QCM : Droit administratif : légalité et transparence — 54 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet principal du droit administratif ?

L’activité administrative de l’administration, y compris ses relations avec les administrés
Les relations patrimoniales entre les particuliers dans la vie civile
Les infractions pénales commises par les agents publics dans leurs fonctions
Les échanges commerciaux conclus entre les entreprises et leurs clients

L’activité administrative de l’administration, y compris ses relations avec les administrés

Explication

Le droit administratif encadre l’activité administrative, notamment lorsque l’administration agit dans ses rapports avec les administrés. Les relations principalement établies entre particuliers relèvent plutôt du droit privé.

2. Quelle entité relève de la notion d’administration lorsqu’elle exerce une mission de service public ?

Une entreprise commerciale agissant dans ses relations ordinaires avec ses fournisseurs
Une association privée poursuivant un objectif sans lien avec l’intérêt général
Un particulier administrant son patrimoine dans un cadre familial
Une personne privée chargée d’une mission de service public

Une personne privée chargée d’une mission de service public

Explication

L’administration comprend notamment les personnes privées auxquelles une mission de service public est confiée, en plus de plusieurs personnes publiques. Une entreprise privée sans mission de service public ne relève pas de cette définition.

3. Quelle caractéristique décrit le mieux le droit administratif dans ses rapports avec les administrés ?

Il repose principalement sur des conventions négociées entre deux parties égales
Il appartient entièrement au droit privé malgré l’action des personnes publiques
Il organise une égalité parfaite entre l’administration et chaque administré
Il repose sur l’unilatéralité et présente ainsi un caractère inégalitaire

Il repose sur l’unilatéralité et présente ainsi un caractère inégalitaire

Explication

Le droit administratif est présenté comme un droit de l’unilatéralité, ce qui explique son caractère inégalitaire, sans être totalement détaché du droit privé. L’égalité parfaite et la contractualisation générale ne correspondent pas à cette caractéristique.

4. Quel a été l’effet principal de la loi des 16 et 24 août 1790 ?

Elle a séparé les fonctions judiciaires et administratives et limité l’intervention des juges
Elle a interdit aux tribunaux de connaître des actes administratifs
Elle a confié au Conseil d’État le jugement de tous les litiges administratifs
Elle a créé le Tribunal des conflits pour répartir les compétences entre juridictions

Elle a séparé les fonctions judiciaires et administratives et limité l’intervention des juges

Explication

La loi des 16 et 24 août 1790 sépare les fonctions judiciaires et administratives et interdit aux juges de troubler les opérations administratives. La création du Tribunal des conflits et la qualification juridictionnelle du Conseil d’État sont postérieures.

5. Quelle qualification le Conseil constitutionnel a-t-il reconnue à l’indépendance de la juridiction administrative le 22 juillet 1980 ?

Une simple règle législative pouvant être modifiée par le Parlement
Un principe fondamental reconnu par les lois de la République
Une compétence administrative pouvant être supprimée par décret
Un principe général du droit dépourvu de valeur constitutionnelle

Un principe fondamental reconnu par les lois de la République

Explication

Le Conseil constitutionnel a reconnu l’indépendance de la juridiction administrative comme un principe fondamental reconnu par les lois de la République. Elle bénéficie donc d’une protection constitutionnelle supérieure à celle d’une simple règle législative.

6. Que constitutionnalise la décision du 23 janvier 1987 concernant la juridiction administrative ?

Son existence et son noyau dur de compétence pour les décisions prises avec des prérogatives de puissance publique
La compétence des tribunaux judiciaires pour contrôler toute décision prise par une personne publique
Le principe selon lequel chaque service public relève nécessairement d’une juridiction administrative
La compétence du Conseil d’État pour connaître de toutes les relations entre personnes privées

Son existence et son noyau dur de compétence pour les décisions prises avec des prérogatives de puissance publique

Explication

Le Conseil constitutionnel constitutionnalise l’existence de la juridiction administrative ainsi qu’un noyau dur de compétence lié aux décisions prises avec des prérogatives de puissance publique. Cette garantie ne signifie pas que toute activité d’un service public relève automatiquement du juge administratif.

7. Quelle distinction oppose correctement les écoles de Duguit et de Hauriou ?

Duguit privilégie la puissance publique, tandis que Hauriou fonde le droit administratif sur le service public
Duguit explique le droit administratif par la propriété publique, tandis que Hauriou le rattache aux relations commerciales
Duguit privilégie le service public, tandis que Hauriou met l’accent sur l’autorité et la puissance publique
Duguit rattache le droit administratif aux contrats privés, tandis que Hauriou le rattache aux libertés individuelles

Duguit privilégie le service public, tandis que Hauriou met l’accent sur l’autorité et la puissance publique

Explication

L’école de Léon Duguit fait du service public le fondement du droit administratif, alors que Maurice Hauriou insiste sur l’autorité et les prérogatives de puissance publique. La confusion consiste à inverser ces deux rattachements théoriques.

