QCM : Institutions et droit de l’Union européenne (46 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel objectif de l’intégration européenne après la Seconde Guerre mondiale associait la mobilisation du potentiel allemand aux préoccupations françaises ?

Réduire la production allemande, développer les exportations françaises et limiter la coopération économique entre États.
Reconstruire l’Europe, mobiliser le potentiel économique et militaire de l’Allemagne de l’Ouest et répondre aux préoccupations françaises de sécurité.
Créer une alliance militaire dirigée par l’Allemagne de l’Ouest et écarter les préoccupations françaises de sécurité.
Rétablir les frontières d’avant-guerre, démanteler l’industrie allemande et transférer la défense à des institutions nationales.

Reconstruire l’Europe, mobiliser le potentiel économique et militaire de l’Allemagne de l’Ouest et répondre aux préoccupations françaises de sécurité.

Explication

L’intégration devait contribuer à reconstruire l’Europe, à mobiliser le potentiel de l’Allemagne de l’Ouest et à répondre aux inquiétudes françaises en matière de sécurité. L’idée de réduire la production allemande ne correspond pas à l’objectif de mobiliser son potentiel économique et militaire.

2. Quelle proposition centrale figurait dans le plan Schuman de 1950 rédigé par Jean Monnet ?

Créer une monnaie commune pour financer la reconstruction et empêcher les États de mener une politique commerciale autonome.
Placer l’agriculture sous une autorité commune afin d’organiser le réarmement et de garantir la sécurité du continent.
Mettre en commun le charbon et l’acier dans un marché commun afin de rendre une nouvelle guerre moins probable.
Unifier les forces armées nationales sous un commandement commun afin de contrôler les échanges de matières premières.

Mettre en commun le charbon et l’acier dans un marché commun afin de rendre une nouvelle guerre moins probable.

Explication

Le plan Schuman proposait un marché commun du charbon et de l’acier pour mettre en commun des ressources stratégiques et réduire le risque de guerre. Une monnaie commune n’était pas la proposition centrale de ce plan.

3. Pourquoi la France se retira-t-elle du Conseil lors de la crise de la chaise vide de 1965 ?

Pour s’opposer au renforcement des pouvoirs budgétaires de la Communauté et à l’extension du vote à la majorité qualifiée.
Pour bloquer l’adhésion de l’Allemagne de l’Ouest et le transfert de la politique agricole aux institutions européennes.
Pour demander la fin du marché commun et le rétablissement d’un droit de veto dans les relations commerciales extérieures.
Pour contester la création d’une monnaie commune et l’abolition des contrôles nationaux aux frontières intérieures.

Pour s’opposer au renforcement des pouvoirs budgétaires de la Communauté et à l’extension du vote à la majorité qualifiée.

Explication

La France protesta contre le renforcement des pouvoirs budgétaires de la Communauté et l’extension du vote à la majorité qualifiée en se retirant du Conseil. La crise ne portait pas sur la création d’une monnaie commune.

4. Quelle communauté le traité de Rome de 1957 a-t-il établie ?

L’Union économique et monétaire dotée d’une monnaie commune.
La Communauté économique européenne.
L’Union européenne organisée autour de trois piliers.
La Communauté européenne du charbon et de l’acier.

La Communauté économique européenne.

Explication

Le traité de Rome de 1957 a établi la Communauté économique européenne. L’Union européenne et son organisation en trois piliers sont associées au traité de Maastricht, conclu bien plus tard.

5. Quelle transformation institutionnelle le traité de Maastricht de 1992 a-t-il apportée ?

Il a supprimé les trois piliers et renforcé la présidence permanente du Conseil européen.
Il a créé l’Union européenne et organisé ses activités en trois piliers dans le cadre du traité sur l’Union européenne.
Il a créé la Communauté économique européenne et placé ses politiques dans un cadre institutionnel unique.
Il a établi le marché commun du charbon et de l’acier et créé une présidence permanente de l’Union.

Il a créé l’Union européenne et organisé ses activités en trois piliers dans le cadre du traité sur l’Union européenne.

Explication

Maastricht a créé l’Union européenne, établi le traité sur l’Union européenne et organisé les activités en trois piliers. La suppression des piliers et le renforcement de la présidence permanente relèvent du traité de Lisbonne.

6. Quel changement le traité de Lisbonne, entré en vigueur en 2009, a-t-il apporté à l’organisation de l’Union ?

Il a instauré les trois piliers et confié leur coordination à une présidence tournante du Parlement européen.
Il a remplacé les trois piliers par un cadre unique et renforcé la présidence permanente du Conseil européen.
Il a créé la Communauté économique européenne et transféré la présidence permanente à la Commission.
Il a remplacé le cadre unique par plusieurs piliers et réduit les fonctions du Conseil européen.

