QCM : Droit constitutionnel et Constitution (57 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui distingue une règle juridique d’une règle sociale ?

Elle est transmise par une tradition et sanctionnée par une autorité religieuse.
Elle est adoptée par un accord entre personnes et sanctionnée par la rupture de cet accord.
Elle est approuvée par un groupe et sanctionnée par la désapprobation de ses membres.
Elle est reconnue et sanctionnée par l’État, sous forme de permission ou d’interdiction.

Elle est reconnue et sanctionnée par l’État, sous forme de permission ou d’interdiction.

Explication

Une règle juridique est obligatoire, reconnue et sanctionnée par l’État, et prend la forme d’une permission ou d’une interdiction. Une règle sociale peut sembler obligatoire, mais elle ne reçoit pas cette sanction étatique, sauf cas particulier.

2. Comment faut-il caractériser un contrat ou un traité entre États par rapport à la loi ?

Ce sont des règles politiques, alors que la loi est une règle juridique au sens large.
Ce sont aussi des règles juridiques, alors que la loi n’en est qu’une forme particulière.
Ce sont des règles administratives, alors que la loi relève d’un ordre distinct du droit.
Ce sont des règles sociales, alors que la loi est la seule forme de règle juridique.

Ce sont aussi des règles juridiques, alors que la loi n’en est qu’une forme particulière.

Explication

La loi est une forme particulière de règle juridique, mais les contrats et les traités entre États relèvent également des règles juridiques. Les considérer comme de simples règles sociales méconnaîtrait leur caractère juridique.

3. Deux sociétés privées concluent un accord pour organiser leur relation : quel domaine du droit étudie principalement cette relation ?

Le droit privé, fondé sur l’égalité des personnes et le contrat.
Le droit public, fondé sur les prérogatives supérieures de la puissance publique.
La science politique, centrée sur l’étude des faits et des comportements politiques.
Le droit constitutionnel, centré sur la structure de l’État et l’exercice du pouvoir.

Le droit privé, fondé sur l’égalité des personnes et le contrat.

Explication

Le droit privé étudie les règles entre personnes privées et repose sur leur égalité ainsi que sur le contrat comme instrument de leurs relations. Le droit public concerne notamment des relations où une personne publique dispose de prérogatives supérieures.

4. Une commune impose unilatéralement une règle à un administré dans l’exercice de la puissance publique : quel principe caractérise cette relation ?

L’inégalité des parties, liée aux prérogatives de la personne publique.
La séparation des faits politiques et des règles juridiques applicables aux élections.
L’égalité des personnes, organisée principalement par un contrat négocié.
La supériorité des règles constitutionnelles sur les actes administratifs et les contrats.

L’inégalité des parties, liée aux prérogatives de la personne publique.

Explication

Le droit public étudie notamment les relations entre personnes privées et personnes publiques, avec des règles unilatérales et des prérogatives publiques. L’égalité fondée sur le contrat caractérise plutôt le droit privé.

5. Quelle distinction permet de différencier la science politique du droit constitutionnel lorsqu’on étudie une élection ?

La science politique étudie les faits politiques, tandis que le droit constitutionnel étudie les règles juridiques de l’élection.
La science politique étudie les règles juridiques, tandis que le droit constitutionnel étudie les faits politiques de l’élection.
La science politique étudie la forme des constitutions, tandis que le droit constitutionnel étudie les déclarations de droits.
La science politique étudie les relations contractuelles, tandis que le droit constitutionnel étudie les prérogatives des communes.

La science politique étudie les faits politiques, tandis que le droit constitutionnel étudie les règles juridiques de l’élection.

Explication

La science politique porte sur les faits politiques, alors que le droit constitutionnel examine les règles juridiques, notamment celles qui organisent une élection. Inverser ces objets attribuerait aux deux disciplines le domaine de l’autre.

6. Quelle discipline étudie les règles juridiques portant sur la structure de l’État et l’exercice du pouvoir politique ?

Le droit fiscal.
Le droit constitutionnel.
La science politique.
Le droit administratif.

Le droit constitutionnel.

Explication

Le droit constitutionnel étudie les règles juridiques relatives à la structure des États et à l’exercice du pouvoir politique, notamment celles réunies dans la Constitution. Le droit administratif et le droit fiscal sont des matières de droit public, mais leur objet n’est pas cette définition.

7. Une règle a été adoptée par le constituant selon une procédure spécifique et occupe une place supérieure dans l’ordre juridique : quelle définition de la Constitution met l’accent sur ces critères ?

La définition sociale, qui porte sur les attentes collectives et les pratiques.
La définition formelle, qui porte sur l’adoption et la place de la règle.
La définition matérielle, qui porte sur le sujet traité par la règle.
La définition politique, qui porte sur les faits et les rapports de pouvoir.

La définition formelle, qui porte sur l’adoption et la place de la règle.

Explication

La définition formelle concerne le contenant : la procédure d’adoption par le constituant et la place supérieure de la règle. La définition matérielle se distingue en s’attachant au contenu des règles.

8. Qui peut exercer le pouvoir constituant ?

Un parti politique, une université ou une autorité administrative indépendante.
Le gouvernement, une commune ou un groupe de personnes privées sous contrat.
Le peuple, une assemblée constituante élue ou une personne seule comme un monarque.
Une assemblée législative, une juridiction suprême ou une organisation internationale.

Le peuple, une assemblée constituante élue ou une personne seule comme un monarque.

Explication

Le constituant peut être le peuple, une assemblée constituante élue ou une personne seule, par exemple un monarque ou un empereur. Une juridiction suprême n’est pas présentée comme l’une des formes de constituant énumérées.

9. Une règle traite de l’organisation de l’État et de l’exercice du pouvoir, mais sa forme d’adoption varie : quel critère permet de la rattacher à la définition matérielle de la Constitution ?

Le sujet de la règle, indépendamment de sa forme.
L’identité de l’autorité publique chargée d’appliquer la règle.
Le rang de la règle dans la hiérarchie, indépendamment de son contenu.
La procédure d’adoption, indépendamment du sujet de la règle.

Le sujet de la règle, indépendamment de sa forme.

Explication

La définition matérielle rassemble les règles selon leur sujet : la structure de l’État et l’exercice du pouvoir, quelle que soit leur forme. La procédure d’adoption relève plutôt de la définition formelle.

10. Quel contenu trouve-t-on généralement dans les constitutions, au-delà des règles de fonctionnement de l’État ?

Dans la plupart des cas, une déclaration des droits fondamentaux des citoyens.
Dans la plupart des cas, un règlement complet des relations entre communes et régions.
Dans la plupart des cas, un programme définissant les faits politiques à étudier.
Dans la plupart des cas, un code détaillé des contrats entre personnes privées.

Dans la plupart des cas, une déclaration des droits fondamentaux des citoyens.

Explication

Les constitutions comprennent généralement des règles de fonctionnement de l’État et, dans la plupart des cas, une déclaration des droits fondamentaux des citoyens. Un code des contrats entre personnes privées ne correspond pas à ce contenu constitutionnel caractéristique.

11. Quelle distinction caractérise une constitution écrite par rapport à une constitution coutumière ?

La constitution écrite est organisée dans un document, tandis que la coutumière repose sur des règles non écrites ou des usages.
La constitution écrite repose sur des usages oraux, tandis que la coutumière est organisée en articles.
La constitution écrite est approuvée par référendum, tandis que la coutumière est adoptée par une assemblée.
La constitution écrite règle les pouvoirs politiques, tandis que la coutumière traite principalement des droits individuels.

La constitution écrite est organisée dans un document, tandis que la coutumière repose sur des règles non écrites ou des usages.

Explication

Une constitution écrite est consignée dans un document structuré en préambule et articles, tandis qu’une constitution coutumière se forme à partir de règles non écrites ou d’usages. La deuxième réponse inverse les caractéristiques des deux types de constitution.

12. Quelle condition doit accompagner une pratique répétée pour qu’elle constitue une coutume constitutionnelle ?

Un texte constitutionnel doit autoriser explicitement cette pratique.
Les personnes concernées doivent être convaincues que cette pratique est obligatoire.
Les citoyens doivent avoir approuvé cette pratique lors d’un référendum.
Un juge doit avoir consigné cette pratique dans une décision définitive.

Les personnes concernées doivent être convaincues que cette pratique est obligatoire.

Explication

La coutume constitutionnelle exige à la fois une pratique répétée sans interruption et la conviction de son caractère obligatoire. Une décision judiciaire peut interpréter la Constitution, mais elle ne remplace pas cette conviction collective.

13. Une pratique contredit une règle écrite de la Constitution : de quel type de coutume s’agit-il ?

D’une coutume d’application, qui met en œuvre une règle constitutionnelle explicite.
D’une coutume contra legem, qui s’oppose au texte constitutionnel écrit.
D’une coutume supplétive, qui précise le sens d’un texte constitutionnel ambigu.
D’une coutume interprétative, qui complète une disposition constitutionnelle silencieuse.

D’une coutume contra legem, qui s’oppose au texte constitutionnel écrit.

Explication

Une coutume contra legem contredit une règle écrite, alors qu’une coutume supplétive complète un texte ambigu. La coutume supplétive ne s’oppose donc pas à la règle écrite.

14. Dans quelles circonstances une nouvelle Constitution apparaît-elle généralement ?

Lors de la création d’un nouvel État ou de l’instauration d’un nouveau régime politique.
Lorsqu’une cour interprète différemment une disposition constitutionnelle existante.
Lorsqu’un gouvernement change de majorité après une élection législative ordinaire.
Lorsqu’une assemblée adopte une loi ordinaire sur l’organisation administrative.

Lors de la création d’un nouvel État ou de l’instauration d’un nouveau régime politique.

Explication

Une nouvelle Constitution apparaît généralement avec la création d’un nouvel État ou l’instauration d’un nouveau régime politique. Un changement de majorité ne constitue pas, à lui seul, l’un de ces événements fondateurs.

