★ À maîtriser
📌 Le droit international est effectif, mais l’efficacité de ses sanctions est relative, car la sanction n’est pas le critère de la juridicité.
Compléments
Souveraineté des États ↔ coopération internationale
★ À maîtriser
📌 Les sujets essentiels du droit international sont les États et les organisations internationales, tandis que les sujets potentiels comprennent les individus, les entreprises transnationales et les ONG.
La Convention de Montevideo de 1933 et l’avis n° 1 de la Commission d’arbitrage sur la Yougoslavie de 1991 retiennent la population, le territoire et le gouvernement comme éléments de l’État, auquel s’ajoute la souveraineté.
Le territoire étatique comprend le territoire terrestre, les espaces maritimes, dont la mer territoriale jusqu’à 12 milles marins, et l’espace aérien.
Compléments
PTG : population, territoire, gouvernement
★ À maîtriser
📌 L’égalité souveraine signifie que tous les États disposent des mêmes droits et obligations, même si leur souveraineté est limitée par la coexistence des États et le droit international.
📌 La compétence territoriale se caractérise par la plénitude de son contenu et l’exclusivité de son exercice. — Max Huber, Île de Palmes, 1928
Compléments
Compétence territoriale plénière et exclusive ↔ compétence extraterritoriale encadrée
📌 La sécession est la séparation d’une partie du territoire d’un État préexistant qui subsiste pour former un nouvel État, tandis que la dissolution entraîne la disparition de l’État préexistant par sa scission en plusieurs États nouveaux.
📌 Le droit international de la succession d’États combine le principe de la table rase, selon lequel l’État successeur n’est pas lié par les décisions de l’État prédécesseur, et le principe de continuité destiné à protéger les droits des tiers.
Création → succession → modification territoriale → reconnaissance
★ À maîtriser
La reconnaissance d’État peut être expresse, lorsqu’elle résulte d’un acte formel, ou tacite, lorsqu’elle se déduit du comportement d’un État démontrant sa volonté de constater l’existence d’un État nouveau.
La reconnaissance de jure est définitive et plénière, tandis que la reconnaissance de facto est provisoire et peut être retirée dans les situations incertaines.
La reconnaissance d’État a une fonction déclarative et non constitutive : le refus de reconnaissance n’empêche pas un État d’exister et la reconnaissance ne suffit pas à créer un État dépourvu de ses trois éléments constitutifs.
Une obligation de non-reconnaissance s’applique aux États issus d’un usage illicite de la force ou d’une annexion territoriale contraire à l’interdiction du recours à la force ou au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Compléments
De facto : provisoire ; de jure : définitive et plénière
★ À maîtriser
Les organisations internationales de coopération ne comportent pas de transfert de souveraineté, tandis que les organisations internationales d’intégration impliquent des transferts de souveraineté au profit de l’organisation.
L’acte constitutif d’une organisation internationale est à la fois un traité multilatéral entre États souverains et une constitution déterminant les droits, les obligations et les compétences des organes de l’organisation.
La personnalité juridique internationale des organisations internationales est dérivée et fonctionnelle, tandis que celle des États est originelle et plénière.
Les compétences normatives des organisations internationales permettent d’adopter des règles juridiques, tandis que leurs compétences opérationnelles correspondent aux autres pouvoirs d’action, comme l’assistance ou la collecte d’informations.
Compléments
Coopération : pas de transfert de souveraineté ; intégration : transfert de souveraineté
★ À maîtriser
📌 Les droits procéduraux garantissent l’accès à des mécanismes de plainte ou de contrôle, tandis que les droits substantiels sont les droits eux-mêmes garantis aux individus.
La Convention européenne des droits de l’homme, signée à Rome le 4 novembre 1950, permet à toute personne physique ou à tout groupe de particuliers se prétendant victime d’une violation de saisir la Cour européenne des droits de l’homme contre un État partie.
Les principales conditions de recevabilité sont: un intérêt à agir personnel et effectif, l’épuisement des voies de recours internes, l’absence d’examen par une autre instance internationale
📌 Les droits de première génération imposent principalement aux États des obligations négatives de non-ingérence, tandis que les droits de deuxième génération exigent des obligations positives d’intervention et de garantie.
Compléments
Garantir les droits → protéger les droits → responsabiliser les individus
G-C-G-A : génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre, agression
★ À maîtriser
Compléments
GGCA : génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre, agression
★ À maîtriser
📌 La CPI est compétente à l’égard des États parties et des États ayant accepté unilatéralement sa compétence lorsque le crime a été commis sur leur territoire ou que l’un des accusés est leur ressortissant.
Compléments
Tribunaux ad hoc temporaires, CPI permanente
★ À maîtriser
📌 Les ONG ont en principe une finalité non lucrative, tandis que les sociétés transnationales ont en principe une finalité lucrative.
📌 Les ONG et les sociétés transnationales sont des sujets de droit interne, mais elles ne possèdent pas de personnalité juridique internationale objectivement reconnue par les États.
Compléments
📌 Les ONG sont composées d’individus et leur création relève du droit interne, tandis que les sociétés transnationales sont formées par des sociétés et ont une activité à portée transnationale.
ONG non lucrative, STN lucrative
★ À maîtriser
📌 Les sources matérielles du droit international correspondent aux données sociales, culturelles, philosophiques et religieuses qui influencent la formation du droit, tandis que les sources formelles sont les procédés par lesquels les règles accèdent au droit positif.
L’article 38 du Statut de la Cour internationale de Justice énumère les sources formelles dont dispose le juge international, mais ne leur établit pas de hiérarchie et ne mentionne pas les actes unilatéraux des États et des organisations internationales.
La formation d’un traité international comprend successivement l’établissement du texte puis l’engagement exprimé par les parties.
📌 Selon la règle pacta sunt servanda, tout traité en vigueur lie les parties et doit être exécuté par elles de bonne foi, sans qu’un État puisse en principe invoquer son droit interne pour justifier sa non-exécution.
Compléments
📌 Selon l’article 18 de la Convention de Vienne, un État qui a signé un traité doit s’abstenir d’actes qui priveraient ce traité de son objet ou de son but.
📌 Le silence d’un État pendant 12 mois après la notification d’une réserve vaut acceptation de cette réserve.
Naissance, vie, mort du traité
★ À maîtriser
Un État partie ne peut en principe invoquer son droit interne pour justifier la non-exécution d’un traité, sauf violation manifeste d’une règle interne d’importance fondamentale.
Selon l’article 28 de la Convention de Vienne, les traités ne sont pas rétroactifs et leurs effets se limitent en principe aux actes, faits et situations postérieurs à leur entrée en vigueur.
Un traité ne produit d’effet à l’égard des particuliers que si la norme internationale est intégrée dans l’ordre interne et qu’une autorité nationale lui reconnaît un effet direct.
Compléments
Les traités s’appliquent au territoire de l’État, comprenant ses terres, ses eaux territoriales et l’espace aérien adjacent, conformément à l’article 29 de la Convention de Vienne.
Dans l’affaire des nationaux polonais à Dantzig de 1932, la CPJI a considéré que la bonne foi exigeait le respect du traité dans sa lettre et dans son esprit. — affaire des nationaux-polonais à Dantzig
Parties liées par le traité, tiers protégés par l’effet relatif
★ À maîtriser
Selon l’article 34 de la Convention de Vienne, un traité ne crée ni obligation ni droit pour un État tiers sans son consentement.
Une obligation peut naître pour un État tiers si les parties au traité veulent la créer et si l’État tiers l’accepte expressément par écrit, conformément à l’article 35 de la Convention de Vienne.
Un traité établissant une situation objective peut produire des effets erga omnes sans le consentement des tiers, notamment lorsqu’il concerne le statut d’un État, d’une zone ou d’une voie de communication internationale.
Compléments
📌 La clause de la nation la plus favorisée oblige l’État A à accorder à l’État B le traitement plus favorable qu’il accorde à l’État C, mais elle ne constitue pas une véritable exception à l’effet relatif puisque les États sont liés par des relations conventionnelles.
Sans consentement, le tiers n’a ni obligation ni droit
★ À maîtriser
La nullité relative protège l’État dont le consentement a été vicié, tandis que la nullité absolue sanctionne la contrainte ou la violation d’une norme impérative du droit international général.
Une violation manifeste d’une règle interne d’importance fondamentale peut affecter le consentement international d’un État, notamment en cas de dépassement de pouvoirs, d’insertion de clauses non négociées ou d’absence de consentement parlementaire requis.
Seule une erreur de fait constituant une base essentielle du consentement peut vicier celui-ci, tandis qu’une erreur de rédaction relève d’une rectification matérielle et qu’une erreur de droit n’est pas prise en compte.
Un traité contraire à une norme de jus cogens existant lors de sa conclusion est absolument nul et rétroactif, tandis qu’un traité devenu contraire à une nouvelle norme impérative devient nul et prend fin seulement pour l’avenir.
La suspension libère provisoirement les parties de l’exécution du traité, tandis que l’extinction met définitivement fin à ses effets.
Compléments
📌 En l’absence de clause autorisant la dénonciation, l’article 56 de la Convention de Vienne ne l’admet que si l’intention des parties de l’autoriser est établie ou si elle découle de la nature du traité.
Nullité, suspension, puis extinction : invalidité, pause, disparition
★ À maîtriser
Les actes unilatéraux autonomes comprennent:
En droit international, le silence ne vaut consentement que s’il est qualifié ou expressément prévu comme une manifestation de consentement.
La bonne foi et l’estoppel fondent le caractère obligatoire des engagements unilatéraux : un État doit respecter la confiance qu’il a fait naître et ne peut se contredire dans ses déclarations ou comportements.
Les recommandations des organisations internationales invitent à adopter un comportement sans créer en principe d’obligation, tandis que les décisions peuvent avoir un effet juridique obligatoire.
Compléments
📌 La protestation empêche l’opposabilité d’une prétention ou d’une règle à l’État protestataire, tandis que l’absence de protestation peut équivaloir à un acquiescement.
Déclaration obligatoire par bonne foi, silence non qualifié sans effet
★ À maîtriser
La coutume internationale repose sur deux éléments complémentaires : un élément matériel constitué par une pratique et un élément psychologique, ou opinio juris, correspondant à la conviction que cette pratique est juridiquement obligatoire.
Une pratique coutumière doit être suffisamment fréquente, constante et uniforme, mais aucun délai minimal n’est exigé : la CIJ a admis dans l’affaire du Plateau continental de la mer du Nord qu’un bref laps de temps pouvait suffire si la pratique était fréquente et pratiquement uniforme, notamment chez les États particulièrement intéressés.
Une coutume générale exige une pratique largement représentative sans nécessiter l’unanimité, tandis qu’une coutume régionale, locale ou bilatérale peut se former entre un nombre limité d’États si la pratique est prolongée, continue et acceptée comme régissant leurs relations. — CIJ, Droit de passage en territoire indien, 1960
Compléments
La pratique positive peut notamment comprendre: les actes des États et des organisations internationales, les résolutions, les décisions juridictionnelles ou arbitrales, les actes internes ayant une portée internationale
Dans l’affaire du Lotus de 1928, la Cour permanente de justice internationale a admis qu’une abstention ne pouvait constituer un précédent coutumier que si elle était motivée par la conscience d’un devoir de s’abstenir.
📌 La preuve d’une coutume nécessite en principe de démontrer une pratique étatique considérable, des précédents jurisprudentiels, des opinions doctrinales convergentes et l’existence de l’opinio juris, même si un élément matériel solidement établi peut contribuer à prouver l’élément psychologique.
Pratique répétée → opinio juris → norme coutumière
Les principes généraux de droit constituent une source autonome et directe du droit international, distincte des conventions et de la coutume, et l’article 38 du Statut de la CIJ ne fait que constater leur existence.
La mise en œuvre d’un principe général de droit exige qu’il soit commun à la plupart des systèmes juridiques nationaux et compatible avec les caractères fondamentaux de l’ordre juridique international.
La doctrine, la jurisprudence et l’équité sont des moyens auxiliaires ou subsidiaires de détermination des règles de droit, et non des sources autonomes du droit international.
La doctrine ne crée pas le droit international et ne peut pas, à elle seule, fonder une décision juridictionnelle, mais elle peut éclairer, formuler, critiquer et analyser des règles existantes.
Les arrêts de la CIJ ont une force obligatoire entre les parties, tandis que ses avis consultatifs ne sont pas formellement obligatoires mais possèdent une force morale, politique et juridique considérable.
Une juridiction internationale ne peut statuer ex aequo et bono et écarter le droit positif que si les parties l’y ont habilitée par un accord clair, explicite et dépourvu d’équivoque. — CIJ, Affaire des zones franches, 1930
La méconnaissance de la soft law n’engage en principe pas la responsabilité internationale de l’État pour fait internationalement illicite, mais ses destinataires ne sont pas entièrement libres de l’ignorer en raison du principe de bonne foi.
Dans le droit international des droits de l’homme, la soft law précède souvent la hard law et a notamment contribué historiquement à la construction du système international de protection des droits humains.
📌 L’effet erga omnes concerne des obligations opposables à tous, mais toutes les normes erga omnes ne sont pas des normes impératives de jus cogens.
Principe interne commun, mais transposable à l’ordre international
| Catégorie | Sujets | Statut |
|---|---|---|
| Sujets essentiels | États | Sujets pléniers et souverains |
| Sujets essentiels | Organisations internationales | Sujets dérivés |
| Sujets potentiels | Individus, entreprises transnationales, ONG | Sujet dépendant de la reconnaissance de capacités internationales |
| Type | Objet | Obligation de l’État |
|---|---|---|
| Première génération | Libertés civiles et politiques | Obligation négative de non-ingérence |
| Deuxième génération | Droits économiques, sociaux et culturels | Obligation positive de garantie |
| Troisième génération | Paix, développement et ressources naturelles | Obligations encore principalement programmatiques |
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1. Quelle définition décrit le mieux le droit international ?
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En quelle année les traités de Westphalie ont-ils été signés ?
En 1648.
Que mettent fin les traités de Westphalie de 1648 ?
La guerre de Trente Ans.
Quelle organisation a renouvelé le droit international après la Seconde Guerre mondiale ?
L’Organisation des Nations Unies.
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