QCM : Droit des contrats (28 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue le contrat d’un acte juridique résultant d’une seule volonté ?

Il repose sur un accord de volontés entre au moins deux personnes
Il exige la remise matérielle d’un bien par l’une des parties
Il suppose une formalité écrite prévue par la loi
Il résulte d’une décision individuelle produisant des effets juridiques

Il repose sur un accord de volontés entre au moins deux personnes

Explication

Le contrat naît de la rencontre des volontés de deux ou plusieurs personnes et vise à produire des effets sur des obligations. L’acte juridique unilatéral, en revanche, peut résulter de la volonté d’une seule personne.

2. Quelle réforme a profondément modifié le droit français des contrats, le régime général et la preuve des obligations ?

La codification du Code civil en 1804
L’ordonnance du 10 février 2016
La loi du 15 mars 2004
Le décret du 1er janvier 2020

L’ordonnance du 10 février 2016

Explication

L’ordonnance du 10 février 2016 a réformé le droit des contrats ainsi que le régime général et la preuve des obligations. La codification de 1804 constitue une étape historique antérieure, mais ne correspond pas à cette réforme.

3. Quels sont les trois principes fondamentaux du droit français des contrats ?

La bonne foi, la représentation et la compensation légale
La personnalité juridique, la prescription et la responsabilité civile
La liberté contractuelle, le consensualisme et la force obligatoire
La capacité juridique, la publicité foncière et la solidarité

La liberté contractuelle, le consensualisme et la force obligatoire

Explication

Les trois principes fondamentaux sont la liberté contractuelle, le consensualisme et la force obligatoire du contrat. Les autres propositions regroupent des notions juridiques importantes, mais elles ne forment pas cette triade.

4. Quelle proposition décrit correctement un contrat synallagmatique ?

Il dépend d’un événement incertain pour déterminer les prestations
Il engage une seule partie après un accord entre plusieurs personnes
Il procure un avantage sans imposer de prestation en retour
Il crée des obligations réciproques et interdépendantes entre les parties

Il crée des obligations réciproques et interdépendantes entre les parties

Explication

Le contrat synallagmatique fait naître des obligations réciproques et interdépendantes pour les parties. Un contrat unilatéral peut bien résulter d’un accord entre deux personnes, mais il n’engage qu’une seule partie.

5. Quelle situation correspond à un contrat à titre gratuit ?

Une partie procure un avantage sans recevoir de contrepartie
Chaque partie fournit un avantage en échange de celui de l’autre
Les prestations prévues sont certaines et équivalentes dès la conclusion
L’exécution du contrat dépend d’un événement présentant un risque

Une partie procure un avantage sans recevoir de contrepartie

Explication

Un contrat à titre gratuit procure un avantage au bénéficiaire sans contrepartie. L’échange d’avantages entre les parties caractérise plutôt un contrat à titre onéreux.

6. Comment distinguer un contrat commutatif d’un contrat aléatoire ?

Le contrat commutatif prévoit des prestations certaines, tandis que l’aléa dépend d’un événement incertain
Le contrat commutatif est gratuit, tandis que l’aléatoire impose une contrepartie certaine
Le contrat commutatif exige une remise matérielle, tandis que l’aléatoire exige un écrit
Le contrat commutatif engage une seule partie, tandis que l’aléatoire crée des obligations réciproques

Le contrat commutatif prévoit des prestations certaines, tandis que l’aléa dépend d’un événement incertain

Explication

Dans un contrat commutatif, les prestations sont certaines et considérées comme équivalentes dès la conclusion. Dans un contrat aléatoire, l’équivalent dépend d’un événement incertain pouvant produire une chance de gain ou de perte.

7. Un contrat prévoit qu’il sera formé dès l’échange des consentements, sans écrit ni remise d’un bien. De quelle catégorie relève-t-il ?

D’un contrat réel
D’un contrat d’adhésion
D’un contrat consensuel
D’un contrat solennel

D’un contrat consensuel

Explication

Le contrat consensuel se forme par le seul échange des consentements. Le contrat solennel exige une formalité, tandis que le contrat réel suppose la remise d’une chose.

8. Quelles sont les conditions de validité exigées par l’article 1128 du Code civil ?

Le consentement, la capacité de contracter et un contenu licite et certain
La personnalité morale, la représentation et l’homologation judiciaire
La remise d’une chose, un écrit obligatoire et une contrepartie financière
La négociation libre, l’exécution successive et la publicité du contrat

Le consentement, la capacité de contracter et un contenu licite et certain

Explication

L’article 1128 exige le consentement des parties, leur capacité de contracter et un contenu licite et certain. La remise d’une chose ou l’établissement d’un écrit ne constitue pas une condition générale de validité de tous les contrats.

9. Quelle condition caractérise un consentement libre et éclairé lors de la conclusion d’un contrat ?

Il est exempt de violence, d’erreur et de dol
Il produit des obligations à l’égard des tiers
Il repose sur une capacité d’exercice complète
Il porte sur une prestation possible et déterminée

Il est exempt de violence, d’erreur et de dol

Explication

Le consentement est libre lorsqu’il n’est pas obtenu par violence et éclairé lorsqu’il n’est pas faussé par l’erreur ou le dol. La capacité et le contenu concernent d’autres conditions de validité du contrat.

10. Quelle distinction permet de différencier l’erreur du dol comme vices du consentement ?

L’erreur est économique, tandis que le dol est toujours physique
L’erreur concerne la capacité, tandis que le dol concerne la prestation
L’erreur est spontanée, tandis que le dol est provoqué par des manœuvres frauduleuses
L’erreur vient d’un tiers, tandis que le dol résulte d’un accord licite

L’erreur est spontanée, tandis que le dol est provoqué par des manœuvres frauduleuses

Explication

L’erreur se forme spontanément dans l’esprit d’une partie, alors que le dol résulte d’une tromperie intentionnelle de l’autre partie. Le dol ne se définit ni par la nature économique du préjudice ni par la capacité juridique.

11. Un vendeur dissimule volontairement une information déterminante pour convaincre l’acheteur de contracter : quel vice du consentement peut être caractérisé ?

L’erreur spontanée
La violence morale
L’incapacité d’exercice
Le dol

Le dol

Explication

Le silence trompeur fait partie des manœuvres frauduleuses susceptibles de constituer un dol. L’erreur spontanée se produit sans intervention frauduleuse destinée à provoquer la décision.

12. Quelle distinction décrit correctement la capacité de jouissance et la capacité d’exercice ?

La première concerne les tiers, la seconde concerne les parties
La première protège l’intérêt général, la seconde protège un intérêt privé
La première permet d’avoir des droits, la seconde de les exercer soi-même
La première permet de signer seul, la seconde d’être titulaire de droits

La première permet d’avoir des droits, la seconde de les exercer soi-même

Explication

La capacité de jouissance est l’aptitude à être titulaire de droits, tandis que la capacité d’exercice permet de les exercer personnellement. La possibilité de signer seul relève donc de la capacité d’exercice et non de la capacité de jouissance.

13. Dans quelle situation le contenu d’un contrat est-il considéré comme licite ?

Lorsqu’il est accepté par toutes les personnes concernées
Lorsqu’il reste indéterminé jusqu’à l’exécution
Lorsqu’il respecte les règles de droit et l’ordre public
Lorsqu’il crée des obligations pour plusieurs tiers

Lorsqu’il respecte les règles de droit et l’ordre public

Explication

Un contenu licite doit respecter les règles juridiques et l’ordre public, conformément à l’article 1162 du Code civil. L’accord des parties ne suffit pas à rendre valable un objet contraire à l’ordre public.

14. Une prestation peut-elle être certaine si son contenu est déduit des usages ou des relations antérieures sans nouvel accord des parties ?

Oui, si elle est déterminable à partir du contrat ou du contexte reconnu
Non, car les usages ne peuvent jamais compléter un contrat
Non, car toute prestation doit être chiffrée dès la signature
Oui, mais uniquement si un juge fixe lui-même son contenu

Oui, si elle est déterminable à partir du contrat ou du contexte reconnu

Explication

Une prestation est certaine lorsqu’elle est déterminée ou déterminable sans nouvel accord, notamment grâce au contrat, aux usages ou aux relations antérieures. Elle n’a donc pas besoin d’être chiffrée immédiatement, mais elle ne doit pas être totalement indéterminée.

15. Quel est l’effet juridique d’un contrat qui ne remplit pas les conditions requises pour sa validité ?

Il est nul et est censé n’avoir jamais existé
Il reste valable jusqu’à la décision d’une partie
Il devient automatiquement opposable aux tiers
Il est suspendu jusqu’à une nouvelle négociation

Il est nul et est censé n’avoir jamais existé

Explication

Selon l’article 1178 du Code civil, le contrat qui ne respecte pas les conditions de validité est nul et réputé n’avoir jamais existé. Une nouvelle négociation peut éventuellement conduire à un autre contrat, mais elle ne valide pas rétroactivement le contrat irrégulier.

