QCM : Urbanisme opérationnel et documents d’urbanisme — 65 questions
Questions et réponses du QCM
1. Que désigne principalement le droit de l’urbanisme ?
La transmission successorale des immeubles
L’affectation et l’aménagement de l’espace
La responsabilité des constructeurs envers leurs clients
Les rapports de propriété entre personnes privées
L’affectation et l’aménagement de l’espace
Explication
Le droit de l’urbanisme regroupe les règles relatives à l’affectation et à l’aménagement de l’espace. Les rapports de propriété relèvent plutôt du droit des biens, qui constitue la confusion classique à éviter.
2. Pourquoi le droit de l’urbanisme relève-t-il largement d’une police administrative spéciale ?
Parce qu’il organise les contrats conclus entre propriétaires privés
Parce qu’il règle les successions portant sur des immeubles
Parce qu’il prescrit des sanctions et vise l’intérêt général
Parce qu’il protège principalement les créanciers hypothécaires
Parce qu’il prescrit des sanctions et vise l’intérêt général
Explication
Le droit de l’urbanisme est une police administrative spéciale puisqu’il prévoit des prescriptions et des sanctions au service d’une finalité d’intérêt général. Il ne se définit donc pas par l’organisation des rapports contractuels ou successoraux entre particuliers.
3. Quelle mesure la loi Cornudet du 14 mars 1919 a-t-elle imposée aux villes de plus de 10 000 habitants ?
Un règlement national uniforme applicable aux communes sous un an
Des projets d’aménagement, d’embellissement et d’extension sous trois ans
Une autorisation préalable de tout projet de lotissement sous deux ans
Un plan local d’urbanisme opposable dans chaque commune sous cinq ans
Des projets d’aménagement, d’embellissement et d’extension sous trois ans
Explication
La loi Cornudet de 1919 a imposé aux villes de plus de 10 000 habitants des projets d’aménagement, d’embellissement et d’extension dans un délai de trois ans. L’autorisation des lotissements correspond à une évolution distincte associée à la loi de 1924.
4. Quelle différence caractérisait en 1967 le schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme par rapport au plan d’occupation des sols ?
Le schéma directeur fixait des règles patrimoniales, tandis que le plan d’occupation des sols protégeait la sécurité publique
Le schéma directeur était communal et impératif, tandis que le plan d’occupation des sols était supracommunal et indicatif
Le schéma directeur concernait les lotissements, tandis que le plan d’occupation des sols organisait les sanctions pénales
Le schéma directeur était supracommunal et incitatif, tandis que le plan d’occupation des sols était communal et opposable
Le schéma directeur était supracommunal et incitatif, tandis que le plan d’occupation des sols était communal et opposable
Explication
Le schéma directeur visait le long terme à l’échelle supracommunale avec des règles incitatives non opposables, alors que le plan d’occupation des sols s’appliquait au cadre communal avec des règles impératives opposables. La distinction repose donc sur l’échelle, la temporalité et la portée juridique.
5. À quelles normes les règles d’urbanisme doivent-elles se conformer en vertu de la hiérarchie des normes ?
Aux seuls règlements nationaux et documents d’urbanisme locaux
À la Constitution, aux traités internationaux et au droit communautaire
Aux seules délibérations communales et décisions des maires
Aux usages professionnels, contrats privés et règlements de copropriété
À la Constitution, aux traités internationaux et au droit communautaire
Explication
La hiérarchie des normes impose aux règles d’urbanisme de respecter la Constitution, les traités internationaux et le droit communautaire. Les documents locaux et les décisions communales doivent eux-mêmes s’inscrire dans cet ensemble supérieur.
6. Quelle distinction décrit correctement la compatibilité et la prise en compte entre normes d’urbanisme ?
La compatibilité concerne les contrats privés, tandis que la prise en compte concerne les sanctions administratives
La compatibilité s’applique aux propriétaires, tandis que la prise en compte s’applique aux seules collectivités territoriales
La compatibilité impose de reproduire intégralement la norme supérieure, tandis que la prise en compte permet de l’écarter sans justification
La compatibilité interdit de faire obstacle à la norme supérieure, tandis que la prise en compte impose une exigence moins stricte
La compatibilité interdit de faire obstacle à la norme supérieure, tandis que la prise en compte impose une exigence moins stricte
Explication
La compatibilité exige qu’un document inférieur ne fasse pas obstacle à l’application du document supérieur. La prise en compte correspond à une exigence moins stricte, qui ne se confond pas avec une reproduction intégrale ni avec la possibilité d’écarter librement la norme concernée.
7. Quand le règlement national d’urbanisme a-t-il été instauré et dans quel but principal ?
Par une loi du 26 janvier 1995 pour encadrer la compatibilité des documents
Par un décret du 14 mars 1919 pour organiser les extensions urbaines
Par un décret du 29 août 1955 pour unifier les règles d’urbanisme sur le territoire
Par une loi du 7 janvier 1983 pour transférer l’urbanisme aux communes
Par un décret du 29 août 1955 pour unifier les règles d’urbanisme sur le territoire
Explication
Le règlement national d’urbanisme a été instauré par un décret pris en Conseil d’État le 29 août 1955 afin d’unifier les règles d’urbanisme à l’échelle nationale. La loi de 1983 concerne la décentralisation et la constructibilité limitée, non la création du règlement national.
8. Quels domaines relèvent notamment des règles nationales d’urbanisme ?
Les contrats de construction, les assurances, les salaires et la fiscalité nationale
Les successions immobilières, les baux privés, les hypothèques et les donations
La salubrité, la sécurité, la desserte, les espaces naturels et le patrimoine
Les élections locales, les marchés publics, les associations et les procédures pénales
La salubrité, la sécurité, la desserte, les espaces naturels et le patrimoine
Explication
Les règles nationales d’urbanisme concernent notamment la salubrité et la sécurité publiques, la desserte, la protection des espaces naturels et du patrimoine, ainsi que plusieurs intérêts collectifs. Elles ne régissent pas les rapports successoraux, les contrats privés ou l’organisation électorale.
9. Dans quelle situation la règle de constructibilité limitée impose-t-elle en principe le refus d’une autorisation ?
Lorsqu’une construction respecte les règles locales applicables dans une zone constructible
Dans une commune dotée d’un plan local d’urbanisme, au cœur d’une partie déjà urbanisée
Lorsqu’un terrain dispose d’une desserte suffisante et se situe près d’un équipement public
En l’absence de plan local d’urbanisme ou de carte communale, hors des parties urbanisées
En l’absence de plan local d’urbanisme ou de carte communale, hors des parties urbanisées
Explication
La constructibilité limitée s’applique lorsqu’il n’existe ni plan local d’urbanisme ni carte communale et que le terrain se trouve hors des parties urbanisées. La présence d’un document local ou l’appartenance à une partie urbanisée modifie le cadre d’analyse.
10. Quelle réforme est associée à la loi du 7 janvier 1983 en matière d’urbanisme ?
La création des schémas directeurs supracommunaux et des plans d’occupation des sols
La décentralisation de l’urbanisme au profit des communes et l’instauration de la constructibilité limitée
La reconnaissance du zonage par le juge administratif et la planification urbaine
La création du règlement national d’urbanisme et l’unification des règles sur le territoire
La décentralisation de l’urbanisme au profit des communes et l’instauration de la constructibilité limitée
Explication
La loi du 7 janvier 1983 a transféré une partie des compétences d’urbanisme aux communes et instauré la règle de constructibilité limitée. Le règlement national et les instruments de planification mentionnés correspondent à d’autres étapes historiques.
11. À quelles communes la loi littorale s’applique-t-elle principalement ?
Aux communes situées dans les massifs montagneux présentant des handicaps liés au relief
Aux communes appartenant à un établissement public de coopération intercommunale urbain
Aux communes traversées par un axe routier national ou une voie ferrée importante
Aux communes riveraines des mers, de certains grands plans d’eau et de certains estuaires
Aux communes riveraines des mers, de certains grands plans d’eau et de certains estuaires
Explication
La loi littorale concerne les communes riveraines des mers et océans, de certains plans d’eau intérieurs et de certains estuaires ou deltas. La référence aux massifs montagneux relève plutôt de la loi montagne.
12. Quel est le principe applicable aux constructions situées hors des espaces urbanisés dans la bande des 100 mètres à compter de la limite haute du rivage ?
Elles sont permises lorsqu’elles se trouvent dans un espace proche du rivage
Elles sont admises si elles respectent les règles générales de hauteur
Elles sont autorisées après consultation du conseil municipal
Elles sont en principe interdites dans cette bande côtière
Elles sont en principe interdites dans cette bande côtière
Explication
En dehors des espaces urbanisés, la loi littorale rend en principe inconstructible la bande située à moins de 100 mètres de la limite haute du rivage. Les espaces proches du rivage obéissent à une règle différente, celle d’une urbanisation limitée sous conditions.
13. Une commune littorale souhaite étendre un quartier existant vers une zone non urbanisée. Quelle règle doit-elle respecter en principe ?
Réaliser l’extension en continuité d’une agglomération ou d’un village existant
Implanter les constructions à proximité immédiate de la limite haute du rivage
Créer un nouveau hameau isolé dès lors que sa surface reste limitée
Autoriser l’urbanisation dès qu’un équipement public est prévu dans le quartier
Réaliser l’extension en continuité d’une agglomération ou d’un village existant
Explication
La loi littorale impose en principe que l’extension de l’urbanisation se fasse en continuité des agglomérations et villages existants. La création d’un ensemble isolé ne répond pas à cette exigence, même si sa superficie est réduite.
14. Quelle loi a institué en 1985 un régime particulier de protection et de développement des zones de montagne ?
La loi du 9 janvier 1985, dite loi montagne
La loi du 3 janvier 1986 relative à la protection du littoral
La loi du 13 décembre 2000 relative à la solidarité urbaine
La loi du 7 janvier 1983 relative à la décentralisation
La loi du 9 janvier 1985, dite loi montagne
Explication
La loi du 9 janvier 1985, appelée loi montagne, a instauré un régime particulier pour protéger les zones de montagne et encadrer leur développement. La loi relative au littoral correspond à un autre dispositif de protection territoriale.
Une obligation contractuelle entre propriétaires portant sur l’usage d’une parcelle
Une autorisation administrative donnée à un propriétaire pour modifier son terrain
Un avantage accordé à un fonds dominant au bénéfice d’un fonds voisin
Une restriction au droit de propriété établie par la loi dans un but d’intérêt général
Une restriction au droit de propriété établie par la loi dans un but d’intérêt général
Explication
Une servitude d’utilité publique limite l’exercice du droit de propriété pour répondre à un objectif d’intérêt général et repose sur une législation particulière. L’avantage accordé à un fonds dominant caractérise plutôt une servitude civile.
16. Quel effet l’annexion d’une servitude d’utilité publique au plan local d’urbanisme produit-elle lors de l’instruction d’une demande d’autorisation ?
La servitude devient une simple recommandation sans effet sur la décision
La servitude transfère au préfet la compétence pour toute autorisation locale
La servitude rend inutile l’examen des autres règles du document d’urbanisme
La servitude doit être prise en compte pour délivrer l’autorisation d’urbanisme
La servitude doit être prise en compte pour délivrer l’autorisation d’urbanisme
Explication
Les servitudes d’utilité publique sont annexées au plan local d’urbanisme et s’imposent lors de la délivrance des autorisations d’urbanisme. Elles ne remplacent pas l’ensemble des autres règles applicables et ne transfèrent pas automatiquement la compétence au préfet.
17. Quel est l’effet d’un projet d’intérêt général sur le document d’urbanisme d’une commune ?
Le projet transforme automatiquement le document local en règlement national d’urbanisme
Le projet oblige les propriétaires privés à financer l’équipement prévu par la collectivité
Le projet permet au préfet de délivrer directement toutes les autorisations à la place de la commune
Le préfet peut imposer à la commune de prendre ce projet en compte dans son document d’urbanisme
Le préfet peut imposer à la commune de prendre ce projet en compte dans son document d’urbanisme
Explication
Un projet d’intérêt général est un équipement, un aménagement ou une mesure de protection que le préfet peut imposer à la commune de prendre en compte dans son document d’urbanisme. Le retrait de la compétence communale pour délivrer les autorisations relève plutôt de l’opération d’intérêt national.
18. Quelle est la fonction principale du schéma de cohérence territoriale ?
Organiser principalement l’urbanisme à l’échelle d’une seule commune
Délivrer les autorisations individuelles de construire dans chaque quartier
Harmoniser les politiques locales d’urbanisme à l’échelle intercommunale
Fixer directement les règles nationales applicables aux espaces agricoles
Harmoniser les politiques locales d’urbanisme à l’échelle intercommunale
Explication
Le SCOT est un document d’urbanisme intercommunal créé par la loi SRU de 2000 pour harmoniser les politiques locales. Le PLU organise principalement l’urbanisme à l’échelle communale et les autorisations relèvent de l’autorité compétente.
19. Quelle condition caractérise le périmètre d’un SCOT avant sa fixation par arrêté préfectoral ?
Il est fixé directement par l’établissement public après l’approbation du document final
Il peut regrouper des secteurs discontinus si chaque commune adopte un règlement identique
Il doit correspondre aux limites d’un seul département sans considération des déplacements
Il doit former un ensemble continu, sans enclave, tenant compte des mobilités et de l’emploi
Il doit former un ensemble continu, sans enclave, tenant compte des mobilités et de l’emploi
Explication
Le périmètre du SCOT doit être d’un seul tenant et sans enclave, tout en tenant compte des déplacements de population et des conditions d’emploi. Il est ensuite fixé par arrêté préfectoral sur proposition d’une majorité qualifiée des conseils municipaux.
20. Quel enchaînement correspond à la procédure d’élaboration d’un SCOT ?
Prescription, approbation, arrêt du projet, consultation, enquête publique, évaluation environnementale
Prescription, concertation et consultation, arrêt du projet, évaluation environnementale, enquête publique, approbation
Concertation, enquête publique, approbation, prescription, arrêt du projet, consultation
Approbation, prescription, enquête publique, concertation, évaluation environnementale, arrêt du projet
Prescription, concertation et consultation, arrêt du projet, évaluation environnementale, enquête publique, approbation
Explication
La procédure comprend successivement la prescription par l’établissement public, la concertation et la consultation, l’arrêt du projet, l’évaluation environnementale, l’enquête publique et l’approbation définitive. L’approbation intervient donc à la fin de la procédure.
21. À quel moment la délibération approuvant un SCOT devient-elle exécutoire ?
Après sa publication dans le document d’urbanisme communal
Dès son adoption par l’établissement public compétent
À l’issue de l’enquête publique précédant l’approbation
Deux mois après sa transmission au préfet
Deux mois après sa transmission au préfet
Explication
La délibération approuvant le SCOT devient exécutoire deux mois après sa transmission au préfet. L’adoption par l’établissement public constitue une étape nécessaire, mais elle ne produit pas immédiatement cet effet exécutoire.
22. Quelles sont les principales étapes de la procédure d’élaboration d’un SCOT ?
La consultation préfectorale, la modification et la publication
L’établissement du projet, son approbation et son entrée en vigueur
La prescription, l’enquête publique et la révision décennale
La concertation, le zonage et la délivrance des autorisations
L’établissement du projet, son approbation et son entrée en vigueur
Explication
L’élaboration du SCOT se déroule en trois étapes : établir le projet, l’approuver, puis le faire entrer en vigueur. La révision décennale relève de la gestion ultérieure du schéma et non de son élaboration initiale.
23. Quel organisme élabore le SCOT ?
Un établissement public de coopération intercommunale spécialement institué à cet effet
Une commission départementale réunissant les services de l’État
Le conseil municipal de la commune la plus peuplée du périmètre
Le préfet du département chargé de coordonner les politiques territoriales
Un établissement public de coopération intercommunale spécialement institué à cet effet
Explication
Le SCOT est élaboré par un EPCI spécialement institué pour cette mission. Le préfet peut intervenir dans le contrôle du schéma, mais il n’en est pas l’auteur.
24. Quel délai doit séparer le débat d’orientation de la délibération arrêtant le projet de SCOT ?
Le débat doit être organisé dans les deux mois suivant l’arrêt du projet
Le débat doit être organisé pendant le mois précédant l’entrée en vigueur
Le débat doit être organisé au plus tard quatre mois avant l’arrêt du projet
Le débat doit être organisé après l’enquête publique et avant l’approbation
Le débat doit être organisé au plus tard quatre mois avant l’arrêt du projet
Explication
Le débat d’orientation doit précéder la délibération arrêtant le projet et être organisé au plus tard quatre mois auparavant. L’enquête publique intervient ensuite, ce qui exclut un débat organisé après l’arrêt du projet.
25. Que risque le SCOT si l’établissement public compétent ne procède pas à l’analyse décennale prévue par la loi ?
Il devient caduc, inapplicable et inopposable
Il reste applicable, mais sa révision devient obligatoire
Il demeure opposable, mais perd ses orientations de développement
Il est automatiquement remplacé par le document d’urbanisme communal
Il devient caduc, inapplicable et inopposable
Explication
Tous les dix ans, l’établissement public doit analyser le SCOT et décider de son maintien ou de sa révision. En l’absence de cette délibération, le schéma devient caduc, inapplicable et inopposable.
26. Quelle est la fonction principale du plan local d’urbanisme ?
Établir le zonage communal et fixer les règles d’occupation du sol
Organiser les transports régionaux et répartir les compétences fiscales
Délimiter les propriétés privées et déterminer leur valeur foncière
Définir les orientations nationales et contrôler les grands équipements
Établir le zonage communal et fixer les règles d’occupation du sol
Explication
Le PLU organise l’espace communal en zones et fixe les règles applicables à l’occupation du sol. Il ne détermine ni la valeur des propriétés ni les orientations nationales d’aménagement.
27. Lequel de ces ensembles correspond aux six éléments constitutifs du PLU ?
PADD, schéma régional, plan de mobilité, règlement, carte communale et documents graphiques
Rapport environnemental, budget communal, plan cadastral, enquête publique, annexes et délibérations
Rapport de présentation, PADD, orientations d’aménagement, règlement, documents graphiques et annexes
Diagnostic foncier, zonage fiscal, permis de construire, règlement, cadastre et servitudes
Rapport de présentation, PADD, orientations d’aménagement, règlement, documents graphiques et annexes
Explication
Le PLU comprend six éléments : rapport de présentation, PADD, orientations d’aménagement et de programmation, règlement, documents graphiques et annexes. Le rapport explique les choix, tandis que le règlement fixe les règles opposables.
28. Quel objectif relève du projet d’aménagement et de développement durables du PLU ?
Délimiter les parcelles cadastrales selon leur valeur économique
Fixer des objectifs chiffrés de modération de la consommation d’espace
Déterminer la surface exacte de chaque plancher construit dans la commune
Autoriser individuellement les constructions conformes au règlement communal
Fixer des objectifs chiffrés de modération de la consommation d’espace
Explication
Le PADD définit les orientations générales d’urbanisation et les orientations économiques et sociales, tout en fixant des objectifs chiffrés de modération de la consommation d’espace. La délivrance des autorisations relève d’une autre fonction administrative.
29. Quelles sont les quatre zones principales définies par le zonage du PLU ?
Les zones urbaines, à urbaniser, agricoles, naturelles et forestières
Les zones résidentielles, commerciales, industrielles et patrimoniales
Les zones communales, intercommunales, départementales et régionales
Les zones constructibles, protégées, fiscales et réservées aux équipements
Les zones urbaines, à urbaniser, agricoles, naturelles et forestières
Explication
Le zonage principal du PLU distingue les zones urbaines, à urbaniser, agricoles, ainsi que naturelles et forestières. Les autres catégories proposées ne correspondent pas à la classification légale principale du PLU.
30. Dans quel ordre général se déroule l’élaboration d’un PLU ?
Prescription, enquête publique, arrêt du projet, approbation, puis consultations
Concertation, approbation, enquête publique, prescription, puis arrêt du projet
Arrêt du projet, approbation, concertation, consultations, puis enquête publique
Prescription et concertation, arrêt du projet, consultations et enquête publique, puis approbation
Prescription et concertation, arrêt du projet, consultations et enquête publique, puis approbation
Explication
La procédure commence par la prescription et la concertation, puis le projet est arrêté avant les consultations et l’enquête publique, et l’approbation intervient ensuite. L’arrêt du projet ne peut donc pas suivre l’enquête publique.
31. Quand un PLU est-il exécutoire dans une commune couverte par un SCOT ?
Après l’approbation préfectorale et la publication au recueil départemental
Après sa publication et sa transmission au préfet
Après une enquête publique supplémentaire organisée par l’établissement du SCOT
Après l’expiration d’un délai d’un mois suivant sa transmission
Après sa publication et sa transmission au préfet
Explication
Dans une commune couverte par un SCOT, la publication et la transmission au préfet rendent le PLU exécutoire. Le délai d’un mois concerne la situation d’une commune non couverte par un SCOT.
32. Quelle évolution du PLU relève notamment d’une procédure de révision ?
L’adaptation ponctuelle d’une disposition sans incidence sur les orientations
L’ajustement d’une règle qui ne change pas les orientations générales du projet
La correction d’une erreur matérielle figurant dans un document graphique
La modification des orientations du projet d’aménagement et de développement durables
La modification des orientations du projet d’aménagement et de développement durables
Explication
La révision est notamment requise lorsqu’il faut modifier les orientations du PADD, réduire des espaces protégés ou ouvrir une zone à urbaniser. Les évolutions ne relevant pas de ces hypothèses peuvent relever de la modification.
33. Dans quelles conditions un sursis à statuer peut-il être opposé après la prescription d’un PLU ?
Lorsqu’une commune souhaite différer un projet, pendant un an et sans lien avec le futur PLU
Lorsqu’un projet est contesté par des habitants, jusqu’à l’approbation du PLU sans limite de durée
Lorsqu’une autorisation concerne une zone agricole, pendant trois ans et sans justification particulière
Lorsqu’une autorisation compromet ou renchérit l’exécution du futur PLU, pour deux ans au plus et avec motivation
Lorsqu’une autorisation compromet ou renchérit l’exécution du futur PLU, pour deux ans au plus et avec motivation
Explication
Le sursis à statuer protège l’élaboration du futur PLU lorsqu’un projet risque d’en compromettre ou d’en rendre plus coûteuse l’exécution. Il doit être motivé et sa durée ne peut pas dépasser deux ans.
34. Quel est le rôle principal d’une carte communale ?
Organiser les modalités de financement des équipements communaux
Définir les règles de construction propres aux zones agricoles
Fixer un règlement détaillé applicable à chaque parcelle bâtie
Déterminer les secteurs où les constructions sont autorisées ou interdites
Déterminer les secteurs où les constructions sont autorisées ou interdites
Explication
La carte communale délimite principalement les secteurs constructibles et ceux qui ne le sont pas, notamment dans les communes rurales. À la différence du PLU, elle ne contient pas un règlement aussi développé et détaillé.
35. Quels éléments figurent parmi les composantes d’une carte communale ?
Un programme local de l’habitat, un zonage fiscal et un bilan financier
Un règlement écrit, un projet d’aménagement et un débat d’orientation
Une étude d’impact, un plan de mobilité et un cahier des prescriptions
Un rapport de présentation, des documents graphiques et des annexes
Un rapport de présentation, des documents graphiques et des annexes
Explication
La carte communale comprend un rapport de présentation, un ou plusieurs documents graphiques ainsi que des annexes, notamment relatives aux servitudes d’utilité publique. Les autres ensembles proposés correspondent à des documents ou procédures qui ne constituent pas sa structure définie.
36. Quelle procédure caractérise l’élaboration et l’approbation d’une carte communale ?
Le préfet l’élabore, puis le conseil municipal l’approuve après une consultation facultative des habitants
La commune l’élabore et l’organe délibérant compétent l’approuve sans intervention de l’État
Un établissement public l’élabore, puis le préfet l’approuve après une simple information municipale
La commune l’élabore, une enquête publique intervient, puis le conseil municipal et le préfet l’approuvent conjointement
La commune l’élabore, une enquête publique intervient, puis le conseil municipal et le préfet l’approuvent conjointement
Explication
La carte communale est élaborée par la commune, soumise à enquête publique, puis approuvée conjointement par le conseil municipal et le préfet. Cette codécision la distingue du PLU, qui peut être approuvé par l’organe délibérant compétent.
37. Quel effet l’approbation d’une carte communale peut-elle produire sur la compétence en matière d’autorisations d’occupation des sols ?
Elle transfère automatiquement la compétence à l’établissement public intercommunal
Elle impose au préfet de conserver la compétence pour toutes les autorisations
Elle permet au conseil municipal de transférer cette compétence au maire
Elle supprime la nécessité de toute autorisation d’occupation des sols
Elle permet au conseil municipal de transférer cette compétence au maire
Explication
L’approbation de la carte communale écarte la règle de constructibilité limitée et permet au conseil municipal de transférer au maire la compétence de délivrer les autorisations d’occupation des sols. Elle ne supprime pas ces autorisations et ne provoque pas un transfert automatique à une autre structure.
38. Que permet juridiquement un droit de préemption ?
À une personne publique d’acquérir prioritairement un bien pour une politique d’aménagement
À une collectivité d’imposer une construction sans lien avec un projet d’aménagement
À une personne publique de supprimer la propriété privée sans procédure d’acquisition
À un propriétaire de vendre son bien à l’acquéreur public au prix qu’il choisit
À une personne publique d’acquérir prioritairement un bien pour une politique d’aménagement
Explication
Le droit de préemption accorde à une personne publique une priorité pour acquérir un bien nécessaire à la réalisation d’une politique d’aménagement. Il ne se confond pas avec l’expropriation, qui repose sur une procédure distincte.
39. Quelle condition doit notamment justifier une décision de préemption ?
Elle doit être fondée sur une opération privée dont le calendrier reste indéterminé
Elle peut reposer sur un souhait général d’équipement formulé après la réception de la déclaration
Elle doit viser toute acquisition foncière envisageable dans le secteur concerné
Elle doit se rattacher à une opération d’aménagement antérieure et à un projet précis, certain et proportionné au bien
Elle doit se rattacher à une opération d’aménagement antérieure et à un projet précis, certain et proportionné au bien
Explication
La préemption doit être fondée sur une action ou une opération d’aménagement prévue antérieurement, avec un projet précis, certain et en rapport avec la superficie du bien. Un simple souhait d’équipement ne présente pas un degré de précision suffisant.
40. Quelle distinction oppose le droit de préemption urbain au droit de préemption des zones d’aménagement différé ?
Le premier est créé par le préfet, tandis que le second est institué par la commune pour trois ans non renouvelables
Le premier concerne les espaces naturels, tandis que le second s’applique aux immeubles déjà bâtis du centre-ville
Le premier est institué par la commune, tandis que le second est créé par le préfet pour six ans renouvelables
Le premier dure six ans renouvelables, tandis que le second dépend d’une décision annuelle du conseil municipal
Le premier est institué par la commune, tandis que le second est créé par le préfet pour six ans renouvelables
Explication
Le droit de préemption urbain est institué par la commune dans des zones délimitées par le PLU ou la carte communale, tandis que le droit applicable aux zones d’aménagement différé est créé par décision motivée du préfet et dure six ans renouvelables. Les autres propositions inversent les autorités compétentes ou modifient le régime temporel.
41. Quelle succession d’étapes correspond à la vente d’un bien soumis au droit de préemption ?
Le préfet reçoit une déclaration, puis impose le prix avant que la commune décide d’acquérir
Le propriétaire vend directement le bien, puis la commune choisit après coup entre annulation et acquisition
La commune fixe d’abord un prix, puis le propriétaire dépose une demande d’autorisation avant toute déclaration
Le propriétaire adresse une déclaration d’intention d’aliéner, puis la commune renonce, accepte le prix ou préempte
Le propriétaire adresse une déclaration d’intention d’aliéner, puis la commune renonce, accepte le prix ou préempte
Explication
Le propriétaire doit adresser une déclaration d’intention d’aliéner, après quoi la commune peut renoncer, accepter le prix ou exercer son droit de préemption. En cas de désaccord sur le prix, elle engage une procédure de fixation judiciaire plutôt que de laisser la vente se dérouler sans formalité.
42. À quoi sert principalement une réserve foncière ?
À permettre l’acquisition anticipée de biens pour réaliser ultérieurement une opération d’aménagement
À garantir au propriétaire la conservation de son bien jusqu’à la fin d’un projet privé
À réserver des terrains à la construction immédiate d’équipements déjà autorisés
À intervenir lorsqu’une vente déterminée offre à la commune une priorité d’achat immédiate
À permettre l’acquisition anticipée de biens pour réaliser ultérieurement une opération d’aménagement
Explication
Une réserve foncière permet à une personne publique d’acquérir des immeubles, à l’amiable ou par expropriation, en préparation d’une action ou opération d’aménagement future. Elle se distingue donc de la préemption, qui intervient à l’occasion d’une cession déterminée.
43. Quelle finalité peut légalement justifier une expropriation destinée à constituer une réserve foncière ?
Une acquisition destinée à conserver durablement le terrain sans projet d’utilisation
Une action ou une opération d’aménagement entrant dans le champ de l’article L300-1 du code de l’urbanisme
Un projet privé dont la collectivité ne définit ni la nature ni les modalités
La construction isolée d’une mairie sans rattachement à une opération d’aménagement
Une action ou une opération d’aménagement entrant dans le champ de l’article L300-1 du code de l’urbanisme
Explication
L’expropriation constituant une réserve foncière doit poursuivre une action ou une opération d’aménagement au sens de l’article L300-1 du code de l’urbanisme. La construction isolée d’une mairie ne suffit pas, en l’absence d’une opération d’aménagement répondant à cette définition.
44. Dans quel but une personne publique peut-elle acquérir un immeuble afin de constituer une réserve foncière ?
Organiser la conservation durable d’un immeuble sans projet d’aménagement
Permettre une action ou une opération d’aménagement relevant de l’article L300-1
Préparer la construction isolée d’un équipement administratif communal
Financer l’entretien courant des bâtiments appartenant à la commune
Permettre une action ou une opération d’aménagement relevant de l’article L300-1
Explication
La réserve foncière sert à permettre une action ou une opération d’aménagement au sens de l’article L300-1 du code de l’urbanisme. La construction isolée d’un équipement public, comme une mairie, ne constitue pas à elle seule le fondement requis.
45. Quelle situation peut légalement justifier la constitution d’une réserve foncière ?
L’acquisition d’un terrain sans lien avec un projet d’aménagement
La construction isolée d’une mairie sur une parcelle communale
La rénovation administrative d’un bâtiment public déjà occupé
La réalisation d’une opération d’aménagement au sens de l’article L300-1
La réalisation d’une opération d’aménagement au sens de l’article L300-1
Explication
Une réserve foncière doit être rattachée à une opération d’aménagement entrant dans le champ de l’article L300-1. La construction isolée d’une mairie ne suffit pas, comme l’a jugé le Conseil d’État le 22 janvier 1988.
46. Dans le cadre du droit de délaissement, que se passe-t-il si aucun accord n’est trouvé sur le prix du bien ?
Le propriétaire conserve son bien et doit attendre une nouvelle proposition de la commune
Le préfet détermine le prix après consultation des services fiscaux compétents
Le conseil municipal fixe le prix et prononce directement le transfert de propriété
Le juge de l’expropriation transfère la propriété et fixe le prix à la demande de la partie la plus diligente
Le juge de l’expropriation transfère la propriété et fixe le prix à la demande de la partie la plus diligente
Explication
Après la mise en demeure adressée par le propriétaire et l’absence d’accord sur le prix, le juge de l’expropriation peut transférer la propriété et fixer l’indemnité. Le conseil municipal ne dispose pas de ce pouvoir juridictionnel.
47. Quel est l’objet du droit de priorité accordé à certaines communes ?
Acquérir prioritairement certains immeubles de l’État pour réaliser une opération d’aménagement
Remplacer la procédure d’expropriation pour toute acquisition foncière locale
Réserver les immeubles publics aux seuls équipements scolaires municipaux
Obtenir automatiquement les terrains privés nécessaires à tout projet communal
Acquérir prioritairement certains immeubles de l’État pour réaliser une opération d’aménagement
Explication
Le droit de priorité permet à une commune dotée d’un PLU ou d’une carte communale d’acquérir certains immeubles de l’État ou d’organismes assimilés pour une action ou une opération d’aménagement. Il ne concerne donc pas automatiquement tous les terrains privés.
48. Qu’est-ce qui caractérise une zone d’aménagement concerté ?
Une intervention de personnes publiques pour aménager et équiper des terrains avant leur cession ou concession
Une procédure permettant à une commune de délivrer directement tous les permis de construire
Un dispositif destiné à protéger un immeuble sans modifier les conditions d’utilisation du secteur
Une opération privée de construction conduite sans intervention publique dans l’aménagement des terrains
Une intervention de personnes publiques pour aménager et équiper des terrains avant leur cession ou concession
Explication
La ZAC repose sur l’intervention de personnes publiques qui réalisent ou font réaliser l’aménagement et l’équipement de terrains destinés à des utilisateurs publics ou privés. Elle se distingue ainsi d’une simple opération privée de construction.
49. Qui fixe les modalités de concertation lors de l’élaboration d’un projet de ZAC ?
Le préfet, après consultation des associations locales concernées
Le maire, après avoir recueilli l’accord préalable du préfet
Le conseil municipal, sans pouvoir déléguer cette mission au maire
Les aménageurs privés, sous réserve d’une validation par les habitants
Le conseil municipal, sans pouvoir déléguer cette mission au maire
Explication
La concertation avec les habitants, les associations locales et leurs représentants est organisée selon des modalités fixées par le conseil municipal. Cette mission ne peut pas être déléguée au maire.
50. Quelle différence distingue le contrat partenarial d’aménagement de base du contrat lié à une grande opération d’urbanisme ?
Le premier modifie les compétences d’urbanisme, tandis que le second organise uniquement les engagements financiers des partenaires
Le premier concerne la restauration immobilière, tandis que le second définit le périmètre d’une zone d’aménagement concerté
Le premier approuve un plan de sauvegarde, tandis que le second fixe les modalités de l’enquête publique
Le premier coordonne les partenaires et leurs financements, tandis que le second peut modifier des compétences et des procédures d’autorisation
Le premier coordonne les partenaires et leurs financements, tandis que le second peut modifier des compétences et des procédures d’autorisation
Explication
Le contrat partenarial d’aménagement de base coordonne les interventions et prévoit les engagements financiers. Le contrat portant sur une grande opération d’urbanisme peut en plus modifier les compétences et les procédures de délivrance des autorisations d’urbanisme.
51. Dans quelle séquence le plan de sauvegarde et de mise en valeur est-il normalement adopté ?
Élaboration communale, approbation préfectorale immédiate, puis consultation facultative des habitants
Rédaction par l’État, approbation municipale, avis des associations, puis transmission au juge administratif
Élaboration conjointe, avis requis, enquête publique, puis approbation par le préfet ou par décret en Conseil d’État
Enquête publique, rédaction par le préfet, adoption municipale, puis validation par les propriétaires concernés
Élaboration conjointe, avis requis, enquête publique, puis approbation par le préfet ou par décret en Conseil d’État
Explication
Le plan est élaboré conjointement par l’État et la commune, soumis aux avis requis et à une enquête publique. Il est ensuite approuvé par le préfet en cas d’avis municipal favorable, ou par décret en Conseil d’État dans le cas contraire.
52. Quelle est la fonction principale d’un certificat d’urbanisme ?
Autoriser directement la réalisation des travaux décrits par le demandeur
Informer sur les règles d’urbanisme applicables à un terrain et, selon son type, sur une opération projetée
Constater la conformité définitive d’une construction après son achèvement
Remplacer l’ensemble des autorisations nécessaires à une opération immobilière
Informer sur les règles d’urbanisme applicables à un terrain et, selon son type, sur une opération projetée
Explication
Le certificat d’urbanisme informe sur la réglementation applicable au terrain et peut apprécier la possibilité d’une opération déterminée. Il ne vaut pas permis de construire et n’autorise donc pas directement les travaux.
53. Quelle information supplémentaire le certificat d’urbanisme b apporte-t-il par rapport au certificat d’urbanisme a ?
Une garantie permanente contre toute évolution future des règles d’urbanisme
Une exonération des taxes applicables aux constructions envisagées sur le terrain
Une appréciation de la possibilité de réaliser l’opération décrite et l’état des équipements existants ou prévus
Une autorisation immédiate de commencer les travaux correspondant au projet présenté
Une appréciation de la possibilité de réaliser l’opération décrite et l’état des équipements existants ou prévus
Explication
Le certificat b reprend les informations du certificat a et fournit en plus une appréciation de la faisabilité de l’opération ainsi que l’état des équipements existants ou prévus. Il ne constitue toutefois pas une autorisation de travaux.
54. Quelle protection un certificat d’urbanisme régulier procure-t-il pendant sa période de validité ?
La garantie pendant 18 mois de la sécurité publique et de l’état du réseau d’assainissement
Le maintien pendant cinq ans de toutes les règles, taxes et conditions matérielles relatives au terrain
La conservation pendant un an des règles applicables, même lorsqu’elles ont été modifiées
Le maintien pendant 18 mois des règles d’urbanisme applicables, avec prorogation possible d’un an sous condition
Le maintien pendant 18 mois des règles d’urbanisme applicables, avec prorogation possible d’un an sous condition
Explication
Un certificat régulier garantit pendant 18 mois les règles d’urbanisme applicables et peut être prorogé d’un an si ces règles n’ont pas évolué. Cette garantie ne couvre ni la sécurité et la salubrité publiques ni les faits matériels comme l’état d’un réseau d’assainissement.
55. Quel régime d’autorisation s’applique à un lotissement prévoyant la création de voies ou d’équipements communs à plusieurs lots ?
Un permis d’aménager
Un permis de démolir
Une déclaration préalable
Un permis de construire
Un permis d’aménager
Explication
La création ou l’aménagement de voies ou d’équipements communs à plusieurs lots soumet le lotissement à permis d’aménager. Une déclaration préalable peut concerner certaines divisions foncières, mais elle ne correspond pas à cette opération aménagée.
56. Dans quelle situation un permis de démolir est-il exigé ?
Lorsque la construction est protégée ou située dans une zone communale soumise à ce permis
Lorsque la démolition accompagne une division foncière sans équipement commun
Lorsque tout bâtiment ancien fait l’objet d’une transformation intérieure
Lorsque le projet prévoit une extension soumise à déclaration préalable
Lorsque la construction est protégée ou située dans une zone communale soumise à ce permis
Explication
Le permis de démolir est requis en présence d’une protection particulière prévue par décret ou lorsque la commune, ou une partie de celle-ci, l’a instauré. L’ancienneté du bâtiment ou la seule division foncière ne suffit pas à déclencher cette obligation.
57. Quel est le délai de droit commun d’instruction d’un permis de construire portant sur une maison individuelle ?
Trois mois
Un mois
Cinq mois
Deux mois
Deux mois
Explication
Le délai de droit commun est de deux mois pour un permis de construire individuel. Le délai d’un mois concerne la déclaration préalable, tandis que trois mois s’appliquent aux autres permis de construire et aux permis d’aménager.
58. Que se passe-t-il en principe si aucune décision n’est notifiée à l’issue du délai d’instruction d’une autorisation d’urbanisme ?
Le dossier doit être transmis au préfet
Une nouvelle instruction commence
L’autorisation est tacitement accordée
La demande est automatiquement rejetée
L’autorisation est tacitement accordée
Explication
L’absence de décision notifiée à l’expiration du délai entraîne en principe l’accord tacite de l’autorisation. Un refus ou une opposition ne produit pas cet effet et doit être expressément décidé et motivé.
59. Quelle démarche incombe au propriétaire à l’achèvement des travaux autorisés ?
Notifier la fin des travaux au titulaire de l’autorisation
Demander au préfet de réaliser un récolement préalable
Déclarer l’achèvement et attester la conformité en mairie
Déposer automatiquement un permis d’aménager complémentaire
Déclarer l’achèvement et attester la conformité en mairie
Explication
Le propriétaire doit adresser à la mairie du lieu de l’immeuble une déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux. Le récolement relève du contrôle administratif et ne remplace pas cette démarche déclarative.
60. Quelle est la durée du délai dont dispose l’administration pour contester la conformité après une déclaration d’achèvement, lorsque le récolement est obligatoire ?
Trois mois
Deux mois
Un mois
Cinq mois
Cinq mois
Explication
Lorsque le récolement est obligatoire, l’administration dispose de cinq mois pour contester la conformité des travaux. Le délai de droit commun est de trois mois lorsque cette obligation particulière ne s’applique pas.
61. Quelle mesure le maire peut-il prendre si une non-conformité est constatée pendant le délai de contrôle ?
Accorder une nouvelle autorisation sans demande du maître d’ouvrage
Mettre le maître d’ouvrage en demeure de déposer un modificatif ou de régulariser les travaux
Prononcer automatiquement la démolition sans procédure complémentaire
Transférer d’office le dossier au juge civil pour décision immédiate
Mettre le maître d’ouvrage en demeure de déposer un modificatif ou de régulariser les travaux
Explication
Le maire peut mettre le maître d’ouvrage en demeure de déposer un dossier modificatif ou de mettre les travaux en conformité. La constatation d’une non-conformité n’entraîne pas automatiquement une démolition ni l’octroi d’une nouvelle autorisation.
62. Devant le juge civil, comment l’exception d’illégalité d’un acte d’urbanisme est-elle traitée ?
Comme une question préjudicielle renvoyée au juge administratif
Comme une question préalable tranchée par le juge civil
Comme un recours autonome devant le juge pénal
Comme une demande administrative adressée au maire
Comme une question préjudicielle renvoyée au juge administratif
Explication
Devant le juge civil, l’exception d’illégalité constitue une question préjudicielle et doit être renvoyée au juge administratif. La question préalable est, quant à elle, tranchée par le juge saisi du litige, notamment administratif ou pénal.
63. Après quel délai l’exception d’illégalité fondée sur un vice de forme ou de procédure ne peut-elle en principe plus être soulevée contre un document d’urbanisme ?
Un an
Quinze jours francs
Six mois
Deux mois
Six mois
Explication
L’article L600-1 prévoit une limite de six mois pour invoquer certains vices de forme ou de procédure contre un document d’urbanisme. Le délai de quinze jours francs concerne la notification de certains recours, et non cette limitation temporelle.
64. À quelle condition une association peut-elle agir contre une décision d’urbanisme au titre de l’article L600-1-1 ?
Ses statuts doivent avoir été déposés en préfecture au moins un an avant l’affichage de la demande
Elle doit avoir participé à l’instruction de la demande avant l’autorité compétente
Elle doit être propriétaire d’un terrain situé dans la commune du projet
Elle doit obtenir une autorisation préalable du conseil municipal
Ses statuts doivent avoir été déposés en préfecture au moins un an avant l’affichage de la demande
Explication
L’association doit avoir déposé ses statuts en préfecture au moins un an avant l’affichage en mairie de la demande du pétitionnaire. La propriété d’un terrain ou la participation à l’instruction ne constitue pas la condition temporelle prévue par cet article.
65. À partir de quel moment court le délai de recours des tiers contre une autorisation d’urbanisme ?
À compter de la signature de l’autorisation par l’autorité compétente
À compter du premier jour d’un affichage continu de deux mois sur le terrain
À compter de la déclaration d’achèvement des travaux autorisés
À compter du dépôt de la demande en mairie par le pétitionnaire
À compter du premier jour d’un affichage continu de deux mois sur le terrain
Explication
Pour les tiers, le délai de recours commence au premier jour d’une période continue de deux mois d’affichage de l’autorisation sur le terrain. La date de signature, le dépôt de la demande ou l’achèvement des travaux ne constitue pas le point de départ indiqué.
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Qu'est-ce que le droit de l'urbanisme ?
C'est l'ensemble des règles concernant l'affectation et l'aménagement de l'espace.
Pourquoi le droit de l'urbanisme est-il une police administrative spéciale ?
Parce qu'il prescrit des sanctions et poursuit une finalité d'intérêt général.
Quelle loi a constitué la première loi française d'urbanisme en 1919 ?