ?

La décision Nicolo rendue par le Conseil d’État en 1989
La décision Commune de Morsang-sur-Orge rendue en 1995
La décision Caisse primaire « Aide et Protection » du 13 mai 1938
La décision Blanco rendue par le Tribunal des conflits en 1873

La décision Caisse primaire « Aide et Protection » du 13 mai 1938

Explication

La décision Caisse primaire « Aide et Protection », rendue par le Conseil d’État le 13 mai 1938, reconnaît cette possibilité pour les personnes privées. La décision Blanco concerne une autre construction majeure du droit administratif et n’est pas celle visée ici.

14. Lequel de ces organismes constitue un exemple de personne privée ou d’organisme à capitaux publics assurant une mission de service public ?

Une juridiction judiciaire, qui rend les décisions au nom de l’État
Une préfecture, qui constitue un service déconcentré de l’État
La Poste, qui assure une mission de service public
Une commune, qui appartient aux collectivités territoriales

La Poste, qui assure une mission de service public

Explication

La Poste est citée comme exemple d’organisme à capitaux publics assurant une mission de service public. Une commune relève des personnes morales de droit public, tandis qu’une préfecture est un service de l’État et non une personne privée.

15. Quel effet les lois des 16 et 24 août 1790 ont-elles produit sur les tribunaux judiciaires ?

Elles ont attribué au Conseil d’État le jugement des affaires civiles.
Elles leur ont confié l’appel des décisions prises par l’administration.
Elles leur ont interdit de trancher les litiges mettant en cause l’administration.
Elles ont créé une juridiction administrative chargée de juger ces litiges.

Elles leur ont interdit de trancher les litiges mettant en cause l’administration.

Explication

Ces lois ont interdit aux tribunaux judiciaires d’intervenir dans les affaires administratives, sans instituer immédiatement une juridiction administrative. L’existence d’une juridiction administrative distincte s’est construite progressivement après cette séparation initiale.

16. Quelle évolution caractérise le passage de la justice retenue à la justice déléguée ?

Le Conseil d’État devient une juridiction compétente uniquement en appel.
La juridiction administrative statue elle-même de manière définitive.
Le pouvoir politique confirme les décisions rendues par la juridiction.
L’administration abandonne toute compétence au profit des tribunaux judiciaires.

La juridiction administrative statue elle-même de manière définitive.

Explication

Avec la justice déléguée, la juridiction administrative rend elle-même une décision définitive, évolution consacrée par la loi du 24 mai 1872. Dans la justice retenue, le pouvoir politique devait encore confirmer la décision.

17. Quels éléments combinés orientent généralement un litige vers la compétence du juge administratif ?

Une personne publique, un service public et des prérogatives de puissance publique.
Un service public, une responsabilité médicale et une relation de travail.
Une personne privée, une activité commerciale et un contrat de droit privé.
Une personne publique, un dommage corporel et une infraction pénale.

Une personne publique, un service public et des prérogatives de puissance publique.

Explication

La compétence administrative repose généralement sur la combinaison d’un critère organique, d’un service public et de prérogatives de puissance publique. La seule présence d’une personne publique ne suffit pas à déterminer cette compétence.

18. Quel juge est compétent pour un litige portant sur le fonctionnement du service public de la justice ?

Le Tribunal des conflits, car il tranche directement chaque litige judiciaire.
Le juge administratif, car l’organisation et le fonctionnement sont indissociables.
Le juge judiciaire, car le fonctionnement relève de cet ordre.
Le juge administratif, car toute activité publique relève de cet ordre.

Le juge judiciaire, car le fonctionnement relève de cet ordre.

Explication

Le fonctionnement du service public de la justice relève du juge judiciaire, tandis que son organisation relève du juge administratif. Confondre ces deux aspects conduit donc à attribuer à tort le litige au juge administratif.

19. Depuis la décision Bergoend de 2013, quelle situation peut constituer une voie de fait ?

Une exécution forcée irrégulière entraînant l’extinction du droit de propriété.
Une décision administrative insuffisamment motivée sans atteinte à un droit fondamental.
Une erreur de l’administration causant un préjudice financier à un usager.
Une décision administrative contestable prise dans le cadre d’un pouvoir légal.

Une exécution forcée irrégulière entraînant l’extinction du droit de propriété.

Explication

La voie de fait peut résulter d’une exécution forcée irrégulière portant atteinte à une liberté individuelle ou entraînant l’extinction du droit de propriété. Une simple illégalité ou une motivation insuffisante ne suffit pas à caractériser cette situation.

20. Quel juge est compétent en cas de voie de fait portant atteinte à la liberté individuelle ou entraînant l’extinction du droit de propriété ?

Le juge administratif, pour contrôler la légalité de l’acte administratif.
Le Tribunal des conflits, pour remplacer le juge saisi de l’affaire.
Le juge judiciaire, pour trancher le litige lié à cette atteinte.
Le Conseil d’État, pour statuer comme juge de cassation du litige.

Le juge judiciaire, pour trancher le litige lié à cette atteinte.

Explication

En cas de voie de fait, le juge judiciaire peut trancher le litige concernant l’atteinte à la liberté individuelle ou l’extinction du droit de propriété. Le juge administratif demeure normalement compétent pour les autres illégalités administratives qui ne constituent pas une voie de fait.

21. Dans quelle situation le préfet peut-il demander au Tribunal des conflits de trancher un conflit positif ?

Lorsque le justiciable conteste la compétence attribuée à une juridiction judiciaire
Lorsque deux juridictions administratives rendent des décisions incompatibles dans une affaire
Lorsque le juge judiciaire se reconnaît compétent dans un litige concernant l’administration
Lorsque le juge administratif refuse de connaître d’un recours dirigé contre l’administration

Lorsque le juge judiciaire se reconnaît compétent dans un litige concernant l’administration

Explication

Le conflit positif apparaît lorsque le juge judiciaire se déclare compétent dans un litige impliquant l’administration et que le préfet demande l’intervention du Tribunal des conflits. Le justiciable ne peut pas saisir lui-même cette juridiction dans ce type de conflit.

22. Quelle condition caractérise un conflit négatif entre les deux ordres de juridiction ?

Une juridiction administrative annule une décision prise par une autorité administrative
Un juge judiciaire se déclare compétent malgré une demande préfectorale de dessaisissement
Deux décisions d’incompétence sont rendues dans la même affaire, dont l’une au moins est erronée
Deux juridictions rendent des décisions différentes après avoir examiné le fond du litige

Deux décisions d’incompétence sont rendues dans la même affaire, dont l’une au moins est erronée

Explication

Le conflit négatif suppose que les deux ordres de juridiction se déclarent incompétents dans la même affaire, avec au moins une déclaration d’incompétence erronée. Il ne se définit pas par des solutions divergentes rendues après examen du fond.

23. Quelle transformation de la répartition des fonctions juridictionnelles résulte principalement de la loi du 31 décembre 1987 ?

La création des cours administratives d’appel et le rôle principalement cassatoire du Conseil d’État
La suppression des tribunaux administratifs et l’attribution des appels au Conseil d’État
La création d’une juridiction unique et le transfert du contentieux administratif aux cours d’appel
La limitation du Conseil d’État à une fonction consultative auprès des pouvoirs publics

La création des cours administratives d’appel et le rôle principalement cassatoire du Conseil d’État

Explication

La loi du 31 décembre 1987 a créé les cours administratives d’appel et a fait principalement du Conseil d’État le juge de cassation. Les tribunaux administratifs et le Conseil d’État n’ont donc pas été supprimés ni réduits à une fonction consultative.

24. Quelle répartition des compétences correspond à l’organisation ordinaire de la justice administrative ?

Le Conseil d’État juge en première instance et le tribunal administratif statue principalement sur les appels
La cour administrative d’appel juge en première instance et le tribunal administratif examine principalement les appels
Le tribunal administratif juge en première instance et la cour administrative d’appel statue principalement sur les appels
Le tribunal administratif juge en cassation et le Conseil d’État examine principalement les appels

Le tribunal administratif juge en première instance et la cour administrative d’appel statue principalement sur les appels

Explication

Les tribunaux administratifs sont les juridictions administratives de droit commun en première instance, tandis que les cours administratives d’appel connaissent principalement des appels. Le Conseil d’État intervient principalement comme juge de cassation.

25. Après avoir cassé une décision, quelle possibilité appartient au Conseil d’État en tant que juge de cassation ?

Annuler la décision contestée sans pouvoir poursuivre l’examen du litige
Renvoyer l’affaire devant une juridiction compétente ou la juger lui-même
Transmettre systématiquement l’affaire à une cour administrative d’appel
Réexaminer uniquement les faits sans pouvoir trancher les questions de droit

Renvoyer l’affaire devant une juridiction compétente ou la juger lui-même

Explication

Le Conseil d’État est juge de cassation et juge en droit, mais il peut, après la cassation, renvoyer l’affaire ou la régler lui-même. Il ne se limite donc pas à transmettre automatiquement le dossier à une autre juridiction.

26. Quelle distinction décrit correctement les deux fonctions principales du Conseil d’État ?

Il représente les collectivités dans sa fonction consultative et dirige les tribunaux dans sa fonction juridictionnelle
Il rend des avis dans sa fonction consultative et tranche des litiges dans sa fonction juridictionnelle
Il prépare les lois dans sa fonction juridictionnelle et contrôle les élections dans sa fonction consultative
Il conseille les particuliers dans sa fonction juridictionnelle et sanctionne les administrations dans sa fonction consultative

Il rend des avis dans sa fonction consultative et tranche des litiges dans sa fonction juridictionnelle

Explication

Le Conseil d’État exerce une fonction consultative lorsqu’il rend des avis aux pouvoirs publics et une fonction juridictionnelle lorsqu’il tranche des litiges. Ces fonctions correspondent à des activités distinctes, même si elles relèvent de la même institution.

