QCM : Introduction générale au droit — 38 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise le droit objectif et les droits subjectifs ?

Le droit objectif correspond aux décisions judiciaires, tandis que les droits subjectifs correspondent aux usages sociaux
Le droit objectif concerne la morale collective, tandis que les droits subjectifs concernent la justice publique
Le droit objectif désigne les avantages individuels, tandis que les droits subjectifs forment les règles sociales
Le droit objectif regroupe les règles sociales, tandis que les droits subjectifs sont des prérogatives individuelles

Le droit objectif regroupe les règles sociales, tandis que les droits subjectifs sont des prérogatives individuelles

Explication

Le droit objectif rassemble les règles qui organisent les rapports sociaux, alors que les droits subjectifs sont les pouvoirs ou avantages reconnus à une personne. Confondre ces notions revient à attribuer aux droits subjectifs la fonction générale d’organisation des règles.

2. Quelle fonction du droit contribue directement à éviter que les rapports sociaux soient dominés par la force ?

Il transforme les désaccords sociaux en obligations morales personnelles
Il remplace les décisions publiques par des choix individuels négociés
Il accorde à chaque personne une liberté supérieure à celle des autres
Il garantit l’ordre social et prévient les conflits entre les personnes

Il garantit l’ordre social et prévient les conflits entre les personnes

Explication

Le droit organise la vie collective, prévient les conflits et les violences et empêche que s’impose la loi du plus fort. La recherche d’une liberté individuelle supérieure ne constitue pas sa fonction générale.

3. Quelle différence oppose principalement la sanction du droit à celle de la morale ?

Le droit vise la perfection individuelle, tandis que la morale organise les rapports sociaux au moyen de règles étatiques
Le droit dépend des convictions religieuses, tandis que la morale repose sur des obligations codifiées par l’État
Le droit est sanctionné par la puissance publique, tandis que la morale relève notamment du remords ou de la réprobation sociale
Le droit est sanctionné par la culpabilité personnelle, tandis que la morale est appliquée par les tribunaux publics

Le droit est sanctionné par la puissance publique, tandis que la morale relève notamment du remords ou de la réprobation sociale

Explication

Les règles juridiques sont obligatoires et peuvent être imposées par la puissance publique, tandis que la morale est notamment sanctionnée par le remords ou la réprobation sociale. Attribuer les sanctions morales aux tribunaux inverse la distinction entre ces deux systèmes normatifs.

4. Dans quelle situation l’équité permet-elle d’adapter l’application du droit ?

Lorsqu’une personne exerce un droit sans tenir compte des effets de sa décision sur autrui
Lorsqu’une règle générale est appliquée en tenant compte des circonstances particulières pour parvenir à une solution plus juste
Lorsqu’une décision écarte toute règle juridique afin de suivre une préférence personnelle du juge
Lorsqu’une règle est remplacée par une pratique répétée considérée comme obligatoire par la population

Lorsqu’une règle générale est appliquée en tenant compte des circonstances particulières pour parvenir à une solution plus juste

Explication

L’équité permet de prendre en considération les circonstances particulières afin d’aboutir à une solution plus juste dans l’application de la règle. Elle ne consiste pas à abandonner toute règle juridique au profit d’une préférence personnelle.

5. Quelle opposition distingue principalement le système romano-germanique de la Common Law ?

Le premier refuse la codification, tandis que la seconde fonde ses décisions sur des lois civiles réunies dans un code
Le premier privilégie les décisions judiciaires, tandis que la seconde organise les règles autour de textes constitutionnels détaillés
Le premier privilégie les lois et les codes, tandis que la seconde s’appuie davantage sur la jurisprudence et les précédents judiciaires
Le premier s’appuie sur les coutumes locales, tandis que la seconde repose sur des codes civils systématiquement regroupés

Le premier privilégie les lois et les codes, tandis que la seconde s’appuie davantage sur la jurisprudence et les précédents judiciaires

Explication

La famille romano-germanique est principalement structurée par la loi écrite, les codes et la systématisation des règles, alors que la Common Law accorde un rôle central aux décisions judiciaires et aux précédents. La proposition qui attribue la priorité aux décisions judiciaires au premier système inverse cette caractéristique.

