QCM : Droit suisse des obligations (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un automobiliste renverse un cycliste et doit indemniser les frais causés, sans qu’un contrat ne les lie : de quelle responsabilité s’agit-il ?

D’une responsabilité civile extracontractuelle
D’une responsabilité fondée sur la coutume
D’une responsabilité issue de la jurisprudence
D’une responsabilité civile contractuelle

D’une responsabilité civile extracontractuelle

Explication

La responsabilité civile extracontractuelle repose sur un dommage causé en l’absence de contrat, comme dans l’accident entre l’automobiliste et le cycliste. La responsabilité contractuelle suppose, elle, une relation contractuelle préalable.

2. Dans quelle situation la compétence cantonale peut-elle intervenir en matière de droit des obligations ?

Lorsqu’une obligation concerne plusieurs cantons et échappe ainsi au droit fédéral.
Lorsqu’une matière est réservée aux cantons ou lorsque le droit fédéral le prévoit.
Lorsqu’aucune règle fédérale ne paraît suffisamment détaillée au juge cantonal.
Lorsqu’un canton souhaite remplacer une règle fédérale par une solution différente.

Lorsqu’une matière est réservée aux cantons ou lorsque le droit fédéral le prévoit.

Explication

La Confédération dispose d’une compétence générale pour régler le droit des obligations dans toute la Suisse, mais certaines matières peuvent être réservées aux cantons. Un canton ne peut donc intervenir que dans les cas prévus ou réservés par le droit fédéral.

3. Quelle condition doit être remplie pour qu’une obligation juridique existe ?

Elle doit reposer sur une cause juridique qui constitue sa source.
Elle doit concerner une prestation ayant une valeur économique mesurable.
Elle doit être constatée par une décision judiciaire devenue définitive.
Elle doit résulter d’un accord écrit signé par les deux personnes.

Elle doit reposer sur une cause juridique qui constitue sa source.

Explication

Une obligation juridique n’existe que si elle repose sur une cause juridique, c’est-à-dire une source reconnue par le droit. Une décision judiciaire ou un écrit peut intervenir dans certains cas, mais ces éléments ne constituent pas une condition générale.

4. Dans quel ordre le juge doit-il rechercher la règle applicable lorsqu’il tranche une question d’obligations ?

La loi, puis le droit judiciaire, puis la coutume
La coutume, puis la loi, puis le droit judiciaire
La loi, puis la coutume, puis le droit judiciaire
Le droit judiciaire, puis la loi, puis la coutume

La loi, puis la coutume, puis le droit judiciaire

Explication

L’article 1 du Code civil impose de rechercher d’abord la loi, ensuite la coutume et, à défaut, le droit que le juge établirait comme législateur. Le droit judiciaire intervient donc après l’absence de réponse légale et coutumière.

5. Après la conclusion valable d’un contrat, une partie souhaite se libérer seule alors qu’aucune clause ni disposition légale ne l’y autorise : que prévoit le principe de la fidélité contractuelle ?

Elle peut mettre fin au contrat en informant l’autre partie dans un délai raisonnable
Elle peut modifier ses obligations lorsque l’exécution devient moins avantageuse pour elle
Elle est libérée dès qu’elle propose une prestation équivalente à celle qui était prévue
Elle reste liée, sauf si toutes les parties concluent une nouvelle convention ou si une libération est autorisée

Elle reste liée, sauf si toutes les parties concluent une nouvelle convention ou si une libération est autorisée

Explication

La fidélité contractuelle lie chaque partie à ce qui a été convenu, sauf accord de toutes les parties ou autorisation de libération prévue par la loi ou le contrat. Une décision unilatérale ou une simple proposition de remplacement ne suffit donc pas.

6. Qu’appelle-t-on une manifestation de volonté en droit des obligations ?

Un document écrit par lequel plusieurs personnes constatent un accord juridique
Une décision intérieure qui reste indépendante de toute communication à autrui
Un comportement imposé par la loi pour produire une conséquence juridique déterminée
Un comportement par lequel une personne communique sa volonté selon un mode en principe libre

Un comportement par lequel une personne communique sa volonté selon un mode en principe libre

Explication

La manifestation de volonté est un comportement qui permet à une personne de communiquer sa volonté, selon un mode en principe libre. Une simple décision intérieure ne constitue pas une manifestation tant qu’elle n’est pas communiquée.

7. Dans quelle situation le juge crée-t-il une règle relevant du droit judiciaire ?

Lorsqu’il n’existe ni loi écrite ni coutume applicable
Lorsqu’une loi écrite règle déjà précisément la question
Lorsqu’un usage est suivi sans être considéré comme obligatoire
Lorsqu’une doctrine propose une interprétation nouvelle

Lorsqu’il n’existe ni loi écrite ni coutume applicable

Explication

Le droit judiciaire apparaît lorsque ni la loi écrite ni la coutume ne fournissent de solution, le juge agissant alors comme s’il était législateur. Une doctrine nouvelle peut guider la réflexion, mais elle ne constitue pas cette règle créée par le juge.

8. Quelle caractéristique permet de distinguer une coutume d’un simple usage ?

La coutume correspond à une pratique suivie pour sa commodité
La coutume est inscrite dans une loi adoptée par le législateur
La coutume est considérée comme obligatoire par ceux qui la suivent
La coutume résulte d’une décision rendue par un tribunal

La coutume est considérée comme obligatoire par ceux qui la suivent

Explication

Une coutume est une pratique tenue pour obligatoire par les personnes qui doivent l’observer. Une pratique suivie pour sa commodité, sans conviction d’obligation, relève plutôt de l’usage.

9. Dans une obligation, quelle distinction décrit correctement les rôles du débiteur et du créancier ?

Le débiteur peut exiger la prestation, tandis que le créancier doit fournir la prestation promise.
Le débiteur doit exécuter la prestation, tandis que le créancier peut en exiger l’exécution.
Le débiteur détient la créance, tandis que le créancier assume la dette correspondante.
Le débiteur et le créancier disposent chacun d’un devoir identique envers l’autre.

Le débiteur doit exécuter la prestation, tandis que le créancier peut en exiger l’exécution.

Explication

La dette correspond au devoir du débiteur et la créance au droit du créancier d’exiger la prestation. Confondre ces positions revient à inverser le devoir d’exécuter et le droit de réclamer.

10. Comment faut-il interpréter une manifestation de volonté adressée à un destinataire ?

Selon l’intention secrète de l’auteur, même si le destinataire ne pouvait pas la saisir
Selon le sens le plus favorable à la personne qui a formulé la manifestation
Selon la signification littérale retenue sans tenir compte des circonstances
Selon le sens que le destinataire pouvait et devait lui attribuer de bonne foi

Selon le sens que le destinataire pouvait et devait lui attribuer de bonne foi

Explication

Le principe de la confiance impose de retenir le sens que le destinataire pouvait et devait donner à la manifestation selon les règles de la bonne foi. L’intention secrète de l’auteur ne prime donc pas sur le sens objectivement compréhensible.

11. Quel domaine juridique examine les questions liées à la formation, à l’exécution et à la fin des contrats ?

Le droit des contrats
La jurisprudence civile
La responsabilité extracontractuelle
Le droit judiciaire

Le droit des contrats

Explication

Le droit des contrats porte sur les questions juridiques liées aux contrats. La responsabilité extracontractuelle concerne au contraire les dommages qui surviennent en dehors d’un contrat.

12. Que se passe-t-il lorsque le droit fédéral renvoie à l’usage local sans qu’un usage contraire soit prouvé ?

L’usage local est déterminé d’après les pratiques commerciales d’un autre canton.
Le juge doit suspendre la procédure jusqu’à l’adoption d’une nouvelle règle cantonale.
Le droit cantonal ancien est considéré comme l’expression de cet usage local.
Le droit cantonal ancien est écarté au profit d’une règle fédérale générale.

Le droit cantonal ancien est considéré comme l’expression de cet usage local.

Explication

Selon l’article 5 alinéa 2 du Code civil, le droit cantonal ancien est tenu pour l’expression de l’usage local lorsqu’aucun usage contraire n’est établi. Il sert ainsi de référence lorsque le droit fédéral renvoie à une pratique locale.

13. Comment peut-on définir la jurisprudence dans le domaine des obligations ?

L’ensemble des règles créées par le juge en l’absence de toute coutume
L’ensemble des pratiques sociales reconnues comme obligatoires par leurs participants
L’ensemble des ouvrages doctrinaux consacrés à l’interprétation des règles
L’ensemble des décisions rendues par les autorités qui appliquent le droit

L’ensemble des décisions rendues par les autorités qui appliquent le droit

Explication

La jurisprudence regroupe les décisions rendues par les autorités d’application du droit, notamment les tribunaux. Le juge doit en tenir compte, mais il n’est pas absolument obligé de suivre chaque décision antérieure.

14. Laquelle des descriptions correspond à la structure du Code des obligations ?

Il comprend quatre parties, consacrées aux contrats, aux sociétés et aux successions.
Il comprend trois parties portant sur les contrats, les délits et la responsabilité civile.
Il comprend cinq parties, dont les contrats, le registre du commerce et les papiers-valeurs.
Il comprend cinq parties consacrées aux personnes, à la famille et aux successions.

Il comprend cinq parties, dont les contrats, le registre du commerce et les papiers-valeurs.

Explication

Le Code des obligations comporte cinq parties, notamment les dispositions générales, les espèces de contrats, le registre du commerce, les raisons de commerce et la comptabilité commerciale, ainsi que les papiers-valeurs. Les dispositions générales et les contrats relèvent du droit des obligations, tandis que les trois autres parties relèvent du droit commercial.

15. Comment le Code des obligations se situe-t-il par rapport au Code civil ?

Il constitue matériellement une partie du Code commercial, distincte du Code civil.
Il est une annexe administrative du Code civil sans constituer une partie de celui-ci.
Il constitue matériellement la première partie du Code civil et forme avec lui une seule loi.
Il constitue matériellement la cinquième partie du Code civil, malgré leur distinction législative.

Il constitue matériellement la cinquième partie du Code civil, malgré leur distinction législative.

Explication

Le Code des obligations forme matériellement la cinquième partie du Code civil. Les deux textes restent toutefois des lois distinctes, ce qui écarte l’idée d’une loi unique.

16. Quelle définition décrit le mieux une obligation juridique ?

Un lien juridique imposant à une personne d’exécuter une prestation envers une autre.
Une décision judiciaire accordant à une personne une indemnité après un litige.
Un droit patrimonial permettant à une personne de disposer librement d’un bien déterminé.
Un rapport social fondé sur une préférence personnelle entre deux individus.

Un lien juridique imposant à une personne d’exécuter une prestation envers une autre.

Explication

L’obligation est un lien juridique entre deux personnes, dans lequel l’une doit fournir une prestation à l’autre. Un droit patrimonial ou une simple relation sociale ne crée pas, par lui-même, ce lien obligatoire.

17. À quelles dates le Code des obligations a-t-il été adopté et est-il entré en vigueur ?

Il a été adopté le 30 mars 1912 et est entré en vigueur le 1er janvier 1913.
Il a été adopté le 1er janvier 1912 et est entré en vigueur le 30 mars 1911.
Il a été adopté le 11 avril 1980 et est entré en vigueur le 1er janvier 1981.
Il a été adopté le 30 mars 1911 et est entré en vigueur le 1er janvier 1912.

Il a été adopté le 30 mars 1911 et est entré en vigueur le 1er janvier 1912.

Explication

L’Assemblée fédérale a adopté le Code des obligations le 30 mars 1911, puis celui-ci est entré en vigueur le 1er janvier 1912. La Convention de Bienne de 1980 concerne une autre matière juridique.

18. Laquelle de ces propositions présente correctement les principales sources des obligations ?

Le jugement, la procédure et l’exécution forcée, auxquels s’ajoutent la médiation et l’arbitrage.
La coutume, la doctrine et la jurisprudence, auxquelles s’ajoutent la loi et les règlements.
Le contrat, l’acte illicite et l’enrichissement illégitime, ainsi que plusieurs sources complémentaires.
La propriété, la possession et la nationalité, auxquelles s’ajoutent la parenté et le domicile.

Le contrat, l’acte illicite et l’enrichissement illégitime, ainsi que plusieurs sources complémentaires.

Explication

Les principales sources sont le contrat, l’acte illicite et l’enrichissement illégitime, auxquels s’ajoutent notamment l’acte juridique unilatéral, l’appartenance à un groupement et la situation analogue à un contrat. Les autres propositions énumèrent surtout des notions institutionnelles ou des sources générales du droit.

19. Quelle définition correspond au contrat au sens de l’article 1 CO ?

Un échange de manifestations de volonté concordantes destiné à produire la conséquence juridique de l’accord
Une déclaration unilatérale par laquelle une personne impose une conséquence juridique à une autre
Un document écrit qui constate une relation juridique déjà créée entre plusieurs personnes
Une relation sociale résultant d’un comportement commun sans accord juridiquement concordant

Un échange de manifestations de volonté concordantes destiné à produire la conséquence juridique de l’accord

Explication

Le contrat consiste en un échange de manifestations de volonté concordantes visant la conséquence juridique correspondant à l’accord. Un document peut consigner cet accord, mais il ne constitue pas nécessairement le contrat lui-même.

20. Quelle distinction oppose correctement l’usage et la coutume ?

L’usage lie le juge, tandis que la coutume fournit une opinion doctrinale
L’usage est une décision judiciaire, tandis que la coutume est une règle législative
L’usage n’est pas obligatoire, tandis que la coutume est reconnue comme obligatoire
L’usage est écrit dans le Code civil, tandis que la coutume repose sur un jugement

L’usage n’est pas obligatoire, tandis que la coutume est reconnue comme obligatoire

Explication

L’usage désigne une pratique qui n’est pas tenue pour obligatoire, alors que la coutume possède cette reconnaissance obligatoire. Les autres distinctions confondent ces notions avec la loi, la jurisprudence ou la doctrine.

21. Une offre est formulée de manière ambiguë et aucun sens objectif ne peut être retenu selon le principe de la confiance : quelle en est la conséquence ?

Le contrat se forme dès que l’auteur affirme ensuite qu’il avait une intention précise
L’offre produit ses effets selon le sens choisi ultérieurement par son destinataire
La manifestation vaut contrat dès lors qu’elle a été communiquée à une personne déterminée
La manifestation n’est pas suffisamment déterminée et le contrat ne se forme pas

La manifestation n’est pas suffisamment déterminée et le contrat ne se forme pas

Explication

Lorsqu’aucun sens objectif ne peut être retenu, la manifestation de volonté manque de détermination suffisante et une offre ne permet pas la formation du contrat. Le fait qu’elle ait été communiquée ne suffit pas à corriger cette ambiguïté.

22. Quel est l’effet du principe de la relativité des contrats ?

Chaque contrat produit les mêmes obligations pour les personnes qui lui sont extérieures
Seules les parties au contrat sont liées par ce qui a été convenu
Toute personne informée du contrat doit respecter les obligations qu’il prévoit
Les tiers peuvent modifier l’accord lorsqu’ils subissent une conséquence de son exécution

Seules les parties au contrat sont liées par ce qui a été convenu

Explication

Le principe de la relativité signifie que les effets obligatoires de l’accord concernent les parties qui l’ont conclu. Le simple fait qu’un tiers connaisse le contrat ou soit touché par ses conséquences ne le rend pas partie à celui-ci.

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Qu'est-ce que le droit des contrats traite?

Les questions juridiques liées aux contrats.

Qu'est-ce que la responsabilité civile extracontractuelle?

Une responsabilité qui ne repose pas sur un contrat.

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La responsabilité de l’automobiliste qui renverse un cycliste.

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