QCM : Effets et fin des traités internationaux — 68 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux le droit international ?

Un ensemble de règles régissant la société internationale et ses relations avec les ordres internes
Un ensemble de décisions nationales organisant les rapports entre les administrations publiques
Un corpus de recommandations morales concernant les relations entre les populations étrangères
Un système de normes constitutionnelles encadrant les pouvoirs à l’intérieur de chaque État

Un ensemble de règles régissant la société internationale et ses relations avec les ordres internes

Explication

Le droit international regroupe des règles produites par des sujets internationaux pour régir la société internationale, ses sujets et ses rapports avec les ordres internes. Les décisions nationales et les normes constitutionnelles relèvent principalement des ordres juridiques internes.

2. Quel événement affirme l’État souverain et organise le système interétatique moderne ?

Les traités de Westphalie de 1648 mettant fin à la guerre de Trente Ans
La création de l’Organisation des Nations Unies après la Seconde Guerre mondiale
Le Congrès de Paris réglant principalement certains différends entre puissances européennes
L’adoption d’une déclaration internationale reconnaissant les droits fondamentaux de l’Homme

Les traités de Westphalie de 1648 mettant fin à la guerre de Trente Ans

Explication

Les traités de Westphalie de 1648 affirment l’État souverain et organisent le système interétatique. Le Congrès de Paris est plutôt associé au règlement de différends, tandis que les autres événements appartiennent à la période postérieure à la Seconde Guerre mondiale.

3. Que montre la distinction entre l’effectivité du droit international et l’efficacité de ses sanctions ?

L’existence de règles internationales dépend de la possibilité d’imposer une peine par une autorité supérieure
Le droit international devient juridique lorsque ses sanctions sont appliquées avec une efficacité constante
Le droit international peut être effectif même lorsque ses sanctions produisent des résultats variables
La relative faiblesse des sanctions empêche les règles internationales de produire des effets juridiques

Le droit international peut être effectif même lorsque ses sanctions produisent des résultats variables

Explication

Le droit international est effectif, mais l’efficacité de ses sanctions demeure relative, car la sanction ne définit pas à elle seule la juridicité. Une sanction variable n’empêche donc pas une règle internationale d’être juridique et opérante.

4. Que signifie l’horizontalité du droit international ?

Les relations internationales reposent sur une hiérarchie où les puissances dominantes dirigent les autres États
Les États sont placés sous la direction d’un gouvernement international disposant d’un pouvoir hiérarchique
Les juridictions internes coordonnent leurs décisions sous l’autorité d’une administration internationale centrale
Les États souverains et égaux composent une société décentralisée sans autorité supérieure commune

Les États souverains et égaux composent une société décentralisée sans autorité supérieure commune

Explication

L’horizontalité désigne une société internationale décentralisée composée d’États souverains et égaux, sans autorité supérieure aux États. Elle ne correspond donc ni à un gouvernement mondial ni à une hiérarchie entre puissances.

5. Quelle condition distingue un sujet de droit international d’une entité simplement concernée par ce droit ?

La capacité d’être titulaire de droits et d’obligations internationaux et de les exercer effectivement
La présence d’une activité ayant des conséquences indirectes sur les relations entre plusieurs États
La possibilité d’être mentionné dans un traité sans disposer d’un droit ou d’une obligation propre
L’existence d’un territoire permanent administré par une organisation politique autonome

La capacité d’être titulaire de droits et d’obligations internationaux et de les exercer effectivement

Explication

Un sujet de droit international peut être titulaire de droits et d’obligations issus de l’ordre international et les exercer effectivement. Une entité touchée par une règle internationale ne possède pas nécessairement cette capacité juridique.

6. Quels acteurs sont considérés comme les sujets essentiels du droit international ?

Les individus et les ONG participant à des campagnes transnationales de défense des droits
Les États et les organisations internationales dotées d’une personnalité juridique internationale
Les entreprises transnationales et les particuliers engagés dans des échanges internationaux
Les collectivités territoriales et les mouvements sociaux actifs dans plusieurs pays

Les États et les organisations internationales dotées d’une personnalité juridique internationale

Explication

Les États et les organisations internationales constituent les sujets essentiels du droit international. Les individus, les entreprises transnationales et les ONG sont présentés comme des sujets potentiels, ce qui ne leur confère pas le même statut général.

7. Quels éléments sont retenus pour caractériser un État selon la Convention de Montevideo et l’avis sur la Yougoslavie ?

Une population, un territoire, un gouvernement et la souveraineté
Un territoire, une constitution écrite, une monnaie propre et une représentation diplomatique
Un gouvernement, une langue officielle, une religion commune et une reconnaissance universelle
Une population, une économie autonome, une armée nationale et une capitale

Une population, un territoire, un gouvernement et la souveraineté

Explication

La population, le territoire et le gouvernement sont les éléments retenus, auxquels s’ajoute la souveraineté. Une monnaie, une langue commune ou une reconnaissance universelle ne constituent pas les critères indiqués ici.

8. Quelle limite maritime fait partie du territoire étatique selon la présentation retenue ?

La mer territoriale s’étendant jusqu’à 12 milles marins
La haute mer située au-delà des espaces maritimes relevant d’un État
La zone économique exclusive s’étendant jusqu’à 200 milles marins
Le plateau continental dont l’étendue dépend exclusivement de la profondeur marine

La mer territoriale s’étendant jusqu’à 12 milles marins

Explication

Le territoire étatique comprend notamment la mer territoriale, jusqu’à 12 milles marins, ainsi que le territoire terrestre et l’espace aérien. La zone économique exclusive et la haute mer ne sont pas assimilées de la même manière au territoire étatique.

9. Comment la souveraineté se manifeste-t-elle principalement dans les relations internationales ?

Par la capacité d’un gouvernement à modifier librement sa constitution nationale
Par la supériorité juridique d’un État sur les autres États de la communauté internationale
Par l’autorité des juridictions internes sur toutes les personnes présentes à l’étranger
Par l’indépendance de l’État à l’égard de toute puissance supérieure

Par l’indépendance de l’État à l’égard de toute puissance supérieure

Explication

La souveraineté désigne le caractère suprême d’une puissance non soumise à une autre et se traduit internationalement par l’indépendance de l’État. La modification de la constitution relève surtout de la souveraineté interne, tandis qu’aucun État n’est juridiquement supérieur aux autres.

10. Quelle proposition exprime correctement le principe d’égalité souveraine des États ?

Tous les États ont les mêmes droits et obligations, malgré les limites imposées par la coexistence et le droit international
Tous les États peuvent agir sans contrainte dès lors qu’ils invoquent leur indépendance souveraine
Les États les plus influents bénéficient d’une souveraineté supérieure dans les relations internationales
Les États disposent de droits différents selon leur puissance économique, militaire ou démographique

Tous les États ont les mêmes droits et obligations, malgré les limites imposées par la coexistence et le droit international

Explication

L’égalité souveraine signifie que les États disposent des mêmes droits et obligations, tout en étant limités par la coexistence des États et le droit international. La puissance matérielle ne crée donc pas une souveraineté juridiquement supérieure.

11. Quelle situation relève principalement de la compétence territoriale d’un État ?

L’État réglemente une activité exercée par une personne présente sur son territoire
L’État fixe le statut personnel d’un de ses nationaux vivant durablement à l’étranger
L’État protège diplomatiquement un citoyen détenu par une puissance étrangère
L’État exerce son autorité sur un navire national naviguant hors de ses espaces territoriaux

L’État réglemente une activité exercée par une personne présente sur son territoire

Explication

La compétence territoriale permet à l’État d’agir sur les personnes, biens, situations et activités présents sur son territoire. Les autres situations relèvent principalement de la compétence personnelle ou d’autres fondements de compétence.

12. Quelles sont les deux caractéristiques principales de la compétence territoriale ?

La dépendance envers une autorité internationale et la spécialisation de ses domaines d’action
La limitation de son contenu et la concurrence permanente avec les compétences étrangères
La plénitude de son contenu et l’exclusivité de son exercice
La compétence à l’égard des nationaux à l’étranger et la protection de leurs intérêts personnels

La plénitude de son contenu et l’exclusivité de son exercice

Explication

Selon la caractérisation donnée par Max Huber dans l’affaire de l’Île de Palmes, la compétence territoriale se distingue par la plénitude de son contenu et l’exclusivité de son exercice. La compétence à l’égard des nationaux à l’étranger relève plutôt de la compétence personnelle.

13. Que proclame la résolution 1514 de l’ONU adoptée le 14 décembre 1960 ?

L’interdiction de toute modification des frontières héritées de la colonisation
La création d’une juridiction internationale chargée de régler les conflits coloniaux
Le droit des peuples coloniaux à disposer d’eux-mêmes et l’indépendance des pays coloniaux
Le droit des États coloniaux à maintenir leur administration sur les territoires dépendants

Le droit des peuples coloniaux à disposer d’eux-mêmes et l’indépendance des pays coloniaux

Explication

La résolution 1514 proclame le droit des peuples coloniaux à disposer d’eux-mêmes ainsi que l’indépendance des pays et peuples coloniaux. Elle ne crée pas de juridiction internationale et ne garantit pas le maintien des administrations coloniales.

14. Quelle distinction décrit correctement la sécession et la dissolution d’un État ?

La sécession fait disparaître l’État prédécesseur, tandis que la dissolution conserve son territoire intact
La sécession laisse subsister l’État prédécesseur, tandis que la dissolution le fait disparaître
La sécession concerne plusieurs États nouveaux, tandis que la dissolution crée un seul État nouveau
La sécession résulte d’un traité international, tandis que la dissolution découle d’une reconnaissance collective

La sécession laisse subsister l’État prédécesseur, tandis que la dissolution le fait disparaître

Explication

La sécession correspond à la séparation d’une partie du territoire d’un État qui continue d’exister, alors que la dissolution entraîne la disparition de cet État par sa scission. Confondre ces notions revient à inverser le sort de l’État prédécesseur.

15. Quelle conclusion la CIJ a-t-elle retenue dans son avis relatif au Kosovo en 2010 ?

Une déclaration d’indépendance produit automatiquement la reconnaissance internationale du nouvel État
Une déclaration unilatérale d’indépendance ne viole pas en elle-même le droit international
Toute sécession résultant d’un recours à la force devient licite après une déclaration d’indépendance
Toute déclaration unilatérale d’indépendance constitue une violation du droit international

Une déclaration unilatérale d’indépendance ne viole pas en elle-même le droit international

Explication

La CIJ a estimé qu’une déclaration unilatérale d’indépendance ne violait pas, en elle-même, le droit international. Cette conclusion ne rend toutefois pas licite une sécession obtenue par un recours illicite à la force.

16. Que désigne la succession d’États en droit international ?

La création d’une organisation internationale chargée de représenter un nouvel État
La reconnaissance diplomatique d’un territoire par plusieurs États étrangers
La séparation d’une province qui conserve les institutions de l’État prédécesseur
La substitution d’un État à un autre dans la conduite de ses affaires extérieures

La substitution d’un État à un autre dans la conduite de ses affaires extérieures

Explication

La succession d’États désigne la situation dans laquelle un État se substitue à un autre dans la conduite de ses affaires extérieures. Elle ne se confond donc ni avec la reconnaissance diplomatique ni avec la simple séparation territoriale.

17. Quelle est la fonction principale de la reconnaissance d’État ?

Créer un État nouveau même lorsqu’il ne possède pas de territoire déterminé
Autoriser un État à exercer sa souveraineté sur tout territoire voisin
Remplacer les institutions politiques d’un État par celles de l’État reconnaissant
Constater l’existence d’un territoire, d’une population organisée et d’un État nouveau

Constater l’existence d’un territoire, d’une population organisée et d’un État nouveau

Explication

La reconnaissance consiste à admettre l’existence d’un territoire déterminé, d’une société humaine politiquement organisée et d’un État nouveau. Elle constate donc une réalité étatique au lieu de se substituer aux éléments constitutifs de l’État.

18. Comment distingue-t-on la reconnaissance expresse de la reconnaissance tacite ?

La reconnaissance expresse est provisoire, tandis que la reconnaissance tacite est définitive et plénière
La reconnaissance expresse concerne les territoires, tandis que la reconnaissance tacite concerne les populations
La reconnaissance expresse découle d’un comportement, tandis que la reconnaissance tacite exige un traité formel
La reconnaissance expresse résulte d’un acte formel, tandis que la reconnaissance tacite découle d’un comportement

La reconnaissance expresse résulte d’un acte formel, tandis que la reconnaissance tacite découle d’un comportement

Explication

La reconnaissance expresse se manifeste par un acte formel, alors que la reconnaissance tacite se déduit du comportement de l’État. La distinction porte donc sur la manière dont la volonté de reconnaître est exprimée, non sur la durée de la reconnaissance.

