QCM : Droit des affaires et distribution (53 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit le mieux le rapport entre le droit commercial et le droit des affaires ?

Le droit commercial couvre toutes les activités économiques, tandis que le droit des affaires se limite aux contrats conclus entre commerçants.
Le droit des affaires concerne les effets de commerce, tandis que le droit commercial regroupe principalement les règles relatives aux sociétés.
Le droit commercial et le droit des affaires désignent deux branches équivalentes, limitées aux échanges entre professionnels.
Le droit commercial vise notamment les commerçants et les effets de commerce, tandis que le droit des affaires couvre un ensemble plus large de matières et d’activités économiques.

Le droit commercial vise notamment les commerçants et les effets de commerce, tandis que le droit des affaires couvre un ensemble plus large de matières et d’activités économiques.

Explication

Le droit des affaires a un périmètre plus large que le droit commercial, qui porte notamment sur les commerçants et les effets de commerce. Confondre les deux revient à réduire à tort le droit des affaires aux seuls échanges entre commerçants.

2. Quelles sont les trois grandes catégories regroupées par le droit des affaires ?

Les commerçants, les droits de propriété intellectuelle et les pratiques bancaires.
Les contrats de travail, les entreprises publiques et les litiges fiscaux.
Les sociétés, les juridictions commerciales et les règles de concurrence.
Les professionnels, les effets du commerce et les contrats commerciaux.

Les professionnels, les effets du commerce et les contrats commerciaux.

Explication

Le droit des affaires regroupe les professionnels, les effets du commerce et les contrats commerciaux. Les sociétés ou la concurrence sont des matières qui s’inscrivent dans son périmètre élargi, mais ne constituent pas les trois catégories indiquées ici.

3. Quelles sont les trois exigences fondamentales du droit des affaires ?

La liberté contractuelle, la solvabilité et la loyauté.
La rentabilité, la transparence et la concurrence.
La rapidité, la sécurité et le crédit.
La stabilité, la fiscalité et la responsabilité.

La rapidité, la sécurité et le crédit.

Explication

Les exigences fondamentales sont la rapidité, la sécurité et le crédit. La rentabilité et la concurrence peuvent être importantes dans la vie des affaires, mais elles ne remplacent pas cette triade.

4. Une entreprise investit dans un projet risqué et cherche à anticiper les difficultés et à se protéger si sa responsabilité est engagée. Quelle exigence du droit des affaires répond à ces besoins ?

Le crédit, qui donne accès au financement auprès des prêteurs et des fournisseurs.
La concurrence, qui aide l’entreprise à se différencier et à développer ses débouchés.
La sécurité juridique, qui protège les investissements, facilite l’anticipation des problèmes et protège l’entreprise lorsque sa responsabilité est engagée.
La rapidité commerciale, qui permet de conclure les opérations et de résoudre rapidement les litiges.

La sécurité juridique, qui protège les investissements, facilite l’anticipation des problèmes et protège l’entreprise lorsque sa responsabilité est engagée.

Explication

La sécurité juridique protège les investissements, aide à anticiper les problèmes et protège l’entreprise lorsque sa responsabilité est engagée. Le crédit concerne plutôt les moyens de financement et les garanties destinées aux prêteurs.

5. Comment une entreprise peut-elle recourir au crédit dans le cadre des affaires ?

Elle peut se financer auprès d’établissements de crédit ou obtenir un crédit fournisseur, les prêteurs étant protégés par des garanties légales.
Elle peut obtenir un crédit fournisseur ou bancaire, mais les garanties légales protègent principalement les emprunteurs.
Elle peut se financer par des apports en capital et des subventions, tandis que les garanties légales encadrent les contrats commerciaux.
Elle peut emprunter auprès des établissements de crédit, tandis que le crédit fournisseur sert principalement à garantir ses investissements.

Elle peut se financer auprès d’établissements de crédit ou obtenir un crédit fournisseur, les prêteurs étant protégés par des garanties légales.

Explication

Le crédit permet un financement par les établissements de crédit ou par le crédit fournisseur, et des garanties légales protègent les prêteurs. L’idée que ces garanties protègent principalement les emprunteurs inverse leur rôle dans cet énoncé.

6. Que désigne la lex mercatoria dans les échanges commerciaux internationaux ?

Un ensemble de règles, d’usages et de principes non étatiques qui régit les relations du commerce international.
Un recueil de lois nationales adopté par les États pour uniformiser leurs règles de commerce intérieur.
Un code de conduite élaboré par une entreprise afin de régir les relations avec ses fournisseurs.
Un ensemble de décisions rendues par les tribunaux nationaux dans les litiges entre commerçants.

Un ensemble de règles, d’usages et de principes non étatiques qui régit les relations du commerce international.

Explication

La lex mercatoria rassemble des règles, des usages et des principes non étatiques qui régissent les relations du commerce international. Elle ne se réduit donc ni à une législation nationale ni aux décisions des tribunaux d’un seul État.

7. Comment les nouvelles technologies de l’information et de la communication peuvent-elles transformer le droit des affaires ?

Des outils comme la signature électronique, l’intelligence artificielle, le cloud et la blockchain transforment les pratiques et peuvent fournir de nouvelles preuves.
Ces technologies facilitent les communications, mais ne modifient pas les pratiques commerciales et ne peuvent servir de preuves.
Ces outils remplacent les règles juridiques existantes et rendent inutile la production de preuves dans les litiges commerciaux.
Ces outils interviennent surtout dans la gestion interne des entreprises, sans effet sur les activités ou les preuves commerciales.

