QCM : Droit civil des personnes (37 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel ordre exprime la hiérarchie entre la Constitution, les traités internationaux et la loi ?

Les traités dominent la Constitution, qui domine la loi.
La Constitution domine les traités, qui dominent la loi.
La Constitution domine la loi, qui domine les traités.
La loi domine les traités, qui dominent la Constitution.

La Constitution domine les traités, qui dominent la loi.

Explication

La Constitution se situe au-dessus des traités internationaux, lesquels se situent au-dessus de la loi. L’ordre qui place les traités au-dessus de la Constitution inverse les deux niveaux supérieurs.

2. Quelle aptitude définit la personnalité juridique ?

Exercer soi-même les droits dont on est titulaire.
Être titulaire de droits et soumis à des obligations.
Bénéficier d’une protection contre toute obligation juridique.
Représenter une autre personne dans les actes juridiques.

Être titulaire de droits et soumis à des obligations.

Explication

La personnalité juridique permet d’être titulaire de droits et soumis à des obligations. L’aptitude à exercer soi-même ses droits correspond à la capacité juridique.

3. Quel est le statut juridique de l’embryon ou du fœtus avant la naissance ?

Une personne juridique dont les droits sont suspendus jusqu’à la naissance.
Une personne morale temporaire dotée d’un patrimoine propre.
Une chose particulière protégée, mais dépourvue de personnalité juridique.
Une chose ordinaire sans protection juridique particulière.

Une chose particulière protégée, mais dépourvue de personnalité juridique.

Explication

L’embryon ou le fœtus est qualifié de chose particulière, protégée parce qu’il est appelé à devenir une personne, sans être lui-même une personne juridique. La personnalité juridique appartient à la personne née, et non à l’embryon.

4. Dans quelle situation une interruption médicale de grossesse peut-elle être pratiquée à tout moment ?

En cas de péril grave pour la santé de la femme ou de forte probabilité d’une affection particulièrement grave et incurable.
En cas de toute affection fœtale suspectée, même sans gravité particulière ni caractère incurable.
En cas de demande de la femme avant la fin du délai légal applicable à l’interruption volontaire de grossesse.
En cas de grossesse multiple nécessitant une réduction embryonnaire avant la fin de la 12e semaine.

En cas de péril grave pour la santé de la femme ou de forte probabilité d’une affection particulièrement grave et incurable.

Explication

L’IMG peut être pratiquée à tout moment si la santé de la femme est gravement menacée ou si une affection d’une particulière gravité, reconnue incurable au moment du diagnostic, est fortement probable. L’IVG relève plutôt d’un délai légal, et non de ces conditions médicales.

5. Quel effet le passage du temps produit-il sur l’acquisition ou la perte d’un nom ?

L’usage prolongé permet d’acquérir un nom et le non-usage peut entraîner sa perte.
Le non-usage transforme progressivement le nom inscrit à l’état civil en nom d’usage.
L’usage permet de conserver un nom, tandis que son abandon entraîne une perte après un délai.
Le passage du temps ne fait ni acquérir un nom par l’usage ni perdre un nom par le non-usage.

Le passage du temps ne fait ni acquérir un nom par l’usage ni perdre un nom par le non-usage.

Explication

L’état des personnes est imprescriptible : le temps ne permet ni d’acquérir un nom par l’usage ni d’en perdre un par le non-usage. L’idée qu’un usage prolongé suffirait à acquérir un nom confond cette règle avec un mécanisme d’acquisition par prescription.

6. Quelle caractéristique distingue une personne morale d’une simple réunion de personnes ?

Elle possède un patrimoine propre séparé de celui de ses membres et peut agir en justice.
Elle peut agir en justice, mais son patrimoine se confond avec celui de ses membres.
Elle réunit des personnes autour d’une tâche, mais ses biens restent ceux de ses membres.
Elle dispose d’un patrimoine commun aux membres, mais ne peut pas agir en justice.

Elle possède un patrimoine propre séparé de celui de ses membres et peut agir en justice.

Explication

Une personne morale est un groupement organisé pour accomplir une tâche, doté d’un patrimoine propre séparé de celui de ses membres et pouvant agir en justice. Une simple réunion dépourvue de personnalité morale ne possède pas ce patrimoine séparé.

7. Une erreur figurait dès l’origine dans un acte d’état civil, puis une autre modification est demandée après un événement de vie : laquelle produit un effet rétroactif ?

Aucune des deux, car une modification d’état civil produit ses effets à compter de sa décision.
Les deux modifications, car toute évolution de l’état civil prend effet à la date initiale de l’acte.
La modification liée à l’événement de vie, car elle reflète la situation actuelle de la personne.
La rectification ou l’annulation de l’erreur initiale, contrairement à la modification liée à l’événement de vie.

La rectification ou l’annulation de l’erreur initiale, contrairement à la modification liée à l’événement de vie.

Explication

La rectification ou l’annulation d’une erreur initiale d’état civil produit un effet rétroactif, contrairement à une modification consécutive à un événement de vie. Cette dernière ne prend donc pas effet rétroactivement du seul fait qu’elle touche l’état civil.

8. Une personne veut remplacer par décret un nom qu’elle estime déshonorant : quelle condition doit-elle remplir au titre de l’article 61 ?

Démontrer que le nom risque de s’éteindre dans la branche familiale directe
Justifier d’un intérêt légitime, par exemple en raison du caractère déshonorant du nom
Obtenir l’accord de tous les membres de sa famille portant le même nom
Déposer une déclaration à l’état civil sans justification, en tant que personne majeure

Justifier d’un intérêt légitime, par exemple en raison du caractère déshonorant du nom

Explication

L’article 61 permet de demander un changement de nom par décret à toute personne justifiant d’un intérêt légitime, notamment si son nom est déshonorant. La déclaration sans justification relève d’une procédure distincte, prévue par l’article 61-3-1.

9. Quelle caractéristique distingue une fondation d’une société et d’une association ?

Elle met en commun des activités pour poursuivre un but autre que le partage des bénéfices.
Elle affecte irrévocablement des biens à une œuvre d’intérêt général non lucrative.
Elle organise la collaboration entre entreprises autour d’une activité commune.
Elle réunit des personnes afin de partager un bénéfice ou de réaliser une économie.

Elle affecte irrévocablement des biens à une œuvre d’intérêt général non lucrative.

Explication

Une fondation repose sur l’affectation irrévocable de biens à une œuvre d’intérêt général sans but lucratif. À la différence d’une société, elle ne vise pas le partage d’un bénéfice ou d’une économie.

10. Quelle double nature caractérise le nom de famille ?

Un élément facultatif d’identification et une liberté d’usage dépourvue de protection juridique
Un droit accordé par l’administration et une obligation limitée aux relations privées
Une institution de police civile imposée par l’État et un droit subjectif défendable contre les usurpateurs
Une règle de filiation et un privilège que seuls les parents peuvent défendre

Une institution de police civile imposée par l’État et un droit subjectif défendable contre les usurpateurs

Explication

Le nom de famille relève de la police civile imposée par l’État, tout en constituant un droit subjectif que son titulaire peut défendre contre les usurpateurs. Le réduire à une obligation administrative néglige la protection individuelle attachée au nom.

11. Quelle est la fonction de l’état civil ?

Recenser les domiciles successifs des personnes et établir leur résidence fiscale.
Enregistrer les biens appartenant aux personnes et déterminer leur valeur juridique.
Répertorier les contrats conclus par les personnes physiques et morales.
Identifier les personnes physiques et rattacher à leur identification des conséquences juridiques.

Identifier les personnes physiques et rattacher à leur identification des conséquences juridiques.

Explication

L’état civil est un registre destiné à identifier les personnes physiques et à associer des conséquences juridiques à cette identification. Il ne constitue pas un répertoire des biens ou des contrats.

12. Une personne morale cherche à obtenir réparation pour les droits individuels d’une personne extérieure qu’elle ne représente pas : quelle règle s’applique en principe ?

Elle peut agir si son objet social mentionne la défense de personnes extérieures.
Elle peut agir si elle démontre que la personne extérieure ne peut saisir un tribunal.
Elle peut agir dès lors que les droits invoqués ont un lien avec son activité.
Le principe « nul ne plaide par procureur » lui interdit en principe de faire valoir les droits d’autrui.

Le principe « nul ne plaide par procureur » lui interdit en principe de faire valoir les droits d’autrui.

Explication

Le principe « nul ne plaide par procureur » interdit en principe de saisir la justice pour faire valoir les droits d’autrui. Les syndicats bénéficient toutefois d’une exception pour défendre l’intérêt collectif de la profession, de même que certaines associations habilitées par la loi.

13. À quel moment une société acquiert-elle la personnalité morale ?

Dès le début de l’activité économique prévue par son objet social.
À compter de son immatriculation au registre du commerce et des sociétés.
À compter de la publication de ses comptes au registre du commerce et des sociétés.
Dès la signature du contrat de société par les associés.

À compter de son immatriculation au registre du commerce et des sociétés.

Explication

La société acquiert la personnalité morale au moment de son immatriculation au registre du commerce et des sociétés. La seule signature de son contrat ne correspond pas au moment d’acquisition indiqué par l’article 1842.

14. Quels repères l’OMS situe-t-elle pour apprécier la viabilité d’un enfant ?

22 semaines d’aménorrhée ou 500 g.
20 semaines de grossesse ou 600 g.
24 semaines d’aménorrhée ou 400 g.
22 semaines de grossesse ou 500 g.

22 semaines d’aménorrhée ou 500 g.

Explication

Les médecins constatent la viabilité, que l’OMS situe à 22 semaines d’aménorrhée ou à 500 g. Le repère de 22 semaines concerne l’aménorrhée, et non la durée de grossesse.

15. Quelle distinction s’applique à une personne protégée qui détient un droit mais ne peut pas l’exercer elle-même ?

Il s’agit d’une incapacité d’exercice, qui porte sur l’exercice d’un droit détenu.
Il s’agit d’une incapacité d’exercice, qui prive de la titularité d’un droit.
Il s’agit d’une incapacité de jouissance, qui prive de la titularité de tous les droits.
Il s’agit d’une incapacité de jouissance, qui porte sur l’exercice d’un droit détenu.

Il s’agit d’une incapacité d’exercice, qui porte sur l’exercice d’un droit détenu.

Explication

L’incapacité d’exercice empêche une personne d’exercer un droit dont elle reste titulaire et concerne notamment les majeurs protégés. L’incapacité de jouissance porte sur l’aptitude à jouir d’un droit, et non sur son exercice.

16. Quelle position la Cour de cassation a-t-elle retenue en 1954 concernant la personnalité civile des groupements ?

Elle suit la théorie de la réalité pour les groupements capables d’exprimer des intérêts licites dignes de protection.
Elle suit la théorie de la fiction et réserve la personnalité civile aux groupements désignés par la loi.
Elle suit la théorie de l’affectation et reconnaît la personnalité aux seules entreprises professionnelles.
Elle suit la théorie de l’unité et limite chaque groupement à un patrimoine indivisible.

Elle suit la théorie de la réalité pour les groupements capables d’exprimer des intérêts licites dignes de protection.

Explication

La Cour de cassation retient la théorie de la réalité et affirme que la personnalité civile appartient en principe à tout groupement capable d’exprimer collectivement des intérêts licites dignes de protection juridique. La conception de la fiction met plutôt l’accent sur l’octroi de la personnalité par la loi.

17. Quels types de prérogatives un enfant conçu peut-il acquérir avant sa naissance ?

Des droits et des obligations, notamment dans une succession ou une donation.
Des droits, notamment successoraux ou réparant un préjudice, mais pas des obligations.
Des obligations patrimoniales, mais pas de droits issus d’un testament.
Des droits liés à l’état civil, mais pas à une succession ou à une assurance.

Des droits, notamment successoraux ou réparant un préjudice, mais pas des obligations.

Explication

Avant sa naissance, l’enfant conçu peut acquérir des droits, notamment en matière de succession, de donation, de testament, d’assurance ou de réparation d’un préjudice subi pendant la grossesse. Il ne peut pas acquérir d’obligations.

18. À quel moment la personnalité juridique d’une personne physique commence-t-elle et quand prend-elle fin ?

Elle commence à la naissance et prend fin à la mort.
Elle commence à la naissance et prend fin à la majorité.
Elle commence à la conception et prend fin à la naissance.
Elle commence à la déclaration de naissance et prend fin à la mort.

Elle commence à la naissance et prend fin à la mort.

Explication

La personnalité juridique de la personne physique s’acquiert à la naissance et s’éteint à la mort. La déclaration de naissance formalise l’état civil, mais ne marque pas le début de cette personnalité.

19. Quelle distinction oppose la théorie de l’unité du patrimoine à celle du patrimoine d’affectation ?

La première concerne les personnes morales, tandis que la seconde exclut les patrimoines des personnes physiques.
La première limite chaque personne à un patrimoine, tandis que la seconde admet des patrimoines distincts pour une même personne.
La première sépare les patrimoines professionnel et personnel, tandis que la seconde interdit cette séparation.
La première admet plusieurs patrimoines par personne, tandis que la seconde les rassemble en un seul patrimoine.

La première limite chaque personne à un patrimoine, tandis que la seconde admet des patrimoines distincts pour une même personne.

Explication

La théorie d’Aubry et Rau pose qu’une personne ne peut avoir qu’un patrimoine, tandis que le patrimoine d’affectation permet de distinguer plusieurs patrimoines, par exemple professionnel et personnel. La confusion consiste à attribuer ces positions aux théories inverses.

20. Dans quelle situation l’adage « infans conceptus » permet-il de traiter l’enfant conçu comme né ?

Lorsqu’une obligation peut lui être transmise, sous réserve d’une naissance vivante.
Lorsqu’il est conçu avant la naissance d’un autre héritier, indépendamment de tout avantage.
Lorsqu’un avantage peut en résulter pour lui, même sans naissance viable.
Lorsqu’un avantage peut en résulter pour lui, sous réserve d’une naissance viable.

Lorsqu’un avantage peut en résulter pour lui, sous réserve d’une naissance viable.

Explication

L’adage permet de considérer l’enfant conçu comme né lorsqu’il peut en tirer un avantage, mais l’effet des droits concernés suppose une naissance viable. Un avantage potentiel ne suffit donc pas si cette condition n’est pas remplie.

21. Selon l’article 1832 du Code civil, que caractérise le contrat de société ?

Des biens sont irrévocablement consacrés à une œuvre d’intérêt général dépourvue de but lucratif.
Des entreprises organisent leur collaboration sans poursuivre le partage d’un bénéfice ou d’une économie.
Des personnes affectent des biens ou leur industrie à une entreprise commune pour partager un bénéfice ou profiter d’une économie.
Des personnes mettent en commun leurs connaissances dans un but autre que le partage des bénéfices.

Des personnes affectent des biens ou leur industrie à une entreprise commune pour partager un bénéfice ou profiter d’une économie.

Explication

L’article 1832 définit la société par la mise en commun de biens ou d’industrie dans une entreprise commune en vue d’un bénéfice ou d’une économie. La mise en commun poursuivant un but autre que le partage des bénéfices correspond à la définition de l’association.

22. Une personne morale conclut un acte sans rapport avec son objet social et non autorisé par les règles qui lui sont applicables : quel principe encadre sa capacité d’agir ?

Le principe de spécialité, qui limite son action à son objet social et aux règles applicables.
Le principe de personnalité, qui réserve sa capacité aux actes de défense de son patrimoine.
Le principe de liberté contractuelle, qui lui permet d’agir dans tout domaine économique.
Le principe de représentation, qui lui permet d’agir pour les droits de toute autre personne.

Le principe de spécialité, qui limite son action à son objet social et aux règles applicables.

Explication

Le principe de spécialité limite l’action d’une personne morale à son objet social et aux règles qui lui sont applicables. La personnalité morale ne lui confère donc pas une capacité générale d’agir dans tout domaine.

23. Une personne souhaite céder son état familial comme un bien, tout en pouvant changer de domicile : quelle distinction s’applique ?

L’état des personnes est indisponible, alors que certaines qualités, comme le domicile, peuvent changer.
L’état des personnes peut être cédé, alors que le domicile demeure juridiquement fixé.
L’état des personnes change avec l’usage, alors que le domicile dépend d’une rectification judiciaire.
L’état des personnes et le domicile sont tous deux indisponibles et ne peuvent évoluer.

L’état des personnes est indisponible, alors que certaines qualités, comme le domicile, peuvent changer.

Explication

L’état des personnes est indisponible : ses éléments, comme la famille, ne peuvent être cédés ou abandonnés. Le domicile fait partie des qualités susceptibles de changer, contrairement à ce que suppose l’idée qu’il serait lui aussi indisponible.

24. Quel but doit poursuivre une association au sens de l’article 1er de la loi du 1er juillet 1901 ?

Le partage entre ses membres d’un bénéfice issu d’une entreprise commune.
La collaboration entre entreprises pour faciliter leurs activités économiques.
La réalisation d’une économie au profit des personnes qui la constituent.
Un but autre que le partage des bénéfices, poursuivi par une mise en commun durable de connaissances ou d’activités.

Un but autre que le partage des bénéfices, poursuivi par une mise en commun durable de connaissances ou d’activités.

Explication

L’association est une convention par laquelle plusieurs personnes mettent durablement en commun leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que le partage des bénéfices. Le partage d’un bénéfice ou d’une économie caractérise plutôt la société.

25. À quelles conditions une association peut-elle engager une action de groupe pour des victimes de dommages de même nature ?

Elle doit être reconnue d’utilité publique et agir pour plusieurs catégories de dommages causés par des auteurs différents.
Elle doit être habilitée pour tout litige et agir au nom d’une victime contre plusieurs auteurs.
Elle doit être déclarée depuis moins de cinq ans et représenter des victimes d’un dommage patrimonial commun.
Elle doit être déclarée depuis au moins cinq ans, avoir un objet social couvrant l’intérêt défendu et agir contre un même auteur.

Elle doit être déclarée depuis au moins cinq ans, avoir un objet social couvrant l’intérêt défendu et agir contre un même auteur.

Explication

Une association déclarée depuis au moins cinq ans peut engager une action de groupe si son objet couvre l’intérêt défendu et si les dommages de même nature ont été causés par un même auteur. La reconnaissance d’utilité publique n’est pas la condition d’ancienneté prévue pour cette action.

26. Lorsque la filiation est établie à l’égard des deux parents et qu’ils s’accordent, quels noms peuvent-ils choisir pour leur enfant ?

Le nom de la mère ou celui du parent qui a déclaré la naissance
Les deux noms dans un ordre imposé, ou le nom du parent ayant la nationalité française
Le nom du père, celui de la mère ou leurs deux noms dans l’ordre qu’ils choisissent
Le nom du père ou les deux noms dans l’ordre alphabétique fixé par l’état civil

Le nom du père, celui de la mère ou leurs deux noms dans l’ordre qu’ils choisissent

Explication

Depuis la loi du 4 mars 2002, les parents peuvent choisir le nom du père, celui de la mère ou leurs deux noms dans l’ordre qu’ils déterminent d’un commun accord. L’ordre alphabétique concerne le cas de désaccord parental, et non celui où les parents s’entendent.

27. Quelle condition permet à un enfant né de remplir le critère de viabilité nécessaire à l’acquisition de la personnalité juridique ?

Être apte à vivre hors du corps de sa mère.
Être apte à poursuivre son développement dans le corps de sa mère.
Avoir été déclaré viable par ses parents après la naissance.
Avoir atteint un stade déterminé de développement avant la naissance.

Être apte à vivre hors du corps de sa mère.

Explication

La viabilité désigne l’aptitude de l’enfant à vivre hors du corps de sa mère, en plus des exigences d’être né et d’avoir respiré. La possibilité de poursuivre son développement in utero ne suffit pas à établir cette viabilité.

28. Quel nom un citoyen doit-il porter dans ses rapports avec l’administration en application de la loi du 6 fructidor an II ?

Le pseudonyme choisi pour ses démarches auprès des services publics
Le nom qu’il utilise dans sa vie privée, même s’il diffère de l’acte de naissance
Les nom et prénoms figurant sur son acte de naissance
Le nom de son conjoint, dès lors qu’il est couramment utilisé

Les nom et prénoms figurant sur son acte de naissance

Explication

La loi du 6 fructidor an II impose, dans les rapports avec l’administration, les nom et prénoms inscrits sur l’acte de naissance. La liberté d’utiliser un autre nom dans la vie privée ne détermine pas le nom à employer dans ces rapports administratifs.

29. Une personne décède alors qu’un héritier potentiel est déjà conçu, mais pas encore né. Quelle condition l’article 725 alinéa 1 impose-t-il à cet enfant pour succéder ?

Qu’il ait respiré avant l’ouverture de la succession.
Qu’il naisse viable après l’ouverture de la succession.
Qu’il ait été déclaré à l’état civil avant l’ouverture de la succession.
Qu’il soit né avant l’ouverture de la succession.

Qu’il naisse viable après l’ouverture de la succession.

Explication

L’enfant déjà conçu à l’ouverture de la succession peut succéder s’il naît ensuite viable. L’existence au jour de l’ouverture suffit pour une personne déjà née, mais ne dispense pas l’enfant conçu de cette condition.

30. Une personne est titulaire d’un droit, mais ne peut pas l’exercer elle-même : quelle aptitude lui fait défaut ?

La qualité de sujet de droit.
La capacité juridique.
La titularité d’une obligation.
La personnalité juridique.

La capacité juridique.

Explication

La capacité juridique est l’aptitude à exercer ses droits, de sorte que c’est elle qui fait défaut dans cette situation. La personnalité juridique permet d’être titulaire du droit, ce qui est déjà le cas ici.

31. Quel statut la loi du 16 février 2015 reconnaît-elle à l’animal ?

Un sujet de droit doté de sensibilité et titulaire de droits propres.
Un bien meuble dépourvu de sensibilité et soumis au droit des contrats.
Un être vivant doué de sensibilité qui demeure un bien meuble par nature.
Un être vivant doté de personnalité juridique et assimilé à une personne.

Un être vivant doué de sensibilité qui demeure un bien meuble par nature.

Explication

La loi qualifie l’animal d’être vivant doué de sensibilité, tout en le maintenant comme un bien meuble par nature. La reconnaissance de sa sensibilité ne lui confère pas la personnalité juridique.

32. En quelle année la question prioritaire de constitutionnalité a-t-elle été créée ?

En 2010.
En 2008.
En 2012.
En 2015.

En 2010.

Explication

La question prioritaire de constitutionnalité a été créée en 2010. L’année 2015 correspond à une autre réforme juridique, mais pas à la création de la QPC.

33. Quelle conception de la personnalité morale est attribuée à Savigny ?

La théorie de l’affectation, selon laquelle un patrimoine professionnel crée une personne morale.
La théorie de la fiction, selon laquelle la loi accorde la personnalité au groupement.
La théorie de l’unité, selon laquelle chaque groupement ne possède qu’un patrimoine.
La théorie de la réalité, selon laquelle tout groupement organisé possède une personnalité naturelle.

La théorie de la fiction, selon laquelle la loi accorde la personnalité au groupement.

Explication

Savigny est associé à la théorie de la fiction, qui considère que la personnalité morale est accordée par la loi. La théorie de la réalité est attribuée à Michoud et met l’accent sur l’intérêt distinct et l’organisation du groupement.

34. Qu’est-ce qui distingue une personne d’une chose en droit ?

Elle dispose d’un patrimoine distinct de celui d’autrui.
Elle est reconnue comme une entité dotée d’une existence matérielle.
Elle est sujet de droit et possède la personnalité juridique.
Elle peut conclure des contrats sans représentant légal.

Elle est sujet de droit et possède la personnalité juridique.

Explication

Une personne se distingue des choses parce qu’elle est sujet de droit et possède la personnalité juridique. La capacité de conclure des contrats concerne l’exercice des droits, et non la définition de la personne.

35. Quelle affirmation décrit la personnalité juridique des êtres humains et des animaux ?

Les êtres humains en sont titulaires après la naissance, et les animaux après leur identification.
Les êtres humains vivants en sont titulaires, contrairement aux animaux.
Les êtres humains et les animaux en sont titulaires dès qu’ils sont vivants.
Les animaux en sont titulaires, tandis que les êtres humains le deviennent à leur majorité.

Les êtres humains vivants en sont titulaires, contrairement aux animaux.

Explication

Seuls les êtres humains vivants ont la personnalité juridique ; les animaux n’en sont pas titulaires. Le fait qu’un animal soit vivant ou identifié ne lui confère pas cette personnalité.

36. Que désigne l’usurpation de nom ?

Le fait de demander légalement un changement de nom à l’état civil
Le fait de porter sans droit ou de manière déloyale le nom d’autrui
Le fait d’employer son nom marital dans des démarches auprès de l’administration
Le fait d’utiliser un pseudonyme dans ses relations privées sans tromper les tiers

Le fait de porter sans droit ou de manière déloyale le nom d’autrui

Explication

L’usurpation de nom consiste à porter le nom d’autrui sans droit ou de manière déloyale. L’usage d’un pseudonyme dans la vie privée sans tromper les tiers ne correspond pas à cette définition.

37. Quelle différence distingue l’adoption plénière de l’adoption simple quant au nom de l’adopté ?

La plénière permet à l’adopté de choisir son nom, tandis que la simple conserve le nom des parents d’origine
La plénière ajoute le nom de l’adoptant sans supprimer l’ancien, tandis que la simple laisse le nom inchangé
La plénière maintient le nom d’origine et y ajoute celui de l’adoptant, tandis que la simple le remplace
La plénière remplace le nom d’origine, tandis que la simple le maintient et lui ajoute en principe celui de l’adoptant

La plénière remplace le nom d’origine, tandis que la simple le maintient et lui ajoute en principe celui de l’adoptant

Explication

L’adoption plénière rompt le lien d’origine et remplace le nom de l’adopté, alors que l’adoption simple maintient ce lien et ajoute en principe le nom de l’adoptant. La proposition qui attribue le maintien du nom à l’adoption plénière inverse précisément cette distinction.

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Qu’est-ce qu’une personne en droit ?

Un être distinct des choses, sujet de droit doté de la personnalité juridique.

Qu’est-ce que la personnalité juridique ?

L’aptitude à être titulaire de droits et soumis à des obligations.

Qu’est-ce que la capacité juridique ?

L’aptitude à exercer ses droits.

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