QCM : Droit des libertés et droits humains (50 questions)

Questions et réponses du QCM

1. En quelle année le premier cours de libertés publiques a-t-il été dispensé en France ?

En 1962
En 1958
En 1946
En 1954

En 1954

Explication

Le premier cours de libertés publiques a été dispensé en France en 1954. L’année 1962 correspond au moment où ce cours est devenu obligatoire.

2. Que traduit le passage de la notion de « libertés publiques » à celle de « libertés fondamentales » ?

La centralisation du droit des libertés et la réduction de ses sources au droit législatif
La séparation du droit des libertés entre les règles nationales et les règles locales
La subjectivisation du droit des libertés et la multiplication de ses sources supra-législatives
La disparition du droit des libertés au profit des garanties juridictionnelles

La subjectivisation du droit des libertés et la multiplication de ses sources supra-législatives

Explication

Cette évolution traduit une place accrue du titulaire des libertés et la multiplication des sources situées au-dessus de la loi. La réduction des sources au droit législatif va à l’encontre de cette multiplication supra-législative.

3. Que désigne la liberté humaine comme pouvoir d’autodétermination ?

La faculté d’obtenir d’autrui une prérogative juridiquement protégée
La possibilité d’agir dans les limites définies par une autorité publique
Le pouvoir de fixer par la loi les limites applicables à chacun
La capacité de se déterminer selon sa propre volonté

La capacité de se déterminer selon sa propre volonté

Explication

L’autodétermination signifie que chacun se détermine selon sa propre volonté. La fixation légale des limites relève de l’encadrement de la liberté, et non de sa définition comme pouvoir d’autodétermination.

4. Quelle définition Denis Baranger donne-t-il d’un droit ?

Une possibilité d’action indéterminée que son titulaire choisit d’exercer
Un pouvoir d’autodétermination fondé sur la volonté personnelle
Une règle publique qui fixe les limites imposées à l’exercice des libertés
Une prérogative juridiquement protégée dont le titulaire peut demander le respect

Une prérogative juridiquement protégée dont le titulaire peut demander le respect

Explication

Pour Denis Baranger, un droit est une prérogative protégée par le droit, dont le titulaire peut réclamer le respect. La possibilité d’action indéterminée décrit plutôt la notion de liberté.

5. Quelle distinction permet de différencier un droit d’une liberté, par exemple dans le cas d’une association ?

Le droit est une volonté personnelle, tandis que la liberté est une prérogative reconnue par un juge
Le droit est une prérogative protégée, tandis que la liberté est une possibilité d’action plus indéterminée
Le droit relève de la loi, tandis que la liberté relève des conventions internationales
Le droit concerne l’action collective, tandis que la liberté concerne l’action individuelle

Le droit est une prérogative protégée, tandis que la liberté est une possibilité d’action plus indéterminée

Explication

Un droit est une prérogative juridiquement protégée, tandis qu’une liberté désigne une possibilité d’action moins déterminée, comme former ou non une association. La distinction ne repose pas sur l’opposition entre action collective et action individuelle.

6. Dans quels débats le volet moral du droit des droits de l’homme conduit-il notamment à interroger la dignité humaine ?

Dans les débats sur la bioéthique et l’aide à mourir
Dans les débats sur les sources nationales et internationales du droit
Dans les débats sur le partage des compétences entre les juridictions
Dans les débats sur le mode de scrutin et la représentation électorale

Dans les débats sur la bioéthique et l’aide à mourir

Explication

Le volet moral conduit notamment à interroger la dignité humaine en bioéthique et dans les débats sur l’aide à mourir. Les modes de scrutin concernent l’organisation de la représentation politique, et non ces enjeux de dignité.

7. Comment concilier la décision majoritaire en démocratie représentative avec la protection des libertés ?

La décision majoritaire fixe les droits individuels, tandis que les libertés traduisent les préférences électorales
La décision majoritaire et la protection des libertés poursuivent le même objectif de représentation de la majorité
La décision majoritaire protège les minorités, tandis que les libertés permettent à la majorité de gouverner
La décision majoritaire organise le choix politique, tandis que les libertés protègent les minorités contre son oppression

La décision majoritaire organise le choix politique, tandis que les libertés protègent les minorités contre son oppression

Explication

La démocratie représentative s’appuie sur la décision majoritaire, alors que le droit des libertés protège les minorités contre l’oppression de cette majorité. Dire que les libertés permettent à la majorité de gouverner confond leur fonction protectrice avec le mécanisme de décision majoritaire.

