QCM : Droit des collectivités territoriales — 31 questions

Questions et réponses du QCM

1. Depuis les années 1980, quelle part de l’investissement public en France est assurée par les collectivités territoriales ?

Environ 40 %
Environ 70 %
Environ 85 %
Environ 55 %

Environ 70 %

Explication

Depuis les années 1980, les collectivités territoriales assurent environ 70 % de l’investissement public en France. Les autres proportions ne correspondent pas à la part indiquée pour leur contribution.

2. Quelle tension caractérise la nature politique du droit des collectivités territoriales ?

Il est décentralisateur en droit, mais certains élus contestent l’existence des collectivités.
Il est décentralisateur en droit, mais certains élus ressentent une emprise accrue de l’État.
Il est centralisateur en droit, mais certains élus revendiquent une tutelle accrue de l’État.
Il est dépourvu d’effet juridique, mais certains élus réclament davantage de compétences.

Il est décentralisateur en droit, mais certains élus ressentent une emprise accrue de l’État.

Explication

Le droit est officiellement décentralisateur, alors que de nombreux élus locaux ressentent une emprise croissante de l’État et une perte d’autonomie. La deuxième proposition inverse le rapport entre le droit et le ressenti des élus.

3. Quelle distinction décrit correctement le droit souple par rapport au droit dur ?

Le droit souple oriente les comportements sans obligation juridique, tandis que le droit dur les contraint juridiquement.
Le droit souple règle les rapports entre collectivités, tandis que le droit dur concerne les établissements publics.
Le droit souple transfère des compétences, tandis que le droit dur crée des collectivités dotées d’autonomie.
Le droit souple impose des sanctions, tandis que le droit dur formule des recommandations dépourvues de contrainte.

Le droit souple oriente les comportements sans obligation juridique, tandis que le droit dur les contraint juridiquement.

Explication

Le droit souple regroupe des instruments qui orientent les comportements sans les obliger juridiquement, contrairement au droit dur. La deuxième proposition attribue à tort la contrainte au droit souple et la recommandation au droit dur.

4. Que prévoit l’article 1er de la Constitution concernant l’organisation de la République française ?

Elle est décentralisée.
Elle est fondée sur une autonomie régionale.
Elle est organisée par déconcentration.
Elle est administrée par des établissements publics.

Elle est décentralisée.

Explication

L’article 1er affirme que l’organisation de la République française est décentralisée. La déconcentration constitue une autre modalité d’organisation administrative et ne correspond pas à la formulation constitutionnelle visée ici.

5. Quelle définition correspond à la décentralisation ?

Les établissements publics remplacent les collectivités et assument toutes les compétences de l’État.
Les collectivités exercent des compétences sans recevoir de personnalité juridique ni d’autonomie administrative.
L’État crée des structures autonomes, leur reconnaît la personnalité juridique et leur transfère des compétences.
L’État répartit ses services entre plusieurs échelons administratifs dépourvus de personnalité juridique propre.

L’État crée des structures autonomes, leur reconnaît la personnalité juridique et leur transfère des compétences.

Explication

La décentralisation suppose des structures administratives autonomes dotées de la personnalité juridique et bénéficiaires d’un transfert de compétences. La deuxième proposition décrit plutôt la déconcentration, qui organise les services à l’intérieur de l’État.

6. Quels sont les deux critères complémentaires de la décentralisation ?

Un critère politique lié au suffrage et un critère hiérarchique lié au contrôle administratif.
Un critère institutionnel lié aux élus et un critère géographique lié aux limites communales.
Un critère organique lié à la personnalité juridique et un critère fonctionnel lié au transfert de compétences.
Un critère territorial lié à la superficie et un critère financier lié au montant des ressources.

Un critère organique lié à la personnalité juridique et un critère fonctionnel lié au transfert de compétences.

Explication

La décentralisation repose sur un critère organique, qui concerne la personnalité juridique d’une structure autonome, et sur un critère fonctionnel, qui concerne le transfert de compétences. Les autres couples de critères ne définissent pas cette distinction juridique.

7. Pourquoi l’autonomie des collectivités décentralisées ne peut-elle pas être assimilée à l’indépendance ?

Parce qu’elles peuvent se soustraire au contrôle de l’État lorsqu’elles disposent d’élus locaux.
Parce qu’elles disposent d’une autonomie tout en restant soumises au contrôle de l’État.
Parce qu’elles dépendent entièrement des services de l’État pour exercer leurs compétences.
Parce qu’elles exercent des compétences nationales sans personnalité juridique propre.

Parce qu’elles disposent d’une autonomie tout en restant soumises au contrôle de l’État.

Explication

L’autonomie permet aux collectivités d’exercer leurs compétences, mais elles restent soumises au contrôle de l’État et ne sont donc pas indépendantes. La troisième proposition confond autonomie et possibilité d’échapper au contrôle étatique.

8. Quelle différence distingue la décentralisation territoriale de la décentralisation fonctionnelle ?

La première concerne les établissements publics, tandis que la seconde concerne les collectivités territoriales.
La première concerne les collectivités territoriales, tandis que la seconde concerne les établissements publics.
La première organise les services de l’État, tandis que la seconde crée des administrations dépourvues d’autonomie.
La première repose sur une mission spécialisée, tandis que la seconde repose sur un territoire peuplé.

La première concerne les collectivités territoriales, tandis que la seconde concerne les établissements publics.

Explication

La décentralisation territoriale s’applique aux collectivités territoriales, alors que la décentralisation fonctionnelle s’applique aux établissements publics. La troisième proposition inverse leurs fondements respectifs, puisque le territoire caractérise la première et la mission spécialisée la seconde.

9. Comment le principe de spécialité limite-t-il l’action d’un établissement public ?

Il lui permet d’intervenir dans toute matière présentant un intérêt pour la population de son territoire.
Il lui interdit d’exercer une mission spécialisée dès lors qu’elle comporte une activité de recherche.
Il l’oblige à exercer les compétences qui lui ont été attribuées, comme une université orientée vers la recherche.
Il le soumet aux instructions quotidiennes d’une collectivité territoriale qui dirige son activité.

Il l’oblige à exercer les compétences qui lui ont été attribuées, comme une université orientée vers la recherche.

Explication

Le principe de spécialité encadre l’établissement public par les compétences qui lui ont été attribuées, par exemple la recherche pour une université. La deuxième proposition décrit plutôt une logique de compétence générale propre à une collectivité territoriale.

10. Pourquoi la décentralisation territoriale possède-t-elle une dimension démocratique et politique particulière ?

Elle organise une hiérarchie administrative entre les collectivités selon l’étendue de leur territoire.
Elle associe un territoire, une population et des élus locaux participant à la gestion publique.
Elle repose sur une mission technique confiée à des agents nommés par l’administration centrale.
Elle attribue aux établissements publics une compétence spécialisée dans un secteur déterminé.

Elle associe un territoire, une population et des élus locaux participant à la gestion publique.

Explication

La dimension démocratique et politique de la décentralisation territoriale tient à la réunion d’un territoire, d’une population et d’élus locaux. La deuxième proposition renvoie à une logique administrative et fonctionnelle plutôt qu’à la représentation territoriale.

11. Quelle caractéristique distingue la centralisation de la déconcentration ?

La centralisation répartit les décisions entre des représentants locaux appartenant à l’État.
La centralisation confie des compétences propres à des collectivités dotées d’une autonomie juridique.
La centralisation rapproche l’administration des administrés par des personnes publiques autonomes.
La centralisation concentre le pouvoir au centre sans conférer de décision propre aux organes périphériques.

La centralisation concentre le pouvoir au centre sans conférer de décision propre aux organes périphériques.

Explication

La centralisation maintient le pouvoir de décision au centre et ne reconnaît pas de pouvoir propre aux organes périphériques. La répartition locale des décisions entre des représentants de l’État caractérise plutôt la déconcentration.

12. Dans quel cas y a-t-il déconcentration administrative ?

Lorsqu’une collectivité territoriale reçoit une personnalité morale et des compétences propres.
Lorsqu’un représentant de l’État prend des décisions dans une circonscription administrative au nom de l’État.
Lorsqu’une association locale exerce une mission administrative sans rattachement à l’État.
Lorsqu’un ministère parisien conserve toutes les décisions concernant les territoires.

Lorsqu’un représentant de l’État prend des décisions dans une circonscription administrative au nom de l’État.

Explication

La déconcentration consiste à déléguer le pouvoir de décision à des représentants de l’État répartis dans des circonscriptions administratives. L’attribution d’une personnalité morale et de compétences propres relève de la décentralisation.

13. Quelle situation est incompatible avec la déconcentration ?

Une administration territoriale reçoit une délégation de décision tout en restant intégrée à l’État.
Un service local de l’État dispose d’une personnalité morale distincte et exerce ses compétences de façon autonome.
Un représentant territorial de l’État applique une décision dans le ressort de sa circonscription.
Une autorité locale agit au nom de l’État sans disposer d’une personnalité juridique distincte.

Un service local de l’État dispose d’une personnalité morale distincte et exerce ses compétences de façon autonome.

Explication

La déconcentration ne comporte ni personnalité morale distincte, ni compétences propres, ni exercice autonome des compétences. Une structure dotée d’une personnalité juridique et d’une autonomie correspond davantage à une collectivité décentralisée.

14. Quel objectif commun la déconcentration et la décentralisation poursuivent-elles ?

Confier la totalité des décisions administratives aux autorités nationales.
Remplacer les circonscriptions administratives par des organismes privés.
Accroître l’autonomie locale en supprimant tout lien avec l’État.
Rapprocher l’administration des administrés tout en maintenant l’unité de l’État.

Rapprocher l’administration des administrés tout en maintenant l’unité de l’État.

Explication

Les deux mécanismes cherchent à rapprocher l’administration des citoyens tout en préservant l’unité de l’État. Ils se distinguent toutefois par le statut des autorités locales et leur degré d’autonomie.

15. Quels acteurs assurent l’administration territoriale de la République selon la loi du 6 février 1992 ?

Les ministères centraux et les organisations professionnelles locales.
Les collectivités territoriales et les services déconcentrés de l’État.
Les entreprises concessionnaires et les associations reconnues d’utilité publique.
Les juridictions judiciaires et les établissements publics nationaux.

Les collectivités territoriales et les services déconcentrés de l’État.

Explication

La loi du 6 février 1992 confie l’administration territoriale de la République aux collectivités territoriales et aux services déconcentrés de l’État. Les autres catégories proposées ne constituent pas cette dualité institutionnelle.

16. Lequel de ces pouvoirs relève du pouvoir hiérarchique ?

Le pouvoir de représenter une commune lors des séances de son conseil municipal.
Le pouvoir d’annuler librement les décisions d’une collectivité juridiquement autonome.
Le pouvoir de donner des injonctions à un agent placé sous l’autorité de la même personne morale.
Le pouvoir de modifier une loi adoptée par le Parlement au nom d’un service local.

Le pouvoir de donner des injonctions à un agent placé sous l’autorité de la même personne morale.

Explication

Le pouvoir hiérarchique comprend notamment l’injonction, ainsi que la nomination, la substitution et la discipline, au sein d’une même personne morale. L’annulation des décisions d’une collectivité autonome ne découle pas de ce lien hiérarchique.

17. Dans quelle situation le maire agit-il comme agent de l’État ?

Lorsqu’il adopte le budget communal en tant qu’organe de la collectivité.
Lorsqu’il organise les services municipaux sous l’autorité du conseil municipal.
Lorsqu’il exerce les fonctions d’officier d’état civil dans sa commune.
Lorsqu’il gère le patrimoine privé de la commune selon les délibérations locales.

Lorsqu’il exerce les fonctions d’officier d’état civil dans sa commune.

Explication

Le maire agit comme agent de l’État lorsqu’il exerce notamment les fonctions d’officier d’état civil. L’adoption du budget et la gestion des services municipaux relèvent de ses fonctions au sein de la collectivité territoriale.

18. Quel principe caractérise le centralisme mis en place par la Révolution française en 1789 ?

Il repose sur l’unité et l’égalité de l’État, avec une organisation rationnelle des communes et des départements.
Il accorde une autonomie juridique complète aux communes et aux départements dès leur création.
Il transfère la plupart des compétences administratives aux collectivités locales élues.
Il remplace les départements par des régions administratives dirigées par des autorités indépendantes.

Il repose sur l’unité et l’égalité de l’État, avec une organisation rationnelle des communes et des départements.

Explication

En 1789, la Révolution instaure un centralisme fondé sur l’unité, l’égalité et une organisation rationnelle des communes et départements. L’autonomie locale renforcée correspond davantage aux évolutions décentralisatrices ultérieures.

19. Quelle mesure est associée au décret du 14 mars 1964 ?

Le renforcement des pouvoirs du préfet de département et la création de la région comme circonscription administrative.
La reconnaissance des libertés départementales sous la Troisième République.
La transformation de la déconcentration en principe de droit commun de l’État.
La suppression de la tutelle préfectorale et l’élargissement de l’autonomie des collectivités territoriales.

Le renforcement des pouvoirs du préfet de département et la création de la région comme circonscription administrative.

Explication

Le décret du 14 mars 1964 renforce les pouvoirs du préfet de département et crée la région comme circonscription administrative. La suppression de la tutelle appartient à la loi de 1982, tandis que le principe de droit commun est consacré en 1992.

20. Quel changement la loi du 2 mars 1982 introduit-elle principalement ?

Elle supprime la tutelle préfectorale sur les collectivités et renforce la décentralisation ainsi que la déconcentration.
Elle fait de la déconcentration le principe général de l’organisation administrative de l’État.
Elle établit le centralisme révolutionnaire fondé sur l’égalité des communes et des départements.
Elle crée la région comme circonscription administrative et accroît les pouvoirs du préfet de département.

Elle supprime la tutelle préfectorale sur les collectivités et renforce la décentralisation ainsi que la déconcentration.

Explication

La loi du 2 mars 1982 supprime la tutelle préfectorale sur les collectivités et approfondit la décentralisation ainsi que la déconcentration. La création de la région comme circonscription administrative date de 1964, tandis que le principe général de déconcentration vient de 1992.

21. Quelle règle d’organisation administrative la loi ATR du 6 février 1992 consacre-t-elle ?

La région cesse d’être une circonscription administrative de l’État.
La déconcentration devient le principe de droit commun de l’organisation administrative de l’État.
La tutelle préfectorale est rétablie pour contrôler les collectivités territoriales.
La décentralisation devient le fondement juridique des services territoriaux de l’État.

La déconcentration devient le principe de droit commun de l’organisation administrative de l’État.

Explication

La loi ATR du 6 février 1992 fait de la déconcentration le principe de droit commun de l’organisation administrative de l’État. Elle ne rétablit pas la tutelle préfectorale et ne supprime pas la région comme circonscription administrative.

22. À quel niveau une compétence doit-elle être exercée selon le principe de subsidiarité ?

Au niveau national, afin de préserver l’unité administrative
Au niveau le plus pertinent, national ou local selon le cas
Au niveau local, afin de rapprocher toute décision des citoyens
Au niveau régional, comme échelon intermédiaire privilégié

Au niveau le plus pertinent, national ou local selon le cas

Explication

La subsidiarité commande de choisir le niveau d’exercice le plus pertinent, qu’il soit national ou local. Elle ne privilégie donc pas systématiquement l’échelon local, contrairement à une interprétation réductrice du rapprochement territorial.

23. Quelle logique la LOLF de 2001 introduit-elle dans la gestion publique ?

Une administration structurée principalement autour des corps et des services
Une organisation fondée sur les politiques publiques, les programmes et la performance
Une répartition des crédits organisée selon les seules dépenses antérieures
Une gestion centrée sur les découpages territoriaux et les autorités locales

Une organisation fondée sur les politiques publiques, les programmes et la performance

Explication

La LOLF organise la gestion publique autour des politiques publiques, des programmes et d’indicateurs de performance. Elle se distingue ainsi de l’ancienne logique administrative principalement fondée sur les structures.

24. Quel changement le décret du 8 avril 2020 apporte-t-il à l’action des préfets ?

Il transfère aux préfets le pouvoir général de modifier les règlements
Il les autorise à remplacer les collectivités dans toutes leurs compétences
Il leur permet d’adapter certaines normes aux circonstances locales
Il leur permet de suspendre les lois lorsqu’une crise survient

Il leur permet d’adapter certaines normes aux circonstances locales

Explication

Le décret du 8 avril 2020 instaure un droit de dérogation permettant d’adapter certaines normes aux circonstances locales. Ce mécanisme ne constitue pas un pouvoir général de suspendre les lois ou de remplacer les collectivités.

25. Dans quelle condition un préfet peut-il déroger aux lois et règlements ?

Lorsque l’intérêt général et des circonstances locales particulières le justifient
Lorsque l’application de la norme entraîne une dépense supplémentaire
Lorsque la mesure facilite la gestion administrative d’un service public
Lorsque les élus locaux demandent une adaptation de la règle nationale

Lorsque l’intérêt général et des circonstances locales particulières le justifient

Explication

La dérogation préfectorale exige à la fois un motif d’intérêt général et des circonstances locales particulières. Une simple demande des élus ou une difficulté budgétaire ne suffit donc pas à la justifier.

26. Quelle est la mission principale du préfet de région dans la mise en œuvre des politiques publiques ?

Exercer la police de crise et décréter l’état d’urgence dans le département
Animer les projets locaux et coordonner les communes de l’arrondissement
Se substituer au maire pour toute décision relevant de la sécurité municipale
Fixer les orientations et garantir la cohérence des politiques nationales et européennes

Fixer les orientations et garantir la cohérence des politiques nationales et européennes

Explication

Le préfet de région fixe les orientations nécessaires à la mise en œuvre des politiques nationales et européennes et en garantit la cohérence. Les fonctions de police en cas de crise relèvent notamment du préfet de département.

27. Quelle compétence le préfet de département peut-il exercer en situation de crise ?

Il fixe les orientations générales des politiques européennes dans la région
Il anime le développement local à l’échelle de l’arrondissement
Il adopte les programmes nationaux et leurs indicateurs de performance
Il exerce le pouvoir de police et peut notamment décréter l’état d’urgence

Il exerce le pouvoir de police et peut notamment décréter l’état d’urgence

Explication

En cas de crise, le préfet de département exerce le pouvoir de police et peut notamment décréter l’état d’urgence. La cohérence des politiques nationales et européennes appartient principalement au préfet de région.

28. Que peut faire le préfet si un maire reste carent malgré une mise en demeure ?

Transférer durablement les compétences municipales au département
Dissoudre le conseil municipal et organiser de nouvelles élections
Annuler toutes les décisions prises par le maire pendant son mandat
Prendre les mesures nécessaires en se substituant au maire

Prendre les mesures nécessaires en se substituant au maire

Explication

Après une mise en demeure restée sans effet, le préfet peut se substituer au maire pour prendre les mesures nécessaires. Cette substitution vise la situation de carence concernée et n’entraîne pas la dissolution du conseil municipal.

29. Quelle distinction juridique oppose une circonscription administrative à une collectivité territoriale ?

La circonscription n’a pas de personnalité juridique, tandis que la collectivité en possède une
La circonscription exerce une autonomie politique, tandis que la collectivité applique les décisions préfectorales
La circonscription dispose d’un budget propre, tandis que la collectivité n’a pas d’existence juridique
La circonscription est élue, tandis que la collectivité relève directement de l’administration d’État

La circonscription n’a pas de personnalité juridique, tandis que la collectivité en possède une

Explication

Une circonscription administrative est un simple découpage de l’État dépourvu de personnalité juridique. Une collectivité territoriale possède au contraire une existence juridique propre, qui lui permet d’agir en son nom.

30. Quel objectif caractérise principalement la décentralisation ?

Uniformiser les politiques publiques en réduisant le pluralisme institutionnel
Remplacer les institutions locales par des services déconcentrés de l’État
Renforcer la concentration des décisions auprès des autorités nationales
Rapprocher le pouvoir des besoins locaux et favoriser la démocratie locale

Rapprocher le pouvoir des besoins locaux et favoriser la démocratie locale

Explication

La décentralisation vise à rapprocher le pouvoir des besoins locaux et à favoriser la démocratie locale ainsi que le pluralisme institutionnel. Elle ne consiste donc pas à concentrer les décisions ou à supprimer les institutions locales.

31. Quelle caractéristique décrit la réforme territoriale depuis 1982 ?

Elle a établi une organisation définitive grâce à une loi unique de simplification
Elle a remplacé le pluralisme institutionnel par une structure territoriale uniforme
Elle demeure un chantier permanent, marqué par des lois successives et un modèle inabouti
Elle a supprimé les réformes successives en stabilisant les compétences territoriales

Elle demeure un chantier permanent, marqué par des lois successives et un modèle inabouti

Explication

Depuis 1982, la réforme territoriale reste continue, avec des lois successives et un modèle de collectivité territoriale toujours inabouti. L’objectif de simplification et de rationalisation n’a donc pas produit une organisation définitivement stabilisée.

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Quelle part de l’investissement public les collectivités territoriales assurent-elles depuis les années 1980 ?

Elles assurent 70 % de l’investissement public.

Quel type de droit caractérise officiellement les collectivités territoriales ?

Le droit décentralisateur.

Que ressentent de nombreux élus locaux malgré le droit décentralisateur ?

Une emprise croissante de l’État et une perte d’autonomie.

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