6. Comment définir la coutume comme source du droit ?

Une opinion morale partagée par un groupe sans effet sur les droits et les obligations
Une décision judiciaire rendue dans une affaire particulière puis publiée dans un recueil officiel
Une règle non écrite issue d’usages répétés et considérés comme obligatoires par la population
Une règle écrite adoptée par une autorité compétente après une procédure législative

Une règle non écrite issue d’usages répétés et considérés comme obligatoires par la population

Explication

La coutume naît de pratiques répétées que la population considère comme obligatoires, sans être formulée à l’origine dans un texte. Une loi, au contraire, est une règle écrite adoptée par une autorité compétente.

7. Quel événement a posé les bases du droit moderne français en mettant fin à l’organisation juridique de l’Ancien Régime ?

La Révolution française de 1789
La promulgation du Code civil en 1804
La loi de séparation des Églises et de l’État de 1905
La création de la Common Law au Moyen Âge

La Révolution française de 1789

Explication

La Révolution française de 1789 a rompu avec l’organisation juridique de l’Ancien Régime et a posé les bases du droit moderne français. Le Code civil de 1804 constitue une étape ultérieure de cette évolution.

8. Quel est l’effet principal de la codification administrative dite « à droit constant » ?

Elle remplace les lois écrites par des décisions judiciaires répétées
Elle transforme les usages sociaux en règles adoptées par le Parlement
Elle réforme les règles anciennes en introduisant de nouvelles solutions juridiques
Elle regroupe les textes existants sans modifier leur contenu juridique

Elle regroupe les textes existants sans modifier leur contenu juridique

Explication

La codification à droit constant rassemble et ordonne des textes existants sans en modifier le contenu. La codification classique, à l’inverse, peut moderniser et réformer le droit.

9. Quelle distinction oppose les personnes aux choses en droit ?

Les personnes et les choses possèdent la personnalité juridique, mais leurs obligations relèvent de régimes différents
Les personnes sont titulaires de droits et d’obligations, tandis que les choses sont des objets soumis au droit de propriété
Les personnes sont des biens incorporels, tandis que les choses sont des sujets capables d’exercer leurs droits
Les personnes sont des objets de propriété, tandis que les choses disposent de droits et d’obligations propres

Les personnes sont titulaires de droits et d’obligations, tandis que les choses sont des objets soumis au droit de propriété

Explication

Les personnes sont des sujets de droit capables d’avoir des droits et des obligations, tandis que les choses sont des objets de droit soumis notamment à la propriété. Attribuer aux choses la qualité de sujets de droit inverse cette distinction fondamentale.

10. Quelle différence caractérise une personne physique et une personne morale ?

La personne physique existe par un contrat, tandis que la personne morale existe sans reconnaissance juridique particulière
La personne physique représente une organisation, tandis que la personne morale correspond à chacun de ses membres
La personne physique est un être humain, tandis que la personne morale est un groupement doté d’une personnalité juridique distincte
La personne physique est un groupement de biens, tandis que la personne morale est un être humain reconnu par l’état civil

La personne physique est un être humain, tandis que la personne morale est un groupement doté d’une personnalité juridique distincte

Explication

Une personne physique est un être humain, tandis qu’une personne morale est un groupement de personnes ou de biens auquel le droit reconnaît une personnalité distincte. Une personne morale ne se confond donc pas avec chacun de ses membres.

11. Que signifie posséder la personnalité juridique ?

Pouvoir exercer soi-même tous ses droits sans assistance ni représentation
Avoir l’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations
Être autorisé à conclure tout contrat sans condition liée à son âge
Disposer d’un patrimoine réservé aux personnes capables de gérer leurs biens

Avoir l’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations

Explication

La personnalité juridique est l’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations, reconnue aux personnes physiques nées vivantes et viables ainsi qu’aux personnes morales. Elle ne signifie pas que toute personne peut exercer seule tous ses droits.

12. Une personne peut avoir un droit mais être incapable de l’exercer seule : quelle distinction cette situation illustre-t-elle ?

La capacité de jouissance concerne les obligations, tandis que la capacité d’exercice concerne exclusivement les biens possédés
La capacité de jouissance concerne l’aptitude à avoir des droits, tandis que la capacité d’exercice concerne leur exercice autonome
La capacité de jouissance concerne l’exercice autonome des droits, tandis que la capacité d’exercice concerne leur simple existence
La capacité de jouissance concerne les personnes morales, tandis que la capacité d’exercice concerne les personnes physiques majeures

La capacité de jouissance concerne l’aptitude à avoir des droits, tandis que la capacité d’exercice concerne leur exercice autonome

Explication

La capacité de jouissance permet d’être titulaire de droits et d’obligations, tandis que la capacité d’exercice permet de les exercer soi-même sans assistance ni représentation. Une limitation de l’exercice n’empêche donc pas nécessairement la titularité du droit.

