QCM : Police administrative (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la finalité de la police administrative ?

Organiser les forces chargées des enquêtes
Établir ou rétablir l’ordre public
Déterminer la compétence des juridictions pénales
Rechercher les auteurs d’infractions commises

Établir ou rétablir l’ordre public

Explication

La police administrative correspond à l’action de l’administration destinée à établir ou rétablir l’ordre public. L’organisation des forces de police relève plutôt du sens organique du terme « police », et non de sa finalité administrative.

2. Dans quel sens le terme « police » désigne-t-il la réglementation applicable à une activité ou à un comportement ?

Dans son sens matériel
Dans son sens répressif
Dans son sens juridictionnel
Dans son sens organique

Dans son sens matériel

Explication

Au sens matériel, la police désigne la réglementation destinée à encadrer les comportements ou les activités. Le sens organique renvoie, quant à lui, à l’ensemble des forces de police chargées de contribuer à l’ordre public.

3. Quelle distinction caractérise principalement la police administrative et la police judiciaire ?

La première sanctionne les infractions, la seconde organise les services administratifs
La première est préventive, la seconde recherche les auteurs d’infractions commises
La première intervient après les troubles, la seconde évite les risques futurs
La première juge les auteurs, la seconde établit les règles de tranquillité publique

La première est préventive, la seconde recherche les auteurs d’infractions commises

Explication

La police administrative agit préventivement pour éviter les troubles à l’ordre public, tandis que la police judiciaire recherche les auteurs d’infractions déjà commises. La recherche des auteurs après une infraction ne correspond donc pas à une fonction préventive.

4. Un contrôle d’identité destiné à arrêter l’auteur présumé d’une infraction relève de quelle catégorie de police ?

D’une police administrative spéciale
De la police administrative
De la police générale municipale
De la police judiciaire

De la police judiciaire

Explication

Lorsqu’il vise l’arrestation de l’auteur d’une infraction, le contrôle d’identité s’inscrit dans une démarche de police judiciaire. Un contrôle destiné au maintien de l’ordre public, sans recherche d’une infraction déjà commise, relèverait de la police administrative.

5. Quel est le champ de la police administrative générale ?

La réglementation d’une catégorie précise d’administrés
La protection de l’ordre public dans toutes ses composantes
La prévention des troubles liés à un lieu déterminé
La surveillance d’une activité définie par un texte particulier

La protection de l’ordre public dans toutes ses composantes

Explication

La police administrative générale vise la protection globale de l’ordre public dans toutes ses composantes. Les autres réponses décrivent des objets particuliers, caractéristiques des polices administratives spéciales.

6. Qu’est-ce qui caractérise une police administrative spéciale ?

Une compétence générale sur toutes les composantes de l’ordre public
Une intervention consacrée à la recherche des auteurs d’infractions
Un objet particulier défini par des textes spécifiques
Une organisation chargée de toutes les missions de sécurité publique

Un objet particulier défini par des textes spécifiques

Explication

Une police administrative spéciale repose sur des textes spécifiques et poursuit un objet particulier, lié par exemple à une activité, un lieu ou une catégorie d’administrés. Une compétence portant sur toutes les composantes de l’ordre public relève de la police administrative générale.

7. Quelle répartition des compétences correspond au niveau national ?

Le ministre de l’intérieur exerce la police générale, tandis que le Premier ministre dirige les polices des cinémas
Le ministre de la culture exerce la police générale, tandis que le Premier ministre contrôle les étrangers
Le Premier ministre exerce la police générale, tandis que certains ministres exercent des polices spéciales
Le Premier ministre et les ministres cités exercent chacun une compétence générale concurrente

Le Premier ministre exerce la police générale, tandis que certains ministres exercent des polices spéciales

Explication

Au niveau national, le Premier ministre dispose de la police générale, tandis que le ministre de l’intérieur et le ministre de la culture exercent notamment des polices spéciales dans leurs domaines respectifs. Les compétences ministérielles mentionnées ne remplacent donc pas la police générale du Premier ministre.

8. Quelles composantes relèvent de la conception traditionnelle de l’ordre public au sens de l’article L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales ?

La liberté, l’égalité, la fraternité et la sécurité publiques
La moralité, la tranquillité, la dignité et la salubrité publiques
Le bon ordre, la sécurité, la tranquillité et la salubrité publiques
La dignité, la moralité, l’esthétique et la sécurité publiques

Le bon ordre, la sécurité, la tranquillité et la salubrité publiques

Explication

La conception traditionnelle regroupe le bon ordre, la sécurité, la tranquillité et la salubrité publiques. La dignité et la moralité appartiennent à l’extension ultérieure de l’ordre public, et non à cette énumération classique.

9. Comment faut-il comprendre l’énumération des composantes de l’ordre public figurant à l’article L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales ?

Elle fixe une liste fermée ne pouvant être complétée par la jurisprudence
Elle présente des composantes qui peuvent être complétées par d’autres exigences d’ordre public
Elle concerne les libertés publiques sans définir les pouvoirs de police administrative
Elle énumère des objectifs réservés aux autorités de police judiciaire

Elle présente des composantes qui peuvent être complétées par d’autres exigences d’ordre public

Explication

Les composantes mentionnées par l’article L. 2212-2 ne sont pas limitatives, ce qui permet l’extension jurisprudentielle de l’ordre public. Une liste fermée exclurait précisément cette évolution.

10. Dans quelle situation la moralité publique peut-elle notamment justifier une mesure de police administrative ?

Pour interdire une opinion politique jugée contraire aux habitudes de la majorité
Pour sanctionner une infraction déjà commise par son auteur
Pour imposer une esthétique uniforme aux bâtiments d’une commune
Pour réglementer des publications destinées à la jeunesse ou des films pornographiques

Pour réglementer des publications destinées à la jeunesse ou des films pornographiques

Explication

La moralité publique peut fonder une intervention de police, notamment à propos des publications destinées à la jeunesse et des films pornographiques. Le simple conformisme politique ne suffit pas à établir un trouble d’ordre public.

11. Quelle contribution l’arrêt Commune de Morsang-sur-Orge du 27 octobre 1995 a-t-il apportée à la notion d’ordre public ?

Il a reconnu l’esthétique urbaine et validé la réglementation des enseignes
Il a consacré la dignité humaine et admis l’interdiction du lancer de nain
Il a imposé le port du casque et de la ceinture contre les accidents
Il a protégé la liberté de réunion et censuré une interdiction municipale

Il a consacré la dignité humaine et admis l’interdiction du lancer de nain

Explication

Dans l’arrêt Commune de Morsang-sur-Orge, le Conseil d’État a reconnu la dignité de la personne humaine comme composante de l’ordre public et admis l’interdiction du lancer de nain. Les autres propositions renvoient à d’autres domaines ou décisions.

12. Lorsqu’une situation risque de troubler l’ordre public, quelle obligation s’impose à l’autorité de police ?

Adopter une interdiction générale dès qu’un risque théorique est identifié
Prendre les mesures nécessaires au maintien ou au rétablissement de l’ordre public
Attendre la commission d’une infraction avant toute intervention administrative
Privilégier la mesure la plus sévère pour prévenir toute contestation

Prendre les mesures nécessaires au maintien ou au rétablissement de l’ordre public

Explication

L’autorité de police doit agir par des mesures nécessaires au maintien ou au rétablissement de l’ordre public lorsqu’un trouble est à craindre. Une interdiction générale ou une mesure plus sévère que nécessaire ne découle pas de cette exigence.

13. Quels critères le juge administratif examine-t-il pour contrôler une mesure de police au regard de la menace invoquée ?

Son opportunité politique, son ancienneté et sa conformité aux préférences locales
Son adéquation, sa nécessité et sa proportionnalité par rapport à la gravité de la menace
Son caractère uniforme, sa durée indéterminée et son efficacité présumée
Son coût financier, sa popularité et sa compatibilité avec les usages professionnels

Son adéquation, sa nécessité et sa proportionnalité par rapport à la gravité de la menace

Explication

Le juge administratif vérifie que la mesure est adaptée à la menace, nécessaire pour y répondre et proportionnée à sa gravité. Les critères politiques, financiers ou liés à la popularité ne constituent pas le cœur de ce contrôle.

14. Quelle solution le Conseil d’État a-t-il retenue dans l’arrêt Daudignac du 22 juin 1951 ?

Il a jugé que l’activité des photographes filmeurs relevait exclusivement de la police judiciaire
Il a annulé l’interdiction générale et absolue faite aux photographes filmeurs d’exercer dans une commune
Il a validé une interdiction générale visant les photographes filmeurs dans toute la commune
Il a consacré l’obligation pour les photographes filmeurs d’obtenir une autorisation nationale

Il a annulé l’interdiction générale et absolue faite aux photographes filmeurs d’exercer dans une commune

Explication

L’arrêt Daudignac a annulé l’interdiction générale et absolue imposée aux photographes filmeurs, en raison de son caractère excessif. La décision illustre le contrôle des limites apportées aux libertés par les mesures de police.

15. Depuis la Quatrième République, quelle autorité détient la police générale au niveau national ?

Le président du Conseil constitutionnel
Le chef du gouvernement
Le président du Sénat
Le ministre de l’Intérieur

Le chef du gouvernement

Explication

Depuis la Quatrième République, le chef du gouvernement exerce la police générale à l’échelle nationale. Les ministres disposent, quant à eux, de pouvoirs de police spéciale, ce qui exclut le ministre de l’Intérieur de cette compétence générale.

16. Quelle répartition des pouvoirs de police générale s’applique principalement au niveau local ?

Le maire et le président d’EPCI les détiennent, tandis que le préfet exerce des pouvoirs judiciaires
Le conseil municipal et le préfet les détiennent, tandis que le président d’EPCI fixe toutes les mesures
Le préfet et le président d’EPCI les détiennent, tandis que le maire intervient comme agent exécutant
Le préfet et le maire les détiennent, tandis que le président d’EPCI peut recevoir certains pouvoirs

Le préfet et le maire les détiennent, tandis que le président d’EPCI peut recevoir certains pouvoirs

Explication

Au niveau local, le préfet du département et le maire sont les principales autorités de police générale. Le président d’un EPCI peut recevoir certains pouvoirs transférés du maire, mais il ne détient pas par principe l’ensemble de cette police.

17. Dans quelle situation le préfet peut-il se substituer au maire en matière de maintien de l’ordre public ?

Lorsque le conseil municipal refuse d’adopter le budget communal
Lorsque le président d’EPCI demande à reprendre la compétence communale
Lorsque les agents municipaux contestent un arrêté pris par le maire
Lorsque le maire est défaillant dans l’exercice de ses pouvoirs de police

Lorsque le maire est défaillant dans l’exercice de ses pouvoirs de police

Explication

Le préfet peut prendre les mesures nécessaires au maintien de l’ordre public dans le département et se substituer au maire lorsque celui-ci est défaillant. Les autres situations concernent des questions budgétaires, institutionnelles ou professionnelles qui ne déclenchent pas cette substitution.

18. Comment le maire exerce-t-il son pouvoir propre de police sur le territoire communal ?

Au nom de la commune, sans intervention du conseil municipal
Au nom de l’État, après délibération du conseil municipal
Au nom de l’EPCI, après autorisation du préfet
Au nom du département, après avis de la commission municipale

Au nom de la commune, sans intervention du conseil municipal

Explication

Le maire exerce son pouvoir propre de police sur le territoire de sa commune au nom de celle-ci. Ce pouvoir ne dépend pas d’une intervention préalable du conseil municipal, contrairement à ce que suggère la deuxième proposition.

19. Quelle règle encadre l’action d’une autorité de police locale face à une mesure réglementaire supérieure ?

Elle peut la remplacer par une mesure moins contraignante en invoquant l’intérêt communal
Elle peut l’écarter dès qu’elle estime la mesure supérieure insuffisante
Elle doit l’appliquer sans pouvoir l’adapter aux particularités locales
Elle doit la respecter, mais peut l’aggraver si des circonstances locales le justifient

Elle doit la respecter, mais peut l’aggraver si des circonstances locales le justifient

Explication

Une autorité locale doit respecter la réglementation de l’autorité supérieure, mais elle peut en aggraver les exigences lorsque des circonstances locales le justifient. Elle ne peut donc ni écarter librement la mesure ni l’assouplir par simple décision communale.

20. Dans quel cas l’autorité de police générale peut-elle intervenir malgré l’existence d’une police spéciale ?

Lorsqu’elle souhaite remplacer la mesure spéciale par une règle moins restrictive
Lorsqu’elle constate que la police spéciale relève d’une autre collectivité territoriale
Lorsque des circonstances locales le justifient, en aggravant la mesure spéciale
Lorsqu’elle obtient une délégation générale de l’autorité chargée de la police spéciale

Lorsque des circonstances locales le justifient, en aggravant la mesure spéciale

Explication

L’existence d’une police spéciale n’exclut pas l’intervention de la police générale si des circonstances locales la justifient. Cette intervention doit toutefois aggraver la mesure spéciale, et non la réduire ou la remplacer par une règle plus favorable.

21. Quelles missions caractérisent principalement l’action de la police municipale ?

La direction des services préfectoraux, la prévention et l’adoption des arrêtés
La prévention, la surveillance et l’exécution des arrêtés du maire
La conduite des enquêtes judiciaires, la surveillance nationale et la réglementation communale
La réglementation générale, le jugement des infractions et l’exécution des peines

La prévention, la surveillance et l’exécution des arrêtés du maire

Explication

La police municipale assure des missions de prévention et de surveillance, ainsi que l’exécution des arrêtés du maire sur le territoire communal. Le maire conserve le pouvoir d’édicter ces arrêtés, contrairement à la proposition qui lui attribue cette fonction aux agents municipaux.

22. Quel mécanisme a remplacé l’amende pour le stationnement payant à compter du 1er janvier 2018 ?

Le forfait post-stationnement, sous la forme d’une redevance
Le droit de voirie, sous la forme d’une contribution intercommunale
La consignation préfectorale, sous la forme d’une sanction administrative
La contravention municipale, sous la forme d’une taxe locale

Le forfait post-stationnement, sous la forme d’une redevance

Explication

La loi MAPTAM a dépénalisé le stationnement payant à compter du 1er janvier 2018 et a remplacé l’amende par une redevance appelée forfait post-stationnement. Il ne s’agit donc ni d’une contravention municipale ni d’une consignation préfectorale.

23. Comment est décidé le transfert de certains pouvoirs de police au président d’un EPCI ?

Par délibération du conseil communautaire, sans accord individuel des maires concernés
Par arrêté préfectoral, sur proposition de maires, avec l’accord des maires concernés et du président de l’EPCI
Par décision du maire le plus peuplé, après consultation facultative du préfet
Par décret gouvernemental, après avis des conseils municipaux et du président du département

Par arrêté préfectoral, sur proposition de maires, avec l’accord des maires concernés et du président de l’EPCI

Explication

Le transfert est décidé par un arrêté du préfet, après proposition d’un ou de plusieurs maires et accord de tous les maires concernés ainsi que du président de l’EPCI. Une simple délibération communautaire ne suffit donc pas à réaliser ce transfert.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur Police administrative.

Qu'est-ce que la police administrative ?

L'action de l'administration qui établit ou rétablit l'ordre public.

Quelle est la fonction principale de la police administrative ?

Elle prend des mesures préventives pour éviter les troubles à l’ordre public.

Quelle est la fonction principale de la police judiciaire ?

Elle est répressive et recherche les auteurs d’infractions déjà commises.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Police administrative.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM