QCM : Droit des personnes (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelles sont les principales méthodes de travail utilisées en droit civil ?

Le résumé de cours, la veille juridique et l’analyse statistique
La consultation juridique, le cas pratique et la note de synthèse
La dissertation juridique, la fiche d’arrêt et le commentaire d’arrêt
La dissertation littéraire, la fiche de lecture et l’exposé oral

La dissertation juridique, la fiche d’arrêt et le commentaire d’arrêt

Explication

Ces trois méthodes structurent le travail juridique en droit civil : dissertation juridique, fiche d’arrêt et commentaire d’arrêt. Le cas pratique et la consultation juridique sont aussi des exercices juridiques, mais ils ne figurent pas dans cette liste des principales méthodes mentionnées.

2. Quel outil permet d’accéder à l’ensemble des articles de loi ?

Légifrance
Le Conseil constitutionnel
Le Journal officiel de l’Union européenne
Le registre national des entreprises

Légifrance

Explication

Légifrance donne accès à l’ensemble des articles de loi et constitue ainsi une ressource centrale pour la recherche juridique. Le Conseil constitutionnel publie des décisions constitutionnelles, mais il ne fournit pas l’ensemble des articles de loi.

3. Quel ensemble présente les principales sources du droit des personnes ?

La loi, la jurisprudence, les sources constitutionnelles, européennes et internationales
La loi, la coutume, les contrats privés, les usages professionnels et les règlements municipaux
La jurisprudence, les opinions doctrinales, les circulaires, les contrats et les règlements intérieurs
Les décisions administratives, les principes économiques, les traités commerciaux et les pratiques sociales

La loi, la jurisprudence, les sources constitutionnelles, européennes et internationales

Explication

Le droit des personnes repose notamment sur la loi, la jurisprudence, les sources constitutionnelles, européennes et internationales. La doctrine et les contrats peuvent éclairer ou organiser certaines situations, mais ils ne composent pas l’ensemble des principales sources indiqué ici.

4. Lorsqu’une question juridique nouvelle n’est pas réglée par la loi, quel rôle le juge peut-il exercer ?

Suspendre le procès jusqu’à l’adoption d’une nouvelle loi par le Parlement
Interpréter et appliquer la loi, puis créer du droit pour répondre à la question nouvelle
Écarter toute règle juridique et statuer selon sa préférence personnelle
Transférer automatiquement l’affaire à une juridiction européenne compétente

Interpréter et appliquer la loi, puis créer du droit pour répondre à la question nouvelle

Explication

Le juge interprète et applique la loi et peut créer du droit lorsqu’une question nouvelle n’est pas réglée par celle-ci. Il ne peut pas interrompre automatiquement le procès ni remplacer l’analyse juridique par une préférence personnelle.

5. Que permet de contester une question prioritaire de constitutionnalité pendant un procès ?

Un contrat privé qui ne respecterait pas les obligations convenues
Une loi qui porterait atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution
Une décision judiciaire qui méconnaîtrait une règle de procédure civile
Un règlement européen qui serait incompatible avec une directive européenne

Une loi qui porterait atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution

Explication

La QPC permet à un citoyen, au cours d’un procès, de contester une loi au regard des droits et libertés garantis par la Constitution. Elle ne constitue donc pas un recours ordinaire fondé sur une autre règle juridique, comme une clause contractuelle ou une règle de procédure.

6. Quelle distinction décrit correctement les règlements et les directives européennes ?

Les règlements concernent les juridictions, tandis que les directives organisent les relations entre particuliers
Les règlements s’appliquent directement, tandis que les directives harmonisent les législations sur un sujet précis
Les règlements nécessitent une loi nationale, tandis que les directives produisent leurs effets sans adaptation
Les règlements fixent des objectifs nationaux, tandis que les directives s’appliquent directement dans chaque État

Les règlements s’appliquent directement, tandis que les directives harmonisent les législations sur un sujet précis

Explication

Les règlements européens s’appliquent directement dans les États membres, alors que les directives cherchent à harmoniser leurs législations sur un sujet précis. La nécessité d’une adaptation nationale correspond à la logique des directives, et non à celle des règlements.

7. Que désigne la personnalité juridique ?

La possibilité d’exercer personnellement tous les droits dont une personne dispose
La capacité de défendre ses intérêts devant une juridiction civile
L’aptitude à être titulaire de droits et assujetti à des obligations
La faculté de conclure des contrats sans représentation ni restriction

L’aptitude à être titulaire de droits et assujetti à des obligations

Explication

La personnalité juridique est l’aptitude à être titulaire de droits et assujetti à des obligations. Elle doit être distinguée de la capacité d’exercice, qui concerne l’exercice personnel des droits déjà détenus.

8. Quelle distinction juridique oppose correctement les personnes et les choses ?

Les personnes sont des objets de droit, tandis que les choses sont des sujets de droit
Les personnes sont des biens protégés, tandis que les choses forment des groupements dotés de droits
Les personnes ont des obligations propres, tandis que les choses disposent de droits patrimoniaux
Les personnes sont des sujets de droit, tandis que les choses sont des objets de droit

Les personnes sont des sujets de droit, tandis que les choses sont des objets de droit

Explication

Les personnes sont titulaires de la personnalité juridique et constituent donc des sujets de droit. Les choses n’ont ni droits ni obligations propres : elles peuvent être des objets sur lesquels portent des droits.

9. Quelle différence caractérise les personnes physiques et les personnes morales ?

Les personnes physiques sont créées par un contrat, tandis que les personnes morales existent sans condition juridique particulière
Les personnes physiques sont des associations, tandis que les personnes morales sont des êtres humains reconnus par une décision judiciaire
Les personnes physiques sont des êtres humains, tandis que les personnes morales sont des groupements dotés de la personnalité juridique sous certaines conditions
Les personnes physiques regroupent des biens, tandis que les personnes morales correspondent à des individus capables d’agir seuls

Les personnes physiques sont des êtres humains, tandis que les personnes morales sont des groupements dotés de la personnalité juridique sous certaines conditions

Explication

Une personne physique est un être humain, tandis qu’une personne morale est un groupement de personnes ou de biens auquel la personnalité juridique est reconnue sous certaines conditions. Les associations, sociétés ou autres groupements peuvent être des personnes morales, mais ils ne se confondent pas avec les êtres humains.

10. Quelle proposition distingue correctement l’incapacité de jouissance et l’incapacité d’exercice ?

La première concerne les contrats, tandis que la seconde concerne les droits attachés à la personnalité
La première empêche d’exercer un droit détenu, tandis que la seconde supprime toute titularité juridique
La première est générale, tandis que la seconde porte sur un droit particulier selon la situation
La première empêche d’être titulaire d’un droit, tandis que la seconde empêche d’exercer un droit détenu

La première empêche d’être titulaire d’un droit, tandis que la seconde empêche d’exercer un droit détenu

Explication

L’incapacité de jouissance empêche d’être titulaire d’un droit et ne peut être que spéciale, tandis que l’incapacité d’exercice empêche d’exercer un droit dont on est titulaire. La seconde ne supprime donc pas la titularité du droit, et la première n’est pas générale.

11. Quelle réforme a consacré le droit de chacun au respect de sa vie privée dans l’article 9 du Code civil ?

La loi du 29 juillet 1994
La réforme bioéthique de 2015
Le Code civil de 1804
La loi de 1970

La loi de 1970

Explication

La loi de 1970 a inscrit le respect de la vie privée à l’article 9 du Code civil. La loi du 29 juillet 1994 concerne plutôt l’ouverture d’une série de lois bioéthiques.

12. Sur quels principes fondamentaux repose le droit moderne des personnes ?

La nationalité, la filiation et le patrimoine
La hiérarchie, la propriété et la responsabilité
La sécurité, l’autorité et la coutume
L’égalité, la liberté et la contractualisation

L’égalité, la liberté et la contractualisation

Explication

Le droit moderne des personnes s’appuie sur l’égalité, la liberté et la contractualisation. Les autres propositions regroupent des notions juridiques importantes, mais elles ne correspondent pas à cette présentation des principes fondateurs.

13. Quelle évolution juridique est intervenue le 1er février 2015 concernant l’animal ?

Il a perdu toute protection prévue par le Code pénal
Il a été reconnu comme une personne juridique autonome
Il a été qualifié d’être vivant doué de sensibilité tout en restant une chose
Il a été assimilé à un robot doté d’une autonomie juridique

Il a été qualifié d’être vivant doué de sensibilité tout en restant une chose

Explication

Le législateur a reconnu à l’animal la qualité d’être vivant doué de sensibilité tout en maintenant sa qualification juridique de chose. Cette évolution n’a donc pas créé une personnalité juridique animale.

14. Quel est le statut juridique actuel des robots et quel enjeu leur éventuelle personnalité poserait-elle ?

Ils sont des personnes juridiques, ce qui règle les questions de responsabilité
Ils sont des choses, et leur éventuelle personnalité soulève des questions de responsabilité et d’autonomie
Ils sont des biens immeubles, ce qui interdit leur utilisation autonome
Ils sont des animaux juridiquement protégés, ce qui encadre directement leurs innovations

Ils sont des choses, et leur éventuelle personnalité soulève des questions de responsabilité et d’autonomie

Explication

Les robots sont actuellement considérés comme des choses juridiquement, tandis qu’une éventuelle personnalité poserait des questions de responsabilité, d’autonomie et d’encadrement des innovations. Ils ne disposent donc pas aujourd’hui du statut de personne juridique.

15. À quelle condition la personnalité juridique commence-t-elle à la naissance ?

Après l’établissement d’un acte d’enfant sans vie
Lorsque l’enfant naît vivant et viable
Après la déclaration de naissance auprès de l’état civil
Dès la conception de l’enfant, indépendamment de son développement

Lorsque l’enfant naît vivant et viable

Explication

La personnalité juridique commence lorsque l’enfant naît vivant et viable. La conception ne suffit pas, et la déclaration ou l’acte d’état civil constate la situation sans constituer la condition matérielle de la naissance.

16. Selon le critère de viabilité retenu par l’OMS, quelle situation permet de présumer qu’un enfant est viable ?

Une naissance après 20 semaines d’aménorrhée, quel que soit le poids
Une naissance après 22 semaines d’aménorrhée ou un poids d’au moins 500 g
Une naissance à terme avec un poids d’au moins 1 000 g
Une naissance après 24 semaines d’aménorrhée et un poids supérieur à 500 g

Une naissance après 22 semaines d’aménorrhée ou un poids d’au moins 500 g

Explication

La viabilité est présumée si l’enfant naît après 22 semaines d’aménorrhée ou s’il atteint un poids d’au moins 500 g. Les autres propositions modifient l’un des seuils ou ajoutent une condition qui n’est pas requise.

17. Quelle différence distingue l’enfant né vivant et viable de l’enfant sans vie quant aux actes d’état civil et à la personnalité juridique ?

Le premier reçoit un acte aux effets limités, tandis que le second acquiert la personnalité juridique par son inscription
Le premier reçoit un acte de naissance et acquiert la personnalité juridique, tandis que le second reçoit un acte aux effets limités
Les deux reçoivent un acte d’enfant sans vie, mais seul le second acquiert la personnalité juridique
Les deux reçoivent un acte de naissance et acquièrent la personnalité juridique selon la même procédure

Le premier reçoit un acte de naissance et acquiert la personnalité juridique, tandis que le second reçoit un acte aux effets limités

Explication

L’enfant né vivant et viable reçoit un acte de naissance et acquiert la personnalité juridique, alors que l’enfant sans vie reçoit un acte d’enfant sans vie aux effets limités. Cet acte ne suffit donc pas à établir la personnalité juridique.

18. Quelle qualification juridique distingue l’embryon de l’enfant né vivant et viable ?

L’embryon est déjà une personne juridique dotée de tous ses droits
L’embryon est une personne morale créée par une décision médicale
L’embryon est une chose ordinaire dépourvue de toute protection juridique
L’embryon est une chose protégée appelée à devenir une personne juridique

L’embryon est une chose protégée appelée à devenir une personne juridique

Explication

L’embryon est juridiquement une chose particulière bénéficiant d’une protection, tandis que la personnalité juridique commence avec la naissance vivante et viable. Le fait d’être appelé à devenir une personne ne signifie donc pas qu’il possède déjà cette personnalité.

19. Dans quelle situation la règle infans conceptus permet-elle de considérer l’enfant conçu comme déjà né ?

Lorsque cette fiction juridique sert son intérêt et qu’il naît ensuite viable
Lorsqu’un médecin confirme la conception, même sans naissance viable
Lorsqu’une naissance est prévue, même si l’enfant ne survit pas
Lorsque les proches demandent cette reconnaissance avant l’accouchement

Lorsque cette fiction juridique sert son intérêt et qu’il naît ensuite viable

Explication

La règle infans conceptus protège l’enfant conçu en le réputant né lorsque cela sert son intérêt, sous réserve d’une naissance ultérieure viable. La conception seule ne suffit donc pas à produire cet effet juridique.

20. Que garantit la Constitution depuis la loi constitutionnelle du 8 mars 2024 en matière d’interruption volontaire de grossesse ?

Un délai constitutionnel uniforme applicable à toutes les interruptions
Un droit sans encadrement légal à toute intervention demandée par la femme
Une interdiction constitutionnelle des interruptions médicales de grossesse
Le principe de l’interruption volontaire de grossesse, dont la loi fixe les conditions

Le principe de l’interruption volontaire de grossesse, dont la loi fixe les conditions

Explication

La Constitution garantit le principe de l’interruption volontaire de grossesse et renvoie à la loi la détermination de ses conditions. Elle ne fixe donc pas elle-même un régime entièrement dépourvu d’encadrement légal.

21. Quelle différence caractérise le régime de l’IVG et celui de l’interruption médicale de grossesse ?

L’IVG dépend d’un motif médical grave, tandis que l’interruption médicale respecte un délai de 14 semaines
L’IVG est possible après tout délai, tandis que l’interruption médicale cesse après 14 semaines de grossesse
L’IVG respecte un délai légal, tandis que l’interruption médicale dépend de conditions médicales prévues par la loi
L’IVG et l’interruption médicale suivent le même délai, fixé à 16 semaines d’absence de règles

L’IVG respecte un délai légal, tandis que l’interruption médicale dépend de conditions médicales prévues par la loi

Explication

L’IVG est normalement possible jusqu’à 14 semaines de grossesse, soit 16 semaines d’absence de règles, alors que l’interruption médicale peut intervenir à tout moment dans les conditions médicales prévues. La distinction repose donc sur un délai légal pour l’une et sur des motifs médicaux pour l’autre.

22. Quelle distinction oppose la mort civile à la mort biologique en matière de personnalité juridique ?

La mort civile et la mort biologique produisent encore aujourd’hui les mêmes effets juridiques
La mort civile résultait du décès physique, tandis que la mort biologique sanctionnait une personne vivante
La mort civile concernait le corps décédé, tandis que la mort biologique visait les droits patrimoniaux
La mort civile frappait une personne vivante, tandis que la mort biologique met fin à la personnalité juridique

La mort civile frappait une personne vivante, tandis que la mort biologique met fin à la personnalité juridique

Explication

La mort civile, abolie en 1854, privait historiquement une personne vivante de sa personnalité juridique. Aujourd’hui, c’est la mort biologique qui met fin à cette personnalité, et non une sanction civile.

23. Comment se définit juridiquement la mort cérébrale ?

Une abolition irréversible de toute fonction cérébrale malgré le maintien artificiel de l’activité cardiaque
Une diminution durable de la conscience avec conservation des fonctions cérébrales essentielles
Un état végétatif chronique permettant une récupération progressive des fonctions cérébrales
Une interruption spontanée du rythme cardiaque sans constatation de l’état du cerveau

Une abolition irréversible de toute fonction cérébrale malgré le maintien artificiel de l’activité cardiaque

Explication

La mort cérébrale correspond à l’abolition irréversible de toute fonction cérébrale, alors que l’activité cardiaque peut être maintenue artificiellement. L’état végétatif chronique s’en distingue par la persistance de certaines fonctions cérébrales.

24. Quelles constatations sont requises pour établir la mort cérébrale ?

L’absence de pouls, une température corporelle basse et un électrocardiogramme plat confirmé par deux médecins
Un coma prolongé, une respiration assistée et un électroencéphalogramme réalisé après vingt-quatre heures
L’absence de conscience, de réflexes du tronc cérébral et de ventilation spontanée, avec deux EEG plats espacés ou une angiographie
Une perte de mémoire, une absence de réaction à la douleur et une imagerie cérébrale montrant une lésion étendue

L’absence de conscience, de réflexes du tronc cérébral et de ventilation spontanée, avec deux EEG plats espacés ou une angiographie

Explication

La constatation exige l’absence de conscience, l’abolition des réflexes du tronc cérébral et l’absence de ventilation spontanée, complétées par deux électroencéphalogrammes plats espacés de quatre heures ou une angiographie. Un simple coma ou un arrêt cardiaque ne suffit donc pas à établir cette constatation.

25. Quel effet juridique et familial est directement entraîné par la mort d’une personne ?

Elle transfère le mariage aux héritiers, ouvre une procédure pénale et rend les donations automatiquement révocables
Elle clôt la succession, rend le testament modifiable par les proches et conserve la personnalité juridique du défunt
Elle dissout le mariage, ouvre la succession, rend le testament irrévocable et transforme le corps en cadavre
Elle suspend le mariage, bloque la succession, annule le testament et maintient le corps dans son statut antérieur

Elle dissout le mariage, ouvre la succession, rend le testament irrévocable et transforme le corps en cadavre

Explication

La mort dissout le mariage, ouvre la succession, produit l’effet irrévocable du testament et transforme le corps en cadavre. Elle ne maintient donc pas la personnalité juridique ni la possibilité de modifier librement les effets testamentaires.

26. Quel principe s’applique au corps humain après le décès ?

Le corps devient une chose ordinaire pouvant être utilisé selon la volonté de tout détenteur matériel
Le respect cesse avec la mort, mais une protection subsiste pour les biens appartenant au défunt
Le respect dû au corps demeure, et les restes doivent être traités avec respect, dignité et décence
Les restes relèvent principalement des héritiers, qui peuvent en disposer sans exigence particulière de dignité

Le respect dû au corps demeure, et les restes doivent être traités avec respect, dignité et décence

Explication

Le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort, et les restes doivent recevoir un traitement respectueux, digne et décent. Le cadavre peut être juridiquement qualifié de chose, mais il bénéficie d’une protection particulière qui le distingue des choses ordinaires.

27. Que permet la loi Leonetti du 22 avril 2005 dans une affection grave et incurable à un stade avancé ou terminal ?

La délégation aux proches du pouvoir de décider à la place du patient conscient
La poursuite des traitements jusqu’à l’arrêt spontané de toutes les fonctions vitales
L’arrêt des traitements afin d’éviter l’obstination déraisonnable
L’administration obligatoire d’un produit destiné à provoquer directement le décès

L’arrêt des traitements afin d’éviter l’obstination déraisonnable

Explication

La loi Leonetti autorise l’arrêt des traitements en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable pour éviter l’obstination déraisonnable. Cette pratique laisse évoluer la maladie et se distingue d’une euthanasie active qui provoquerait directement la mort.

28. Quelle caractéristique définit la sédation profonde et continue jusqu’au décès ?

Une perte temporaire de conscience destinée à permettre la reprise ultérieure des traitements de maintien en vie
Une altération de la conscience maintenue jusqu’au décès, associée à l’arrêt des traitements de maintien en vie
Une diminution légère de la douleur laissant la conscience intacte jusqu’à l’arrêt naturel de la maladie
Une administration d’un produit provoquant directement la mort sans modification des traitements en cours

Une altération de la conscience maintenue jusqu’au décès, associée à l’arrêt des traitements de maintien en vie

Explication

La sédation profonde et continue entraîne une altération de la conscience maintenue jusqu’au décès et s’accompagne de l’arrêt des traitements de maintien en vie. Elle ne se réduit donc ni à une simple analgésie ni à l’administration directe d’un produit létal.

29. Un patient conscient refuse un traitement indispensable à sa survie : quelle règle s’applique ?

Son refus doit être respecté, et sa volonté prime celle de ses proches
Le traitement peut être imposé si les proches estiment qu’il est médicalement nécessaire
La décision revient au médecin dès lors que le refus expose le patient à un décès prévisible
Le refus devient valable après autorisation familiale lorsque le traitement présente un bénéfice important

Son refus doit être respecté, et sa volonté prime celle de ses proches

Explication

Un patient conscient peut refuser un traitement, même si ce choix met sa vie en danger, et sa volonté prime celle de ses proches. Le risque vital ne transfère donc pas automatiquement le pouvoir de décision à la famille ou au médecin.

30. Quelle distinction caractérise l’absence et la disparition en droit civil ?

L’absence concerne une personne exposée à un péril, tandis que la disparition concerne une personne sans nouvelles à son domicile.
L’absence établit le décès probable, tandis que la disparition maintient une incertitude liée à la vie de la personne.
L’absence produit les effets du décès, tandis que la disparition conserve la personne présumée vivante pendant la procédure.
L’absence laisse incertaine la vie ou la mort, tandis que la disparition rend le décès probable ou certain dans un contexte dangereux.

L’absence laisse incertaine la vie ou la mort, tandis que la disparition rend le décès probable ou certain dans un contexte dangereux.

Explication

L’absence repose sur une incertitude concernant la vie ou la mort, alors que la disparition s’inscrit dans des circonstances dangereuses permettant de tenir le décès pour probable ou certain. La confusion la plus fréquente consiste à inverser les présomptions : l’absence présume d’abord la vie, tandis que la disparition peut conduire à présumer le décès.

31. Quelle évolution procédurale la loi du 28 décembre 1977 a-t-elle instaurée pour traiter l’absence ?

Elle a remplacé la procédure d’absence par une déclaration immédiate de décès dès qu’une personne ne donne plus de nouvelles.
Elle a créé une procédure unique maintenant la présomption de vie jusqu’au retour ou à la réapparition de la personne.
Elle a organisé une présomption d’absence suivie d’une déclaration d’absence, avec un passage de la présomption de vie à celle de mort.
Elle a prévu une déclaration judiciaire de décès préalable, suivie d’une enquête destinée à vérifier la survie de la personne.

Elle a organisé une présomption d’absence suivie d’une déclaration d’absence, avec un passage de la présomption de vie à celle de mort.

Explication

La loi du 28 décembre 1977 a instauré deux phases successives : la présomption d’absence, qui considère la personne comme vivante, puis la déclaration d’absence, qui présume sa mort. Une procédure unique fondée sur la survie ne correspond donc pas à cette organisation en deux étapes.

32. Quelles conditions permettent d’ouvrir une procédure de présomption d’absence ?

La personne a cessé de paraître à son domicile ou à sa résidence et ne donne plus de nouvelles.
La personne a été exposée à un danger grave et son corps n’a pas été retrouvé après les recherches.
La personne a quitté son domicile après avoir annoncé un voyage et a demandé à interrompre ses communications.
La personne est décédée selon des témoignages concordants, mais son acte de décès n’a pas encore été établi.

La personne a cessé de paraître à son domicile ou à sa résidence et ne donne plus de nouvelles.

Explication

La présomption d’absence suppose que la personne ne paraisse plus à son domicile ou à sa résidence et qu’elle ne fournisse plus de nouvelles. L’exposition à un danger grave sans découverte du corps relève plutôt de la procédure de déclaration judiciaire de décès pour disparition.

33. Dans quelle situation une déclaration judiciaire d’absence peut-elle être prononcée ?

Après dix ans suivant le jugement de présomption d’absence, ou après plus de vingt ans sans nouvelles sans ce jugement, avec ouverture de la succession et dissolution du mariage.
Après plus de vingt ans suivant le jugement de présomption d’absence, avec ouverture de la succession mais conservation du mariage.
Après cinq ans sans nouvelles, quelle que soit l’existence d’un jugement préalable, avec maintien du mariage et suspension de la succession.
Après dix ans sans nouvelles dans tous les cas, avec établissement d’un acte de décès mais maintien des droits matrimoniaux.

Après dix ans suivant le jugement de présomption d’absence, ou après plus de vingt ans sans nouvelles sans ce jugement, avec ouverture de la succession et dissolution du mariage.

Explication

La déclaration judiciaire d’absence intervient après dix ans à compter du jugement de présomption d’absence, ou après plus de vingt ans sans nouvelles lorsqu’aucun jugement préalable n’a été rendu. Elle produit notamment l’ouverture de la succession et la dissolution du mariage, contrairement à une simple prolongation de la présomption de vie.

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Quelles sont les principales méthodes de travail en droit civil ?

La dissertation juridique, la fiche d’arrêt et le commentaire d’arrêt.

Quelles sont les principales sources du droit des personnes ?

La loi, la jurisprudence, les sources constitutionnelles, européennes et internationales.

Quel rôle a le juge face à une question juridique nouvelle non réglée par la loi ?

Il peut créer du droit.

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