QCM : Droit des personnes et de la famille (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel domaine juridique rassemble les règles qui considèrent les personnes comme des sujets de droit et portent notamment sur leur personnalité juridique et leur identification ?

Le droit des personnes
Le droit de la capacité juridique
Le droit de la famille
Le droit des biens

Le droit des personnes

Explication

Le droit des personnes regroupe les règles relatives aux personnes comme sujets de droit, notamment à l’attribution et à l’extinction de leur personnalité juridique et à leur identification. Le droit de la famille porte sur les relations familiales, tandis que la capacité concerne l’exercice des droits.

2. Une personne peut être titulaire de droits et d’obligations, mais ne pas pouvoir les exercer elle-même. Quelle distinction juridique cette situation illustre-t-elle ?

La personnalité juridique permet d’identifier la personne, la capacité juridique détermine ses obligations
La personnalité juridique permet d’être titulaire de droits, la capacité juridique permet de les exercer
La capacité juridique permet d’être titulaire de droits, la personnalité juridique permet de les exercer
La capacité juridique détermine les obligations, la personnalité juridique permet de les identifier

La personnalité juridique permet d’être titulaire de droits, la capacité juridique permet de les exercer

Explication

La personnalité juridique est l’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations, tandis que la capacité juridique est l’aptitude à exercer ces droits. Inverser ces deux aptitudes confond titularité et exercice; les autres réponses substituent l’identification ou les obligations à ces définitions.

3. Deux personnes sont liées par alliance et leurs relations sont examinées dans une branche du droit privé. De quelle branche s’agit-il ?

Du droit patrimonial de la famille
Du droit des successions
Du droit de la famille
Du droit des personnes

Du droit de la famille

Explication

Le droit de la famille régit les relations entre les individus unis par un lien de parenté ou d’alliance. Le droit patrimonial de la famille concerne leur dimension pécuniaire, et le droit des successions porte sur les rapports entre héritiers et le transfert des biens du défunt.

4. Quel ensemble réunit des thèmes relevant du droit de la famille ?

Le Pacs, les successions, le droit des sociétés et le divorce
Le mariage, les assurances, le droit des sociétés et les successions
La filiation, le Pacs, le mariage et le divorce
La filiation, les assurances, le mariage et le droit fiscal

La filiation, le Pacs, le mariage et le divorce

Explication

Les principaux thèmes du droit de la famille comprennent notamment la filiation, le Pacs, le mariage et le divorce. Les assurances, le droit fiscal et le droit des sociétés sont des disciplines voisines; les successions relèvent du droit patrimonial de la famille.

5. Un juriste étudie les obligations financières entre membres d’une famille ainsi que les rapports familiaux ayant une dimension pécuniaire. Quel domaine correspond à cette mission ?

Le droit des successions
Le droit du Pacs
Le droit de la famille au sens général
Le droit patrimonial de la famille

Le droit patrimonial de la famille

Explication

Le droit patrimonial de la famille porte sur les rapports familiaux à dimension pécuniaire et les droits et devoirs financiers entre membres de la famille. Le droit de la famille au sens général régit leurs relations, tandis que les successions concernent notamment le transfert des biens du défunt.

6. Une personne transmet gratuitement une partie de ses biens à un proche au moyen d’un testament. Comment qualifier cet acte ?

Une libéralité
Une donation entre vifs
Un contrat à titre onéreux
Une succession

Une libéralité

Explication

Une libéralité est un acte de disposition à titre gratuit de biens ou de droits au profit d’une autre personne; elle peut prendre la forme d’un testament. La donation entre vifs est une autre forme de libéralité, tandis qu’une succession concerne le transfert des biens du défunt aux héritiers.

7. Quelle orientation générale caractérise les réformes du droit de la famille ?

La priorité donnée à la protection du patrimoine familial
Le renforcement du recours au juge dans les affaires familiales
Davantage d’égalité et de liberté entre les membres de la famille
Le maintien des hiérarchies entre les membres de la famille

Davantage d’égalité et de liberté entre les membres de la famille

Explication

Les réformes tendent notamment à accroître l’égalité et la liberté entre les membres de la famille. Le maintien des hiérarchies contredit cette orientation, la protection patrimoniale ne la résume pas et la judiciarisation accrue va à l’encontre de l’évolution décrite.

8. Quelle réforme la loi du 18 novembre 2016 a-t-elle introduite pour les époux qui consentent mutuellement à leur divorce ?

Un divorce sans juge par acte contresigné par avocats et déposé chez un notaire
Un divorce sans juge par acte contresigné par avocats, sans dépôt notarié
Une séparation de corps conclue par acte contresigné par avocats et notaire
Un divorce judiciaire prononcé après une audience devant le juge

Un divorce sans juge par acte contresigné par avocats et déposé chez un notaire

Explication

La loi du 18 novembre 2016 a créé le divorce par consentement mutuel sans recours au juge, par acte sous signature privée contresigné par avocats et déposé au rang des minutes d’un notaire. Le divorce judiciaire renvoie à la réforme de 1975, l’absence de dépôt omet une étape prévue et la séparation de corps est une autre procédure.

9. Dans une réforme familiale, certaines fonctions auparavant exercées par le juge sont confiées au notaire, tandis que d’autres formes de justice se développent. Quelle évolution cela illustre-t-il ?

Une suppression de l’indépendance du juge et du notaire
Une déjudiciarisation et une notarisation croissantes
Une judiciarisation croissante des fonctions confiées au notaire
Un transfert au juge des fonctions auparavant notariales

Une déjudiciarisation et une notarisation croissantes

Explication

Le transfert de certaines fonctions du juge vers le notaire, accompagné d’une pluralisation des formes de justice, correspond à une déjudiciarisation et à une notarisation croissantes. Cela ne supprime pas l’indépendance du juge, n’inverse pas les rôles institutionnels et ne décrit pas une judiciarisation accrue.

10. Quel rôle général le notaire occupe-t-il auprès des familles ?

Un juge chargé de trancher les litiges liés à la vie familiale
Un professionnel centré sur les successions et étranger au droit des personnes
Un partenaire privilégié, spécialiste du droit des personnes, de la famille et du patrimoine familial
Un gestionnaire des régimes matrimoniaux sans rôle familial plus large

Un partenaire privilégié, spécialiste du droit des personnes, de la famille et du patrimoine familial

Explication

Le notaire est présenté comme le partenaire privilégié de la famille et comme un spécialiste du droit des personnes, de la famille et du patrimoine familial. Le limiter aux successions ou aux régimes matrimoniaux réduit son champ, tandis que trancher les litiges relève du juge.

11. Une personne souhaite anticiper une éventuelle perte de capacité physique ou mentale en choisissant à l’avance qui la représentera. Quel dispositif correspond à cette démarche ?

Une curatelle prévoyant l’assistance d’un curateur choisi à l’avance
Un mandat de protection future désignant un ou plusieurs mandataires
Une mesure de tutelle mise en place après la perte de capacité
Un mandat par lequel le mandataire désigne la personne qui le représentera

Un mandat de protection future désignant un ou plusieurs mandataires

Explication

Le mandat de protection future permet au mandant de désigner à l’avance un ou plusieurs mandataires chargés de le représenter si une perte de capacité survient. La tutelle est une mesure de protection distincte, le mandataire ne choisit pas le mandant, et la curatelle repose sur une logique d’assistance.

12. Lors de la préparation d’un acte, le notaire constate qu’une partie ne peut pas agir seule. Que doit-il vérifier pour que l’acte puisse être accompli ?

Que la partie exprime son accord, même sans capacité ni représentant habilité
Que la partie est représentée par un tuteur, sans possibilité d’assistance
Que la partie est assistée ou représentée par une personne habilitée, telle qu’un tuteur ou un curateur
Qu’un proche accompagne la partie, quelle que soit son habilitation juridique

Que la partie est assistée ou représentée par une personne habilitée, telle qu’un tuteur ou un curateur

Explication

Le notaire vérifie la capacité des parties ou leur assistance ou représentation par des personnes habilitées, comme un tuteur ou un curateur. Un simple accord ou la présence d’un proche non habilité ne suffit pas, et la règle prévoit l’assistance aussi bien que la représentation.

13. Pendant un mariage, des époux souhaitent modifier leur régime matrimonial. Quel professionnel est compétent pour effectuer cette modification ?

Les époux par déclaration conjointe
Le notaire
L’officier d’état civil
Le juge aux affaires familiales

Le notaire

Explication

Le notaire est seul compétent pour procéder au changement de régime matrimonial en cours de mariage. Le juge aux affaires familiales est confondu avec le professionnel compétent, l’officier d’état civil avec l’autorité célébrant le mariage, et la déclaration des époux avec une modification sans intervention notariale.

14. Une mesure de déjudiciarisation issue de la loi du 23 mars 2019 concerne une situation en cours qui n’a pas encore fait l’objet d’une décision juridictionnelle irrévocable. À partir de quelle date cette mesure s’applique-t-elle à cette situation ?

À partir d’une décision juridictionnelle rendue après le 25 mars 2019
À partir du 25 mars 2019
À partir du 25 mars 2019, mais pour les situations nouvelles seulement
À partir du 23 mars 2019

À partir du 25 mars 2019

Explication

Les mesures s’appliquent depuis le 25 mars 2019, y compris aux situations en cours dépourvues de décision juridictionnelle irrévocable. La date du 23 mars correspond à la loi, tandis que l’exclusion des situations en cours et l’attente d’une décision ajoutent des conditions qui ne s’appliquent pas.

15. Une étude vient d’accueillir un client et doit mener son dossier jusqu’à sa clôture. Quelle séquence respecte l’ordre général des étapes du traitement notarial ?

Accueil, ouverture et constitution, rédaction, taxation, signature, formalités postérieures, archivage
Accueil, ouverture et constitution, rédaction, signature, taxation, formalités postérieures, archivage
Accueil, rédaction, ouverture et constitution, signature, taxation, archivage, formalités postérieures
Accueil, ouverture et constitution, rédaction, signature, formalités postérieures, archivage, taxation

Accueil, ouverture et constitution, rédaction, signature, taxation, formalités postérieures, archivage

Explication

Le dossier suit l’enchaînement de l’accueil à l’ouverture et la constitution, puis la rédaction, la signature, la taxation, les formalités postérieures et l’archivage. La rédaction avant la constitution inverse deux étapes, la taxation avant la signature déplace son moment, et l’archivage avant les formalités postérieures inverse la clôture du processus.

16. Pour préparer un acte, une collaboratrice ouvre un dossier familial. Quelle démarche correspond à une constitution rigoureuse du dossier ?

Faire signer l’acte avant de réunir les pièces du dossier
Classer les pièces reçues sans examiner leur pertinence juridique
Rédiger l’acte avant de vérifier les pièces nécessaires
Recueillir et analyser les pièces nécessaires à la rédaction

Recueillir et analyser les pièces nécessaires à la rédaction

Explication

La constitution du dossier requiert rigueur et organisation, notamment la collecte et l’analyse des pièces nécessaires à la rédaction. Rédiger avant vérification, classer sans analyser ou faire signer avant de réunir les pièces omet cette étape essentielle de préparation.

17. Après analyse d’un dossier, un notaire estime que l’acte demandé ne peut être instrumenté dans l’intérêt de la famille. Quelle conduite est conforme à ses obligations ?

Instrumenter l’acte même si l’analyse révèle qu’un refus est nécessaire
Transmettre les informations sans apprécier l’intérêt de la famille
Conseiller dans l’intérêt de la famille et refuser d’instrumenter si nécessaire
Suivre la demande du client sans tenir compte de l’analyse du dossier

Conseiller dans l’intérêt de la famille et refuser d’instrumenter si nécessaire

Explication

Le notaire a un devoir général et absolu de conseil, doit analyser le dossier dans l’intérêt de la famille et peut refuser d’instrumenter lorsqu’il l’estime nécessaire. Se limiter à transmettre des informations, suivre la demande sans analyse ou instrumenter malgré la nécessité d’un refus méconnaît cette responsabilité.

18. Un acte notarié porte sur la vente d’un immeuble. Quelle formalité permet de le rendre opposable aux tiers et de mettre à jour le fichier immobilier ?

Le paiement des droits au Trésor public
La publicité foncière auprès du SPF
Le calcul de l’émolument notarial
L’enregistrement auprès du SDE

La publicité foncière auprès du SPF

Explication

La publicité foncière effectuée auprès du SPF rend l’acte immobilier opposable aux tiers et actualise le fichier immobilier. L’enregistrement auprès du SDE concerne le versement des droits fiscaux, tandis que les émoluments rémunèrent le notaire.

19. Lors de l’établissement du coût d’un acte notarié, quelle distinction faut-il faire entre la rémunération du notaire et les sommes versées au Trésor public ?

La rémunération comprend les droits d’enregistrement, tandis que les sommes fiscales correspondent à un tarif proportionnel ou fixe.
La rémunération relève d’un tarif proportionnel ou fixe, tandis que les sommes fiscales correspondent aux seuls émoluments de l’acte.
La rémunération relève d’un tarif proportionnel ou fixe, tandis que les sommes fiscales incluent notamment les droits d’enregistrement et la taxe de publicité foncière.
La rémunération est toujours fixe, tandis que les sommes fiscales comprennent les droits d’enregistrement et la taxe de publicité foncière.

La rémunération relève d’un tarif proportionnel ou fixe, tandis que les sommes fiscales incluent notamment les droits d’enregistrement et la taxe de publicité foncière.

Explication

Les émoluments rémunèrent le notaire selon un tarif proportionnel ou fixe, alors que les sommes fiscales versées au Trésor public comprennent notamment les droits d’enregistrement et la taxe de publicité foncière. La confusion entre ces deux catégories explique les erreurs portant sur les droits ou les émoluments.

20. Quelle activité relève du bloc de compétences 2 consacré au droit des personnes, de la famille et du patrimoine familial ?

La pratique du droit des contrats commerciaux
L’accompagnement des unions et des désunions sous une seule activité
La pratique de l’indivision
La gestion des actes de vente immobilière

La pratique de l’indivision

Explication

La pratique de l’indivision fait partie des sept activités du bloc 2, aux côtés notamment de la filiation, des unions, des désunions et du règlement des successions. La confusion entre unions et désunions les regroupe à tort, tandis que les contrats commerciaux et la vente immobilière ne figurent pas dans cette liste.

21. Dans le traitement d’un dossier relevant du bloc 2, une collaboratrice doit préparer l’acte, vérifier les pièces reçues après sa signature, puis achever le dossier. Quelle suite d’opérations correspond à ces compétences ?

Rédiger l’acte ou le projet, contrôler les pièces après signature, produire les sous-produits et classer les pièces sans clôturer le dossier.
Rédiger l’acte ou le projet, contrôler les pièces après signature, classer les pièces, produire les sous-produits et clôturer le dossier.
Rédiger l’acte ou le projet, classer les pièces, contrôler les pièces après signature, produire les sous-produits et clôturer le dossier.
Rédiger l’acte ou le projet, contrôler les pièces après signature, produire les sous-produits, classer les pièces et clôturer le dossier.

Rédiger l’acte ou le projet, contrôler les pièces après signature, produire les sous-produits, classer les pièces et clôturer le dossier.

Explication

Les compétences comprennent la rédaction d’actes simples ou de projets complexes, le contrôle des pièces après signature, la production des sous-produits, le classement et la clôture du dossier. Classer avant le contrôle inverse l’ordre indiqué, et la clôture fait bien partie des opérations attendues.

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Mémorisez les réponses avec 62 flashcards sur Droit des personnes et de la famille.

Que regroupe le droit des personnes ?

Les règles relatives aux personnes comme sujets de droit.

Qu’est-ce que la personnalité juridique ?

L’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations.

Qu’est-ce que la capacité juridique ?

L’aptitude à exercer des droits.

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