Des outils comme la signature électronique, l’intelligence artificielle, le cloud et la blockchain transforment les pratiques et peuvent fournir de nouvelles preuves.

Explication

Les technologies comme la signature électronique, l’intelligence artificielle, le cloud et la blockchain transforment les pratiques et peuvent fournir de nouvelles preuves en droit des affaires. Leur rôle ne se limite donc pas à faciliter les communications sans effet juridique.

8. Une entreprise évalue ses obligations de confidentialité, la loyauté de ses pratiques et son impact environnemental. À quels enjeux ces préoccupations se rattachent-elles ?

Aux règles de preuve numérique, qui encadrent le secret des affaires et l’utilisation de la signature électronique.
Aux exigences de financement des entreprises, qui comprennent la confidentialité des prêteurs et la responsabilité financière.
Aux enjeux éthiques et moraux des affaires, qui comprennent aussi le secret des affaires et la responsabilité solidaire et environnementale.
Aux sources du droit commercial, qui réunissent les pratiques professionnelles et la responsabilité environnementale.

Aux enjeux éthiques et moraux des affaires, qui comprennent aussi le secret des affaires et la responsabilité solidaire et environnementale.

Explication

Le secret des affaires, le devoir de loyauté, la confidentialité et la responsabilité solidaire et environnementale font partie des enjeux éthiques et moraux des affaires. Les règles de preuve numérique concernent plutôt les effets juridiques des technologies.

9. Quel ensemble de règles encadre la vente commerciale ?

Le droit commun des contrats, complété par les règles commerciales spéciales, les usages et les conventions internationales
Le code de commerce, qui écarte le droit commun et les conventions internationales
Les conventions internationales et les usages, sans application des règles nationales
Le droit commun des contrats, complété par les usages commerciaux et les décisions des tribunaux étrangers

Le droit commun des contrats, complété par les règles commerciales spéciales, les usages et les conventions internationales

Explication

La vente commerciale relève du droit commun des contrats, complété par des règles spéciales du code de commerce, des usages et des conventions internationales. Le code de commerce ne se substitue pas entièrement au droit commun.

10. Une règle générale et une règle spéciale régissent la même situation : laquelle s’applique en priorité ?

Les deux règles, même lorsqu’elles conduisent à des solutions incompatibles
La règle spéciale, qui déroge à la règle générale pour la situation visée
La règle choisie par la partie qui exécute la prestation principale
La règle générale, car elle s’applique à toute situation contractuelle

La règle spéciale, qui déroge à la règle générale pour la situation visée

Explication

Lorsqu’une règle spéciale régit la situation, elle déroge à la règle générale. L’idée que la règle générale prévaut en raison de sa portée plus large inverse cette priorité.

11. Quelle différence distingue les pourparlers de l’accord de principe ?

Les pourparlers et l’accord de principe obligent tous deux les parties à conclure le contrat définitif
Les pourparlers peuvent être rompus de bonne foi, tandis que l’accord de principe oblige à poursuivre les négociations de bonne foi
Les pourparlers obligent à conclure la vente, tandis que l’accord de principe permet d’interrompre les échanges sans condition
Les pourparlers imposent de poursuivre les négociations, tandis que l’accord de principe fixe déjà la chose et le prix

Les pourparlers peuvent être rompus de bonne foi, tandis que l’accord de principe oblige à poursuivre les négociations de bonne foi

Explication

Les pourparlers sont des négociations précontractuelles que les parties peuvent rompre sous réserve de bonne foi et de confidentialité; l’accord de principe engage à poursuivre les négociations de bonne foi. Contrairement à un engagement de conclure, cet accord ne signifie pas que la vente définitive est déjà obligatoire.

12. Deux parties s’accordent sur la chose et le prix d’une vente commerciale, sans formalité particulière applicable : quand la vente se forme-t-elle en principe ?

À la signature d’un acte écrit, car toute vente commerciale exige un écrit
Après le paiement intégral, car le prix payé forme le contrat
Après la remise du bien, car la délivrance constitue le consentement définitif
Dès leur accord sur la chose et le prix, car la vente est consensuelle

Dès leur accord sur la chose et le prix, car la vente est consensuelle

Explication

La vente est en principe consensuelle et se forme par l’accord des parties sur la chose et le prix. La remise du bien relève de la délivrance et n’est pas, en règle générale, le moment nécessaire de formation du contrat.

13. Que requiert l’obligation de délivrance du vendeur ?

Transférer la propriété aux lieux choisis par l’acheteur, sans tenir compte des délais convenus
Garantir le fonctionnement du bien pendant toute sa durée d’utilisation normale
Remettre la chose vendue aux lieux, dates et conditions prévus par le contrat ou les usages
Remettre un bien de qualité supérieure aux conditions du marché, même si le contrat prévoit autre chose

Remettre la chose vendue aux lieux, dates et conditions prévus par le contrat ou les usages

Explication

L’obligation de délivrance consiste à remettre la chose selon les lieux, dates et conditions convenus au contrat ou déterminés par les usages. Elle ne se confond pas avec une garantie générale de fonctionnement pendant toute la durée d’utilisation.