8. Comment Didier Truchet caractérise-t-il la notion d’intérêt général en droit administratif ?

Comme une notion procédurale déterminant la composition des juridictions administratives
Comme une notion fonctionnelle facilitant l’application de notions telles que le service public
Comme une notion patrimoniale réservée à la gestion des biens appartenant à l’État
Comme une notion contractuelle réglant les relations entre l’administration et ses fournisseurs

Comme une notion fonctionnelle facilitant l’application de notions telles que le service public

Explication

Pour Didier Truchet, l’intérêt général est une notion fonctionnelle qui permet notamment d’appliquer la notion de service public. Il ne s’agit pas d’une notion limitée au patrimoine public ou à la conclusion des contrats administratifs.

9. Pourquoi l’exercice du droit de préemption de la SAFER constitue-t-il un acte administratif unilatéral ?

Parce que le droit de préemption transforme automatiquement la vente agricole en contrat administratif
Parce que toute décision prise par une société privée concernant une vente est un acte administratif
Parce qu’une personne privée exerce un pouvoir de substitution à l’acheteur dans le cadre d’une mission encadrée par le droit administratif
Parce que la SAFER agit comme une juridiction qui tranche le litige entre le vendeur et l’acheteur

Parce qu’une personne privée exerce un pouvoir de substitution à l’acheteur dans le cadre d’une mission encadrée par le droit administratif

Explication

La SAFER, bien que personne privée, peut exercer un droit de préemption lui permettant de se substituer à l’acheteur, et cet exercice constitue un acte administratif unilatéral. Le seul caractère privé de la personne ou agricole de la vente ne suffit pas à produire cette qualification.

10. Par quel mécanisme le droit administratif peut-il porter atteinte au droit de propriété privée ?

Par la fixation libre du prix d’un bien dans une vente entre personnes privées
Par l’expropriation pour cause d’utilité publique, la réquisition ou les règles d’urbanisme
Par la transmission successorale d’un bien selon les règles du droit de la famille
Par la conclusion d’un contrat civil entre deux propriétaires sans intervention publique

Par l’expropriation pour cause d’utilité publique, la réquisition ou les règles d’urbanisme

Explication

Le droit administratif peut limiter la propriété privée notamment par l’expropriation pour cause d’utilité publique, la réquisition et les règles d’urbanisme. Les autres mécanismes relèvent principalement des relations privées et ne constituent pas de telles limitations administratives.

11. Pourquoi le droit administratif est-il qualifié de droit prétorien ou jurisprudentiel ?

Parce qu’il est principalement rédigé par les assemblées parlementaires
Parce qu’il repose principalement sur les engagements internationaux de la France
Parce qu’il est largement façonné par les décisions des juridictions administratives
Parce qu’il résulte surtout des pratiques constantes des administrations

Parce qu’il est largement façonné par les décisions des juridictions administratives

Explication

Le droit administratif est dit prétorien parce que les juridictions administratives ont largement construit ses règles par leurs décisions. Le fait qu’une règle soit appliquée par l’administration ne signifie pas qu’elle provient principalement de sa pratique.

12. Quel principe l’arrêt CE, Dame Lamotte de 1950 affirme-t-il concernant le recours pour excès de pouvoir ?

Toute décision administrative peut faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir, même sans texte
Le recours pour excès de pouvoir est réservé aux décisions administratives créatrices de droits
Le recours pour excès de pouvoir concerne les contrats privés conclus par l’administration
Une décision administrative ne peut être contestée qu’après l’adoption d’une loi spéciale

Toute décision administrative peut faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir, même sans texte

Explication

L’arrêt Dame Lamotte reconnaît le recours pour excès de pouvoir contre toute décision administrative, même lorsqu’aucun texte ne le prévoit expressément. Cette solution écarte l’idée qu’une disposition particulière serait toujours nécessaire pour ouvrir ce recours.

13. Dans l’arrêt Ternon de 2001, quel délai est accordé à l’administration pour retirer une décision individuelle explicite créatrice de droits lorsqu’elle est illégale ?

Un délai de quatre mois à compter de la prise de décision
Un délai de trente jours à compter de la découverte de l’illégalité
Un délai de deux mois à compter de la notification de la décision
Un délai d’un an à compter de la publication de la décision

Un délai de quatre mois à compter de la prise de décision

Explication

L’arrêt Ternon fixe à quatre mois le délai de retrait d’une décision individuelle explicite créatrice de droits lorsqu’elle est illégale. Les autres délais proposés ne correspondent pas à la règle dégagée par cet arrêt.