16. À quoi correspond la force obligatoire d’un contrat légalement formé ?

Elle impose aux parties de respecter ce qu’elles ont convenu
Elle s’applique même lorsque le contrat est déclaré nul
Elle autorise une partie à modifier seule les obligations
Elle permet aux tiers d’exiger l’exécution du contrat

Elle impose aux parties de respecter ce qu’elles ont convenu

Explication

La force obligatoire est l’effet que la loi attache aux conventions valablement formées et elle lie les parties à leurs engagements. Elle ne concerne pas un contrat nul et ne donne pas aux tiers un droit général d’en demander l’exécution.

17. Quelle règle s’impose aux parties lors de la négociation, de la formation et de l’exécution du contrat ?

Elles doivent obtenir l’accord des tiers avant chaque étape
Elles doivent agir de bonne foi, conformément à une règle d’ordre public
Elles peuvent suspendre la bonne foi lorsque le contrat devient coûteux
Elles peuvent écarter la bonne foi par une clause contractuelle

Elles doivent agir de bonne foi, conformément à une règle d’ordre public

Explication

L’article 1104 du Code civil impose la bonne foi à toutes les étapes de la vie du contrat et lui confère un caractère d’ordre public. Les parties ne peuvent donc pas écarter cette exigence par une simple clause.

18. En principe, comment un contrat en cours d’exécution peut-il être modifié ?

Par l’intervention automatique des tiers concernés par ses effets
Par la décision unilatérale de la partie qui supporte le coût principal
Par une renégociation imposée dès qu’une difficulté apparaît
Par un accord des parties, jusqu’à l’exécution complète de leurs engagements

Par un accord des parties, jusqu’à l’exécution complète de leurs engagements

Explication

Le contrat lie les parties jusqu’à sa complète exécution et sa modification requiert en principe leur accord commun. Une difficulté d’exécution ne suffit donc pas, à elle seule, à autoriser une modification unilatérale.

19. Que signifie le principe de l’effet relatif du contrat ?

Le contrat empêche les tiers de respecter la situation juridique créée
Le contrat crée en principe des obligations entre les parties, et non pour les tiers
Le contrat permet à chaque tiers d’en demander directement l’exécution
Le contrat produit des obligations identiques pour les parties et tous les tiers

Le contrat crée en principe des obligations entre les parties, et non pour les tiers

Explication

L’effet relatif signifie que le contrat ne crée en principe d’obligations qu’entre ses parties. Les tiers ne peuvent donc généralement ni exiger son exécution ni être contraints de l’exécuter, même s’ils doivent respecter la situation créée par le contrat.

20. Dans un contrat synallagmatique, dans quelle situation une partie peut-elle invoquer l’exception d’inexécution ?

Lorsque le contrat présente un défaut de validité dès sa formation
Lorsque le créancier souhaite obtenir la disparition rétroactive du contrat
Lorsque l’autre partie n’exécute pas une obligation suffisamment grave
Lorsque le débiteur demande une indemnisation pour un préjudice subi

Lorsque l’autre partie n’exécute pas une obligation suffisamment grave

Explication

L’exception d’inexécution autorise la suspension de sa propre prestation lorsque le cocontractant manque gravement à la sienne. Elle ne provoque pas la disparition du contrat, contrairement à la résolution.

21. Après une mise en demeure restée infructueuse, quelle mesure correspond à l’exécution forcée en nature ?

Accorder au créancier une indemnité réparant son préjudice
Autoriser le créancier à suspendre sa propre prestation
Contraindre le débiteur à fournir la prestation promise
Prononcer la disparition rétroactive du contrat inexécuté

Contraindre le débiteur à fournir la prestation promise

Explication

L’exécution forcée en nature vise à obtenir matériellement la prestation prévue, après mise en demeure du débiteur. Les dommages-intérêts relèvent de l’exécution par équivalent et ne constituent pas la prestation promise.

22. Quelle définition caractérise la résolution d’un contrat valablement formé ?

La suspension temporaire d’une prestation devenue difficile à fournir
La disparition rétroactive du contrat en raison de son inexécution
La sanction d’un vice affectant la validité du contrat lors de sa formation
La réparation financière d’un dommage causé au cocontractant

La disparition rétroactive du contrat en raison de son inexécution

Explication

La résolution met rétroactivement fin à un contrat valable parce qu’une obligation n’a pas été exécutée. La sanction d’un défaut de validité relève de la nullité, et non de la résolution.