14. Lorsque le contrat ne précise pas la qualité attendue, que signifie l’exigence d’une délivrance loyale, marchande et moyenne ?

Le vendeur informe de bonne foi, le bien peut être commercialisé et sa qualité est acceptable au regard du marché
Le vendeur informe de bonne foi, le bien doit être neuf et sa qualité doit dépasser celle du marché
Le bien doit être commercialisable et de qualité supérieure, sans exigence particulière d’information
Le vendeur fournit une information commerciale, tandis que la qualité du bien est déterminée par son prix

Le vendeur informe de bonne foi, le bien peut être commercialisé et sa qualité est acceptable au regard du marché

Explication

La qualité loyale concerne l’information de bonne foi, la qualité marchande signifie que le bien est dans le commerce, et la qualité moyenne s’apprécie au regard du marché. La commercialisabilité seule ne suffit donc pas à résumer les trois exigences.

15. Un vendeur ne délivre pas le bien prévu au contrat : quel recours l’acheteur peut-il envisager ?

Suspendre le paiement, demander l’exécution forcée, la résolution ou une réparation adaptée
Exiger une indemnité forfaitaire, mais conserver l’obligation de payer avant toute délivrance
Demander la résolution de la vente, mais exclure toute demande de remplacement ou de réduction du prix
Réclamer une réduction du prix, mais renoncer à demander l’exécution de la délivrance

Suspendre le paiement, demander l’exécution forcée, la résolution ou une réparation adaptée

Explication

En cas de défaut de délivrance, l’acheteur peut notamment suspendre le paiement, obtenir l’exécution forcée ou la résolution, et demander des dommages et intérêts, une réduction du prix ou le remplacement. Demander une réduction du prix n’exclut donc pas par principe les autres recours prévus.

16. À partir de quel événement court le délai de prescription de l’action en garantie des vices cachés ?

À partir de la première réclamation adressée au vendeur, sans limite liée à la vente
À partir de la vente, avec un délai interrompu par toute réparation du bien
À partir de la délivrance du bien, avec un délai qui recommence lors de sa découverte
À partir de la découverte du vice, dans la limite maximale prévue après la vente

À partir de la découverte du vice, dans la limite maximale prévue après la vente

Explication

L’action se prescrit dans les deux ans à compter de la découverte du vice, avec un maximum de vingt ans à compter de la vente dans les cas indiqués de suspension ou d’interruption. Le délai ne commence donc pas, comme le suggère un distracteur plausible, à courir dès la délivrance.

17. Quels éléments le prix dû par l’acheteur peut-il comprendre ?

Le prix principal et les frais engagés par le vendeur, à l’exclusion des taxes et de la TVA
Le prix principal et les accessoires prévus au contrat, comme la livraison, les taxes ou l’emballage
Le prix principal et les frais de livraison, même si ceux-ci ne sont pas prévus au contrat
Le prix principal, les taxes et les droits de douane, mais pas les autres accessoires contractuels

Le prix principal et les accessoires prévus au contrat, comme la livraison, les taxes ou l’emballage

Explication

L’acheteur doit payer le prix convenu, qui comprend le prix principal et les accessoires contractuellement prévus, tels que livraison, taxes, TVA, droits de douane ou emballages. Les frais de livraison ne s’ajoutent donc pas automatiquement lorsqu’ils ne sont pas prévus au contrat.

18. Comment le paiement distingue-t-il une vente au comptant d’une vente à terme ?

Il est différé après la délivrance dans une vente au comptant et immédiat à la commande dans une vente à terme
Il est immédiat lors de la délivrance dans une vente au comptant et différé dans une vente à terme
Il est immédiat dans les deux ventes, mais la vente à terme prévoit une livraison différée
Il est dû à la commande dans une vente au comptant et à la livraison dans une vente à terme

Il est immédiat lors de la délivrance dans une vente au comptant et différé dans une vente à terme

Explication

Dans une vente au comptant, le paiement est immédiat au moment de la délivrance ou de la livraison; la vente à terme prévoit un paiement différé. Le report de la livraison, à lui seul, ne définit donc pas la vente à terme.

19. Après la livraison d’un bien, l’acheteur ne paie pas le prix convenu : quel recours le vendeur peut-il exercer ?

Réduire le prix dû et demander à l’acheteur de reprendre les négociations commerciales
Exiger le remplacement du bien et suspendre le transfert de propriété après sa livraison
Demander la restitution du bien ou la résolution de la vente, notamment par une clause résolutoire
Conserver le bien chez lui et demander la résolution sans recourir au juge ni invoquer une clause

Demander la restitution du bien ou la résolution de la vente, notamment par une clause résolutoire

Explication

En cas de non-paiement, le vendeur peut notamment demander la restitution après livraison ou la résolution de la vente par le juge ou en application d’une clause résolutoire. Le refus de livrer est un recours possible avant la livraison, mais ne répond pas à la situation où le bien a déjà été remis.

20. Quelle caractéristique juridique distingue une succursale d’une filiale ?

La succursale commercialise les produits d’un fournisseur, tandis que la filiale met en relation des entreprises.
La succursale possède une personnalité juridique propre, tandis que la filiale agit au nom de la société mère.
La succursale est toujours dirigée par un salarié, tandis que la filiale est gérée par un mandataire indépendant.
La succursale agit au nom de la société mère sans personnalité juridique propre, tandis que la filiale est juridiquement indépendante.

La succursale agit au nom de la société mère sans personnalité juridique propre, tandis que la filiale est juridiquement indépendante.

Explication

La succursale est un établissement secondaire autonome dans sa gestion, mais dépourvu de personnalité juridique distincte de la société mère. La filiale, contrairement à la succursale, constitue une société juridiquement indépendante.

21. Un indépendant négocie des contrats et peut les conclure au nom et pour le compte d’une entreprise mandante. Quel est son statut ?

VRP, salarié chargé de prospecter la clientèle.
Courtier, intermédiaire rémunéré mettant des personnes en relation.
Commissionnaire, intermédiaire agissant en son propre nom.
Agent commercial, mandataire indépendant non commerçant.

Agent commercial, mandataire indépendant non commerçant.

Explication

L’agent commercial est un mandataire indépendant non commerçant qui négocie et peut conclure des contrats au nom et pour le compte du mandant. Le commissionnaire agit en son propre nom, ce qui le distingue de cet agent.

22. Une entreprise rémunère un intermédiaire pour qu’il mette en relation plusieurs personnes intéressées par un projet. Quel contrat correspond à cette mission ?

Un contrat d’agence commerciale, par lequel un mandataire négocie au nom d’un mandant.
Un contrat de représentation salariée, par lequel un VRP prospecte pour obtenir des commandes.
Un contrat de courtage, destiné à faciliter la réalisation d’un projet par la mise en relation.
Un contrat de commission, par lequel l’intermédiaire agit en son propre nom pour un commettant.

Un contrat de courtage, destiné à faciliter la réalisation d’un projet par la mise en relation.

Explication

Le courtage consiste à mettre en relation plusieurs personnes afin de faciliter la réalisation d’un projet, en contrepartie d’une rémunération. La commission se caractérise plutôt par l’action de l’intermédiaire en son propre nom pour le compte d’un commettant.

23. Dans le cadre d’un contrat de commission, comment le commissionnaire intervient-il à l’égard des tiers ?

Il prospecte une clientèle en tant que salarié chargé d’obtenir des commandes.
Il agit en son propre nom pour le compte d’un commettant et lui rend compte de sa mission.
Il met plusieurs personnes en relation afin de faciliter un projet rémunéré.
Il agit au nom et pour le compte d’un mandant en négociant des contrats commerciaux.

Il agit en son propre nom pour le compte d’un commettant et lui rend compte de sa mission.

Explication

Le commissionnaire conclut ou réalise sa mission en son propre nom, tout en agissant pour le compte du commettant auquel il doit rendre compte. L’agent commercial, lui, intervient au nom et pour le compte de son mandant.

24. Une société fabrique un produit, puis organise les opérations qui le conduisent jusqu’aux consommateurs. Comment qualifier ces opérations ?

La production, qui regroupe les opérations de commercialisation entre fabricants et consommateurs.
La concession, qui regroupe les opérations de mise en relation entre fabricants et consommateurs.
La distribution, qui regroupe les opérations matérielles et juridiques de commercialisation entre production et consommation.
La franchise, qui regroupe les opérations matérielles de création et de fabrication des produits.

La distribution, qui regroupe les opérations matérielles et juridiques de commercialisation entre production et consommation.

Explication

La distribution comprend les opérations matérielles et juridiques permettant de commercialiser des produits ou services entre la production et la consommation. La production correspond à la création du bien ou du service, et non à sa commercialisation.

25. Quelle définition de la franchise la chambre commerciale a-t-elle retenue dans son arrêt du 5 octobre 2004 ?

Un contrat chargeant un commissionnaire indépendant de vendre des produits en son propre nom pour un commettant.
Un contrat accordant à des franchisés indépendants le droit d’exercer une activité sous l’enseigne d’un franchiseur indépendant.
Un contrat confiant à des salariés le droit de gérer une succursale sous l’enseigne d’une société mère.
Un contrat imposant à des distributeurs indépendants de se fournir auprès d’un fournisseur déterminé.

Un contrat accordant à des franchisés indépendants le droit d’exercer une activité sous l’enseigne d’un franchiseur indépendant.

Explication

La définition retenue par la chambre commerciale porte sur le droit accordé à un ou plusieurs franchisés indépendants d’exercer une activité sous l’enseigne d’un franchiseur indépendant. La fourniture auprès d’un fournisseur déterminé caractérise plutôt l’approvisionnement exclusif.

26. Dans un réseau de franchise, quels éléments le franchiseur apporte-t-il au franchisé ?

Une assistance continue, des signes de ralliement de la clientèle et un savoir-faire original.
Une personnalité juridique distincte, une clientèle propre et la propriété du réseau.
Une garantie de commandes, une rémunération salariée et une autonomie de gestion.
Une exclusivité d’approvisionnement, des quotas de vente et la propriété des produits.

Une assistance continue, des signes de ralliement de la clientèle et un savoir-faire original.

Explication

Le franchiseur apporte notamment une assistance continue, des signes de ralliement de la clientèle et un savoir-faire original ; le franchisé exploite l’activité sous l’enseigne du réseau. Les quotas et l’approvisionnement auprès du concédant relèvent plutôt de certaines obligations en concession.

27. Quel avantage caractérise l’accès du franchisé au réseau du franchiseur ?

L’accès à un statut salarié, accompagné d’une rémunération fondée sur les commandes obtenues.
L’accès à une personnalité juridique commune, accompagné d’une direction commerciale partagée.
L’accès à l’enseigne et aux signes de ralliement de la clientèle, accompagné d’une assistance continue.
L’accès à une liberté d’approvisionnement, accompagné d’une absence de soutien commercial.

L’accès à l’enseigne et aux signes de ralliement de la clientèle, accompagné d’une assistance continue.

Explication

La franchise donne accès à l’enseigne et aux signes de ralliement de la clientèle, ainsi qu’à une assistance continue, notamment pour la politique commerciale. Elle ne transforme pas les entreprises indépendantes en une entité juridique commune.

28. Un franchisé bénéficie d’une exclusivité territoriale et se voit imposer une clause de non-concurrence. Quelle condition encadre cette clause ?

Elle doit couvrir l’ensemble du territoire national et toute la durée de l’activité.
Elle doit s’appliquer aux distributeurs du réseau plutôt qu’au franchisé concerné.
Elle doit être remplacée par une obligation de s’approvisionner auprès du franchiseur.
Elle doit être limitée dans le temps et dans l’espace.

Elle doit être limitée dans le temps et dans l’espace.

Explication

Une clause de non-concurrence ou de non-réaffiliation imposée au franchisé est limitée dans le temps et dans l’espace. L’exclusivité territoriale concerne le territoire accordé au franchisé et ne supprime pas cette condition.

29. Quel est l’objet principal d’un contrat de concession ?

Organiser la distribution de produits par un concessionnaire commerçant pour un concédant commerçant ou industriel.
Charger un commissionnaire de vendre en son propre nom pour le compte d’un commettant.
Obliger un distributeur à s’approvisionner auprès d’un fournisseur déterminé.
Autoriser un franchisé indépendant à exploiter une activité sous l’enseigne d’un franchiseur indépendant.

Organiser la distribution de produits par un concessionnaire commerçant pour un concédant commerçant ou industriel.

Explication

Le contrat de concession organise la distribution de produits par un concessionnaire commerçant pour un concédant commerçant ou industriel. L’exploitation d’une activité sous l’enseigne d’un réseau correspond plutôt à la franchise.

30. Un distributeur s’engage à acheter ses produits auprès d’un fournisseur déterminé, qui peut aussi lui apporter une assistance et son enseigne. De quel contrat s’agit-il ?

D’un contrat d’approvisionnement exclusif.
D’un contrat de courtage commercial.
D’un contrat de franchise commerciale.
D’un contrat de concession commerciale.

D’un contrat d’approvisionnement exclusif.

Explication

Le contrat d’approvisionnement exclusif oblige le distributeur à se fournir auprès d’un fournisseur déterminé, lequel peut aussi lui apporter une assistance et lui faire bénéficier de son enseigne. La concession organise la distribution de produits, sans que cette obligation d’approvisionnement exclusif définisse à elle seule le contrat.

31. Quelle fonction caractérise un instrument de paiement ?

Exécuter une obligation de payer une somme d’argent.
Garantir le remboursement d’un prêt par un bien donné en sûreté.
Fixer le montant d’intérêts dus sur une somme empruntée.
Accorder un délai de paiement contre une créance à terme.

Exécuter une obligation de payer une somme d’argent.

Explication

Un instrument de paiement sert à exécuter l’obligation de payer une somme d’argent. L’octroi d’un délai contre des moyens de paiement disponibles caractérise plutôt un instrument de crédit.

32. Un créancier accepte une créance payable à terme et reçoit immédiatement des moyens de paiement en accordant un délai au débiteur. Quel type d’instrument remplit cette fonction ?

Un moyen de conservation d’espèces.
Un procédé de transfert bancaire immédiat.
Un instrument de paiement.
Un instrument de crédit.

Un instrument de crédit.

Explication

Un instrument de crédit permet d’accorder un délai tout en procurant au créancier des moyens de paiement immédiatement disponibles en échange d’une créance à terme. Un instrument de paiement exécute une obligation de payer sans que cette fonction de crédit soit sa caractéristique définitoire.

33. Dans une lettre de change, quel rôle le tireur attribue-t-il au tiré ?

Il reçoit une somme du bénéficiaire et promet de la restituer à une date ultérieure.
Il lui ordonne de payer une somme déterminée, à une date certaine, au porteur ou bénéficiaire.
Il certifie qu’une banque détient une provision destinée au porteur du titre.
Il s’engage personnellement à payer une somme déterminée au bénéficiaire à une date certaine.

Il lui ordonne de payer une somme déterminée, à une date certaine, au porteur ou bénéficiaire.

Explication

La lettre de change est un écrit par lequel le tireur donne au tiré l’ordre de payer une somme déterminée à une date certaine au porteur ou au bénéficiaire. L’engagement direct de payer correspond au billet à ordre, et non au rôle du tiré dans une traite.

34. Quelle différence distingue l’engagement du souscripteur d’un billet à ordre de celui du tireur d’une lettre de change ?

Le souscripteur désigne une échéance à vue, tandis que le tireur s’engage à payer à terme.
Le souscripteur ordonne au tiré de payer, tandis que le tireur promet directement de payer le bénéficiaire.
Le souscripteur garantit une provision bancaire, tandis que le tireur fixe le lieu de paiement.
Le souscripteur promet directement de payer le bénéficiaire, tandis que le tireur ordonne au tiré de payer.

Le souscripteur promet directement de payer le bénéficiaire, tandis que le tireur ordonne au tiré de payer.

Explication

Dans un billet à ordre, le souscripteur s’engage directement à payer une somme au bénéficiaire à une date déterminée. À la différence de cet engagement, le tireur d’une lettre de change donne un ordre de paiement au tiré.

35. Qu’est-ce qui caractérise le paiement par chèque ?

La banque promet au tireur de verser une somme au bénéficiaire à terme.
Le tireur ordonne à une banque de payer à vue une somme déterminée au bénéficiaire.
Le tireur ordonne à un débiteur de payer une somme déterminée à une échéance certaine.
Le souscripteur promet directement au bénéficiaire de payer à une date déterminée.

Le tireur ordonne à une banque de payer à vue une somme déterminée au bénéficiaire.

Explication

Le chèque est un écrit par lequel le tireur ordonne à une banque, le tiré, de payer à vue une somme déterminée au bénéficiaire. Une échéance certaine est associée à la lettre de change, tandis que le chèque est payable à vue.

36. Au moment où un chèque est remis au bénéficiaire, quelle condition doit remplir la provision ?

Elle doit être constituée à l’échéance et correspondre à une somme estimée.
Elle doit être transférée au bénéficiaire après le paiement par la banque.
Elle doit exister et être certaine, liquide, exigible et disponible.
Elle doit être disponible, mais peut être incertaine ou non exigible.

Elle doit exister et être certaine, liquide, exigible et disponible.

Explication

La provision doit exister dès la remise du chèque et présenter les qualités de certitude, de liquidité, d’exigibilité et de disponibilité. La remise transfère sa propriété au bénéficiaire, elle ne reporte pas son existence à l’échéance.

37. Un chèque est payable dans un pays situé hors d’Europe et de Méditerranée : quel est son délai de présentation au paiement ?

Trente jours.
Vingt jours.
Huit jours.
Soixante jours.

Soixante jours.

Explication

Le délai de présentation est de soixante jours dans les pays autres que la France et ceux d’Europe et de Méditerranée. Le délai de vingt jours concerne les pays d’Europe et de Méditerranée.

38. Quelle est la fonction essentielle d’un contrat de prêt bancaire ?

Mettre des fonds à la disposition d’une personne en contrepartie d’une rémunération.
Louer un bien à une personne en lui accordant un droit d’achat immédiat.
Garantir le remboursement d’une dette sans fournir de fonds à l’emprunteur.
Transférer définitivement un bien à une personne en contrepartie d’un prix.

Mettre des fonds à la disposition d’une personne en contrepartie d’une rémunération.

Explication

Le contrat de prêt permet à l’établissement bancaire de mettre des fonds à disposition de l’emprunteur contre rémunération. Une garantie de dette peut sécuriser un financement, mais elle ne constitue pas la mise à disposition des fonds.

39. En vertu du principe du monopole bancaire, quels organismes peuvent réaliser des opérations de crédit, sous réserve des exceptions prévues ?

Les entreprises d’assurance et les commerçants indépendants.
Les établissements de crédit et les sociétés de financement.
Les sociétés de financement et toutes les associations déclarées.
Les établissements de crédit et toutes les entreprises commerciales.

Les établissements de crédit et les sociétés de financement.

Explication

Le principe réserve les opérations de crédit aux établissements de crédit et aux sociétés de financement, sous réserve d’exceptions légales. Les entreprises commerciales ne bénéficient pas toutes, en tant que telles, de cette habilitation.

40. Pour comparer le coût réel de plusieurs crédits, quel indicateur intègre les intérêts ainsi que les frais et commissions ?

Le taux d’intérêt nominal, qui rassemble le taux de départ et les frais annexes.
Le taux effectif global, appelé TAEG pour les crédits à la consommation et immobiliers.
Le taux de remboursement, qui mesure le capital restant dû à chaque échéance.
Le taux d’usure, qui additionne les intérêts et les commissions du contrat.

Le taux effectif global, appelé TAEG pour les crédits à la consommation et immobiliers.

Explication

Le TEG intègre aux intérêts les frais, commissions et autres rémunérations, ce qui permet de comparer le coût réel des crédits ; le terme TAEG est employé pour les crédits à la consommation et immobiliers. Le taux d’intérêt seul ne comprend pas ces accessoires et ne suffit donc pas à mesurer le coût total.

41. Quand un prêt conventionnel est-il considéré comme usuraire selon le critère relatif au TEG ?

Lorsque son TEG dépasse le taux moyen du trimestre précédent, quel que soit l’écart constaté.
Lorsque son TEG dépasse d’un tiers le taux moyen du trimestre en cours pour tout type d’opération.
Lorsque son TEG dépasse de plus d’un tiers le taux moyen du trimestre précédent pour des opérations comparables.
Lorsque son taux d’intérêt dépasse d’un tiers le taux moyen annuel de tous les prêts.

Lorsque son TEG dépasse de plus d’un tiers le taux moyen du trimestre précédent pour des opérations comparables.

Explication

Le prêt est usuraire si son TEG excède de plus d’un tiers le taux effectif moyen du trimestre précédent pour des opérations de même nature comportant des risques analogues. La comparaison ne porte donc pas sur n’importe quelle opération ni sur le trimestre en cours.

42. Dans un remboursement in fine, comment le capital emprunté est-il remboursé ?

Il est versé au prêteur progressivement après chaque période sans échéance.
Il est remboursé en totalité dès la première échéance, puis seuls les intérêts sont dus.
Il est remboursé intégralement à la fin de la période convenue.
Il est réparti en parts égales entre toutes les échéances du prêt.

Il est remboursé intégralement à la fin de la période convenue.

Explication

Dans un remboursement in fine, le capital est remboursé intégralement au terme convenu. Un remboursement réparti entre les échéances correspond à une autre modalité de remboursement du capital.

43. Quelle opération caractérise le crédit-bail ?

Le bailleur loue un bien au preneur, qui doit en devenir propriétaire dès la première échéance.
Le bailleur achète un bien, le loue au preneur, qui peut en demander l’achat à la fin de la location.
Le preneur achète un bien avec un prêt, puis le loue au bailleur jusqu’au terme du crédit.
Le bailleur prête une somme au preneur, qui achète un bien sans possibilité d’achat en fin de bail.

Le bailleur achète un bien, le loue au preneur, qui peut en demander l’achat à la fin de la location.

Explication

En crédit-bail, le crédit-bailleur achète le bien et le loue au preneur, lequel peut demander à l’acheter à l’expiration de la période de location. Le financement par prêt suivi d’un achat direct par le preneur ne décrit pas ce mécanisme.

44. Quel instrument cité concerne la loi applicable aux obligations contractuelles ?

La convention de Bruxelles de 2002 sur la compétence judiciaire.
Le règlement Rome I du 17 juin 2008.
La convention de Vienne de 1980 sur la vente internationale.
La convention de Genève du 7 juin 1930.

Le règlement Rome I du 17 juin 2008.

Explication

Rome I, adopté le 17 juin 2008, porte sur la loi applicable aux obligations contractuelles. La convention de Bruxelles citée concerne plutôt la compétence judiciaire et l’exécution des décisions commerciales.

45. À quelle liberté la liberté de concurrence est-elle rattachée ?

À la liberté contractuelle, aussi appelée liberté de négocier ou liberté de conclure un accord en France.
À la liberté de circulation, aussi appelée liberté de déplacement ou liberté de résidence en France.
À la liberté d’association, aussi appelée liberté de réunion ou liberté de représentation en France.
À la liberté d’entreprise, aussi appelée liberté d’entreprendre ou liberté du commerce et de l’industrie en France.

À la liberté d’entreprise, aussi appelée liberté d’entreprendre ou liberté du commerce et de l’industrie en France.

Explication

La liberté de concurrence est rattachée à la liberté d’entreprise, que l’on désigne aussi en France comme la liberté d’entreprendre ou la liberté du commerce et de l’industrie. La liberté contractuelle concerne la formation des accords, mais ne constitue pas le rattachement indiqué.

46. Quelle condition une clause de non-concurrence doit-elle respecter pour être valable ?

Elle doit préciser l’activité visée, être limitée dans le temps et l’espace, et être justifiée et proportionnée.
Elle doit viser toute activité commerciale de l’ancien distributeur, à condition d’être limitée dans le temps et l’espace.
Elle doit préciser l’activité visée et être limitée dans le temps, sans restriction géographique si elle est justifiée.
Elle doit définir une zone géographique et une durée, sans préciser l’activité si la contrepartie est proportionnée.

Elle doit préciser l’activité visée, être limitée dans le temps et l’espace, et être justifiée et proportionnée.

Explication

La clause doit identifier l’activité concernée, être délimitée dans le temps et dans l’espace, et rester justifiée et proportionnée. Une limitation de durée ne suffit pas si la zone géographique ou l’activité visée n’est pas adéquatement définie.

47. Après la fin de son contrat, un distributeur quitte un réseau et souhaite poursuivre une activité similaire comme indépendant, sans rejoindre de réseau concurrent. Quelle clause lui permet cette activité ?

La clause de non-réaffiliation, qui lui interdit de rejoindre un réseau concurrent mais lui laisse la possibilité d’exercer en indépendant.
La clause de non-concurrence, qui lui interdit toute activité similaire, mais lui permet d’intégrer un réseau concurrent.
La clause de non-concurrence, qui lui interdit de rejoindre un réseau concurrent mais lui laisse la possibilité d’exercer en indépendant.
La clause de non-réaffiliation, qui lui interdit toute activité similaire, même exercée en indépendant isolé.

La clause de non-réaffiliation, qui lui interdit de rejoindre un réseau concurrent mais lui laisse la possibilité d’exercer en indépendant.

Explication

La non-réaffiliation empêche l’ancien distributeur de rejoindre un réseau concurrent tout en le laissant libre d’exercer comme indépendant isolé. La non-concurrence porte plus largement sur l’exercice d’une activité similaire ou concurrente.

48. Sur quel fondement juridique la responsabilité civile extracontractuelle sanctionne-t-elle notamment la concurrence déloyale ?