13. Dans un syllogisme juridique, quel élément constitue la mineure ?

La sanction prévue par la règle invoquée
La règle générale applicable au litige
Les faits juridiquement qualifiés de l’affaire
La décision rendue par la juridiction saisie

Les faits juridiquement qualifiés de l’affaire

Explication

La mineure correspond aux faits de l’affaire après leur qualification juridique, tandis que la majeure énonce la règle de droit applicable. Confondre la mineure avec la règle générale revient donc à inverser les deux étapes du raisonnement.

14. Quel droit régit un contrat conclu entre deux particuliers lorsque l’un d’eux réside dans un autre État ?

Le droit public, en raison de la présence d’un État étranger
Le droit international privé, en raison de l’élément d’extranéité
Le droit pénal international, car le contrat dépasse une frontière
Le droit interne, car le contrat reste conclu entre particuliers

Le droit international privé, en raison de l’élément d’extranéité

Explication

Le droit international privé concerne les rapports entre particuliers comportant un élément d’extranéité, comme une résidence dans un autre État. Le droit interne vise plutôt les situations dépourvues de rattachement international.

15. Quelle fonction caractérise principalement le droit public ?

Prévoir les sanctions disciplinaires des professions réglementées
Organiser l’État et encadrer ses rapports avec les particuliers
Régler les contrats et les successions entre particuliers
Déterminer les règles applicables aux relations internationales privées

Organiser l’État et encadrer ses rapports avec les particuliers

Explication

Le droit public organise l’État et les collectivités publiques et régit leurs relations avec les particuliers. Les rapports entre particuliers relèvent principalement du droit privé, même lorsqu’ils concernent une activité réglementée.

16. Quelle affirmation décrit correctement le droit privé ?

Il organise les institutions de l’État et les pouvoirs des collectivités publiques
Il détermine les relations entre États et les règles de responsabilité internationale
Il fixe la structure constitutionnelle et les principes fondamentaux de la République
Il régit les rapports entre particuliers et comprend le droit civil comme droit commun

Il régit les rapports entre particuliers et comprend le droit civil comme droit commun

Explication

Le droit privé gouverne les rapports des particuliers entre eux, et le droit civil en constitue le droit commun. L’organisation de l’État et la structure constitutionnelle appartiennent au domaine du droit public.

17. Qu’appelle-t-on le droit positif ?

L’ensemble des règles juridiques en vigueur dans un État à un moment donné
L’ensemble des propositions destinées à modifier le droit dans les années futures
L’ensemble des principes moraux guidant la conduite des citoyens
L’ensemble des décisions judiciaires rendues par les juridictions internationales

L’ensemble des règles juridiques en vigueur dans un État à un moment donné

Explication

Le droit positif regroupe les règles juridiquement applicables dans un État à une période donnée. Les propositions d’évolution future relèvent du droit prospectif et ne constituent pas encore le droit en vigueur.

18. Que détermine principalement une Constitution ?

Les conditions de validité des contrats conclus entre personnes privées
Les modalités de règlement des différends entre entreprises de nationalités différentes
Les règles de compétence applicables aux tribunaux dans chaque litige civil
La forme de l’État, l’exercice du pouvoir et les principes auxquels il est attaché

La forme de l’État, l’exercice du pouvoir et les principes auxquels il est attaché

Explication

La Constitution fixe notamment la forme de l’État, la dévolution et l’exercice du pouvoir ainsi que les principes fondamentaux auxquels l’État adhère. Les contrats privés et les litiges entre entreprises relèvent d’autres branches du droit.

19. Quel ensemble appartient au bloc de constitutionnalité français ?

Les directives européennes, les circulaires ministérielles et les conventions collectives
La Constitution, la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement
Les lois ordinaires, les règlements administratifs et les décisions des juridictions judiciaires
Les traités commerciaux, les contrats privés et les usages professionnels reconnus

La Constitution, la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend notamment la Constitution, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement, ainsi que certains principes fondamentaux. Les lois ordinaires et les actes administratifs n’en font pas partie.

20. Selon l’article 55 de la Constitution, quelle est la place d’un traité régulièrement ratifié et appliqué réciproquement ?

Il est supérieur à la loi, mais demeure inférieur à la Constitution
Il est inférieur à la loi, car la loi exprime directement la volonté nationale
Il a la même valeur que la loi, quelle que soit la réciprocité entre les États
Il est supérieur à la Constitution, car il engage la France au niveau international

Il est supérieur à la loi, mais demeure inférieur à la Constitution

Explication

L’article 55 reconnaît aux traités régulièrement ratifiés ou approuvés une autorité supérieure à celle des lois sous condition de réciprocité. La Constitution reste toutefois la norme suprême dans cette hiérarchie.

21. Quelle est la nature et l’objet principal de la Convention européenne des droits de l’homme ?

Un traité international qui protège les droits et libertés fondamentaux
Une déclaration politique dépourvue d’effets dans les ordres juridiques nationaux
Un règlement européen qui harmonise les procédures civiles des États membres
Une constitution nationale qui organise les pouvoirs publics français

Un traité international qui protège les droits et libertés fondamentaux

Explication

La Convention est un traité international signé à Rome qui protège les droits et libertés fondamentaux. Elle n’est donc ni la Constitution française ni une simple déclaration dépourvue d’effets juridiques.

22. Quel effet la ratification de la Convention européenne par la France en 1974 a-t-elle produit ?

Elle a supprimé la compétence des juridictions françaises en matière de droits
Elle a remplacé la Constitution française par un texte européen
Elle a permis son intégration à l’ordre juridique français
Elle a réservé son application aux relations diplomatiques entre États

Elle a permis son intégration à l’ordre juridique français

Explication

La ratification française en 1974 a permis l’intégration de la Convention à l’ordre juridique français. Elle n’a ni remplacé la Constitution ni retiré aux juridictions françaises leur rôle dans la protection des droits.

23. Lequel de ces droits est expressément garanti par la Convention européenne des droits de l’homme ?

Le droit à un procès équitable
Le droit à une exonération fiscale générale
Le droit à une nationalité choisie librement
Le droit à une fonction publique déterminée

Le droit à un procès équitable

Explication

La Convention garantit notamment le droit à un procès équitable, ainsi que le droit à la vie, la vie privée et familiale et plusieurs libertés. Les autres propositions ne correspondent pas aux garanties énumérées dans cette Convention.

24. Quelle autorité la Convention européenne des droits de l’homme possède-t-elle en droit français selon l’article 55 de la Constitution ?

Une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve des conditions constitutionnelles
Une autorité supérieure à celle de la Constitution, en raison de son objet protecteur
Une autorité inférieure à celle des lois, car elle reste un engagement international
Une autorité identique à celle des règlements, sans effet sur les lois françaises

Une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve des conditions constitutionnelles

Explication

En application de l’article 55, la Convention bénéficie d’une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve des conditions prévues par cet article. Cette supériorité ne signifie pas qu’elle prime sur la Constitution.

25. Quelle distinction caractérise le droit primaire et le droit dérivé de l’Union européenne ?

Le droit primaire regroupe les directives, tandis que le droit dérivé comprend les constitutions nationales.
Le droit primaire concerne les États membres, tandis que le droit dérivé concerne les juridictions nationales.
Le droit primaire est adopté par les institutions européennes, tandis que le droit dérivé figure dans les traités fondateurs.
Le droit primaire repose sur les traités fondateurs, tandis que le droit dérivé est produit par les institutions européennes.

Le droit primaire repose sur les traités fondateurs, tandis que le droit dérivé est produit par les institutions européennes.

Explication

Le droit primaire est constitué par les traités fondateurs, alors que le droit dérivé est élaboré par les institutions de l’Union. Confondre ces catégories revient à attribuer aux institutions européennes le contenu des traités eux-mêmes.

26. Quelle différence distingue les règlements européens des directives européennes ?

Le règlement concerne les institutions européennes, tandis que la directive s’adresse aux collectivités territoriales.
Le règlement est directement applicable, tandis que la directive fixe un résultat devant en principe être transposé.
Le règlement doit être transposé, tandis que la directive s’applique directement dans chaque État membre.
Le règlement fixe un objectif général, tandis que la directive impose un texte identique dans tous les États.

Le règlement est directement applicable, tandis que la directive fixe un résultat devant en principe être transposé.

Explication

Un règlement européen s’applique directement dans les États membres, tandis qu’une directive impose un résultat qui doit en principe être intégré au droit interne. La transposition concerne donc la directive, et non le règlement.

27. Quelle conséquence découle du principe de primauté du droit de l’Union européenne ?

Une loi française contraire à une norme européenne est automatiquement remplacée par un règlement administratif.
Une loi française contraire à une norme européenne doit être écartée.
Une loi française contraire à une norme européenne doit être appliquée avant celle-ci.
Une loi française contraire à une norme européenne suspend l’application des traités européens.

Une loi française contraire à une norme européenne doit être écartée.

Explication

La primauté impose de faire prévaloir le droit de l’Union sur une règle nationale incompatible, qui doit alors être écartée. Cette règle ne signifie pas qu’un règlement administratif remplace automatiquement la loi nationale.

28. Que signifie le principe de subsidiarité dans l’Union européenne ?

L’Union peut intervenir dans toute matière dès qu’un État membre le demande.
L’Union intervient dans les domaines qui lui sont attribués par les traités.
L’Union exerce prioritairement les compétences relevant des collectivités territoriales.
L’Union écarte les compétences nationales dès qu’une politique commune est envisagée.

L’Union intervient dans les domaines qui lui sont attribués par les traités.

Explication

La subsidiarité signifie que l’Union agit dans les domaines de compétence que les traités lui attribuent. Elle ne constitue pas une règle permettant à l’Union d’intervenir dans toute matière à la demande d’un État.

29. Quelle institution émet une loi dans le système juridique français ?

Le Conseil d’État, qui exerce le pouvoir constituant.
Le Gouvernement, qui exerce le pouvoir réglementaire.
Le Président de la République, qui exerce le pouvoir juridictionnel.
Le Parlement, qui exerce le pouvoir législatif.

Le Parlement, qui exerce le pouvoir législatif.

Explication

La loi est un texte adopté par le pouvoir législatif, c’est-à-dire le Parlement. Le Gouvernement produit principalement des actes réglementaires, ce qui correspond à une catégorie juridique différente.

30. Comment se répartissent l’initiative et le vote des lois ?

Le Parlement présente les projets, le Président les propositions, et le Conseil constitutionnel vote.
Le Premier ministre présente les projets, les parlementaires les propositions, et le Parlement vote.
Les parlementaires présentent les projets, le Premier ministre les propositions, et le Conseil d’État vote.
Le Président présente les projets, les ministres les propositions, et le Gouvernement vote.

Le Premier ministre présente les projets, les parlementaires les propositions, et le Parlement vote.

Explication

L’initiative appartient au Premier ministre pour les projets de loi et aux parlementaires pour les propositions de loi, tandis que le vote relève du Parlement. Le Gouvernement peut donc être à l’origine d’un projet sans être l’organe qui vote la loi.

31. Quelles étapes une loi doit-elle suivre pour devenir applicable ?

Elle doit être votée, approuvée par le préfet puis publiée par le Conseil constitutionnel.
Elle doit être promulguée, contrôlée par le Conseil d’État puis votée par le Président.
Elle doit être votée, promulguée par le Président puis publiée au Journal officiel.
Elle doit être publiée, votée par le Gouvernement puis promulguée par le Parlement.

Elle doit être votée, promulguée par le Président puis publiée au Journal officiel.

Explication

La loi devient applicable après son vote, sa promulgation par le Président de la République et sa publication au Journal officiel. La publication ne remplace donc ni le vote parlementaire ni la promulgation présidentielle.

32. Quelle règle s’applique en principe à la promulgation et à l’entrée en vigueur d’une loi ?

Le Parlement dispose de 15 jours pour la promulguer, et elle entre en vigueur avant sa publication.
Le Président dispose de 15 jours pour la promulguer, et elle entre en vigueur le lendemain de sa publication.
Le Président dispose de 30 jours pour la promulguer, et elle entre en vigueur le jour de son vote.
Le Gouvernement dispose de 10 jours pour la promulguer, et elle entre en vigueur après son décret d’application.

Le Président dispose de 15 jours pour la promulguer, et elle entre en vigueur le lendemain de sa publication.

Explication

Le Président de la République dispose de 15 jours pour promulguer la loi, laquelle entre en principe en vigueur le lendemain de sa publication. La promulgation précède donc la publication, et l’entrée en vigueur suit en principe cette publication.

33. Quelle est la place des règlements administratifs dans la hiérarchie des normes ?

Ils sont pris par les citoyens pour compléter les lois et leur sont indépendants.
Ils sont pris par l’exécutif pour appliquer les lois et leur sont inférieurs.
Ils sont pris par les juridictions pour interpréter les lois et leur sont équivalents.
Ils sont pris par le Parlement pour modifier les lois et leur sont supérieurs.

Ils sont pris par l’exécutif pour appliquer les lois et leur sont inférieurs.

Explication

Les règlements administratifs sont des actes de l’exécutif destinés à assurer l’application des lois et restent inférieurs à celles-ci. Ils ne peuvent donc pas modifier la hiérarchie en plaçant une norme réglementaire au-dessus de la loi.

34. Quelle correspondance entre les types de décrets et leurs autorités est exacte ?

Le décret simple est signé par le ministre compétent, celui en Conseil des ministres par le Parlement, et celui en Conseil d’État intervient après consultation du Premier ministre.
Le décret simple est signé par le Président, celui en Conseil des ministres par le Premier ministre, et celui en Conseil d’État intervient après consultation du Parlement.
Le décret simple est signé par le Premier ministre, celui en Conseil des ministres par le Président, et celui en Conseil d’État intervient après consultation de ce conseil.
Le décret simple est signé par le Conseil d’État, celui en Conseil des ministres par le Gouvernement, et celui en Conseil d’État intervient après consultation du Président.

Le décret simple est signé par le Premier ministre, celui en Conseil des ministres par le Président, et celui en Conseil d’État intervient après consultation de ce conseil.

Explication

Le décret simple est signé par le Premier ministre, tandis que le décret en Conseil des ministres est signé par le Président après délibération de ce conseil. Le décret en Conseil d’État se caractérise, quant à lui, par la consultation de cette institution, et non par une signature parlementaire.

35. Quelle caractéristique permet de distinguer une véritable jurisprudence d’une décision judiciaire isolée ?

Elle est publiée dans une revue spécialisée de droit
Elle provient d’une décision rendue par la juridiction la plus élevée
Elle concerne une affaire présentant un enjeu juridique important
Elle résulte de plusieurs décisions convergentes dans une même matière

Elle résulte de plusieurs décisions convergentes dans une même matière

Explication

La jurisprudence repose sur un ensemble de décisions allant dans le même sens, et non sur un jugement unique. Une décision importante ou publiée reste isolée tant qu’elle ne s’inscrit pas dans une orientation jurisprudentielle répétée.

36. Lorsqu’un texte juridique est silencieux sur une situation nouvelle, quelle intervention de la jurisprudence peut contribuer à résoudre cette difficulté ?

Elle comble la lacune en dégageant une solution ou un principe général
Elle transforme automatiquement l’usage professionnel en règle juridique
Elle remplace le texte légal par une analyse doctrinale contradictoire
Elle suspend l’application de la règle jusqu’à une réforme parlementaire

Elle comble la lacune en dégageant une solution ou un principe général

Explication

La jurisprudence peut compléter les textes lacunaires et dégager des principes généraux afin d’apporter une solution juridique. La doctrine peut éclairer cette évolution, mais elle n’intervient pas directement comme créatrice de droit.

37. À quelles conditions un usage peut-il acquérir la valeur d’une coutume juridique ?

Il doit être écrit, codifié, uniforme et adopté par le législateur
Il doit être professionnel, confidentiel, constant et plus précis que la loi
Il doit être ancien, général, répété et compatible avec la loi
Il doit être récent, local, occasionnel et approuvé par un juge

Il doit être ancien, général, répété et compatible avec la loi

Explication

La coutume repose sur un usage ancien, général et répété, qui peut devenir une source du droit s’il ne contredit pas la loi. Un usage local ou occasionnel ne remplit pas, à lui seul, ces conditions.

38. Quel rôle la doctrine joue-t-elle principalement dans l’ordre juridique ?

Elle analyse le droit et peut influencer le législateur et les juridictions
Elle adopte les lois et impose leur application aux juridictions
Elle rend les décisions de justice et fixe directement les sanctions
Elle transforme les pratiques sociales en règles contraignantes sans contrôle

Elle analyse le droit et peut influencer le législateur et les juridictions

Explication

La doctrine rassemble les analyses et commentaires des spécialistes du droit et peut orienter le législateur ainsi que la jurisprudence. Elle exerce une influence intellectuelle, mais ne crée pas directement le droit.

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Quelle est la différence entre droit objectif et droits subjectifs ?

Le droit objectif regroupe les règles de conduite, les droits subjectifs sont des prérogatives individuelles.

Quelles fonctions principales remplit le droit dans la société ?

Il organise la vie collective, garantit l’ordre social, prévient conflits et violences.

Sur quoi repose le droit et comment est-il sanctionné ?

Le droit repose sur des règles étatiques obligatoires sanctionnées par la puissance publique.

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