★ À maîtriser
Après la Seconde Guerre mondiale, le droit constitutionnel ajoute à l’organisation des pouvoirs publics et aux règles de conquête et d’exercice du pouvoir politique la protection des droits et libertés fondamentaux.
Une majorité parlementaire issue d’élections démocratiques peut adopter des lois portant atteinte aux droits et libertés ; la démocratie seule ne garantit donc pas leur protection.
Compléments
★ À maîtriser
Après la Seconde Guerre mondiale, la justice constitutionnelle se généralise progressivement dans les États démocratiques.
La protection constitutionnelle des droits repose sur leur inscription dans la Constitution, puis sur la vérification juridictionnelle de la conformité des lois à celle-ci et la sanction des lois contraires.
Compléments
La Constitution au sommet, gardée par un juge qui écarte les lois contraires.
L’étude de l’État en droit constitutionnel adopte essentiellement une approche juridique, alors que la science politique, l’histoire, la philosophie et la sociologie peuvent en proposer d’autres.
L’État moderne apparaît après des formes antérieures d’organisation humaine telles que les tribus, les clans, les cités antiques et la société féodale.
★ À maîtriser
📌 Dans la société féodale, le pouvoir est individualisé et confondu avec la personne qui l’exerce, tandis que dans l’État moderne il est détaché des gouvernants et rattaché à l’État.
Dans l’État moderne, les gouvernants exercent le pouvoir au nom et pour le compte de l’État, et non en leur nom propre.
L’État, personne morale distincte des personnes physiques qui gouvernent temporairement, s’interpose entre gouvernants et gouvernés ; les gouvernants sont ses agents et agissent par des institutions.
L’institutionnalisation du pouvoir permet sa continuité : les gouvernants changent, mais l’État demeure.
Compléments
Dans la société féodale, la propriété foncière et le pouvoir politique sont confondus : celui qui possède la terre détient aussi une autorité politique sur celle-ci.
La formule souvent attribuée à Louis XIV, « L’État, c’est moi », illustre la confusion entre le pouvoir politique et la personne du souverain, bien que son authenticité historique soit discutée.
Le pouvoir politique est transféré à différents organes de l’État :
Dans la féodalité, le pouvoir appartient au souverain ; dans l’État moderne, il appartient à l’État.
La multiplication des États dans la société internationale résulte notamment de la décolonisation et de l’effondrement de l’URSS à la fin de la guerre froide, ainsi que de l’éclatement de la Yougoslavie.
En 1945, l’Organisation des Nations unies comptait 51 États membres.
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
📌 La nation contribue souvent à la cohésion de l’État, mais elle n’est pas une condition juridique nécessaire à son existence.
La population est la substance humaine de l’État et sa présence est nécessaire à l’existence de celui-ci.
L’État fédéral et l’État régional accordent davantage d’autonomie aux entités territoriales que l’État unitaire.
Compléments
📌 Les gouvernants sont la minorité qui dirige l’État, tandis que les gouvernés constituent la majorité soumise à son autorité.
Raymond Carré de Malberg définit l’État comme « la personnification juridique de la nation ».
L’ex-Yougoslavie est un exemple historique d’État plurinational, tandis que l’Espagne et la Belgique présentent également une diversité nationale ou culturelle importante.
De 1949 à 1990, l’Allemagne a constitué une nation divisée entre la République fédérale d’Allemagne et la République démocratique allemande.
La Constitution espagnole de 1978 a organisé un degré important d’autonomie territoriale, notamment pour prendre en compte les spécificités de la Catalogne et du Pays basque.
La Catalogne et l’Écosse illustrent des revendications d’indépendance complète et de création d’un État propre malgré l’autonomie territoriale.
Population nécessaire à l’État, nation non nécessaire
★ À maîtriser
📌 Le lien entre l’État et son territoire relève de la souveraineté et non d’un droit de propriété comparable à celui d’un particulier.
Le territoire est une base géographique nécessaire à l’exercice du pouvoir et de la souveraineté de l’État.
Le territoire d’un État comprend : le territoire terrestre, les espaces maritimes relevant de sa souveraineté, son espace aérien
La superficie et la continuité géographique du territoire ne conditionnent pas la qualification d’État : Monaco et le Vatican ont un territoire réduit, et certains États possèdent des territoires séparés.
Compléments
Les frontières délimitent l’exercice de la souveraineté et déterminent où s’étend le pouvoir d’un État et où commence celui d’un autre.
Le territoire est à la fois le support matériel de l’exercice du pouvoir étatique et le cadre spatial de la souveraineté.
★ À maîtriser
📌 La souveraineté interne désigne le pouvoir suprême de l’État sur son territoire, tandis que la souveraineté externe désigne son indépendance à l’égard des autres États et son égalité souveraine avec eux en principe.
Compléments
★ À maîtriser
📌 L’État est une personne juridique distincte de ses dirigeants, qui ne sont pas propriétaires de leurs fonctions et agissent en son nom.
L’État est une entité juridique abstraite titulaire de droits et d’obligations, qui agit par l’intermédiaire de ses organes et de ses agents.
La personnalité morale assure la continuité de l’État : les gouvernants changent, mais les actes accomplis en fonction sont rattachés à la même personne juridique permanente.
Compléments
Les décisions des gouvernants sont prises au nom de l’État, et leur patrimoine personnel est distinct du patrimoine étatique.
La personnalité morale permet à l’État : d’adopter des normes juridiques, de posséder des biens, de conclure des contrats, de conclure des conventions avec d’autres États, notamment des traités internationaux, de contracter des dettes
Personnalité juridique permanente → continuité de l’État malgré le changement des gouvernants
★ À maîtriser
📌 La souveraineté distingue l’État des autres personnes juridiques, comme les entreprises, les associations et les collectivités territoriales.
📌 La souveraineté signifie que l’État détient la puissance suprême dans son ordre juridique et demeure indépendant à l’extérieur, mais elle n’autorise pas les gouvernants à agir arbitrairement contre les règles constitutionnelles.
Compléments
L’encadrement juridique croissant du pouvoir politique repose notamment sur :
Le droit constitutionnel a pour fonction d’organiser l’encadrement juridique du pouvoir politique.
Souveraineté ≠ arbitraire : le pouvoir reste encadré par le droit
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1. Après la Seconde Guerre mondiale, quel nouvel objet s’ajoute aux fonctions traditionnelles du droit constitutionnel ?
2. Une majorité parlementaire élue démocratiquement adopte une loi qui restreint une liberté fondamentale. Quelle conclusion découle de ce cas ?
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Quelle protection le droit constitutionnel ajoute-t-il après la Seconde Guerre mondiale ?
La protection des droits et libertés fondamentaux.
Comment la protection constitutionnelle des droits s’exerce-t-elle ?
Par l’inscription des droits dans la Constitution, puis par le contrôle et la sanction des lois contraires.
Quel élément ouvre la Loi fondamentale allemande adoptée en 1949 ?
Un important catalogue de droits fondamentaux.
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