Il a remplacé les trois piliers par un cadre unique et renforcé la présidence permanente du Conseil européen.

Explication

Le traité de Lisbonne a remplacé l’organisation en trois piliers par un cadre unique de l’Union et renforcé la présidence permanente du Conseil européen. L’instauration des trois piliers correspond plutôt au traité de Maastricht.

7. Quelle distinction décrit correctement les fonctions du traité sur l’Union européenne et du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ?

Le premier détaille les politiques et les procédures ; le second fixe les objectifs fondamentaux, les principes et le cadre institutionnel.
Le premier fixe les objectifs fondamentaux, les principes et le cadre institutionnel ; le second détaille les politiques et les procédures.
Le premier définit les compétences des gouvernements nationaux ; le second établit les objectifs fondamentaux des institutions de l’Union.
Le premier organise les votes au Conseil ; le second fixe les principes de la politique étrangère des États membres.

Le premier fixe les objectifs fondamentaux, les principes et le cadre institutionnel ; le second détaille les politiques et les procédures.

Explication

Le traité sur l’Union européenne fixe le cadre fondamental, tandis que le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne développe les politiques et les procédures. Inverser ces fonctions constitue une confusion entre les deux traités.

8. Dans la procédure législative ordinaire, que doivent faire le Parlement européen et le Conseil pour qu’un acte législatif soit adopté ?

Adopter deux textes compatibles sans parvenir à un accord commun.
Obtenir séparément l’approbation de la Commission.
Laisser le Conseil arrêter le texte après consultation du Parlement.
S’accorder sur le même texte.

S’accorder sur le même texte.

Explication

L’adoption exige que le Parlement européen et le Conseil s’accordent sur le même texte. Deux textes distincts, même compatibles, ne satisfont pas cette exigence d’accord commun.

9. Une règle européenne doit être complétée par des éléments non essentiels, tandis que ses modalités d’application doivent être uniformes dans les États membres. Quelle répartition des actes convient ?

Un règlement complète les éléments non essentiels, et une directive uniformise les modalités d’application.
Un acte délégué complète ou modifie les éléments non essentiels, et un acte d’exécution uniformise l’application.
Un acte d’exécution complète les éléments non essentiels, et un acte délégué uniformise l’application.
Une directive modifie les éléments non essentiels, et un règlement laisse les modalités d’application aux États.

Un acte délégué complète ou modifie les éléments non essentiels, et un acte d’exécution uniformise l’application.

Explication

Les actes délégués permettent à la Commission de compléter ou modifier des éléments non essentiels, alors que les actes d’exécution garantissent des conditions uniformes d’application. Attribuer l’uniformisation aux actes délégués inverse les fonctions de ces deux catégories.

10. Dans un domaine de compétence exclusive de l’Union, qui peut légiférer ?

Chaque État membre légifère séparément, tandis que l’Union fixe des objectifs non contraignants pour le commerce.
L’Union seule peut légiférer, notamment en matière de politique commerciale commune et d’union douanière.
Les États membres légifèrent principalement, tandis que l’Union coordonne notamment l’éducation et la culture.
L’Union et les États membres peuvent légiférer concurremment, notamment en matière de transport et d’environnement.

L’Union seule peut légiférer, notamment en matière de politique commerciale commune et d’union douanière.

Explication

Dans une compétence exclusive, l’Union seule peut légiférer ; la politique commerciale commune et l’union douanière en sont des exemples. Le fait que l’Union et les États puissent agir ensemble décrit plutôt les compétences partagées.

11. Quelle distinction entre règlement et directive est correcte ?

Le règlement fixe des objectifs à transposer selon les choix nationaux ; la directive établit des règles directement applicables dans tous leurs éléments.
Le règlement impose un résultat en laissant le choix des moyens nationaux ; la directive est directement applicable dans tous ses éléments.
Le règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable ; la directive impose un résultat en laissant le choix de la forme et des moyens de transposition.
Le règlement et la directive sont tous deux directement applicables, mais seule la directive permet aux États de choisir ses objectifs.

Le règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable ; la directive impose un résultat en laissant le choix de la forme et des moyens de transposition.

Explication

Un règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable, tandis qu’une directive lie les États quant au résultat tout en laissant le choix de sa transposition. Laisser aux autorités nationales le choix des moyens caractérise la directive, et non le règlement.

12. Quel article du traité sur l’Union européenne constitue la base juridique de l’adhésion à l’Union ?

L’article 49 TUE
L’article 7 TUE
L’article 19 TUE
L’article 2 TUE

L’article 49 TUE

Explication

L’article 49 TUE établit la base juridique permettant à un État européen de demander son adhésion à l’Union. L’article 2 TUE énonce les valeurs de l’Union, mais ne fonde pas la procédure d’adhésion.