8. Quel engagement les députés prennent-ils le 20 juin 1789 dans la salle du Jeu de Paume ?

Ne pas se séparer avant d’avoir aboli la monarchie et proclamé la République
Suspendre les États généraux jusqu’à l’accord du roi sur les impôts
Rédiger une déclaration des droits avant de convoquer une assemblée constituante
Ne pas se séparer avant d’avoir donné une Constitution au Royaume

Ne pas se séparer avant d’avoir donné une Constitution au Royaume

Explication

Les députés jurent de rester réunis jusqu’à ce qu’ils aient donné une Constitution au Royaume. La proclamation de la République ne correspond pas à l’engagement pris lors de ce serment.

9. Quelle séquence décrit correctement l’adoption et la promulgation de la DDHC de 1789 ?

Adoption par décret le 26 août, puis promulgation par le Roi le 3 novembre
Promulgation par le Roi le 26 août, puis adoption par décret le 3 novembre
Adoption par décret le 3 novembre, puis promulgation par le Roi le 20 juin
Adoption par décret le 9 juillet, puis promulgation par le Roi le 26 août

Adoption par décret le 26 août, puis promulgation par le Roi le 3 novembre

Explication

La DDHC est adoptée par décret le 26 août 1789, puis promulguée par le Roi le 3 novembre 1789. Le 9 juillet correspond à l’autoproclamation de l’Assemblée nationale constituante, et non à l’adoption de la Déclaration.

10. Quelle différence caractérise la DDHC de 1789 par rapport à la déclaration montagnarde de 1793 ?

Les deux déclarations privilégient les libertés et la propriété, mais diffèrent sur la place de la souveraineté royale
La DDHC privilégie la participation politique, tandis que celle de 1793 se concentre sur les rapports privés entre individus
La DDHC met l’accent sur les libertés et la propriété, tandis que celle de 1793 insiste davantage sur l’État et les sacrifices individuels
La DDHC met l’accent sur l’État et les sacrifices individuels, tandis que celle de 1793 privilégie les libertés et la propriété

La DDHC met l’accent sur les libertés et la propriété, tandis que celle de 1793 insiste davantage sur l’État et les sacrifices individuels

Explication

La DDHC de 1789 privilégie les libertés et la propriété, alors que la déclaration montagnarde de 1793 accorde davantage de place à l’État et aux sacrifices de l’individu. L’inversion de ces priorités constitue la confusion la plus plausible.

11. Comment Michel Villey caractérise-t-il les droits naturels ?

Comme des droits résultant d’un contrat par lequel les individus créent le pouvoir politique
Comme des droits issus des décisions du législateur et garantis par leur publication
Comme des droits accordés par l’État en fonction des besoins de la communauté politique
Comme des droits prépolitiques revenant à l’être humain en vertu de son être propre

Comme des droits prépolitiques revenant à l’être humain en vertu de son être propre

Explication

Pour Michel Villey, les droits naturels sont prépolitiques et appartiennent à l’être humain en vertu de son être propre. Les concevoir comme des droits accordés par l’État inverse cette caractéristique.

12. Dans le légicentrisme de la DDHC, pourquoi le caractère général et impersonnel de la loi est-il important ?

Parce qu’il permet à la loi de garantir contre l’arbitraire et les intérêts particuliers
Parce qu’il permet au gouvernement d’adapter les règles aux intérêts de groupes particuliers
Parce qu’il place les décisions du prince au-dessus des règles communes de la société
Parce qu’il réserve la définition des droits aux tribunaux plutôt qu’au législateur

Parce qu’il permet à la loi de garantir contre l’arbitraire et les intérêts particuliers

Explication

Une loi générale et impersonnelle est présentée comme une garantie contre l’arbitraire et les intérêts particuliers. Adapter les règles aux intérêts de groupes particuliers contredit précisément cette fonction.

13. Comment la DDHC articule-t-elle l’universalité des droits individuels et leur protection ?

Les droits sont universels, tandis que leur protection relève des sociétés politiques et des États souverains
Les droits et leur protection sont indépendants de toute société politique ou de tout État souverain
Les droits sont définis par chaque État, tandis que leur protection est assurée par une autorité universelle
Les droits sont réservés aux citoyens, tandis que leur protection est confiée aux sociétés politiques

Les droits sont universels, tandis que leur protection relève des sociétés politiques et des États souverains

Explication

La DDHC affirme des droits individuels universels, mais leur protection est liée aux sociétés politiques et aux États souverains. Dire que les droits eux-mêmes sont définis par chaque État confond leur universalité avec les conditions de leur protection.

14. Que désignent les libertés publiques selon la définition associée à Pelegrino Rossi ?

Des droits qui contribuent à l’expression et au développement des facultés humaines dans l’État social
Des prérogatives qui organisent les échanges patrimoniaux entre individus dans la sphère privée
Des protections qui mettent les facultés humaines à l’abri de toute participation à la vie collective
Des compétences qui permettent aux autorités de gouverner les citoyens au sein de l’État social

Des droits qui contribuent à l’expression et au développement des facultés humaines dans l’État social

Explication

Les libertés publiques sont des droits qui concourent à l’expression et au développement des facultés humaines dans l’État social. Les réduire aux échanges patrimoniaux entre individus les confond avec les rapports relevant de la sphère privée.

15. Quelle distinction permet de différencier les libertés publiques des droits privés ?

Les libertés publiques protègent les échanges privés, tandis que les droits privés organisent l’expression dans l’espace public
Les libertés publiques régissent les rapports entre individus, tandis que les droits privés concernent la participation à la vie politique
Les libertés publiques relèvent des relations entre États, tandis que les droits privés encadrent la participation politique
Les libertés publiques concernent la participation politique et l’espace public, tandis que les droits privés régissent les rapports entre individus

Les libertés publiques concernent la participation politique et l’espace public, tandis que les droits privés régissent les rapports entre individus

Explication

Les libertés publiques s’exercent dans l’espace public et permettent la participation à la vie politique, alors que les droits privés régissent les rapports entre individus. Inverser ces deux domaines confond leur champ d’application.

16. Quelle situation illustre la distinction de Benjamin Constant entre liberté des Anciens et liberté des Modernes ?

La participation politique caractérise les deux libertés, mais seule celle des Modernes protège les rapports entre États
La protection des échanges privés caractérise les deux libertés, mais seule celle des Anciens prévoit des droits politiques
L’autonomie de la sphère privée caractérise la liberté des Anciens, tandis que la participation politique caractérise celle des Modernes
La participation à la chose publique caractérise la liberté des Anciens, tandis que l’autonomie privée caractérise celle des Modernes

La participation à la chose publique caractérise la liberté des Anciens, tandis que l’autonomie privée caractérise celle des Modernes

Explication

Benjamin Constant oppose la liberté des Anciens, centrée sur la participation à la chose publique, à celle des Modernes, fondée sur l’autonomie et la protection de la sphère privée. La réponse qui attribue ces caractéristiques en sens inverse reproduit la confusion entre les deux notions.

17. Quelle transformation le droit international des droits de l’Homme affirme-t-il après la Seconde Guerre mondiale ?

Il réserve la sphère internationale aux États et renforce leur liberté d’action souveraine.
Il subordonne la protection des individus aux décisions prises par leur État de nationalité.
Il reconnaît une place à l’individu dans la sphère internationale et limite l’exercice souverain de l’État.
Il confie aux organisations internationales la souveraineté exercée auparavant par les États.

Il reconnaît une place à l’individu dans la sphère internationale et limite l’exercice souverain de l’État.

Explication

Après la Seconde Guerre mondiale, l’individu acquiert une place dans la sphère internationale et l’exercice souverain de l’État se trouve limité. L’idée que cette sphère reste réservée aux États correspond à l’ordre antérieur, non à cette évolution.

18. Quelle obligation le traité de Versailles de 1919 impose-t-il notamment à la Pologne et à la Tchécoslovaquie ?

Soumettre leurs lois nationales à l’approbation de la Société des Nations.
Accorder la citoyenneté à tous les ressortissants des États signataires.
Respecter les droits des minorités présentes sur leur territoire.
Garantir la neutralité permanente des territoires frontaliers.

Respecter les droits des minorités présentes sur leur territoire.

Explication

Le traité de Versailles impose notamment à la Pologne et à la Tchécoslovaquie de respecter les droits des minorités. La soumission générale de leurs lois nationales à une approbation internationale ne constitue pas l’obligation décrite.

19. Quel changement caractérise l’après-guerre dans l’ordre international établi depuis 1648 ?

La fin de l’ordre westphalien et le développement du droit international des droits de l’Homme.
Le remplacement du droit international par des constitutions nationales harmonisées.
Le rétablissement de l’ordre westphalien et le recul du droit international des droits de l’Homme.
La disparition des États au profit d’une autorité politique internationale centralisée.

La fin de l’ordre westphalien et le développement du droit international des droits de l’Homme.

Explication

L’après-guerre marque la fin de l’ordre westphalien établi en 1648 et le développement du droit international des droits de l’Homme. Il ne correspond pas à un rétablissement de cet ordre ni à la disparition des États.

20. En quoi le statut de l’individu dans la sphère internationale évolue-t-il après la Seconde Guerre mondiale ?

L’individu y reste sans rôle, tandis que l’État conserve une position sans concurrence.
L’individu y devient un acteur, ce qui concurrence la place jusque-là dominante de l’État.
L’individu y agit comme représentant de son État, sans acquérir de statut propre.
L’individu y remplace l’État et assume la totalité de ses fonctions internationales.

L’individu y devient un acteur, ce qui concurrence la place jusque-là dominante de l’État.

Explication

Le droit international des droits de l’Homme fait de l’individu un acteur international et concurrence ainsi la place de l’État. L’idée que l’État demeure seul acteur reprend précisément la conception antérieure que cette évolution remet en cause.

21. Comment une norme de jus cogens peut-elle être modifiée ?

Par une loi nationale ultérieure adoptée par l’un des États concernés.
Par un accord entre États qui prévoit une dérogation temporaire à la norme.
Par une nouvelle norme internationale présentant le même caractère impératif.
Par une norme internationale ordinaire, même si elle prévoit une règle contraire.

Par une nouvelle norme internationale présentant le même caractère impératif.

Explication

Une norme de jus cogens ne peut être modifiée que par une nouvelle norme internationale de même caractère impératif. Un accord dérogatoire entre États ne suffit pas, car aucune dérogation à ces normes n’est permise.

22. Dans le principe de subsidiarité, comment se répartissent les rôles de protection des droits fondamentaux ?

L’État en est le premier protecteur, tandis que le niveau international fixe un standard minimum qu’il peut dépasser.
L’État et le niveau international interviennent à égalité, sans standard commun ni priorité nationale.
L’État fixe le standard minimum, tandis que le niveau international peut réduire la protection nationale.
Le niveau international en est le premier protecteur, tandis que l’État applique un standard qu’il ne peut dépasser.

L’État en est le premier protecteur, tandis que le niveau international fixe un standard minimum qu’il peut dépasser.

Explication

La subsidiarité confie à l’État le rôle de premier protecteur et fixe à l’échelle internationale un standard minimum que l’État peut dépasser. L’approche inverse, où l’échelon international intervient en premier et interdit toute protection supérieure, déforme ces deux éléments.

23. Quelle caractéristique définit l’État de droit ?

Il agit conformément à la Constitution, mais peut écarter les règles inférieures de son ordre juridique.
Il applique les normes internationales, même lorsque son propre droit prévoit une règle différente.
Il agit conformément à son propre droit à tous les degrés de la hiérarchie normative.
Il respecte les décisions du juge, sans être tenu par les autres normes de son ordre juridique.

Il agit conformément à son propre droit à tous les degrés de la hiérarchie normative.

Explication

L’État de droit agit conformément à son propre droit à tous les degrés de la hiérarchie normative. Le limiter au respect de la Constitution tout en l’autorisant à écarter les normes inférieures ne correspond pas à cette définition.

24. Que recouvre la constitutionnalisation des droits en France ?

Leur proclamation politique et leur garantie par les seules autorités administratives.
Leur inscription dans la Constitution et leur juridictionnalisation par le contrôle de constitutionnalité.
Leur inscription dans les traités et leur application par le contrôle de conventionnalité.
Leur reconnaissance par la loi et leur protection par le seul contrôle de légalité administrative.

Leur inscription dans la Constitution et leur juridictionnalisation par le contrôle de constitutionnalité.

Explication

En France, la constitutionnalisation comprend l’inscription des droits dans la Constitution et leur juridictionnalisation au moyen du contrôle de constitutionnalité. Le contrôle de légalité administrative, à lui seul, ne désigne pas cette juridictionnalisation.

25. Une loi contraire à la Constitution sert d’écran entre celle-ci et un acte administratif conforme à la loi : que peut faire le juge administratif selon la théorie de la loi écran ?

Il peut écarter la loi et maintenir l’acte si celui-ci respecte la Constitution.
Il ne peut écarter l’acte au motif que la loi qui le fonde serait contraire à la Constitution.
Il peut écarter l’acte en contrôlant directement la constitutionnalité de la loi qui le fonde.
Il peut annuler la loi et l’acte dès qu’il constate leur contrariété à la Constitution.

Il ne peut écarter l’acte au motif que la loi qui le fonde serait contraire à la Constitution.

Explication

Selon la théorie de la loi écran, le juge administratif ne contrôle pas la constitutionnalité de la loi et ne peut écarter l’acte conforme à celle-ci pour ce motif. Il peut contrôler l’acte au regard de la loi, mais ce contrôle ne revient pas à juger la constitutionnalité de la loi.

26. Quelle conséquence juridique entre en vigueur le 1er mars 2010 avec la question prioritaire de constitutionnalité ?

La création d’un contrôle des actes administratifs, prévu par l’article 61-1 après leur adoption.
La création d’un contrôle des traités, prévu par l’article 61-1 avant leur ratification.
L’instauration d’un contrôle préalable des lois, prévu par l’article 61-1 avant leur promulgation.
L’instauration d’un contrôle a posteriori des lois, prévu par l’article 61-1 après la révision de 2008.

L’instauration d’un contrôle a posteriori des lois, prévu par l’article 61-1 après la révision de 2008.

Explication

Entrée en vigueur le 1er mars 2010, la question prioritaire de constitutionnalité instaure un contrôle a posteriori des lois conformément à l’article 61-1. Un contrôle préalable intervient avant la promulgation et ne décrit donc pas le mécanisme institué par la QPC.

27. Comment E. Alexiou caractérise-t-il le constitutionnalisme global ?

Un droit fragmenté où se croisent des normes de plusieurs ordres juridiques et des sources privées, sans hiérarchie unifiée
Un ordre juridique mondial organisé autour d’une hiérarchie unique placée au-dessus des États
Un ensemble de règles publiques harmonisées qui écartent les normes issues de sources privées
Un système juridique qui confie à chaque État la compétence exclusive de fixer les normes applicables

Un droit fragmenté où se croisent des normes de plusieurs ordres juridiques et des sources privées, sans hiérarchie unifiée

Explication

Pour E. Alexiou, le constitutionnalisme global se caractérise par la coexistence et le croisement de normes provenant de plusieurs ordres, sans hiérarchie commune. L’idée d’un ordre mondial unifié autour d’une hiérarchie unique correspond à la conception opposée.

28. Une entreprise adhère volontairement à des règles de conduite dont le respect dépend de sa réputation et de la confiance de ses partenaires. À quel registre ce mécanisme correspond-il ?

Au registre constitutionnel, fondé sur une hiérarchie unifiée de normes publiques
Au registre éthique, fondé sur l’engagement volontaire et des facteurs de réputation et de confiance
Au registre juridique, fondé sur une sanction prononcée par une autorité publique
Au registre judiciaire, fondé sur l’obligation pour une juridiction de contrôler chaque engagement

Au registre éthique, fondé sur l’engagement volontaire et des facteurs de réputation et de confiance

Explication

L’éthique repose sur l’engagement volontaire des acteurs privés ainsi que sur la réputation et la confiance. Une sanction prononcée par une autorité publique caractérise plutôt le registre juridique.

29. Quelle définition correspond à la notion de personne juridique ?

Une entité qui peut avoir des obligations, mais qui ne peut pas être titulaire de droits
Un être humain vivant qui détient des droits, sans possibilité pour une entité morale d’en détenir
Une entité capable d’avoir des droits et des obligations, qu’elle soit humaine ou morale
Un groupe humain doté de droits collectifs, mais dépourvu de capacité juridique propre

Une entité capable d’avoir des droits et des obligations, qu’elle soit humaine ou morale

Explication

La personne juridique est une entité apte à avoir des droits et des obligations, et peut être une personne humaine ou morale. Réserver cette notion aux êtres humains confond la personne juridique avec la personne humaine.

30. Quelle proposition décrit le mieux la titularité des droits fondamentaux dans le principe général exposé ?

Elle est rattachée à la personne humaine vivante, et les personnes morales ne peuvent détenir aucun droit
Elle est généralement réservée aux personnes morales, tandis que les personnes humaines disposent de libertés publiques
Elle est généralement rattachée à la personne humaine vivante, tandis que les personnes morales peuvent détenir certains droits
Elle concerne toute entité juridique de la même manière, sans distinction entre personnes humaines et morales

Elle est généralement rattachée à la personne humaine vivante, tandis que les personnes morales peuvent détenir certains droits

Explication

Le principe rattache généralement les droits fondamentaux à la personne humaine vivante, tout en admettant certains droits pour les personnes morales, comme celui d’agir en justice. Dire que les personnes morales ne peuvent détenir aucun droit néglige cette exception.

31. Comment le principe d’égalité traite-t-il des personnes placées dans des situations identiques ou différentes ?

Il permet des traitements différents entre personnes en situation identique, sans égard aux circonstances
Il exige un traitement identique pour les situations identiques, mais permet un traitement différent pour des situations différentes
Il exige un traitement différent pour les situations identiques, mais impose le même traitement aux situations différentes
Il impose un traitement identique à toutes les personnes, quelle que soit leur situation

Il exige un traitement identique pour les situations identiques, mais permet un traitement différent pour des situations différentes

Explication

L’égalité demande que les personnes dans une situation identique soient traitées de manière identique, tandis que des situations différentes peuvent justifier des traitements différents. Imposer le même traitement quelle que soit la situation ne rend pas compte de cette distinction.

32. Qu’est-ce qui caractérise une discrimination au sens de sa définition juridique ?

Une mesure défavorable qui repose sur une différence de situation pertinente au regard de la loi
Un traitement identique appliqué à des personnes dont l’identité ou les choix diffèrent
Une distinction fondée sur un critère interdit par la loi, lié à l’identité, à l’intimité ou aux choix d’une personne
Toute différence de traitement entre personnes, même si elle repose sur un critère que la loi autorise

Une distinction fondée sur un critère interdit par la loi, lié à l’identité, à l’intimité ou aux choix d’une personne

Explication

La discrimination consiste en une distinction fondée sur un critère que la loi interdit de prendre en considération, notamment parce qu’il relève de l’identité, de l’intimité ou des choix. Une différence de traitement reposant sur une différence de situation pertinente ne correspond pas nécessairement à cette définition.

33. Quelle distinction permet de différencier le principe d’égalité du principe de non-discrimination ?

L’égalité vise spécialement les critères interdits par les textes, tandis que la non-discrimination concerne toutes les différences de traitement
L’égalité concerne les catégories de situations, tandis que la non-discrimination impose un traitement identique dans chaque situation
L’égalité est un principe général relatif aux différences de traitement, tandis que la non-discrimination vise spécialement les critères interdits
L’égalité et la non-discrimination désignent le même principe et ne se distinguent pas par leur portée

L’égalité est un principe général relatif aux différences de traitement, tandis que la non-discrimination vise spécialement les critères interdits

Explication

L’égalité est un principe général qui prohibe les différences de traitement, alors que la non-discrimination cible spécialement celles fondées sur des critères interdits par les textes. Inverser ces portées attribue à l’égalité la fonction particulière de la non-discrimination.

34. Une règle formulée de manière neutre désavantage en pratique une partie de la population en raison d’un critère prohibé. Quel concept permet de qualifier ce mécanisme ?

La distinction fondée sur l’égalité, qui exige que les groupes concernés reçoivent des traitements différents
La différence de situation, qui autorise tout désavantage pratique produit par une règle générale
La discrimination indirecte, qui peut viser une mesure apparemment neutre produisant un désavantage lié à un critère prohibé
La discrimination directe, qui suppose qu’une règle désigne explicitement les personnes qu’elle défavorise

La discrimination indirecte, qui peut viser une mesure apparemment neutre produisant un désavantage lié à un critère prohibé

Explication

La discrimination indirecte permet de sanctionner une mesure en apparence neutre lorsqu’elle désavantage concrètement une partie de la population en raison d’un critère prohibé. La discrimination directe se distingue par le caractère explicite de la distinction, qui n’est pas nécessaire ici.

35. Une règle de recrutement formulée de manière neutre désavantage particulièrement un groupe en raison d’un critère prohibé, sans justification légitime par des moyens nécessaires et appropriés. De quelle forme de discrimination s’agit-il ?

D’une discrimination directe, car toute règle générale défavorable à un groupe est explicite
D’une discrimination directe, car le traitement défavorable est explicitement fondé sur le critère prohibé
D’une différence de traitement justifiée, car la règle est formulée de manière générale
D’une discrimination indirecte, car la mesure neutre en apparence entraîne un désavantage particulier

D’une discrimination indirecte, car la mesure neutre en apparence entraîne un désavantage particulier

Explication

La discrimination indirecte résulte d’une disposition ou d’une pratique neutre en apparence qui entraîne un désavantage particulier, sauf justification légitime et proportionnée. Une discrimination directe suppose un traitement moins favorable fondé sur un motif prohibé, et non un effet défavorable indirect.

36. Un employeur refuse explicitement une promotion à une personne en raison d’un motif prohibé. Comment qualifier ce traitement ?

Comme une différence de traitement justifiée par un but légitime
Comme une discrimination directe fondée explicitement sur un motif prohibé
Comme un désavantage collectif sans traitement individuel moins favorable
Comme une discrimination indirecte issue d’une règle neutre en apparence

Comme une discrimination directe fondée explicitement sur un motif prohibé

Explication

Le refus explicite d’un avantage en raison d’un motif prohibé constitue un traitement moins favorable et relève de la discrimination directe. La discrimination indirecte se caractérise plutôt par l’effet défavorable d’une mesure neutre en apparence.

37. Quelle définition correspond à la discrimination positive ?

Une politique de groupe qui favorise l’accès à une ressource pour compenser des inégalités liées à l’histoire ou aux préjugés
Une règle générale qui impose une représentation identique de chaque groupe dans toute institution
Une sanction individuelle qui répare une atteinte causée par une décision discriminatoire récente
Une politique de groupe qui supprime les critères de sélection pour éviter toute différence de traitement

Une politique de groupe qui favorise l’accès à une ressource pour compenser des inégalités liées à l’histoire ou aux préjugés

Explication

La discrimination positive est une politique de groupe destinée à rattraper des inégalités en facilitant l’accès à une ressource lorsque des obstacles historiques ou des préjugés limitent cet accès. Une sanction individuelle vise à réparer une atteinte particulière, et ne définit pas cette politique de groupe.

38. Une organisation met en place une politique de discrimination positive sans instaurer de quotas. Quelle conclusion est correcte ?

La politique cesse d’être une discrimination positive, car les quotas en sont une condition nécessaire
La politique reste possible, car les quotas sont un moyen parmi d’autres de mettre en œuvre la discrimination positive
La politique devient une mesure individuelle, car toute politique de groupe repose sur des quotas
La politique ne peut viser qu’une réparation financière, car l’accès aux ressources exige des quotas

La politique reste possible, car les quotas sont un moyen parmi d’autres de mettre en œuvre la discrimination positive

Explication

Les quotas constituent une façon de mettre en œuvre la discrimination positive, mais ne sont pas son seul instrument. Les considérer comme indispensables confond un moyen possible avec la politique elle-même.