Sur les règles contractuelles de garantie applicables entre un distributeur et son fournisseur.
Sur les articles 1240 et 1241 du code civil, qui organisent principalement l’exécution forcée des contrats.
Sur les articles 1240 et 1241 du code civil, qui fondent la réparation des comportements fautifs.
Sur les dispositions du code de la propriété intellectuelle relatives à la validité des brevets.

Sur les articles 1240 et 1241 du code civil, qui fondent la réparation des comportements fautifs.

Explication

La concurrence déloyale regroupe des comportements fautifs sanctionnés par la responsabilité civile extracontractuelle, notamment sur le fondement des articles 1240 et 1241. Les règles d’exécution contractuelle ne constituent pas le fondement indiqué pour cette responsabilité extracontractuelle.

49. Une invention est nouvelle et présente un caractère industriel, mais sa réalisation ne dépasse pas la simple compétence d’un bon spécialiste. Quelle condition de brevetabilité fait défaut ?

Le domaine de brevetabilité, qui dépend du dépôt préalable d’une marque.
Le caractère industriel, qui suppose une fabrication matérielle en série.
La nouveauté, qui exige une différence esthétique avec les produits déjà commercialisés.
L’activité inventive, qui doit dépasser la simple compétence d’un bon spécialiste.

L’activité inventive, qui doit dépasser la simple compétence d’un bon spécialiste.

Explication

Une invention brevetable doit notamment impliquer une activité inventive qui dépasse la simple compétence d’un bon spécialiste. La nouveauté et le caractère industriel sont des conditions distinctes, et ne compensent pas l’absence d’activité inventive.

50. Une invention brevetée a été protégée pendant 20 ans à compter du dépôt. Quel est l’effet de l’expiration de cette durée ?

Le droit exclusif prend fin dès la première commercialisation de l’invention.
Le brevet est automatiquement prolongé pour une nouvelle période de 20 ans.
L’invention demeure réservée au titulaire, mais le brevet ne peut plus être cédé.
L’invention tombe dans le domaine public et le droit exclusif d’exploitation prend fin.

L’invention tombe dans le domaine public et le droit exclusif d’exploitation prend fin.

Explication

Le droit exclusif d’exploitation dure 20 ans à compter du dépôt ; à l’issue de cette période, l’invention tombe dans le domaine public. La protection ne se renouvelle pas automatiquement pour une nouvelle période de 20 ans.

51. Quel aspect d’un produit peut être protégé par un dessin ou modèle lorsque les conditions légales sont réunies ?

Son nom commercial, notamment les mots et signes employés pour le distinguer.
Son apparence, notamment ses lignes, contours, couleurs, forme, texture ou matériaux.
Sa fonction technique, notamment le procédé qui permet d’améliorer ses performances.
Son procédé de fabrication, notamment l’ordre des opérations industrielles.

Son apparence, notamment ses lignes, contours, couleurs, forme, texture ou matériaux.

Explication

Le dessin ou modèle protège l’apparence d’un produit, qui peut se manifester par ses lignes, contours, couleurs, forme, texture ou matériaux. Une fonction technique ou un procédé de fabrication ne constitue pas l’apparence visuelle visée par cette protection.

52. Une création présente une apparence nouvelle, mais ne peut être ni réalisée matériellement ni fabriquée en série. Quelle exigence de protection spécifique fait défaut ?

La nouveauté, qui dépend de la perception de l’observateur averti après l’enregistrement.
Le caractère propre, qui exige que le produit soit commercialisé avant son dépôt.
La possibilité de réalisation matérielle ou de fabrication en série.
La possibilité de fabrication, qui impose que le produit soit déjà diffusé sur le marché.

La possibilité de réalisation matérielle ou de fabrication en série.

Explication

La protection spécifique suppose notamment la nouveauté, un caractère propre et une possibilité de réalisation matérielle ou de fabrication en série. La commercialisation préalable n’est pas une condition du caractère propre et ne remplace pas l’exigence de réalisation.

53. Un titulaire souhaite maintenir la protection de son dessin ou modèle pendant la durée maximale prévue. Quel calendrier de renouvellement doit-il respecter ?

Une durée initiale de 20 ans, renouvelable par périodes de 5 ans sans durée maximale.
Une durée initiale de 10 ans, prolongeable par périodes de 5 ans jusqu’à 25 ans au maximum.
Une durée initiale de 5 ans, prolongeable par périodes de 10 ans jusqu’à 30 ans au maximum.
Une durée initiale de 5 ans, prolongeable par périodes de 5 ans jusqu’à 20 ans au maximum.

Une durée initiale de 5 ans, prolongeable par périodes de 5 ans jusqu’à 20 ans au maximum.

Explication

La protection dure 5 ans et peut être prolongée par périodes de 5 ans jusqu’à un maximum de 20 ans. Elle ne commence pas par une période de 10 ans et ne peut pas dépasser cette durée maximale.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 91 flashcards sur Droit des affaires et distribution.

Quelles matières le droit commercial régit-il par rapport au droit des affaires ?

Les commerçants et les effets de commerce.

Quel est le périmètre du droit des affaires par rapport au droit commercial ?

Un ensemble plus large de matières et d’activités économiques.

Quelles sont les trois grandes catégories du droit des affaires ?

Les professionnels, les effets du commerce et les contrats commerciaux.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Droit des affaires et distribution.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM