QCM : Droit fiscal international et européen (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une entreprise estime qu’une pratique morale non écrite l’oblige juridiquement à agir. Quelle distinction permet de qualifier cette pratique ?

Elle relève d’une norme juridique, car toute obligation ressentie est contraignante.
Elle relève d’une norme sociale, mais sa répétition lui donne une force juridique automatique.
Elle relève d’une norme juridique dès qu’elle est largement suivie dans la société.
Elle relève d’une norme sociale ou morale, qui n’est pas obligatoire au sens strict.

Elle relève d’une norme sociale ou morale, qui n’est pas obligatoire au sens strict.

Explication

Une norme juridique est contraignante, tandis qu’une norme sociale ou morale n’est pas obligatoire au sens strict. Le sentiment d’obligation, la popularité d’une pratique et sa répétition ne suffisent pas à lui conférer une force juridique.

2. Une personne paie pour accéder à une piscine municipale, tandis qu’un autre prélèvement finance les services publics sans lien direct avec son usage. Comment qualifier ces deux prélèvements ?

Le paiement d’accès est une cotisation sociale et le prélèvement général est une taxe.
Le paiement d’accès est un impôt et le prélèvement général est une redevance.
Le paiement d’accès est une taxe et le prélèvement général est une cotisation sociale.
Le paiement d’accès est une redevance et le prélèvement général est un impôt.

Le paiement d’accès est une redevance et le prélèvement général est un impôt.

Explication

La redevance rémunère le bénéfice d’un service ou d’un espace public, alors que l’impôt finance les services publics sans contrepartie directe pour le contribuable. Qualifier le paiement d’accès d’impôt inverse cette distinction; une cotisation sociale correspond à une prestation sociale, et une taxe est un produit affecté à des dépenses spécifiques.

3. Une collectivité baptise « contribution de service » un prélèvement contesté par un contribuable. Quel élément détermine sa qualification juridique ?

La dénomination donnée par la collectivité lors de son instauration.
L’examen du juge compétent, indépendamment de l’intitulé retenu.
L’usage annoncé des recettes, sans examen de la nature du prélèvement.
La décision de la collectivité, confirmée par l’intitulé inscrit au budget.

L’examen du juge compétent, indépendamment de l’intitulé retenu.

Explication

L’intitulé ne détermine pas la qualification juridique du prélèvement, qui relève du contrôle du juge compétent. La dénomination ou la décision de l’organe créateur ne suffit pas à trancher cette qualification, pas plus que l’usage annoncé des recettes.

4. Quel montant constitue l’assiette d’un impôt ?

Le taux utilisé pour calculer l’impôt dû.
Le montant effectivement perçu par l’administration.
Le montant de richesse soumis à l’impôt.
Le montant d’impôt dû après application du taux.

Le montant de richesse soumis à l’impôt.

Explication

L’assiette, ou base imposable, désigne le montant de richesse soumis à l’impôt. Le montant dû est le résultat du calcul, le taux est un paramètre de ce calcul et la somme perçue relève du recouvrement.

5. Un juriste étudie l’application de règles fiscales françaises à une situation comportant un élément étranger. De quel domaine s’agit-il ?

Du droit fiscal international, qui désigne les normes internationales appliquées aux situations fiscales.
Du droit international fiscal, qui désigne les règles internes appliquées aux situations étrangères.
Du droit fiscal international, qui mobilise principalement les règles internes.
Du droit international fiscal, qui mobilise principalement les règles internes.

Du droit fiscal international, qui mobilise principalement les règles internes.

Explication

Le droit fiscal international applique principalement les règles fiscales internes à des situations internationales. Le droit international fiscal vise plutôt les normes internationales appliquées aux situations fiscales; confondre ces domaines ou présumer que l’élément étranger impose une norme internationale brouille leur distinction.

6. Une contribuable réside fiscalement dans l’État A et perçoit dans l’État B des revenus provenant d’un immeuble. Quels éléments d’extranéité sont pertinents pour analyser sa situation fiscale ?

Sa nationalité et l’État où elle a signé son contrat de location.
L’origine de la richesse taxable et l’État où elle a signé son contrat de location.
Sa résidence fiscale et l’État où elle a signé son contrat de location.
Sa résidence fiscale et l’origine de la richesse taxable.

Sa résidence fiscale et l’origine de la richesse taxable.

Explication

Les deux principaux éléments d’extranéité fiscaux sont la résidence fiscale du contribuable et l’origine de la richesse taxable. La nationalité et le lieu de signature d’un contrat ne remplacent pas ces deux liens pertinents.

7. Un revenu présente des liens avec deux États. À quoi servent d’abord les règles fiscales internationales qui attribuent ou articulent le pouvoir d’imposer ?

À calculer le montant de l’impôt selon le barème national applicable.
À déterminer les modalités de perception de l’impôt déjà établi.
À fixer la base imposable avant d’identifier l’État compétent.
À délimiter ou articuler les compétences fiscales des États concernés.

À délimiter ou articuler les compétences fiscales des États concernés.

Explication

Les règles fiscales internationales délimitent ou articulent les compétences fiscales des États. Le calcul de l’impôt intervient lorsque le droit national est applicable; le recouvrement concerne sa perception, et l’assiette ne détermine pas à elle seule la compétence fiscale.

8. Un État impose le revenu total d’une contribuable en tenant compte de sa situation familiale et inclut ses revenus perçus à l’étranger. De quel type d’impôt s’agit-il ?

Un impôt territorial limité aux revenus nationaux
Un impôt proportionnel sans considération personnelle
Un impôt global et personnel
Un impôt réel assis sur des éléments extérieurs

Un impôt global et personnel

Explication

Un impôt global et personnel prend en compte la situation du contribuable et l’ensemble de ses revenus, y compris ceux de source étrangère. L’impôt réel se fonde sur des éléments extérieurs, l’impôt territorial décrit ici écarte les revenus étrangers, et l’imposition uniforme néglige la situation personnelle.

9. Pourquoi l’élimination de la double imposition devient-elle un objectif central du droit fiscal international au début du XXe siècle ?

Parce que l’objectif est d’éviter toute absence d’imposition entre deux États
Parce que la double imposition est recherchée pour accroître les recettes des États
Parce que la double imposition est perçue comme un obstacle au commerce international
Parce que la concurrence fiscale numérique est alors considérée comme le principal obstacle aux échanges

Parce que la double imposition est perçue comme un obstacle au commerce international

Explication

Au début du XXe siècle, la double imposition est considérée comme un frein au commerce international, dont les États souhaitent relancer le développement. La concurrence liée au numérique relève d’un enjeu ultérieur, la double imposition n’est pas recherchée, et l’absence d’imposition constitue un problème distinct.

10. Quels éléments relèvent du bloc de constitutionnalité cité en matière fiscale ?

Les lois de finances et les lois de finances rectificatives
Le Code général des impôts et le Livre des procédures fiscales
Les traités internationaux et le droit de l’Union européenne
La Constitution et la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789

La Constitution et la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend notamment la Constitution et la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Les traités et le droit de l’Union relèvent des normes internationales, tandis que les codes et les lois de finances sont des sources législatives.

11. Une nouvelle règle fiscale est votée dans une loi de finances rectificative. Où cette règle est-elle ensuite retranscrite ?

Dans la Constitution et la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen
Dans le Bulletin officiel des finances publiques et les instructions administratives
Dans les lois de finances et les lois de finances rectificatives
Dans le Code général des impôts et le Livre des procédures fiscales

Dans le Code général des impôts et le Livre des procédures fiscales

Explication

Les règles fiscales sont principalement votées dans les lois de finances et leurs textes rectificatifs, puis retranscrites dans le Code général des impôts et le Livre des procédures fiscales. Les lois de finances sont les supports du vote, le BOFIP diffuse la doctrine administrative, et les textes constitutionnels ne constituent pas les codes de retranscription.

12. Une entreprise conteste la TVA qui lui est réclamée. Quelle juridiction connaît notamment de ce type de contentieux fiscal ?

Le juge administratif
Le juge judiciaire en matière de successions
Le juge judiciaire en matière de fortune immobilière
Le juge judiciaire en matière pénale fiscale

Le juge administratif

Explication

Le juge administratif connaît notamment des grands impôts directs ainsi que de la TVA. Le juge judiciaire intervient notamment en matière pénale fiscale, de successions et de fortune immobilière.

13. Un contribuable demande si une doctrine administrative abstraite peut lui être opposée, sans présenter de situation particulière de rescrit. Quel article du LPF concerne cette opposabilité ?

L’article 55 de la Constitution
L’article L. 199
L’article L. 80 B
L’article L. 80 A

L’article L. 80 A

Explication

L’article L. 80 A organise l’opposabilité de la doctrine administrative abstraite au bénéfice du contribuable. L’article L. 80 B porte notamment sur les situations particulières comme le rescrit, l’article L. 199 concerne la dualité juridictionnelle, et l’article 55 de la Constitution vise les traités internationaux.

14. En l’absence de convention internationale ou de disposition interne expresse contraire, un juge français doit trancher un litige fiscal en invoquant une règle fiscale étrangère. Quel traitement doit-il réserver à cette règle ?

Ne pas l’appliquer comme norme de droit applicable
L’appliquer directement comme norme de droit applicable
L’assimiler à une convention internationale
Écarter le droit français au profit de cette règle

Ne pas l’appliquer comme norme de droit applicable

Explication

En l’absence d’exception expresse, le juge français n’applique pas le droit fiscal étranger comme norme de droit applicable. L’application directe de la règle étrangère confond droit applicable et droit étranger; l’éviction du droit français et l’assimilation à une convention internationale ne sont pas prévues.

15. Pour appliquer une règle fiscale française, un juge doit déterminer si une société étrangère a déduit un versement de sa base imposable dans son État. Comment peut-il tenir compte du droit fiscal étranger ?

Comme une règle de droit civil applicable au litige
Comme la norme fiscale directement applicable au litige
Comme un élément de fait utile à l’application du droit français
Comme un élément à écarter parce qu’il est étranger

Comme un élément de fait utile à l’application du droit français

Explication

Le droit fiscal étranger peut être pris en compte comme élément de fait lorsque le juge met en œuvre le droit français, sans devenir la norme applicable. Le tenir pour norme applicable confond les deux rôles; l’écarter ou le traiter comme du droit civil méconnaît cette possibilité.

16. Une même personne paie l’impôt deux fois sur le même revenu, une fois dans chacun de deux États. De quel phénomène s’agit-il ?

D’une imposition de la société et de son actionnaire
D’une double imposition économique
D’une imposition portant sur deux revenus distincts
D’une double imposition juridique

D’une double imposition juridique

Explication

La double imposition juridique concerne le même contribuable et le même revenu imposé deux fois, généralement dans deux États. La double imposition économique met en jeu deux contribuables; l’imposition de la société et de son actionnaire en est un cas, tandis que deux revenus distincts ne correspondent pas à la définition.

17. Une société paie un impôt sur un bénéfice, puis son actionnaire est imposé sur le dividende issu de ce même bénéfice. Quelle notion décrit cette situation ?

La double imposition économique
L’imposition de deux revenus distincts
La double imposition d’un seul contribuable
La double imposition juridique

La double imposition économique

Explication

La double imposition économique survient lorsque deux personnes différentes, ici la société et son actionnaire, sont imposées sur un même revenu. La double imposition juridique suppose un seul contribuable; parler de revenus distincts ou d’un contribuable unique ne rend pas compte de ce mécanisme.

18. Un juge doit déterminer le régime fiscal français applicable à une entité étrangère dont la forme ne correspond pas directement à une catégorie française. Quelle démarche doit-il suivre ?

Choisir une catégorie française d’abord, puis examiner ensuite ses caractéristiques étrangères
Examiner ses caractéristiques étrangères, les comparer aux critères français déterminants, puis appliquer le régime correspondant
Reprendre son régime fiscal étranger, puis l’appliquer tel quel en France
Se fier à son appellation étrangère, puis lui appliquer le régime français portant un nom proche

Examiner ses caractéristiques étrangères, les comparer aux critères français déterminants, puis appliquer le régime correspondant

Explication

L’assimilation passe par l’examen des caractéristiques de l’entité au regard du droit des sociétés étranger, l’identification des traits déterminants de la catégorie française, puis l’application du régime fiscal français correspondant. Se fier au nom, reprendre le régime étranger ou inverser l’ordre d’analyse omet cette démarche.

19. Un traité de l’Union ne lui attribue aucune compétence dans un domaine donné. À qui cette compétence revient-elle ?

Aux États membres
Conjointement à l’Union et aux États membres
À l’Union européenne
À la Commission européenne

Aux États membres

Explication

Selon le principe d’attribution, l’Union n’agit que dans les compétences que les traités lui confèrent ; toute compétence non attribuée demeure aux États membres. L’objectif de l’Union ne vaut pas attribution, la compétence partagée doit être prévue par les traités et les institutions n’acquièrent pas de compétence par défaut.

20. Dans un domaine de compétence partagée, quelle répartition de l’action entre l’Union européenne et les États membres est prévue ?

Une collaboration entre l’Union et les États membres
L’exclusion de toute intervention des États membres
Une action réservée à l’Union européenne
Une action autonome des États membres sans collaboration

Une collaboration entre l’Union et les États membres

Explication

La compétence partagée suppose une collaboration entre l’Union et les États membres. L’exclusion des États correspond à la compétence exclusive ; réserver l’action à l’Union ou la laisser autonome aux États déforme la notion de compétence partagée.

21. Un État adopte une mesure fiscale dans un domaine relevant de ses compétences, mais cette mesure est incompatible avec le droit de l’Union. Quel type d’harmonisation impose qu’il respecte ce droit ?

L’harmonisation négative
La compétence partagée
La compétence exclusive
L’harmonisation positive

L’harmonisation négative

Explication

L’harmonisation négative exige que les États respectent le droit de l’Union lorsqu’ils exercent leurs compétences. L’harmonisation positive consiste à adopter des règles communes ; les compétences exclusive et partagée désignent des répartitions de compétences, non ce mécanisme.

22. Pour supprimer une distorsion de concurrence sur le marché intérieur liée à des impôts indirects, quelle base permet au Conseil d’harmoniser ces impôts si cette harmonisation est nécessaire ?

L’article 113 TFUE, avec une décision unanime du Parlement européen
L’article 115 TFUE, avec une décision unanime du Conseil
L’article 113 TFUE, avec une décision à la majorité du Conseil
L’article 113 TFUE, avec une décision unanime du Conseil

L’article 113 TFUE, avec une décision unanime du Conseil

Explication

L’article 113 TFUE autorise l’harmonisation des impôts indirects nécessaire au marché intérieur et à la prévention des distorsions de concurrence ; le Conseil statue à l’unanimité. L’article 115 concerne le rapprochement de dispositions nationales ayant une incidence directe sur le marché intérieur, et le Parlement est consulté, non décisionnaire à la place du Conseil.

23. Quel objectif central poursuit l’harmonisation fiscale de l’Union sur le marché ?

Garantir la neutralité des opérations intragroupe
Préserver la concurrence
Organiser la redistribution des recettes fiscales
Lutter contre la fraude fiscale

Préserver la concurrence

Explication

L’harmonisation fiscale vise à préserver la concurrence sur le marché, où se rencontrent l’offre et la demande. La lutte contre la fraude, la neutralité des opérations intragroupe et la redistribution renvoient à d’autres objectifs ou mécanismes.

24. Une entreprise réalise une opération transfrontalière entre deux sociétés d’un même groupe. Quel traitement les directives fiscales adoptées entre 1990 et 2003 cherchaient-elles à promouvoir ?

Un traitement comparable à celui d’une opération nationale
Un traitement qui distingue davantage les opérations selon leur pays
Un traitement destiné à pénaliser l’opération transfrontalière
Un traitement centré sur la lutte contre l’évasion fiscale

Un traitement comparable à celui d’une opération nationale

Explication

Ces directives visaient la neutralité fiscale en traitant les opérations transfrontalières au sein d’un groupe comme des opérations nationales. La pénalisation et la différenciation contredisent cette neutralité, tandis que la lutte contre les abus caractérise notamment les objectifs ultérieurs.

25. Une pratique d’évasion fiscale menace directement le fonctionnement du marché intérieur. Quel est l’objectif des directives ATAD dans cette situation ?

Instaurer un niveau minimum mondial d’imposition
Lutter contre cette pratique d’évasion fiscale
Traiter l’opération comme une opération nationale
Harmoniser les impôts indirects pour éviter les distorsions

Lutter contre cette pratique d’évasion fiscale

Explication

Les directives ATAD visent à lutter contre les pratiques d’évasion fiscale qui ont une incidence directe sur le fonctionnement du marché intérieur. La neutralité intragroupe concerne les directives de 1990 à 2003, le minimum mondial relève de la directive de 2022, et l’harmonisation des impôts indirects renvoie à un autre objectif.

26. Quel dispositif la directive adoptée en 2022 met-elle en place pour les grandes entreprises multinationales, et à quel pilier de l’OCDE correspond-il ?

Une lutte contre l’évasion fiscale correspondant au pilier 2
Un niveau minimum d’imposition mondial correspondant au pilier 1
Un traitement national des opérations transfrontalières correspondant au pilier 2
Un niveau minimum d’imposition mondial correspondant au pilier 2

Un niveau minimum d’imposition mondial correspondant au pilier 2

Explication

La directive de 2022 instaure un niveau minimum d’imposition mondial pour les grandes entreprises multinationales et transpose le pilier 2 élaboré par l’OCDE. Le pilier 1 est une autre attribution, tandis que la neutralité intragroupe et la lutte contre l’évasion décrivent d’autres objectifs.

27. Une entreprise voit ses bénéfices augmenter fortement. Quel principe détermine sa contribution à l’impôt ?

Sa contribution dépend principalement de son secteur d’activité.
Sa contribution reste identique à celle des autres entreprises.
Sa contribution augmente en fonction de ses facultés contributives.
Sa contribution dépend de l’effet de l’impôt sur la concurrence.

Sa contribution augmente en fonction de ses facultés contributives.

Explication

L’égalité fiscale adapte la contribution aux facultés contributives : une entreprise qui s’enrichit davantage doit contribuer davantage. L’égalité de montant confond égalité fiscale et contribution uniforme, la neutralité concurrentielle renvoie à l’équité entre entreprises, et le secteur d’activité ne constitue pas le critère indiqué.

28. Un débat distingue les recettes nécessaires au financement des politiques publiques et le sentiment que l’impôt est réparti justement. À quels aspects de l’équité fiscale ces préoccupations correspondent-elles ?

L’aspect étatique concerne la perception de justice, et l’aspect social les recettes.
L’aspect social concerne les recettes, et l’aspect étatique la juste répartition perçue.
L’aspect social concerne la perception de justice, et l’aspect étatique la concurrence.
L’aspect étatique concerne les recettes, et l’aspect social la juste répartition perçue.

L’aspect étatique concerne les recettes, et l’aspect social la juste répartition perçue.

Explication

L’aspect étatique vise des recettes suffisantes pour financer les politiques publiques et environnementales, tandis que l’aspect social porte sur la perception d’une répartition juste. L’inversion des aspects confond leurs fonctions, et réduire l’un d’eux à une seule préoccupation omet la distinction centrale.

29. Une directive fixe un objectif que doit atteindre un État membre, mais celui-ci choisit la manière de l’intégrer dans son droit interne. Quelle règle de l’article 288 TFUE s’applique ?

La directive s’applique comme un règlement et dispense l’État de choisir des modalités nationales.
La directive laisse à l’État le choix du résultat, mais fixe la forme et les moyens de mise en œuvre.
La directive lie l’État quant au résultat, tout en lui laissant le choix de la forme et des moyens.
La directive fixe le résultat, la forme et les moyens que l’État doit reprendre sans choix national.

La directive lie l’État quant au résultat, tout en lui laissant le choix de la forme et des moyens.

Explication

En vertu de l’article 288 TFUE, une directive lie l’État destinataire quant au résultat à atteindre, mais les autorités nationales choisissent la forme et les moyens. Le choix du résultat inverse la règle, tandis que l’absence de choix national assimile à tort la directive à un règlement.

30. Une directive entre en vigueur le 1er mars, mais son délai de transposition expire le 30 septembre. Quelle interprétation distingue correctement ces deux dates ?

La directive entre en vigueur en mars, et son délai de transposition expire à cette même date.
La directive n’entre en vigueur qu’après sa transposition nationale, même si le délai expire en septembre.
La directive entre en vigueur en septembre, et le délai de transposition expire en mars.
La directive est en vigueur dès mars, et le délai de transposition expire en septembre.

La directive est en vigueur dès mars, et le délai de transposition expire en septembre.

Explication

L’entrée en vigueur et l’expiration du délai de transposition sont des dates distinctes : ici, la directive est en vigueur dès mars, tandis que le délai prend fin en septembre. Les confondre efface cette distinction, et subordonner l’entrée en vigueur à la transposition confond deux étapes différentes.

31. Après l’expiration du délai de transposition, une personne invoque une disposition d’une directive non transposée, claire, précise et inconditionnelle. Quelle possibilité s’applique ?

Elle peut invoquer l’effet direct de cette disposition.
Elle peut invoquer uniquement une norme nationale de transposition.
Elle ne peut invoquer la disposition qu’après une transposition complète.
Elle peut invoquer la disposition même si elle est imprécise ou conditionnelle.

Elle peut invoquer l’effet direct de cette disposition.

Explication

Après l’expiration du délai, une disposition non transposée peut produire un effet direct si elle est claire, précise et inconditionnelle. Exiger une norme nationale de transposition néglige l’hypothèse de carence, et l’imprécision ou le caractère conditionnel ne satisfait pas les critères requis.

32. Une règle nationale de transposition contredit une directive dans une situation couverte par le droit de l’Union. Quelle conséquence en découle ?

La règle nationale devient inapplicable à toutes les situations nationales.
La règle nationale reste applicable parce qu’elle résulte d’une transposition.
La règle nationale devient inapplicable à cette situation.
La règle nationale reste applicable jusqu’à l’adoption d’une nouvelle directive.

La règle nationale devient inapplicable à cette situation.

Explication

Lorsqu’une transposition est contraire à une directive, le droit national devient inapplicable aux situations couvertes par le droit de l’Union. Le fait que la règle provienne d’une transposition ne la rend pas conforme, et l’inapplicabilité ne s’étend pas aux situations hors du champ concerné.

33. Dans un exposé sur l’évolution de la fiscalité internationale, quelle période marque le début de l’influence croissante de l’OCDE dans ce domaine ?

Immédiatement après la Seconde Guerre mondiale
À partir des années 1960
Dans les années 1920
Au début du XXe siècle

À partir des années 1960

Explication

L’influence fiscale de l’OCDE devient croissante à partir des années 1960, au point qu’elle s’impose comme une organisation internationale majeure dans ce domaine. Les autres périodes renvoient à l’apparition des impôts globaux, aux travaux de la Société des Nations ou à la création de l’organisation qui précède l’OCDE.

34. À qui les États confient-ils, dans les années 1920, des travaux visant à éliminer les doubles impositions internationales ?

À l’Organisation européenne de coopération économique
À la Société des Nations
Aux chambres de commerce internationales
À l’OCDE

À la Société des Nations

Explication

Dans les années 1920, les États confient à la Société des Nations la recherche de solutions contre les doubles impositions internationales. L’OCDE et l’organisation européenne qui l’a précédée relèvent d’une période ultérieure, tandis que les chambres de commerce avaient été sollicitées initialement.

35. Combien d’États sont membres de l’OCDE ?

42 États
38 États
27 États
30 États

38 États

Explication

L’OCDE compte 38 États membres. Le nombre 27 correspond aux États membres de l’Union européenne, tandis que les autres valeurs ne correspondent pas à l’effectif indiqué.

36. Lors d’une réunion de l’OCDE, comment faut-il caractériser le statut de l’Union européenne ?

Elle est représentée avec un statut particulier et un partenariat important, sans être membre.
Elle n’est ni membre, ni représentée, ni partenaire de l’organisation.
Elle est membre à part entière et participe sans statut particulier.
Elle est partenaire, mais n’est pas représentée au sein de l’organisation.

Elle est représentée avec un statut particulier et un partenariat important, sans être membre.

Explication

L’Union européenne n’est pas membre de l’OCDE, mais elle y est représentée avec un statut particulier et un partenariat important. L’adhésion complète confond représentation et appartenance, tandis que les autres formulations omettent sa représentation ou son partenariat.

37. Un accord fiscal bilatéral entre un pays développé investisseur et un pays en développement risque de laisser le premier en position avantageuse. Quel modèle est présenté comme plus protecteur du pays en développement ?

Aucun des deux modèles
Les deux modèles dans la même mesure
Le modèle de l’ONU
Le modèle de l’OCDE

Le modèle de l’ONU

Explication

Le modèle de l’ONU protège davantage les pays en développement, car une relation bilatérale avec un pays développé peut désavantager le pays qui reçoit l’investissement et réduire ses recettes fiscales. Le modèle de l’OCDE est plutôt adapté aux relations entre pays développés; l’équivalence des modèles méconnaît cette distinction.

38. Une équipe résume le projet anti-BEPS de l’OCDE : chaque axe de réflexion a donné lieu à une action, puis chaque action à un rapport final en 2015. Combien d’actions et de rapports finaux doit-elle mentionner ?

38 actions et 38 rapports finaux
30 actions et 30 rapports finaux
15 actions et 15 rapports finaux
15 actions et 38 rapports finaux

15 actions et 15 rapports finaux

Explication

Le projet comportait 15 axes de réflexion donnant lieu à 15 actions, chacune ayant fait l’objet d’un rapport final en 2015. Le chiffre 38 correspond au nombre d’États membres de l’OCDE, et les autres réponses ne respectent pas la correspondance entre actions et rapports.

39. Un État souhaite identifier l’organe de l’ONU qui adopte les recommandations fiscales et le cadre où des experts examinent la coopération fiscale internationale. Quel dispositif doit-il retenir ?

Le Conseil économique et social, au sein duquel un comité d’experts traite de coopération fiscale internationale
L’Assemblée générale, au sein de laquelle un comité d’experts traite de coopération fiscale internationale
Le Conseil de sécurité, au sein duquel un comité d’experts traite de coopération fiscale internationale
Le comité d’experts, qui adopte les recommandations au nom du Conseil économique et social

Le Conseil économique et social, au sein duquel un comité d’experts traite de coopération fiscale internationale

Explication

Les recommandations fiscales sont adoptées par le Conseil économique et social, et un comité d’experts en son sein traite de la coopération internationale en matière fiscale. L’Assemblée générale est confondue avec l’organe d’adoption, le comité avec l’autorité qui adopte, et le Conseil de sécurité avec le Conseil économique et social.

40. Quel rôle la Convention-cadre des Nations Unies sur la coopération fiscale internationale attribue-t-elle aux protocoles qui la complètent ?

Adopter les recommandations fiscales au nom du Conseil économique et social
Préciser des sujets particuliers, notamment le règlement des différends
Fixer les taux d’imposition applicables dans les États signataires
Remplacer les principes généraux par un code fiscal exhaustif

Préciser des sujets particuliers, notamment le règlement des différends

Explication

La Convention-cadre établit des principes généraux et doit être complétée par plusieurs protocoles portant sur des sujets particuliers, notamment le règlement des différends. Un code exhaustif confond portée générale et détail complet, les taux d’imposition ne sont pas indiqués comme objet des protocoles, et l’adoption des recommandations relève du Conseil économique et social.

41. Un étudiant classe les recettes de l’Union européenne prévues par l’article 311 TFUE. Quel ensemble correspond aux ressources propres traditionnellement mentionnées et à une autre recette du budget de l’Union ?

Une fraction de la TVA, les droits de douane et les recettes de l’ajustement carbone aux frontières
Une fraction de la TVA, les droits de douane et les impôts payés par les fonctionnaires européens
Une fraction de la TVA, les contributions nationales et les impôts payés par les fonctionnaires européens
Les droits de douane, les impôts sur les sociétés et les impôts payés par les fonctionnaires européens

Une fraction de la TVA, les droits de douane et les impôts payés par les fonctionnaires européens

Explication

L’article 311 TFUE prévoit notamment une fraction de la TVA et les droits de douane comme ressources propres traditionnelles ; les impôts payés par les fonctionnaires européens constituent aussi une recette du budget de l’Union. Les contributions nationales, les recettes carbone et l’impôt sur les sociétés substituent à tort d’autres catégories aux éléments cités.

42. À la demande de quelle organisation quatre économistes ont-ils rédigé un rapport visant à éliminer la double imposition internationale ?

L’Organisation européenne de coopération économique
L’Organisation de coopération et de développement économiques
Les chambres de commerce internationales
La Société des Nations

La Société des Nations

Explication

La Société des Nations a demandé à quatre économistes d’étudier les moyens d’éliminer la double imposition internationale. L’OCDE et l’Organisation européenne de coopération économique relèvent d’étapes ultérieures, tandis que les chambres de commerce avaient été sollicitées initialement par les États.

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Qu’est-ce qui distingue les normes juridiques des normes sociales ou morales ?

Les normes juridiques sont contraignantes, contrairement aux normes sociales ou morales.

À quelle catégorie de recettes publiques l’impôt appartient-il ?

Aux recettes publiques, notamment aux impositions de toute nature visées à l’article 34 de la Constitution.

Quelle contrepartie directe caractérise la redevance, contrairement à l’impôt ?

La redevance rémunère le bénéfice d’un service ou d’un espace public.

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