23. Selon l’article 1224 du Code civil, par quels moyens la résolution peut-elle être obtenue ?

Par une médiation, une cession de créance ou une homologation
Par une mise en demeure, une réduction du prix ou une compensation
Par une exception d’inexécution, une nullité ou une renégociation
Par une clause résolutoire, une notification ou une décision de justice

Par une clause résolutoire, une notification ou une décision de justice

Explication

L’article 1224 prévoit trois voies : la clause résolutoire, la notification du créancier en cas d’inexécution suffisamment grave et la décision judiciaire. La mise en demeure peut intervenir dans le processus, mais elle ne constitue pas à elle seule l’une de ces trois voies.

24. Quelle distinction permet d’opposer la responsabilité civile contractuelle à la responsabilité délictuelle ?

La première concerne un préjudice subi dans un contrat, la seconde hors contrat
La première répare un dommage corporel, la seconde un dommage exclusivement financier
La première concerne un défaut de validité, la seconde une inexécution contractuelle
La première dépend d’une décision judiciaire, la seconde d’une clause contractuelle

La première concerne un préjudice subi dans un contrat, la seconde hors contrat

Explication

La responsabilité contractuelle répare le préjudice subi dans le cadre d’un contrat, tandis que la responsabilité délictuelle concerne un dommage survenu hors de toute relation contractuelle. La validité du contrat et la nature du dommage ne suffisent pas à établir cette distinction.

25. Quels éléments doivent être réunis pour engager la responsabilité contractuelle ?

Une promesse unilatérale, une faute pénale et une perte financière
Un contrat annulé, une inexécution étrangère et un dommage éventuel
Une clause résolutoire, une mise en demeure et une décision judiciaire
Un contrat valide, une inexécution et un dommage causé au cocontractant

Un contrat valide, une inexécution et un dommage causé au cocontractant

Explication

La responsabilité contractuelle suppose cumulativement un contrat valide, une inexécution contractuelle et un dommage subi par le cocontractant. Une clause résolutoire ou une décision judiciaire peut concerner la résolution, mais ne constitue pas une condition générale de cette responsabilité.

26. Quel ensemble de conditions caractérise la force majeure en matière contractuelle ?

Un événement hors contrôle, imprévisible et impossible à éviter par des mesures appropriées
Une difficulté économique connue, temporaire et surmontable par une meilleure organisation
Un événement extérieur, dommageable et accepté par les parties lors de la conclusion
Une inexécution volontaire, prévisible et liée à une décision commerciale du débiteur

Un événement hors contrôle, imprévisible et impossible à éviter par des mesures appropriées

Explication

La force majeure suppose un événement échappant au contrôle du débiteur, imprévisible lors de la conclusion et dont les effets ne peuvent être évités par des mesures appropriées. Une difficulté surmontable ou une inexécution volontaire reste imputable au débiteur.

27. Quel effet la force majeure peut-elle produire sur la responsabilité du débiteur et sur le contrat ?

Elle entraîne la nullité du contrat parce que l’événement existait avant sa conclusion
Elle établit sa faute et impose la poursuite du contrat malgré l’impossibilité d’exécuter
Elle exclut en principe sa responsabilité et peut mettre fin au contrat si l’exécution devient impossible
Elle suspend sa responsabilité mais transforme automatiquement l’obligation en dommages-intérêts

Elle exclut en principe sa responsabilité et peut mettre fin au contrat si l’exécution devient impossible

Explication

La force majeure exclut en principe la responsabilité du débiteur et peut conduire à la fin du contrat lorsque l’exécution est devenue impossible. Elle ne rend pas le débiteur fautif et ne transforme pas automatiquement l’obligation en indemnisation.

28. Dans l’application de l’adage « res perit debitori », qui supporte les risques lorsque la force majeure rend l’obligation impossible ?

Le propriétaire du bien concerné par la perte
Le débiteur de l’obligation impossible à exécuter
Le juge qui constate l’impossibilité d’exécuter le contrat
Le créancier qui attendait l’exécution de la prestation

Le débiteur de l’obligation impossible à exécuter

Explication

« Res perit debitori » signifie que les risques de l’inexécution due à la force majeure pèsent sur le débiteur de l’obligation devenue impossible. La règle « res perit domino » attribue plutôt la perte au propriétaire dans les contrats translatifs.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur Droit des contrats.

Qu'est-ce qu'un contrat en droit français ?

Un accord de volontés entre plusieurs personnes créant ou modifiant des obligations.

Quelle branche du droit inclut le droit des contrats ?

Le droit des obligations.

En quelle année le Code civil français a-t-il codifié le droit des contrats ?

En 1804.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Droit des contrats.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM