QCM : Personnes physiques et droits civils (38 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un jugement constate judiciairement l’absence d’une personne le 15 mars 2014. À partir de quand la déclaration d’absence peut-elle être prononcée si les autres conditions sont réunies ?

À partir du 15 mars 2024
À partir du 15 mars 2024, sous réserve d’un délai de vingt ans
À partir du 15 mars 2034
À partir du 15 mars 2033

À partir du 15 mars 2024

Explication

Lorsqu’un jugement a constaté judiciairement l’absence, le délai est de dix ans à compter de ce jugement. Le calcul depuis les dernières nouvelles néglige le point de départ légal, tandis que les vingt ans s’appliquent en l’absence de constatation judiciaire.

2. Une partie intéressée saisit le tribunal judiciaire après l’expiration du délai applicable à une personne sans nouvelles. Que doit vérifier le tribunal avant de prononcer une déclaration d’absence ?

Le délai et les circonstances du défaut de nouvelles, afin d’établir la probabilité du décès
La date de disparition et les circonstances de mise en danger de la vie
La requête et l’état des biens, afin de décider de l’ouverture immédiate de la succession
Le délai et la preuve certaine du décès, sans examiner le défaut de nouvelles

Le délai et les circonstances du défaut de nouvelles, afin d’établir la probabilité du décès

Explication

Le tribunal contrôle le délai et examine les circonstances du défaut de nouvelles pour être convaincu que le décès est probable. Se limiter au délai omet l’examen exigé, tandis que la mise en danger relève de la procédure de déclaration judiciaire de décès pour disparition.

3. Quel effet juridique majeur peut découler d’une déclaration d’absence une fois qu’elle rend le décès probable ?

L’ouverture de la succession de la personne absente
La création d’un acte de naissance rectifié pour la personne absente
La constatation certaine de la date et de la cause du décès
La restitution immédiate des biens à la personne absente

L’ouverture de la succession de la personne absente

Explication

La déclaration d’absence rend le décès probable et produit ses effets juridiques, notamment l’ouverture de la succession. Elle ne fixe pas une date certaine de décès, et la restitution des biens intervient si la personne absente revient.

4. Un randonneur disparaît dans une avalanche mettant sa vie en danger et son corps reste introuvable. Quelle procédure peut permettre de déclarer judiciairement son décès ?

La déclaration d’absence après vingt ans sans constatation judiciaire
La déclaration judiciaire de décès prévue en cas de disparition périlleuse sans corps retrouvé
La déclaration d’absence après dix ans suivant un jugement constatant l’absence
La déclaration judiciaire de décès après découverte nécessaire du corps

La déclaration judiciaire de décès prévue en cas de disparition périlleuse sans corps retrouvé

Explication

L’article 88 permet une déclaration judiciaire de décès lorsqu’une personne a disparu dans des circonstances de nature à mettre sa vie en danger et que son corps n’a pas été retrouvé. La procédure d’absence répond à une absence prolongée, et la découverte du corps n’est pas requise dans cette hypothèse.

5. Pourquoi le droit civil retient-il des éléments tels que le nom ou le domicile pour individualiser une personne physique ?

Ils permettent d’identifier la personne et produisent des effets juridiques
Ils établissent uniquement la filiation et ne produisent pas d’autres effets
Ils servent à classer les personnes selon leur situation familiale seulement
Ils déterminent la capacité de la personne sans contribuer à son identification

Ils permettent d’identifier la personne et produisent des effets juridiques

Explication

Les éléments d’identification composent l’état civil, individualisent les personnes physiques et entraînent des effets juridiques. Les réduire à une formalité ou à la seule filiation méconnaît leur fonction d’identification et leurs conséquences en droit.

6. Quels sont les trois éléments traditionnellement retenus pour identifier une personne physique, auxquels le sexe peut être ajouté ?

Le nom, le domicile et la filiation
Le nom, le domicile et les actes de l’état civil
Le domicile, le sexe et la nationalité
Le nom, la nationalité et les actes de l’état civil

Le nom, le domicile et les actes de l’état civil

Explication

Les trois éléments traditionnellement retenus sont le nom, le domicile et les actes de l’état civil; le sexe peut être ajouté comme quatrième élément. La nationalité ou la filiation ne remplace pas l’un des éléments de cette liste.

7. Une règle reconnaît les mêmes droits aux femmes et aux hommes, mais des inégalités persistent dans la vie sociale. Quelle distinction juridique décrit cette situation ?

L’égalité juridique est posée, sans garantir l’égalité réelle
L’égalité des sexes signifie que les situations de fait sont identiques
L’égalité juridique dépend de la disparition préalable des inégalités sociales
L’égalité réelle est acquise dès que l’égalité juridique est reconnue

L’égalité juridique est posée, sans garantir l’égalité réelle

Explication

Le droit civil pose le principe de l’égalité juridique des sexes, mais cette égalité en droits ne garantit pas l’égalité réelle dans les faits. Assimiler les droits égaux à une égalité effective confond les plans juridique et social. »

8. Chez une personne, les caractéristiques anatomiques et génétiques correspondent à un sexe, tandis que le sentiment d’appartenance correspond à un autre. Quelle notion cette discordance met-elle en question ?

La relation entre état civil et changement de prénom
La relation entre sexe biologique et sexe psychologique
La relation entre sexe psychologique et état civil
La relation entre sexe biologique et présentation publique

La relation entre sexe biologique et sexe psychologique

Explication

Le transsexualisme met en question la relation entre sexe biologique et sexe psychologique lorsque ces éléments ne concordent pas. Confondre le sexe psychologique avec les caractéristiques corporelles inverse les notions, tandis que les deux autres réponses déplacent la question vers l’état civil.

9. Quelle chronologie décrit l’évolution du traitement jurisprudentiel et légal des demandes de changement de la mention du sexe à l’état civil ?

Refus initial, admission sous conditions médicales, puis procédure facilitée par la loi de 2016
Refus initial, admission sans conditions médicales, puis retour aux conditions strictes en 2016
Refus initial, procédure facilitée par la loi de 2016, puis admission sous conditions médicales
Admission initiale, refus sous conditions médicales, puis procédure facilitée par la loi de 2016

Refus initial, admission sous conditions médicales, puis procédure facilitée par la loi de 2016

Explication

L’évolution a commencé par un refus fondé sur l’indisponibilité de l’état des personnes, s’est poursuivie par une admission assortie de conditions médicales strictes, puis la loi du 18 novembre 2016 a facilité la procédure. L’admission initiale inverse la chronologie, tandis que les autres réponses placent mal la réforme ou ses effets.

10. En 2018, une personne demande la modification de la mention du sexe, qui ne correspond pas au sexe sous lequel elle se présente et est connue. Quel principe s’applique à sa demande ?

La demande repose sur le changement de prénom sans présentation publique
La demande exige une expertise médicale et une opération chirurgicale
La demande exige un traitement médical attestant le changement de sexe
La demande peut être faite sans condition médicale ni opération obligatoire

La demande peut être faite sans condition médicale ni opération obligatoire

Explication

Depuis la loi du 18 novembre 2016, la modification peut être demandée lorsque la mention ne correspond pas au sexe dans lequel la personne se présente et est connue, sans condition médicale ni opération obligatoire. Exiger une chirurgie ou une preuve médicale reprend des conditions antérieures, tandis que le seul changement de prénom ne suffit pas à résumer la règle.

11. Une personne souhaite faire modifier la mention de son sexe à l’état civil. Parmi les éléments suivants, quel ensemble correspond aux critères légaux mentionnés ?

Présentation publique, connaissance par l’entourage et changement de prénom correspondant
Changement de prénom, expertise médicale et preuve d’une transformation irréversible
Connaissance par l’entourage familial, traitement hormonal et expertise favorable
Présentation publique, intervention chirurgicale et expertise médicale favorable

Présentation publique, connaissance par l’entourage et changement de prénom correspondant

Explication

Les critères mentionnés sont la présentation publique sous le sexe revendiqué, la connaissance sous ce sexe par l’entourage familial, amical et professionnel, et le changement de prénom correspondant. L’intervention, les traitements et l’expertise renvoient à des exigences médicales, tandis que les autres distracteurs omettent ou remplacent des critères pertinents.

12. Comment se définit une personne intersexe dans le cadre de l’état civil ?

Une personne dont l’apparence ne correspond pas à la mention civile
Une personne née avec un appareil génital incomplet ou ambigu
Une personne dont le sexe ne peut être inscrit à la naissance
Une personne dont le sexe psychologique diffère du sexe biologique

Une personne née avec un appareil génital incomplet ou ambigu

Explication

Une personne intersexe est née avec un appareil génital incomplet ou ambigu. La discordance entre sexe biologique et sexe psychologique concerne une autre notion, et l’incertitude de l’inscription ou l’apparence ne constitue pas la définition donnée.

13. En 2017, une personne demande à inscrire « sexe neutre » sur son acte d’état civil. Quelle règle la Cour de cassation applique-t-elle ?

La loi permet de remplacer la mention binaire par une mention laissée au choix
La loi permet d’inscrire le sexe neutre pour les personnes intersexes
La loi ne permet pas d’inscrire un sexe autre que masculin ou féminin
La loi impose de différer toute mention du sexe jusqu’à l’âge adulte

La loi ne permet pas d’inscrire un sexe autre que masculin ou féminin

Explication

Le 4 mai 2017, la Cour de cassation a jugé que la loi française ne permet pas d’inscrire à l’état civil un sexe autre que masculin ou féminin. La mention « sexe neutre » avait été ordonnée auparavant par le tribunal de Tours, tandis que l’absence temporaire de mention à la naissance relève d’une disposition distincte.

14. Dans la vie sociale et juridique, à quoi sert le nom de famille d’une personne ?

À permettre à ses parents d’exercer leurs droits à son égard
À la désigner pour l’exercice de ses droits et l’accomplissement de ses devoirs
À inscrire son identité dans les registres sans fonction sociale
À indiquer son appartenance familiale sans autre fonction juridique

À la désigner pour l’exercice de ses droits et l’accomplissement de ses devoirs

Explication

Le nom de famille désigne la personne dans la vie sociale et juridique, notamment pour l’exercice de ses droits et l’accomplissement de ses devoirs. L’appartenance familiale et l’inscription à l’état civil sont des fonctions liées au nom, mais elles ne résument pas sa définition.

15. Quel ensemble de fonctions caractérise le nom en tant qu’élément de la personnalité et de l’identité ?

Signe de la personne, preuve de sa nationalité et instrument d’identification judiciaire
Instrument d’identification administratif, sans lien avec la personnalité ou l’identité
Signe de la personne, marque d’appartenance familiale et instrument d’identification lié à l’état civil
Marque d’appartenance familiale, preuve de filiation et élément accessoire de l’identité

Signe de la personne, marque d’appartenance familiale et instrument d’identification lié à l’état civil

Explication

Le nom est à la fois un signe de la personne, une marque d’appartenance familiale et un instrument d’identification relevant du service de l’état civil. Le réduire à l’identification administrative néglige ses dimensions de personnalité, d’identité et d’appartenance.

16. Des parents choisissent un prénom qui, associé au nom de famille, risque de nuire à l’intérêt de l’enfant. Quelle démarche l’officier d’état civil doit-il entreprendre ?

Alerter le procureur au sujet de l’association choisie
Refuser lui-même le prénom et en inscrire un autre
Saisir directement le juge aux affaires familiales
Attendre une demande de changement de prénom des parents

Alerter le procureur au sujet de l’association choisie

Explication

La liberté de choix des parents est limitée par l’intérêt de l’enfant et les droits des tiers : si le prénom ou son association avec le nom leur porte atteinte, l’officier d’état civil alerte le procureur. La suppression ou le remplacement du prénom relève ensuite de l’intervention judiciaire, et non d’une décision directe de l’officier.

17. La filiation d’un enfant est établie simultanément envers ses deux parents, dont les noms sont Martin et Diallo. Quel choix de nom peuvent-ils faire conjointement ?

Martin Diallo ou Diallo Martin, avec un nom transmis par chaque parent
Martin, Diallo ou les deux noms dans l’ordre imposé par l’état civil
Martin, Diallo ou Martin Diallo, selon l’ordre alphabétique
Martin, Diallo, Martin Diallo ou Diallo Martin

Martin, Diallo, Martin Diallo ou Diallo Martin

Explication

Lorsque les filiations sont établies simultanément, les parents peuvent choisir le nom de l’un, celui de l’autre ou leurs deux noms accolés dans l’ordre qu’ils décident, à raison d’un nom par parent. L’ordre alphabétique intervient en cas de désaccord déclaré, et non pour limiter le choix conjoint.

18. Les deux filiations sont établies simultanément, mais un parent déclare à l’état civil le désaccord des parents sur le nom de l’enfant. Quel nom reçoit-il ?

Le nom du père, faute d’accord parental sur un choix commun
Le nom du parent qui a signalé le désaccord à l’état civil
Le premier nom de chacun des parents, accolés par ordre alphabétique
Le premier nom de chacun des parents, dans l’ordre choisi par le déclarant

Le premier nom de chacun des parents, accolés par ordre alphabétique

Explication

En cas de désaccord déclaré, l’enfant reçoit le premier nom de chacun des parents dans l’ordre alphabétique. Le nom du père est attribué en l’absence de déclaration de choix et de déclaration de désaccord, tandis que l’ordre choisi par les parents suppose un choix conjoint.

19. La filiation d’un enfant est d’abord établie à l’égard de sa mère, puis à l’égard de son père. Quel nom porte-t-il initialement et quelle possibilité existe ensuite ?

Les deux noms par ordre alphabétique, puis un changement conjoint est possible pendant sa minorité
Le nom de son père, puis un changement conjoint est possible pendant sa minorité avec son consentement après 13 ans
Le nom de sa mère, puis un changement peut être demandé par un seul parent après 13 ans
Le nom de sa mère, puis un changement conjoint est possible pendant sa minorité avec son consentement après 13 ans

Le nom de sa mère, puis un changement conjoint est possible pendant sa minorité avec son consentement après 13 ans

Explication

Quand les filiations sont établies successivement, l’enfant porte d’abord le nom du parent dont la filiation a été établie en premier. Les parents peuvent ensuite déclarer conjointement un changement pendant la minorité, avec le consentement de l’enfant s’il a plus de 13 ans.

20. Après leur mariage, deux époux souhaitent utiliser le nom de leur conjoint. Quelle affirmation décrit l’effet du mariage sur leur nom de famille ?

Le nom de famille devient automatiquement celui du conjoint, avec possibilité d’ajouter l’ancien
Le nom de famille reste inchangé, et le nom du conjoint peut être ajouté mais non substitué
Le nom de famille reste inchangé, mais le nom du conjoint peut être ajouté ou substitué comme nom d’usage
Le nom de famille peut être remplacé par celui du conjoint par une déclaration commune

Le nom de famille reste inchangé, mais le nom du conjoint peut être ajouté ou substitué comme nom d’usage

Explication

Le mariage ne modifie pas le nom de famille des époux, mais chacun peut utiliser le nom de son conjoint en l’ajoutant au sien ou en le substituant au sien. La substitution concerne cet usage et ne transforme pas le nom de famille lui-même.

21. Comment caractériser le principe français de fixité du nom de famille ?

Il demeure traditionnellement applicable, malgré des reculs et des exceptions encadrées.
Il a été remplacé par une liberté générale de changer de nom.
Il interdit toute évolution du nom, même dans les cas prévus.
Il ne s’applique que lorsque le nom est utilisé dans un acte civil.

Il demeure traditionnellement applicable, malgré des reculs et des exceptions encadrées.

Explication

Le droit français impose traditionnellement l’immutabilité du nom, mais ce principe connaît des reculs et des exceptions encadrées. La liberté générale de changement exagère les reculs, l’interdiction de toute évolution efface les exceptions, et la restriction aux actes civils confond fixité et protection contre l’usurpation.

22. Une personne souhaite changer son nom de famille pour un motif qu’elle estime légitime. Quelle démarche doit-elle en principe entreprendre ?

Demander une autorisation administrative en justifiant d’un intérêt légitime.
Adopter le nom souhaité par un usage prolongé et public.
Obtenir l’accord d’un tribunal en invoquant un intérêt légitime.
Déclarer le changement à l’état civil sans justification particulière.

Demander une autorisation administrative en justifiant d’un intérêt légitime.

Explication

En principe, l’article 61 du Code civil exige une autorisation administrative fondée sur un intérêt légitime. Une simple déclaration omet l’autorisation, la voie judiciaire confond l’autorité compétente, et l’usage prolongé ne constitue pas la procédure générale de changement.

23. Dans les actes de la vie civile, une personne porte sans droit le nom d’autrui ; une autre emploie ce nom pour une action déterminée sans prétendre se l’attribuer. Comment qualifier ces comportements, dans cet ordre ?

Utilisation abusive, puis usurpation.
Usurpation, puis utilisation abusive.
Usurpation dans les deux cas.
Utilisation abusive dans les deux cas.

Usurpation, puis utilisation abusive.

Explication

L’usurpation consiste à porter sans droit le nom d’autrui dans les actes de la vie civile ; l’utilisation abusive désigne son emploi dans une action déterminée sans prétention à se l’attribuer. Inverser les termes confond leurs critères, et qualifier les deux situations de la même façon efface cette distinction.

24. Une personne cesse pendant de nombreuses années d’utiliser son nom de famille et adopte un autre nom dans la vie courante. Que peut-elle conclure quant au nom qu’elle a cessé d’utiliser ?

Le non-usage fait perdre le nom dès qu’un autre est adopté.
Le non-usage prolongé ne lui fait pas perdre ce nom.
L’usage prolongé de l’autre nom lui fait perdre ce nom.
L’usage d’un autre nom transfère automatiquement le droit à autrui.

Le non-usage prolongé ne lui fait pas perdre ce nom.

Explication

Le nom est imprescriptible : son non-usage prolongé ne le fait pas perdre, et l’usage prolongé d’un autre nom ne suffit pas en principe à faire acquérir celui-ci. La perte par non-usage confond imprescriptibilité et prescription extinctive ; l’acquisition automatique généralise à tort une exception de conservation.

25. Une personne dont le principal établissement se trouve à Lille séjourne plusieurs mois à Bordeaux sans y transférer ce principal établissement. Quel lieu demeure son domicile ?

Bordeaux, puisque le séjour le plus récent détermine le rattachement légal.
Bordeaux, où elle séjourne effectivement durant plusieurs mois.
Lille, où se situe son principal établissement.
Lille seulement si elle y est physiquement présente.

Lille, où se situe son principal établissement.

Explication

Le domicile est le lieu du principal établissement et constitue le siège légal de la personne, même lorsqu’elle s’en éloigne. Bordeaux correspond à la présence effective, non au domicile ; le séjour récent ne transfère pas à lui seul le rattachement légal.

26. Une personne séjourne effectivement pendant plusieurs semaines dans une ville où elle n’a pas son principal établissement. Quel concept désigne cette présence réelle durant un certain temps ?

Le domicile.
Le principal établissement.
La résidence.
Le siège légal.

La résidence.

Explication

La résidence est le lieu où une personne se trouve effectivement durant un certain temps. Le domicile et le siège légal désignent le rattachement juridique, tandis que le principal établissement sert à déterminer le domicile.

27. Un Français exerce ses droits civils et possède plusieurs logements, mais son principal établissement se trouve à Lyon. Où se situe son domicile volontaire ?

Dans la commune où se trouvent ses biens les plus nombreux
Dans la commune de sa résidence secondaire
Dans la commune de son lieu de naissance
À Lyon, lieu de son principal établissement

À Lyon, lieu de son principal établissement

Explication

Pour l’exercice de ses droits civils, le domicile volontaire est situé au lieu du principal établissement. Le lieu de naissance relève du domicile d’origine, la résidence secondaire ne suffit pas à établir le principal établissement et la localisation des biens ne détermine pas à elle seule le domicile.

28. Camille s’installe réellement à Nantes et souhaite y fixer son principal établissement, après avoir vécu à Rennes. Quelles conditions permettent de considérer son domicile comme changé ?

Une habitation réelle à Nantes sans intention d’y fixer son principal établissement
Une habitation réelle à Nantes et l’intention d’y fixer son principal établissement
Une déclaration d’intention à Nantes sans y habiter réellement
La possession d’un logement à Nantes, même sans y habiter

Une habitation réelle à Nantes et l’intention d’y fixer son principal établissement

Explication

Le changement de domicile suppose à la fois une habitation réelle dans un autre lieu et l’intention d’y fixer son principal établissement. Une déclaration seule néglige l’habitation réelle, l’habitation sans intention omet le second élément, et la possession d’un logement ne prouve pas qu’on y habite.

29. Une personne n’a plus de domicile identifiable et vit dans différents lieux sans établissement stable. Quel domicile peut-on retenir comme point de rattachement ?

Aucun domicile, faute de résidence stable
Son domicile d’origine
Son dernier lieu de séjour
Le domicile de l’organisme d’accueil

Son domicile d’origine

Explication

Toute personne a un domicile, même si sa détermination est difficile ; lorsque rien d’autre n’est identifiable, le domicile d’origine peut être retenu. Le dernier séjour ne constitue pas nécessairement le domicile, l’organisme d’accueil sert à justifier un lien pour certaines démarches, et l’absence de résidence stable n’efface pas le domicile.

30. Une personne possède plusieurs établissements et utilise des adresses distinctes pour ses démarches électorales, fiscales et professionnelles. Quelle règle décrit correctement sa situation ?

Le principe est un domicile unique, sans domicile spécial possible
Le principe est un domicile unique, avec des domiciles spéciaux comme tempéraments
Les domiciles spéciaux concernent les adresses électorales et fiscales, pas professionnelles
Le principe est plusieurs domiciles ordinaires, sans règle d’unicité

Le principe est un domicile unique, avec des domiciles spéciaux comme tempéraments

Explication

Le principe d’unicité veut qu’une personne n’ait qu’un domicile, mais il comporte des tempéraments, notamment les domiciles électoral, fiscal et professionnel. Plusieurs établissements ne signifient pas plusieurs domiciles ordinaires, et le domicile professionnel figure bien parmi les domiciles spéciaux.

31. Quel document constitue un acte d’état civil plutôt qu’un acte juridique ?

Un registre privé dans lequel une personne conserve les événements importants de sa vie
Un écrit instrumentaire dressé par un agent public pour recevoir, conserver et publier des événements de l’état civil
Une manifestation de volonté d’une personne destinée à produire des effets de droit
Une décision d’un juge qui modifie la condition civile d’une personne

Un écrit instrumentaire dressé par un agent public pour recevoir, conserver et publier des événements de l’état civil

Explication

L’acte d’état civil est un écrit instrumentaire établi par un agent public afin de recevoir, conserver et publier les événements civils. La manifestation de volonté correspond à l’acte juridique, le registre privé n’est pas dressé par un agent public et la décision judiciaire est une autre catégorie d’acte.

32. Une naissance est déclarée dans une commune française et doit être consignée dans un acte d’état civil : qui peut le dresser ?

Le maire ou son délégataire, ainsi qu’un agent diplomatique ou consulaire dans son champ de compétence
Un agent de préfecture ou un officier de police judiciaire
Le maire personnellement, à l’exclusion de tout délégataire
Le parent déclarant ou un magistrat désigné par le tribunal

Le maire ou son délégataire, ainsi qu’un agent diplomatique ou consulaire dans son champ de compétence

Explication

Les actes d’état civil sont dressés par le maire ou son délégataire, ainsi que par les agents diplomatiques et consulaires. Le déclarant transmet les informations, tandis qu’un magistrat ou un agent de préfecture n’est pas désigné comme autorité compétente par cette règle.

33. Une personne souhaite obtenir un document officiel reproduisant un acte d’état civil ou en présentant les principales mentions : par quel moyen la publicité est-elle assurée ?

Par l’inscription de l’acte dans un registre conservé par la commune
Par la délivrance d’une copie intégrale ou d’un extrait par un officier d’état civil
Par la consultation de l’acte sur autorisation d’un tribunal
Par une attestation orale fournie par le déclarant de l’événement

Par la délivrance d’une copie intégrale ou d’un extrait par un officier d’état civil

Explication

La publicité des actes est assurée par la délivrance de copies intégrales ou d’extraits par les officiers d’état civil. L’inscription permet la conservation, mais n’est pas le mode de publicité demandé ici ; une autorisation judiciaire ou une déclaration orale ne correspond pas à ce mécanisme.

34. Un acte rapporte une déclaration faite par un requérant, dont l’officier d’état civil n’a pas constaté lui-même la véracité. Comment cette déclaration peut-elle être contestée ?

Par une procédure d’inscription de faux, comme une constatation personnelle
Par une autorisation préalable du procureur de la République
Par une contestation sans preuve, car la déclaration n’est pas présumée exacte
Par la preuve contraire, sans procédure d’inscription de faux

Par la preuve contraire, sans procédure d’inscription de faux

Explication

Les déclarations rapportées par l’officier sont présumées exactes, mais leur sincérité peut être contestée par la preuve contraire sans inscription de faux. L’inscription de faux concerne les constatations personnelles de l’officier ; l’absence de toute présomption et l’autorisation préalable du procureur ne sont pas requises.

35. Dans un conflit entre particuliers, quel droit protège directement l’intégrité physique et morale d’une personne ?

Les droits de la personnalité
Les droits de l’homme
La liberté de conscience
La liberté civile

Les droits de la personnalité

Explication

Les droits de la personnalité sont des droits privés qui protègent l’intégrité physique et morale dans les rapports entre personnes. Les droits de l’homme concernent notamment les limites imposées aux pouvoirs de l’État, tandis que la liberté de conscience et la liberté civile désignent d’autres libertés.

36. Une personne envisage un acte que la loi ne prohibe pas. Selon la définition de la liberté civile, que peut-elle faire ?

Faire cet acte après avoir obtenu une autorisation judiciaire
Faire cet acte seulement s’il ne touche aucune liberté d’autrui
Faire cet acte, puisque la loi ne le défend pas
S’abstenir, car tout acte exige une permission légale

Faire cet acte, puisque la loi ne le défend pas

Explication

La liberté civile consiste à pouvoir faire tout ce que la loi ne défend pas. L’autorisation judiciaire préalable et l’exigence d’une permission légale inversent cette définition; la protection des droits d’autrui relève plutôt des limites aux libertés civiles.

37. Une personne exerce une liberté civile d’une manière qui porte atteinte au droit d’autrui. Quelle conséquence découle du caractère relatif des libertés civiles ?

La liberté peut céder devant le droit d’autrui
La liberté reste sans limite si elle est exercée de bonne foi
La liberté prévaut dès lors qu’elle n’est pas interdite par la loi
La liberté cesse seulement si l’État interdit l’activité concernée

La liberté peut céder devant le droit d’autrui

Explication

Les libertés civiles sont relatives et s’arrêtent lorsque commencent les droits d’autrui ou qu’apparaissent des intérêts prépondérants. Les tenir pour absolues ou les faire dépendre uniquement d’une interdiction légale méconnaît ces limites.

38. Une pratique religieuse suscite un risque pour l’ordre public. Quelle approche correspond à la liberté de conscience ?

La liberté religieuse est distincte de la liberté de conscience et ne peut faire l’objet d’un encadrement public
La liberté de conscience disparaît dès qu’une pratique religieuse concerne l’ordre public
La liberté de conscience protège les opinions, mais ne comprend pas les croyances religieuses
La liberté religieuse est comprise dans la liberté de conscience, dont l’exercice peut être encadré pour préserver l’ordre public

La liberté religieuse est comprise dans la liberté de conscience, dont l’exercice peut être encadré pour préserver l’ordre public

Explication

La liberté de conscience comprend notamment la liberté religieuse, et son exercice peut être encadré pour préserver l’ordre public. La traiter comme dépourvue de toute possibilité d’encadrement confond sa protection avec une liberté absolue; l’exclure de la liberté de conscience ou en nier l’existence va également à l’encontre de ce principe.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 88 flashcards sur Personnes physiques et droits civils.

Après quel délai la déclaration d’absence peut-elle être prononcée après un jugement constatant l’absence ?

Après 10 ans.

Que vérifie le tribunal judiciaire avant de déclarer l’absence ?

Le délai et les circonstances du défaut de nouvelles, afin d’établir que le décès est probable.

Quel effet successoral produit la déclaration d’absence ?

Elle ouvre la succession de l’absent.

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