27. Quelle règle découle du principe de double appartenance des conseillers d’État ?

Un conseiller ayant participé à l’élaboration d’un texte ne siège pas ensuite pour juger sa légalité
Un conseiller ayant rendu un avis doit obligatoirement présider le jugement du litige concerné
Un conseiller peut juger la légalité d’un texte même s’il a participé directement à sa préparation
Un conseiller doit choisir entre une section administrative et la section du contentieux avant chaque affaire

Un conseiller ayant participé à l’élaboration d’un texte ne siège pas ensuite pour juger sa légalité

Explication

La double appartenance permet à un conseiller d’État d’appartenir à la section du contentieux et à une section administrative, mais elle est encadrée par une règle d’impartialité. Un conseiller qui a participé à l’élaboration d’un texte ne siège pas dans le jugement portant sur sa légalité.

28. Quel est l’objectif d’un recours administratif préalable avant la saisine du juge ?

Obtenir directement une indemnisation du préjudice subi
Confier le litige à un arbitre désigné par les parties
Faire contrôler la constitutionnalité de la décision
Demander à l’administration de modifier sa décision

Demander à l’administration de modifier sa décision

Explication

Le recours administratif préalable invite l’administration à réexaminer et à modifier sa propre décision avant toute saisine juridictionnelle. Il ne correspond pas à une demande directe d’indemnisation, qui relève notamment du plein contentieux.

29. Dans quelle situation l’arbitrage peut-il être admis pour une personne publique ?

Lorsqu’une loi l’autorise explicitement
Lorsqu’une autorité hiérarchique valide la procédure
Lorsqu’un contrat administratif le prévoit librement
Lorsqu’un médiateur constate l’échec des négociations

Lorsqu’une loi l’autorise explicitement

Explication

L’article 2060 du Code civil interdit en principe l’arbitrage aux personnes publiques, sauf autorisation explicite prévue par une loi. La simple insertion d’une clause contractuelle ou l’accord d’une autorité administrative ne suffit donc pas.

30. Que permet d’obtenir un recours pour excès de pouvoir lorsqu’un acte administratif unilatéral est illégal ?

L’annulation de l’acte par le juge administratif
La modification de l’acte par l’autorité hiérarchique
La conclusion imposée d’un accord entre les parties
La réparation automatique de tous les préjudices subis

L’annulation de l’acte par le juge administratif

Explication

Le recours pour excès de pouvoir permet à une personne ayant intérêt à agir de demander au juge administratif l’annulation d’un acte administratif unilatéral illégal. La réparation d’un préjudice relève plutôt du plein contentieux et n’est pas l’objet principal de ce recours.

31. Quelle conséquence le juge administratif peut-il tirer d’un acte administratif illégal ?

Il peut l’annuler avec un effet rétroactif
Il peut uniquement suspendre son application pour l’avenir
Il doit le maintenir jusqu’à son remplacement formel
Il doit renvoyer l’affaire devant l’autorité qui l’a adopté

Il peut l’annuler avec un effet rétroactif

Explication

Lorsqu’un acte administratif est illégal, le juge administratif peut l’annuler, cette annulation produisant en principe un effet rétroactif. À l’inverse, un recours dirigé contre un acte légal est rejeté.

32. Quelle exception le Conseil d’État a-t-il admise dans l’arrêt d’Assemblée Association AC du 11 mai 2004 concernant les effets de l’annulation ?

Une modulation temporelle lorsque la rétroactivité entraîne des conséquences manifestement excessives
Une indemnisation automatique lorsque l’annulation rétroactive cause un dommage
Une validation définitive de l’acte lorsque l’administration le confirme
Une substitution systématique d’un nouvel acte à l’acte annulé

Une modulation temporelle lorsque la rétroactivité entraîne des conséquences manifestement excessives

Explication

Dans l’arrêt Association AC, le Conseil d’État admet que le juge module exceptionnellement dans le temps les effets d’une annulation lorsque sa rétroactivité entraînerait des conséquences manifestement excessives. Cette exception vise notamment à préserver la sécurité juridique, sans transformer l’acte illégal en acte définitivement valide.

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Qu'est-ce que le droit administratif régit principalement ?

L'activité de l'administration, les personnes publiques et leurs rapports avec les particuliers.

Selon Georges Vedel, quelles activités relève du droit administratif ?

Les activités purement administratives du gouvernement.

Selon Georges Vedel, quelles activités relèvent du droit constitutionnel ?

Les activités politiques du gouvernement.

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