QCM : Droit social agricole et travail (30 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux le droit social ?

L’ensemble des dispositifs couvrant les risques sociaux, sans encadrer les relations entre employeurs et salariés.
L’ensemble des règles protégeant les besoins de l’entreprise, sans prendre en compte les droits des salariés.
L’ensemble des règles organisant les contrats et les horaires de travail, sans traiter la protection des travailleurs.
L’ensemble des règles organisant les relations entre employeurs et salariés et protégeant les travailleurs, en recherchant un équilibre entre les besoins de l’entreprise et leurs droits.

L’ensemble des règles organisant les relations entre employeurs et salariés et protégeant les travailleurs, en recherchant un équilibre entre les besoins de l’entreprise et leurs droits.

Explication

Le droit social organise les relations de travail et protège les travailleurs tout en cherchant un équilibre entre les besoins de l’entreprise et les droits des employés. Le seul droit du travail omet la portée plus large du droit social, la seule protection sociale en réduit le champ, et la priorité donnée aux besoins de l’entreprise néglige l’équilibre recherché.

2. Une entreprise veut résumer les principaux objectifs du droit social à ses responsables. Quel ensemble doit-elle retenir ?

Protéger contre les risques sociaux, gérer les résultats de l’entreprise et régler les conflits après leur apparition.
Encadrer les conditions de travail, organiser la production et déterminer les objectifs commerciaux de l’entreprise.
Protéger contre les risques sociaux, encadrer les conditions de travail et prévenir les conflits par des règles claires.
Prévenir les conflits par des règles claires, fixer les cotisations et administrer les prestations sociales.

Protéger contre les risques sociaux, encadrer les conditions de travail et prévenir les conflits par des règles claires.

Explication

Les objectifs principaux sont la protection contre la maladie, la retraite et le chômage, l’encadrement du temps de travail, de la sécurité et de la rémunération, ainsi que la prévention des conflits grâce à des règles claires. La gestion des résultats et les objectifs commerciaux ne remplacent pas ces objectifs, et le règlement après le conflit ne correspond pas à sa prévention.

3. Dans une exploitation, une salariée conteste ses congés et s’interroge séparément sur ses cotisations retraite. Quel domaine traite respectivement ces deux questions ?

Le droit du travail pour les congés, puis le droit de la protection sociale pour les cotisations retraite.
Le droit de la protection sociale pour les congés, puis le droit du travail pour les cotisations retraite.
Le droit du travail pour les deux questions, car elles concernent une salariée.
Le droit de la protection sociale pour les deux questions, car elles concernent des obligations de l’employeur.

Le droit du travail pour les congés, puis le droit de la protection sociale pour les cotisations retraite.

Explication

Le droit du travail encadre notamment les congés, tandis que la protection sociale organise les risques sociaux et les cotisations correspondantes. Inverser les domaines confond leurs objets, et rattacher les deux questions à un même domaine ignore cette distinction.

4. Un contrat de travail prévoit une condition moins favorable au salarié qu’une norme supérieure, et aucune loi n’autorise expressément cette dérogation. Que permet le principe de faveur ?

Appliquer la dérogation dès lors qu’elle a été négociée au niveau de l’entreprise.
Écarter la norme supérieure au profit du contrat, sauf si un accord de branche l’autorise.
Appliquer la dérogation du contrat parce qu’elle est plus précise que la norme supérieure.
Écarter la dérogation défavorable prévue par le contrat au profit de la norme supérieure.

Écarter la dérogation défavorable prévue par le contrat au profit de la norme supérieure.

Explication

Le principe de faveur interdit à une norme inférieure de déroger à une norme supérieure dans un sens défavorable au salarié, sauf autorisation expresse de la loi. La précision du contrat et la négociation en entreprise ne suffisent pas à écarter cette règle; l’exception dépend d’une autorisation légale expresse.

5. Pour vérifier la conformité d’une clause contractuelle, une juriste remonte la hiérarchie des normes en droit social. Quel ordre va du niveau supérieur au niveau inférieur ?

Bloc de constitutionnalité et droit européen, lois et règlements, conventions collectives et accords de branche, accords d’entreprise, contrat de travail, règlement intérieur.
Bloc de constitutionnalité et droit européen, lois et règlements, conventions collectives et accords de branche, accords d’entreprise, règlement intérieur, contrat de travail.
Bloc de constitutionnalité et droit européen, lois et règlements, accords d’entreprise, conventions collectives et accords de branche, règlement intérieur, contrat de travail.
Bloc de constitutionnalité et droit européen, lois et règlements, conventions collectives et accords de branche, règlement intérieur, accords d’entreprise, contrat de travail.

Bloc de constitutionnalité et droit européen, lois et règlements, conventions collectives et accords de branche, accords d’entreprise, règlement intérieur, contrat de travail.

Explication

La hiérarchie va du bloc de constitutionnalité et du droit européen aux lois et règlements, puis aux conventions collectives et accords de branche, aux accords d’entreprise, au règlement intérieur et enfin au contrat de travail. Placer les accords d’entreprise avant les conventions, le règlement intérieur avant les accords d’entreprise ou le contrat avant le règlement intérieur inverse des niveaux.

6. Une entreprise agricole compte 11 salariés depuis 12 mois consécutifs. Quelle obligation s’applique à son comité social et économique ?

Mettre en place un CSE
Attendre d’atteindre 12 salariés
Attendre que l’effectif soit stable pendant 11 mois
Mettre en place un règlement intérieur

Mettre en place un CSE

Explication

Le CSE doit être mis en place lorsque l’entreprise atteint 11 salariés pendant 12 mois consécutifs. Attendre 12 salariés relève d’une erreur sur le seuil, tandis que 11 mois ne satisfont pas la durée requise; le règlement intérieur concerne un autre seuil.

7. Un employeur agricole a fourni le travail prévu et payé le salaire, mais n’a pas déclaré un salarié aux organismes sociaux. Quelle obligation n’a-t-il pas respectée ?

Faire exécuter le travail prévu au contrat
Déclarer le salarié aux organismes sociaux
Faire respecter les consignes de sécurité par le salarié
Payer le salaire convenu

Déclarer le salarié aux organismes sociaux

Explication

L’employeur doit déclarer le salarié aux organismes sociaux, en plus de fournir le travail convenu, de payer le salaire et de garantir la santé et la sécurité. L’exécution du travail et le respect des règles de sécurité relèvent aussi des obligations du salarié.

8. Une salariée agricole cherche un interlocuteur pour sa retraite, ses prestations familiales et le recouvrement de ses cotisations sociales. Vers quel organisme doit-elle se tourner ?

La MSA
Un syndicat de salariés
La CAF
L’assurance maladie seule

La MSA

Explication

La MSA est le guichet unique de la protection sociale agricole : elle gère notamment la santé, la retraite, les prestations familiales et le recouvrement des cotisations. La CAF est ici confondue avec l’organisme agricole, tandis que l’assurance maladie seule et un syndicat ne couvrent pas l’ensemble de ces missions.

9. Une personne cotise comme associée d’une société agricole sans être salariée. Est-elle couverte par la MSA au titre de son statut ?

Non, car seuls les chefs d’exploitation sont protégés
Oui, comme non-salariée agricole
Non, car la MSA protège les salariés agricoles
Oui, mais uniquement comme salariée agricole

Oui, comme non-salariée agricole

Explication

La MSA protège les salariés agricoles et plusieurs catégories de non-salariés, dont les associés de sociétés agricoles. Réserver la couverture aux salariés ou aux seuls chefs d’exploitation méconnaît les statuts agricoles mentionnés.

10. Après une période d’épuisement professionnel, un exploitant agricole a besoin de temps de repos sans interrompre son activité. Quelle aide de l’action sanitaire et sociale de la MSA peut répondre à ce besoin ?

La prise en charge de cotisations sociales
L’accompagnement d’une exploitation en difficulté
Le financement d’heures de remplacement
La réparation d’un accident du travail

Le financement d’heures de remplacement

Explication

En cas d’épuisement professionnel, l’action sanitaire et sociale de la MSA peut financer des heures de remplacement pour permettre à l’exploitant de prendre du répit. La prise en charge des cotisations et l’accompagnement d’une exploitation en difficulté sont d’autres aides, tandis que la réparation des accidents relève d’une mission distincte.

11. Un demandeur d’emploi cherche à comprendre qui établit les règles de son indemnisation et qui l’accompagne dans ses démarches. Quelle répartition des rôles est correcte ?

France Travail fixe les règles et l’Unédic accueille et accompagne les demandeurs d’emploi.
L’Unédic fixe les règles et France Travail accueille et accompagne les demandeurs d’emploi.
France Travail fixe les règles et accompagne les demandeurs d’emploi, tandis que l’Unédic négocie leur accueil.
L’Unédic fixe les règles et accompagne directement les demandeurs d’emploi, tandis que France Travail les négocie.

L’Unédic fixe les règles et France Travail accueille et accompagne les demandeurs d’emploi.

Explication

L’Unédic négocie et fixe les règles d’indemnisation, alors que France Travail accueille et accompagne directement les demandeurs d’emploi. Inverser les rôles confond les fonctions des organismes ; attribuer la fixation à France Travail ou l’accompagnement direct à l’Unédic déplace une fonction vers le mauvais organisme.

12. Léa a perdu involontairement son emploi et a suffisamment cotisé. Quelle affirmation décrit correctement les principes de son indemnisation ?

Elle peut recevoir une allocation liée à son salaire antérieur, dont la durée dépend de son activité passée.
Elle peut recevoir une allocation liée à son salaire antérieur, dont la durée dépend de ce même salaire.
Elle peut recevoir une allocation liée à son activité passée, dont la durée dépend de son salaire antérieur.
Elle peut recevoir une allocation liée à son salaire antérieur même après une démission, dont la durée dépend de son activité passée.

Elle peut recevoir une allocation liée à son salaire antérieur, dont la durée dépend de son activité passée.

Explication

L’allocation concerne les salariés ayant perdu involontairement leur emploi et suffisamment cotisé ; son montant dépend du salaire antérieur et sa durée de l’activité passée. L’option fondée sur le salaire pour la durée confond les deux critères, celle qui les inverse les échange, et la démission ne correspond pas à une perte involontaire.

13. Pour une période de référence de 365 jours, un salarié a perçu 36 500 € de salaires bruts soumis à cotisation. Quel est son salaire journalier de référence ?

3 041,67 € par jour
144,27 € par jour
13 322 500 € par jour
100 € par jour

100 € par jour

Explication

Le SJR se calcule en divisant les salaires bruts de la période par le nombre de jours calendaires : 36 500÷365=10036\,500 \div 365 = 100 € par jour. La division par douze donne une moyenne mensuelle, le calcul sur les jours ouvrés change le dénominateur, et la multiplication applique une opération incorrecte.

14. Pour un salarié dont le SJR est de 100 €, France Travail compare les deux formules journalières de l’ARE. Quel montant retient-il avant tout encadrement ?

57 € par jour
13,18 € par jour
40,40 € par jour
53,58 € par jour

57 € par jour

Explication

La formule A donne 0,404×100+13,18=53,580{,}404 \times 100 + 13{,}18 = 53{,}58 €, tandis que la formule B donne 0,57×100=570{,}57 \times 100 = 57 €. France Travail retient la plus favorable : 57 € ; 53,58 € est le montant de la formule A, 40,40 € omet sa partie fixe et 13,18 € ne retient que celle-ci.

15. Quelle définition décrit le contrat de travail ?

Un accord où l’employeur fournit un travail sous la direction du salarié contre rémunération.
Un accord où le salarié fournit un travail de son choix sans direction de l’employeur contre rémunération.
Un accord où le salarié fournit un travail sous la direction de l’employeur sans rémunération convenue.
Un accord où le salarié fournit un travail sous la direction de l’employeur contre rémunération.

Un accord où le salarié fournit un travail sous la direction de l’employeur contre rémunération.

Explication

Le contrat de travail est un accord par lequel le salarié s’engage à travailler sous la direction de l’employeur en échange d’une rémunération. L’absence de direction écarte la subordination, l’absence de rémunération omet un élément constitutif, et l’inversion des rôles attribue à tort le travail à l’employeur.

16. Une personne travaille pour une entreprise et reçoit un salaire, mais l’entreprise ne peut ni lui donner de directives ni contrôler son travail. Quel critère nécessaire au contrat de travail fait défaut ?

Le lien de subordination juridique.
Le consentement des parties.
La prestation de travail.
La rémunération.

Le lien de subordination juridique.

Explication

Les trois critères du contrat de travail sont la prestation de travail, la rémunération et le lien de subordination juridique ; ici, c’est ce dernier qui manque en l’absence d’autorité de l’entreprise. La prestation et le salaire sont présents dans la situation, tandis que le consentement n’est pas l’un des trois critères énumérés.

17. Une employeuse fixe les consignes d’une tâche, vérifie son exécution et peut sanctionner les manquements. Quelle caractéristique cette situation illustre-t-elle ?

La rémunération contractuelle.
La subordination juridique.
Le consentement des parties.
La prestation de travail.

La subordination juridique.

Explication

La subordination juridique se manifeste par le pouvoir de donner des directives, de contrôler leur exécution et de sanctionner les manquements. La rémunération concerne le paiement, le consentement l’accord des parties, et la prestation le travail effectué.

18. Une exploitation recrute une personne pour toute l’année, sans date de fin prévue, afin de gérer l’élevage. Quel type de contrat correspond à cette situation ?

Un contrat d’apprentissage
Un CDD
Un CDI
Un contrat saisonnier agricole

Un CDI

Explication

Le CDI est conclu sans limite de durée, ce qui correspond à un emploi prévu toute l’année sans échéance fixée. Le CDD est limité dans le temps, l’apprentissage associe formation et travail salarié, et le contrat saisonnier répond à une saison ou à un cycle de production.

19. Une exploitation engage une salariée pour une durée déterminée. Quelle formalité écrite s’impose pour ce contrat ?

L’écrit est conseillé, mais non exigé pour ce contrat
L’écrit n’est nécessaire que si une clause particulière est prévue
Le contrat doit être établi par écrit
Le contrat peut rester oral si les parties le signent ensuite

Le contrat doit être établi par écrit

Explication

Un CDD doit être écrit, tandis que l’écrit est seulement conseillé pour un CDI. Dire que l’écrit est seulement conseillé transpose au CDD la règle du CDI; la signature ou la présence d’une clause particulière ne remplace pas l’exigence de forme écrite.

20. Une salariée agricole a effectué le travail convenu, mais son employeur ne lui a fourni ni le matériel nécessaire ni une rémunération conforme aux minima applicables. Quelle obligation de l’employeur n’est pas respectée ?

Fixer librement les moyens matériels et le salaire sans référence aux minima
Fournir le travail et les moyens nécessaires, et verser une rémunération conforme aux minima
Exécuter personnellement les tâches et respecter les directives de l’exploitation
Garantir un salaire calculé uniquement selon les heures réellement effectuées

Fournir le travail et les moyens nécessaires, et verser une rémunération conforme aux minima

Explication

L’employeur doit fournir le travail convenu et les moyens matériels nécessaires, puis rémunérer le salarié au moins au niveau du SMIC et des grilles de la convention collective agricole. L’exécution personnelle et le respect des directives relèvent du salarié, et la rémunération ne peut être fixée sans tenir compte des minima applicables.

21. Un salarié agricole travaille à temps complet selon un horaire régulier. Quelle durée hebdomadaire correspond à la durée légale du travail effectif ?

48 heures
28 heures
45 heures
35 heures

35 heures

Explication

La durée légale du travail effectif à temps complet est de 35 heures par semaine. Les durées de 45 à 48 heures peuvent correspondre à des semaines hautes en modulation, tandis que 25 à 28 heures caractérisent plutôt des semaines basses.

22. Dans une exploitation ayant annualisé le temps de travail, une salariée effectue davantage d’heures pendant certaines périodes et moins pendant d’autres. Comment son salaire mensuel est-il organisé ?

Il reste lissé et indépendant des heures réellement effectuées chaque mois
Il est recalculé chaque mois à partir de toutes les heures effectuées
Il augmente pendant les semaines hautes et diminue pendant les semaines basses
Il est calculé uniquement sur les heures des semaines hautes

Il reste lissé et indépendant des heures réellement effectuées chaque mois

Explication

La modulation ou l’annualisation alterne des semaines hautes et basses tout en maintenant un salaire mensuel lissé, indépendant des heures réellement effectuées. Un salaire qui varie avec chaque semaine ou qui est recalculé selon les heures du mois ne correspond pas à ce principe.

23. Après un accident sur une exploitation, il est établi que l’employeur n’a pas installé les protections nécessaires contre un risque connu. Quelle conséquence peut en découler ?

Le respect de consignes verbales suffit à écarter sa responsabilité.
La responsabilité revient au salarié dès lors qu’un accident est survenu.
Sa responsabilité civile et pénale peut être engagée.
Sa responsabilité civile peut être engagée, mais pas sa responsabilité pénale.

Sa responsabilité civile et pénale peut être engagée.

Explication

L’employeur doit veiller effectivement à la santé et à la sécurité des salariés ; un manquement à la prévention ou une négligence dans les protections peut engager sa responsabilité civile et pénale. Attribuer la responsabilité au salarié confond les rôles, tandis que limiter l’obligation aux consignes ou exclure la responsabilité pénale méconnaît cette règle.

24. Dans une exploitation, un salarié porte des sacs lourds, adopte des postures contraignantes et travaille sous une forte chaleur. À quelle catégorie de risques ces dangers se rattachent-ils principalement ?

À la pénibilité et aux risques ergonomiques.
Aux risques liés à la manipulation d’animaux vivants.
À l’exposition aux produits chimiques et biologiques.
Aux risques liés au machinisme agricole.

À la pénibilité et aux risques ergonomiques.

Explication

Le port de charges, les postures contraignantes et les aléas climatiques relèvent de la pénibilité et des risques ergonomiques. Le machinisme concerne les engins et équipements, les produits chimiques et biologiques concernent les expositions, et les risques animaliers impliquent la manipulation d’animaux.

25. Une exploitation agricole embauche son premier salarié. Quel document obligatoire doit alors inventorier les risques et formaliser les actions de prévention ?

Le registre des accidents du travail.
Le DUERP.
Le plan de formation professionnelle.
Le dossier de suivi médical des salariés.

Le DUERP.

Explication

Le DUERP est obligatoire dès l’embauche du premier salarié et recense les risques de l’exploitation tout en formalisant un plan d’actions de prévention. Le suivi médical et la formation ont d’autres fonctions, tandis qu’un registre des accidents ne remplace pas l’évaluation préventive des risques.

26. Un salarié décide seul de mettre fin à son contrat, tandis que dans un autre cas l’employeur prend seul cette décision. Comment qualifier ces deux ruptures, dans cet ordre ?

Un licenciement, puis une démission.
Une démission, puis une rupture conventionnelle.
Une rupture conventionnelle, puis un licenciement.
Une démission, puis un licenciement.

Une démission, puis un licenciement.

Explication

La démission est décidée unilatéralement par le salarié, alors que le licenciement est décidé unilatéralement par l’employeur. La rupture conventionnelle suppose un accord commun, et inverser les auteurs confond les deux modes unilatéraux.

27. Un salarié et son employeur souhaitent convenir d’une rupture conventionnelle. Quelle démarche doit être menée pour que cette rupture suive la procédure requise ?

Notifier une démission écrite, respecter le préavis, puis faire enregistrer le départ par l’administration.
Convoquer le salarié, notifier un licenciement motivé, puis fixer le préavis avec l’employeur.
Tenir un entretien, signer une convention fixant la date et l’indemnité, puis obtenir l’homologation administrative.
Signer une convention après un entretien, avec une indemnité pouvant être inférieure au minimum légal.

Tenir un entretien, signer une convention fixant la date et l’indemnité, puis obtenir l’homologation administrative.

Explication

La rupture conventionnelle requiert un entretien préalable, une convention précisant la date de rupture et l’indemnité, puis une homologation obligatoire par l’administration ; l’indemnité ne peut être inférieure à l’indemnité légale de licenciement. Omettre l’homologation ou appliquer la procédure de démission ou de licenciement ne respecte pas ce mécanisme.

28. Un CDD saisonnier agricole arrive au terme fixé, sans règle conventionnelle plus favorable. Quelle conséquence s’applique en principe à la prime de précarité ?

La prime de précarité de 10 % est due à la fin du contrat.
La prime de précarité de 10 % n’est en principe pas due.
La prime de précarité est due si le terme du contrat était fixé.
La prime de précarité est remplacée par une indemnité de licenciement.

La prime de précarité de 10 % n’est en principe pas due.

Explication

Un CDD saisonnier prend fin au terme prévu ou à la fin de la saison et n’ouvre en principe pas droit à la prime de précarité de 10 %, sauf disposition conventionnelle plus favorable. Appliquer automatiquement la prime de 10 % ou confondre fin normale et rupture anticipée méconnaît cette règle ; l’indemnité de licenciement ne correspond pas à cette situation.

29. Une exploitation agricole compte 12 salariés depuis 12 mois consécutifs. Quel dispositif doit-elle mettre en place, compétent notamment en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail ?

Un syndicat d’employeurs
Le comité social et économique (CSE)
Les délégués syndicaux
Une commission paritaire territoriale

Le comité social et économique (CSE)

Explication

Le CSE devient obligatoire à partir de 11 salariés pendant 12 mois consécutifs et traite notamment de la santé, de la sécurité et des conditions de travail. Le seuil de 50 salariés concerne les délégués syndicaux, tandis que les syndicats et les commissions territoriales ne remplacent pas le CSE.

30. Dans une entreprise privée, une salariée participe à une grève licite d’une demi-journée. Quelle conséquence correspond aux règles du droit de grève ?

Une retenue proportionnelle à la durée, sans préavis requis
Un licenciement possible, sans retenue de salaire
Une retenue forfaitaire, sans préavis requis
Une retenue proportionnelle à la durée, après préavis obligatoire

Une retenue proportionnelle à la durée, sans préavis requis

Explication

Dans le secteur privé, la grève s’exerce sans préavis et la retenue de salaire est proportionnelle à sa durée; le licenciement pour grève est nul, sauf en cas de grève illicite. Le préavis obligatoire transpose une règle étrangère au cadre décrit, la retenue forfaitaire ignore la durée et le licenciement ne se justifie pas pour une grève licite.

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Que désigne le droit social ?

L’ensemble des règles organisant les relations entre employeurs et salariés et protégeant les travailleurs, en équilibrant les besoins de l’entreprise et les droits des employés.

Quel risque la protection sociale couvre-t-elle selon le droit social ?

La maladie, la retraite et le chômage.

Quel aspect de la relation de travail le droit du travail encadre-t-il ?

Les contrats, les horaires, les congés et le licenciement.

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