QCM : État et formes politiques (51 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation illustre un contre-pouvoir face au pouvoir politique ?

Une manifestation de rue contestant une décision gouvernementale
Une institution religieuse définissant ses pratiques spirituelles
Un média choisissant les sujets présentés dans son journal
Une entreprise modifiant ses prix pour accroître ses revenus

Une manifestation de rue contestant une décision gouvernementale

Explication

Une manifestation de rue peut exercer une force face au pouvoir politique et constitue donc un contre-pouvoir. L’influence d’une entreprise sur les prix relève du pouvoir économique, pas directement d’un contre-pouvoir politique.

2. Dans beaucoup de sociétés contemporaines, quel rôle l’État joue-t-il par rapport au pouvoir politique ?

Il désigne l’ensemble des forces économiques qui financent les décisions.
Il correspond aux médias qui diffusent les débats politiques.
Il constitue le cadre dans lequel le pouvoir politique se concrétise.
Il regroupe les autorités religieuses qui encadrent la vie publique.

Il constitue le cadre dans lequel le pouvoir politique se concrétise.

Explication

Dans beaucoup de sociétés contemporaines, l’État est le cadre où se concrétise le pouvoir politique; dans ce sens, son nom prend une majuscule. Les médias peuvent influencer les débats, mais ils ne constituent pas ce cadre institutionnel.

3. Quelle évolution du nombre d’États s’est produite entre la création de l’ONU et aujourd’hui ?

Le nombre est passé de 51 en 1945 à 190, principalement en raison de fusions d’États.
Le nombre est passé de plus de 190 en 1945 à 51, notamment avec la décolonisation.
Le nombre est passé de 51 en 1945 à plus de 190, notamment avec la décolonisation.
Le nombre est resté proche de 51 depuis 1945, malgré la décolonisation.

Le nombre est passé de 51 en 1945 à plus de 190, notamment avec la décolonisation.

Explication

Le nombre d’États est passé de 51 en 1945 à plus de 190 aujourd’hui, notamment sous l’effet de la décolonisation. L’idée d’une baisse depuis 1945 inverse le sens de cette évolution.

4. Quelle comparaison distingue correctement les statuts du Saint-Siège, de la Palestine et de la Suisse à l’ONU ?

La Suisse et le Saint-Siège sont membres depuis 2002, tandis que la Palestine a le statut d’observateur.
La Suisse et la Palestine ont le statut d’observateur, tandis que le Saint-Siège est membre depuis 2002.
Le Saint-Siège et la Palestine ont le statut d’observateur, tandis que la Suisse est membre depuis 2002.
Le Saint-Siège et la Palestine sont membres, tandis que la Suisse a le statut d’observateur depuis 2002.

Le Saint-Siège et la Palestine ont le statut d’observateur, tandis que la Suisse est membre depuis 2002.

Explication

Le Saint-Siège et la Palestine disposent d’un statut d’observateur, alors que la Suisse est devenue membre de l’ONU en 2002. Le statut d’observateur ne signifie pas que l’on est membre, ce qui rend erronée l’assimilation de ces statuts.

5. Comment caractériser l’État moderne dans une perspective historique ?

Comme une institution universelle, présente depuis les premières sociétés humaines
Comme un modèle politique apparu dans l’Antiquité et transmis sans transformation
Comme une organisation propre aux sociétés industrielles et indépendante de leur histoire
Comme une forme contingente, apparue en Occident et liée à un degré particulier de civilisation

Comme une forme contingente, apparue en Occident et liée à un degré particulier de civilisation

Explication

L’État moderne est une forme historique contingente, apparue dans le monde occidental et correspondant à un degré de civilisation particulier. Le présenter comme une institution universelle depuis les premières sociétés efface précisément son caractère historique.

6. Quel enchaînement décrit la formation historique de l’État jusqu’à l’apparition de l’État moderne ?

Cités antiques, notamment grecques; Empire romain; tentative de restauration de Charlemagne; État moderne à la Renaissance
Cités antiques, notamment grecques; tentative de restauration de Charlemagne; Empire romain; État moderne à la Renaissance
Cités antiques, notamment grecques; Empire romain; État moderne à la Renaissance; tentative de restauration de Charlemagne
Empire romain; cités antiques, notamment grecques; État moderne à la Renaissance; tentative de restauration de Charlemagne

Cités antiques, notamment grecques; Empire romain; tentative de restauration de Charlemagne; État moderne à la Renaissance

Explication

La séquence va des cités antiques à l’Empire romain, puis à la tentative de restauration de Charlemagne, avant l’État moderne de la Renaissance. Placer la tentative de Charlemagne avant l’Empire romain inverse deux étapes de cette succession.

7. À quelle période l’État moderne apparaît-il ?