15. Quelle différence distingue l’écriture d’une Constitution de son adoption ?

L’écriture produit le texte rédigé, tandis que l’adoption l’approuve et lui confère un statut juridique.
L’écriture confère au texte son statut juridique, tandis que l’adoption en prépare le premier projet.
L’écriture désigne le vote populaire, tandis que l’adoption correspond à la rédaction par des experts.
L’écriture modifie une Constitution en vigueur, tandis que l’adoption abroge le texte précédent.

L’écriture produit le texte rédigé, tandis que l’adoption l’approuve et lui confère un statut juridique.

Explication

L’écriture est le moment de la rédaction du texte, tandis que l’adoption est son approbation comme acte juridique. La deuxième réponse attribue à tort à l’écriture l’effet juridique propre à l’adoption.

16. Quel compromis caractérise le choix d’une assemblée élue plutôt que d’un comité d’experts pour rédiger une Constitution ?

L’assemblée est généralement plus démocratique, mais son travail prend davantage de temps.
L’assemblée est généralement plus rapide, mais sa légitimité démocratique est plus faible.
L’assemblée est généralement plus spécialisée, mais elle dépend davantage de l’exécutif.
L’assemblée est généralement plus contraignante, mais elle évite l’approbation du texte.

L’assemblée est généralement plus démocratique, mais son travail prend davantage de temps.

Explication

Une assemblée de représentants élus est considérée comme plus démocratique qu’un comité d’experts, mais sa rédaction est généralement plus lente. La deuxième réponse inverse ces deux caractéristiques.

17. Une consultation demande aux citoyens de répondre oui ou non à une question précise sur un texte : comment la caractériser ?

Comme une élection constituante portant sur le choix de représentants.
Comme un référendum portant sur l’approbation d’un texte.
Comme un plébiscite portant sur la confiance envers un dirigeant ou sa politique.
Comme une révision constitutionnelle portant sur la modification d’articles.

Comme un référendum portant sur l’approbation d’un texte.

Explication

Le référendum demande une réponse oui ou non à une question précise relative à un texte. Le plébiscite sollicite plutôt la confiance envers un homme ou sa politique.

18. Une réforme donne un nouveau sens à une règle sans modifier ses articles : s’agit-il d’interprétation ou de révision ?

Il s’agit d’une interprétation, car le sens évolue alors que le texte reste inchangé.
Il s’agit d’une révision, car toute évolution du sens modifie juridiquement les articles.
Il s’agit d’une abrogation, car la règle cesse de produire ses effets constitutionnels.
Il s’agit d’une adoption, car la règle acquiert un statut juridique nouveau.

Il s’agit d’une interprétation, car le sens évolue alors que le texte reste inchangé.

Explication

L’interprétation fait évoluer le sens des règles sans modifier les articles, tandis que la révision modifie le texte par une loi spéciale. La deuxième réponse confond l’évolution du sens avec la modification du texte lui-même.

19. Une cour précise le sens d’une disposition constitutionnelle dans une décision : quelle forme d’interprétation exerce-t-elle ?

Une révision constitutionnelle, produite par la modification formelle du texte.
Une pratique constitutionnelle, produite par l’action d’un organe politique.
Une jurisprudence constitutionnelle, produite par l’interprétation d’un juge ou d’une cour.
Une coutume constitutionnelle, produite par l’usage répété d’une règle non écrite.

Une jurisprudence constitutionnelle, produite par l’interprétation d’un juge ou d’une cour.

Explication

L’interprétation exercée par un juge ou une cour relève de la jurisprudence constitutionnelle. Une pratique constitutionnelle émane plutôt de l’action d’un organe politique.

20. Quel acteur constitutionnel révise une Constitution déjà en vigueur plutôt que d’en rédiger une nouvelle ?

Le pouvoir judiciaire, qui précise le sens des règles par ses décisions.
Le constituant originaire, qui établit le texte d’une nouvelle Constitution.
L’organe politique, qui transforme une pratique en règle non écrite.
Le constituant dérivé, qui intervient sur une Constitution existante.

Le constituant dérivé, qui intervient sur une Constitution existante.

Explication

Le constituant dérivé révise une Constitution déjà en vigueur, contrairement au constituant originaire, qui rédige une nouvelle Constitution. Le constituant originaire n’est donc pas l’acteur chargé de la révision d’un texte existant.

21. Une procédure exige des étapes particulières pour modifier la Constitution et protège certaines dispositions contre toute modification : à quelles contraintes le constituant dérivé est-il soumis ?

À des contraintes de forme pour la procédure et de fond pour les dispositions protégées.
À des contraintes de fond pour la procédure et de forme pour les dispositions protégées.
À des contraintes judiciaires pour les élections et politiques pour les usages constitutionnels.
À des contraintes d’interprétation pour les articles et d’abrogation pour les lois ordinaires.

À des contraintes de forme pour la procédure et de fond pour les dispositions protégées.

Explication

Les contraintes de forme imposent une procédure de révision stricte, tandis que les contraintes de fond interdisent de modifier certaines dispositions. La deuxième réponse inverse les fonctions de ces deux catégories de contraintes.

22. Que vise le contrôle de constitutionnalité des règles juridiques d’un État ?

Déterminer leur compatibilité avec les décisions rendues par les tribunaux
Vérifier leur conformité à la Constitution, notamment pour les lois et les traités
Comparer leur contenu aux engagements pris par les partis politiques
Évaluer leur efficacité au regard des objectifs fixés par le gouvernement

Vérifier leur conformité à la Constitution, notamment pour les lois et les traités

Explication

Le contrôle de constitutionnalité vérifie que les règles juridiques, notamment les lois et les traités, respectent la Constitution. Évaluer l’efficacité d’une règle relève d’une appréciation de son application, et non de sa conformité constitutionnelle.

23. Quelle différence distingue la protection politique de la protection juridictionnelle de la Constitution ?

La première confie le contrôle à un organe politique, la seconde à un juge ou à un tribunal
La première dépend du pouvoir judiciaire, la seconde relève du chef de l’État
La première contrôle les traités, la seconde contrôle les lois adoptées par le Parlement
La première intervient après un litige, la seconde avant la promulgation de chaque loi

La première confie le contrôle à un organe politique, la seconde à un juge ou à un tribunal

Explication

La distinction porte sur l’organe chargé du contrôle : politique dans un cas, juridictionnel dans l’autre. Le moment où intervient le contrôle ne définit pas cette distinction entre les deux formes de protection.

24. Quels acteurs peuvent exercer une protection politique de la Constitution ?

Les organisations internationales, les collectivités locales ou les partis d’opposition
Les juges indépendants, les procureurs ou les avocats des parties
Les citoyens, une institution politique spécialement créée ou le chef de l’État
Les tribunaux ordinaires, les cours d’appel ou la juridiction suprême

Les citoyens, une institution politique spécialement créée ou le chef de l’État

Explication

La protection politique peut être exercée par les citoyens, par une institution politique dédiée ou par le chef de l’État. Les tribunaux ordinaires relèvent plutôt de la protection juridictionnelle.

25. Sur quel principe repose la protection juridictionnelle de la Constitution ?

L’indépendance des juges à l’égard du pouvoir politique
La désignation des juges par les citoyens lors d’élections nationales
La responsabilité des juges devant les représentants du gouvernement
La subordination des décisions judiciaires aux choix du chef de l’État

L’indépendance des juges à l’égard du pouvoir politique

Explication

La protection juridictionnelle repose sur l’indépendance des juges vis-à-vis du pouvoir politique. Une responsabilité des juges devant le gouvernement compromettrait précisément cette indépendance.

26. Quel événement est associé à l’invention du contrôle de constitutionnalité des lois par la Cour suprême des États-Unis ?

L’arrêt Marbury contre Madison rendu en 1803
La reconnaissance du contrôle juridictionnel en Europe après 1918
L’adoption de la Constitution des États-Unis en 1787
La création de la Cour suprême américaine au XVIIIe siècle

L’arrêt Marbury contre Madison rendu en 1803

Explication

L’arrêt Marbury contre Madison, rendu en 1803, marque l’invention du contrôle de constitutionnalité des lois par la Cour suprême des États-Unis. L’adoption de la Constitution américaine est antérieure et ne constitue pas cet événement fondateur.

27. Un justiciable conteste une loi déjà en vigueur au cours d’un procès devant un juge ordinaire : quel modèle de contrôle cette situation illustre-t-elle ?

Le modèle américain, concentré, abstrait et préalable
Le modèle européen, concentré, abstrait et préalable
Le modèle américain, diffus, concret et a posteriori
Le modèle européen, diffus, concret et a posteriori

Le modèle américain, diffus, concret et a posteriori

Explication

Le modèle américain permet à tout juge d’examiner la constitutionnalité d’une loi déjà en vigueur à l’occasion d’un litige concret. Le modèle européen se caractérise plutôt par un contrôle confié à une juridiction spécifique.

28. Dans le modèle européen, à qui est confié le contrôle de constitutionnalité ?

Aux citoyens, par des recours individuels devant les administrations
À chaque tribunal ordinaire, selon les litiges dont il est saisi
À une juridiction spécifique, plutôt qu’à l’ensemble des tribunaux
À une commission politique composée de représentants élus

À une juridiction spécifique, plutôt qu’à l’ensemble des tribunaux

Explication

Le modèle européen concentre le contrôle dans une juridiction spécifique. Le confier à chaque tribunal ordinaire correspond au modèle américain diffus.

29. Quelle comparaison décrit correctement la répartition du contrôle entre les tribunaux dans les modèles américain et européen ?

Les deux modèles le confient à un tribunal spécifique, mais avec des compétences différentes
Les deux modèles le répartissent entre les tribunaux, mais à des étapes différentes
Le modèle américain le confie à un tribunal spécifique, le modèle européen le répartit entre les tribunaux
Le modèle américain le répartit entre les tribunaux, le modèle européen le confie à un tribunal spécifique

Le modèle américain le répartit entre les tribunaux, le modèle européen le confie à un tribunal spécifique

Explication

Le modèle américain est diffus, car l’ensemble des tribunaux peut exercer le contrôle, tandis que le modèle européen est concentré dans un tribunal spécifique. L’attribution du contrôle à un tribunal unique caractérise donc le modèle européen, et non le modèle américain.

30. Quelle situation correspond au contrôle concret du modèle américain, par opposition au contrôle abstrait du modèle européen ?

Une institution politique évalue une loi avant sa promulgation
Une juridiction examine une loi sans contentieux particulier
Un juge examine une loi à l’occasion d’un litige particulier
Un tribunal réexamine une loi après une décision administrative

Un juge examine une loi à l’occasion d’un litige particulier

Explication

Le contrôle américain est concret parce qu’il intervient à l’occasion d’un litige particulier. Un examen sans contentieux constitue au contraire un contrôle abstrait, caractéristique du modèle européen.

31. À quel moment le contrôle intervient-il dans le modèle européen, par rapport à l’entrée en vigueur de la loi ?

À l’occasion d’un litige après l’entrée en vigueur
Avant la promulgation de la loi
Après l’entrée en vigueur de la loi
Après qu’un tribunal ordinaire a appliqué la loi

Avant la promulgation de la loi

Explication

Dans le modèle européen décrit ici, le contrôle intervient avant la promulgation de la loi. Un contrôle après l’entrée en vigueur correspond au modèle américain.

32. Quelle limite caractérise le contrôle exercé par le Comité constitutionnel créé par la Constitution de 1946 ?

Il peut contrôler les lois après leur promulgation, mais pas avant leur adoption.
Il ne peut pas contrôler les lois au regard de la partie consacrée aux droits fondamentaux.
Il peut contrôler les décisions des tribunaux, mais pas les lois votées par le Parlement.
Il peut contrôler les lois au regard des droits fondamentaux, mais pas des règles de procédure.

Il ne peut pas contrôler les lois au regard de la partie consacrée aux droits fondamentaux.

Explication

Le Comité constitutionnel ne pouvait pas vérifier la conformité des lois à la première partie de la Constitution, qui énonçait les droits fondamentaux. La confusion avec un contrôle limité aux règles de procédure ne correspond pas à cette restriction portant sur les droits.

33. Quelle évolution le Conseil constitutionnel accepte-t-il pour la première fois le 16 juillet 1971 ?

Il accepte de contrôler les décisions administratives au regard des droits fondamentaux des citoyens.
Il accepte que les parlementaires de l’opposition lui soumettent une loi avant sa promulgation.
Il accepte de vérifier qu’une loi ne porte pas atteinte aux droits fondamentaux des citoyens.
Il accepte que les citoyens saisissent directement le Conseil contre une loi portant atteinte à leurs droits.

Il accepte de vérifier qu’une loi ne porte pas atteinte aux droits fondamentaux des citoyens.

Explication

Le 16 juillet 1971, le Conseil constitutionnel accepte pour la première fois de contrôler qu’une loi ne porte pas atteinte aux droits fondamentaux. La saisine par les citoyens relève d’une réforme ultérieure, en 2008.

34. Quel changement résulte de la révision constitutionnelle du 29 octobre 1974 concernant le Conseil constitutionnel ?

Le Conseil peut contrôler une loi au regard des droits fondamentaux pour la première fois.
Le Comité constitutionnel peut examiner les lois au regard des droits fondamentaux.
Les parlementaires de l’opposition peuvent saisir le Conseil constitutionnel.
Les citoyens peuvent saisir le Conseil pour contester une loi portant atteinte à leurs droits.

Les parlementaires de l’opposition peuvent saisir le Conseil constitutionnel.

Explication

La révision de 1974 permet aux parlementaires de l’opposition de saisir le Conseil constitutionnel. La saisine par les citoyens est introduite par la révision de 2008, et non par celle de 1974.

35. Une citoyenne veut contester une loi au motif qu’elle porte atteinte à ses droits fondamentaux : quelle réforme a rendu possible la saisine du Conseil constitutionnel par les citoyens ?

La décision du Conseil constitutionnel du 16 juillet 1971.
La création du Comité constitutionnel par la Constitution de 1946.
La révision constitutionnelle du 29 octobre 1974.
La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008.

La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008.

Explication

La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 permet aux citoyens de saisir le Conseil pour contester une loi portant atteinte à leurs droits fondamentaux. La réforme de 1974 a élargi la saisine aux parlementaires de l’opposition.

36. Dans son sens strict, qu’est-ce qui caractérise une république ?

L’État détient un pouvoir souverain et une compétence générale dans tous les domaines.
Le pouvoir est la chose publique et ses détenteurs sont désignés par le peuple.
L’État respecte des valeurs comme la laïcité ou la liberté d’expression.
Le peuple exerce le pouvoir par des élections, quelle que soit la forme de l’État.

Le pouvoir est la chose publique et ses détenteurs sont désignés par le peuple.

Explication

Au sens strict, la république renvoie à un pouvoir conçu comme chose publique dont les détenteurs sont désignés par le peuple. Le respect de valeurs telles que la laïcité relève de la définition au sens large.

37. Dans la définition classique de la démocratie, comment le peuple exerce-t-il le pouvoir ?

Par la délégation du pouvoir à des organes désignés par la loi.
Par des élections qui lui permettent de désigner les détenteurs du pouvoir.
Par la reconnaissance de valeurs républicaines comme la liberté d’expression.
Par l’intervention d’un État doté d’une compétence générale.

Par des élections qui lui permettent de désigner les détenteurs du pouvoir.

Explication

La démocratie signifie le pouvoir du peuple et, dans sa définition classique, suppose que le peuple l’exerce par des élections. Le respect de valeurs républicaines caractérise une acception de la république, pas la définition classique de la démocratie.

38. Comment l’État est-il défini en droit public ?

Comme une personne morale publique chargée de compétences spéciales fixées par la loi.
Comme une institution qui garantit le respect de valeurs républicaines.
Comme une personne morale de droit public caractérisée par un pouvoir souverain.
Comme une communauté politique dont les dirigeants sont élus par les citoyens.

Comme une personne morale de droit public caractérisée par un pouvoir souverain.

Explication

L’État est une personne morale de droit public dotée d’un pouvoir souverain. Les compétences spéciales déterminées par la loi caractérisent les autres personnes morales publiques, plutôt que l’État.

39. Quelle distinction de compétence sépare l’État des autres personnes morales de droit public ?

L’État possède une compétence générale, tandis que les autres ont des compétences spéciales fixées par la loi.
L’État partage une compétence générale avec les collectivités, tandis que les autres ont un pouvoir souverain.
L’État possède des compétences spéciales fixées par la loi, tandis que les autres ont une compétence générale.
L’État exerce des compétences électorales, tandis que les autres exercent des compétences juridictionnelles.

L’État possède une compétence générale, tandis que les autres ont des compétences spéciales fixées par la loi.

Explication

L’État possède une compétence générale qui lui permet d’intervenir dans tous les domaines, alors que les autres personnes morales publiques reçoivent des compétences spéciales déterminées par la loi. L’inversion de ces deux types de compétence est une confusion fréquente.

40. Quel enchaînement présente les six périodes de la formation historique de l’État ?

Cités antiques, période pré-étatique, naissance des États, Moyen Âge, crise de l’État, déploiement.
Période pré-étatique, Moyen Âge, cités antiques, déploiement, naissance des États, crise de l’État.
Période pré-étatique, cités antiques, naissance des États, déploiement, Moyen Âge, crise de l’État.
Période pré-étatique, cités antiques, Moyen Âge, naissance des États, déploiement, crise de l’État.

Période pré-étatique, cités antiques, Moyen Âge, naissance des États, déploiement, crise de l’État.

Explication

La séquence commence par la période pré-étatique et les cités antiques, puis passe par le Moyen Âge, la naissance et le déploiement des États, avant leur crise. L’option qui place la naissance des États avant le Moyen Âge bouleverse cet ordre historique.

41. À la naissance des États, quelles transformations caractérisent l’évolution du pouvoir politique ?

Le pouvoir se concentre entre les mains du peuple, se démocratise et devient dépendant des élections.
Le pouvoir se concentre entre les mains du roi, se laïcise et s’abstrait de la personne qui l’incarne.
Le pouvoir se transfère aux cités, se décentralise et s’identifie à une institution juridiquement abstraite.
Le pouvoir se disperse entre les autorités locales, se sacralise et reste attaché à la personne du dirigeant.

Le pouvoir se concentre entre les mains du roi, se laïcise et s’abstrait de la personne qui l’incarne.

Explication

La naissance des États se caractérise par la concentration du pouvoir entre les mains du roi, sa laïcisation et son abstraction par rapport à la personne qui l’incarne. Le maintien d’un pouvoir personnel et concret correspond plutôt aux formes antérieures de pouvoir politique.

42. Comment la théorie du contrat social explique-t-elle l’apparition de l’État ?

Par un accord volontaire par lequel les membres de la société acceptent le pouvoir politique
Par la conquête d’un territoire qui impose un pouvoir politique aux habitants
Par la transmission héréditaire du pouvoir au sein d’une même famille
Par l’émergence progressive d’institutions sans accord entre les membres de la société

Par un accord volontaire par lequel les membres de la société acceptent le pouvoir politique

Explication

Cette théorie fait naître l’État d’un contrat volontaire par lequel les membres de la société acceptent le pouvoir politique. L’idée d’une conquête décrit une imposition par la force plutôt qu’un accord.

43. Dans la pensée de Hobbes, pourquoi les hommes confient-ils à l’État le pouvoir de sanctionner ?

Pour garantir que chaque individu puisse appliquer lui-même les sanctions
Pour obtenir la sécurité face à la violence et à l’insécurité
Pour préserver une société paisible en laissant les conflits sans arbitre
Pour organiser les échanges économiques dans une société déjà sécurisée

Pour obtenir la sécurité face à la violence et à l’insécurité

Explication

Hobbes relie le transfert du pouvoir de sanction à la recherche de sécurité dans un contexte de violence et d’insécurité. Laisser les conflits sans arbitre ne répond pas à cette recherche de protection.

44. Quelle situation conduit Locke à envisager la création de l’État par contrat ?

Une société livrée à une violence telle que ses membres cherchent un pouvoir de sanction
Une société sans État relativement paisible, mais désorganisée, qui cherche à mieux s’organiser
Une société organisée où les individus veulent remplacer les lois par des décisions individuelles
Une société déjà structurée qui cherche à confier son pouvoir politique à un souverain héréditaire

Une société sans État relativement paisible, mais désorganisée, qui cherche à mieux s’organiser

Explication

Locke imagine une société sans État qui est paisible mais désorganisée, et dont les membres créent l’État par contrat pour l’organiser. La situation de violence et la recherche de sécurité correspondent plutôt à la perspective de Hobbes.

45. Dans la conception de Rousseau, sur quoi repose l’acceptation des lois par les individus ?

Sur leur consentement libre, plutôt que sur la seule contrainte ou sanction
Sur la coutume héritée, qui dispense les individus de consentir aux lois
Sur la crainte des sanctions, qui constitue le fondement principal de l’obéissance
Sur la décision d’un souverain, indépendamment de l’adhésion des individus

Sur leur consentement libre, plutôt que sur la seule contrainte ou sanction

Explication

Rousseau explique que les individus acceptent librement les lois, de sorte que le pouvoir repose sur leur consentement. La seule crainte des sanctions ne rend pas compte de cette adhésion libre.

46. Comment distingue-t-on une frontière naturelle d’une frontière artificielle ?

La première s’appuie sur des éléments géographiques, tandis que la seconde est tracée sur des cartes
La première est définie par la langue des habitants, tandis que la seconde suit leur histoire commune
La première sépare les eaux territoriales de la haute mer, tandis que la seconde délimite l’espace aérien
La première est fixée par traité, tandis que la seconde suit nécessairement un relief ou une rivière

La première s’appuie sur des éléments géographiques, tandis que la seconde est tracée sur des cartes

Explication

Une frontière naturelle prend appui sur des éléments géographiques comme le relief ou une rivière, tandis qu’une frontière artificielle est tracée sur une carte. Le fait qu’une frontière soit naturelle ne signifie pas qu’elle échappe à une détermination humaine.

47. Quelle affirmation s’applique à la fois aux frontières naturelles et aux frontières artificielles ?

Elles sont déterminées par les hommes et fixées par des traités internationaux
Elles sont établies par les seuls éléments géographiques qui séparent les territoires
Elles sont définies par les habitants selon leur langue et leur histoire commune
Elles sont fixées par les autorités de chaque État sans accord international

Elles sont déterminées par les hommes et fixées par des traités internationaux

Explication

Les frontières, quelle que soit leur forme, sont déterminées par les hommes et fixées par des traités internationaux. Des éléments géographiques peuvent servir de repères, mais ils ne déterminent pas seuls une frontière.

48. Quels espaces composent le territoire d’un État ?

Le territoire terrestre et l’espace aérien, à l’exclusion des eaux territoriales
Le territoire terrestre et les eaux territoriales, sans l’espace aérien correspondant
Les eaux territoriales et l’espace aérien, à l’exclusion du territoire terrestre
Le territoire terrestre, les eaux territoriales et l’espace aérien qui les surplombe

Le territoire terrestre, les eaux territoriales et l’espace aérien qui les surplombe

Explication

Le territoire d’un État comprend les espaces terrestres, ses eaux territoriales et l’espace aérien situé au-dessus des territoires terrestres et maritimes. Omettre les eaux territoriales revient donc à exclure une partie de cet ensemble.

49. Selon la limite indiquée pour les eaux territoriales, comment classer une zone maritime située à 25 km du rivage ?

Elle relève d’une zone terrestre, puisque la limite maritime se mesure à partir des frontières terrestres
Elle relève de l’espace aérien étatique, qui se prolonge au-dessus des eaux jusqu’à 25 km
Elle relève de la haute mer, au-delà des eaux territoriales qui s’étendent en principe jusqu’à 22 km
Elle relève des eaux territoriales, car celles-ci s’étendent en principe jusqu’à 30 km du rivage

Elle relève de la haute mer, au-delà des eaux territoriales qui s’étendent en principe jusqu’à 22 km

Explication

Les eaux territoriales s’étendent en principe jusqu’à 22 km du rivage ; à 25 km, la zone se trouve donc au-delà, en haute mer. La souveraineté étatique sur les eaux territoriales ne s’étend pas à cette zone de haute mer.

50. À quoi correspond la population d’un État ?

À la communauté des citoyens ayant exprimé une volonté commune de vivre ensemble
À l’ensemble des personnes partageant une langue et une histoire communes
À une communauté qui rassemble les citoyens du passé, du présent et du futur
À l’ensemble des individus présents sur un territoire donné

À l’ensemble des individus présents sur un territoire donné

Explication

La population désigne concrètement les individus présents sur un territoire donné. La communauté réunissant aussi les citoyens du passé et du futur correspond à la notion de nation.

51. Quelle caractéristique distingue la nation de la population présente à un moment donné ?

Elle désigne les individus physiquement présents sur un territoire à un instant donné
Elle relie les citoyens du présent, du passé et du futur par des liens communs
Elle réunit les personnes qui partagent des critères observables comme une langue
Elle regroupe les résidents selon leur statut juridique d’étranger ou de citoyen

Elle relie les citoyens du présent, du passé et du futur par des liens communs

Explication

La nation est une communauté abstraite et intemporelle qui relie les citoyens du présent, du passé et du futur. Les individus présents sur le territoire à un moment donné constituent plutôt la population.

52. Quelle distinction oppose les conceptions objective et subjective de la nation ?

La conception objective dépend du statut d’étranger, tandis que la subjective dépend de la souveraineté exercée sur le territoire
La conception objective désigne les habitants présents, tandis que la subjective réunit les citoyens du passé et du futur
La conception objective s’appuie sur des liens observables, tandis que la subjective repose sur le sentiment et la volonté de vivre ensemble
La conception objective repose sur la volonté de vivre ensemble, tandis que la subjective s’appuie sur la langue et l’histoire commune

La conception objective s’appuie sur des liens observables, tandis que la subjective repose sur le sentiment et la volonté de vivre ensemble

Explication

La conception objective met l’accent sur des liens observables, comme la langue ou l’histoire commune, tandis que la conception subjective privilégie le sentiment et la volonté de vivre ensemble. Inverser ces critères attribue à chaque conception les caractéristiques de l’autre.

53. Un étranger se trouve sur le territoire d’un État : à quelles lois est-il soumis ?

Aux lois de cet État, car son pouvoir souverain s’exerce sur la population présente sur le territoire
Aux lois locales seulement s’il acquiert la citoyenneté de l’État où il réside
Aux règles de la nation majoritaire, car elles remplacent les lois de l’État pour les étrangers
Aux lois de son État d’origine, car la souveraineté suit la nationalité de chaque personne

Aux lois de cet État, car son pouvoir souverain s’exerce sur la population présente sur le territoire

Explication

Le pouvoir souverain de l’État s’exerce sur toute la population présente sur son territoire, y compris les étrangers. La nationalité étrangère ne soustrait donc pas une personne aux lois de l’État où elle se trouve.

54. Qu’est-ce qui caractérise la souveraineté comme pouvoir juridique suprême ?

La capacité de créer librement le droit positif sans être contrôlé
Le pouvoir de conclure des accords entre États sous contrôle juridique
La compétence de faire appliquer des règles établies par une autorité supérieure
La faculté de déléguer aux citoyens la création des lois ordinaires

La capacité de créer librement le droit positif sans être contrôlé

Explication

La souveraineté désigne le pouvoir suprême de créer librement le droit positif sans être soumis à un contrôle. Faire appliquer des règles établies par une autorité supérieure relève d’une compétence subordonnée, et non du pouvoir souverain décrit ici.

55. Un État organise l’exercice de son pouvoir à l’égard de ses citoyens. À quelle dimension de la souveraineté cela renvoie-t-il ?

À la souveraineté interne, qui concerne le pouvoir de l’État par rapport aux citoyens
À la souveraineté populaire, qui concerne les relations diplomatiques entre les États
À la souveraineté nationale, qui concerne le pouvoir exercé par les autres États
À la souveraineté internationale, qui concerne les relations entre les citoyens et l’État

À la souveraineté interne, qui concerne le pouvoir de l’État par rapport aux citoyens

Explication

La souveraineté interne concerne l’exercice du pouvoir de l’État par rapport aux citoyens. La souveraineté internationale porte plutôt sur les relations entre États, et ne désigne donc pas cette relation intérieure.

56. Quelle conception, attribuée à Jean-Jacques Rousseau, fait appartenir la souveraineté au peuple, qui peut exercer le pouvoir directement ou se faire représenter ?

La souveraineté interne
La souveraineté populaire
La souveraineté internationale
La souveraineté nationale

La souveraineté populaire

Explication

La souveraineté populaire attribue la souveraineté au peuple et permet un exercice direct ou par représentation; cette théorie est attribuée à Jean-Jacques Rousseau. La souveraineté nationale attribue plutôt la souveraineté à la nation.

57. Dans une conception de la souveraineté, les citoyens peuvent révoquer leurs élus au moyen d’un mandat impératif. Quel autre principe électoral lui est associé ?

Le suffrage censitaire réservé aux citoyens actifs
Le mandat représentatif sans reddition de comptes
Le vote limité aux représentants des collectivités
Le suffrage universel

Le suffrage universel

Explication

Dans la souveraineté populaire, le suffrage est universel et le mandat impératif permet notamment aux citoyens de contrôler et de révoquer leurs élus. Le suffrage censitaire relève plutôt de la souveraineté nationale telle qu’elle est caractérisée ici.

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Qu’est-ce qu’une règle juridique ?

Une règle obligatoire reconnue et sanctionnée par un État.

Quelles formes une règle juridique peut-elle prendre ?

Une permission ou une interdiction.

Comment la loi se distingue-t-elle des autres règles juridiques ?

La loi est une forme particulière de règle juridique.

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