★ À maîtriser
📌 La criminalité apparente regroupe les infractions portées à la connaissance des autorités de police et de justice, tandis que la criminalité légale regroupe les condamnations prononcées par les juridictions pénales sur une période donnée.
📐 Formule - Le chiffre noir de la criminalité correspond à la différence entre la criminalité réelle et la criminalité apparente : .
Compléments
Le phénomène criminel, entendu comme phénomène des infractions, est présenté comme intemporel et universel.
Les statistiques criminelles publiées par le ministère de l’Intérieur sont policières, tandis que celles du ministère de la Justice sont judiciaires.
Apparente : connue des autorités ; légale : condamnée par les juridictions.
Lombroso mise sur l’inné ; la criminalité pathologique sur l’altération.
★ À maîtriser
📌 Pour les classiques, le droit de punir est accordé à l’État par les citoyens au moyen du contrat social, et la sanction doit être fixée par la loi pour ne pas surprendre le justiciable.
📌 Les positivistes, notamment Lombroso, Ferri et Garofalo, expliquent le crime par des déterminismes et privilégient la notion pragmatique d’état dangereux plutôt que le concept moral de culpabilité.
📌 Les néoclassiques maintiennent la responsabilité individuelle sans adhérer au libre arbitre comme un mythe et tiennent compte de la personnalité et de certains déterminismes pour fixer la peine selon la gravité du crime.
Compléments
Le courant classique, situé entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle, s’inspire notamment de Montesquieu, Rousseau et Beccaria. - Montesquieu, rousseau, Beccaria
Prins publie en 1910 La défense sociale et la transformation du droit pénal et accorde une place centrale à l’état dangereux pour maintenir l’ordre et la stabilité des lois sociales. - la défense social et la transformation du droit pénal
📌 Gramatica défend la resocialisation du délinquant plutôt que sa neutralisation, tandis qu’Ancel maintient des notions comme la peine, la culpabilité et la responsabilité dans une démarche de resocialisation.
Classiques : liberté et rétribution ; positivistes : déterminisme et dangerosité.
★ À maîtriser
📌 Le droit pénal de fond détermine les comportements constitutifs d’infractions et les peines applicables, tandis que la procédure pénale organise la recherche des auteurs, la collecte des preuves et leur jugement.
📌 Le droit pénal général étudie les règles communes aux infractions, tandis que le droit pénal spécial étudie chaque infraction, ses éléments constitutifs et les peines encourues.
Compléments
Le fond définit l’interdit ; la forme organise la recherche et le jugement.
★ À maîtriser
📌 Sous l’Ancien Régime, les incriminations relevaient principalement de la coutume, tandis que la doctrine contribuait à construire le droit pénal en l’absence de codification.
📌 Le droit pénal intermédiaire, entre la Révolution française et le Code pénal napoléonien de 1810, inscrit le principe de légalité des délits et des peines : seule la loi peut prévoir les infractions et les peines qui les sanctionnent.
Compléments
Sous l’Ancien Régime, les juges disposaient d’une grande liberté, mais devaient respecter les usages des cours et rechercher une juste proportion entre la peine et l’infraction.
Les peines mentionnées pour l’Ancien Régime comprennent :
Le Code pénal de 1791 institue un système de peines fixes, qui laisse peu de marge d’adaptation au juge.
Ancien Régime coutumier et arbitraire ; période révolutionnaire écrite et légale.
★ À maîtriser
Le Code pénal de 1810 conserve la classification tripartite des infractions et abandonne les peines fixes au profit, pour les délits, d’un minimum et d’un maximum.
L’évolution du droit pénal depuis 1810 comprend à la fois la dépénalisation de certaines infractions, le durcissement de certaines peines et l’extension des comportements pénalement sanctionnés, qualifiée d’inflation pénale.
Le Code pénal entré en vigueur en 1994 consacre notamment : la responsabilité pénale des personnes morales, l’erreur sur le droit, l’état de nécessité, la faute de mise en danger délibéré
Compléments
En 1975 et 1983, des peines alternatives à l’emprisonnement sont créées afin de prévenir la récidive.
Le Code pénal entré en vigueur en 1994 supprime l’emprisonnement pour les contraventions ainsi que les minima et maxima des peines et les circonstances atténuantes.
1810 : fourchette des peines ; 1981 : abolition de la peine de mort ; 1994 : entrée en vigueur du nouveau code.
★ À maîtriser
📌 Le droit pénal est une discipline hybride : il relève du droit public lorsqu’il règle les rapports entre l’État et les particuliers, et concerne aussi le droit privé lorsque l’infraction porte atteinte à un droit privé, comme dans le vol.
Compléments
Courants et conception pénale
| Courant | Liberté | Fondement de la peine |
|---|---|---|
| Classique | Libre arbitre | Rétribution du mal causé |
| Positiviste | Déterminismes | État dangereux |
| Néoclassique | Responsabilité individuelle, déterminismes admis | Gravité du crime et personnalité |
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1. En droit pénal, qu’est-ce qui donne à un comportement la qualité de crime ?
2. Une étude recense, d’une part, les infractions connues des services de police et de justice et, d’autre part, les condamnations prononcées pendant une période. Comment désigne-t-on ces deux mesures, dans cet ordre ?
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Qu’est-ce qu’un crime ?
Un acte ou un comportement sanctionné par la loi d’une peine.
Qui décide quels comportements constituent des crimes ?
Le législateur.
Que regroupe la criminalité apparente ?
Les infractions portées à la connaissance des autorités de police et de justice.
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