14. Quel effet la codification du droit administratif produit-elle sur son caractère jurisprudentiel ?

Elle transforme les règles jurisprudentielles en normes constitutionnelles dès leur insertion dans un code
Elle remplace les décisions juridictionnelles par des règles entièrement nouvelles adoptées par le Parlement
Elle rend les règles administratives dépourvues de toute valeur lorsqu’elles proviennent d’une décision judiciaire
Elle peut intégrer des règles créées par le juge sans supprimer l’influence de la jurisprudence

Elle peut intégrer des règles créées par le juge sans supprimer l’influence de la jurisprudence

Explication

La codification peut reprendre et organiser des règles auparavant élaborées par le juge, ce qui ne fait pas disparaître l’origine jurisprudentielle du droit administratif. L’insertion dans un code ne confère pas automatiquement à ces règles une valeur constitutionnelle.

15. Quels textes appartiennent notamment au bloc de constitutionnalité ?

La Déclaration de 1789, les règlements administratifs, les lois ordinaires et les circulaires ministérielles
La Constitution de 1958, la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement
Le Préambule de 1946, les décisions du Conseil d’État, les lois organiques et les contrats administratifs
La Constitution de 1958, le Code civil, le Code pénal et les traités européens

La Constitution de 1958, la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend notamment la Constitution de 1958, la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement. Les codes, règlements et contrats administratifs ne sont pas, en tant que tels, des composantes de ce bloc.

16. Quelle portée l’arrêt CE, Commune d’Annecy du 3 octobre 2008 reconnaît-il à la Charte de l’environnement ?

Une pleine valeur constitutionnelle pour l’ensemble de ses dispositions
Une valeur réglementaire limitée aux litiges concernant les collectivités territoriales
Une valeur législative applicable après l’adoption de chaque loi environnementale
Une valeur internationale subordonnée à la ratification d’un traité complémentaire

Une pleine valeur constitutionnelle pour l’ensemble de ses dispositions

Explication

Dans l’arrêt Commune d’Annecy, le Conseil d’État reconnaît la pleine valeur constitutionnelle de l’ensemble de la Charte de l’environnement. Sa portée ne dépend donc pas d’une limitation aux seules collectivités territoriales.

17. Une autorité administrative identifie une incertitude scientifique concernant un risque grave pour l’environnement : quelle démarche correspond au principe de précaution ?

Interdire toute activité économique liée au secteur concerné sans évaluation préalable
Évaluer le risque et prendre des mesures provisoires et proportionnées malgré l’incertitude
Appliquer une sanction administrative dès qu’un risque hypothétique est évoqué
Attendre la certitude scientifique du dommage avant d’adopter une mesure administrative

Évaluer le risque et prendre des mesures provisoires et proportionnées malgré l’incertitude

Explication

Le principe de précaution impose, en cas d’incertitude sur une atteinte environnementale, d’évaluer les risques et de prendre des mesures provisoires et proportionnées. Attendre la certitude du dommage relève d’une conception contraire à ce principe.

18. Quel apport l’arrêt Nicolo de 1989 a-t-il eu pour le contrôle exercé par le juge administratif ?

Il a réservé au Conseil constitutionnel le contrôle des lois au regard des traités internationaux
Il a permis de contrôler la compatibilité des actes administratifs avec les traités internationaux
Il a exclu les conventions internationales du contrôle de légalité des décisions administratives
Il a reconnu aux règlements administratifs une valeur supérieure aux engagements internationaux

Il a permis de contrôler la compatibilité des actes administratifs avec les traités internationaux

Explication

L’arrêt Nicolo inclut les traités internationaux dans le bloc de légalité et permet au juge administratif de vérifier la compatibilité de l’action administrative avec eux. Les engagements internationaux ne sont donc pas exclus du contrôle de légalité.

19. Une loi est publiée au Journal officiel sans prévoir de date particulière et son application ne dépend d’aucun décret : quand entre-t-elle en vigueur ?

Le lendemain de sa publication au Journal officiel
À l’expiration d’un délai général de quinze jours
À la date fixée par une décision du Conseil d’État
À la date de publication du premier décret d’application

Le lendemain de sa publication au Journal officiel

Explication

Une loi entre en vigueur le lendemain de sa publication lorsque ni la loi ni une impossibilité manifeste ne prévoit une autre solution. La publication d’un décret d’application n’est pas une condition générale de son entrée en vigueur.

20. Comment définir un règlement en droit administratif ?

Un texte de portée générale et impersonnelle émanant d’une autorité administrative
Un engagement international conclu entre plusieurs autorités publiques étrangères
Une norme parlementaire qui fixe les principes fondamentaux de la société
Une décision individuelle adoptée par un juge pour régler un litige particulier

Un texte de portée générale et impersonnelle émanant d’une autorité administrative

Explication

Le règlement est un texte général et impersonnel adopté par une autorité administrative, placé sous la loi et les normes constitutionnelles. Une décision individuelle ne possède pas cette portée générale et impersonnelle.

21. Dans quelle situation un ministre peut-il exercer un pouvoir réglementaire ?

Lorsqu’une circulaire administrative lui attribue une compétence générale
Lorsqu’il estime qu’une mesure est utile à l’organisation de son ministère
Lorsqu’un texte supérieur l’y habilite dans un domaine déterminé
Lorsqu’il agit dans n’importe quel domaine relevant de l’action gouvernementale

Lorsqu’un texte supérieur l’y habilite dans un domaine déterminé

Explication

Les ministres peuvent exercer un pouvoir réglementaire lorsqu’un texte supérieur les y habilite dans un domaine déterminé. Ils ne disposent pas, par leur seule qualité, d’un pouvoir réglementaire général comparable à celui du Premier ministre.

22. Quelle est la place des principes généraux du droit dans la hiérarchie des normes administratives ?

Ils sont constitutionnels, s’imposent au Parlement, et se situent au-dessus de la Constitution
Ils sont écrits dans les règlements, s’imposent aux juges, et se situent au-dessus des lois
Ils sont facultatifs pour l’administration, sauf lorsqu’une loi les reprend expressément
Ils sont non écrits, s’imposent à l’administration, et se situent au-dessus des règlements mais sous les lois

Ils sont non écrits, s’imposent à l’administration, et se situent au-dessus des règlements mais sous les lois

Explication

Les principes généraux du droit sont des règles non écrites que l’administration doit respecter, avec une valeur supérieure aux règlements et inférieure aux lois. Leur application ne dépend pas nécessairement d’une mention expresse dans une loi.

23. Que signifie le principe de légalité applicable à l’administration ?

L’administration doit respecter les normes supérieures qu’elle n’a pas édictées
L’administration est soumise aux seules règles qu’elle adopte elle-même
L’administration peut écarter la loi lorsque l’intérêt général le justifie
L’administration agit selon la force disponible plutôt que selon les normes juridiques

L’administration doit respecter les normes supérieures qu’elle n’a pas édictées

Explication

Le principe de légalité oblige l’administration à respecter notamment la Constitution, les traités, la loi et les règlements supérieurs. L’idée selon laquelle la force prévaudrait sur le droit correspond à l’État de police, et non au principe de légalité.

24. Que peut faire le Conseil d’État lorsque le Premier ministre refuse de prendre les mesures réglementaires nécessaires à l’application d’une loi ?

Annuler le refus du Premier ministre
Transférer la compétence réglementaire au Parlement
Déclarer la loi automatiquement inapplicable
Remplacer directement la loi par un décret

Annuler le refus du Premier ministre

Explication

Le Premier ministre doit édicter les mesures réglementaires nécessaires à l’application d’une loi, et son refus peut être annulé par le Conseil d’État. Le juge administratif n’a pas pour fonction de remplacer la loi ni de transférer la compétence réglementaire au Parlement.

25. Dans quelle situation une autorité administrative exerce-t-elle un pouvoir discrétionnaire ?

Lorsqu’elle applique automatiquement une décision dès que les conditions sont réunies
Lorsqu’elle choisit entre plusieurs règles sans devoir motiver sa décision
Lorsqu’elle peut ignorer les normes supérieures pour répondre à l’intérêt général
Lorsqu’elle dispose d’une large marge d’appréciation sans pouvoir agir arbitrairement

Lorsqu’elle dispose d’une large marge d’appréciation sans pouvoir agir arbitrairement

Explication

Le pouvoir discrétionnaire laisse à l’autorité une grande marge d’appréciation pour déterminer la décision appropriée, tout en restant encadré par le droit. Il ne permet donc ni d’ignorer les normes supérieures ni d’agir de manière arbitraire.

26. Quelle distinction décrit correctement la conformité et la compatibilité d’une décision administrative avec une norme supérieure ?

La conformité dispense de respecter la norme, tandis que la compatibilité impose de la reproduire exactement
La conformité exige une application stricte, tandis que la compatibilité tolère un écart marginal
La conformité concerne les faits, tandis que la compatibilité concerne les compétences administratives
La conformité tolère un écart marginal, tandis que la compatibilité exige une application stricte

La conformité exige une application stricte, tandis que la compatibilité tolère un écart marginal

Explication

La conformité impose à l’administration d’appliquer strictement la norme supérieure, alors que la compatibilité admet un écart limité tout en maintenant une adéquation globale. Les deux notions concernent le rapport juridique à la norme, mais elles n’ont pas le même degré d’exigence.

27. Quel rapport aux normes supérieures permet à l’administration de s’écarter légèrement de la norme tout en restant globalement en adéquation avec elle ?

La compétence liée
La compatibilité
La conformité
La prise en compte

La compatibilité

Explication

La compatibilité autorise un écart marginal par rapport à la norme supérieure, à condition que la décision demeure globalement en adéquation avec celle-ci. La conformité impose une application stricte, tandis que la prise en compte exige seulement de ne pas méconnaître la norme.

28. À quelle exigence un permis de construire doit-il satisfaire au regard du plan local d’urbanisme ?

Il doit être conforme aux dispositions du plan local d’urbanisme
Il doit seulement prendre en compte les orientations du plan local d’urbanisme
Il doit être compatible avec les décisions individuelles prises par la commune
Il peut s’écarter largement du plan si le projet présente un intérêt économique

Il doit être conforme aux dispositions du plan local d’urbanisme

Explication

Un permis de construire doit être conforme aux dispositions du plan local d’urbanisme. Cette exigence implique une application stricte de la norme d’urbanisme pertinente, et non une simple prise en compte ou une appréciation fondée sur l’intérêt économique du projet.

29. Que garantit le droit au recours effectif en matière administrative ?

La garantie que le juge administratif adoptera la solution favorable au requérant
La possibilité pour tout administré de saisir le juge afin de faire vérifier la légalité d’une décision
La protection de l’impartialité du juge dans toutes les procédures administratives
La possibilité pour l’administration de réexaminer toute décision sans condition de délai

La possibilité pour tout administré de saisir le juge afin de faire vérifier la légalité d’une décision

Explication

Le droit au recours effectif permet à tout administré de saisir une juridiction administrative pour contrôler la légalité d’une décision. L’impartialité du juge relève de l’indépendance juridictionnelle, tandis que le recours effectif garantit principalement l’accès au juge.

30. Quelle décision a reconnu, le 17 février 1950, l’ouverture du recours pour excès de pouvoir même sans texte contre tout acte administratif ?

La décision de la Cour européenne des droits de l’homme dans l’affaire Golder
L’arrêt Ministre de l’agriculture c. Dame Lamotte
L’arrêt Blanco relatif à la responsabilité administrative
L’arrêt Nicolo relatif au contrôle des traités

L’arrêt Ministre de l’agriculture c. Dame Lamotte

Explication

Dans l’arrêt Ministre de l’agriculture c. Dame Lamotte du 17 février 1950, le Conseil d’État reconnaît l’ouverture du recours pour excès de pouvoir même en l’absence de texte. Les autres références concernent d’autres questions de droit administratif ou de protection juridictionnelle.

31. Quelles conditions caractérisent en principe la recevabilité temporelle et matérielle d’un recours administratif ?

Il doit être introduit dans les deux mois et viser une décision faisant grief
Il doit être introduit dans les deux mois et concerner une décision sans effet juridique
Il doit être introduit dans six mois et viser une simple déclaration administrative
Il doit être introduit sans délai et viser toute prise de position de l’administration

Il doit être introduit dans les deux mois et viser une décision faisant grief

Explication

En principe, le recours doit être exercé dans un délai de deux mois à compter de la publicité de la décision et viser un acte produisant des effets de droit qui lèsent les intérêts du requérant. Une simple prise de position dépourvue d’effets juridiques ne remplit pas cette condition matérielle.

32. Quel est l’objet d’une loi de validation ?

Rendre légales des décisions administratives illégales afin de faire échec au contrôle juridictionnel
Suspendre l’application d’une norme jusqu’à l’intervention d’une nouvelle décision
Organiser la communication des documents administratifs protégés par le secret
Permettre au juge administratif de modifier directement les décisions administratives contestées

Rendre légales des décisions administratives illégales afin de faire échec au contrôle juridictionnel

Explication

Une loi de validation vise à régulariser rétroactivement des décisions administratives illégales, ce qui peut empêcher leur contrôle par le juge. Elle ne confère pas au juge le pouvoir de modifier directement ces décisions.

33. Quel motif peut justifier une loi de validation intervenant au cours d’une procédure juridictionnelle ?

Un intérêt financier ordinaire de l’administration
Une demande formulée par l’auteur de la décision contestée
Un motif impérieux d’intérêt général
Une volonté générale de réduire le nombre de contentieux

Un motif impérieux d’intérêt général

Explication

Depuis la jurisprudence constitutionnelle et européenne, une loi de validation en cours d’instance doit être fondée sur un motif impérieux d’intérêt général. La simple recherche d’une économie budgétaire ou d’une réduction du contentieux ne suffit pas nécessairement.

34. Selon l’arrêt Danthony de 2011, quelle conséquence peut produire un vice de procédure substantiel ?

Il impose à l’administration de limiter les effets de l’annulation
Il transforme automatiquement la décision en acte préparatoire
Il rend la décision communicable au public après un délai raisonnable
Il peut entraîner l’annulation de la décision administrative

Il peut entraîner l’annulation de la décision administrative

Explication

L’arrêt Danthony distingue les vices substantiels, susceptibles d’entraîner l’annulation, des vices non substantiels. Un vice non substantiel ne produit donc pas automatiquement cette conséquence.

35. Dans quelle situation le Conseil d’État peut-il limiter dans le temps les effets d’une annulation ?

Lorsque l’administration souhaite éviter toute nouvelle contestation
Lorsque la décision annulée présente un vice de procédure non substantiel
Lorsque le requérant renonce à demander l’exécution de la décision
Lorsque l’application rétroactive de l’annulation aurait des conséquences manifestement excessives

Lorsque l’application rétroactive de l’annulation aurait des conséquences manifestement excessives

Explication

Dans l’arrêt Association AC, le Conseil d’État admet une limitation temporelle lorsque la rétroactivité de l’annulation entraînerait des conséquences manifestement excessives. La rétroactivité demeure le principe, tandis que cette limitation constitue une exception.

