QCM : Droit de la personnalité (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction remplissent les droits de la personnalité pour une personne physique ?

Garantir l’exercice de ses activités professionnelles et de ses fonctions publiques
Régir ses relations contractuelles avec les autres personnes physiques
Organiser la transmission de ses biens et de ses créances à ses héritiers
Protéger les attributs indissociables de sa personne, comme son corps et sa vie privée

Protéger les attributs indissociables de sa personne, comme son corps et sa vie privée

Explication

Ces droits protègent des attributs attachés à la personne, notamment son corps, sa vie privée, son honneur et ses secrets. La transmission des biens relève des règles patrimoniales et ne définit pas cette fonction.

2. Une personne souhaite céder à un tiers son droit à l’honneur contre rémunération : quel caractère des droits de la personnalité s’oppose à cette cession ?

Le caractère extrapatrimonial, qui les distingue des droits évaluables en argent
Le caractère inaliénable, qui empêche leur cession
Le caractère imprescriptible, qui protège leur exercice dans le temps
Le caractère insaisissable, qui les soustrait aux poursuites des créanciers

Le caractère inaliénable, qui empêche leur cession

Explication

Le caractère inaliénable interdit à la personne de céder un droit de la personnalité à un tiers. Le caractère extrapatrimonial concerne leur nature non patrimoniale, mais ne désigne pas directement l’interdiction de les céder.

3. Une collectivité territoriale adopte une règle qui écarte une disposition du Code civil sur le respect du corps humain : quelle conséquence découle de l’article 16-9 ?

La règle locale prévaut tant qu’un juge ne l’a pas déclarée contraire à la loi
La règle du Code civil s’applique si les personnes concernées l’acceptent par contrat
La règle du Code civil s’impose, car ces dispositions sont d’ordre public
La règle locale prévaut, car la collectivité fixe les normes applicables sur son territoire

La règle du Code civil s’impose, car ces dispositions sont d’ordre public

Explication

L’article 16-9 confère un caractère d’ordre public aux règles du Code civil relatives au respect du corps humain, qui ne peuvent être écartées par une collectivité territoriale. Leur application ne dépend donc pas de l’accord des personnes concernées.

4. Quelle institution a reconnu en 1994 la sauvegarde de la dignité contre l’asservissement et la dégradation comme un principe à valeur constitutionnelle ?

Le Conseil d’État
La Cour de cassation
Le Conseil constitutionnel
La Cour européenne des droits de l’homme

Le Conseil constitutionnel

Explication

Dans sa décision du 27 juillet 1994, le Conseil constitutionnel a reconnu cette sauvegarde comme un principe à valeur constitutionnelle. La Cour de cassation intervient comme juridiction judiciaire, mais cette reconnaissance est attribuée au Conseil constitutionnel.

5. Que signifie l’inviolabilité du corps humain consacrée par l’article 16-1 du Code civil ?

La liberté de réaliser toute intervention corporelle sans justification médicale.
La possibilité de céder son corps à autrui par une convention rémunérée.
L’obligation de préserver le corps uniquement après le décès de la personne.
Le droit de chacun au respect de son corps, que la loi affirme inviolable.

Le droit de chacun au respect de son corps, que la loi affirme inviolable.

Explication

L’article 16-1 reconnaît à chacun le droit au respect de son corps et affirme son inviolabilité. La non-patrimonialité, consacrée notamment par les articles 16-5 à 16-7, ne signifie pas que le corps peut être cédé contre rémunération.

6. Jusqu’à quelle étape de la grossesse le cours indique-t-il que l’interruption volontaire de grossesse est encadrée par l’article L. 212-1 du Code de la santé publique ?

Jusqu’à la fin de la quatrième semaine de grossesse
Jusqu’à la fin de la douzième semaine de grossesse
Jusqu’à la fin du premier trimestre de grossesse
Jusqu’à la fin de la quatorzième semaine de grossesse

Jusqu’à la fin de la quatrième semaine de grossesse

Explication

Le cours précise que l’article L. 212-1 encadre l’interruption volontaire de grossesse jusqu’à la fin de la quatrième semaine de grossesse. Les autres durées proposées ne correspondent pas à ce repère indiqué dans le contenu.

7. Quel est le rôle des directives anticipées dans les décisions médicales de fin de vie ?

Consigner à l’avance les volontés d’une personne pour le cas où elle ne pourrait plus les exprimer
Autoriser automatiquement le médecin à interrompre tout traitement lorsque le patient est inconscient
Garantir l’accès à l’aide à mourir dès qu’une affection grave est diagnostiquée
Permettre à la famille de remplacer les volontés du patient par son propre choix thérapeutique

Consigner à l’avance les volontés d’une personne pour le cas où elle ne pourrait plus les exprimer

Explication

Les directives anticipées servent à faire connaître à l’avance les volontés d’une personne devenue incapable de les exprimer. Un médecin peut toutefois les écarter si une procédure collégiale les juge manifestement inappropriées à la situation médicale.

8. Depuis quelle date la loi autorise-t-elle, sous certaines conditions, la sédation profonde et continue jusqu’au décès ?

Depuis le 22 avril 2005
Depuis le 9 juin 1999
Depuis le 29 juillet 1994
Depuis le 2 février 2016

Depuis le 2 février 2016

Explication

La loi du 2 février 2016 a autorisé, sous conditions, la sédation profonde et continue jusqu’au décès. Le 22 avril 2005 correspond à la loi Leonetti, qui visait à éviter l’obstination déraisonnable et l’acharnement thérapeutique.

9. En quoi le régime du prélèvement d’un organe au bénéfice d’autrui diffère-t-il de celui d’une atteinte médicale justifiée par l’intérêt thérapeutique d’autrui ?

Le prélèvement suit des règles spécifiques, notamment l’information du donneur sur les risques et son consentement révocable, tandis que l’atteinte thérapeutique relève du cadre général de l’article 16-3.
Le prélèvement est soumis à l’anonymat entre donneur et receveur, tandis que l’atteinte thérapeutique exclut toute intervention sur le corps d’autrui.
Le prélèvement repose sur le consentement du receveur, tandis que l’atteinte thérapeutique exige l’autorisation préalable d’un comité d’experts.
Le prélèvement est permis sur un mineur pour tout organe, tandis que l’atteinte thérapeutique est réservée aux patients majeurs aptes.

Le prélèvement suit des règles spécifiques, notamment l’information du donneur sur les risques et son consentement révocable, tandis que l’atteinte thérapeutique relève du cadre général de l’article 16-3.

Explication

Le prélèvement au bénéfice d’autrui obéit à un régime particulier qui protège le donneur, avec une information sur les risques et un consentement révocable. L’autorisation d’un comité d’experts intervient après le consentement du donneur ; elle ne remplace pas celui-ci comme le laisse entendre une autre réponse.

10. Pourquoi le juge peut-il ordonner en référé des mesures contre une atteinte à la vie privée ?

Pour empêcher ou faire cesser l’atteinte lorsqu’une intervention urgente est nécessaire
Pour autoriser la publication dès lors qu’elle présente un intérêt pour le public
Pour remplacer la mise en balance des droits par une interdiction définitive
Pour obtenir automatiquement réparation dès qu’une atteinte est alléguée

Pour empêcher ou faire cesser l’atteinte lorsqu’une intervention urgente est nécessaire

Explication

L’article 9 du Code civil permet au juge de prescrire des mesures destinées à prévenir ou à faire cesser une atteinte, notamment en référé en cas d’urgence. Cette procédure vise une protection rapide, tandis que la réparation automatique et l’interdiction définitive ne découlent pas de ce mécanisme.

11. Un journal publie des informations privées sur une personne en invoquant la liberté d’expression protégée par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme. Comment le juge doit-il trancher ce conflit ?

Protéger la vie privée en interdisant toute publication portant sur des éléments personnels.
Autoriser la publication si les informations sont exactes, sans examiner les droits concurrents.
Faire prévaloir la liberté d’expression dès lors que l’information publiée présente un intérêt général.
Mettre en balance les droits en présence et vérifier la proportionnalité de l’atteinte à chacun.

Mettre en balance les droits en présence et vérifier la proportionnalité de l’atteinte à chacun.

Explication

Le juge doit concilier la vie privée et la liberté d’expression en procédant à une mise en balance proportionnée des droits concernés. L’exactitude des informations, à elle seule, ne dispense pas d’examiner cette mise en balance.

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Que protègent les droits de la personnalité ?

Les attributs indissociables de la personne physique.

Quels caractères juridiques possèdent les droits de la personnalité ?

Ils sont extrapatrimoniaux, intransmissibles, insaisissables, imprescriptibles et inaliénables.

Quelle loi a introduit dans le Code civil le chapitre sur le respect du corps humain ?

La loi n° 94-653 du 29 juillet 1994.

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