19. Quelle différence oppose la reconnaissance de jure à la reconnaissance de facto ?

La reconnaissance de jure concerne les organisations, tandis que la reconnaissance de facto concerne les États
La reconnaissance de jure est provisoire, tandis que la reconnaissance de facto est définitive et plénière
La reconnaissance de jure repose sur un comportement, tandis que la reconnaissance de facto exige un acte formel
La reconnaissance de jure est définitive et plénière, tandis que la reconnaissance de facto est provisoire et révocable

La reconnaissance de jure est définitive et plénière, tandis que la reconnaissance de facto est provisoire et révocable

Explication

La reconnaissance de jure présente un caractère définitif et plénier, tandis que la reconnaissance de facto reste provisoire et peut être retirée dans les situations incertaines. Elle ne doit pas être confondue avec la distinction entre reconnaissance expresse et tacite.

20. Quel effet produit le refus de reconnaissance d’un État par d’autres États ?

Il transforme automatiquement l’État concerné en entité dépourvue de personnalité juridique
Il crée une obligation pour l’État concerné de rejoindre une organisation internationale
Il n’empêche pas l’existence de l’État si ses trois éléments constitutifs sont réunis
Il empêche juridiquement l’existence de l’État jusqu’à une reconnaissance collective

Il n’empêche pas l’existence de l’État si ses trois éléments constitutifs sont réunis

Explication

La reconnaissance d’État a une fonction déclarative : le refus de reconnaissance n’empêche pas l’existence d’un État lorsque ses éléments constitutifs sont réunis. À l’inverse, une reconnaissance ne peut pas créer un État qui serait dépourvu de ces éléments.

21. Quelle définition correspond à une organisation internationale ?

Un groupement permanent principalement composé d’États, créé par convention et doté d’organes propres
Une autorité mondiale possédant une compétence générale indépendante de tout acte constitutif
Une alliance temporaire de gouvernements dépourvue d’organes et fondée sur des engagements politiques
Une entreprise transnationale constituée par des particuliers pour exercer une activité économique commune

Un groupement permanent principalement composé d’États, créé par convention et doté d’organes propres

Explication

Une organisation internationale est un groupement à vocation permanente, principalement composé d’États, fondé sur une convention internationale et doté d’organes propres ainsi que de compétences attribuées. Elle ne dispose donc pas d’une compétence générale indépendante de son acte constitutif.

22. Quelle différence caractérise les organisations internationales de coopération et d’intégration ?

La coopération possède une compétence générale, tandis que l’intégration exerce des fonctions purement consultatives
La coopération repose sur une constitution interne, tandis que l’intégration fonctionne sans acte constitutif
La coopération transfère la souveraineté à l’organisation, tandis que l’intégration la conserve dans les États
La coopération conserve la souveraineté des États, tandis que l’intégration implique son transfert partiel

La coopération conserve la souveraineté des États, tandis que l’intégration implique son transfert partiel

Explication

Les organisations de coopération n’impliquent pas de transfert de souveraineté, tandis que les organisations d’intégration supposent des transferts au profit de l’organisation. L’intégration ne signifie donc pas que les États conservent intacte toute leur souveraineté dans les domaines transférés.

23. Pourquoi l’acte constitutif d’une organisation internationale possède-t-il une double nature ?

Parce qu’il règle les relations privées entre particuliers et fixe les frontières des États membres
Parce qu’il est à la fois une décision judiciaire et une déclaration politique dépourvue d’effets juridiques
Parce qu’il crée une organisation sans obligations pour les États et sans pouvoirs pour ses organes
Parce qu’il constitue un traité entre États et une constitution organisant les compétences de l’organisation

Parce qu’il constitue un traité entre États et une constitution organisant les compétences de l’organisation

Explication

L’acte constitutif est un traité multilatéral entre États souverains et une constitution qui détermine les droits, les obligations et les compétences des organes. Il produit donc des effets conventionnels entre les États tout en structurant l’organisation.

24. Comment se distingue la personnalité juridique internationale d’une organisation internationale de celle d’un État ?

Celle de l’organisation est dérivée et fonctionnelle, tandis que celle de l’État est originelle et plénière
Celle de l’organisation est originelle et générale, tandis que celle de l’État est dérivée et limitée
Celle de l’organisation dépend d’une reconnaissance individuelle, tandis que celle de l’État dépend d’un acte constitutif
Celle de l’organisation est territoriale, tandis que celle de l’État est limitée à ses compétences attribuées

Celle de l’organisation est dérivée et fonctionnelle, tandis que celle de l’État est originelle et plénière

Explication

La personnalité juridique internationale d’une organisation est dérivée de son acte constitutif et limitée aux fonctions qui lui sont attribuées. Celle de l’État est originelle et plénière, ce qui lui confère une capacité internationale générale.

25. Quelle distinction décrit correctement les droits procéduraux et les droits substantiels ?

Les droits procéduraux organisent les recours, tandis que les droits substantiels désignent les droits protégés.
Les droits procéduraux concernent les groupes, tandis que les droits substantiels concernent les personnes physiques.
Les droits procéduraux imposent des prestations, tandis que les droits substantiels interdisent toute ingérence.
Les droits procéduraux désignent les droits protégés, tandis que les droits substantiels organisent les recours.

Les droits procéduraux organisent les recours, tandis que les droits substantiels désignent les droits protégés.

Explication

Les droits procéduraux permettent d’accéder à des mécanismes de plainte ou de contrôle, alors que les droits substantiels correspondent aux droits garantis eux-mêmes. La confusion fréquente consiste à attribuer aux droits procéduraux la fonction de constituer les droits protégés.

26. Qui peut saisir la Cour européenne des droits de l’homme au titre de la Convention signée à Rome le 4 novembre 1950 ?

Un État non partie agissant au nom de ressortissants concernés par une violation alléguée.
Une entreprise publique contestant une décision économique prise par une autorité étrangère.
Une personne physique ou un groupe de particuliers se prétendant victime d’une violation par un État partie.
Une organisation internationale estimant qu’un État partie a manqué à ses engagements institutionnels.

Une personne physique ou un groupe de particuliers se prétendant victime d’une violation par un État partie.

Explication

La Convention permet à toute personne physique ou à tout groupe de particuliers se prétendant victime de saisir la Cour contre un État partie. Une organisation internationale ou un État non partie ne correspond pas à cette qualité de requérant individuel.

27. Quelle condition fait partie des exigences applicables à une communication individuelle devant un comité conventionnel des Nations unies ?

L’auteur doit avoir épuisé les voies de recours internes et ne pas utiliser une procédure internationale parallèle.
L’auteur doit être représenté par un État tiers et établir une violation commise par une organisation internationale.
L’auteur doit démontrer un intérêt général abstrait et présenter simultanément sa plainte à plusieurs instances.
L’auteur doit obtenir l’autorisation préalable de l’État mis en cause et renoncer aux recours internes.

L’auteur doit avoir épuisé les voies de recours internes et ne pas utiliser une procédure internationale parallèle.

Explication

Une communication individuelle suppose notamment un intérêt à agir personnel et effectif, l’épuisement des recours internes et l’absence de recours parallèle international. La présentation simultanée devant plusieurs instances est au contraire incompatible avec cette exigence.

28. Quelle différence oppose principalement les droits de première génération aux droits de deuxième génération ?

Les premiers ont un contenu programmatique, tandis que les seconds reposent sur des mécanismes internationaux de plainte.
Les premiers requièrent des prestations étatiques, tandis que les seconds protègent principalement contre les ingérences publiques.
Les premiers appellent une non-ingérence de l’État, tandis que les seconds requièrent des interventions et des garanties étatiques.
Les premiers protègent des intérêts collectifs, tandis que les seconds concernent les relations entre États souverains.

Les premiers appellent une non-ingérence de l’État, tandis que les seconds requièrent des interventions et des garanties étatiques.

Explication

Les droits de première génération imposent principalement des obligations négatives de non-ingérence, tandis que ceux de deuxième génération exigent des obligations positives d’intervention et de garantie. Inverser ces deux types d’obligations constitue la confusion classique.

29. Qu’est-ce qu’une incrimination pénale internationale ?

Une obligation générale imposée aux États pour prévenir les différends diplomatiques.
Un fait individuel illicite que le droit international qualifie d’infraction pénale.
Une mesure collective adoptée par une juridiction internationale contre un gouvernement.
Une violation imputée à une organisation internationale selon le régime de sa responsabilité institutionnelle.

Un fait individuel illicite que le droit international qualifie d’infraction pénale.

Explication

L’incrimination pénale internationale porte sur un fait individuel illicite reconnu comme infraction pénale par le droit international. La responsabilité d’une organisation internationale relève d’un régime distinct et ne définit pas cette notion.

30. Quelles sont les quatre catégories de crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale selon l’article 5 du Statut de Rome ?

Le terrorisme, la torture, la piraterie et les crimes contre l’environnement.
Le génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le crime d’agression.
Les crimes contre l’humanité, la corruption, la traite et les crimes transfrontaliers.
Le génocide, l’esclavage, la torture et la disparition forcée de personnes.

Le génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le crime d’agression.

Explication

L’article 5 énumère le génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le crime d’agression. D’autres actes peuvent être gravement illicites, mais ils ne constituent pas les quatre catégories retenues par cet article.

31. Quel élément intentionnel caractérise le génocide ?

L’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux comme tel.
La connaissance de violations des lois de la guerre commises contre des prisonniers ou des populations civiles.
La décision de diriger une opération militaire constituant une violation manifeste de la Charte des Nations unies.
La volonté de provoquer une attaque généralisée contre une population civile sans viser un groupe déterminé.

L’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux comme tel.

Explication

Le génocide suppose l’intention spécifique de détruire totalement ou partiellement un groupe national, ethnique, racial ou religieux considéré comme tel. Les autres formulations renvoient respectivement aux crimes contre l’humanité, à l’agression et aux crimes de guerre.

32. Quelles personnes peuvent relever de la compétence personnelle de la Cour pénale internationale selon l’article 25 du Statut de Rome ?

Les personnes physiques, qu’elles soient des agents étatiques ou des particuliers.
Les gouvernements, les sociétés commerciales et les groupes armés en tant qu’entités.
Les personnes morales privées et les États responsables des actes de leurs dirigeants.
Les organisations internationales et les entreprises publiques impliquées dans un conflit.

Les personnes physiques, qu’elles soient des agents étatiques ou des particuliers.

Explication

L’article 25 vise les personnes physiques, qu’elles agissent comme agents étatiques ou comme particuliers. Les personnes morales sont exclues de la compétence personnelle de la Cour, même lorsque leurs activités sont liées aux faits examinés.

33. Quelle situation correspond le mieux à la définition du génocide ?

Le pillage de villages et le mauvais traitement de prisonniers au cours d’un conflit armé international.
Des actes visant à détruire en partie un groupe religieux, notamment par des meurtres et des atteintes graves à son intégrité.
Une attaque systématique contre une population civile sans intention de détruire un groupe national, ethnique, racial ou religieux.
La décision d’un dirigeant de lancer une agression constituant une violation manifeste de la Charte des Nations unies.

Des actes visant à détruire en partie un groupe religieux, notamment par des meurtres et des atteintes graves à son intégrité.

Explication

Le génocide combine des actes tels que le meurtre ou les atteintes graves à l’intégrité avec l’intention spécifique de détruire un groupe protégé, même partiellement. Une attaque contre des civils sans cette intention relève potentiellement du crime contre l’humanité, mais ne suffit pas à caractériser un génocide.

34. Quelle situation caractérise un crime contre l’humanité ?

Une attaque généralisée ou systématique contre une population civile comprenant notamment des meurtres ou des déportations.
La planification d’une opération militaire constituant par son ampleur une violation manifeste de la Charte des Nations unies.
La violation des lois de la guerre par le pillage ou l’exécution d’otages pendant un conflit armé.
La destruction intentionnelle, en tout ou en partie, d’un groupe protégé par des mesures entravant les naissances.

Une attaque généralisée ou systématique contre une population civile comprenant notamment des meurtres ou des déportations.

Explication

Le crime contre l’humanité consiste en une attaque généralisée ou systématique contre une population civile et peut inclure le meurtre, l’esclavage, la torture ou la déportation. La destruction intentionnelle d’un groupe protégé renvoie au génocide, tandis que les deux autres descriptions concernent les crimes de guerre et l’agression.

35. Lequel de ces actes relève typiquement de la définition du crime de guerre ?

Le transfert forcé d’enfants vers un autre groupe avec l’intention de détruire leur groupe d’origine.
L’exécution d’otages ou le mauvais traitement de prisonniers en violation des lois et coutumes de la guerre.
La déportation d’une population civile dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique.
La planification par un dirigeant d’une agression constituant une violation manifeste de la Charte des Nations unies.

L’exécution d’otages ou le mauvais traitement de prisonniers en violation des lois et coutumes de la guerre.

Explication

Le crime de guerre regroupe les violations des lois et coutumes de la guerre, notamment l’exécution d’otages et les mauvais traitements de prisonniers. Le transfert forcé d’enfants avec une intention destructrice relève du génocide, tandis que les deux autres situations correspondent à des crimes distincts.

36. Quel facteur limite principalement la création et la compétence des juridictions pénales internationales ?

La priorité donnée aux juridictions nationales dans toute procédure pénale
La souveraineté des États et leur consentement à la compétence internationale
L’absence de règles communes relatives aux crimes internationaux
La compétence générale des organisations internationales sur les États

La souveraineté des États et leur consentement à la compétence internationale

Explication

La souveraineté étatique fait dépendre la compétence internationale du consentement des États, contrairement à la compétence nationale qui découle directement de leur propre souveraineté. Les juridictions nationales ne constituent donc pas la cause principale de cette limitation, et les autres réponses ne correspondent pas au mécanisme décrit.

37. Par quelle résolution et à quelle date le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie a-t-il été créé ?

Par la résolution 827 du 25 mai 1993
Par le Statut de Rome du 1er juillet 2002
Par la résolution 808 du 22 février 1993
Par la résolution 955 du 8 novembre 1994

Par la résolution 808 du 22 février 1993

Explication

Le Conseil de sécurité a créé ce tribunal par la résolution 808 du 22 février 1993 pour juger les violations graves du droit international humanitaire commises depuis 1991. La résolution 955 concerne le tribunal pour le Rwanda, tandis que le Statut de Rome est lié à la CPI.

38. À quelle date la Cour pénale internationale est-elle devenue effective avec l’entrée en vigueur du Statut de Rome ?

Le 22 février 1993
Le 1er juillet 2002
Le 31 décembre 2015
Le 8 novembre 1994

Le 1er juillet 2002

Explication

La Cour pénale internationale est devenue effective le 1er juillet 2002, lorsque le Statut de Rome est entré en vigueur. Les autres dates renvoient à la création d’un tribunal ad hoc ou à la dissolution de ces tribunaux.

39. Dans quelle situation la Cour pénale internationale peut-elle exercer sa compétence à l’égard d’un crime ?

Lorsque le crime concerne un État membre de l’Organisation des Nations unies, même sans son accord
Lorsque le crime est jugé suffisamment grave par une juridiction nationale étrangère
Lorsque l’accusé est présent dans un État non partie, quelle que soit sa nationalité
Lorsque le crime a été commis sur le territoire d’un État partie ou par un ressortissant de cet État

Lorsque le crime a été commis sur le territoire d’un État partie ou par un ressortissant de cet État

Explication

La CPI peut être compétente lorsque le crime est commis sur le territoire d’un État partie ou lorsque l’un des accusés est ressortissant d’un tel État, y compris lorsqu’un État a accepté unilatéralement sa compétence. L’appartenance à l’Organisation des Nations unies ou la seule présence de l’accusé ne suffit pas à établir cette compétence.

40. Quelle distinction caractérise en principe la finalité des ONG et celle des sociétés transnationales ?

Les ONG exercent une fonction publique, tandis que les sociétés transnationales remplissent une fonction juridictionnelle
Les ONG poursuivent une finalité non lucrative, tandis que les sociétés transnationales recherchent le profit
Les ONG recherchent le profit, tandis que les sociétés transnationales poursuivent une finalité non lucrative
Les ONG défendent des intérêts étatiques, tandis que les sociétés transnationales représentent des organisations internationales

Les ONG poursuivent une finalité non lucrative, tandis que les sociétés transnationales recherchent le profit

Explication

Les ONG ont en principe une finalité non lucrative, alors que les sociétés transnationales ont en principe une finalité lucrative. Leur distinction repose donc sur leur objectif économique général, et non sur l’exercice d’une fonction publique ou juridictionnelle.

41. Quel est le statut juridique international généralement reconnu aux ONG et aux sociétés transnationales ?

Elles sont des organes dépourvus de toute capacité juridique en droit interne
Elles sont des sujets de droit interne sans personnalité juridique internationale objectivement reconnue par les États
Elles disposent d’une personnalité juridique internationale identique à celle des États
Elles bénéficient d’une personnalité juridique internationale dès qu’elles exercent une activité transnationale

Elles sont des sujets de droit interne sans personnalité juridique internationale objectivement reconnue par les États

Explication

Les ONG et les sociétés transnationales sont des sujets de droit interne, mais les États ne leur reconnaissent pas objectivement une personnalité juridique internationale. L’activité transnationale ne suffit donc pas à les placer sur le même plan que les États ou les organisations internationales.

42. Quelle différence oppose les sources matérielles aux sources formelles du droit international ?

Les sources matérielles produisent les normes positives, tandis que les sources formelles décrivent leur contexte social
Les sources matérielles sont établies par les juges, tandis que les sources formelles résultent des pratiques sociales
Les sources matérielles désignent les traités, tandis que les sources formelles regroupent les facteurs culturels et religieux
Les sources matérielles influencent la formation du droit, tandis que les sources formelles font accéder les règles au droit positif

Les sources matérielles influencent la formation du droit, tandis que les sources formelles font accéder les règles au droit positif

Explication

Les sources matérielles correspondent aux données sociales, culturelles, philosophiques et religieuses qui influencent l’émergence des règles. Les sources formelles désignent les procédés grâce auxquels ces règles accèdent au droit positif, contrairement aux autres distinctions proposées.

43. Que fait l’article 38 du Statut de la Cour internationale de Justice concernant les sources du droit international ?

Il les énumère sans établir entre elles une hiérarchie et ne mentionne pas les actes unilatéraux
Il limite les sources aux traités et aux décisions des juridictions internationales
Il donne aux actes des organisations internationales une autorité supérieure aux coutumes
Il les classe selon une hiérarchie obligatoire et inclut les actes unilatéraux des États

Il les énumère sans établir entre elles une hiérarchie et ne mentionne pas les actes unilatéraux

Explication

L’article 38 énumère les sources formelles dont dispose le juge international, sans organiser leur supériorité respective, et ne mentionne pas les actes unilatéraux des États ou des organisations internationales. Il ne constitue donc pas une classification hiérarchique complète des sources.

44. Quelle définition correspond à un traité international ?

Une déclaration politique adoptée par un État et dépourvue d’effets juridiques pour les autres parties
Un accord entre au moins deux sujets du droit international destiné à produire des effets juridiques et régi par le droit international
Une résolution d’une organisation internationale imposant des obligations à tous les États
Un engagement conclu entre particuliers selon le droit interne de l’un des États concernés

Un accord entre au moins deux sujets du droit international destiné à produire des effets juridiques et régi par le droit international

Explication

Un traité est un accord conclu entre deux ou plusieurs sujets du droit international, destiné à produire des effets de droit et soumis au droit international. Une déclaration politique sans effets juridiques ou un contrat entre particuliers ne répond pas à cette définition.

45. Quelle obligation découle de la règle pacta sunt servanda pour un État partie à un traité en vigueur ?

Il doit appliquer le traité selon sa convenance lorsque son intérêt national est en jeu
Il peut suspendre l’exécution du traité dès qu’une règle interne postérieure lui est contraire
Il doit exécuter le traité de bonne foi et ne peut en principe invoquer son droit interne pour justifier sa non-exécution
Il peut écarter une obligation conventionnelle si une juridiction nationale l’estime inopportune

Il doit exécuter le traité de bonne foi et ne peut en principe invoquer son droit interne pour justifier sa non-exécution

Explication

La règle pacta sunt servanda impose aux parties de respecter un traité en vigueur et de l’exécuter de bonne foi. La contrariété avec le droit interne ne permet en principe pas à un État de justifier sa non-exécution.

46. Dans quelle situation un État partie peut-il invoquer son droit interne pour justifier la non-exécution d’un traité ?

Lorsqu’une violation manifeste touche une règle interne d’importance fondamentale
Lorsqu’une difficulté administrative retarde l’application d’une obligation conventionnelle
Lorsqu’un changement de gouvernement modifie l’interprétation du droit national
Lorsqu’une règle interne ordinaire contredit une obligation prévue par le traité

Lorsqu’une violation manifeste touche une règle interne d’importance fondamentale

Explication

Une violation manifeste d’une règle interne d’importance fondamentale peut affecter la possibilité pour l’État d’invoquer son droit interne. Une simple règle interne ordinaire ne suffit pas à justifier la non-exécution du traité.

47. Quels actes, faits et situations sont en principe régis par un traité après son entrée en vigueur, conformément à l’article 28 de la Convention de Vienne ?

Ceux qui ont été accomplis avant toute négociation
Ceux qui ont précédé la signature du traité
Ceux qui sont postérieurs à son entrée en vigueur
Ceux qui ont précédé sa ratification par chaque État

Ceux qui sont postérieurs à son entrée en vigueur

Explication

L’article 28 consacre le principe de non-rétroactivité : les effets du traité concernent en principe les actes, faits et situations postérieurs à son entrée en vigueur. Les situations antérieures ne sont donc pas automatiquement régies par le traité.

48. À quelles conditions une disposition internationale peut-elle produire un effet direct à l’égard des particuliers dans l’ordre interne ?

Lorsqu’elle est intégrée dans l’ordre interne et reconnue comme directement applicable par une autorité nationale
Lorsqu’elle concerne une obligation entre États dépourvue d’intégration nationale
Lorsqu’elle est invoquée devant une juridiction étrangère par un particulier
Lorsqu’elle est signée par l’État et publiée par une organisation internationale

Lorsqu’elle est intégrée dans l’ordre interne et reconnue comme directement applicable par une autorité nationale

Explication

L’effet à l’égard des particuliers suppose l’intégration de la norme internationale dans l’ordre interne ainsi que la reconnaissance d’un effet direct par une autorité nationale. La seule signature du traité ou son invocation à l’étranger ne suffit pas.

49. Quelle définition correspond à un État tiers au sens de la Convention de Vienne ?

Un État qui participe aux négociations sans droit de vote
Un État qui est lié par une convention complémentaire
Un État qui a signé le traité sans encore l’avoir ratifié
Un État qui ne fait pas partie au traité

Un État qui ne fait pas partie au traité

Explication

Un État tiers est un État qui ne fait pas partie au traité, conformément à l’article 2, paragraphe 1, point h, de la Convention de Vienne. Un État contractant, même si sa ratification est en attente, n’est pas défini par cette notion.

50. Quel effet un traité peut-il produire à l’égard d’un État tiers sans son consentement, selon l’article 34 de la Convention de Vienne ?

Il peut créer un droit dès lors que les parties le jugent utile
Il ne peut créer ni obligation ni droit pour cet État
Il peut imposer une obligation lorsque l’État est géographiquement concerné
Il peut créer une obligation si le traité est régulièrement publié

Il ne peut créer ni obligation ni droit pour cet État

Explication

L’article 34 affirme qu’un traité ne crée ni obligation ni droit pour un État tiers sans son consentement. La publication, l’utilité du traité ou la proximité géographique ne remplacent pas ce consentement.

51. Quelles conditions permettent à une obligation conventionnelle de naître pour un État tiers ?

Les parties doivent mentionner l’État tiers et celui-ci doit s’abstenir de protester
Le traité doit être enregistré et l’État tiers doit en avoir connaissance
L’État tiers doit bénéficier d’un avantage économique et participer aux négociations
Les parties doivent vouloir créer cette obligation et l’État tiers doit l’accepter expressément par écrit

Les parties doivent vouloir créer cette obligation et l’État tiers doit l’accepter expressément par écrit

Explication

Une obligation peut être créée pour un État tiers si les parties au traité en ont l’intention et si cet État l’accepte expressément par écrit. La simple connaissance du traité ou l’absence de protestation ne constitue pas une acceptation écrite.

52. Dans quel cas un traité peut-il produire des effets erga omnes sans le consentement des États tiers ?

Lorsqu’il accorde un avantage commercial à un État qui n’a pas participé à sa conclusion
Lorsqu’il contient une clause générale déclarant ses obligations opposables à tous les États
Lorsqu’il est approuvé par une majorité d’États membres d’une organisation internationale
Lorsqu’il établit une situation objective concernant notamment le statut d’un État, une zone ou une voie de communication internationale

Lorsqu’il établit une situation objective concernant notamment le statut d’un État, une zone ou une voie de communication internationale

Explication

Un traité établissant une situation objective peut produire des effets erga omnes, notamment lorsqu’il fixe le statut d’un État, d’une zone ou d’une voie de communication internationale. Une déclaration générale ou une majorité institutionnelle ne suffit pas à créer ce type d’effet.

53. Quelle distinction caractérise la nullité relative et la nullité absolue d’un traité ?

La nullité relative concerne les traités multilatéraux, tandis que la nullité absolue concerne les traités bilatéraux
La nullité relative met fin au traité pour tous, tandis que la nullité absolue suspend ses effets entre certaines parties
La nullité relative protège l’État dont le consentement est vicié, tandis que la nullité absolue sanctionne la contrainte ou la violation d’une norme impérative
La nullité relative sanctionne une norme impérative, tandis que la nullité absolue protège l’État victime d’une erreur

La nullité relative protège l’État dont le consentement est vicié, tandis que la nullité absolue sanctionne la contrainte ou la violation d’une norme impérative

Explication

La nullité relative vise à protéger l’État dont le consentement a été vicié, alors que la nullité absolue répond à une atteinte particulièrement grave, comme la contrainte ou la violation d’une norme impérative. La distinction ne repose pas sur le nombre de parties au traité.

54. Quelle irrégularité interne peut affecter le consentement international d’un État ?

Une modification ordinaire de la pratique constitutionnelle
Une difficulté politique apparue après l’entrée en vigueur du traité
Une violation manifeste d’une règle interne d’importance fondamentale
Une divergence mineure entre deux services administratifs

Une violation manifeste d’une règle interne d’importance fondamentale

Explication

Une violation manifeste d’une règle interne d’importance fondamentale peut affecter le consentement international, notamment en cas de dépassement de pouvoirs ou d’absence d’autorisation parlementaire requise. Une irrégularité interne ordinaire n’a pas cet effet.

55. Quelle erreur peut vicier le consentement d’un État lors de la conclusion d’un traité ?

Une erreur de droit portant sur la portée d’une obligation conventionnelle
Une erreur de fait constituant une base essentielle du consentement
Une erreur de rédaction corrigible par une rectification matérielle
Une erreur d’interprétation apparue après l’entrée en vigueur du traité

Une erreur de fait constituant une base essentielle du consentement

Explication

Seule une erreur de fait constituant une base essentielle du consentement peut le vicier. Une erreur de rédaction relève d’une rectification matérielle, tandis qu’une erreur de droit n’est pas prise en compte à cette fin.

56. Qu’est-ce que le jus cogens en droit international ?

Un ensemble de normes impératives du droit international général auxquelles aucune dérogation n’est admise
Un ensemble de règles facultatives applicables entre les États qui les acceptent
Une catégorie de pratiques diplomatiques dépourvues de force obligatoire
Un mécanisme permettant à chaque État de modifier un traité à sa convenance

Un ensemble de normes impératives du droit international général auxquelles aucune dérogation n’est admise

Explication

Le jus cogens regroupe des normes impératives du droit international général qui ne tolèrent aucune dérogation et s’imposent à la communauté internationale des États. Il ne s’agit donc ni de règles facultatives ni de simples pratiques diplomatiques.

57. Quelle caractéristique définit un acte unilatéral en droit international ?

Il exprime la volonté d’un seul sujet et peut produire des effets juridiques internationaux.
Il constitue une règle générale adoptée par une conférence diplomatique.
Il traduit la position commune d’une organisation et de ses États membres.
Il résulte de l’accord formel de plusieurs États et produit des obligations réciproques.

Il exprime la volonté d’un seul sujet et peut produire des effets juridiques internationaux.

Explication

Un acte unilatéral repose sur la manifestation de volonté d’un seul sujet de droit international et peut avoir des effets juridiques dans l’ordre international. L’accord de plusieurs volontés caractérise plutôt l’acte conventionnel.

58. Lequel de ces actes unilatéraux consiste à accepter officiellement un fait, une situation ou un acte ?

La reconnaissance
La protestation
La promesse
La renonciation

La reconnaissance

Explication

La reconnaissance exprime l’acceptation officielle d’un fait, d’une situation ou d’un acte. La protestation poursuit l’objectif inverse en contestant une prétention ou une situation.

59. Dans quelle situation le silence d’un État peut-il valoir consentement en droit international ?

Lorsqu’il se prolonge pendant une période suffisamment longue pour être remarqué.
Lorsqu’il concerne une question déjà examinée par une organisation internationale.
Lorsqu’il est qualifié ou expressément prévu comme manifestation de consentement.
Lorsqu’il intervient après une déclaration publique d’un autre État.

Lorsqu’il est qualifié ou expressément prévu comme manifestation de consentement.

Explication

Le silence ne vaut consentement que s’il est qualifié ou expressément prévu comme une manifestation de volonté. Sa seule durée ou son contexte diplomatique ne suffit pas à établir un consentement juridique.

60. Quelle distinction oppose les recommandations et les décisions des organisations internationales ?

Les recommandations créent des obligations, tandis que les décisions expriment une préférence politique.
Les recommandations invitent à agir, tandis que les décisions peuvent imposer un effet juridique obligatoire.
Les recommandations résultent d’un traité, tandis que les décisions résultent d’une coutume internationale.
Les recommandations concernent les États, tandis que les décisions s’adressent aux juridictions internationales.

Les recommandations invitent à agir, tandis que les décisions peuvent imposer un effet juridique obligatoire.

Explication

Une recommandation invite en principe à adopter un comportement sans créer d’obligation, alors qu’une décision peut produire un effet juridique obligatoire. Leur forme institutionnelle ne détermine pas à elle seule leur fondement dans un traité ou une coutume.

61. Comment la coutume internationale se définit-elle principalement ?

Comme une décision juridictionnelle applicable à tous les membres de la communauté internationale.
Comme un accord écrit entre États établissant des obligations réciproques.
Comme un processus normatif autonome conduisant à la création d’une norme internationale.
Comme une pratique diplomatique dépourvue de portée juridique contraignante.

Comme un processus normatif autonome conduisant à la création d’une norme internationale.

Explication

La coutume est un processus normatif autonome qui crée une norme de droit international et figure parmi les sources mentionnées à l’article 38, paragraphe 1, point b, du Statut de la CIJ. Un accord écrit relève du traité, tandis qu’une simple pratique diplomatique peut relever de la courtoisie.

62. Quels sont les deux éléments nécessaires à la formation d’une coutume internationale ?

Une pratique diplomatique et l’accord écrit de plusieurs États.
Une décision judiciaire et son approbation par une organisation internationale.
Une déclaration officielle et sa ratification par les parlements nationaux.
Une pratique étatique et la conviction de son caractère juridiquement obligatoire.

Une pratique étatique et la conviction de son caractère juridiquement obligatoire.

Explication

La coutume repose sur un élément matériel, la pratique, et un élément psychologique, l’opinio juris. Une décision judiciaire ou un accord écrit peut contribuer à l’analyse juridique, mais ne constitue pas à lui seul la structure nécessaire de la coutume.

63. Quelle proposition décrit correctement la durée nécessaire à la formation d’une pratique coutumière ?

Une pratique devient coutumière dès qu’elle est suivie par deux États pendant une courte période.
Aucun délai minimal n’est exigé si la pratique est fréquente et pratiquement uniforme.
Une période prolongée est toujours requise avant qu’une pratique puisse devenir coutumière.
Un délai fixé par la CIJ détermine la formation de toute coutume internationale.

Aucun délai minimal n’est exigé si la pratique est fréquente et pratiquement uniforme.

Explication

La CIJ a admis dans l’affaire du Plateau continental de la mer du Nord qu’un bref laps de temps pouvait suffire si la pratique était fréquente et pratiquement uniforme. La durée n’est donc pas fixée par un délai minimal général.

64. Qu’est-ce qui distingue l’opinio juris d’une simple pratique de courtoisie ?

L’opinio juris repose sur la conviction que la pratique est juridiquement obligatoire.
L’opinio juris correspond à l’acceptation d’une pratique pour des raisons de convenance.
L’opinio juris résulte de la répétition d’une pratique sans considération juridique.
L’opinio juris repose sur l’intérêt politique que la pratique présente pour les États.

L’opinio juris repose sur la conviction que la pratique est juridiquement obligatoire.

Explication

L’opinio juris suppose que les États considèrent leur pratique comme imposée par une règle de droit. La courtoisie repose plutôt sur l’opportunité ou la convenance, sans conviction d’une obligation juridique.

65. Comment peut-on définir les principes généraux de droit en droit international ?

Ce sont des recommandations formulées par les juridictions internationales à l’intention des États.
Ce sont des règles propres à chaque État et transposées dans les relations internationales.
Ce sont des principes communs aux grands systèmes juridiques et applicables à l’ordre international.
Ce sont des usages diplomatiques répétés et acceptés comme juridiquement obligatoires.

Ce sont des principes communs aux grands systèmes juridiques et applicables à l’ordre international.

Explication

Les principes généraux de droit sont communs aux grands systèmes juridiques contemporains et peuvent s’appliquer à l’ordre juridique international. Une règle propre à un État ou une simple recommandation ne possède pas cette portée générale.

66. Quelle condition est requise pour appliquer un principe général de droit à l’ordre international ?

Il doit être commun à la plupart des systèmes nationaux et compatible avec l’ordre international.
Il doit être mentionné dans une convention internationale avant de pouvoir être invoqué.
Il doit être présent dans plusieurs droits internes, même s’il contredit les structures internationales.
Il doit être consacré par la législation d’un État particulièrement influent et repris par une juridiction.

Il doit être commun à la plupart des systèmes nationaux et compatible avec l’ordre international.

Explication

Un principe général doit être commun à la plupart des systèmes juridiques nationaux et compatible avec les caractères fondamentaux de l’ordre international. Sa présence dans quelques droits internes ou dans la législation d’un seul État ne suffit pas.

67. Quel est le rôle de la doctrine, de la jurisprudence et de l’équité en droit international ?

Elles constituent des sources autonomes qui créent directement des obligations internationales.
Elles remplacent les conventions lorsqu’aucune règle coutumière ne peut être identifiée.
Elles établissent des principes obligatoires dès qu’elles sont largement citées par les États.
Elles servent de moyens auxiliaires pour déterminer ou éclairer les règles de droit existantes.

Elles servent de moyens auxiliaires pour déterminer ou éclairer les règles de droit existantes.

Explication

La doctrine, la jurisprudence et l’équité sont des moyens auxiliaires ou subsidiaires qui aident à déterminer ou à éclairer les règles existantes. Elles ne créent pas directement, par elles-mêmes, des obligations comme peuvent le faire les sources autonomes.

68. Quelle différence juridique existe entre un arrêt de la CIJ et un avis consultatif de cette juridiction ?

L’arrêt et l’avis consultatif ont la même force obligatoire à l’égard de tous les États.
L’arrêt possède une valeur morale, tandis que l’avis consultatif crée une obligation pour tous les États.
L’arrêt constitue une recommandation, tandis que l’avis consultatif s’impose aux parties concernées.
L’arrêt lie les parties au litige, tandis que l’avis consultatif n’est pas formellement obligatoire.

L’arrêt lie les parties au litige, tandis que l’avis consultatif n’est pas formellement obligatoire.

Explication

Les arrêts de la CIJ ont une force obligatoire entre les parties, alors que les avis consultatifs ne sont pas formellement obligatoires. Ces avis conservent toutefois une force morale, politique et juridique considérable.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 86 flashcards sur Effets et fin des traités internationaux.

En quelle année les traités de Westphalie ont-ils été signés ?

En 1648.

Que mettent fin les traités de Westphalie de 1648 ?

La guerre de Trente Ans.

Quelle organisation a renouvelé le droit international après la Seconde Guerre mondiale ?

L’Organisation des Nations Unies.

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