Fiche de révision : Droit du travail et relations professionnelles

Plan du Cours

  1. Examen et préparation du cours
  2. Sources et niveaux de règles
  3. Sources internationales et étatiques
  4. Code du travail et ses dispositions
  5. Négociation collective et conventions
  6. Conventions et accords collectifs
  7. Normes unilatérales et contrat de travail
  8. Pouvoirs et responsabilités de l’employeur
  9. Contrôle et juridiction du travail
  10. Organisation et compétence prud’homales
  11. Procédure prud’homale et prescriptions
  12. Recrutement et non-discrimination
  13. Embauche et période d’essai
  14. Formalités d’embauche et période d’essai
  15. Contrat de travail et subordination
  16. Obligations de l’employeur et du salarié
  17. Typologie et forme des contrats
  18. Clauses spécifiques du contrat

1. Examen et préparation du cours

★ À maîtriser

  • L’examen final comprend un QCM portant notamment sur le vocabulaire et une partie pratique consacrée à l’analyse d’un processus.

Compléments

  • Les articles du Code du travail doivent être repérés, mais il n’est pas nécessaire de les connaître par cœur.

  • Le cours recommande de se procurer un manuel, de maîtriser le vocabulaire spécifique aux ressources humaines et d’illustrer les mots incompris par des exemples.

  • Les fautes d’orthographe et de syntaxe entraînent une perte de points à l’examen.

  • Les références bibliographiques citées sont J. E. Ray, Droit du travail, droit vivant, Liaisons (2026), et T. Lahalle, Droit du travail, Ellipses (2025).

  • Le cours indique les sites code.travail.gouv.fr et editions-tissot.fr/actualite/droit-du-travail comme ressources.

Astuce mémo

Le QCM vérifie les connaissances ; le cas pratique vérifie l’analyse d’un processus.

2. Sources et niveaux de règles

★ À maîtriser

  • Les règles auxquelles se réfèrent les ressources humaines comprennent le Code du travail, les conventions collectives, le contrat de travail et le règlement intérieur.

📌 Les sources supranationales et étatiques imposent un socle commun, tandis que les sources professionnelles adaptent les règles aux réalités d’un secteur, d’une entreprise ou d’un métier.

  • Les sources professionnelles comprennent des règles négociées, comme les conventions et accords collectifs, et des règles fixées unilatéralement par l’employeur, comme les usages et le règlement intérieur.

📌 Le contrat de travail a une portée individuelle, tandis que la convention collective a une portée collective.

Compléments

  • Les règles professionnelles sont nécessaires pour adapter le cadre général aux environnements de travail spécifiques, que les règles générales ne peuvent toutes anticiper.

  • Le règlement intérieur rassemble des règles fixées unilatéralement par l’employeur, notamment en matière disciplinaire.

  • L’éligibilité des alternants au télétravail peut faire l’objet de choix stratégiques propres à l’entreprise, notamment au sujet de leur accompagnement.

Astuce mémo

Les sources imposées posent le socle ; les sources professionnelles l’adaptent.

3. Sources internationales et étatiques

★ À maîtriser

  • Chaque État décide de signer ou non une convention de l’Organisation internationale du travail ; après adhésion, le traité devient obligatoire pour l’État signataire.

  • La France, en tant que membre de l’Union européenne, applique les directives et les règlements européens ; une directive nécessite une transposition en droit national.

  • Le cours cite cinq libertés ou droits constitutionnels à connotation sociale :

    • le droit de grève
    • la liberté syndicale
    • la liberté du travail
    • le droit à la protection sociale
    • le droit à la négociation collective

Compléments

  • Une convention de l’Organisation internationale du travail est un traité international élaboré par cette organisation et proposé à l’adhésion des États.

  • Les conventions de l’Organisation internationale du travail fixent des standards minimaux, par exemple dans les domaines du travail de nuit et du travail des enfants, le cours mentionnant un seuil de 14 ans pour ce dernier.

  • L’« acquis communautaire » désigne les droits européens acceptés par les États membres.

  • Le cours oppose la règle française sur l’acquisition des congés pendant la maladie, qui distinguait l’origine professionnelle, à une directive européenne présentée comme accordant des congés quelle que soit l’origine de la maladie.

  • La liberté du travail désigne la possibilité pour chacun de postuler et de travailler dans le métier de son choix.

  • Le droit à la négociation collective permet aux travailleurs de participer à la discussion de leurs conditions de travail par l’intermédiaire de représentants syndicaux.

  • La Constitution fixe notamment le fonctionnement des institutions et des libertés fondamentales, mais le cours la présente comme donnant peu d’indications directement utiles au travail quotidien des ressources humaines.

Astuce mémo

Ratification d’un traité → obligation pour l’État signataire.

4. Code du travail et ses dispositions

Notions clés & Définitions

  • Code du travail : Compilation organisée et numérotée des dispositions législatives et réglementaires adoptées par les pouvoirs publics dans le domaine du travail.

★ À maîtriser

  • Le Code du travail comporte une partie législative et une partie réglementaire ; les dispositions législatives sont supérieures aux dispositions réglementaires, qui en précisent les modalités d’application.

📌 Le Code du travail distingue les dispositions d’ordre public, auxquelles on ne peut déroger que dans un sens plus favorable, le champ de la négociation, où les acteurs définissent des règles dans le cadre prévu par la loi, et les dispositions supplétives, qui s’appliquent en l’absence d’accord.

Compléments

  • Le Code du travail s’applique au travail effectué par des salariés sous l’autorité d’un employeur et ne s’applique pas aux travailleurs indépendants selon le cours.

  • Les dispositions d’ordre public du Code du travail constituent des règles impératives de protection des salariés, auxquelles il n’est pas possible de déroger dans un sens moins favorable.

  • Le Code du travail fixe une majoration minimale de 10 % pour les heures supplémentaires et renvoie aux acteurs la fixation du taux précis et des modalités de majoration.

  • En l’absence d’accord, le cours indique que les huit premières heures supplémentaires sont majorées à 25 %, puis les heures suivantes à 50 %.

  • Le cours indique que le Code du travail prévoit au moins six réunions du CSE par an, tandis que leur rythme précis peut être défini par les entreprises.

📌 Une disposition supplétive est obligatoire lorsqu’aucune autre règle n’a été adoptée ; elle comble ainsi l’absence d’accord.

  • Le contrat de travail peut constituer le socle de droits le plus protecteur pour le salarié lorsqu’il contient des dispositions avantageuses, car leur modification par avenant nécessite son accord.

  • Le premier Code du travail a été élaboré en 1910.

  • Le cours indique que le Code du travail est organisé en huit chapitres dans chacune de ses deux parties.

  • Le cours donne l’exemple du passage de réunions professionnelles organisées tous les deux ans à une organisation tous les quatre ans.

  • En l’absence de définition d’un autre rythme de réunion du CSE, le cours indique une périodicité supplétive mensuelle, ou bimestrielle lorsque l’effectif est faible.

Astuce mémo

Le code est une compilation organisée et numérotée des règles du travail.

5. Négociation collective et conventions

Notions clés & Définitions

  • Convention collective : Accord conclu entre un ou plusieurs groupements d’employeurs, ou un employeur, et une ou plusieurs organisations syndicales représentatives des salariés, portant sur les conditions de travail et les garanties sociales et d’emploi.

★ À maîtriser

  • Les conventions et accords collectifs sont des sources négociées dont les effets peuvent s’appliquer collectivement aux salariés visés.

  • Le cours distingue cinq niveaux de négociation collective :

    • interprofessionnel
    • branche
    • groupe de sociétés
    • entreprise
    • établissement

📌 La convention collective définit un cadre global sur les conditions de travail et les garanties sociales et d’emploi, tandis que l’accord collectif porte sur des points plus spécifiques.

  • Chaque convention ou accord collectif détermine son champ d’application :
    • professionnel
    • territorial
    • catégoriel

📌 Pour qu’une entreprise soit soumise à une convention collective, elle doit relever de son champ d’application et être juridiquement liée au texte.

Compléments

  • L’accord national interprofessionnel (ANI) concerne tous les secteurs d’activité, mais porte généralement sur des sujets particuliers.

  • Un ANI peut servir de socle à une loi ultérieure, qui peut en reprendre certains sujets sans nécessairement le traduire entièrement.

  • Un accord de groupe peut établir des règles destinées à être déclinées dans les filiales d’une société.

  • Une entreprise peut conclure des accords distincts pour ses établissements, par exemple un accord sur le travail de nuit pour un site de production.

  • Le champ professionnel d’une convention collective précise les activités ou métiers concernés, que le cours relie notamment au secteur d’activité et au code NAF de l’entreprise.

  • Le champ territorial d’une convention collective précise son périmètre géographique, qui peut notamment être national ou international.

  • Le champ catégoriel d’une convention collective précise les catégories de salariés auxquelles elle s’applique ; sans catégorie spécifiée, elle s’applique à tous les salariés selon le cours.

  • Le cours mentionne environ 400 branches et un objectif de réduction à 200–250 branches.

  • Le cours indique qu’environ 80 000 accords d’entreprise sont conclus en une année.

  • Le cours cite comme organisations patronales :

    • le MEDEF
    • la CPME
    • l’U2P
    • le SYNTEC
    • l’UIMM
    • PRISM
    • la FCD
    • la Fédération française du BTP
    • la FFA
    • le LEEM

Astuce mémo

Interprofessionnel → branche → groupe → entreprise → établissement.

6. Conventions et accords collectifs

Notions clés & Définitions

  • Extension : Décision par laquelle le ministre du Travail rend une convention collective obligatoire pour les entreprises concernées, qu’elles adhèrent ou non à un syndicat patronal.

★ À maîtriser

📌 Une convention collective établit un cadre global, tandis qu’un accord collectif porte sur des points plus spécifiques et précise le cadre général.

  • Chaque convention ou accord collectif définit son champ d’application professionnel, territorial et catégoriel.

📌 Être dans le périmètre d’une convention collective ne suffit pas à y être soumis : il faut aussi un lien de droit avec son texte.

📌 Selon l’article L.2254-1 du code du travail cité dans le cours, les clauses d’une convention ou d’un accord collectif auquel l’employeur est lié s’appliquent aux contrats de travail, sauf stipulation plus favorable.

Compléments

  • Les conventions collectives peuvent évoluer par des avenants, qui modifient les accords.

  • Selon le cours, au niveau interprofessionnel, il s’agit nécessairement d’un accord, car une convention collective ne peut pas s’appliquer à toutes les branches.

  • Le champ professionnel correspond au type d’activité ou de métier visé par la convention, et chaque entreprise relève d’un secteur d’activité associé à un code NAF.

  • Le champ catégoriel précise les catégories de salariés couvertes, par exemple les cadres, les ingénieurs ou les ouvriers ; sans catégorie précisée, la convention s’applique à tous les salariés.

  • Une entreprise peut être liée à une convention collective parce qu’elle adhère au syndicat patronal qui l’a signée.

  • Selon le cours, la majorité des conventions collectives en France sont étendues, ce qui harmonise les conditions de travail dans la branche et réduit les disparités.

  • Une entreprise non adhérente à un syndicat patronal peut appliquer une convention collective existante en y adhérant volontairement.

  • Lorsqu’une entreprise n’est pas soumise à une convention collective, son cadre comprend les règles légales et les accords signés, sans couverture conventionnelle de branche.

  • Si le contrat de travail ne précise pas les jours fériés mais que la convention collective les règle, les dispositions conventionnelles s’appliquent au salarié.

  • Les syndicats patronaux cités sont :

    • le MEDEF
    • la CPME
    • l’U2P
    • SYNTEC
    • l’UIMM
    • PRISM
    • la FCD
    • la Fédération française du BTP
    • la FFA
    • le LEEM
  • L’année précédant le cours, plus de 80 accords ont été signés.

Astuce mémo

La convention pose le cadre global ; l’accord précise des points particuliers.

7. Normes unilatérales et contrat de travail

Notions clés & Définitions

  • Usage : Pratique ou habitude dans un secteur d’activité ou une entreprise qui confère un avantage à un salarié et présente trois caractères : généralité, fixité de l’objet et constance dans le temps.

★ À maîtriser

  • Pour dénoncer un usage, l’employeur consulte d’abord le CSE, informe individuellement les salariés concernés, puis respecte un délai de prévenance raisonnable.

📌 Un avantage issu d’un usage peut être dénoncé en respectant la procédure, tandis qu’un avantage contractuel inscrit au contrat ne peut pas être dénoncé unilatéralement de cette manière.

📌 Un règlement intérieur est obligatoire dans les entreprises à partir de 50 salariés.

  • Le règlement intérieur fixe des règles générales concernant :
    • l’hygiène
    • la discipline
    • la sécurité

📌 Une clause du règlement intérieur peut être refusée si elle est illicite, discriminatoire ou porte atteinte aux libertés individuelles sans être justifiée et proportionnée.

📌 Le principe de faveur conduit à appliquer, entre deux règles portant sur le même objet, celle qui est la plus favorable au salarié plutôt que celle qui est supérieure dans la hiérarchie des normes.

Compléments

  • La généralité d’un usage signifie qu’il produit un effet collectif et s’applique à une collectivité.

  • La fixité d’un usage concerne son objet, qui doit rester le même, et non sa durée.

  • La constance d’un usage signifie que la pratique s’inscrit dans le temps.

  • Le cours indique qu’aucun délai fixe de prévenance n’est prévu pour dénoncer un usage et que les tribunaux retiennent un délai raisonnable, souvent de 3 à 6 mois.

  • Les règles disciplinaires peuvent porter sur le respect des horaires et la tenue, et préciser l’échelle des sanctions ainsi que les garanties de procédure.

  • Le règlement intérieur est un acte unilatéral de l’employeur et le salarié doit le respecter sans que sa signature soit une condition d’acceptation.

  • Pour adopter un règlement intérieur, l’employeur demande l’avis du CSE, puis le document est contrôlé par l’inspection du travail quant à sa régularité et sa licéité.

  • Une note de service à caractère collectif peut être informative ou contenir une prescription générale et permanente en matière d’hygiène, de discipline ou de sécurité.

  • Une note de service contenant une prescription générale et permanente relevant du règlement intérieur doit suivre les règles applicables à celui-ci, faute de quoi les salariés peuvent la contester.

Astuce mémo

Usage : général, fixe et constant ; pour le faire cesser, consultation, information, prévenance.

8. Pouvoirs et responsabilités de l’employeur

Notions clés & Définitions

  • Lien de subordination : Exécution d’un travail sous l’autorité d’un employeur qui peut donner des ordres et des directives, en contrôler l’exécution et sanctionner les manquements.

★ À maîtriser

📌 Le salarié est soumis aux ordres de l’employeur et doit rendre compte de son activité, tandis que le travailleur indépendant n’est pas soumis à ces ordres selon le cours.

  • Le cours présente la relation de travail comme un échange de liberté contre sécurité : le salarié limite sa marge de manœuvre en contrepartie de protections liées notamment au salaire et à la fourniture de travail.

  • Les limites aux pouvoirs de l’employeur citées sont : le principe de non-discrimination, le respect des libertés individuelles, le respect de la vie privée, l’interdiction du harcèlement moral et sexuel, le respect des procédures applicables à certaines décisions

Compléments

  • Les indices du lien de subordination cités sont : les contraintes d’horaires ou de lieu de travail, le respect des directives et le contrôle correspondant, l’intégration dans une structure ou un service organisé, la fourniture du matériel indispensable à la tâche

  • Selon le cours, l’employeur doit fournir du travail au salarié et continuer à le payer même si l’entreprise est en difficulté économique.

  • La modification des horaires de travail relève du pouvoir d’organisation de l’employeur, mais certaines décisions de ce type doivent suivre une procédure.

  • Selon le cours, l’employeur assume les risques économiques et juridiques liés à l’entreprise et à ses salariés.

  • Le cours présente l’employeur comme responsable à l’égard des tiers des préjudices causés par le salarié dans le cadre de son travail, car celui-ci agit pour le compte de l’entreprise et le manquement peut révéler un défaut d’encadrement.

  • Selon le cours, le salarié ne doit pas personnellement indemniser l’entreprise pour un préjudice subi par celle-ci, sauf en cas de faute lourde.

  • Même lorsque l’entreprise répond du préjudice causé, le salarié peut être sanctionné par l’employeur.

  • Le cours indique que les salariés non-grévistes doivent continuer à avoir du travail pendant la grève des autres salariés.

  • Les exemples de faute lourde cités sont :

    • le vol de documents
    • l’espionnage industriel
    • un acte de violence délibéré

Astuce mémo

Le salarié échange une part de liberté contre une sécurité ; l’indépendant n’est pas soumis aux ordres.

9. Contrôle et juridiction du travail

★ À maîtriser

📌 L’inspection du travail intervient en amont pour contrôler l’application du droit du travail, tandis que le conseil de prud’hommes intervient après la naissance d’un litige.

  • Les quatre missions de l’inspection du travail sont :

    • le contrôle de l’application du code du travail et des conventions et accords collectifs
    • le rôle décisionnel
    • le conseil, l’information et l’assistance
    • la conciliation et la médiation
  • Le cours dénombre 210 conseils de prud’hommes et précise que leur composition est paritaire entre représentants des salariés et des employeurs.

  • Chaque conseil de prud’hommes est subdivisé en cinq sections, comprenant chacune un bureau de conciliation à audience non publique et un bureau de jugement composé de quatre conseillers et tenant audience publique.

  • La procédure prud’homale comprend une phase obligatoire de conciliation non publique, puis, si nécessaire, une phase de jugement publique.

Compléments

  • Selon le cours, l’inspection du travail est un corps de fonctionnaires indépendants rattaché au ministère du Travail et organisé au niveau régional via la DREETS.

  • Les moyens d’action cités comprennent : le droit de visite, y compris de nuit, le droit d’enquête, le droit de communication, la suspension d’activités ou de travaux dangereux

  • Les suites possibles citées sont :

    • des observations verbales ou écrites
    • une mise en demeure
    • un procès-verbal d’infraction
    • des amendes administratives

📌 Selon le cours, certaines infractions peuvent donner lieu à une amende administrative sans passer d’abord par un tribunal, tandis que les autres sont constatées par procès-verbal puis traitées par les tribunaux.

  • Le conseil de prud’hommes est une juridiction fréquemment saisie, avec environ 100 000 affaires par an selon le cours.

  • Depuis 2018, les conseillers salariés et employeurs sont nommés tous les quatre ans par les ministères du Travail et de la Justice, sur proposition des organisations syndicales représentatives en fonction de leur poids électoral.

  • Le conseil de prud’hommes comprend une formation commune de référé pour les affaires urgentes ou qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

  • Les sections citées sont :

    • le commerce
    • l’industrie
    • les activités diverses
    • l’agriculture
    • l’encadrement
  • La section de l’encadrement est déterminée par le statut du salarié et peut réunir des cadres, des ingénieurs ou des agents de maîtrise issus de secteurs différents.

📌 Les conseillers prud’homaux connaissent le terrain professionnel mais ne sont pas des magistrats de formation, ce qui est présenté comme un avantage de proximité et un risque de moindre rigueur juridique.

  • Les exemples de recours en référé cités sont : le non-paiement du salaire, une atteinte majeure et actuelle à la santé ou à la sécurité, l’absence d’attestation France Travail nécessaire à l’indemnisation du chômage

Astuce mémo

Inspection en amont ; prud’hommes après le litige.

10. Organisation et compétence prud’homales

Notions clés & Définitions

  • Référé : Procédure transversale, sans rattachement à une section, destinée aux affaires urgentes ou ne soulevant aucune contestation sérieuse

★ À maîtriser

  • Le conseil de prud’hommes est divisé en cinq sections :
    • commerce
    • industrie
    • activités diverses
    • agriculture
    • encadrement

📌 La section encadrement est déterminée par le statut du salarié, notamment cadre, ingénieur ou agent de maîtrise, et non par le secteur d’activité de l’entreprise.

📌 Les conseillers prud’homaux apportent une proximité avec le terrain, tandis que les magistrats de formation disposent d’une formation juridique que les conseillers n’ont pas nécessairement.

  • Les conseillers prud’homaux étant en nombre paritaire, une égalité lors du jugement entraîne une audience de départage présidée par un magistrat professionnel.

  • La compétence matérielle du conseil de prud’hommes couvre les litiges individuels liés à un contrat de travail, y compris le contrat d’apprentissage et les litiges relatifs à de futurs contrats de travail.

  • Les litiges collectifs du travail relèvent du tribunal judiciaire, tandis que les litiges individuels liés au contrat de travail relèvent des prud’hommes.

  • En principe, le conseil territorialement compétent est celui du ressort où se trouve l’établissement dans lequel le travail est réalisé.

Compléments

  • Les conseils de prud’hommes sont composés de conseillers issus du monde du travail, organisés en rotations, afin que les litiges soient jugés par des personnes connaissant le terrain.

  • La section agriculture est limitée et n’existe pas systématiquement dans tous les conseils de prud’hommes, car le nombre d’affaires y est trop faible.

  • Le plus grand nombre d’affaires prud’homales relève de la section commerce, et la France compte 210 conseils de prud’hommes.

  • Le cours indique que les prud’hommes sont le tribunal où les appels sont les plus fréquents, en lien avec la complexité du droit du travail et l’absence de formation juridique de magistrat chez les conseillers.

  • Chaque section comporte un bureau de conciliation et d’orientation ainsi qu’un bureau de jugement.

  • Le conseil de prud’hommes peut connaître d’un licenciement collectif lorsque le litige concerne la rupture du contrat individuel d’un salarié.

📌 Les litiges individuels des fonctionnaires ne relèvent pas des prud’hommes, car leur contrat est de droit public et non un contrat de travail.

  • Pour un travail réalisé hors établissement, le salarié peut saisir le conseil correspondant :
    • à son domicile
    • au siège de l’établissement
    • au lieu où le contrat de travail a été établi

Astuce mémo

Proximité du terrain, mais moindre rigueur juridique

11. Procédure prud’homale et prescriptions

Notions clés & Définitions

  • Prescription : Délai au-delà duquel une action en justice ne peut plus être engagée

★ À maîtriser

  • La procédure prud’homale est orale : les parties doivent présenter leur affaire à l’audience, même si un représentant peut comparaître pour elles, et le dossier écrit ne suffit pas à lui seul.

  • La procédure prud’homale commence par une tentative obligatoire de conciliation devant le bureau de conciliation et d’orientation, composé de deux conseillers et non public ; en cas d’échec, l’affaire est renvoyée au jugement, puis une décision peut faire l’objet d’un appel.

📌 L’appel prud’homal est possible à partir de 5 000 euros et relève de la chambre sociale de la cour d’appel, non d’un conseil de prud’hommes.

  • La contestation de la rupture du contrat de travail se prescrit par 12 mois à compter de la notification du licenciement.

  • La contestation liée à l’exécution du contrat de travail, notamment une demande d’indemnités, se prescrit par 2 ans.

  • La contestation liée aux salaires, notamment aux primes, se prescrit par 3 ans.

  • La contestation relative à une atteinte à la dignité ou à une liberté individuelle, notamment le harcèlement ou la discrimination, se prescrit par 5 ans.

Compléments

📌 Dans la procédure prud’homale, la demande peut être modifiée jusqu’au jour de l’audience, et le montant présenté oralement peut être pris en compte même s’il diffère de celui du dossier écrit.

  • La saisine des prud’hommes se fait par une requête comportant notamment des renseignements sur la société et les sommes demandées.

  • Les parties peuvent se faire représenter notamment par :

    • un avocat
    • un défenseur syndical
    • leur conjoint
    • un salarié de la même branche d’activité
  • Le jugement prud’homal est généralement rendu ultérieurement plutôt que le jour de l’audience, alors que le délibéré en référé est immédiat selon le cours.

  • Pour une affaire de licenciement, les deux parties peuvent convenir que le jugement soit directement conduit par un magistrat professionnel.

  • Les demandes les plus fréquentes devant les prud’hommes concernent la contestation du licenciement et le rappel de salaire.

  • Selon le cours, les salariés sont à l’origine de 99 % des saisines prud’homales, notamment parce que l’employeur peut utiliser son pouvoir disciplinaire alors que le salarié doit souvent saisir le juge pour faire valoir ses droits.

  • La conciliation prud’homale échoue fréquemment, notamment parce que les démarches de conciliation menées par l’employeur ont souvent déjà échoué avant la saisine.

Astuce mémo

Saisir → concilier → juger → faire appel

12. Recrutement et non-discrimination

★ À maîtriser

  • L’employeur choisit librement les modalités et les profils de recrutement, mais cette liberté est limitée par des règles destinées notamment à prévenir les discriminations.

📌 Selon le principe de pertinence, l’employeur ne peut demander au candidat que des informations ayant un lien direct et nécessaire avec le poste.

  • L’offre d’emploi doit respecter les règles suivantes : être rédigée en français, avec traduction possible pour un poste à l’étranger, ne comporter aucune mention discriminatoire, ne pas être mensongère, désigner un interlocuteur responsable, même si l’entreprise reste anonyme

  • L’article L.1132-1 du Code du travail est cité pour le principe de non-discrimination, qui interdit 26 critères de discrimination à l’embauche, dans la carrière, les processus RH et les actes de management.

  • La discrimination est punie de 3 ans d’emprisonnement et/ou de 45 000 euros d’amende ; lorsque l’auteur est une entreprise, le cours indique que l’emprisonnement ne s’applique pas et que l’amende est doublée.

📌 La discrimination directe utilise un critère interdit pour écarter directement une personne et suppose un caractère intentionnel, tandis que la discrimination indirecte repose sur un critère apparemment neutre susceptible de créer une situation désavantageuse sans intention nécessaire.

  • En matière de discrimination, la victime doit présenter des éléments de fait laissant supposer une discrimination ; le juge apprécie ces indices, puis l’employeur doit établir que sa décision n’est pas discriminatoire.

📌 Une différence de traitement peut être justifiée lorsqu’elle répond à une exigence professionnelle liée au métier.

📌 Les entreprises d’au moins 20 salariés doivent employer des personnes en situation de handicap à hauteur de 6 % des emplois, sous peine d’une pénalité financière selon le cours.

Compléments

  • Un diplôme peut être demandé si le poste le justifie, tandis qu’un test de langue pour un emploi en libre-service à Paris n’est pas pertinent selon l’exemple du cours.

  • Le candidat et l’employeur doivent répondre de bonne foi aux demandes pertinentes et ne pas chercher à tromper l’autre partie.

  • Le cours distingue le mensonge explicite, comme la présentation d’un faux diplôme, de l’omission ou de l’ambiguïté, que le recruteur doit détecter.

  • Le principe de transparence collective impose à l’employeur de consulter les représentants du personnel, notamment le CSE, sur les méthodes de sélection et de recrutement.

  • Le principe de loyauté individuelle impose d’informer chaque candidat du processus de recrutement, notamment en lui donnant accès aux résultats des tests et en respectant les règles applicables aux données informatisées.

  • Une entreprise ne peut maintenir une annonce pour un poste déjà pourvu afin de constituer un vivier de candidatures, car l’annonce n’a alors plus d’objet et crée un faux espoir.

  • Le cours illustre la discrimination indirecte par des réunions organisées le mercredi alors que les femmes sont majoritaires parmi les salariés à temps partiel et que deux femmes d’une équipe de six personnes sont absentes ce jour-là.

Astuce mémo

Discrimination directe : critère explicite ; indirecte : critère apparemment neutre

13. Embauche et période d’essai

Notions clés & Définitions

  • Période d’essai : Clause prévue dans le contrat de travail ou, selon le cours, dans la convention collective si le salarié en a pris connaissance

★ À maîtriser

  • Les formalités d’embauche citées comprennent :
    • la DPAE
    • l’inscription au registre unique du personnel
    • la visite d’information et de prévention
    • l’établissement du contrat de travail
    • les documents complémentaires
    • la prévoyance
    • la retraite complémentaire des cadres
    • le casier judiciaire pour certains emplois

📌 La DPAE doit être effectuée au plus tôt 8 jours avant l’embauche et au plus tard le jour de l’embauche ; le cours indique que l’Urssaf peut tolérer un ou deux jours d’écart.

Compléments

  • Le registre unique du personnel retrace les entrées et sorties du personnel, est conservé par le service du personnel et doit être mis à la disposition des autorités de contrôle.

📌 Le CDI ne nécessite pas obligatoirement un contrat écrit selon le cours, contrairement aux contrats pour lesquels un support écrit est requis.

  • La période d’essai s’applique au CDI et sa durée maximale est fixée par la loi de 2008 selon le statut du collaborateur.

  • Les formalités d’intégration citées comprennent :

    • la remise du règlement intérieur
    • la demande de diplôme
    • le processus d’intégration ou onboarding
  • La période d’essai et son éventuel renouvellement doivent être prévus dans le contrat, mais le cours s’interrompt avant d’indiquer les règles complètes du renouvellement.

Astuce mémo

DPAE → registre → visite → contrat

14. Formalités d’embauche et période d’essai

Notions clés & Définitions

  • Période d’essai : Période permettant à l’employeur d’évaluer les compétences du salarié et au salarié d’apprécier le cadre de travail.

★ À maîtriser

  • La visite d’information et de prévention doit avoir lieu dans les trois mois qui suivent la prise de poste.

  • Le renouvellement de la période d’essai est possible une seule fois si un accord de branche étendu le prévoit, si le contrat l’indique et si le salarié l’accepte formellement par avenant.

  • La durée du renouvellement de la période d’essai ne peut pas dépasser le double de la durée initiale et son accord doit être recueilli avant la fin de la période initiale.

  • Pendant la période d’essai, chacune des parties peut rompre le contrat sans formalité particulière, indemnité ni obligation d’indiquer un motif, sous réserve que la rupture ne soit ni abusive ni discriminatoire.

  • Le délai de prévenance de l’employeur est de 24 heures pour une présence inférieure à huit jours, de 48 heures entre huit jours et un mois, de deux semaines entre un et trois mois, et d’un mois au-delà de trois mois.

Compléments

  • Le CDI à temps complet ne requiert pas légalement la rédaction d’un contrat écrit, même si cette rédaction est quasi systématique en pratique.

📌 La période d’essai doit être prévue dans le contrat de travail ou dans la convention collective applicable, que le salarié doit avoir lue lorsque la période repose sur celle-ci.

📌 Une absence du salarié, notamment pour maladie, décale la période d’essai d’une durée correspondant à celle de l’absence.

  • Dès le premier jour de travail, le salarié bénéficie de ses droits à congés et son ancienneté commence à être comptabilisée.

📌 Une période travaillée antérieurement dans l’entreprise en CDD ou en alternance peut être déduite de la période d’essai du CDI si les contrats se succèdent sans interruption.

  • La loi n’impose pas de procédure particulière pour rompre la période d’essai, mais les conventions collectives prévoient souvent une procédure minimale et il est conseillé de formaliser la rupture.

📌 Si le délai de prévenance dépasse la durée restante de la période d’essai, son exécution ne peut pas prolonger cette période ; l’employeur doit alors indemniser le salarié pour la partie non respectée.

  • Une rupture de période d’essai peut être justifiée par des éléments objectifs tels qu’un manque de compétences établi factuellement ou une inaptitude physique.

  • Rompre la période d’essai d’une salariée après avoir appris sa grossesse constitue un exemple de rupture abusive et discriminatoire, car la grossesse est étrangère à ses conditions d’exercice professionnel.

Astuce mémo

DPAE, registre, visite, contrat : les formalités suivent l’embauche.

15. Contrat de travail et subordination

★ À maîtriser

  • Les critères du contrat de travail sont :

    • une prestation de travail
    • une rémunération
    • un lien de subordination
  • La rémunération comprend le salaire de base et les éléments qui s’y ajoutent, doit respecter le SMIC et les minima conventionnels, est mensualisée et ne doit pas donner lieu à une inégalité de traitement.

Compléments

  • Les indices du lien de subordination comprennent : les contraintes d’horaires ou de lieu de travail, le respect de directives et le contrôle associé, l’intégration dans une structure ou un service organisé, la fourniture du matériel indispensable à la tâche

  • L’employeur assume les risques économiques et juridiques de l’activité de ses salariés.

16. Obligations de l’employeur et du salarié

★ À maîtriser

  • L’employeur doit : fournir le travail et les moyens nécessaires à sa réalisation, verser les rémunérations, adapter les salariés à l’évolution de leur emploi par la formation

📌 L’employeur a une obligation générale de sécurité qui consiste à prévenir les risques professionnels physiques ou psychosociaux et à protéger la santé et la sécurité des collaborateurs internes et des intervenants externes.

  • Le salarié doit : exécuter personnellement les missions confiées, respecter le règlement intérieur et les directives de l’employeur, veiller à sa sécurité et à celle de ses collègues, exécuter le contrat de bonne foi

📌 Pendant le contrat, l’obligation implicite de non-concurrence interdit au salarié de travailler pour un concurrent de son employeur ou de créer une activité concurrentielle.

Compléments

📌 L’employeur doit organiser des entretiens professionnels tous les quatre ans afin d’évaluer les compétences des salariés et leur évolution professionnelle.

📌 L’employeur doit former les salariés aux compétences numériques et à la lutte contre l’illettrisme.

  • Les dispositifs de prévention des risques comprennent :

    • l’évaluation par le DUERP
    • les consignes de sécurité
    • la stratégie de prévention
    • les règles d’hygiène
    • les équipements de protection individuelle
  • Une atteinte aux libertés individuelles du salarié n’est possible que si elle est justifiée par la nature des fonctions et proportionnée au but recherché.

  • Le devoir de bonne foi impose notamment au salarié de ne pas mentir sur ses compétences, ses accomplissements ou ses diplômes et de respecter la confidentialité des données et secrets d’affaires connus dans le cadre du travail.

  • Le devoir de réserve invite le salarié à faire attention à ses propos, notamment sur les réseaux sociaux et dans les médias.

Astuce mémo

L’employeur fournit et protège ; le salarié exécute et respecte.

17. Typologie et forme des contrats

★ À maîtriser

📌 Le CDI est le contrat de référence pour un emploi stable et durable, tandis que les contrats CDD et intérim répondent notamment à un besoin temporaire et constituent des formes d’emploi précaire.

📌 Les contrats d’apprentissage et de professionnalisation relèvent d’une logique de formation, tandis que les contrats aidés comme le CUI relèvent d’une logique d’insertion ou de réinsertion.

  • Le contrat à temps partiel aménage la durée du travail et sa durée de principe est d’au moins 24 heures par semaine.

📌 Un contrat dérogatoire doit être écrit, comporter les mentions requises, être signé et remis dans le délai prévu, sous peine de risque de requalification en CDI à temps complet.

Compléments

  • Le CDD est présenté comme plus fréquent que l’intérim, car il coûte moins cher, tandis que l’intérim comprend la marge de l’agence.

  • Le cours indique que 17,6 % des salariés travaillent à temps partiel et que ces salariés sont majoritairement des femmes.

📌 Un temps partiel inférieur à 24 heures peut être conclu à la demande motivée du salarié, notamment lorsqu’il est étudiant.

  • Le contrat de travail est établi en français et en deux exemplaires lorsqu’il est écrit.

📌 Le salarié doit recevoir les informations essentielles sur sa relation de travail par le contrat écrit, la DPAE ou le bulletin de salaire, ainsi que certaines informations complémentaires depuis le 1er novembre 2023.

  • Les contrats aidés ont été créés à partir des années 1970 à la suite du premier choc pétrolier et de la hausse du chômage.

Astuce mémo

Le CDI est le contrat de référence ; les autres contrats dérogent à ce modèle.

18. Clauses spécifiques du contrat

Notions clés & Définitions

  • Clause de non-concurrence : Clause interdisant au salarié, après son départ, d’exercer certaines activités concurrentielles pendant une durée et dans une zone géographique déterminées, en contrepartie d’une indemnité compensatrice.
  • Clause de mobilité : Permet à l’employeur d’affecter ultérieurement le salarié dans la zone géographique délimitée par la clause, sans demander un nouvel accord ni signer d’avenant.
  • Travail temporaire : Met en relation une agence d’emploi, qui est l’employeur de l’intérimaire, l’intérimaire et l’entreprise utilisatrice qui a besoin de ses services.

★ À maîtriser

  • Une clause de non-concurrence doit : protéger les intérêts légitimes de l’entreprise, concerner certains salariés dont les fonctions le justifient, être acceptée par le salarié
  • La clause de mobilité permet à l’employeur d’affecter le salarié dans la zone géographique définie au contrat sans demander un nouvel accord, puisque le salarié a accepté la clause en signant le contrat.

  • Une clause de non-concurrence interdit au salarié, après son départ, d’exercer une activité concurrente pendant une durée et dans une zone géographique délimitées, et prévoit une indemnité compensatrice.

  • La clause de non-concurrence doit protéger un intérêt légitime de l’entreprise, être nécessaire, concerner certains salariés en raison de leurs fonctions et être acceptée par le salarié.

  • La clause de mobilité doit être acceptée par le salarié et ne peut être utilisée que si elle est nécessaire au service, et non comme une sanction cachée.

  • Il n’existe pas de relation juridique de travail entre l’intérimaire et l’entreprise utilisatrice, mais celle-ci doit respecter des obligations concernant notamment les horaires, les congés, la sécurité et la santé.

  • Le CDI à temps complet est présenté comme le contrat de référence, et le recours à un contrat dérogatoire comme le CDD nécessite un contrat.

  • La succession de CDD sur un même poste exige un délai de carence, même si les contrats concernent des salariés différents.

  • Selon le cours, après un CDD de plus de 14 jours, le délai de carence correspond au tiers de la durée du CDD précédent ; après un CDD de moins de 14 jours, il correspond à la moitié de cette durée.

  • Le renouvellement prolonge une période initiale de CDD, tandis que la succession correspond à deux CDD distincts séparés par une éventuelle carence.

  • La durée légale de travail indiquée dans le cours est de 35 heures ; les heures effectuées au-delà sont des heures supplémentaires.

📌 Un changement des conditions de travail relève du pouvoir de direction de l’employeur et peut être imposé, tandis qu’une modification du contrat de travail exige l’accord explicite du salarié.

Compléments

  • Le cours indique qu’une clause de non-concurrence peut prévoir une durée d’un an, voire de deux ans pour les salariés les plus haut placés, et doit délimiter une zone géographique.

Astuce mémo

La non-concurrence limite l’activité après le départ ; la mobilité change le lieu pendant le contrat.

Tableaux de synthèse

Les trois catégories de dispositions du Code

CatégorieFonctionApplication
Ordre publicFixer des règles impérativesDérogation possible seulement dans un sens plus favorable
Champ de la négociationLaisser les acteurs définir certaines règlesDans le cadre prévu par la loi
Disposition supplétiveCombler l’absence d’accordS’applique si aucune autre règle n’a été adoptée

Convention collective et accord collectif

NotionObjetPortée
Convention collectiveCadre global des conditions de travail et garantiesCollective
Accord collectifPoints plus spécifiquesCollective

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