39. Comment le Conseil constitutionnel a-t-il encadré la possibilité d’aider des catégories de personnes confrontées à des difficultés particulières ?

Il a imposé que l’aide prenne la forme de quotas définis par la Constitution
Il a jugé qu’aucun principe ni aucune règle constitutionnelle n’interdit au législateur de leur apporter une aide
Il a jugé que toute aide ciblée est interdite dès lors qu’elle distingue des catégories de personnes
Il a réservé cette aide aux personnes victimes d’une discrimination directe reconnue par un tribunal

Il a jugé qu’aucun principe ni aucune règle constitutionnelle n’interdit au législateur de leur apporter une aide

Explication

Le Conseil constitutionnel a jugé, le 22 juillet 2005, qu’aucun principe ni aucune règle de valeur constitutionnelle n’interdit au législateur d’aider des catégories rencontrant des difficultés particulières. Cette décision ne limite pas l’aide aux seules victimes d’une discrimination directe reconnue par un tribunal.

40. Un groupe demande la reconnaissance de droits collectifs en se définissant par une origine, une culture, une langue ou une croyance commune. Quelle position le Conseil constitutionnel a-t-il adoptée ?

Il a subordonné ces droits à l’adoption d’une loi constitutionnelle spécifique
Il a reconnu ces droits dès lors que le groupe possède une langue commune
Il a admis ces droits à condition que le groupe soit constitué en association nationale
Il s’est opposé à la reconnaissance de tels droits collectifs pour un groupe ainsi défini

Il s’est opposé à la reconnaissance de tels droits collectifs pour un groupe ainsi défini

Explication

Le Conseil constitutionnel s’est opposé à la reconnaissance de droits collectifs pour un groupe défini par une communauté d’origine, de culture, de langue ou de croyance. La présence d’une langue commune ne constitue donc pas, à elle seule, une exception à cette position.

41. Pourquoi le Conseil constitutionnel a-t-il estimé que ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires méconnaîtrait la Constitution ?

Parce qu’il a jugé que la Constitution ne reconnaît aucune valeur patrimoniale aux langues régionales
Parce qu’il a estimé que la Charte supprimait le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes
Parce qu’il a considéré que les langues régionales ne peuvent faire l’objet d’aucune protection publique
Parce qu’il y a vu une atteinte à l’indivisibilité de la République, à l’égalité devant la loi, à l’unicité du peuple français et à l’usage officiel du français

Parce qu’il y a vu une atteinte à l’indivisibilité de la République, à l’égalité devant la loi, à l’unicité du peuple français et à l’usage officiel du français

Explication

Le Conseil constitutionnel a considéré que la ratification méconnaîtrait plusieurs exigences constitutionnelles, dont l’indivisibilité de la République, l’égalité devant la loi, l’unicité du peuple français et l’usage officiel du français. Cette position ne signifie pas que les langues régionales sont dépourvues de toute valeur patrimoniale.

42. Comment définit-on un étranger au regard d’un État donné ?

Une personne qui réside hors du territoire de cet État
Une personne qui ne possède pas la nationalité de cet État
Une personne qui séjourne dans cet État sans titre régulier
Une personne qui ne dispose pas de droits politiques dans cet État

Une personne qui ne possède pas la nationalité de cet État

Explication

La qualité d’étranger dépend de l’absence de la nationalité de l’État considéré. Une personne peut résider à l’étranger ou être en séjour irrégulier sans que ces situations définissent à elles seules cette qualité.

43. Quel droit demeure reconnu à une personne étrangère en situation irrégulière, malgré des modalités d’exercice plus limitées ?

Le droit de participer aux élections nationales et locales
Le droit d’accéder aux prestations sociales sans condition
La liberté de mariage et le droit à une vie familiale normale
Le droit de faire venir ses enfants au titre du séjour régulier

La liberté de mariage et le droit à une vie familiale normale

Explication

Les étrangers en situation irrégulière bénéficient notamment de la liberté de mariage et du droit à une vie familiale normale, ainsi que de la liberté d’aller et venir et de la sûreté. Le droit de participer aux élections est un droit politique, qui ne leur est pas reconnu par la règle applicable aux résidents étrangers.

44. Une personne étrangère réside en France de façon stable et régulière et souhaite faire venir ses enfants mineurs. Quelle règle s’applique en principe ?

Elle doit justifier de cinq années de résidence avant toute démarche familiale
Elle ne peut faire venir ses enfants qu’après avoir obtenu la nationalité française
Elle bénéficie de ce droit au même titre que les droits politiques des nationaux
Elle peut invoquer le droit à une vie familiale normale, sous réserve de l’ordre public

Elle peut invoquer le droit à une vie familiale normale, sous réserve de l’ordre public

Explication

Les étrangers résidant en France de manière stable et régulière ont en principe les mêmes droits que les nationaux, sauf les droits politiques, et peuvent faire venir leurs enfants mineurs sous réserve de l’ordre public. Une durée obligatoire de cinq ans n’est pas la condition énoncée pour l’exercice de ce droit familial.

45. Jusqu’à quel moment un demandeur d’asile a-t-il le droit de demeurer sur le territoire ?

Jusqu’à l’expiration d’une période fixe de cinq années de séjour
Jusqu’à ce qu’il obtienne le statut de résident stable et régulier
Jusqu’à ce qu’une décision soit rendue sur sa demande d’asile
Jusqu’à la fin de toute procédure de recours contre son expulsion

Jusqu’à ce qu’une décision soit rendue sur sa demande d’asile

Explication

Le demandeur d’asile peut demeurer sur le territoire jusqu’à ce qu’il soit statué sur sa demande. L’obtention préalable d’un statut de résident stable et régulier n’est pas requise pour bénéficier de ce droit de demeurer pendant l’examen.

46. Quel principe l’alinéa 3 du Préambule de la Constitution de 1946 énonce-t-il concernant les droits des femmes ?

La femme bénéficie d’un accès prioritaire aux fonctions publiques
La femme possède des droits égaux à ceux de l’homme
La loi peut réserver certains mandats électoraux aux femmes
Les droits des femmes dépendent des règles propres à chaque profession

La femme possède des droits égaux à ceux de l’homme

Explication

L’alinéa 3 garantit à la femme des droits égaux à ceux de l’homme. Il ne formule pas une règle de priorité féminine pour l’accès aux fonctions publiques.

47. Dans la fonction publique, dans quelle situation un recrutement distinct selon le sexe peut-il être prévu ?

Lorsque les candidats présentent des niveaux d’expérience différents
Lorsque le sexe constitue une condition déterminante de l’exercice des fonctions
Lorsque le poste implique un contact régulier avec le public
Lorsque l’administration souhaite équilibrer les effectifs entre les services

Lorsque le sexe constitue une condition déterminante de l’exercice des fonctions

Explication

La règle interdit les distinctions entre agents fondées sur le sexe, mais admet un recrutement distinct lorsque le sexe est une condition déterminante de l’exercice des fonctions. La recherche d’un équilibre des effectifs ne suffit pas, à elle seule, à justifier cette exception.

48. Quel objectif relatif aux mandats électoraux la Constitution a-t-elle prévu après la révision du 8 juillet 1999 ?

La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives
La loi garantit une répartition identique des sièges entre femmes et hommes dans chaque assemblée
La loi réserve aux femmes une partie des fonctions électives nationales
La loi confie aux partis politiques la fixation de règles différentes selon le sexe

La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives

Explication

Après la révision constitutionnelle du 8 juillet 1999, la Constitution prévoit que la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives. Cette formulation fixe un objectif d’égal accès, et non une répartition nécessairement identique des sièges.

49. Quelle liberté fondamentale une personne morale de droit privé peut-elle notamment détenir ?

Le droit d’obtenir la nationalité française
Le droit au regroupement familial
Le droit de participer aux élections nationales
La liberté d’expression

La liberté d’expression

Explication

Les personnes morales de droit privé peuvent être titulaires de libertés fondamentales, dont la liberté d’expression. Le droit de participer aux élections nationales est un droit politique qui ne figure pas parmi les libertés reconnues aux personnes morales privées.

50. Quel rôle joue l’objet social dans la détermination des droits fondamentaux d’une personne morale de droit privé ?

Il fixe les droits en fonction de la taille de ses effectifs
Il peut justifier certains droits et en limiter la portée
Il confère à la personne morale l’ensemble des droits humains sans distinction
Il détermine les droits selon la nationalité de ses dirigeants

Il peut justifier certains droits et en limiter la portée

Explication

Les droits fondamentaux d’une personne morale privée sont liés à son objet social, qui peut à la fois les légitimer et les limiter. Ils ne sont donc pas attribués de manière indifférenciée, sans égard à l’activité de la personne morale.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 90 flashcards sur Droit des libertés et droits humains.

En quelle année le premier cours de libertés publiques est-il dispensé en France ?

En 1954.

Que traduit le passage des « libertés publiques » aux « libertés fondamentales » concernant le sujet du droit ?

La subjectivisation du droit des libertés.

Que traduit le passage des « libertés publiques » aux « libertés fondamentales » concernant les sources du droit ?

La multiplication des sources supra-législatives.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Droit des libertés et droits humains.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM