QCM : Éléments fondamentaux du droit (32 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit la règle de droit ?

Une décision visant une personne nommément désignée et réglant sa conduite sociale
Une pratique de croyants qui organise la vie religieuse et dont la communauté assure le respect
Une règle personnelle de conduite dont la conscience individuelle assure le respect
Une règle de conduite socialement édictée qui organise la société et dont l’autorité publique assure le respect

Une règle de conduite socialement édictée qui organise la société et dont l’autorité publique assure le respect

Explication

La règle de droit organise la vie en société et son respect est garanti par l’autorité publique, éventuellement par la contrainte. La conscience individuelle renvoie à la règle morale, la personne nommément désignée contredit son caractère général, et la pratique de croyants relève de la règle religieuse.

2. Une personne se sent coupable après avoir menti à un ami, sans qu’aucune autorité publique intervienne : quelle règle sanctionne cette conduite ?

La règle de droit, sanctionnée par l’État
La règle de courtoisie, sanctionnée par la réprobation sociale
La règle morale, sanctionnée par la conscience individuelle
La règle religieuse, sanctionnée par la communauté de croyants

La règle morale, sanctionnée par la conscience individuelle

Explication

Une règle morale est sanctionnée par la conscience individuelle, comme l’illustre le sentiment de culpabilité. La sanction étatique caractérise le droit, la communauté de croyants la règle religieuse et la réprobation sociale la courtoisie.

3. Une loi impose une obligation à toutes les personnes qui se trouvent dans une situation définie, sans nommer de destinataire : quel caractère présente-t-elle ?

Elle est générale et abstraite parce qu’elle vise toute personne dans la situation prévue
Elle est coercitive parce qu’une autorité publique peut la faire respecter
Elle est permanente tant qu’elle n’est pas abrogée ou modifiée
Elle est individuelle parce qu’elle s’adresse à des destinataires identifiables

Elle est générale et abstraite parce qu’elle vise toute personne dans la situation prévue

Explication

Une règle générale et abstraite vise toute personne placée dans la situation qu’elle définit, sans désigner un individu nommément. La permanence concerne sa durée, la coercition la possibilité de contrainte publique, et une décision individuelle désigne un destinataire particulier.

4. Une personne refuse d’exécuter une obligation juridique et une autorité publique peut la contraindre à s’y conformer : quels caractères de la règle sont illustrés ?

Le caractère permanent
Le caractère de courtoisie sociale
Les caractères obligatoire et coercitif
Les caractères général et abstrait

Les caractères obligatoire et coercitif

Explication

La règle de droit est obligatoire et coercitive : son non-respect expose à une sanction étatique et une autorité publique peut en imposer l’exécution. La généralité concerne les personnes visées, la permanence la durée de la règle, et la réprobation sociale la courtoisie.

5. Un litige porte sur l’action d’une administration dans une mission de service public, tandis qu’un autre concerne les rapports entre deux particuliers : quelles branches correspondent à ces deux litiges, dans cet ordre ?

Le droit privé, puis le droit public
Le droit public, puis le droit privé
Le droit constitutionnel, puis le droit administratif
Le droit administratif, puis le droit constitutionnel

Le droit public, puis le droit privé

Explication

Le droit public encadre notamment l’action publique, alors que le droit privé régit principalement les rapports entre personnes privées. Le droit privé et le droit public sont inversés dans la première réponse; les deux dernières confondent des matières particulières avec les deux grandes branches.

6. Quels domaines relèvent du droit civil, conçu comme le droit commun ?

Les pouvoirs publics, les institutions et les règles du jeu politique
Les recettes de l’État, les impôts, les taxes et les cotisations
Les personnes, la famille, les biens, les contrats et les successions
Les missions de service public et l’action des administrations

Les personnes, la famille, les biens, les contrats et les successions

Explication

Le droit civil constitue le droit commun des personnes, de la famille, des biens, des contrats et des successions. Les pouvoirs publics relèvent du droit constitutionnel, l’action administrative du droit administratif et les recettes publiques du droit fiscal.

7. Un couple réside dans un pays, possède des biens dans un autre et demande quel tribunal peut statuer sur sa succession ainsi que quelle loi appliquer : quelle branche répond à ces questions ?

Le droit civil, qui règle les successions sans élément international
Le droit administratif, qui encadre les missions des administrations
Le droit fiscal, qui organise la perception des recettes publiques
Le droit international privé, qui détermine le tribunal compétent et la loi applicable

Le droit international privé, qui détermine le tribunal compétent et la loi applicable

Explication

Le droit international privé traite les situations comportant un élément d’extranéité et détermine le tribunal compétent ainsi que la loi applicable. Le droit civil régit les successions en général, tandis que le droit administratif et le droit fiscal concernent respectivement l’action administrative et les recettes publiques.

8. Lorsqu’on classe les sources écrites internes du droit français, quel ensemble comprend les ordonnances prises sur habilitation parlementaire ?

Les lois, les règlements, les directives et les traités
La Constitution, les lois, les directives et les ordonnances
La Constitution, les lois, les règlements et les ordonnances
La Constitution, les décrets, les traités et les arrêtés

La Constitution, les lois, les règlements et les ordonnances

Explication

Les sources écrites internes comprennent la Constitution, les lois votées par le Parlement, les règlements (décrets et arrêtés) ainsi que les ordonnances prises sur habilitation parlementaire. Les directives relèvent du droit européen, l’attribution des lois au pouvoir réglementaire confond deux catégories, et les traités sont des sources internationales.

9. Un projet de réforme porte sur la détermination des crimes et délits. Quel domaine constitutionnel cette matière relève-t-elle ?

Le domaine des ordonnances de l’article 38
Le domaine de la loi défini par l’article 34
Le domaine réglementaire défini par l’article 37
Le domaine des traités internationaux

Le domaine de la loi défini par l’article 34

Explication

L’article 34 réserve notamment à la loi la détermination des crimes et délits. Le domaine réglementaire de l’article 37 concerne les matières qui ne relèvent pas de la loi, les traités appartiennent aux sources internationales et l’article 38 encadre les ordonnances.

10. Un État membre doit appliquer une règle européenne sans modifier son droit interne, tandis qu’une autre règle lui impose un objectif à atteindre en adaptant ce droit. Comment classer ces deux instruments, dans cet ordre ?

Un règlement, puis un traité
Un règlement, puis une directive
Une directive, puis un règlement
Un traité, puis un règlement

Un règlement, puis une directive

Explication

Le règlement européen est directement applicable dans les États membres sans transposition, alors qu’une directive fixe un objectif à atteindre en adaptant le droit interne. Inverser ces effets confond les deux instruments ; une transposition ne caractérise pas l’application directe du règlement, et un traité n’est pas l’instrument décrit.

11. Une matière ne figure pas parmi celles que l’article 34 réserve à la loi. Quel pouvoir peut en principe la régler selon l’article 37 ?

Le Parlement, dans le domaine de la loi
Les institutions européennes, dans le domaine des directives
Le gouvernement, par ordonnance sur habilitation de l’article 38
Le gouvernement, dans le domaine réglementaire

Le gouvernement, dans le domaine réglementaire

Explication

Selon l’article 37, les matières qui ne relèvent pas du domaine de la loi appartiennent au domaine réglementaire et peuvent être réglées par le gouvernement. L’article 34 porte sur les matières réservées à la loi, tandis que les directives et les ordonnances répondent à des mécanismes distincts.

12. Une victime demande réparation après qu’un objet a causé un dommage, sans pouvoir établir une faute de son gardien. Quel principe la Cour de cassation a-t-elle consacré dans l’arrêt Jand’heur ?

Un régime autonome de responsabilité du fait des choses sans preuve d’une faute
Une règle retirant la qualité de gardien au propriétaire d’une voiture volée
Une règle excluant la responsabilité du propriétaire de tout objet impliqué
Une responsabilité pour faute exigeant la preuve d’un comportement fautif

Un régime autonome de responsabilité du fait des choses sans preuve d’une faute

Explication

Dans l’arrêt Jand’heur du 13 février 1930, la Cour de cassation a consacré un principe autonome de responsabilité du fait des choses, sans exiger que la victime prouve une faute. L’exigence de preuve d’une faute confond ce régime avec la responsabilité pour faute ; la garde d’une voiture volée relève de l’arrêt Franck, et Jand’heur dépasse les seuls cas particuliers du Code civil.

13. Une voiture est volée et son propriétaire n’en conserve ni l’usage, ni la direction, ni le contrôle. Selon l’arrêt Franck, quelle conséquence en découle pour les dommages causés par le voleur ?

Le propriétaire n’est plus gardien et n’est pas responsable à ce titre
Le propriétaire reste gardien et répond des dommages causés par le voleur
Le propriétaire reste gardien, mais la responsabilité passe au tribunal
Le propriétaire cesse d’être responsable seulement si la victime prouve une faute

Le propriétaire n’est plus gardien et n’est pas responsable à ce titre

Explication

Selon l’arrêt Franck, le propriétaire privé de l’usage, de la direction et du contrôle de sa voiture n’en est plus le gardien et n’est donc plus responsable des dommages causés par le voleur. La propriété ne suffit pas à établir la garde ; Jand’heur ne dispense pas d’examiner cette condition, et la preuve d’une faute de la victime n’est pas le critère indiqué.

14. Un règlement contredit une loi, qui contredit elle-même un traité international. Quel ordre de priorité correspond à la hiérarchie des normes ?

Traité international, loi, règlement
Règlement, loi, traité international
Loi, traité international, règlement
Traité international, règlement, loi

Traité international, loi, règlement

Explication

Les traités internationaux se situent au-dessus de la loi, elle-même supérieure aux règlements. Placer la loi avant le traité inverse leur rang, placer le règlement avant la loi inverse leur rang, et placer le règlement en tête méconnaît les deux niveaux supérieurs.

15. Que désigne le bloc de constitutionnalité dans l’ordre juridique français ?

Les textes et principes au sommet de l’ordre juridique, dont le Conseil constitutionnel assure le respect
Les décisions individuelles prises par les juridictions et les autorités publiques
Les lois et règlements adoptés par les autorités publiques françaises
Les traités et accords internationaux appliqués par les juridictions françaises

Les textes et principes au sommet de l’ordre juridique, dont le Conseil constitutionnel assure le respect

Explication

Le bloc de constitutionnalité rassemble les textes et principes placés au sommet de l’ordre juridique français et dont le Conseil constitutionnel fait respecter les exigences. Les traités internationaux, les lois et règlements, ainsi que les décisions individuelles correspondent à d’autres éléments de l’ordre juridique.

16. Un juriste cherche un fondement constitutionnel dans la Charte de l’environnement de 2004. Parmi les textes suivants, lequel appartient, comme cette Charte, au bloc de constitutionnalité ?

Un contrat conclu entre deux personnes
Un décret adopté par le gouvernement
Un traité international conclu par la France
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789

Explication

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 fait partie du bloc de constitutionnalité, tout comme la Charte de l’environnement de 2004. Un traité relève d’un rang distinct, un décret est un règlement et un contrat est un acte individuel.

17. Que vérifie le Conseil constitutionnel lors d’un contrôle de constitutionnalité ?

Qu’une loi respecte la Constitution
Qu’un règlement respecte une loi
Qu’un contrat respecte les règles de droit civil
Qu’une loi respecte les traités internationaux

Qu’une loi respecte la Constitution

Explication

Le contrôle de constitutionnalité consiste à vérifier qu’une loi respecte la Constitution. Le contrôle de conformité aux traités concerne une autre norme de référence, tandis que l’examen d’un contrat ou d’un règlement ne définit pas ce contrôle.

18. Avant la promulgation d’une loi, 60 sénateurs saisissent le Conseil constitutionnel pour en vérifier la conformité à la Constitution. De quel contrôle s’agit-il ?

D’un recours contre une décision de justice
Du contrôle a priori
D’une question prioritaire de constitutionnalité
Du contrôle de conventionnalité

Du contrôle a priori

Explication

Le contrôle a priori intervient avant la promulgation et peut être déclenché par 60 députés ou sénateurs. La QPC concerne une loi déjà en vigueur contestée à l’occasion d’un procès, tandis que le contrôle de conventionnalité porte sur la conformité aux engagements internationaux.

19. Au cours d’un procès, une justiciable conteste la constitutionnalité d’une loi déjà en vigueur. Quelle procédure peut-elle invoquer ?

Un contrôle de conventionnalité
Un contrôle a priori avant promulgation
Une question prioritaire de constitutionnalité
Une saisine préalable par les présidents des assemblées

Une question prioritaire de constitutionnalité

Explication

Depuis 2010, la QPC permet à un justiciable de contester, pendant un procès, une loi déjà en vigueur. Le contrôle a priori précède la promulgation, le contrôle de conventionnalité prend les traités comme référence, et la saisine des présidents des assemblées relève du contrôle préalable.

20. Quel est l’objet du contrôle de conventionnalité exercé sur une loi française ?

Vérifier sa conformité aux règlements et décisions administratives
Vérifier sa conformité aux autres lois françaises en vigueur
Vérifier sa conformité aux traités internationaux et au droit de l’Union européenne
Vérifier sa conformité à la Constitution et aux principes constitutionnels

Vérifier sa conformité aux traités internationaux et au droit de l’Union européenne

Explication

Le contrôle de conventionnalité vérifie qu’une loi française respecte les traités internationaux et le droit de l’Union européenne. Le contrôle de constitutionnalité porte sur la Constitution, tandis que les autres choix déplacent le contrôle vers les lois ou les actes administratifs.

21. Un tribunal judiciaire constate qu’une loi française applicable à un litige contredit un traité international. Que peut-il faire ?

Saisir le Conseil constitutionnel afin qu’il abroge la loi
Appliquer la loi parce qu’elle a été adoptée après le traité
Écarter l’application de la loi dans ce litige sans l’abroger
Abroger la loi française pour tous les litiges futurs

Écarter l’application de la loi dans ce litige sans l’abroger

Explication

Les juges ordinaires judiciaire et administratif peuvent écarter, dans le litige, l’application d’une loi contraire à un traité, mais ils ne l’abrogent pas. L’abrogation, le rôle du Conseil constitutionnel et la priorité d’une loi postérieure confondent des mécanismes distincts.

22. Quelle juridiction a, dans l’arrêt Jacques Vabre du 24 mai 1975, accepté pour la première fois d’écarter une loi française contraire à un traité européen, même postérieure à celui-ci ?

Le Conseil d’État
La Cour européenne des droits de l’homme
Le Conseil constitutionnel
La Cour de cassation

La Cour de cassation

Explication

Dans l’arrêt Jacques Vabre de 1975, la Cour de cassation a accepté pour la première fois d’écarter une loi française contraire à un traité européen, y compris si la loi lui était postérieure. Le Conseil d’État intervient dans l’arrêt Nicolo, tandis que les deux autres juridictions ne sont pas l’autrice de cette décision.

23. Dans un litige interne, un traité et une disposition du droit de l’Union européenne semblent contredire la Constitution. Quelle norme demeure supérieure dans l’ordre juridique interne ?

Le traité international
La Constitution
Le droit de l’Union européenne
La loi française

La Constitution

Explication

Dans l’ordre juridique interne, la Constitution demeure supérieure aux traités internationaux et au droit de l’Union européenne, comme l’ont confirmé les arrêts Sarran et Fraisse. La primauté des traités sur la loi ne signifie pas qu’ils priment sur la Constitution.

24. Une loi entre en vigueur le 1er juillet et modifie les règles applicables à un contrat conclu le 1er mai. En l’absence d’exception, la loi nouvelle peut-elle régir ce fait antérieur ?

Oui, car toute loi nouvelle régit les faits antérieurs encore discutés
Non, car les contrats sont soustraits à toute loi nouvelle
Oui, car une loi nouvelle remplace la règle applicable dès son adoption
Non, car la loi ne dispose en principe que pour l’avenir

Non, car la loi ne dispose en principe que pour l’avenir

Explication

L’article 2 du Code civil pose le principe selon lequel la loi ne dispose que pour l’avenir et ne s’applique donc en principe pas aux faits antérieurs à son entrée en vigueur. Le remplacement général de la règle antérieure et l’exception pénale ne justifient pas une rétroactivité en matière contractuelle.

25. Une décision de justice peut encore faire l’objet d’un appel lorsque le législateur adopte une loi nouvelle. La décision est-elle déjà définitive au sens de la règle qui la protège ?

Non, puisque l’appel permet encore de la contester
Oui, puisque la loi nouvelle peut reprendre le litige
Oui, dès lors qu’un juge a déjà rendu sa décision
Non, car toute décision de première instance est privée d’effet

Non, puisque l’appel permet encore de la contester

Explication

Une décision n’est définitive que lorsqu’aucun recours ne permet plus de la contester; un appel encore possible empêche donc de la considérer comme telle. Une décision simplement rendue n’est pas nécessairement définitive, et la règle interdit de remettre en cause celles qui le sont.

26. Une loi pénale plus douce entre en vigueur alors que le procès d’une personne est encore en cours. Quelle règle s’applique ?

L’ancienne loi s’applique jusqu’à ce qu’un recours soit formé
Le juge choisit librement entre les deux lois pénales
La loi plus douce s’applique seulement après une condamnation définitive
La loi pénale plus douce s’applique à l’affaire en cours

La loi pénale plus douce s’applique à l’affaire en cours

Explication

La loi pénale plus douce s’applique rétroactivement aux affaires encore en cours, mais pas aux condamnations déjà définitives. Attendre une condamnation définitive inverse la règle, tandis que le principe général de non-rétroactivité ne neutralise pas cette exception favorable.

27. Une loi nouvelle indique expressément qu’elle s’applique à des situations antérieures et aggrave une peine pénale. Peut-elle produire cet effet rétroactif ?

Oui, puisque le législateur a expressément prévu la rétroactivité
Non, une loi pénale plus sévère ne peut pas rétroagir
Non, car aucune loi ne peut prévoir d’effet rétroactif
Oui, car toute loi nouvelle peut rétroagir en matière pénale

Non, une loi pénale plus sévère ne peut pas rétroagir

Explication

Le législateur peut prévoir la rétroactivité d’une loi, mais une loi pénale plus sévère ne peut pas rétroagir. La disposition expresse ne lève pas cette limite, et l’exception concerne les lois pénales plus douces, non les lois aggravant les peines.

28. Une réforme modifie les conditions légales du mariage et entre en vigueur alors que plusieurs couples sont déjà mariés. Quel régime leur est applicable ?

La loi ancienne continue de régir leur situation jusqu’à la fin du mariage.
La loi nouvelle s’applique à leur situation selon la date de naissance des époux.
La loi ancienne régit les effets légaux, mais la loi nouvelle régit les clauses du mariage.
La loi nouvelle s’applique dès son entrée en vigueur à leur situation légale.

La loi nouvelle s’applique dès son entrée en vigueur à leur situation légale.

Explication

Une situation juridique légale en cours relève en principe immédiatement de la loi nouvelle, même si elle a commencé auparavant. La survie de la loi ancienne concerne les contrats, la date de naissance n’est pas le critère, et la distinction entre effets légaux et clauses vise les contrats.

29. Un bail est conclu en 2021, puis une loi nouvelle modifie les règles applicables aux contrats de location en 2024 sans prévoir d’application immédiate. Quelle loi régit en principe ce bail en cours ?

La loi en vigueur au moment du premier paiement du loyer.
La loi nouvelle, dès qu’elle concerne les contrats de location.
La loi en vigueur au moment de la conclusion du bail.
La loi nouvelle, dès son entrée en vigueur en 2024.

La loi en vigueur au moment de la conclusion du bail.

Explication

En principe, un contrat en cours reste régi par la loi applicable au jour de sa conclusion : c’est la survie de la loi ancienne. L’application immédiate concerne les situations légales, tandis que la date du premier paiement ou le seul sujet de la loi ne suffit pas à écarter cette règle.

30. Une loi nouvelle entre en vigueur pendant un bail et modifie une règle légale concernant le congé, sans modifier les clauses négociées par les parties. Comment distinguer les règles applicables ?

La loi nouvelle régit à la fois l’effet légal et les clauses convenues.
La loi ancienne régit l’effet légal, tandis que la loi nouvelle régit les clauses convenues.
La loi nouvelle régit l’effet légal, tandis que la loi ancienne régit les clauses convenues.
La loi ancienne régit à la fois l’effet légal et les clauses convenues.

La loi nouvelle régit l’effet légal, tandis que la loi ancienne régit les clauses convenues.

Explication

Les effets que la loi attache au contrat sont soumis à l’application immédiate de la loi nouvelle, alors que les clauses voulues par les parties restent en principe régies par la loi ancienne. Inverser ces traitements confond les deux catégories; appliquer un même régime aux deux méconnaît la distinction.

31. Une loi nouvelle fixe une règle incompatible avec une loi antérieure, mais ne mentionne pas expressément son abrogation. Comment caractériser la disparition présumée de l’ancienne règle ?

Une absence d’abrogation, car la loi nouvelle ne nomme pas l’ancienne.
Une abrogation tacite, présumée à partir de la contradiction.
Une abrogation expresse, formulée directement par la loi nouvelle.
Une abrogation automatique fondée sur la seule antériorité de la loi.

Une abrogation tacite, présumée à partir de la contradiction.

Explication

L’abrogation tacite est présumée lorsqu’une loi nouvelle contredit une loi ancienne sans la désigner expressément; cette présomption n’est pas une abrogation explicitement formulée. L’absence de mention ne supprime donc pas la présomption, et l’antériorité seule ne suffit pas.

32. Un bail a été conclu en 1982. Après la loi ALUR, un litige porte sur la protection du locataire âgé contre un congé; quelle analyse correspond à l’arrêt de la Cour de cassation du 23 novembre 2017 ?

La protection nouvelle s’applique, car toute règle de la loi ALUR s’applique aux baux en cours.
La protection nouvelle s’applique, car le régime du congé constitue un effet légal du contrat.
La protection nouvelle s’applique, car les règles de fixation du loyer régissent le congé.
La protection ancienne s’applique, car toute règle d’un bail relève des clauses convenues.

La protection nouvelle s’applique, car le régime du congé constitue un effet légal du contrat.

Explication

La Cour de cassation a retenu l’application immédiate de la nouvelle protection parce que le régime du congé est un effet légal du contrat, même pour un bail conclu avant la loi ALUR. La survie de la loi ancienne ne couvre donc pas cet effet légal; l’application immédiate n’est pas générale à toute disposition ALUR, et le loyer est hors sujet.

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Qu’est-ce qu’une règle de droit ?

Une règle de conduite socialement édictée qui organise la vie en société et dont le respect est assuré par l’autorité publique, au besoin par la contrainte.

Qui sanctionne la règle de droit ?

L’État.

Qui sanctionne la règle morale ?

La conscience individuelle.

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