13. Un État candidat possède des institutions démocratiques stables, mais ne peut pas encore appliquer l’acquis de l’Union. Quel critère de Copenhague reste à satisfaire ?

La capacité d’adopter et d’appliquer l’acquis grâce à des institutions efficaces
La capacité de remplacer l’économie de marché par une économie administrée
La capacité de garantir une concurrence sans devoir respecter les valeurs de l’Union
La capacité de participer aux institutions de l’Union avant son adhésion

La capacité d’adopter et d’appliquer l’acquis grâce à des institutions efficaces

Explication

Les critères de Copenhague comprennent la capacité d’adopter et d’appliquer l’acquis communautaire grâce à des institutions efficaces. Une économie de marché ne remplace pas les exigences démocratiques et juridiques, mais constitue un critère distinct.

14. Que signifie l’octroi du statut de pays candidat dans le processus d’adhésion à l’Union européenne ?

Il ouvre le processus d’adhésion sans garantir l’entrée dans l’Union
Il entraîne l’entrée dans l’Union dès la fin des négociations
Il confirme que l’État remplit déjà toutes les conditions d’adhésion
Il dispense l’État de démontrer sa capacité à appliquer l’acquis

Il ouvre le processus d’adhésion sans garantir l’entrée dans l’Union

Explication

Le statut de candidat permet d’engager le processus d’adhésion, mais l’entrée dans l’Union reste conditionnelle. Il ne confirme donc pas que toutes les exigences sont déjà remplies.

15. Quelles valeurs l’article 2 TUE énonce-t-il notamment ?

La stabilité des prix, la libre circulation et l’union douanière
La démocratie, l’état de droit et les droits fondamentaux
La défense commune, la neutralité et l’autonomie budgétaire
La croissance économique, la concurrence et l’harmonisation fiscale

La démocratie, l’état de droit et les droits fondamentaux

Explication

L’article 2 TUE énonce les valeurs de l’Union, notamment la démocratie, l’état de droit et les droits fondamentaux. La stabilité des prix et la libre circulation relèvent d’autres objectifs ou règles de l’Union.

16. Quelle exigence l’article 19 TUE impose-t-il aux juridictions nationales ?

Elles doivent assurer une protection juridictionnelle effective et être indépendantes
Elles doivent saisir la Cour de justice avant chaque décision définitive
Elles doivent soumettre leurs décisions disciplinaires au contrôle du Parlement européen
Elles doivent appliquer le droit national sans tenir compte du droit de l’Union

Elles doivent assurer une protection juridictionnelle effective et être indépendantes

Explication

L’article 19 TUE exige une protection juridictionnelle effective et l’indépendance des juridictions nationales. Le renvoi à la Cour de justice prévu par l’article 267 TFUE n’est pas requis avant chaque décision.

17. Quel principe la Cour a-t-elle affirmé dans l’arrêt Les Verts c. Parlement ?

Le Parlement européen bénéficie d’une immunité générale contre le contrôle juridictionnel
Les États membres peuvent écarter le contrôle de légalité dans les affaires politiques
Les juridictions nationales ne peuvent contrôler les actes des institutions européennes
Aucune institution ne peut échapper au contrôle de légalité dans une Communauté fondée sur l’état de droit

Aucune institution ne peut échapper au contrôle de légalité dans une Communauté fondée sur l’état de droit

Explication

Dans l’arrêt Les Verts c. Parlement, la Cour a affirmé que toutes les institutions doivent pouvoir faire l’objet d’un contrôle de légalité. L’arrêt n’accorde pas au Parlement une immunité générale.

18. Selon l’arrêt Commission c. Pologne, quelle limite s’applique à la compétence des États en matière d’organisation de la justice ?

Les systèmes disciplinaires nationaux doivent pouvoir réviser les décisions judiciaires selon les priorités gouvernementales
Les États perdent leur compétence en matière de justice dès qu’une juridiction applique le droit de l’Union
Les États restent compétents, mais leurs systèmes disciplinaires ne doivent pas permettre un contrôle politique des décisions judiciaires
Les règles nationales de justice échappent au droit de l’Union dès lors qu’elles relèvent de la compétence des États

Les États restent compétents, mais leurs systèmes disciplinaires ne doivent pas permettre un contrôle politique des décisions judiciaires

Explication

La Cour a reconnu que les États restent compétents en matière de justice tout en les obligeant à respecter le droit de l’Union, notamment l’indépendance judiciaire. Une compétence nationale ne permet donc pas un contrôle politique des décisions par la voie disciplinaire.

19. Quelle procédure l’article 7, paragraphe 1, TUE permet-il face à un risque clair de violation grave des valeurs de l’Union ?

Une procédure préventive décidée par le Conseil à la majorité des quatre cinquièmes avec le consentement du Parlement
Une suspension immédiate des droits de vote décidée par le Conseil à la majorité qualifiée
Une constatation définitive décidée à l’unanimité par le Conseil européen sans participation du Parlement
Une procédure préventive engagée par un État membre et conclue par la Commission à l’unanimité

Une procédure préventive décidée par le Conseil à la majorité des quatre cinquièmes avec le consentement du Parlement

Explication

Le paragraphe 1 permet une procédure préventive en cas de risque clair, avec une décision du Conseil à la majorité des quatre cinquièmes et le consentement du Parlement. La constatation unanime d’une violation grave et persistante relève du paragraphe 2.

20. Quelle condition distingue la procédure de l’article 7, paragraphe 2, TUE de la procédure préventive du paragraphe 1 ?

Le paragraphe 2 vise une violation grave et persistante, constatée à l’unanimité par le Conseil européen hors État concerné
Le paragraphe 2 vise un risque de violation, reconnu avec le consentement du Parlement européen
Le paragraphe 2 vise une violation ponctuelle, constatée à la majorité qualifiée par la Commission
Le paragraphe 2 vise un risque clair, établi à la majorité des quatre cinquièmes par le Conseil

Le paragraphe 2 vise une violation grave et persistante, constatée à l’unanimité par le Conseil européen hors État concerné

Explication

Le paragraphe 2 porte sur la constatation d’une violation grave et persistante et exige l’unanimité du Conseil européen, sans compter l’État concerné. Le critère du risque clair appartient à la procédure préventive du paragraphe 1.

21. Après une constatation au titre de l’article 7, paragraphe 2, quelle mesure le Conseil peut-il prendre à la majorité qualifiée ?

Annuler la constatation de violation adoptée par le Conseil européen
Modifier les traités afin de retirer la qualité d’État membre
Suspendre certains droits de l’État concerné, notamment ses droits de vote au Conseil
Exclure définitivement l’État concerné de l’Union européenne

Suspendre certains droits de l’État concerné, notamment ses droits de vote au Conseil

Explication

Après la constatation d’une violation grave et persistante, le Conseil peut suspendre certains droits de l’État concerné, dont ses droits de vote. Cette mesure ne signifie pas son exclusion définitive de l’Union.

22. Pourquoi l’exigence d’unanimité prévue à l’article 7, paragraphe 2, peut-elle rendre le mécanisme difficile à appliquer ?

Le Parlement européen peut bloquer la procédure en refusant de réunir une majorité simple
La majorité qualifiée requise pour suspendre des droits empêche toute constatation préalable
Un État visé peut bénéficier d’un veto, et des États comme la Hongrie et la Pologne peuvent se protéger mutuellement
Le Conseil ne peut agir qu’après une décision unanime de toutes les juridictions nationales

Un État visé peut bénéficier d’un veto, et des États comme la Hongrie et la Pologne peuvent se protéger mutuellement

Explication

L’unanimité crée un risque de veto et peut permettre à des États de se protéger mutuellement, ce qui complique politiquement l’application du mécanisme. La majorité qualifiée concerne la suspension de certains droits après la constatation, et non la décision de constater la violation.

23. Dans quelles conditions un État membre peut-il décider de se retirer de l’Union au titre de l’article 50, paragraphe 1, TUE ?

Conformément aux règles constitutionnelles fixées par l’Union
Conformément aux exigences constitutionnelles qui lui sont propres
Après approbation préalable du Parlement européen
Après autorisation unanime du Conseil européen

Conformément aux exigences constitutionnelles qui lui sont propres

Explication

L’article 50, paragraphe 1, TUE prévoit que l’État membre peut décider de se retirer conformément à ses exigences constitutionnelles nationales. L’approbation du Parlement européen intervient dans la procédure relative à l’accord de retrait, et non comme autorisation préalable de la décision nationale.

24. Dans la procédure de négociation de l’accord de retrait, quel rôle revient au Conseil européen ?

Il négocie directement l’accord au nom de l’État qui se retire
Il conclut l’accord à la majorité qualifiée avec le consentement du Parlement européen
Il fixe les orientations qui encadrent la négociation
Il approuve seul l’accord après la consultation du Parlement européen

Il fixe les orientations qui encadrent la négociation

Explication

Le Conseil européen fixe les orientations de la négociation, tandis que l’Union négocie avec l’État qui se retire. Le Conseil conclut l’accord à la majorité qualifiée avec le consentement du Parlement européen, ce qui distingue son rôle de celui du Conseil européen.

25. Comment l’article 50, paragraphe 2, TUE organise-t-il la négociation du retrait et des relations futures ?

L’accord de retrait et la relation future font l’objet de négociations séparées
La relation future est définie par le Conseil européen sans négociation distincte
La relation future est négociée avant l’accord de retrait dans une procédure commune
L’accord de retrait et la relation future sont négociés dans un accord unique

L’accord de retrait et la relation future font l’objet de négociations séparées

Explication

L’article 50, paragraphe 2, TUE prévoit que l’accord de retrait et la relation future sont négociés séparément. Les réunir dans un accord unique confond les deux négociations prévues par cette règle.

26. Avant l’expiration du délai de retrait, quelle condition permet à un État de révoquer unilatéralement sa notification selon l’arrêt Wightman ?

La révocation doit être accompagnée d’un accord sur la relation future avec l’Union
La révocation doit être autorisée par le Parlement européen après consultation du Conseil
La révocation doit être approuvée à l’unanimité par le Conseil européen avec l’État concerné
La révocation doit être claire et inconditionnelle, conforme aux exigences constitutionnelles nationales

La révocation doit être claire et inconditionnelle, conforme aux exigences constitutionnelles nationales

Explication

Dans l’arrêt Wightman, la Cour a admis une révocation unilatérale si elle est claire et inconditionnelle, conforme aux exigences constitutionnelles nationales et effectuée avant l’échéance applicable. L’unanimité du Conseil européen concerne la prolongation du délai, et non la révocation.

27. Quand une disposition de l’Union peut-elle produire un effet direct devant une juridiction nationale ?

Lorsqu’elle a été transposée dans chaque ordre juridique national
Lorsqu’elle concerne exclusivement une relation entre particuliers
Lorsqu’elle est approuvée par le juge national saisi du litige
Lorsqu’elle est suffisamment claire, précise et inconditionnelle

Lorsqu’elle est suffisamment claire, précise et inconditionnelle

Explication

L’effet direct permet d’invoquer devant un juge national une disposition de l’Union suffisamment claire, précise et inconditionnelle. La transposition n’est pas une condition générale de l’effet direct, même si elle peut être pertinente pour certaines directives.

28. Après l’expiration du délai de transposition, une personne invoque contre une entreprise privée une disposition claire, précise et inconditionnelle d’une directive. Quelle règle s’applique généralement ?

La directive peut produire un effet direct contre une partie privée, mais pas contre l’État
La directive produit un effet direct contre toute partie dès l’expiration du délai de transposition
La directive peut produire un effet direct contre l’État, mais généralement pas contre la partie privée
La directive ne peut produire un effet direct ni contre l’État ni contre une partie privée

La directive peut produire un effet direct contre l’État, mais généralement pas contre la partie privée

Explication

Après l’expiration du délai de transposition, une disposition d’une directive qui remplit les conditions requises peut être invoquée verticalement contre l’État, mais elle ne produit généralement pas d’effet direct horizontal contre une partie privée. L’expiration du délai ne rend donc pas automatiquement la directive invocable contre une entreprise.

29. Un règlement de l’Union entre dans l’ordre juridique national sans mesure de transposition, mais une disposition donnée ne peut pas être invoquée devant un juge. Quelle distinction explique cette situation ?

L’applicabilité directe concerne les rapports entre particuliers, tandis que l’effet direct concerne les rapports avec l’État
L’applicabilité directe concerne l’entrée dans le droit national, tandis que l’effet direct concerne l’invocabilité judiciaire
L’effet direct concerne l’entrée dans le droit national, tandis que l’applicabilité directe concerne l’invocabilité judiciaire
L’effet direct concerne la primauté du droit de l’Union, tandis que l’applicabilité directe concerne sa validité

L’applicabilité directe concerne l’entrée dans le droit national, tandis que l’effet direct concerne l’invocabilité judiciaire

Explication

L’applicabilité directe désigne l’entrée d’une mesure de l’Union dans l’ordre juridique national sans transposition, tandis que l’effet direct vise la possibilité d’invoquer une disposition précise devant un juge. La situation décrite montre qu’une mesure peut entrer dans le droit national sans que chaque disposition soit invocable en justice.

30. Lorsqu’une juridiction nationale constate qu’une règle nationale applicable à une affaire contredit le droit de l’Union, que lui impose le principe de primauté ?

Faire prévaloir le droit de l’Union et écarter la règle nationale dans l’affaire
Suspendre l’application du droit de l’Union jusqu’à la modification de la règle nationale
Interpréter la règle nationale comme supérieure si elle est plus récente
Appliquer la règle nationale jusqu’à ce qu’une juridiction de l’Union l’annule

Faire prévaloir le droit de l’Union et écarter la règle nationale dans l’affaire

Explication

La primauté impose au juge national de faire prévaloir le droit de l’Union applicable et d’écarter la règle nationale contraire dans l’affaire examinée. Le juge n’a pas à attendre l’annulation de la règle nationale par une juridiction de l’Union.

31. Quelle affirmation décrit correctement la valeur juridique de la Charte et le rôle des droits issus de la Convention européenne des droits de l’homme ?

La Charte remplace les traités, et ces droits relèvent uniquement de la Convention européenne
La Charte a la même valeur que les actes législatifs, et ces droits ne constituent pas des principes généraux
La Charte a une valeur inférieure aux traités, et ces droits s’appliquent comme règles nationales
La Charte a la même valeur juridique que les traités, et ces droits sont reconnus comme principes généraux de l’Union

La Charte a la même valeur juridique que les traités, et ces droits sont reconnus comme principes généraux de l’Union

Explication

L’article 6, paragraphe 1, TUE confère à la Charte la même valeur juridique qu’aux traités, et son paragraphe 3 reconnaît comme principes généraux les droits garantis par la Convention ainsi que ceux issus des traditions constitutionnelles communes. Présenter la Charte comme inférieure aux traités méconnaît la valeur que lui attribue le traité.

32. Une institution de l’Union envisage une action dans un domaine qui ne lui a pas été attribué par les États membres. Que prévoit le principe d’attribution ?

L’Union peut agir dès que l’objectif poursuivi présente un intérêt commun
L’Union peut agir après avoir obtenu l’accord des parlements nationaux
L’Union ne peut agir que dans les compétences que les États membres lui ont attribuées
L’Union peut agir si la mesure est proportionnée, même sans compétence attribuée

L’Union ne peut agir que dans les compétences que les États membres lui ont attribuées

Explication

Le principe d’attribution limite l’action de l’Union aux compétences que les États membres lui ont attribuées. La proportionnalité encadre la manière d’exercer une compétence, mais ne crée pas à elle seule une compétence nouvelle.

33. Dans un domaine de compétence non exclusive, les États membres peuvent suffisamment atteindre un objectif, et l’action au niveau de l’Union ne permettrait pas de mieux l’atteindre. Que commande le principe de subsidiarité ?

L’Union ne devrait pas agir, car les conditions d’une action à son niveau ne sont pas réunies
L’Union devrait agir si une institution estime la mesure utile, même sans comparaison des niveaux
L’Union devrait agir dès que les États membres ont adopté des mesures différentes
L’Union devrait agir, car tout objectif commun relève de son niveau

L’Union ne devrait pas agir, car les conditions d’une action à son niveau ne sont pas réunies

Explication

La subsidiarité autorise l’action de l’Union dans les domaines non exclusifs lorsque les objectifs ne peuvent pas être suffisamment atteints par les États membres et peuvent être mieux atteints au niveau de l’Union. Ici, les États peuvent atteindre suffisamment l’objectif, ce qui fait défaut à l’une des conditions requises.

34. Une mesure de l’Union poursuit un objectif des traités, mais impose des contraintes dépassant ce qui est nécessaire pour l’atteindre. Quel principe encadre ce dépassement ?

Le principe de sécurité juridique
Le principe de subsidiarité
Le principe d’attribution
Le principe de proportionnalité

Le principe de proportionnalité

Explication

Le principe de proportionnalité exige que l’action de l’Union ne dépasse pas ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs des traités. La subsidiarité porte plutôt sur le niveau auquel l’action doit être menée dans les domaines de compétence non exclusive.

35. Quelles sont les deux composantes de la Cour de justice de l’Union européenne ?

La Commission et le Tribunal
La Cour des comptes et la Cour de justice
La Cour de justice et le Tribunal
Le Conseil et la Cour de justice

La Cour de justice et le Tribunal

Explication

La Cour de justice de l’Union européenne comprend la Cour de justice et le Tribunal. La Commission participe au système institutionnel de l’Union, mais elle n’est pas une composante de cette juridiction.

36. Lorsqu’un État membre manque à ses obligations découlant du droit de l’Union, quel recours l’article 258 TFUE permet-il à la Commission d’engager ?

Demander au Tribunal d’annuler directement la législation nationale
Saisir le Conseil afin qu’il constate une violation juridictionnelle
Imposer elle-même une astreinte à l’État membre concerné
Saisir la Cour de justice, qui détermine si une violation existe

Saisir la Cour de justice, qui détermine si une violation existe

Explication

L’article 258 TFUE permet à la Commission de saisir la Cour de justice pour qu’elle détermine si l’État a manqué à ses obligations. L’imposition d’une somme forfaitaire ou d’une astreinte relève d’une étape ultérieure prévue par l’article 260 TFUE.

