QCM : Droit et législation — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique permet de définir une règle de droit ?

Elle repose sur une conviction morale partagée
Elle exprime une exigence religieuse reconnue
Elle est sanctionnée par l’autorité publique
Elle est suivie par tradition dans un groupe

Elle est sanctionnée par l’autorité publique

Explication

Une règle de droit se reconnaît à la sanction exercée par l’autorité publique. Une conviction morale peut guider les comportements sans constituer une règle juridique si aucune autorité publique ne la sanctionne.

2. Dans quel cas une règle religieuse, morale, de convenance ou déontologique relève-t-elle du droit ?

Lorsqu’elle est respectée par habitude dans la société
Lorsqu’elle est transmise par une institution familiale
Lorsqu’elle est approuvée par une majorité de personnes
Lorsqu’un ordre juridique ou une autorité disciplinaire compétente la sanctionne

Lorsqu’un ordre juridique ou une autorité disciplinaire compétente la sanctionne

Explication

Ces règles deviennent juridiquement pertinentes lorsqu’elles sont assorties d’une sanction par un ordre juridique ou une autorité disciplinaire compétente. Leur importance sociale ou leur ancienneté ne suffit pas à leur conférer une nature juridique.

3. Quelle distinction décrit correctement la sanction civile et la sanction administrative ?

La sanction civile répare un dommage, tandis que la sanction administrative est prononcée par une autorité administrative
La sanction civile punit une infraction, tandis que la sanction administrative répare un dommage causé à autrui
La sanction civile protège l’ordre public, tandis que la sanction administrative résout un conflit entre particuliers
La sanction civile est décidée par une commune, tandis que la sanction administrative impose une réparation financière

La sanction civile répare un dommage, tandis que la sanction administrative est prononcée par une autorité administrative

Explication

La sanction civile oblige l’auteur fautif à réparer le dommage qu’il a causé, alors que la sanction administrative est décidée par une autorité administrative. Une commune peut prononcer une sanction administrative, mais elle n’est pas l’autorité typique de la sanction civile.

4. Quelle combinaison présente correctement les fonctions sociales du droit ?

Finaliser l’action collective, organiser les institutions, pacifier les conflits et protéger les personnes
Répartir les richesses, imposer les croyances, contrôler les opinions et développer les échanges
Diriger les entreprises, préserver les traditions, arbitrer les élections et financer les familles
Punir les comportements, établir les coutumes, promouvoir la religion et gérer les associations

Finaliser l’action collective, organiser les institutions, pacifier les conflits et protéger les personnes

Explication

Le droit donne une direction à l’action collective, structure les institutions, contribue au règlement pacifique des conflits et protège notamment les familles. La répartition des richesses ou la promotion d’une religion ne constituent pas la combinaison générale de fonctions indiquée ici.

5. Qu’accomplit principalement le droit lorsqu’il organise les institutions ?

Il répartit les compétences et structure les institutions afin d’éviter un fonctionnement dictatorial
Il intervient dans les procès afin de régler les conflits entre plusieurs parties
Il détermine les croyances et les valeurs que chaque personne doit adopter
Il remplace les institutions par une autorité centrale chargée de toutes les décisions

Il répartit les compétences et structure les institutions afin d’éviter un fonctionnement dictatorial

Explication

Organiser consiste à répartir les compétences et à structurer les institutions pour empêcher la concentration dictatoriale du pouvoir. Régler un conflit par l’intervention d’un juge relève plutôt de la fonction de pacification.

6. Qu’est-ce que le droit objectif ?

Une prérogative reconnue à une personne déterminée par les règles juridiques
L’ensemble des règles applicables à un moment donné dans une société donnée
Une opinion collective sur les comportements considérés comme acceptables
Une décision individuelle permettant à une personne d’agir en justice

L’ensemble des règles applicables à un moment donné dans une société donnée

Explication

Le droit objectif regroupe les règles juridiques applicables dans une société à une période donnée, notamment la Constitution, les décrets et les règlements. Une prérogative attribuée à une personne déterminée relève du droit subjectif.

7. Une personne invoque en justice son droit de réclamer l’exécution d’une obligation. De quelle notion s’agit-il ?

D’une règle de fonctionnement, car elle organise une institution publique
Du droit objectif, car toute règle juridique s’applique à une société donnée
D’une sanction administrative, car elle est invoquée devant une juridiction
D’un droit subjectif, car il s’agit d’une prérogative attribuée à une personne déterminée

D’un droit subjectif, car il s’agit d’une prérogative attribuée à une personne déterminée

Explication

Le droit subjectif est une prérogative reconnue à une personne déterminée, que celle-ci peut faire valoir en justice. Le droit objectif correspond à l’ensemble des règles générales qui fondent cette prérogative.

8. Quelle distinction oppose correctement les règles de fonctionnement aux règles de conduite ?

Les premières déterminent les comportements, tandis que les secondes répartissent les compétences entre les institutions
Les premières créent les droits subjectifs, tandis que les secondes organisent les procédures et les institutions
Les premières sanctionnent les infractions, tandis que les secondes abolissent les règles devenues inapplicables
Les premières organisent les processus et les institutions, tandis que les secondes déterminent les comportements et créent les droits subjectifs

Les premières organisent les processus et les institutions, tandis que les secondes déterminent les comportements et créent les droits subjectifs

Explication

Les règles de fonctionnement structurent les processus et les institutions, tandis que les règles de conduite encadrent les comportements et produisent des droits subjectifs. La répartition des compétences appartient donc aux règles de fonctionnement, non aux règles de conduite.

9. Quel critère permet de reconnaître un droit patrimonial ?

Il est évaluable en argent et intégré au patrimoine
Il concerne la personnalité et échappe à toute évaluation
Il s’exerce directement sur une chose contre tous
Il permet d’exiger une prestation d’une personne

Il est évaluable en argent et intégré au patrimoine

Explication

Un droit patrimonial possède une valeur évaluable en argent et constitue un élément du patrimoine. Le fait de concerner la personnalité caractérise plutôt un droit extra-patrimonial.

10. Lequel de ces droits est extra-patrimonial ?

Le droit de propriété sur un immeuble
Le droit de choisir sa résidence
Le droit de recevoir le paiement d’une dette
Le droit de vendre un véhicule

Le droit de choisir sa résidence

Explication

Le droit de choisir sa résidence ne s’évalue pas en argent et ne fait pas partie du patrimoine. Les autres exemples présentent une valeur économique et relèvent des droits patrimoniaux.

11. Quelle distinction oppose correctement un droit réel à un droit personnel ?

Le droit réel concerne la personnalité, tandis que le droit personnel reste extérieur au patrimoine
Le droit réel porte directement sur une chose, tandis que le droit personnel s’exerce contre une personne
Le droit réel dépend d’un débiteur, tandis que le droit personnel s’impose à tous les tiers
Le droit réel permet d’obtenir une prestation, tandis que le droit personnel porte directement sur une chose

Le droit réel porte directement sur une chose, tandis que le droit personnel s’exerce contre une personne

Explication

Le droit réel s’exerce directement sur une chose et s’impose à tous, alors que le droit personnel permet d’exiger le respect ou l’exécution d’un droit par une personne. La deuxième proposition inverse précisément ces deux notions.

12. Qu’est-ce qu’une personne juridique ?

Une entité capable d’avoir des droits et des obligations
Un bien appartenant nécessairement à une collectivité
Une personne physique exerçant un droit patrimonial
Un objet susceptible d’être déplacé ou fixé au sol

Une entité capable d’avoir des droits et des obligations

Explication

Une personne juridique est une entité pouvant être titulaire de droits et tenue d’obligations, comme une personne physique ou une ville. Elle ne se définit donc pas par la nature d’un bien ni par l’exercice d’un droit particulier.

13. Quelle situation illustre correctement la différence entre un bien meuble et un bien immeuble ?

Un terrain est meuble, tandis qu’un bateau est immeuble
Une voiture est meuble, tandis qu’une maison est immeuble
Une maison est meuble, tandis qu’une voiture est immeuble
Un droit de créance est meuble, tandis qu’un meuble est immeuble

Une voiture est meuble, tandis qu’une maison est immeuble

Explication

Un bien meuble peut être déplacé, comme une voiture, tandis qu’un bien immeuble est fixé au sol, comme une maison. La classification repose donc sur la possibilité matérielle de déplacement du bien.

14. Quelle propriété caractérise une norme juridique ?

Elle exprime une recommandation dépendant de la convenance personnelle
Elle est générale, abstraite, permanente et obligatoire
Elle est individuelle, concrète, temporaire et facultative
Elle est destinée à une personne précise dans une situation unique

Elle est générale, abstraite, permanente et obligatoire

Explication

La norme juridique énonce une règle générale, abstraite, permanente et obligatoire visant des situations. Une simple recommandation ou une décision destinée à une personne déterminée ne possède pas cet ensemble de caractéristiques.

15. Que signifie la généralité d’une norme juridique ?

Elle désigne directement la personne chargée d’exécuter la règle
Elle s’applique aux seuls titulaires d’un droit patrimonial
Elle s’applique à tous ceux qui se trouvent dans l’hypothèse décrite
Elle concerne une situation individuelle choisie par une autorité

Elle s’applique à tous ceux qui se trouvent dans l’hypothèse décrite

Explication

La généralité signifie que la norme vise toute personne placée dans la situation qu’elle décrit, sans désigner quelqu’un en particulier. Elle ne se limite donc pas à une personne nommément identifiée ni à une catégorie de droits.

16. Comment le caractère obligatoire d’une norme juridique peut-il être assuré ?

Par une décision privée qui remplace l’intervention des autorités compétentes
Par une récompense accordée à ceux qui suivent volontairement la règle
Par une suggestion morale dont l’application dépend des préférences individuelles
Par une contrainte destinée à imposer son respect, notamment avec l’intervention d’un huissier

Par une contrainte destinée à imposer son respect, notamment avec l’intervention d’un huissier

Explication

Le caractère obligatoire permet d’imposer le respect de la norme par la contrainte, notamment grâce à l’intervention d’un huissier. Une simple règle de convenance repose au contraire sur l’adhésion personnelle et ne bénéficie pas de cette force contraignante.

17. Quelle distinction décrit correctement l’existence et l’effectivité d’une règle de droit ?

L’existence repose sur une sanction prévue, tandis que l’effectivité suppose son application réelle.
L’existence vient d’un accord privé, tandis que l’effectivité dépend de la publication de la règle.
L’existence dépend d’un jugement rendu, tandis que l’effectivité résulte d’une sanction seulement annoncée.
L’existence exige une sanction pénale, tandis que l’effectivité concerne une sanction administrative.

L’existence repose sur une sanction prévue, tandis que l’effectivité suppose son application réelle.

Explication

Une règle existe juridiquement lorsqu’une sanction est prévue pour sa violation, mais elle est effective lorsque cette sanction est réellement appliquée. Confondre l’effectivité avec la simple prévision de la sanction néglige précisément cette différence.

18. Quel type de sanction peut être associé à une règle de droit ?

Une sanction politique, médiatique, scolaire ou commerciale.
Une sanction morale, religieuse, familiale ou professionnelle.
Une sanction civile, pénale, administrative ou mixte.
Une sanction contractuelle, coutumière, sociale ou personnelle.

Une sanction civile, pénale, administrative ou mixte.

Explication

Une règle de droit peut entraîner une sanction civile, pénale, administrative ou une combinaison de ces formes. Les autres catégories proposées ne correspondent pas à la classification juridique indiquée.

19. Pourquoi l’exercice d’un droit subjectif devant un juge peut-il échouer même si le droit invoqué existe ?

Parce que la personne doit démontrer que la règle a été adoptée par référendum.
Parce que tout droit subjectif doit nécessairement être consacré par une sanction pénale.
Parce que la personne doit pouvoir prouver les faits qui fondent son droit.
Parce que le juge doit obtenir l’accord préalable de la partie adverse.

Parce que la personne doit pouvoir prouver les faits qui fondent son droit.

Explication

Saisir utilement le juge suppose de pouvoir apporter la preuve du droit subjectif invoqué et des faits qui le soutiennent. L’accord de l’adversaire ou l’existence d’une sanction pénale ne constitue pas une condition générale de cette démarche.

20. Dans quelle situation une règle supplétive s’applique-t-elle ?

Lorsque les parties souhaitent écarter une protection imposée par la loi.
Lorsque le juge considère qu’une règle d’ordre public est trop contraignante.
Lorsque la loi interdit aux parties de modifier les effets du contrat.
Lorsque les parties n’ont rien prévu de différent dans leur accord.

Lorsque les parties n’ont rien prévu de différent dans leur accord.

Explication

La règle supplétive intervient lorsque les parties n’ont pas organisé elles-mêmes la situation et elle peut être écartée par leur accord. Une règle d’ordre public, en revanche, s’impose aux parties et ne peut pas être écartée de cette manière.

21. Quelle caractéristique définit une règle impérative ?

Elle ne peut être écartée que dans les limites prévues par le droit.
Elle cesse de produire effet lorsqu’une procédure familiale ne la reconnaît pas.
Elle s’applique lorsque les parties n’ont formulé aucune clause particulière.
Elle peut être supprimée par un accord privé dès que les parties y consentent.

Elle ne peut être écartée que dans les limites prévues par le droit.

Explication

Une règle impérative s’impose aux parties, sauf dans les limites où le droit autorise une dérogation, notamment pour protéger un consommateur ou un travailleur. La possibilité générale de la supprimer par accord correspond plutôt au fonctionnement d’une règle supplétive.

22. Quelle conséquence juridique est attachée à la violation d’une règle d’ordre public ?

Le contrat produit ses effets dès lors qu’il a été signé.
La partie protégée perd la possibilité de contester le contrat.
Le contrat contraire à cette règle peut être annulé.
L’accord contraire devient automatiquement une règle supplétive.

Le contrat contraire à cette règle peut être annulé.

Explication

Une règle d’ordre public ne peut être écartée par les parties, et les contrats qui lui sont contraires encourent l’annulation. La signature du contrat ne permet donc pas de valider un accord incompatible avec cette règle.

23. Lequel de ces droits appartient notamment au professionnel en ergothérapie ?

Le droit de remplacer le patient, de contrôler sa famille et de limiter ses informations.
Le droit d’imposer des soins, de retenir le dossier et de refuser tout consentement.
Le droit de décider seul des soins, de modifier le diagnostic et de supprimer les recours.
Le droit à une rémunération, au respect et à une prestation de qualité.

Le droit à une rémunération, au respect et à une prestation de qualité.

Explication

Le professionnel en ergothérapie bénéficie notamment d’un droit à la rémunération, au respect et à une prestation de qualité. Ces droits professionnels ne lui permettent pas d’imposer des soins ni de supprimer les droits propres du patient.

24. Quel ensemble de droits caractérise la situation juridique du patient en ergothérapie ?

Choisir le professionnel, imposer le traitement, et modifier les règles de la profession.
Autoriser les soins d’autrui, contrôler le cabinet, et annuler toute obligation professionnelle.
Refuser toute information, transférer le dossier, et fixer la rémunération du professionnel.
Recevoir des soins, consentir ou retirer son consentement, et accéder à son dossier.

Recevoir des soins, consentir ou retirer son consentement, et accéder à son dossier.

Explication

Le patient peut recevoir des soins, donner ou retirer son consentement et accéder à son dossier. Le professionnel ne peut donc pas imposer des soins en méconnaissant le droit du patient de retirer son consentement.

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Qu'est-ce qu'une règle de droit ?

Une règle sanctionnée par l’autorité publique.

Quand les règles religieuses relèvent-elles du droit ?

Lorsqu'elles sont sanctionnées par un ordre juridique ou une autorité disciplinaire compétente.

Que sanctionne le droit pénal ?

Les infractions par des peines comme la peine de mort, le travail ou l’emprisonnement.

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