36. Quel changement la loi du 17 juillet 1978 a-t-elle consacré en matière de documents administratifs ?

Le secret devient le principe et la communication une exception
L’accès est réservé aux personnes directement concernées par le document
La publication sur internet devient la seule modalité de communication
La communication devient le principe et le secret une exception

La communication devient le principe et le secret une exception

Explication

La loi du 17 juillet 1978 a inversé le principe du secret en consacrant la communication des documents administratifs, sous réserve d’exceptions. Elle n’a pas limité l’accès à une publication exclusivement numérique.

37. Quelle qualification le Conseil d’État a-t-il donnée au droit d’accès aux documents administratifs dans l’arrêt Ulman de 2002 ?

Celle de droit réservé aux agents publics
Celle de liberté fondamentale
Celle de principe applicable aux seuls documents environnementaux
Celle de simple faculté discrétionnaire de l’administration

Celle de liberté fondamentale

Explication

Dans l’arrêt Ulman du 29 avril 2002, le Conseil d’État qualifie le droit d’accès aux documents administratifs de liberté fondamentale. Cette qualification ne signifie pas que l’accès est limité aux documents environnementaux.

38. Comment l’article L.300-2 du CRPA définit-il un document administratif ?

Comme un document publié sur le site internet d’une administration après validation par le juge
Comme un document établi par une personne publique et conservé sous forme papier
Comme un document concernant une décision administrative devenue définitive
Comme un document produit ou reçu par l’administration dans le cadre de son activité, quelle que soit sa forme ou son support

Comme un document produit ou reçu par l’administration dans le cadre de son activité, quelle que soit sa forme ou son support

Explication

L’article L.300-2 du CRPA retient les documents produits ou reçus par l’administration dans le cadre de son activité, indépendamment de leur forme et de leur support. Un document n’a donc pas besoin d’être papier ou déjà publié pour relever de cette définition.

39. Quels critères le juge combine-t-il pour qualifier un document d’administratif ?

Un critère contentieux lié au recours et un critère hiérarchique lié à l’autorité signataire
Un critère organique lié au producteur ou destinataire et un critère matériel lié à l’activité concernée
Un critère chronologique lié à la date du document et un critère financier lié à son coût
Un critère territorial lié au lieu de conservation et un critère technique lié à son format

Un critère organique lié au producteur ou destinataire et un critère matériel lié à l’activité concernée

Explication

La qualification repose sur un critère organique, qui identifie le producteur ou le destinataire, et sur un critère matériel, qui examine le lien avec une activité administrative ou une mission de service public. Le format ou le lieu de conservation ne constitue pas cette double méthode.

40. Quand un document préparatoire devient-il en principe communicable ?

Dès son commencement, même si la décision préparée demeure en discussion
Lorsque la décision qu’il prépare est intervenue ou après l’expiration d’un délai raisonnable
Lorsqu’un recours juridictionnel a été introduit contre la décision préparée
Après sa publication sur le site internet de l’autorité administrative

Lorsque la décision qu’il prépare est intervenue ou après l’expiration d’un délai raisonnable

Explication

Un document préparatoire devient communicable lorsque la décision qu’il prépare est intervenue ou après un délai raisonnable. Il se distingue ainsi du document inachevé, qui reste non communicable pendant son élaboration.

41. Lequel de ces domaines relève des principaux secrets régaliens faisant obstacle à la communication ?

La défense nationale
L’organisation interne d’une association subventionnée
La programmation ordinaire d’un service administratif
La gestion courante des équipements municipaux

La défense nationale

Explication

La défense nationale fait partie des principaux secrets régaliens, avec notamment la sûreté de l’État et la politique extérieure de la France. Les autres domaines proposés ne constituent pas, par eux-mêmes, des secrets régaliens.

42. Quelle particularité le régime de l’information environnementale prévoit-il concernant certains documents préparatoires ?

Il rend communicables des documents préparatoires concernant l’environnement et certains avis du Conseil d’État destinés au Gouvernement
Il réserve les documents environnementaux aux personnes participant à l’enquête publique
Il soumet les avis du Conseil d’État à une communication automatique dans tous les domaines
Il interdit la communication de tout document relatif à l’environnement avant la décision finale

Il rend communicables des documents préparatoires concernant l’environnement et certains avis du Conseil d’État destinés au Gouvernement

Explication

Le régime de l’information environnementale élargit la communication aux documents préparatoires concernant l’environnement et à certains avis du Conseil d’État destinés au Gouvernement. Cette règle ne rend pas communicables tous les avis ni tous les documents dans n’importe quel domaine.

43. Quelle séquence doit suivre une personne confrontée à un refus de communication d’un document administratif ?

Demander le document, saisir préalablement la CADA, puis saisir le tribunal administratif
Saisir la CADA, publier la demande, puis attendre une décision judiciaire
Saisir directement le tribunal administratif, puis demander le document à l’administration
Demander le document au tribunal administratif, puis saisir la CADA en cas de silence

Demander le document, saisir préalablement la CADA, puis saisir le tribunal administratif

Explication

La procédure comprend une demande à l’administration, une saisine préalable de la CADA en cas de refus, puis un recours devant le tribunal administratif contre la nouvelle décision. La saisine directe du tribunal ne respecte donc pas cette étape préalable.

44. Quelle distinction caractérise l’open data par rapport au droit d’accès aux documents administratifs ?

L’administration confie aux usagers le soin de publier les informations administratives
L’administration diffuse directement les données détenues sans attendre une demande individuelle
L’administration transmet les données après une demande individuelle précisant le document recherché
L’administration réserve les données aux personnes justifiant d’un intérêt particulier

L’administration diffuse directement les données détenues sans attendre une demande individuelle

Explication

L’open data repose sur la publication directe des informations détenues par l’administration, afin d’éviter les demandes individuelles. Le droit d’accès suit une logique différente, car il suppose qu’une personne adresse une demande précise à l’administration.

45. Que généralise la loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique en matière de données administratives ?

Le principe de l’open data par défaut, avec une publication en ligne sous certaines conditions
Le principe d’une publication locale, avec une compétence réservée aux collectivités territoriales
Le principe d’une diffusion payante, avec une tarification adaptée à chaque utilisateur
Le principe d’un accès individuel, avec une transmission sur demande des documents administratifs

Le principe de l’open data par défaut, avec une publication en ligne sous certaines conditions

Explication

La loi du 7 octobre 2016 généralise l’open data par défaut et prévoit, sous certaines conditions, la mise en ligne de documents et données administratifs. Elle n’instaure donc pas une publication dépourvue de toute exception ni un simple régime de communication sur demande.

46. Quelle définition correspond à la notion de service public ?

Une activité d’intérêt général gérée par une personne privée, sans intervention ni garantie d’une personne publique
Une activité d’intérêt général assumée ou assurée par une personne publique, parfois dotée de prérogatives de puissance publique
Une activité économique menée par une personne publique dans les mêmes conditions qu’un opérateur privé
Une activité administrative exercée par une personne publique, indépendamment de son intérêt pour la collectivité

Une activité d’intérêt général assumée ou assurée par une personne publique, parfois dotée de prérogatives de puissance publique

Explication

Le service public désigne une activité d’intérêt général assumée ou assurée par une personne publique, avec parfois des prérogatives de puissance publique. Le seul fait d’identifier la personne qui exerce l’activité relève du critère organique et ne suffit pas à définir le service public.

47. Quelle contribution l’arrêt Blanco du Tribunal des conflits, rendu en 1873, apporte-t-il à la construction du service public ?

Il remplace les critères cumulatifs par une appréciation fondée sur un faisceau d’indices
Il admet qu’une personne privée peut gérer une mission administrative pour l’État
Il établit un lien entre le service public et l’exclusion du droit privé
Il reconnaît qu’une personne publique peut agir comme un industriel soumis au droit privé

Il établit un lien entre le service public et l’exclusion du droit privé

Explication

L’arrêt Blanco de 1873 associe le service public à l’exclusion du droit privé et contribue ainsi au rattachement de ce domaine au droit administratif. La possibilité pour une personne publique d’agir dans des conditions industrielles relève de l’arrêt Société commerciale de l’Ouest Africain de 1921.

48. Quels critères cumulatifs le Conseil d’État retient-il dans l’arrêt Narcy de 1963 pour qualifier une activité de service public ?

La personnalité morale, la gratuité de l’activité et le contrôle juridictionnel du Conseil d’État
L’intérêt général, l’intervention d’une personne publique et l’exercice de prérogatives de puissance publique
La rentabilité économique, l’intervention d’une personne publique et l’absence de pouvoir de contrainte
L’intérêt général, la gestion par une personne privée et l’application habituelle du droit privé

L’intérêt général, l’intervention d’une personne publique et l’exercice de prérogatives de puissance publique

Explication

L’arrêt Narcy retient trois critères cumulatifs : l’intérêt général, l’intervention d’une personne publique et l’exercice de prérogatives de puissance publique. La rentabilité, la gratuité ou la gestion privée ne constituent pas les trois conditions formulées dans cette décision.

49. Quelle évolution l’arrêt APREI du 22 février 2007 introduit-il dans la qualification d’une activité de service public ?

Il admet le maintien des critères classiques ou l’utilisation d’une méthode fondée sur un faisceau d’indices
Il abandonne l’intérêt général au profit d’un critère reposant sur la nature commerciale de l’activité
Il réserve la qualification de service public aux activités exercées avec des prérogatives de puissance publique
Il impose la présence d’une personne publique et écarte l’examen des modalités de gestion

Il admet le maintien des critères classiques ou l’utilisation d’une méthode fondée sur un faisceau d’indices

Explication

Dans l’arrêt APREI, le Conseil d’État reconnaît deux méthodes : conserver les trois critères classiques ou recourir à un faisceau d’indices. Cette solution assouplit l’analyse sans supprimer la possibilité d’utiliser les critères dégagés par l’arrêt Narcy.

50. Quelle conséquence découle de l’arrêt Caisse primaire aide et protection du 13 mai 1938 ?

Une personne privée peut accomplir une mission de service public, avec application du droit administratif et compétence du Conseil d’État
Une personne publique peut gérer une activité industrielle dans les conditions d’un opérateur ordinaire sans lien avec le service public
Une personne privée ne peut exercer qu’une activité économique soumise au droit privé et contrôlée par le juge judiciaire
Une activité d’intérêt général devient un service public dès lors qu’elle est financée par des usagers privés

Une personne privée peut accomplir une mission de service public, avec application du droit administratif et compétence du Conseil d’État

Explication

L’arrêt Caisse primaire aide et protection reconnaît qu’une personne privée peut accomplir une mission de service public. Cette qualification entraîne l’application du droit administratif et la compétence du Conseil d’État, contrairement à l’idée que la gestion privée exclurait ces conséquences.

51. Comment évolue la qualification du service public avec la dissociation entre l’organe et l’activité ?

Elle rattache la qualification à la personne publique, même lorsque l’activité exercée ne présente aucun intérêt général
Elle abandonne l’analyse de l’activité pour retenir la forme juridique de l’organisme gestionnaire
Elle passe progressivement d’un critère organique centré sur le gestionnaire à un critère matériel centré sur la nature de l’activité
Elle passe d’un critère matériel centré sur l’activité à un critère organique centré sur l’identité du gestionnaire

Elle passe progressivement d’un critère organique centré sur le gestionnaire à un critère matériel centré sur la nature de l’activité

Explication

La qualification s’est déplacée d’une approche organique, qui regardait l’identité du gestionnaire, vers une approche matérielle, qui examine la nature de l’activité. Le critère matériel ne se confond donc pas avec l’identification de l’organisme qui exerce la mission.

52. Quelle définition correspond au service public dans l’approche contemporaine du droit administratif ?

Une mission administrative exercée sans intervention d’un organisme public
Une activité économique destinée à satisfaire les intérêts d’un groupe déterminé
Une activité lucrative organisée par une entreprise privée agréée
Une activité d’intérêt général menée sous l’autorité d’une personne publique

Une activité d’intérêt général menée sous l’autorité d’une personne publique

Explication

Le service public désigne une activité d’intérêt général dans laquelle une personne publique intervient en tant qu’autorité. Une activité privée ou lucrative ne suffit donc pas, à elle seule, à établir cette qualification.

53. Comment l’arrêt CE, 22 février 2007, APREI permet-il de qualifier une activité de service public lorsque les critères classiques ne sont pas tous réunis ?

En recourant à un faisceau d’indices suffisamment convergents
En exigeant la présence d’une prérogative de puissance publique déterminante
En écartant toute qualification lorsque la gestion revient à une personne privée
En réservant cette qualification aux activités gérées par l’administration

En recourant à un faisceau d’indices suffisamment convergents

Explication

L’arrêt APREI admet qu’un faisceau d’indices puisse établir l’existence d’un service public lorsque plusieurs éléments suffisants convergent. La gestion privée ou l’absence d’un critère classique ne fait donc pas automatiquement obstacle à cette qualification.

54. Dans un faisceau d’indices, quelle distinction faut-il établir entre l’initiative et le contrôle exercés par une personne publique ?

L’initiative concerne les usagers, tandis que le contrôle porte sur les salariés employés
L’initiative concerne les résultats, tandis que le contrôle porte sur les contrats conclus
L’initiative concerne le lancement de l’activité, tandis que le contrôle porte sur sa surveillance
L’initiative concerne le financement, tandis que le contrôle porte sur la rentabilité obtenue

L’initiative concerne le lancement de l’activité, tandis que le contrôle porte sur sa surveillance

Explication

L’initiative renvoie au rôle de la personne publique dans la création ou le lancement de l’activité, alors que le contrôle concerne sa surveillance et son encadrement. Ces deux indices peuvent donc être réunis sans désigner la même intervention.

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Qu'impose le droit administratif dans ses relations avec les administrés ?

Il régit l’activité administrative de l’administration.

Quelles entités regroupe l’administration ?

L’État, les collectivités territoriales, les établissements publics et les personnes privées chargées d’une mission de service public.

Quelle caractéristique principale définit le droit administratif ?

C’est un droit de l’unilatéralité et inégalitaire.

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