37. Un État ne se conforme pas à un arrêt rendu dans une procédure en manquement : quelle mesure la Cour peut-elle prendre au titre de l’article 260 TFUE ?

Annuler l’arrêt antérieur et ouvrir une nouvelle procédure au fond
Suspendre le droit de vote de l’État au sein des institutions
Transférer le dossier à une juridiction nationale pour exécution
Imposer une somme forfaitaire, une astreinte périodique, ou les deux

Imposer une somme forfaitaire, une astreinte périodique, ou les deux

Explication

L’article 260 TFUE autorise la Cour à imposer une somme forfaitaire, une astreinte périodique, ou les deux, lorsque l’État ne se conforme pas à l’arrêt. La suspension du droit de vote relève d’un autre mécanisme institutionnel et ne constitue pas la sanction financière décrite ici.

38. Dans une affaire soulevant une question pertinente de droit de l’Union, quelle règle s’applique aux juridictions nationales de dernier ressort concernant le renvoi préjudiciel ?

Elles peuvent solliciter la Commission, qui rend une interprétation contraignante
Elles peuvent renvoyer la question, mais doivent alors trancher elles-mêmes son interprétation
Elles doivent généralement renvoyer la question à la Cour, sous réserve des exceptions reconnues
Elles doivent transmettre l’affaire au Tribunal avant de statuer sur le droit national

Elles doivent généralement renvoyer la question à la Cour, sous réserve des exceptions reconnues

Explication

Les juridictions nationales de dernier ressort doivent généralement renvoyer à la Cour les questions pertinentes de droit de l’Union, sous réserve des exceptions reconnues. Le renvoi préjudiciel sollicite l’interprétation de la Cour, plutôt qu’une interprétation contraignante de la Commission.

39. Quel était l’objet du manquement sanctionné par la Cour dans l’arrêt Commission c. Hongrie, affaire C-123/22 ?

Le non-respect d’un arrêt antérieur relatif à l’asile et au retour de ressortissants de pays tiers
Le manquement à une obligation de coopération dans une procédure de concurrence
Le défaut de transposition d’une règle sur la libre circulation des travailleurs
Le refus d’appliquer une décision budgétaire concernant les fonds des collectivités locales

Le non-respect d’un arrêt antérieur relatif à l’asile et au retour de ressortissants de pays tiers

Explication

L’affaire C-123/22 concernait le non-respect d’un arrêt antérieur relatif à la protection internationale, à l’asile et au retour de ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier. Elle ne portait pas sur une décision de financement des collectivités locales.

40. Quelles sanctions financières la Cour a-t-elle imposées à la Hongrie dans l’affaire C-123/22 ?

Une somme forfaitaire de 200 millions d’euros et une astreinte journalière d’un million d’euros
Une somme forfaitaire de 100 millions d’euros et une astreinte hebdomadaire d’un million d’euros
Une somme forfaitaire de 200 millions d’euros sans astreinte périodique
Une somme forfaitaire d’un million d’euros et une astreinte journalière de 200 millions d’euros

Une somme forfaitaire de 200 millions d’euros et une astreinte journalière d’un million d’euros

Explication

La Cour a imposé une somme forfaitaire de 200 millions d’euros et une astreinte journalière d’un million d’euros. La somme forfaitaire et l’astreinte correspondent à deux sanctions distinctes, dont les montants et la périodicité ne doivent pas être confondus.

41. Dans quelle situation le règlement 2020/2092 permet-il de retenir des fonds de l’Union ?

Lorsque des violations de l’état de droit affectent ou risquent sérieusement d’affecter le budget de l’Union
Lorsque la Commission estime qu’une dépense nationale est politiquement contestable
Lorsque toute violation des valeurs de l’Union est constatée, indépendamment de ses effets budgétaires
Lorsque les États membres ne parviennent pas à s’accorder sur une politique commune

Lorsque des violations de l’état de droit affectent ou risquent sérieusement d’affecter le budget de l’Union

Explication

Le règlement 2020/2092 permet de retenir des fonds si des violations de l’état de droit affectent ou risquent sérieusement d’affecter le budget de l’Union; l’article 322 TFUE fournit la base juridique de cette protection. L’article 7 TUE traite les violations graves des valeurs de l’Union et ne se confond pas avec ce mécanisme budgétaire.

