QCM : Droit de la filiation et adoption (54 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la filiation en droit civil ?

Le lien juridique rattachant une personne à celles dont elle est issue
Le lien social reliant une personne à son lieu de naissance
Le lien patrimonial créé entre les héritiers d’une même famille
Le lien affectif unissant une personne à sa famille d’accueil

Le lien juridique rattachant une personne à celles dont elle est issue

Explication

La filiation est un lien juridique qui rattache un individu à une ou plusieurs personnes dont il est issu. Elle ne se confond donc ni avec un lien affectif, ni avec une relation sociale ou successorale.

2. Quel principe la loi du 3 janvier 1972 a-t-elle posé concernant les enfants nés de parents mariés et ceux nés de parents non mariés ?

La présomption de paternité pour tous les enfants
L’égalité de statut entre les deux catégories d’enfants
La suppression de toute distinction entre filiation et adoption
La priorité successorale des enfants nés dans le mariage

L’égalité de statut entre les deux catégories d’enfants

Explication

La loi du 3 janvier 1972 a consacré l’égalité de statut entre les enfants nés de parents mariés et ceux nés de parents non mariés. Elle n’a pas instauré une priorité successorale ni généralisé une présomption de paternité.

3. Quels sont les quatre modes d’établissement de la filiation reconnus par l’article 310-1 du Code civil ?

L’effet de la loi, la reconnaissance, la possession d’état et le jugement
La naissance, l’adoption, le mariage et le testament
La présomption, la succession, le contrat et la possession d’état
La reconnaissance, l’expertise biologique, le mariage et le jugement

L’effet de la loi, la reconnaissance, la possession d’état et le jugement

Explication

L’article 310-1 énumère l’effet de la loi, la reconnaissance volontaire, la possession d’état et le jugement. L’expertise biologique ou le mariage peuvent intervenir dans certains contextes, mais ne constituent pas cette liste de quatre modes.

4. Comment la filiation maternelle est-elle établie selon l’article 311-25 du Code civil ?

Par un jugement fondé sur la résidence de l’enfant
Par la désignation de la mère dans l’acte de naissance
Par une reconnaissance notariale faite après la naissance
Par la présomption attachée au mariage de la mère

Par la désignation de la mère dans l’acte de naissance

Explication

La désignation de la mère dans l’acte de naissance établit la filiation maternelle. Cette règle se distingue de la paternité, qui peut résulter d’une présomption ou d’une reconnaissance.

5. Dans quelle situation le mari est-il présumé être le père de l’enfant selon l’article 312 du Code civil ?

Lorsque l’enfant est né ou conçu pendant le mariage, sauf omission dans l’acte de naissance
Lorsque la mère déclare le nom du mari lors d’une procédure notariale
Lorsque l’enfant réside avec le mari pendant la période suivant sa naissance
Lorsque l’enfant est reconnu par un tiers avant la célébration du mariage

Lorsque l’enfant est né ou conçu pendant le mariage, sauf omission dans l’acte de naissance

Explication

L’enfant né ou conçu pendant le mariage a pour père le mari, sauf lorsque l’acte de naissance ne le désigne pas comme père. La simple résidence ou une déclaration isolée ne suffit pas à appliquer cette présomption.

6. Quelle période est légalement présumée être celle de la conception d’un enfant ?

La période comprise entre le 360e360^{e} et le 240e240^{e} jour inclusivement avant la naissance
La période comprise entre le 300e300^{e} et le 180e180^{e} jour inclusivement avant la naissance
La période comprise entre le 180e180^{e} et le 60e60^{e} jour inclusivement avant la naissance
La période comprise entre le 250e250^{e} et le 120e120^{e} jour inclusivement avant la naissance

La période comprise entre le $$300^{e}$$ et le $$180^{e}$$ jour inclusivement avant la naissance

Explication

La période légale de conception s’étend du 300e300^{e} au 180e180^{e} jour inclusivement avant la naissance, soit 120 jours. Les autres intervalles ne correspondent pas à la période prévue par la règle civile.

7. Quel est l’effet juridique d’une reconnaissance de filiation ?

Elle établit la filiation à l’égard de la personne qui accomplit l’acte
Elle remplace l’acte de naissance pour toutes les filiations
Elle établit automatiquement la filiation à l’égard des deux parents
Elle crée un lien de filiation entre l’enfant et toute sa famille

Elle établit la filiation à l’égard de la personne qui accomplit l’acte

Explication

La reconnaissance est un acte authentique reçu par un officier d’état civil ou un notaire et elle établit la filiation à l’égard de son auteur. Elle ne produit donc pas automatiquement d’effet à l’égard de l’autre parent ou de l’ensemble de la famille.

8. Que caractérise la possession d’état en matière de filiation ?

Une preuve biologique obtenue par une expertise génétique
Une décision judiciaire attribuant une filiation après un désaccord familial
Une réunion de faits révélant un lien social de filiation et de parenté
Une déclaration unilatérale établissant la filiation envers son auteur

Une réunion de faits révélant un lien social de filiation et de parenté

Explication

La possession d’état repose sur des faits révélant un lien de filiation et de parenté avec une famille à laquelle la personne est réputée appartenir. Elle traduit ainsi une réalité sociale, tandis que l’expertise génétique vise principalement la vérité biologique.

9. Quels éléments constituent la possession d’état ?

La naissance, la résidence et la nationalité de l’enfant
Le nom, l’image sociale et le comportement parental
Le mariage, la reconnaissance et la contribution financière
La ressemblance physique, l’expertise génétique et le testament

Le nom, l’image sociale et le comportement parental

Explication

Les trois éléments constitutifs sont le nom, l’image sociale et le comportement parental. La résidence, la nationalité ou la ressemblance physique peuvent être pertinentes dans certains litiges, mais ne forment pas cette énumération juridique.

10. Quelles qualités la possession d’état doit-elle présenter selon l’article 311-2 du Code civil ?

Elle doit être biologique, judiciaire, écrite et contradictoire
Elle doit être volontaire, notariale, successorale et permanente
Elle doit être récente, confidentielle, contestée et temporaire
Elle doit être continue, paisible, publique et non équivoque

Elle doit être continue, paisible, publique et non équivoque

Explication

L’article 311-2 exige une possession d’état continue, paisible, publique et non équivoque. Une situation contestée ou confidentielle ne répond donc pas aux qualités requises par cette disposition.

11. Quelle distinction oppose la recherche de filiation à l’action en constatation de la possession d’état ?

La première officialise une réalité familiale vécue, tandis que la seconde établit la vérité biologique.
La première établit un lien successoral, tandis que la seconde détermine l’autorité parentale.
La première constate un mariage, tandis que la seconde établit un lien biologique.
La première établit la vérité biologique, tandis que la seconde officialise une réalité familiale vécue.

La première établit la vérité biologique, tandis que la seconde officialise une réalité familiale vécue.

Explication

La recherche de filiation vise à établir la vérité biologique, alors que la possession d’état reconnaît juridiquement une réalité sociale vécue. La confusion consiste à inverser ces deux finalités.

12. Quelle condition doit être remplie pour engager une action en recherche de maternité ?

L’enfant doit démontrer que le père prétendu a vécu avec sa mère.
L’enfant doit produire une expertise génétique réalisée hors de toute procédure.
L’enfant doit prouver être celui que la mère prétendue a mis au monde.
L’enfant doit établir que la mère prétendue lui a transmis son nom.

L’enfant doit prouver être celui que la mère prétendue a mis au monde.

Explication

L’action suppose que la maternité ne soit établie ni par un titre ni par une possession d’état, et l’enfant doit prouver qu’il est celui dont la femme prétendue a accouché. La preuve de la vie commune concerne plutôt des éléments relatifs à la paternité ou à la possession d’état.

13. Dans quelle situation l’enfant peut-il exercer une action en recherche de paternité ?

Lorsqu’il a été reconnu par son père et veut obtenir une seconde filiation paternelle concurrente.
Lorsqu’il est né dans le mariage et souhaite modifier la filiation déjà établie par un titre.
Lorsqu’il recherche une mère dont l’identité figure déjà dans son acte de naissance.
Lorsqu’il est né hors mariage et n’a pas été reconnu par son père, contre le père prétendu ou ses héritiers.

Lorsqu’il est né hors mariage et n’a pas été reconnu par son père, contre le père prétendu ou ses héritiers.

Explication

L’enfant né hors mariage et non reconnu peut agir contre le père prétendu ou ses héritiers, avec une preuve recevable par tout moyen. Une filiation paternelle déjà établie ne correspond pas à cette action de recherche.

14. Jusqu’à quel âge l’enfant peut-il, en pratique, agir en recherche de maternité ou de paternité lorsque la prescription est suspendue pendant sa minorité ?

Jusqu’à l’âge de 25 ans.
Jusqu’à l’âge de 30 ans.
Jusqu’à l’âge de 28 ans.
Jusqu’à l’âge de 18 ans.

Jusqu’à l’âge de 28 ans.

Explication

Le délai de prescription est de dix ans et il est suspendu pendant la minorité de l’enfant, ce qui lui permet d’agir jusqu’à 28 ans. Le délai ne se calcule donc pas simplement à partir de la naissance.

15. Quel effet caractérise principalement l’adoption plénière ?

Elle crée un lien affectif sans modifier la filiation juridique de l’enfant.
Elle suspend temporairement la filiation d’origine pendant la minorité de l’adopté.
Elle substitue une nouvelle filiation à la filiation d’origine et rompt les liens avec la famille biologique.
Elle ajoute une filiation adoptive tout en maintenant les liens juridiques avec la famille biologique.

Elle substitue une nouvelle filiation à la filiation d’origine et rompt les liens avec la famille biologique.

Explication

L’adoption plénière est une filiation de substitution qui rompt définitivement les liens juridiques avec la famille d’origine. Le maintien de ces liens caractérise l’adoption simple, et non l’adoption plénière.

16. Quelle personne peut demander seule une adoption plénière sous la condition d’âge prévue par la règle générale ?

Une personne âgée de plus de 21 ans.
Une personne âgée de plus de 26 ans.
Une personne âgée de plus de 30 ans.
Une personne âgée de plus de 18 ans.

Une personne âgée de plus de 26 ans.

Explication

Une personne seule de plus de 26 ans peut demander une adoption plénière, sous réserve des autres conditions applicables. Le seuil de 18, 21 ou 30 ans ne correspond pas à la règle indiquée.

17. Quel enchaînement correspond à la procédure d’adoption plénière ?

Transcription sur les registres, placement d’au moins six mois, puis jugement d’adoption.
Jugement d’adoption, placement d’au moins six mois, puis transcription sur les registres de l’état civil.
Placement d’au moins six mois, jugement d’adoption, puis transcription sur les registres de l’état civil.
Placement d’au moins trois mois, jugement d’adoption, puis transcription sur les registres de l’état civil.

Placement d’au moins six mois, jugement d’adoption, puis transcription sur les registres de l’état civil.

Explication

La procédure comprend d’abord le placement pendant au moins six mois, puis le jugement et enfin sa transcription sur les registres de l’état civil. La durée de trois mois et les autres ordres ne correspondent pas au processus prévu.

18. Quelle conséquence juridique résulte du caractère irrévocable de l’adoption plénière ?

La filiation adoptive disparaît automatiquement à la majorité de l’enfant.
La filiation adoptive ne peut pas être révoquée et remplace la filiation d’origine.
La filiation adoptive s’ajoute à la filiation d’origine sans la remplacer.
La filiation adoptive peut être révoquée par le tribunal pour un motif grave.

La filiation adoptive ne peut pas être révoquée et remplace la filiation d’origine.

Explication

L’adoption plénière est irrévocable et établit une filiation substituée à celle de la famille d’origine. La révocation pour motif grave concerne l’adoption simple, tandis que l’ajout de deux filiations relève de son effet propre.

19. Comment l’adoption simple modifie-t-elle la situation familiale de l’adopté ?

Elle suspend les liens avec la famille d’origine jusqu’à la majorité de l’adopté.
Elle remplace la famille d’origine par une famille adoptive et rompt les liens antérieurs.
Elle ajoute une famille adoptive tout en maintenant les liens juridiques avec la famille d’origine.
Elle crée une famille adoptive sans établir de filiation juridique avec celle-ci.

Elle ajoute une famille adoptive tout en maintenant les liens juridiques avec la famille d’origine.

Explication

L’adoption simple est une filiation additive : elle crée un lien avec la famille adoptive sans supprimer les liens juridiques d’origine. La substitution et la rupture définitive caractérisent l’adoption plénière.

20. À partir de quel âge l’adopté doit-il consentir personnellement à une adoption simple ?

À partir de 10 ans.
À partir de 18 ans.
À partir de 13 ans.
À partir de 15 ans.

À partir de 13 ans.

Explication

L’adoption simple est possible quel que soit l’âge de l’adopté, mais son consentement personnel est requis lorsqu’il a plus de 13 ans. Les autres seuils proposés ne correspondent pas à la règle donnée.

21. Quels droits successoraux l’adopté simple conserve-t-il ?

Il conserve sa vocation successorale dans sa famille d’origine et hérite aussi de sa famille adoptive.
Il perd ses droits dans sa famille d’origine et hérite uniquement de sa famille adoptive.
Il reçoit des droits successoraux dans les deux familles uniquement après leur accord.
Il conserve des droits dans sa famille d’origine, mais ne peut pas hériter de sa famille adoptive.

Il conserve sa vocation successorale dans sa famille d’origine et hérite aussi de sa famille adoptive.

Explication

L’adoption simple maintient la vocation successorale de l’adopté dans sa famille d’origine et lui permet également d’hériter de sa famille adoptive. Elle produit donc un effet successoral dans les deux familles.

22. Lorsque la filiation d’un enfant mineur est établie à l’égard de ses deux parents, qui doit en principe consentir à son adoption ?

Le conjoint de l’un des parents
Les deux parents de l’enfant
Le parent qui vit avec l’enfant
Le parent titulaire du droit de garde

Les deux parents de l’enfant

Explication

Lorsque la filiation est établie à l’égard des deux parents, leur consentement conjoint est requis pour l’adoption. Le consentement d’un seul parent peut toutefois suffire dans certaines exceptions, notamment en cas de décès ou de retrait de l’autorité parentale.

23. Sous quelle forme le consentement à l’adoption doit-il être recueilli ?

Sous forme orale devant le juge aux affaires familiales
Sous forme écrite avec une simple signature privée
Sous forme électronique auprès du service d’état civil
Sous forme authentique devant une autorité habilitée

Sous forme authentique devant une autorité habilitée

Explication

Le consentement doit être reçu sous forme authentique par un notaire, un agent diplomatique ou consulaire français, ou le service de l’aide sociale à l’enfance. Une simple déclaration privée ne répond donc pas à l’exigence prévue.

24. Dans quel délai le parent d’un enfant mineur peut-il rétracter son consentement à l’adoption ?

Dans un délai de quinze jours
Dans un délai de deux mois
Dans un délai de six mois
Jusqu’au jugement d’adoption

Dans un délai de deux mois

Explication

Le parent peut rétracter son consentement dans les deux mois, par lettre recommandée avec accusé de réception. Le mineur âgé de treize ans bénéficie d’une règle différente et peut se rétracter jusqu’au prononcé de l’adoption.

25. Que désigne la procréation médicalement assistée ?

Une procédure juridique établissant la filiation d’un enfant
Un ensemble de pratiques médicales intervenant dans la procréation
Un dispositif destiné à organiser l’adoption d’un enfant
Une technique réservée à la gestation pour autrui

Un ensemble de pratiques médicales intervenant dans la procréation

Explication

La PMA regroupe des pratiques cliniques ou biologiques dans lesquelles la médecine intervient dans la procréation. Elle ne se confond donc ni avec l’adoption, ni avec la gestation pour autrui.

26. Depuis la loi du 2 août 2021, quel projet parental peut bénéficier de la PMA en France ?

Celui d’un couple d’hommes sans condition supplémentaire
Celui d’une femme célibataire ou d’un couple de femmes
Celui d’un homme seul avec recours à une gestatrice
Celui de toute personne sans distinction de situation

Celui d’une femme célibataire ou d’un couple de femmes

Explication

La PMA est ouverte aux couples hétérosexuels, aux couples de femmes et aux femmes célibataires. Elle demeure refusée aux couples d’hommes et aux hommes seuls, ce qui exclut les autres situations proposées.

27. Quelle distinction caractérise la PMA endogène et la PMA exogène ?

La première utilise les gamètes du couple, la seconde un tiers donneur
La première recourt à un tiers donneur, la seconde aux gamètes du couple
La première est réalisée à l’étranger, la seconde en France
La première concerne l’adoption, la seconde la gestation pour autrui

La première utilise les gamètes du couple, la seconde un tiers donneur

Explication

La PMA endogène repose sur les gamètes des membres du couple, tandis que la PMA exogène implique un don de gamètes. La distinction dépend donc de l’origine des gamètes et non du lieu ou du cadre juridique de la procédure.

28. Quelle position la Cour de cassation a-t-elle confirmée le 4 octobre 2019 concernant les enfants nés d’une GPA réalisée à l’étranger ?

La nécessité de reconnaître leur lien de filiation
L’annulation de toute filiation établie à l’étranger
L’autorisation de la GPA sur le territoire français
L’interdiction de transcrire toute décision étrangère

La nécessité de reconnaître leur lien de filiation

Explication

La Cour de cassation a confirmé la nécessité de reconnaître le lien de filiation d’enfants nés d’une GPA réalisée à l’étranger. Cette solution n’a pas rendu la GPA licite en France, où elle reste interdite.

29. Quel objectif décrit principalement l’autorité parentale ?

Déterminer la nationalité de l’enfant à sa naissance
Assurer la sécurité, la santé, l’éducation et le développement de l’enfant
Organiser la transmission des biens entre parents et enfants
Régler les relations patrimoniales entre les deux parents

Assurer la sécurité, la santé, l’éducation et le développement de l’enfant

Explication

L’autorité parentale regroupe les droits et devoirs destinés à protéger l’enfant et à assurer son éducation, sa santé, sa moralité et son développement. Elle concerne donc la responsabilité envers l’enfant plutôt que la succession ou les rapports patrimoniaux des parents.

30. Dans quelle situation les parents exercent-ils en principe conjointement l’autorité parentale ?

Lorsque l’enfant réside alternativement chez chacun d’eux
Dès que la filiation de l’enfant est établie, quel que soit leur statut matrimonial
Après une décision judiciaire attribuant leurs pouvoirs respectifs
Lorsqu’ils sont mariés au moment de la naissance de l’enfant

Dès que la filiation de l’enfant est établie, quel que soit leur statut matrimonial

Explication

L’établissement de la filiation entraîne en principe l’exercice conjoint de l’autorité parentale, indépendamment du mariage des parents. La résidence alternée ou une décision judiciaire ne constitue donc pas la condition générale de cet exercice conjoint.

31. Quel effet la séparation des parents produit-elle en principe sur l’exercice de l’autorité parentale ?

Elle transfère l’autorité parentale au parent qui héberge l’enfant
Elle impose une délégation de l’autorité parentale à un tiers
Elle reste sans incidence sur son exercice par les deux parents
Elle suspend l’autorité parentale jusqu’à une décision du juge

Elle reste sans incidence sur son exercice par les deux parents

Explication

La séparation ne modifie pas en principe l’exercice de l’autorité parentale : chaque parent doit conserver des relations personnelles avec l’enfant et respecter ses liens avec l’autre. Le juge peut toutefois exceptionnellement confier l’exercice à un seul parent dans l’intérêt de l’enfant.

32. Jusqu’à quel moment l’autorité parentale s’exerce-t-elle, et quelle obligation de l’enfant subsiste ensuite ?

Elle cesse lorsque l’enfant quitte le domicile familial, tandis que l’entretien reste dû jusqu’à son autonomie.
Elle cesse au mariage de l’enfant, tandis que l’obéissance reste due pendant toute sa vie.
Elle cesse à la majorité, tandis que l’honneur et le respect disparaissent avec elle.
Elle cesse à la majorité ou à l’émancipation, tandis que l’honneur et le respect restent dus à tout âge.

Elle cesse à la majorité ou à l’émancipation, tandis que l’honneur et le respect restent dus à tout âge.

Explication

L’autorité parentale prend fin à la majorité ou à l’émancipation, mais l’enfant doit honneur et respect à ses père et mère à tout âge. La majorité met donc fin à l’autorité parentale sans supprimer ce devoir familial.

33. Dans quelle situation le père d’un enfant de parents non mariés exerce-t-il l’autorité parentale avec la mère ?

Lorsqu’il demande une déclaration conjointe après la majorité de l’enfant auprès du juge.
Lorsqu’il a reconnu l’enfant avant l’âge d’un an, ou après cette échéance par déclaration conjointe.
Lorsqu’il figure sur l’acte de naissance, quelle que soit la date de sa reconnaissance.
Lorsqu’il vit avec la mère au moment de la naissance, même sans avoir reconnu l’enfant.

Lorsqu’il a reconnu l’enfant avant l’âge d’un an, ou après cette échéance par déclaration conjointe.

Explication

La mère exerce automatiquement l’autorité parentale si son nom figure sur l’acte de naissance, tandis que le père l’exerce notamment s’il a reconnu l’enfant avant un an. Après cette période, une déclaration conjointe est nécessaire pour que l’exercice soit partagé.

34. Quel est l’effet de la séparation des parents sur l’exercice de l’autorité parentale ?

Elle reste en principe sans incidence, mais le juge peut la confier à un seul parent si l’intérêt de l’enfant l’exige.
Elle impose au juge de répartir les décisions selon la durée d’hébergement de l’enfant.
Elle transfère en principe l’autorité parentale au parent chez lequel l’enfant réside habituellement.
Elle suspend l’exercice partagé jusqu’à ce que les parents concluent un nouvel accord familial.

Elle reste en principe sans incidence, mais le juge peut la confier à un seul parent si l’intérêt de l’enfant l’exige.

Explication

La séparation ne modifie pas en elle-même l’exercice de l’autorité parentale. Le juge aux affaires familiales peut toutefois la confier à un seul parent lorsque l’intérêt de l’enfant le commande.

35. Quels domaines relèvent du contenu de l’autorité parentale ?

La protection et l’entretien de l’enfant, son éducation ainsi que la gestion de ses biens.
La surveillance de la scolarité, la fixation de sa résidence et la représentation de ses grands-parents.
La protection de l’enfant, la gestion des biens des parents et le choix de leur lieu de résidence.
L’entretien matériel de l’enfant, la gestion de ses revenus et la direction de sa vie professionnelle.

La protection et l’entretien de l’enfant, son éducation ainsi que la gestion de ses biens.

Explication

L’autorité parentale regroupe la protection et l’entretien de l’enfant, son éducation et la gestion de ses biens. La gestion des biens des parents et les relations avec les grands-parents ne constituent pas son contenu défini ici.

36. Dans quelle situation l’obligation des parents de contribuer à l’entretien de l’enfant peut-elle se poursuivre après sa majorité ?

Lorsque l’enfant demeure au domicile familial, le parent le mieux rémunéré assumant la totalité des dépenses.
Lorsque l’enfant le demande, chaque parent contribuant selon la durée de résidence chez lui.
Lorsque l’enfant poursuit des études, chaque parent versant une somme identique indépendamment de ses ressources.
Lorsque l’enfant ne peut pas subvenir seul à ses besoins, chaque parent contribuant selon ses ressources.

Lorsque l’enfant ne peut pas subvenir seul à ses besoins, chaque parent contribuant selon ses ressources.

Explication

La contribution dépend des ressources de chaque parent et peut continuer après la majorité si l’enfant ne peut pas subvenir seul à ses besoins. La poursuite d’études ou la résidence chez un parent ne détermine pas à elle seule une contribution identique ou exclusive.

37. Quelle distinction oppose les actes usuels aux actes graves concernant l’enfant ?

Les deux catégories exigent l’accord des deux parents, mais le juge intervient pour les actes graves.
Un parent peut accomplir un acte usuel seul, tandis qu’un acte grave requiert l’accord des deux parents.
Les deux catégories peuvent être accomplies par un parent seul, mais les actes graves doivent être déclarés.
Un parent peut accomplir un acte grave seul, tandis qu’un acte usuel requiert l’accord des deux parents.

Un parent peut accomplir un acte usuel seul, tandis qu’un acte grave requiert l’accord des deux parents.

Explication

Les actes usuels peuvent être accomplis par un seul parent, alors que les actes graves nécessitent l’accord des deux parents. La vente d’un bien personnel, le choix du nom et une hospitalisation prolongée illustrent cette seconde catégorie.

38. Laquelle de ces situations met fin à l’autorité parentale sans constituer un retrait judiciaire ?

Le désaccord persistant entre les parents sur la résidence de l’enfant.
L’éloignement durable d’un parent pour des raisons professionnelles.
La majorité ou l’émancipation de l’enfant.
La demande d’aide adressée par les parents à un organisme spécialisé.

La majorité ou l’émancipation de l’enfant.

Explication

L’autorité parentale prend fin notamment à la majorité ou à l’émancipation de l’enfant. Le retrait, en revanche, résulte d’une décision judiciaire fondée sur des motifs graves, et les autres situations citées n’y mettent pas automatiquement fin.

39. Que permet la délégation de l’autorité parentale ?

Remplacer l’autorité parentale par une mesure automatique de placement décidée par l’administration.
Supprimer les obligations parentales lorsque l’enfant est accueilli par l’aide sociale à l’enfance.
Confier provisoirement son exercice à un tiers ou à un organisme spécialisé par décision du juge aux affaires familiales.
Transférer définitivement tous les droits parentaux à un tiers sans intervention judiciaire.

Confier provisoirement son exercice à un tiers ou à un organisme spécialisé par décision du juge aux affaires familiales.

Explication

La délégation permet au juge aux affaires familiales de confier provisoirement l’exercice de l’autorité parentale à un tiers ou à un organisme spécialisé. Elle ne supprime pas nécessairement les prérogatives parentales et ne se confond pas avec un retrait définitif.

40. Quel énoncé caractérise la délégation volontaire de l’autorité parentale ?

Elle peut être demandée par un seul parent en cas de conflit et entraîne automatiquement le placement de l’enfant.
Elle est réservée aux situations de danger grave et suppose que les parents soient privés de leurs droits.
Elle doit être demandée par les deux parents ensemble et entraîne l’accueil de l’enfant dans un établissement spécialisé.
Elle peut être demandée par les parents ensemble ou séparément en cas de difficulté, sans entraîner nécessairement un placement.

Elle peut être demandée par les parents ensemble ou séparément en cas de difficulté, sans entraîner nécessairement un placement.

Explication

La délégation volontaire peut être sollicitée conjointement ou séparément notamment en cas de maladie, d’hospitalisation, d’éloignement ou de difficultés avec l’enfant. Elle peut apporter une aide sans provoquer automatiquement le placement de l’enfant.

41. Dans quelle situation une délégation forcée de l’autorité parentale peut-elle être prononcée ?

Lorsque les parents se désintéressent manifestement de l’enfant ou ne peuvent plus exercer totalement ou partiellement leurs prérogatives.
Lorsque les parents souhaitent bénéficier d’un soutien éducatif temporaire tout en continuant à exercer normalement leurs prérogatives.
Lorsque l’enfant demande à vivre chez un tiers en raison d’un changement d’établissement scolaire.
Lorsque les parents sont séparés et ne parviennent pas à s’accorder sur les modalités de résidence.

Lorsque les parents se désintéressent manifestement de l’enfant ou ne peuvent plus exercer totalement ou partiellement leurs prérogatives.

Explication

La délégation forcée peut être prononcée en cas de désintérêt manifeste des parents ou d’impossibilité d’exercer totalement ou partiellement l’autorité parentale. Une séparation ou une difficulté d’organisation ne suffit pas, à elle seule, à caractériser cette situation.

42. Quel élément peut justifier un retrait de l’autorité parentale ?

Des motifs graves, tels qu’un danger pour la sécurité, la santé ou la moralité de l’enfant, ou de mauvais traitements.
Une période d’éloignement professionnel empêchant temporairement un parent d’assurer les trajets scolaires.
Une divergence éducative entre les parents concernant les activités extrascolaires de l’enfant.
Une demande de délégation volontaire destinée à obtenir un soutien pendant une hospitalisation.

Des motifs graves, tels qu’un danger pour la sécurité, la santé ou la moralité de l’enfant, ou de mauvais traitements.

Explication

Le retrait peut être prononcé pour des motifs graves, notamment un danger pour l’enfant, des mauvais traitements, des addictions importantes, des faits délictueux graves ou un défaut de soins. Les difficultés éducatives ordinaires et l’éloignement temporaire relèvent d’autres mécanismes.

43. Quel besoin l’obligation alimentaire permet-elle de couvrir pour une personne démunie ?

Les dettes professionnelles et les investissements personnels du demandeur
Les frais liés uniquement à la formation et aux loisirs de la personne
Les dépenses successorales et les obligations fiscales de la famille
Les dépenses nécessaires pour se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner

Les dépenses nécessaires pour se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner

Explication

L’obligation alimentaire vise les besoins essentiels de la vie courante, notamment la nourriture, les vêtements, le logement et les soins. Elle ne couvre pas par principe les investissements, les loisirs ou les dettes professionnelles du demandeur.

44. Entre quelles personnes l’obligation alimentaire existe-t-elle en principe ?

Entre frères et sœurs, cousins et parents en ligne collatérale
Entre anciens conjoints, collègues et partenaires commerciaux
Entre époux, parents en ligne directe et alliés en ligne directe
Entre amis proches, voisins et membres d’une même association

Entre époux, parents en ligne directe et alliés en ligne directe

Explication

L’obligation alimentaire concerne les époux, les parents en ligne directe par le sang ou l’adoption et les alliés en ligne directe. Le lien entre frères et sœurs ne fait pas partie des relations visées par cette obligation.

45. Dans quelle situation l’obligation alimentaire envers un enfant peut-elle continuer après sa majorité ?

Lorsque l’enfant refuse toute activité malgré des ressources suffisantes
Lorsque l’enfant ne peut pas subvenir lui-même à ses besoins
Lorsque l’enfant demande une aide pour financer ses loisirs courants
Lorsque l’enfant atteint sa majorité et vit dans une autre région

Lorsque l’enfant ne peut pas subvenir lui-même à ses besoins

Explication

L’obligation alimentaire peut se prolonger après la majorité si l’enfant reste incapable de subvenir à ses besoins. Cette règle se distingue de l’obligation d’entretien liée à la minorité de l’enfant.

46. Quels éléments déterminent principalement le montant d’une pension alimentaire ?

L’âge du débiteur et la durée du mariage des intéressés
Les besoins du créancier et les ressources du débiteur
Le patrimoine des grands-parents et la profession du créancier
Le montant des impôts locaux et le lieu de résidence du juge

Les besoins du créancier et les ressources du débiteur

Explication

Le montant de la pension est fixé en fonction des besoins du créancier et des ressources du débiteur, conformément à l’article 208 du code civil. Les autres éléments proposés ne constituent pas les critères principaux indiqués pour ce calcul.

47. Quelle vérification doit être effectuée avant qu’un notaire établisse une reconnaissance d’enfant ?

La résidence de l’enfant, son patrimoine, ses résultats scolaires et son état de santé
L’identité, la capacité, le domicile, l’acte de naissance et l’absence de filiation incompatible
La situation professionnelle, les revenus, les diplômes et les dettes des deux parents
Le consentement écrit de tous les membres de la famille et des témoins de la naissance

L’identité, la capacité, le domicile, l’acte de naissance et l’absence de filiation incompatible

Explication

Le notaire doit vérifier l’identité et la capacité de l’auteur, son domicile, l’acte de naissance de l’enfant ainsi que l’absence d’une filiation ou reconnaissance incompatible. Les informations financières, scolaires ou médicales ne correspondent pas aux vérifications essentielles indiquées.

48. Pourquoi l’accord préalable de la mère n’est-il pas requis lorsque sa filiation est déjà établie ?

Parce que la reconnaissance transforme nécessairement la filiation en adoption plénière
Parce que la mère perd automatiquement son autorité parentale après la reconnaissance
Parce que le notaire peut modifier la filiation maternelle sans formalité supplémentaire
Parce que la reconnaissance est un acte unilatéral et que les filiations sont indépendantes

Parce que la reconnaissance est un acte unilatéral et que les filiations sont indépendantes

Explication

La reconnaissance est un acte unilatéral et la filiation paternelle est indépendante de la filiation maternelle. Cette indépendance explique l’absence d’accord préalable de la mère, sans entraîner la perte de son autorité parentale ni la transformation en adoption.

49. Depuis quelle réforme le notaire dispose-t-il d’une compétence exclusive pour établir l’acte de notoriété constatant la possession d’état ?

Depuis la loi du 23 mars 2019
Depuis l’ordonnance du 4 juillet 2005
Depuis la réforme du 3 décembre 2001
Depuis la loi du 18 novembre 2016

Depuis la loi du 23 mars 2019

Explication

La loi du 23 mars 2019 a confié au notaire une compétence exclusive pour établir cet acte de notoriété. Les autres dates proposées ne correspondent pas à la réforme mentionnée pour cette compétence.

50. Pendant combien de temps l’acte de notoriété établissant une filiation peut-il être contesté ?

Pendant les dix années suivant la délivrance de l’acte
Pendant les cinq années suivant la naissance de l’enfant
Pendant les quinze années suivant la reconnaissance notariale
Pendant les deux années suivant la signature de l’acte

Pendant les dix années suivant la délivrance de l’acte

Explication

La filiation établie par un acte de notoriété fait foi jusqu’à preuve contraire et sa contestation devient impossible après dix ans à compter de la délivrance de l’acte. Les délais de deux, cinq ou quinze ans ne sont pas ceux indiqués pour cette contestation.

51. Quelle forme d’adoption convient lorsque l’enfant du conjoint possède déjà une filiation établie avec ses deux parents biologiques ?

L’adoption plénière, car elle remplace les filiations biologiques déjà établies
La reconnaissance volontaire, car elle crée un lien adoptif avec le conjoint
L’acte de notoriété, car il transforme la possession d’état en adoption
L’adoption simple, car elle ajoute un lien sans rompre les filiations existantes

L’adoption simple, car elle ajoute un lien sans rompre les filiations existantes

Explication

L’adoption simple est présentée comme adaptée à cette situation parce qu’elle ajoute un lien de filiation sans supprimer les filiations existantes. L’adoption plénière a au contraire un effet substitutif sur la filiation d’origine.

52. À quelles conditions l’adopté simple peut-il bénéficier des mêmes avantages fiscaux que les autres enfants ?

Lorsque l’adoption simple est prononcée après dix années de résidence commune
Lorsque l’adopté renonce à toute relation juridique avec sa famille d’origine
Lorsque les conditions de l’article 786 du CGI sont remplies, notamment cinq années de soins
Lorsque l’adoptant transmet un patrimoine supérieur à un seuil fixé par le juge

Lorsque les conditions de l’article 786 du CGI sont remplies, notamment cinq années de soins

Explication

L’article 786 du code général des impôts prévoit cette possibilité sous certaines conditions, notamment une condition de soins pendant cinq ans. La rupture avec la famille d’origine et les autres critères proposés ne sont pas les conditions indiquées.

53. Quel est le statut de la gestation pour autrui en France ?

Elle est autorisée lorsque les futurs parents obtiennent l’accord préalable du tribunal
Elle est interdite par l’article 16-7 du code civil et peut entraîner une peine d’emprisonnement
Elle est admise pour les couples mariés sous réserve d’un contrat médical homologué
Elle est réglementée par le code civil avec une autorisation automatique à l’étranger

Elle est interdite par l’article 16-7 du code civil et peut entraîner une peine d’emprisonnement

Explication

La gestation pour autrui est interdite en France par l’article 16-7 du code civil et le cours la présente comme passible d’une peine d’emprisonnement. Une autorisation judiciaire ou médicale ne transforme pas cette interdiction en régime général d’admission.

54. Dans le cas d’une GPA réalisée à l’étranger avec les gamètes de Martin, quelle filiation est indiquée comme reconnue depuis 2026 ?

Les deux parents d’intention sont reconnus après une décision judiciaire étrangère
La mère porteuse est reconnue comme mère et Martin comme simple donneur
Martin est reconnu automatiquement comme père et la mère d’intention comme mère
Martin doit engager une adoption et la mère d’intention reste juridiquement étrangère à l’enfant

Martin est reconnu automatiquement comme père et la mère d’intention comme mère

Explication

Dans le cas présenté, Martin est automatiquement reconnu comme père et, depuis 2026, la mère d’intention est reconnue comme mère. Les autres réponses remplacent cette reconnaissance indiquée par une adoption, le statut de donneur ou une décision judiciaire supplémentaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 86 flashcards sur Droit de la filiation et adoption.

Qu'est-ce que la filiation en droit ?

Le lien juridique qui rattache un individu à ses ascendants.

Quelle loi a établi l'égalité de statut entre enfants légitimes et naturels ?

La loi du 3 janvier 1972.

Combien de modes d'établissement de la filiation reconnaît l'article 310-1 du Code civil ?

Quatre modes.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Droit de la filiation et adoption.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM