QCM : Droit international des affaires — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble de contrats assure l’unité matérielle du commerce international en organisant les opérations autour des marchandises et des matières premières ?

Les contrats administratifs
Les contrats de travail
Les contrats de consommation
Les contrats spéciaux

Les contrats spéciaux

Explication

Les contrats spéciaux structurent les opérations du commerce international autour des marchandises et des matières premières. Les autres catégories relèvent d’autres branches du droit et ne jouent pas ce rôle d’unification matérielle.

2. Dans une opération d’import-export, quel mécanisme renvoie aux formalités administratives qui conditionnent l’entrée ou la sortie des marchandises ?

La lex societatis
L’amiable composition
Le forum shopping
Le dédouanement

Le dédouanement

Explication

Le dédouanement désigne les formalités de droit public nécessaires à la circulation des marchandises. Les autres notions concernent l’arbitrage, le droit des sociétés ou la stratégie contentieuse.

3. Par quel mécanisme les usages du commerce international s’intègrent-ils le plus souvent dans un contrat ?

Par une immatriculation au registre du commerce
Par une stipulation contractuelle expresse
Par une prescription légale impérative
Par une décision unilatérale du juge

Par une stipulation contractuelle expresse

Explication

La lex mercatoria s’applique d’abord parce que les parties la prévoient dans le contrat, par exemple par référence à des Incoterms. Elle ne s’impose pas automatiquement comme une règle impérative.

4. Quel rôle joue le droit international privé face aux usages du commerce international ?

Il supprime la compétence juridictionnelle internationale
Il désigne la loi applicable et le juge compétent
Il transforme les usages en lois de police
Il remplace toujours les usages par la coutume locale

Il désigne la loi applicable et le juge compétent

Explication

Le DIP reste le système de conflit qui désigne la loi applicable et le juge compétent, même si des usages ont été choisis. Les lois de police peuvent limiter ces usages, mais ne les transforment pas en règles impératives.

5. Quel est l’effet principal d’une clause attributive ou exclusive de juridiction dans un litige international ?

Elle remplace automatiquement toute loi de police
Elle centralise le contentieux devant le juge ou l’arbitre choisi
Elle interdit toute contestation sur la loi applicable
Elle supprime le risque de conflit de procédure

Elle centralise le contentieux devant le juge ou l’arbitre choisi

Explication

Ces clauses visent à concentrer le litige devant l’instance désignée, qu’il s’agisse d’un juge ou d’un arbitre. En pratique, elles peuvent toutefois générer des conflits de procédure et du forum shopping.

6. Que prévoit la Convention de La Haye de 2005 à l’égard du juge saisi alors qu’une clause de for désigne un autre juge ?

Il peut, dans certains cas, garder le litige si les exigences de la convention l’imposent
Il doit toujours se déclarer compétent
Il devient automatiquement incompétent sans exception
Il renvoie obligatoirement le litige à l’arbitre

Il peut, dans certains cas, garder le litige si les exigences de la convention l’imposent

Explication

La convention organise les suites procédurales et admet exceptionnellement que le juge non élu conserve le litige dans les conditions prévues. Elle ne se limite donc pas à valider la clause de for.

7. Quelle catégorie est protégée en droit international privé parce qu’elle n’a pas l’initiative du contexte international ?

Le consommateur actif
Le consommateur passif
Le professionnel averti
Le créancier hypothécaire

Le consommateur passif

Explication

Le consommateur passif est protégé parce qu’il subit le contexte international sans l’avoir choisi. Le consommateur actif, lui, se déplace ou agit en connaissance de cause.

8. Selon la logique du règlement Rome I, que devient en principe la protection du franchisé si les parties choisissent valablement la loi applicable ?

Elle peut être écartée par le choix de loi
Elle devient automatiquement d’ordre public
Elle disparaît seulement si le contrat est nul
Elle est remplacée par la loi du siège du franchiseur

Elle peut être écartée par le choix de loi

Explication

La protection spéciale du franchisé peut être neutralisée par un choix de loi conforme à l’article 3 du règlement Rome I. À défaut de choix, une protection par défaut peut jouer.

9. Quel principe attribue au tribunal arbitral le pouvoir de statuer en premier sur sa propre compétence ?

Le principe d’indivisibilité du contrat
Le principe d’unité de juridiction
Le principe de territorialité pénale
Le principe compétence-compétence

Le principe compétence-compétence

Explication

Le principe compétence-compétence permet à l’arbitre de se prononcer d’abord sur sa compétence. C’est une caractéristique centrale de l’arbitrage international.

10. Quel rôle est attribué au juge d’appui dans l’arbitrage international ?

Remplacer systématiquement les arbitres
Prêter main forte à la convention d’arbitrage et à la constitution du tribunal
Réviser librement le fond du litige arbitral
Choisir la loi applicable à la vente internationale

Prêter main forte à la convention d’arbitrage et à la constitution du tribunal

Explication

Le juge d’appui intervient pour faciliter l’efficacité de la convention d’arbitrage, notamment lors de la constitution du tribunal. Il ne se substitue pas aux arbitres pour trancher le fond.

11. Que signifie la séparabilité de la convention d’arbitrage ?

La compétence du juge étatique disparaît pour tous les litiges
Le contrat principal survit automatiquement à la clause d’arbitrage
La clause d’arbitrage devient nulle si le contrat est exécuté
La clause d’arbitrage survit aux contestations du contrat principal

La clause d’arbitrage survit aux contestations du contrat principal

Explication

La séparabilité permet de traiter la clause d’arbitrage comme un accord autonome, même si le contrat principal est remis en cause. Cela évite qu’une nullité du contrat entraîne mécaniquement celle de la convention d’arbitrage.

12. Quelle caractéristique décrit le mieux l’amiable composition ?

Les parties renoncent à toute décision motivée
Les arbitres tranchent en équité en recherchant l’intérêt commun des parties
Les arbitres appliquent strictement une loi impérative unique
Le juge étatique impose une conciliation préalable obligatoire

Les arbitres tranchent en équité en recherchant l’intérêt commun des parties

Explication

L’amiable composition confie aux arbitres une mission de décision en équité, orientée vers l’intérêt commun des parties. Elle se distingue d’une application stricte et mécanique de la loi.

13. Quel recours vise la sentence arbitrale elle-même lorsque le siège de l’arbitrage est en France ?

Le pourvoi en cassation contre le juge d’appui
Le recours en annulation
La tierce opposition contre l’exequatur
L’appel de l’ordonnance d’exequatur

Le recours en annulation

Explication

Quand le siège est en France, le contrôle de la sentence se fait par le recours en annulation devant la cour d’appel compétente. L’appel de l’ordonnance d’exequatur concerne, lui, la décision accordant ou refusant l’exequatur.

14. Quel est l’effet principal de l’exequatur dans l’ordre juridique français ?

Suspendre automatiquement tout recours
Annuler définitivement la sentence
Conférer la force exécutoire à la sentence arbitrale
Transformer la sentence en jugement pénal

Conférer la force exécutoire à la sentence arbitrale

Explication

L’exequatur est la décision du juge étatique qui donne à la sentence arbitrale sa force exécutoire en France. Il ne l’annule pas et n’éteint pas les voies de recours.

15. Que désigne la transparence des sociétés en droit de l’Union ?

L’obligation de publier tous les contrats commerciaux
Le maintien automatique du siège statutaire
Le fait de regarder au-delà de la forme pour tenir compte du contrôle ou de la provenance
La suppression de toute personnalité juridique

Le fait de regarder au-delà de la forme pour tenir compte du contrôle ou de la provenance

Explication

La transparence consiste à dépasser l’apparence formelle pour prendre en compte le contrôle ou la provenance réelle d’une entité. Elle ne supprime pas la personnalité juridique et ne se confond pas avec une simple publicité des contrats.

16. Qu’est-ce qu’une quasi-société ?

Une entité dotée d’organes mais dépourvue de personnalité morale
Une association soumise au droit du travail
Une société cotée ayant un capital minimum
Une succursale dotée d’une personnalité autonome

Une entité dotée d’organes mais dépourvue de personnalité morale

Explication

Les quasi-sociétés ont des organes mais pas de personnalité morale, et sont traitées par analogie avec les sociétés. Elles ne sont donc ni des sociétés pleines ni de simples succursales.

17. Quel arrêt a illustré la reconnaissance de la liberté d’établissement contre un refus national fondé sur une fraude alléguée ?

Apple
Centros
Shell
Orion

Centros

Explication

L’arrêt Centros a affirmé que la liberté d’établissement empêche de refuser la reconnaissance d’une société valablement constituée dans un autre État membre au seul motif de fraude alléguée. L’arrêt Shell traite d’un autre critère, celui du siège social.

18. Quel critère a été privilégié dans l’affaire Shell pour déterminer le traitement d’une filiale comme étrangère ou française ?

Le siège social
Le lieu du litige
La nationalité des associés
Le montant du capital

Le siège social

Explication

Dans l’affaire Shell, la Cour a retenu le siège social comme critère déterminant de rattachement. Les autres éléments peuvent compter, mais ils ne constituaient pas le critère central visé.

19. Pourquoi les règles de Rome I et Rome II excluent-elles certaines questions liées au statut des personnes morales ?

Pour remplacer la lex societatis par la lex mercatoria
Pour soumettre les sociétés à la loi du contrat
Pour appliquer la loi du juge saisi à tout le contentieux
Pour préserver l’unicité du statut sociétaire

Pour préserver l’unicité du statut sociétaire

Explication

Les exclusions visent à réserver à la lex societatis les questions d’organisation et de structure de la personne morale. Cela évite que des règles de conflit ordinaires perturbent le fonctionnement unitaire de la société.

20. Que retient la Cour de justice pour une action en responsabilité d’une filiale contre sa société mère ?

L’exclusion du droit des sociétés pour préserver l’unicité de la lex societatis
L’application automatique de la loi du domicile du dirigeant
La disparition de toute règle de conflit
La compétence exclusive du droit des biens

L’exclusion du droit des sociétés pour préserver l’unicité de la lex societatis

Explication

La Cour a jugé que ce type d’action relève de l’exclusion visant à préserver le statut unique de la lex societatis. Elle ne transfère pas pour autant la question vers le droit des biens.

21. Quel document la directive de 2017 exige-t-elle avant la réalisation d’une fusion transfrontalière ?

Une sentence arbitrale d’homologation
Un projet commun de fusion publié à l’avance
Une autorisation judiciaire définitive du siège
Un certificat de nationalité de la société

Un projet commun de fusion publié à l’avance

Explication

La directive impose qu’un projet commun de fusion soit élaboré puis publié avant l’opération. Cette exigence s’inscrit dans une logique de sécurité juridique et de contrôle préalable.

22. Quelle protection la directive de 2019 renforce-t-elle pour les minoritaires opposés à une fusion transfrontalière ?

Un droit de veto illimité sur toute restructuration
Une immunité contre toute dilution
Un droit automatique à la dissolution
Un droit de sortie avec rachat et soulte

Un droit de sortie avec rachat et soulte

Explication

La directive 2019 renforce la protection des minoritaires en leur permettant de voter contre et d’obtenir le rachat de leurs parts avec soulte. Elle ne leur donne pas un veto absolu sur l’opération.

23. Quelle est la logique de compétence du règlement européen sur l’insolvabilité ?

Elle dépend du choix libre du premier juge saisi
Elle repose sur le centre des intérêts principaux du débiteur
Elle repose uniquement sur le lieu du créancier principal
Elle suit toujours le siège statutaire sans exception

Elle repose sur le centre des intérêts principaux du débiteur

Explication

Le règlement fonde la compétence sur le centre des intérêts principaux, apprécié à un moment déterminé et vérifiable par les tiers. Le siège statutaire peut servir de présomption, mais il n’est pas le seul critère.

24. Quel effet produit dans l’Union le jugement d’ouverture d’une procédure d’insolvabilité régulièrement ouverte ?

Une reconnaissance de plein droit sans exequatur
Une annulation automatique dans les autres États
Une compétence exclusive du tribunal du siège statutaire
Une nécessité systématique d’exequatur

Une reconnaissance de plein droit sans exequatur

Explication

Dans l’Union, le jugement d’ouverture est reconnu de plein droit, sans exequatur, sous réserve de certaines limites comme l’ordre public international. Cela facilite la circulation transfrontière des procédures.

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Cohésion matérielle — définition ?

Unité des opérations commerciales internationales.

Vente + transport — rôle ?

Éléments centraux du commerce international.

Dédouanement — localisation ?

Formalités administratives d'entrée/sortie.

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