42. Quelle distinction caractérise l’article 7 TUE par rapport à la conditionnalité budgétaire ?

L’article 7 protège directement le budget, tandis que la conditionnalité sanctionne toute violation grave des valeurs
L’article 7 impose des astreintes financières, tandis que la conditionnalité suspend les droits de vote
L’article 7 traite politiquement les violations graves des valeurs, tandis que la conditionnalité protège le budget sous certaines conditions
L’article 7 concerne les dépenses de l’Union, tandis que la conditionnalité règle les recours en manquement

L’article 7 traite politiquement les violations graves des valeurs, tandis que la conditionnalité protège le budget sous certaines conditions

Explication

L’article 7 TUE traite politiquement les violations graves des valeurs de l’Union, alors que la conditionnalité budgétaire protège le budget lorsque les critères du règlement 2020/2092 sont réunis. Assimiler la conditionnalité à un mécanisme général visant toute violation des valeurs néglige le lien requis avec le budget.

43. Pourquoi le fonctionnalisme prévoit-il que la coopération entre États puisse s’étendre au-delà de son domaine initial ?

Les coûts de sortie rendent l’intégration impossible à interrompre une fois engagée
La résolution conjointe de problèmes pratiques dans des domaines d’intérêt commun peut encourager une coopération plus large
Les institutions supranationales imposent aux gouvernements une intégration politique uniforme
Les préférences économiques nationales déterminent seules les accords conclus entre États

La résolution conjointe de problèmes pratiques dans des domaines d’intérêt commun peut encourager une coopération plus large

Explication

Le fonctionnalisme part de la coopération dans des domaines pratiques où les États partagent des intérêts, puis considère que la résolution conjointe de problèmes peut favoriser une coopération plus large. L’explication centrée sur les institutions supranationales et leurs effets d’entraînement correspond davantage au néofonctionnalisme.

44. Quelle conception de l’intégration est associée à Ernst Haas ?

Le fédéralisme, qui attribue l’intégration à la disparition des préférences nationales
L’intergouvernementalisme libéral, qui place les négociations entre gouvernements nationaux au centre
Le fonctionnalisme, qui réduit la coopération aux intérêts communs dans des domaines pratiques
Le néofonctionnalisme, qui met en avant les effets d’entraînement et les acteurs supranationaux et non étatiques

Le néofonctionnalisme, qui met en avant les effets d’entraînement et les acteurs supranationaux et non étatiques

Explication

Le néofonctionnalisme, associé à Ernst Haas, explique l’intégration par les effets d’entraînement entre domaines, le rôle des institutions supranationales et l’action d’acteurs non étatiques et nationaux. La centralité des gouvernements et des négociations entre États caractérise plutôt l’intergouvernementalisme libéral.

45. Après l’intégration d’un secteur politique, des pressions apparaissent pour intégrer des secteurs qui lui sont liés : comment nomme-t-on ce phénomène ?

L’intergouvernementalisme, qui fait dépendre les résultats des accords entre États
Le renvoi préjudiciel, qui sollicite l’interprétation du droit de l’Union
La conditionnalité, qui lie le financement au respect de règles budgétaires
L’effet d’entraînement, qui pousse à l’intégration dans des domaines connexes

L’effet d’entraînement, qui pousse à l’intégration dans des domaines connexes

Explication

L’effet d’entraînement désigne la pression en faveur de l’intégration dans des domaines connexes créée par l’intégration dans un domaine politique. Les accords entre États relèvent d’une autre logique théorique et ne désignent pas ce mécanisme d’extension.

46. Comment expliquer qu’une intégration favorisée par des pressions fonctionnelles puisse être interrompue ou inversée ?

Les institutions supranationales empêchent les gouvernements de modifier leurs politiques
Les problèmes pratiques communs font disparaître les désaccords politiques nationaux
L’opposition politique et les préférences nationales peuvent freiner ou inverser le processus
Les liens économiques communs suppriment les coûts de sortie et accélèrent le retrait

L’opposition politique et les préférences nationales peuvent freiner ou inverser le processus

Explication

Les pressions fonctionnelles peuvent favoriser la coopération, mais elles ne rendent pas l’intégration irréversible : l’opposition politique et les préférences nationales peuvent interrompre ou inverser le processus. Les coûts de sortie liés à l’interdépendance peuvent peser sur les décisions, mais ils ne suppriment pas cette possibilité politique.

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Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Institutions et droit de l’Union européenne.

Quels objectifs l’intégration européenne poursuivait-elle après la Seconde Guerre mondiale ?

Reconstruire l’Europe, mobiliser le potentiel économique et militaire de l’Allemagne de l’Ouest et répondre aux préoccupations françaises de sécurité.

Qui a rédigé le plan Schuman de 1950 ?

Jean Monnet.

Que proposait le plan Schuman de 1950 pour le charbon et l’acier ?

Un marché commun mettant en commun ces ressources stratégiques.

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