Aux Ier et IIe siècles, pendant l’Empire romain
Aux XVe et XVIe siècles, pendant la Renaissance
Aux XIIIe et XIVe siècles, pendant le Moyen Âge
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, pendant les Lumières

Aux XVe et XVIe siècles, pendant la Renaissance

Explication

L’État moderne apparaît aux XVe et XVIe siècles, à la Renaissance. Le situer aux XVIIe et XVIIIe siècles le fait apparaître trop tard par rapport à cette période.

8. Pourquoi l’État moderne est-il qualifié d’entité abstraite ?

Parce qu’il correspond à un territoire sans population ni institutions politiques.
Parce qu’il ne se rencontre pas physiquement et agit par l’intermédiaire de représentants.
Parce qu’il se confond avec la personne physique du chef de l’État.
Parce que ses tâches sont exercées directement par chaque citoyen.

Parce qu’il ne se rencontre pas physiquement et agit par l’intermédiaire de représentants.

Explication

L’État moderne est une entité abstraite, dont les tâches sont assurées par des représentants, comme les préfets en France. L’assimilation à la personne du chef de l’État renvoie plutôt à une conception personnelle du pouvoir.

9. Que signifie la formule attribuée à Louis XIV, « L’État, c’est moi » ?

Elle présente les représentants administratifs comme les détenteurs du pouvoir souverain.
Elle affirme que l’État est une entité abstraite distincte de ceux qui le dirigent.
Elle indique que le territoire et la population constituent à eux seuls le monarque.
Elle exprime une conception où le monarque incarne le pouvoir politique et se confond avec l’État.

Elle exprime une conception où le monarque incarne le pouvoir politique et se confond avec l’État.

Explication

Dans la monarchie absolue, la formule assimile la personne physique du monarque au pouvoir politique. Elle ne traduit donc pas la conception abstraite qui distingue l’État de ses dirigeants.

10. Quels éléments composent l’État au sens large ?

Un territoire, une population et une organisation politique.
Un territoire, une frontière et une autorité judiciaire.
Une population, une nationalité et une administration locale.
Une organisation politique, une capitale et une armée.

Un territoire, une population et une organisation politique.

Explication

L’État au sens large réunit un territoire, une population et une organisation politique. Une capitale ou une armée peut être liée à l’État, mais ne remplace pas l’un de ces trois éléments constitutifs.

11. Dans un débat où le mot « État » désigne le pouvoir politique, quel usage du terme est employé ?

Un usage qui désigne nécessairement le territoire et la population réunis.
Un usage qui réserve le terme à l’organisation de la population en collectivités.
Un usage qui désigne les frontières sans inclure les institutions politiques.
Un usage qui vise l’un des éléments de l’État, plutôt que l’ensemble des trois.

Un usage qui vise l’un des éléments de l’État, plutôt que l’ensemble des trois.

Explication

Le mot « État » peut désigner l’ensemble constitué par le territoire, la population et l’organisation politique, mais aussi l’un de ces éléments, notamment le pouvoir politique. Il ne désigne donc pas nécessairement l’ensemble des trois éléments dans chaque usage.

12. Quelle distinction permet de différencier une enclave d’une exclave ?

Une enclave est séparée de son État, tandis qu’une exclave se trouve dans un autre État.
Une enclave est une zone maritime, tandis qu’une exclave est une frontière terrestre contestée.
Une enclave se trouve dans un autre État, tandis qu’une exclave est séparée du reste de son propre État.
Une enclave appartient à plusieurs États, tandis qu’une exclave est une zone sans souveraineté.

Une enclave se trouve dans un autre État, tandis qu’une exclave est séparée du reste de son propre État.

Explication

Une enclave est située à l’intérieur d’un autre État, alors qu’une exclave est séparée du reste du territoire de son propre État. La confusion entre ces notions inverse leurs caractéristiques.

13. Que signifie l’intangibilité du territoire lorsqu’elle est proclamée par une constitution ?

Le territoire peut être abandonné après une consultation des collectivités locales.
Les frontières peuvent être modifiées par une décision administrative ordinaire.
Les pouvoirs publics ne peuvent pas consentir à des abandons de territoire.
Une cession territoriale est autorisée dès qu’un accord international est signé.

Les pouvoirs publics ne peuvent pas consentir à des abandons de territoire.

Explication

L’intangibilité du territoire interdit aux pouvoirs publics de consentir à des abandons territoriaux. La possibilité de cession sous condition prévue par l’article 53 de la Constitution française relève d’une règle distincte.

14. Dans la dimension terrestre du territoire étatique, quel élément se trouve sous la surface et peut être convoité pour ses hydrocarbures ?

La zone économique exclusive, qui forme le sous-sol national
La haute mer, qui prolonge la surface terrestre
Le sous-sol, qui fait partie du territoire terrestre
Le plateau continental, qui constitue l’espace aérien

Le sous-sol, qui fait partie du territoire terrestre

Explication

Le territoire terrestre comprend la surface ainsi que le sous-sol, où peuvent se trouver des hydrocarbures. La zone économique exclusive concerne les espaces marins et sous-marins, et non le sous-sol terrestre.

15. À quelle distance maximale de la ligne de côte s’étend la mer territoriale ?

À 188 milles marins, chaque mille marin valant 1 852 mètres
À 200 milles marins, chaque mille marin valant 1 852 mètres
À 12 milles marins, chaque mille marin valant 1 852 mètres
À 12 kilomètres, chaque mille marin valant 1 852 mètres

À 12 milles marins, chaque mille marin valant 1 852 mètres

Explication

La mer territoriale s’étend jusqu’à 12 milles marins depuis la ligne de côte, et un mille marin correspond à 1 852 mètres. La distance de 200 milles marins désigne la limite de la zone économique exclusive.

16. Un État souhaite exploiter des ressources marines situées à 150 milles marins de sa côte : dans quel espace cette activité peut-elle relever de ses droits d’exploitation ?

Dans sa zone économique exclusive, qui s’arrête à 12 milles marins
Dans sa mer territoriale, qui s’étend de 12 à 200 milles marins
Dans sa zone économique exclusive, qui peut s’étendre jusqu’à 200 milles marins
Dans sa mer territoriale, qui peut s’étendre jusqu’à 200 milles marins

Dans sa zone économique exclusive, qui peut s’étendre jusqu’à 200 milles marins

Explication

La zone économique exclusive peut s’étendre jusqu’à 200 milles marins depuis la côte et permet l’exploitation des richesses marines et sous-marines. La mer territoriale se limite à 12 milles marins, contrairement à la confusion fréquente entre les deux espaces.

17. Quelle définition correspond à la population rattachée à un État ?

Un groupe humain uni par un sentiment collectif de distinction vis-à-vis des autres nations
Un groupe humain en principe sédentaire, rattaché à un État délimité par des frontières
Une communauté définie par une volonté de vivre ensemble et par des souvenirs communs
Un ensemble de personnes partageant une langue et une religion sans rattachement territorial

Un groupe humain en principe sédentaire, rattaché à un État délimité par des frontières

Explication

La population désigne le groupe humain en principe sédentaire rattaché à un État dont le territoire est délimité par des frontières. Le sentiment d’unité et de distinction collective caractérise plutôt la notion de nation.

18. Qu’est-ce qui caractérise une nation comme groupement humain ?

Ses membres résident nécessairement dans un territoire délimité par les frontières d’un État
Ses membres partagent obligatoirement une même langue, une même religion et une même origine
Ses membres sont réunis par leur rattachement juridique à une administration territoriale
Ses membres se sentent liés matériellement et spirituellement et se distinguent des autres nations

Ses membres se sentent liés matériellement et spirituellement et se distinguent des autres nations

Explication

Une nation est caractérisée par des liens matériels et spirituels ressentis par ses membres, qui se perçoivent comme différents des autres nations. Le rattachement à un État délimité par des frontières décrit plutôt la population.

19. Quelle distinction oppose les conceptions allemande objective et française subjective de la nation ?

La conception objective privilégie des critères observables, tandis que la subjective inclut une volonté de vivre ensemble et une histoire commune
La conception objective repose sur une volonté politique, tandis que la subjective s’appuie sur la géographie et la langue
La conception objective se fonde sur des souvenirs partagés, tandis que la subjective privilégie la religion et l’ethnie
La conception objective définit la nation par les frontières, tandis que la subjective la réduit à une population sédentaire

La conception objective privilégie des critères observables, tandis que la subjective inclut une volonté de vivre ensemble et une histoire commune

Explication

La conception allemande objective s’appuie sur des critères communs observables comme la géographie, la langue, la religion ou l’ethnie. La conception française subjective y ajoute une volonté de vivre ensemble, ainsi que des souvenirs et une histoire communs.

20. Que signifie la conception de l’État-nation ?

La nation s’incarne dans une réalité juridique et devient le cœur de l’État
La nation se limite à une population vivant dans un territoire aux frontières définies
L’État reconnaît plusieurs nations sans faire de l’une d’elles le cœur de sa réalité juridique
L’État demeure distinct de la nation et lui impose une identité juridique extérieure

La nation s’incarne dans une réalité juridique et devient le cœur de l’État

Explication

Dans la conception de l’État-nation, la nation prend corps dans une réalité juridique et devient le cœur de l’État. La simple définition d’une population par son rattachement territorial ne rend pas compte de cette incarnation politique et juridique.

21. Quelle proposition exprime le principe des nationalités ?

Toute nation doit rester liée à un État existant sans pouvoir accéder à l’indépendance
Tout État doit réunir plusieurs nations, même si chacune revendique un État propre
Toute population a le droit de modifier les frontières d’un État sans former une nation
Toute nation a le droit de devenir un État, et tout État doit correspondre à une nation

Toute nation a le droit de devenir un État, et tout État doit correspondre à une nation

Explication

Le principe des nationalités affirme le droit de toute nation à devenir un État et demande que tout État corresponde à une nation. La proposition selon laquelle une nation doit rester dans un État existant contredit directement ce principe.

22. Où le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est-il consacré, et quelle réserve figurait dans la Constitution française de 1958 ?

Dans l’article 1er, paragraphe 2, de la Charte de l’ONU de 1945 et, en France, pour les peuples des territoires d’outre-mer
Dans l’article 2 de la Charte de l’ONU de 1945 et, en France, pour les peuples des territoires d’outre-mer
Dans l’article 1er, paragraphe 2, de la Charte de l’ONU de 1945 et, en France, pour toute population métropolitaine
Dans la Constitution française de 1958 seulement, sans mention dans la Charte de l’ONU de 1945

Dans l’article 1er, paragraphe 2, de la Charte de l’ONU de 1945 et, en France, pour les peuples des territoires d’outre-mer

Explication

Ce droit figure à l’article 1er, paragraphe 2, de la Charte de l’ONU de 1945 et dans la Constitution française de 1958, où il était réservé aux peuples des territoires d’outre-mer. L’étendre dans ce cadre à toute population métropolitaine ne respecte pas la réserve indiquée.

23. Quelle distinction oppose la population au peuple en droit français ?

La population et le peuple désignent tous deux les habitants, mais seul le peuple dispose de droits individuels.
La population désigne un groupe humain concret, tandis que le peuple est une entité politique abstraite titulaire de la souveraineté.
La population est une entité politique abstraite, tandis que le peuple désigne les habitants présents sur un territoire.
La population correspond aux citoyens électeurs, tandis que le peuple regroupe les résidents étrangers et nationaux.

La population désigne un groupe humain concret, tandis que le peuple est une entité politique abstraite titulaire de la souveraineté.

Explication

La population renvoie à une réalité humaine concrète, alors que le peuple est une entité politique abstraite à laquelle appartient la souveraineté. Confondre le peuple avec les seuls habitants présents sur le territoire efface cette distinction politique.

24. Quelle position le Conseil constitutionnel a-t-il adoptée en 1991 au sujet d’un peuple corse ?

Il a reconnu un peuple corse distinct, doté d’une souveraineté propre au sein de la République française.
Il a censuré sa reconnaissance comme composante du peuple français, affirmant qu’il n’existe qu’un seul peuple français.
Il a admis un peuple corse comme composante du peuple français, sous réserve de l’absence de droits électoraux particuliers.
Il a renvoyé la reconnaissance du peuple corse à une décision des collectivités territoriales concernées.

Il a censuré sa reconnaissance comme composante du peuple français, affirmant qu’il n’existe qu’un seul peuple français.

Explication

Dans sa décision du 9 mai 1991, le Conseil constitutionnel a censuré la reconnaissance d’un peuple corse comme composante du peuple français et affirmé l’existence d’un seul peuple français. La décision n’a pas reconnu un peuple corse doté d’une souveraineté propre.

25. Quel statut la révision constitutionnelle de 1998 a-t-elle associé au peuple kanak ?

Elle a reconnu le peuple kanak en lui accordant une souveraineté indépendante et le pouvoir de conduire sa politique étrangère.
Elle a reconnu une préférence locale pour l’emploi, mais a réservé les consultations sur la pleine souveraineté à l’ensemble du peuple français.
Elle a reconnu les populations d’outre-mer sans droits collectifs particuliers et sans préférence locale pour l’emploi.
Elle a reconnu le peuple kanak et associé à cette reconnaissance une préférence locale pour l’emploi ainsi que des droits électoraux liés aux consultations sur l’accession à la pleine souveraineté.

Elle a reconnu le peuple kanak et associé à cette reconnaissance une préférence locale pour l’emploi ainsi que des droits électoraux liés aux consultations sur l’accession à la pleine souveraineté.

Explication

La révision du 20 juillet 1998 consacre l’accord de Nouméa et reconnaît le peuple kanak, avec une préférence locale pour l’emploi et des droits électoraux aux consultations concernées. Cette reconnaissance ne revient pas à lui attribuer une souveraineté indépendante.

26. Que caractérise la souveraineté d’un État sur son territoire et sa population ?

Une autorité territoriale partagée, dont l’étendue est fixée par les États voisins.
Une autorité politique soumise aux décisions des autres États pour les affaires intérieures.
Une autorité politique sans limite, entrave ni subordination à l’égard des autres États.
Une compétence limitée aux relations diplomatiques, sans autorité sur la population nationale.

Une autorité politique sans limite, entrave ni subordination à l’égard des autres États.

Explication

La souveraineté désigne l’autorité politique de l’État sur son territoire et sa population, sans limite, entrave ni subordination vis-à-vis des autres États. Une autorité soumise à leurs décisions ne présenterait pas cette indépendance.

27. Un État règle l’organisation de ses juridictions à l’intérieur de ses frontières : de quelle dimension de la souveraineté s’agit-il ?

De la compétence de sa compétence, qui porte sur la définition de l’étendue des pouvoirs étatiques.
Du transfert de compétences, qui organise la participation de l’État à une union régionale.
De la souveraineté intérieure, qui s’exerce dans les limites territoriales de l’État.
De la souveraineté extérieure, qui concerne les rapports entretenus avec les autres États.

De la souveraineté intérieure, qui s’exerce dans les limites territoriales de l’État.

Explication

La souveraineté intérieure s’exerce à l’intérieur des limites territoriales de l’État, notamment dans son ordre interne. La souveraineté extérieure concerne plutôt les rapports avec les autres États.

28. Que signifie la « compétence de sa compétence » attribuée à Jellinek ?

Le pouvoir d’un État de négocier avec les autres États les limites de son territoire.
Le transfert par un État d’une partie de ses compétences à une organisation internationale.
La faculté d’une juridiction de contrôler les décisions prises par les autorités politiques.
Le pouvoir d’un État souverain de définir lui-même l’étendue de ses compétences.

Le pouvoir d’un État souverain de définir lui-même l’étendue de ses compétences.

Explication

L’expression désigne le pouvoir d’un État souverain de déterminer lui-même l’étendue de ses compétences. La négociation avec d’autres États concerne les relations extérieures, mais ne définit pas cette notion.

29. Dans quel ouvrage et à quelle date Jean Bodin développe-t-il la notion de souveraineté ?

Dans Le Contrat social, publié en 1762.
Dans De l’esprit des lois, publié en 1748.
Dans Les Six Livres de la République, publiés en 1576.
Dans les Lettres écrites de la montagne, publiées en 1764.

Dans Les Six Livres de la République, publiés en 1576.

Explication

Jean Bodin développe la notion de souveraineté dans Les Six Livres de la République, publiés en 1576, où le terme « République » désigne l’État. Les Lettres écrites de la montagne sont une œuvre de Rousseau publiée en 1764.

30. Quelles caractéristiques Jean Bodin attribue-t-il à la souveraineté ?

Elle est temporaire, limitée et partagée entre plusieurs autorités.
Elle est perpétuelle, révocable et divisible selon les territoires.
Elle est absolue, perpétuelle et indivisible.
Elle est absolue, temporaire et soumise au partage entre les pouvoirs.

Elle est absolue, perpétuelle et indivisible.

Explication

Pour Bodin, la souveraineté présente trois caractéristiques : elle est absolue, perpétuelle et indivisible. La concevoir comme temporaire et partagée contredit notamment les caractères de perpétuité et d’indivisibilité.

31. Quelle distinction les Constitutions de 1791 et de 1793 établissent-elles quant au titulaire de la souveraineté ?

En 1791, elle appartient aux citoyens français ; en 1793, à la nation représentée par des élus.
En 1791, elle appartient à la nation ; en 1793, au peuple défini comme l’universalité des citoyens français.
Dans les deux Constitutions, elle appartient à la nation, mais seule celle de 1793 la rend indivisible.
En 1791, elle appartient au roi ; en 1793, aux représentants élus de la nation.

En 1791, elle appartient à la nation ; en 1793, au peuple défini comme l’universalité des citoyens français.

Explication

La Constitution de 1791 attribue à la nation une souveraineté une et indivisible, tandis que celle de 1793 définit le peuple souverain comme l’universalité des citoyens français. La confusion la plus plausible consiste à inverser ces deux conceptions.

32. Dans une conception de la souveraineté, des représentants exercent le pouvoir au nom d’une nation abstraite ; dans l’autre, à qui l’exercice souverain est-il rattaché ?

À une assemblée chargée de transmettre la volonté du monarque.
À l’ensemble des citoyens, dans la conception de la souveraineté populaire.
À des représentants choisis pour parler au nom de la nation abstraite.
À des collectivités territoriales considérées comme souveraines.

À l’ensemble des citoyens, dans la conception de la souveraineté populaire.

Explication

La souveraineté populaire rattache l’exercice souverain à l’ensemble des citoyens, contrairement à la souveraineté nationale, qui passe par des représentants de la nation abstraite. La représentation de cette nation correspond donc à l’autre conception.

33. Que prévoit l’article 3 de la Constitution française de 1958 concernant l’exercice de la souveraineté nationale ?

Elle appartient au peuple, et aucun individu ni aucune section du peuple ne peut s’en attribuer l’exercice.
Elle appartient au peuple, mais une section de celui-ci peut l’exercer au nom de tous.
Elle appartient à la nation abstraite, dont le gouvernement détermine les modalités d’exercice.
Elle appartient aux représentants élus, qui peuvent en déléguer l’exercice à une partie du peuple.

Elle appartient au peuple, et aucun individu ni aucune section du peuple ne peut s’en attribuer l’exercice.

Explication

L’article 3 dispose que la souveraineté nationale appartient au peuple et interdit à un individu ou à une section du peuple de s’en attribuer l’exercice. L’idée qu’une partie du peuple puisse agir souverainement au nom de tous contredit cette interdiction.

34. Quelle caractéristique distingue le droit naturel du droit positif ?

Le droit naturel rassemble les décisions judiciaires qui précisent le sens des lois en vigueur.
Le droit naturel correspond aux engagements conclus entre États et intégrés à leur droit interne.
Le droit naturel est conçu comme préexistant au droit positif et fondé sur la raison et une nature idéale.
Le droit naturel désigne les règles actuellement adoptées par l’État et appliquées par ses autorités.

Le droit naturel est conçu comme préexistant au droit positif et fondé sur la raison et une nature idéale.

Explication

Le droit naturel est pensé comme antérieur au droit positif, fondé sur la raison et une nature idéale, et susceptible de s’imposer à l’État. Les règles actuellement en vigueur relèvent plutôt du droit positif.

35. Dans un État de droit, quelle contrainte s’impose aux autorités publiques ?

Les autorités publiques sont soumises au droit, mais l’État peut écarter les règles qu’il a lui-même adoptées.
Le pouvoir exécutif respecte le droit, tandis que les autres autorités déterminent librement leur propre cadre.
L’État se lie par les règles qu’il produit, et toutes les autorités, y compris le législateur, sont soumises au droit.
L’État est lié par ses règles administratives, tandis que le législateur conserve une position extérieure au droit.

L’État se lie par les règles qu’il produit, et toutes les autorités, y compris le législateur, sont soumises au droit.

Explication

L’État de droit signifie que l’État se lie par ses propres règles et que toutes les autorités publiques, législateur compris, sont soumises au droit. Exempter le législateur de cette soumission contredirait précisément cette conception.

36. Quel rôle Hans Kelsen attribue-t-il à la hiérarchie des normes dans l’État de droit ?

Elle renforce la puissance de l’État en plaçant ses décisions au-dessus des autres normes.
Elle permet au législateur de soustraire ses actes au contrôle des autorités publiques.
Elle limite la puissance de l’État en organisant les normes juridiques selon leur rang.
Elle remplace les règles juridiques par des principes moraux extérieurs à l’État.

Elle limite la puissance de l’État en organisant les normes juridiques selon leur rang.

Explication

Pour Hans Kelsen, la hiérarchisation des normes juridiques constitue un moyen de limiter la puissance de l’État. Placer les décisions étatiques au-dessus de toutes les autres normes inverserait cette fonction limitative.

37. Comment la Convention européenne des droits de l’homme fait-elle respecter les droits et libertés qu’elle protège ?

Elle impose des obligations aux États, et une Cour siégeant à Strasbourg en contrôle le respect.
Elle transfère à une juridiction siégeant à Bruxelles le pouvoir de remplacer les autorités nationales.
Elle confie à chaque parlement national le contrôle des obligations des autres États membres.
Elle laisse aux gouvernements le soin d’évaluer eux-mêmes le respect des droits sans contrôle judiciaire.

Elle impose des obligations aux États, et une Cour siégeant à Strasbourg en contrôle le respect.

Explication

Adoptée en 1950, la Convention impose aux États le respect de droits et libertés, dont le contrôle est assuré par la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg. Un contrôle laissé aux seuls gouvernements ne correspond pas au mécanisme prévu.

38. Quel élément caractérise la création d’une confédération ?

Un traité international conclu entre des États qui restent souverains.
Un accord entre collectivités territoriales placées sous un même gouvernement.
Une décision d’une organisation internationale qui impose l’union à ses membres.
Une constitution qui fonde un nouvel État doté d’une souveraineté commune.

Un traité international conclu entre des États qui restent souverains.

Explication

Une confédération est une association d’États souverains instituée par un traité international. La création d’un État fédéral par une constitution est une distinction plausible, mais elle ne définit pas la confédération.

39. Comment se compose généralement l’organe central d’une confédération et d’où tire-t-il ses compétences ?

Il rassemble généralement des représentants nommés par les États et exerce les compétences communes que ceux-ci lui confient.
Il réunit des magistrats indépendants et exerce les compétences réservées aux gouvernements nationaux.
Il est formé de délégués désignés par les tribunaux et reçoit ses pouvoirs d’une constitution fédérale.
Il rassemble des représentants élus directement par les populations et fixe lui-même l’étendue de ses compétences.

Il rassemble généralement des représentants nommés par les États et exerce les compétences communes que ceux-ci lui confient.

Explication

L’organe central exerce les compétences communes confiées par les États, généralement énumérées dans le traité, et se compose habituellement de représentants nommés par eux. Une assemblée qui fixerait elle-même l’étendue de ses pouvoirs inverserait cette logique de délégation.

40. Une décision confédérale est adoptée à l’unanimité, puis un État membre ne la ratifie pas : quelle conséquence s’applique en principe dans cet État ?

La décision entre en vigueur dans l’État dès que son organe central la publie.
La décision entre dans son droit interne dès son adoption par les représentants confédéraux.
La décision n’entre pas dans son droit interne, car chaque État doit la ratifier.
La décision s’applique après ratification par une majorité des États membres.

La décision n’entre pas dans son droit interne, car chaque État doit la ratifier.

Explication

Les décisions confédérales sont en principe adoptées à l’unanimité et doivent être ratifiées par chaque État pour entrer dans son droit interne. Leur adoption par l’organe central ne suffit donc pas, contrairement à ce que suppose l’application immédiate.

41. Quelle différence distingue le droit des Communautés européennes des décisions confédérales classiques quant à leur effet interne ?

Les décisions confédérales classiques priment sur le droit interne et s’appliquent directement dès leur adoption.
Le droit des Communautés européennes requiert une ratification par chaque État avant de s’appliquer dans son ordre interne.
Le droit des Communautés européennes prime sur le droit interne et s’y applique directement sans ratification nationale.
Les deux régimes exigent une ratification nationale avant l’application de chaque décision dans l’ordre interne.

Le droit des Communautés européennes prime sur le droit interne et s’y applique directement sans ratification nationale.

Explication

Le droit des Communautés européennes prime sur le droit interne et s’applique directement sans ratification nationale, contrairement aux décisions confédérales classiques. Exiger une ratification dans le premier régime lui attribuerait précisément le mécanisme du second.

42. Quelle caractéristique distingue principalement un État unitaire ?

Des autorités territoriales qui adoptent des normes indépendantes du droit étatique
Plusieurs pouvoirs politiques souverains reliés par un traité commun
Un pouvoir politique unique et une unité normative auxquelles les règles locales doivent se conformer
Un partage constitutionnel des compétences entre deux niveaux étatiques égaux

Un pouvoir politique unique et une unité normative auxquelles les règles locales doivent se conformer

Explication

Dans un État unitaire, le pouvoir politique est unifié et les règles locales restent conformes au droit de l’État. Un partage constitutionnel entre deux niveaux étatiques caractérise plutôt un État fédéral.

43. Que signifie le principe d’indivisibilité de la République française ?

La subordination des autorités politiques à une seule forme de régime
L’impossibilité de céder une partie du territoire, indépendamment de l’unité politique
L’interdiction de toute autonomie accordée à des collectivités territoriales
L’unité politique de l’État, compatible avec une monarchie ou une république

L’unité politique de l’État, compatible avec une monarchie ou une république

Explication

L’indivisibilité porte sur l’unité politique et le principe peut s’appliquer à différents régimes. L’impossibilité de céder le territoire renvoie à l’intangibilité, notion distincte.

44. Quel effet institutionnel l’accord de Nouméa de 1998 a-t-il permis en Nouvelle-Calédonie ?

Le gouvernement local peut conclure des traités ayant la même valeur que les lois nationales
Le Congrès peut adopter des lois du pays ayant la même force que les lois nationales, contrôlées par le Conseil constitutionnel
Le Congrès peut adopter des lois locales dépourvues de contrôle constitutionnel et de force législative
Les provinces peuvent édicter des règles ayant une force supérieure aux lois nationales

Le Congrès peut adopter des lois du pays ayant la même force que les lois nationales, contrôlées par le Conseil constitutionnel

Explication

L’accord de Nouméa, constitutionnalisé en 1998, permet au Congrès d’adopter des lois du pays de même force que les lois nationales, sous contrôle du Conseil constitutionnel. La proposition qui exclut tout contrôle constitutionnel contredit ce mécanisme.

45. Quelle différence fondamentale distingue déconcentration et décentralisation ?

La déconcentration confie les décisions à des personnes morales autonomes, tandis que la décentralisation les maintient au nom de l’État
La déconcentration concerne les collectivités élues, tandis que la décentralisation concerne les services territoriaux de l’État
La déconcentration transfère la souveraineté aux territoires, tandis que la décentralisation conserve toutes les décisions au pouvoir central
La déconcentration fait agir des autorités au nom de l’État, tandis que la décentralisation confie des décisions à des personnes morales autonomes

La déconcentration fait agir des autorités au nom de l’État, tandis que la décentralisation confie des décisions à des personnes morales autonomes

Explication

Les préfets ou les recteurs agissent au nom de l’État dans le cadre de la déconcentration, alors que la décentralisation attribue des décisions à des personnes morales autonomes. La proposition inversant ces deux mécanismes confond leurs acteurs et leur statut.

46. Qu’est-ce qui caractérise la formation d’un État fédéral par rapport à une confédération ?

Il supprime les États membres pour concentrer toutes les compétences dans un pouvoir central
Il réunit des collectivités autonomes qui n’ont pas de compétences étatiques propres
Il associe des États souverains par un traité sans créer un nouvel État de même nature
Il crée un nouvel État doté de compétences, où coexistent le niveau fédéral et les États membres

Il crée un nouvel État doté de compétences, où coexistent le niveau fédéral et les États membres

Explication

Un État fédéral ajoute un niveau étatique et fait coexister l’État fédéral avec les États membres. Une confédération associe des États souverains sans créer un nouvel État de même nature.

47. Sur quel fondement naît un État fédéral, et qui possède en principe une existence internationale ?

Il naît d’un traité et, en principe, seuls les États fédérés possèdent une existence internationale
Il naît d’une constitution et, en principe, seul l’État fédéral possède une existence internationale
Il naît d’une constitution et chaque État fédéré possède nécessairement une existence internationale distincte
Il naît d’un traité et l’État fédéral comme les États fédérés possèdent des existences internationales égales

Il naît d’une constitution et, en principe, seul l’État fédéral possède une existence internationale

Explication

L’État fédéral repose sur une constitution et l’État fédéral possède en principe une existence internationale. L’idée que chaque État fédéré dispose nécessairement d’une existence internationale distincte ne correspond pas à cette règle.

48. Dans quel cas la compétence de principe revient-elle à l’État fédéral ?

Au Canada, où l’État fédéral détient la compétence de principe
En Allemagne, où les domaines réservés et concurrents donnent la compétence de principe à l’État fédéral
Dans le modèle général où les États fédérés détiennent la compétence de principe
Dans tout État fédéral, où les compétences concurrentes sont attribuées aux États fédérés

Au Canada, où l’État fédéral détient la compétence de principe

Explication

Le Canada constitue le cas où la compétence de principe revient à l’État fédéral. L’idée que cette compétence revient aux États fédérés décrit le mécanisme général possible, mais pas l’exemple canadien.

49. Quel rôle une cour constitutionnelle fédérale peut-elle jouer lorsqu’un conflit oppose le niveau fédéral à un État membre ?

Trancher le conflit portant sur la répartition des compétences entre les deux niveaux
Annuler les constitutions des États membres afin d’unifier leurs institutions
Négocier un traité entre le gouvernement fédéral et les États membres
Attribuer à chaque État membre une représentation égale au sein du Sénat

Trancher le conflit portant sur la répartition des compétences entre les deux niveaux

Explication

La cour constitutionnelle peut régler les conflits de compétences entre l’État fédéral et les États fédérés. L’attribution d’une représentation sénatoriale relève d’un mécanisme institutionnel distinct, et non de cette fonction juridictionnelle.

50. Quelle affirmation décrit correctement l’autonomie de la Catalogne dans le cadre espagnol ?

La Catalogne est une région dépourvue d’autonomie au sein d’un État fédéral espagnol
La Catalogne est un État fédéré souverain qui peut quitter librement le royaume d’Espagne
La Catalogne fait partie d’une des 17 communautés autonomes, sans pouvoir quitter le royaume d’Espagne
La Catalogne possède une autonomie qui transforme l’Espagne en confédération d’États souverains

La Catalogne fait partie d’une des 17 communautés autonomes, sans pouvoir quitter le royaume d’Espagne

Explication

Depuis 1978, l’Espagne compte 17 communautés autonomes dotées d’une large autonomie, mais elles ne forment pas un État fédéral et la Catalogne ne peut quitter le royaume. La qualifier d’État fédéré pouvant faire sécession exagère son statut.

51. Comment le Royaume-Uni répartit-il l’autonomie entre ses différentes parties ?

Les quatre parties disposent du même degré d’autonomie dans un système fédéral uniforme
L’Angleterre, l’Écosse et le pays de Galles disposent d’une autonomie comparable, contrairement à l’Irlande du Nord
L’Écosse dispose d’une autonomie comparable à l’Angleterre, tandis que le pays de Galles et l’Irlande du Nord n’en ont pas
L’Écosse, le pays de Galles et l’Irlande du Nord disposent de degrés d’autonomie différents, contrairement à l’Angleterre

L’Écosse, le pays de Galles et l’Irlande du Nord disposent de degrés d’autonomie différents, contrairement à l’Angleterre

Explication

Le Royaume-Uni accorde des degrés d’autonomie différents à l’Écosse, au pays de Galles et à l’Irlande du Nord, tandis que l’Angleterre ne bénéficie pas d’une autonomie comparable. L’affirmation selon laquelle les quatre parties disposent d’un degré uniforme d’autonomie efface cette différence.

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Qu’est-ce qu’un contre-pouvoir ?

Une force susceptible de s’exercer face au pouvoir politique.

Quelle forme de rue peut prendre un contre-pouvoir ?

Des manifestations de rue.

Quel cadre concrétise le pouvoir politique dans beaucoup de sociétés contemporaines ?

L’État.

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